Les méthodes de valorisation (5) VCB ou VCEE ?

Dans nos précédents posts, nous  avons vu que la « borne haute » pour nous en terme de valeur pour une société est soit le prix que devrait débourser un concurrent pour créer une entreprise équivalente , soit la valeur de sa capacité bénéficiaire  .

Mais que fait-on de ces deux valeurs une fois calculées ?

Nous y venons cher lecteur.  En réalité, selon nous, le scénario idéal est d’acheter une entreprise sous sa valeur à casser (ou VMLV )  et de la vendre lorsque son cours a atteint soit la VCB, soit la VCEE.

Et quelle montant de la VCB ou de la VCEE doit on choisir ?

Selon nous, cher lecteur, il conviendrait de choisir le plus faible des deux.  Pourquoi ?  Et bien parce que une VCB inférieure à la VCEE signifierait que la direction ne génère pas suffisamment de profits avec les moyens mis à sa disposition.  Et donc qu’il s’agit là ou d’une direction médiocre ou plus simplement d’une activité peu rentable.  Et dans ce cas, un concurrent n’acceptera de toute manière pas de constituer une entreprise équivalente mais tout au plus de racheter l’entreprise pour ce qu’elle rapporte.  Vous nous direz cher lecteur qu’il faudrait, dans ce cas, tenir compte de synergies et d’économies d’échelle possibles … et vous aurez tout à fait raison mais cela, c’est une autre histoire qui fera l’objet d’un post ultérieur.

Par contre, si la VCB est supérieure à la VCEE, cela peut signifier plusieurs choses :

–         soit la direction est de grande qualité et elle parvient à rentabiliser parfaitement les actifs mis à sa disposition

–         soit l’entreprise ne rencontre que peu de concurrents sur son marché et peut donc se permettre de travailler avec de grosses marges d’exploitation.

Dans ces deux cas, nous pensons qu’il faut utiliser la VCEE car une direction de grande qualité peut disparaître et des concurrents, attirés par la haute rentabilité de l’activité peuvent survenir.  Dans ce dernier cas, la société sera contrainte d’abaisser ses marges et verra sa rentabilité (et donc sa VCB) diminuer … sauf … sauf si elle détient un gros avantage sur la concurrence, un avantage compétitif tel que les concurrents pourraient « s’y casser les dents ».

C’est de cet avantage dont nous parlerons dans un prochain article.

6 réflexions au sujet de « Les méthodes de valorisation (5) VCB ou VCEE ? »

    1. Bonjour cher anonyme,

      Nous ne sommes pas certains d’avoir bien compris votre question. Les investissements ne nous servent, dans le calcul de la VCB, qu’à distinguer ceux qui sont de maintien de ceux qui sont de croissance. Est-ce sur ce point que votre question porte ?

      Si c’est le cas, effectivement, nous tenons compte de l’ensemble des investissements.

    1. Bonjour Kelt,

      D’une manière générale, nous nous concentrons sur les comptes consolidés.

      Mais il peut être utile, dans certains cas, de s’attarder sur les comptes sociaux notamment pour des congglomerats exerçant des activités nombreuses et différentes ou pour isoler les frais de la « centrale » par rapport aux filiales.

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