Hardinge ou l’exemple pratique d’une mauvaise utilisation des actifs

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Un de nos fidèles abonnés nous a écrit pour nous alerter d’une proposition de rachat lancée par un fabricant de machines-outils brésilien sur « notre » Hardinge.

Le prix proposé de 8 usd nous semble correct sans être exceptionnel : certes en dessous de la valeur d’actif net tangible qui constitue notre seuil théorique de vente mais en ligne avec le ratio moyen « price to book » de ces dernières années (+/- 0,75).

Face à ce prix raisonnable, nous nous sommes retrouvés devant un dilemme : devions nous attendre une possible surenchère (la direction d’Hardinge semble refuser cette proposition) ou risquer de voir l’acquéreur retirer son offre ?

Finalement, à l’unanimité, l’équipe des daubasses a décidé « d’assurer » et de vendre l’action sur le marché au cours de 8,03 usd (PRU frais de courtage inclus : 4,77 usd )

Ce qui nous a semblé intéressant dans cette opération, ce sont les raisons avancées par Romi pour justifier son offre : la direction de Romi est convaincue qu’elle parviendra à rentabiliser beaucoup mieux les actifs d’Hardinge que son management actuel. En effet, le ROE moyen des 10 dernières années est négatifs, ce qui n’a quand même rien de gratifiant pour un opérateur actif dans un marché mature.

Cette opération nous remet en mémoire les réflexions de Martin Whitman sur la rencontre entre un bilan conservateur et une direction de qualité.

Notre avis est que si Romi parvient à acquérir Hardinge à 8 usd, elle fera certainement une excellente affaire.  Quant à nous, nous pensons qu’en vendant à 8 USD, nous n’en faisons pas une mauvaise …

Nous allons maintenant décider du successeur d’Hardinge au sein du portefeuille et tiendrons bien évidemment nos abonnés informés dès notre choix effectué.

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