Flash spécial : Les nouveaux constructeurs, pas encore en watching list "daubasses"

Nous vous avions promis, cher lecteur, de revenir sur cette société, présente dans le portefeuille personnel de certains d’entre nous et que plusieurs d’entre vous semblent suivre de près.

Les résultats S1 sont donc disponibles et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils laissent un sentiment mitigé.

Comme nous l’avions soupçonné dans notre précédent article, le résultat net est déficitaire en raison essentiellement d’une diminution de la marge brute qui est passé de 23 % au 1S2008 à 15 % au 1S2009. Ce point n’est donc pas vraiment une surprise pour nous.

Par contre, la mauvaise surprise réside dans la structure bilantaire de la société. Nous nous attentions à une grosse amélioration de la solvabilité mais il n’en est rien : elle est restée identique entre le 31/12/08 et le 30/06/09 à 27 %, bien insuffisant pour nous.

Autre point interpelant : la baisse de seulement 10 % des stocks alors que le portefeuille foncier a baissé de 27,5 %.

Les provisions pour réduction de valeur sur stocks ont diminué de 3,6 millions au cours du premier semestre. Sans cela, la perte aurait été encore supérieure de 25 %.

Bon, malgré tout, quand on creuse un peu, il y a tout de même des points positifs :

– une partie de l’explication de la modestie de l’amélioration de la solvabilité s’explique par le fait que le gros du chiffre d’affaires du S1 s’est effectué au 2e trimestre : il reste donc de gros en cours clients au 30/06, en cours que l’on peut espérer voir diminuer au cours du T3, ce qui entraînerait mécaniquement une diminution de l’endettement

– le carnet de commandes est en hausse de 17 % par rapport au 31/12

– Olivier Mitterand semble assez confiant sur le fait de voir l’année 2009 se terminer par un résultat positif, ce qui serait évidemment excellent pour une année de récession économique et de crise financière et immobilière.

Par contre, au cours actuel, il subiste une belle décote sur nos trois valorisations :

– la VANN s’établit à 8,41 euros

– la VANE s’établit à 10,55 euros

– la VANT s’établit à 11,40 euros

La solvabilité médiocre nous interdit toute entrée de LNC dans le portefeuille de notre club (ou dans nos watching list).

Cependant, la sous évaluation subsistante et l’espoir de voir, enfin, l’endettement du groupe se réduire au cours de ce 3e trimestre nous convainc , pour notre part et malgré notre (petite) déception de conserver les actions de nos portefeuilles personnels en espérant de belles plus-values supplémentaires. Evidemment, comme toujours, nous vous expliquons ce que nous faisons, pourquoi nous le faisons … mais pas ce que vous devez faire.

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2 réflexions au sujet de « Flash spécial : Les nouveaux constructeurs, pas encore en watching list "daubasses" »

  1. Le CA c'est beaucoup fait aussi par la vente en bloc a des "institutions". En clair, ça veut dire, on a largué a perte des pans entier de logement vide qui nous restaient sur les bras pour recouvrir de la trésorerie. La lecture des résultats S1 me confortent dans ma crainte sur LNC. A savoir une faillite très probable si la crise de l'achat immo dure plus de 2 ans.Pour revenir sur la comparaison avec Renault ou Rhodia. LNC c'est une boite de service. ILs n'ont aucun savoir faire propre. N'importe qui peut être promoteur. En revanche les industriels ont eux des actifs indéboulonnable. Des usines amortis, des brevets. Pour qu'un nouveau constructeur auto voit le jour, il faut un sacré investissement. Autre chose que 30% d'acompte pour un promoteur.IL s'agit d'un avis perso. Je ne remets pas en cause la qualité de votre travail ou de vos critères d'évaluations.Executive Office Branleur

  2. Bonjour Stéphane,Nous avons déjà débattu de la comparaison entre Renault et LNC et notre opinion sur la question n'a pas changé.Par contre, je pense que l'hypothèse d'une faillite de LNC n'est pas un scénario envisageable pour l'instant … sauf à considérer une défaillance totale de notre système mais dans ce cas, je n'ai pas beaucoup plus de confiance dans la capacité de Renault à y faire face.Pourquoi n'envisageons-nous pas une faillite de LNC ? Outre l'importance de son actif et le fait qu'un stock d'immeubles reste, quoi qu'on en pense, plus facilement réalisable que des installations industrielles), il y a deux points qui nous semblent relevants : d'une part, LNC a diminué son endettement financier à court terme au profit de dettes bancaires à plus long terme, ce qui lui offre un peu de "mou" en cas de nouveau "crédit crunch". Et d'autre part, parce que nous constatons qu'au 30 juin, la société n'utilise que 50 % du total de ses lignes de crédit. Pas vraiment le signe d'une société "exangue" selon nous ….

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