Sport Haley transférée aux « Pink Sheet » ! Catastrophe ?

 

D’abord, c’est quoi les « pink sheet » ? Rien d’érotique … rassurez-vous … 

De son vrai nom, Pink Quote, ce système permet d’afficher les transactions de gré à gré. Le nom de pink sheet provient des feuilles roses sur lesquelles étaient publiées les transactions jusqu’il y a quelques années.

Sur ce marché sont négociées les sociétés trop petites ou détenues par trop peu d’actionnaires. La règlementation y est très souple et il n’y a presqu’aucune exigences légales, même pas celle de publier des états financiers audités. 

Les frais de transaction y sont souvent plus élevés que sur un marché règlementé, la liquidité des titres est faible et l’information disponible très réduite et pas toujours fiables. 

Lorsque Sport Haley a annoncé son transfert vers ce marché, son cours a perdu plus de 30 %. Justifié ? 

Reconnaissons que les points évoqués ci-dessus tendent à donner raison à Mr Market. 

La direction de la société a toutefois précisé deux points : 

– le premier est que la décision de delisting et de radiation du Nasdaq a été prise en vue de réduire les coûts de cotations, ceux-ci étant devenus trop élevés en regard de la capitalisation boursière et la taille de l’entreprise. 

– Le deuxième est que cette même direction s’engage, nonobstant ce delisting, à continuer à fournir aux actionnaires des états financiers trimestriels non audités et des états financiers annuels audités. 

Et alors, les chasseurs de daubasses ? Finalement, c’est grave ou pas ce delisting ? 

Examinons la société : 

– l’opération ne modifie en rien l’excelente solvabilité de l’entreprise : les liquidités de l’actif couvrent toujours autant qu’avant l’entièreté des dettes du passif. 

– l’opération ne modifie en rien la valeur « net net » de notre société : au cours de 0,37 usd, nous avons toujours une décote de plus de 90 % par rapport à cette valeur. 

– le « brand » de Sport Haley (que nous ne valorisons d’ailleurs pas dans notre calcul « net net ») n’a pas perdu de sa valeur 

 

Bref, mis à part une négociabilité restreinte, « non non rien n’a changé » comme l’auraient dit les Poppys … et de notre point de vue, cette formidable décote tient suffisamment compte des inconvénients cités ci-dessus … en tout cas dans le cadre de notre portefeuille largement diversifié.

Si vous voulez plus d’infos sur ces fameuses « feuilles roses », rendez vous sur le site officiel de ce marché en cliquant ici.

5 réflexions au sujet de « Sport Haley transférée aux « Pink Sheet » ! Catastrophe ? »

  1. La chute ne serait-elle pas plus imputable aux résultats publiés ?La perte trimestrielle est en forte hausse, le marché a probablement été très déçu…

  2. Les (trop) petites valeurs ont de gros inconvénients en plus de ceux pré-cités.IL y en a plein de petites boites côtés en bourse… Le fondateur et sa famille contrôlent la majorité. Ils sont tous au CA, se rémunèrent comme ils veulent en jeton de présence, voiture et logement de fonction, vacance-stage d’entreprise… Les bénéfices, pfoua, tu les vois pas, ils les sortent par la case « optimisation fiscale », au mieux… Et puis paf, une ptite crise boursière, le cours tombe a même pas le quart du prix du cash en caisse (une parfaite daubasse) et on lance un retrait de la côte avec une prime de +50% sur le dernier cours côté (mais -90% sur il y a 2 ans et -85% sur la « vraie » valeur).Quand on te file gracieusement une info, elle date de 6 mois (ils sont en procès, ils ont signé un contrat qui double le CA…). Le dividende, t’en auras jamais, trop heureux de passer les benefs pour les seuls membre de la famille du fondateur (tonton bac-3 est DRH, tata 20 ans de mère au foyer est Dfinancier, cousin artiste peintre est dircom…).NAN, les ptites valeurs, j’en suis revenu. C’est un métier a part entière. Lire un bilan ne suffit pas. IL faut se déplacer chez eux, contrôler, assister aux réunions, avoir un pourcentage représentatif.Enfin c’est ce que j’en dis. Ma très piteuse exp° de ce genre de valeur m’a dégouté a tout jamais.

  3. Effectivement l’annonce des trimestriels pas brillants (mais qui étaient probablement anticipés sinon « anticipables ») coïncide avec l’annonce du delisting.Dire ce qui a prévalu dans la décision de Mr Market de nous faire un bon petit accès de déprime est difficile.Notre sentiment, , au vu des réactions de quelques-uns de nos lecteurs et abonnés, est que c’est surtout la radiation (volontaire !) qui a marqué les esprits. Mais, évidemment, les réactions que nous avons enregistrées ne sont peut-être pas représentatives du marché en général.

  4. Stéphane,Ce que tu dis est vrai mais relis bien tout ce qu’on a écrit à longueur de blog et notament ce passage dans la colonne de gauche :  » Pour nous, le fait qu’il s’agisse d’entreprise peu performantes n’est pas grave en soi : en réalité, nous n’achetons pas des entreprises mais bien du cash, des stocks ou des créances sous leurs valeurs présumées de réalisation, l’entreprise elle-même nous étant offerte en sus ».De plus, si tu espère faire mieux que tous les gérants de fond (qui, soit dit en passant, sont en général vachement plus diplômés que le tonton dont tu parles ci-dessus), c’est pas en chassant sur leur terrain, eux qui sont à temps plein et disposent d’infos auxquels tu n’as accès qu’avec retard.Non, la seule manière de faire mieux qu’un gérant de fonds (et donc que le marché, la majorité des fonds ne le surclassant que de peu), c’est en achetant des sociétés trop petites pour intéresser un fond.

  5. « les gérants de fond qui sont à temps plein et disposent d’infos auxquels tu n’as accès qu’avec retard. »Oui, ouais et Yes.Le court terme est impossible pour un particulier.Je suis sidéré par des mouvements boursiers qui trouvent une explication 1 ou 2 mois après dans les dépèches. Les boursoramateurs qui day trade sont voués a une mort certaine. Ils n’ont pas l’info.J’avais étudié fut un temps les mouvements de Renault. Entre le moment où renault dispose de chiffre de commande pour dans 2 mois (temps moyen de livraison d’un véhicule) et communique ses chiffres de vente mensuel, il y a donc … 2 mois. Les pros, je n’en doute pas, ont donc 2 mois d’avance sur nous sur l’évolution de l’activité. Mais pas plus ! Que sera une entreprise dans 2 ans… Personne ne le sait, pas même son PDG.Donc, nous sommes à armes égales pour le moyen/long terme. Même, le particulier est avantagé car il n’a pas de contrainte réglementaire (la hausse engendre la hausse et la baisse engendre la baisse, par de purs lois reglementaires des insitutionels).Sinon, ça fait un peu craneur, mais quand même, je fais largement mieux que tous ces gestionnaires de SICAV et FCP tout en étant à 50-80% sur le CAC40 et à 99% sur le SBF120. Ce qui n’est pas un miracle en soi, vu qu’ils font quasiment tous moins bien que l’indice… Et là pour moi c’est un grand mystère. Si quasi toutes les sicav des grandes banques/assurances font moins bien que l’indice, qui donc fait mieux ? (mathématiquement, il en faut bien). Comment des pros si bien payés peuvent ils être aussi nul ? Les commissions et frais sont-ils si importants ?

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