Nouvelle vente


Cette semaine, nous avons renvoyé Heelys dans la poubelle d’où nous n’aurions sans doute jamais dû la sortir.

L’affaire semblait belle pourtant : il y a un an, nous avions payé la société avec une décote de 30 % sur son cash diminué de l’ensemble de ces dettes.

Quoi de plus simple pour la direction à l’époque que de mettre la société en liquidation afin de générer un maximum de « richesse actionnaire » et ce, d’autant que son produit-phare (les chaussures avec les petites roulettes) semblait en « bout de course ».

Malheureusement, ce n’est pas vraiment ce qui s’est passé : la direction s’est au contraire livré à une « magnifique » destruction de valeur, la valeur patrimoniale a fortement baissé et le cash fond comme neige au soleil.

Société quasi mono produit dont les marges de sécurité par rapport au cours actuel sont devenues presqu’inexistante, Heelys nous semble « à bout de souffle » et nous avons finalement décidé de nous séparer de cette « vraie » daubasse et ce, d’autant plus, que nous ne pensons pas qu’il existe des « richesses cachées » au sein de cette entreprise. L’opération se solde, pour nous, sans perte ni profit.

Ceci démontre une fois de plus si c’était encore nécessaire, l’intérêt de n’investir qu’avec d’énoooormes marges de sécurité afin de minimiser les pertes dans le cas où le scénario envisagé ne se produirait pas.

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4 réflexions au sujet de « Nouvelle vente »

  1. Bonjour les daubasses,

    Vous dîtes:  » l’affaire semblait belle pourtant: il y a un an, nous avons payé la société avec
    une décôte de 30% sur son cash diminué de l’ensemble de ses dettes ».
    Effectivement, vous êtes allé assez loin dans la sécurité ( décote de 30% sur le cash diminué des dettes)
    on peut difficilement être plus sécuritaire que cela, car vous travaillez sur l’actif circulant et en plus dans la rubrique
    disponibilité vous déduisez les dettes ( c’est la fameuse expression actif net net).
    Mais alors, chers daubasses quelles leçons peut on tirer de cette entreprise? ( bien sûr à part la marge de sécurité qui est capital
    dans l’investissement valeur: Benjamin Graham, Seth Klarman insiste beaucoup sur ce point et la nécessité d’estimer la valeur intrinsèque
    de 3 façon possibles dans son livre de 1991 MARGIN OF SAFETY)
    Avez-vous bien traqué le management et ses agissements correctement? Aviez des doutes au départ?

  2. Bonjour,

    Je tenais à vous dire que votre blog est vraiment génial.
    Cependant il est un peu dommage qu’il n’y ai pas un petit suivi des valeurs en portefeuille, par exemple à chaque bilans trimestriels/semestriels. Je sais bien que de « soulever de la daubasse » (=rechercher des netnet) demande énormément de temps mais je pense que cela aurait peut-être permis à quelques lecteurs d’éviter d’acheter (ce n’est pas mon cas) cette daubasse avant qu’elle ne se transforme en vrai daubasse…

    1. Bonjour Bargain,

      Il est important que chacun fasse une partie de son boulot : nous expliquons ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons mais demander sur un site non payant de vous présenter le suivi d’une quarantaine de sociétés pour permettre à tout le monde d’en profiter sans se faire mal, c’est peut-être demander un peu beaucoup.

      Il est évidemment important de rappeler que le but de notre blog n’est pas d’être copiés « aveuglément » mais plutôt d’expliquer une méthode d’investissement et d’inciter nos lecteurs à y réfléchir … pas à leur donner la becquée qu’ils recevraient de manière passive.

  3. Bonjour Choukri,

    Nous n’avions pas de doute sur notre investissement au départ … en tous cas, ni plus ni moins que pour chacune des 32 sociétés que nous détenions en portefeuille à l’époque.

    Et nous devons bien avouer qu’avec le recul, si nous devions effectuer à nouveau cet investissement, il est probable que nous ferions la même chose.

    Nous ne tirons pas vraiment d’autres enseignements du « ratage Heelys » (ratage relatif tout de même puisque nous n’avons rien perdu sur cette position)que celui dont nous faisons mention ci-dessus : l’importance de la marge de sécurité.

    Elle nous permet, si le scénarion envisagé ne se déroule pas comme prévu, de bien limiter les pertes et, si le scénario se réalise, de maximiser les gains.

    Soyons clair une fois de plus : si nous pouvons acheter des sociétés aussi décotées, c’est qu’il y a réellement un problème. Mais nous pensons que, souvent, le marché exagère ce problème. Nous savions que les « godasses » d’Heelys commençaient à « passer de mode » mais nous pensions que la direction d’Heelys disposait soit d’un produit révolutionnaire en réserve soit mettrait la société en liquidation pour distribuer le cash aux actionnaires. C’était en tout cas les deux seuls possiblités qui nous semblaient rationnelles. Dans le cas présent, ça ne s’est pas déroulé comme nous l’aurions espéré. Dans d’autres cas, ça c’est mieux déroulé que ce que nous espérions.

    Finalement, ce qui importe, c’est de raisonner « juste » dans une majorité des cas.

    Nous tirons tout de même un autre enseignement de cette aventure : après Kindy, Phoenix Foot voici Heelys. Notre grande résolution après ces mésaventures : rester à l’écart de tout ce qui à trait aux pieds :-))

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