Vous aimez les cadeaux ? Vous aimerez les Daubasses !

Investir dans des Daubasses, c’est reconnaître les vendeurs généreux. Nous avons synthétisé dans le tableau ci-dessous ce que monsieur le Marché nous octroie gratuitement quand il nous vend une Daubasse. Quelle soit une VANN, une VANE ou une VANTre, vous remarquerez la générosité dont il nous fait part :

Vous constatez, cher lecteur, que tout ce qui est incorporel comme le savoir-faire, la présence d’un personnel formé aux besoins de l’entreprise et les relations avec les tiers (fournisseurs et clients par exemple) sont des « choses » que nous obtenons gratuitement quelque soit le type de Daubasse. En effet, nous ne tenons nullement compte de ces éléments lorsque nous valorisons les actions prétendantes à rentrer dans notre watching list. Nous ne les considérons pas – nous n’en sommes de toute manière pas capables – mais nous ne doutons pas qu’un concurrent pourrait valoriser ces incorporels s’il souhaite racheter l’entreprise.

Pour chaque type de Daubasse acheté, nous avons ensuite des actifs, cette fois bien réels, qui nous sont diversement offerts. Pour les VANN, nous obtenons un rabais d’au moins 30% sur l’actif circulant (stock + poste clients + cash) alors que pour les VANE ce sera un « prix d’ami » que nous obtenons sur les immeubles et/ou terrains. Pour plus de détails sur la méthode de la VANE, reportez-vous à notre analyse de Chromcraft Revington. Vous remarquez également que certaines VANN présentent l’avantage de détenir des biens immobiliers en propre. Ce qui signifie que le vendeur nous fait alors cadeau de 100% de ces biens !! Merci 🙂  C’est le cas dans le portefeuille actuel de Winland, Chromcraft Revington, … entres autres.

Pour les VANN et VANE, comme nous ne prenons en compte que l’actif circulant et les biens immobiliers, tout autre actif corporel comme les équipements divers nous sont donc également donnés gracieusement. Néanmoins, ces immobilisations ne sont pas toujours des  « supers actifs » car leur rentabilité est souvent médiocre…

Ce qui n’est pas le cas pour les VANTre où nous ne valorisons que les actifs productifs rentables qui procurent une rentabilité supérieure à 7%. Dans ce cas précis, nous obtenons au minimum un rabais de 30% sur l’ensemble de ces actifs. La société étant rentable, le temps est alors un allié précieux puisque la VANTre va continuer à créer de la valeur. Ce qui n’est pas forcément le cas pour une VANN ou une VANE.

Tous ces cadeaux offerts par le monsieur le Marché sont autant d’éléments qui accroissent notre marge de sécurité et qui expliquent pourquoi nous considérons que notre risque est limité.

Gantois : l’agonie se poursuit

Nous poursuivons ici notre feuilleton 2010-2011.

Gantois a rendu public le compte-rendu  que le conseil d’administration fera à l’assemblée générale du 30 septembre prochain. Les résultats financiers sont encore… désastreux !

Le chiffre d’affaires du 1er semestre est en retrait de -12% par rapport au 1er semestre 2009. Le conseil annonce que « les conditions économiques sont toujours très difficiles pour la société ». Malgré une hausse du prix des matières premières de +15% depuis 1 an, les stocks ont été réduits de 0,8 M EUR et la société a pour objectif un nouvel abaissement de 1 M EUR sur le semestre en cours. Néanmoins, revenons à la réalité ! Ce 1er semestre se solde par une perte d’exploitation de -4,8 M EUR pour un CA de 21,9 M EUR. Le résultat net ressort positif à +13,20 M EUR essentiellement par le jeu comptable des abandons de créances entre autres (impact de +16,8 M EUR de résultats exceptionnels).

Ainsi, les capitaux propres s’élèvent désormais à 8,46 M EUR. « Cet apurement de la dette devait permettre à la société d’envisager son refinancement dans des conditions normales », écrit le conseil, qui ajoute cependant que les facteurs exogènes, en dépit des efforts, n’ont toujours pas permis de restaurer la rentabilité d’exploitation, ce qui nécessite un recentrage plus profond, et explique la volonté de l’entreprise de chercher à s’adosser. Mais la cession d’un actif immobilier important n’a toujours pas pu se réaliser, si bien que « la société est susceptible de rencontrer des problèmes critiques de trésorerie », ce qui explique le déclenchement de la procédure d’alerte par les commissaires aux comptes. On apprend également dans ce communiqué que le moratoire de 2 mois portant sur les charges sociales et fiscales pour un montant initial de 1,10 M EUR a été augmenté de 0,50 M EUR et que de nombreuses cessions sont en cours (immobilier, participations industrielles, …). La direction semble satisfaite de ses actions car selon elle ces « mesures prises par l’entreprise devraient permettre à celles-ci de disposer  de quelques semaines pour actualiser le plan stratégique et son financement, et surtout poursuivre activement la recherche de nouveaux actionnaires… ». Le dénouement est proche !

L’actionnaire majoritaire a considéré que les conditions d’un réinvestissement n’étaient pas réunies compte-tenu des difficultés persistantes de l’entreprise, surtout qu’il a déjà apporté de nombreux capitaux par le passé . A défaut de solution positive, le conseil statuera sur « toute procédure utile ».

Pour les bonnes nouvelles, sachez qu’à ce jour, 8 investisseurs ont manifesté un intérêt pour le groupe dans son ensemble, et 4 industriels pour des activités sectorielles. « La direction prend quant à elle toutes les mesures pour préserver la continuité d’exploitation aussi longtemps que possible, sans toutefois être en mesure de pérenniser à ce stade le moyen terme de la société », conclut le conseil du groupe vosgien.

Et pour finir sur une note positive, nous apprenons également que l’ERP est opérationnel depuis le mois de juillet 2010. Bonne nouvelle ! 🙂

Portefeuille au 24 Septembre 2010 : 1 an 304 jours

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  • Portefeuille : 82.707,56 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 411,64%
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  • Rendement Annualisé : 152,24%
  • Rendement 2010 : 29,97%
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  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 76,86%
  • % Frais Annualisé : 2,01%
  • Effet Devise Total : 0,66%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : 21.947,78 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 34,17%
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  • Rendement Annualisé : 18,13%
  • Rendement 2010 : 6,61%
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  • Rendement 2009 : 29,82%
* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

Mr Market ne comprend effectivement rien aux daubasses !

Souvenez-vous, cher lecteur : il y a un peu plus de 6 mois, Nu Horizon annonçait la perte d’un de ses gros fournisseurs et nous nous demandions à l’époque si le marché que certains disent si efficient comprenait quelque chose aux daubasses tant la chute du cours qui avait suivi nous avait paru  … disons … heu …  bizarre.

Il semble bien qu’un concurent de Nu Horizon ait eu un sentiment analogue au nôtre : aujourd’hui, nous apprenons que  la société Arrow Electronic avait décoché une flèche bien ajustée vers « notre » grossiste en composants électroniques en nous proposant, à nous ses aimables actionnaires, la somme rondelette de 7 usd par action, ce qui représente tout de même plus de 4 fois notre cours d’achat.

Nous avons donc une nouvelle preuve de ce que des actifs sous évalués, même mal rentabilisés par la direction de la société, finissent, tôt ou tard, par être payés à leurs propriétaires pour leur juste prix..

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Portefeuille au 17 Septembre 2010 : 1 an et 297 jours

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  • Portefeuille : 82.089,24 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 407,81%
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  • Rendement Annualisé : 151,17%
  • Rendement 2010 : 29,00%
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  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 77,34%
  • % Frais Annualisé : 2,02%
  • Effet Devise Total : 4,07%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : 22.172,78 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 35,54%
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  • Rendement Annualisé : 18,81%
  • Rendement 2010 : 7,70%
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  • Rendement 2009 : 29,82%
* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel


Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

Question des lecteurs : Ne serait-il pas préférable d’investir dans des entreprises plus proches de votre horizon géographique d’investissement comme la Belgique ou la France afin d’acheter ce que vous connaissez le mieux ?

Voilà une excellente question, cher lecteur et vous rejoignez en cela le légendaire Peter Lynch qui, dans son livre « Et si vous en saviez assez pour gagner en Bourse », ne préconise rien d’autre.

Morceau choisi : « En gardant un oeil ouvert, vous trouverez des sociétés exceptionnelles  depuis votre bureau ou dans votre centre commercial, bien avant que Wall Street ne les découvre. Il est impossible d’être un consommateur américain avec une carte de crédit sans avoir fait de l’analyse fondamentale sur des douzaines de sociétés – et si vous travaillez dans l’industrie c’est encore mieux. C’est là que vous découvrirez les « 10-baggers ». De mon perchoir à Fidelity, j’en ai eu la preuve des dizaines de fois. »

Ou encore : « On raconte cette fameuse histoire d’un pompier de Nouvelle Angleterre. Vraisemblablement dans les années cinquante, il remarqua l’étonnante expansion d’une usine locale de Tambrands (qui s’appelait alors Tampax). Il songea que c’était là un signe de prospérité, et sur cette supposition, investit avec sa famille 2 000 dollars. Mieux encore, chaque année pendant cinq ans, ils investirent 2 000 dollars supplémentaires. En 1972, le pompier était millionnaire. »

Si nous partageons à 100 % l’opinion de l’ancien gérant « star » de Fidelity, nous devons cependant dire aussi que le point fort de notre approche, c’est qu’elle autorise à l’investisseur d’être « moins connaisseur » de l’activité de la société.  Walter Schloss ne disait d’ailleurs pas autre chose : « On doit en connaître nettement plus sur une entreprise si on base sa décision d’achat sur les bénéfices. ».

 

Statutairement, notre club se doit d’investir dans les sociétés les plus sous évaluées quelle que soit leur origine géographique et il se fait que la majorité de celles-ci ne sont ni françaises ni belges.

 

Néanmoins, il se pourrait, qu’en raison de nos connaissances limitées des aspects légaux et fiscaux d’outre atlantique ainsi que de la langue de Shakespeare, l’impact de l’un ou l’autre « petit caractère » d’un rapport de gestion nous échappe.  C’est une des raisons pour lesquelles nous diversifions autant notre portefeuille.

 

C’est aussi pour cela que, dans le cadre de nos portefeuilles personnels, nous achetons, non seulement des sociétés déjà présentes dans nos portefeuilles d’investissement mais aussi quelques sociétés francophones pour lesquelles nous pouvons nous forger des convictions un peu plus fortes en raison de leur environnement qui nous est plus familier.

Outre LNC dont nous avons déjà traité, nous sommes investis sur une poignée de ces « daubasses de proximité », trop peu sous évaluée que pour être achetée par notre club mais suffisamment pour intégrer nos portefeuilles personnels.  Nos abonnés peuvent d’ailleurs prendre connaissance de ces entreprises éligibles au PEA directement dans la Zone Premium de notre site.

Ceci, cher lecteur, devrait donc répondre à votre question : oui, il est préférable d’investir dans ce que l’on connait le mieux … à condition que ce soit suffisamment sous évalué. Nous pensons aussi qu’une grande marge de sécurité sur une valeur d’actif tangible protège correctement l’investisseur contre une éventuelle méconnaissance.  Mais nous avons la conviction que la meilleure protection pour un patrimoine consiste à obtenir une très grande marge de sécurité sur un actif tangible … que l’on connait bien.

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Nauru, une autre version de l’histoire de la cigale et de la fourmi

Connaissez-vous Nauru ?

C’est une île perdue au milieu du Pacifique à plusieurs milliers de km des premières côtes continentales. Cette république de 21 km² où vivent 14 000 habitants a connu une histoire fabuleuse puisqu’elle est devenue le pays le plus riche du monde dans les années 1970 et 1980 grâce à une richesse enfouie dans son sous-sol : le phosphate.

Comment ce bout de terre au milieu du Pacifique est-il devenu le pays avec le PIB par habitant le plus élevé au monde ? Et comment les Nauruans sont devenus une génération plus tard, la population la plus assistée de la planète ?

Nous vous proposons ci-dessous quelques extraits du livre  Nauru, l’île dévastée : Comment la civilisation capitaliste a détruit le pays le plus riche du monde afin de comprendre la vie sur Nauru lors de son apogée et puis lors de sa lente descente en enfer.

Un niveau de vie hallucinant, années 1970 :

« L’Etat nettoie même les toilettes des habitants. Des femmes de ménage sont payées par le gouvernement pour tenir rangées et propres les maisons. Dans les années 1970, Nauru est un paradis pour une population qui n’a pas besoin de se lever pour aller travailler. Les Chinois et les islanders travaillent pour elle. »

« Violette, la cinquantaine joviale, a connu l’âge d’or de Nauru : « les gens qui touchaient les royalties du phosphate avaient une telle richesse. Vous ne pouvez même pas imaginer. Ils avaient tout ! Pourtant nous sommes sur une île perdue. Mais ils profitaient des voyages pour ramener le nouveau téléviseur, la nouvelle chaîne hi-fi. Tout ce qu’ils voulaient. C’était effarant. Des gens se promenaient parfois avec des attachés-cases remplis de dollars australiens, juste pour payer un repas de la famille au restaurant du coin. »

L’apogée :

« Le 21 janvier 1977, le Nauru House Building est inauguré avec faste. Toutes les télévisions du pays se pressent sur le parvis du building, filmant une à une les voitures qui déposent les personnalités invitées. Avec 183 mètres de haut, c’est la tour la plus haute d’Australie. La soirée est superbe, cinq cents convives sont invités, ravis d’être là. Bernard Dowiyogo, le tout jeune président de Nauru qui vient de succéder à Deroburt, serre des mains par poignées. Cinquante-deux étages, 50 500 mètres carrés de bureaux. Le Nauru House est l’œuvre de son prédécesseur mais c’est lui qui l’inaugure. C’est son jour de gloire. Et celui de son pays. Le projet a été entièrement financé par les dividendes tirés de la vente du phosphate. Dans quelques jours, Dowiyogo s’installera dans ses spacieux bureaux aux derniers étages de la tour. Et, entouré de ses ministres, il contemplera son empire. »

Les requins :

« De nombreuses sociétés portant le nom « Nauru » voient le jour un peu partout dans les pays où l’île investit. Celles-ci ont, semble-t-il, pour mission de gérer des constructions immobilières ou d’autres acquisitions. Et autour de ces sociétés et des Nauruans, on trouve une nuée de conseillers et d’avocats. L’argent de Nauru attise les appétits pour des gains importants et faciles. Les autorités du pays ne se méfient guère de ces conseillers qu’on leur présente à la volée. »

« En décembre 1994, le Nauru Phosphate Royalties Trust fait l’acquisition pour 50 millions de dollars d’un ancien hôpital dans le quartier de Queen Victoria à Melbourne. Le pays a fait affaire avec un promoteur immobilier australien, David Marriner. Nauru apprendra plus tard que le promoteur avait acheté le même site six mois plus tôt à l’Etat de Victoria pour seulement 15 millions de dollars. »

Une gestion désastreuse des actifs du pays alors que l’exploitation de phosphate est en perte de vitesse.

Mai 1993 :

« Devant la situation très tendue dans le pays, les gouvernants (…) tentent d’atténuer le malaise. Une bonne nouvelle va les y aider. L’Australie est prête à payer la même année 57 millions de dollars pour avoir extrait le phosphate du sous-sol de Nauru quand celui-ci était sous tutelle australienne. ( …) C’est une bouffée d’oxygène pour l’économie du pays. Et un répit pour Dowiyogo et son gouvernement. Quelques mois plus tard, celui-ci décide de distribuer aux citoyens 23 millions de dollars provenant directement du Nauru Phosphate Royalties Trust. Soit l’équivalent de 20 000 dollars pour chaque famille. En dilapidant un peu plus le « trésor de guerre » de l’île, le gouvernement espère acheter la paix sociale. De son côté, le gouvernement ne change pas son fastueux train de vie et continue de mener les affaires publiques comme bon lui semble. »

« En 1997, l’activité de la mine est réduite au minimum. Mais l’Etat ne freine pas pour autant ses dépenses et a toujours besoin de plus de liquidités. Alors les gouvernements successifs dans les années 1980 et 1990 empruntent. (…) L’île vit désormais sous assistance respiratoire. Avec des rentrées d’argent réduites au minimum, Nauru entre dans un cercle vicieux qui l’oblige à emprunter pour payer les intérêts d’autres emprunts. A la fin des années 1990, le gouvernement contracte un énorme emprunt de 268 millions de dollars australiens auprès de General Electric, l’une des plus grosses multinationales américaines. Nauru ne pourra jamais rembourser. »

« Un pays criblé de dettes alors qu’il avait le PIB par habitant le plus élevé au monde. Un Etat subordonné se résignant à louer ses terres pour en faire un camp de rétention. Nauru a fait le grand écart. Sa richesse s’évaluait il y a quelques années en milliards de dollars. De ces milliards, il ne reste plus rien. (…) « L’argent s’est envolé », dit-on d’un haussement d’épaules sur l’île. »

« A l’arrivée de Ludwig Scotty [en tant que nouveau président] en juin 2004, les employés de l’Etat, c’est-à-dire la majorité de la population, n’ont plus touché de salaires depuis six mois. La Bank of Nauru, la seule banque officielle sur l’île, a fermé ses portes et les gens n’ont plus accès à leurs comptes. C’est à ce moment que les habitants se sont remis à pêcher pour nourrir leur famille comme leurs ancêtres lointains. »

Concernant la vie du président en 1999 :

« (…) René Harris ignore les faits, n’entend pas les injonctions de son peuple ni celles des différents créanciers de Nauru. (…) René part en vacances en Asie avec femme et petits-enfants. Il prend le Concorde. Il achète des bijoux à sa femme et se fait tailler des costumes sur mesure hors de prix. »

Avec la fin du phosphate, l’île vend alors ses services comme camps de réfugiés, sa seule richesse étant désormais sa terre :

« En 2001, l’île se dirigeait vers une banqueroute inéluctable. Trois ans plus tard, au plus fort de l’activité des camps de réfugiés, Nauru semble amorcer son redressement. En 2004, si les camps sont bondés – près de deux mille deux cents réfugiés -, les conditions de vie se sont améliorées. »

L’île en vient même à monnayer le peu qu’il lui reste : ses droits de vote à l’ONU…

« En échange [d’un vote en faveur de la pêche à la baleine], Nauru reçoit une aide financière [du Japon] pour l’un de ses soucis quotidiens : l’énergie. A Nauru, tout marche à l’essence : les voitures, mais surtout la centrale électrique ou l’usine de désalinisation. Sans essence, le pouls de Nauru ne bat plus. »

« Nauru, l’île dévastée : Comment la civilisation capitaliste a détruit le pays le plus riche du monde« , ce n’est pas une fiction, aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est une histoire vraie ! Cette enquête de Luc Folliet doit nous faire réfléchir sur plusieurs points : richesse, investissement, politique, management, formation, éducation, …

Nous pensons que cet ouvrage a l’avantage de mettre l’accent sur de nombreux principes qui peuvent être rapprochés du monde de l’investissement :

–         Il faut se méfier de la corruption de ceux qui ont le pouvoir (ce sont par exemple les managers et/ou les actionnaires majoritaires dans une entreprise). Combien sont payés les dirigeants ? Quid du programme d’attributions d’actions ? Existe-t-il des parachutes dorés ? Est-ce que l’actionnaire minoritaire est considéré à sa juste valeur ?

–         Attention à l’impression de richesse. Comme expliqué dans ce livre, les Nauruans ne se souciaient pas de l’avenir et dépensaient sans compter. De même, le gouvernement investissait dans des actifs surpayés. Parfois il vaut mieux garder son « trésor de guerre » pour profiter d’opportunités et ne pas investir à tout va. Pour une entreprise, si elle n’a pas de projets réellement créateurs de valeur et qu’elle possède beaucoup de cash, il est plus intelligent de le retourner à ses propriétaires (les actionnaires) sous forme de dividende. Sinon, c’est la course à la plus grosse entreprise surdiversifiée dans des métiers qu’elle ne maîtrise pas…

–         Syndrome des « lunettes roses ». Tout actionnaire doit à chaque décision d’investissement toujours prendre du recul et voir ce qu’il va se passer en cas de scénario catastrophe. C’est ce nous tentons de faire avec notre approche de la Valeur en cas de Mise en Liquidation Volontaire (VMLV) . En période d’abondance de cash ou d’euphorie boursière, il est aisé de se laisser tenter par l’appât du gain facile.

–         Les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Les gouvernements successifs de Nauru se sont faits flouer à maintes reprises lors de l’acquisition d’hôtels, de terrains et autres investissements prometteurs sur le papier. Il n’y a pas de « recette miracle » et quand un investissement nous semble trop beau, nous « faisons nos devoirs » : nous prenons du recul, étudions le dossier, lisons et relisons les modalités de l’investissement et nous nous demandons quel est l’intérêt du vendeur dans cette affaire.

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Portefeuille au 10 Septembre 2010 : 1 an et 290 jours

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  • Portefeuille : 83.983,70 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 419,53%
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  • Rendement Annualisé : 154,44%
  • Rendement 2010 : 31,98%
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  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 75,89%
  • % Frais Annualisé : 1,98%
  • Effet Devise Total : 7,11%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : 22.752,78 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 39,09%
  • .
  • Rendement Annualisé : 20,56%
  • Rendement 2010 : 10,52%
  • .
  • Rendement 2009 : 29,82%
* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

Salamine, Amsterdam : les vertus du brainstorming dans une flotte de daubasses

2e guerre médique, 480 avant JC, quartier général des forces navales grecques

 

Malgré la belle résistance de Léonidas dans le défilé des Thermopyles qui a permis à l’armée grecque de s’organiser, la Perse vole de victoire en victoire : conquête de la Boétie, rédition de Thèbes et prise d’Athènes.

Les troupes grecques, inférieures en nombre, se replient vers le sud.

Nous sommes dans le QG des forces navales grecques et le débat bat son plein …

 

Eurybiade (Lacédémonien et commandant en chef des forces navales) : bon les gars, on est mal barrés là … nos troupes à terre sont en déroute et la flotte perse fonce vers nous toutes voiles dehors.  Ils ont 600 navires et nous en avons 350.  Je propose qu’on envoi notre flotte le long des côtes pour combiner nos forces terrestres et maritimes.

Adimontos (Corinthien et adjoint d’Eurybiade) : Ca me plait bien votre idée chef !  De toute manière on n’a aucune chance face à une telle puissance navale.

Aristide (Athénien et conseiller militaire) : Hé les gars, vous vous la faites pas un peu « poule mouillée » ?  Vous oubliez la vaillance de Léonidas aux Thermopyles ?  Déjà que vous n’avez pas été très courageux à l’Artémission …

Adimantos : ben quoi, on a gagné à l’Artémisson

Aristide : mouais … vous avez livré bataille parce que vous n’aviez pas le choix : les perses vous avaient coincés dans le mouillage des Aphètes

Thémistocle (Athénien et stratège) : c’est en tout cas bien la preuve que, dans certaines circonstances, on peut les battre ces perses. Personnellement, je pense qu’on devrait au contraire détruire leur flotte pour couper leur armée de leur source de ravitaillement.  Il faut l’affamer cette armée.

Eurybiade : D’accord avec toi Thémis mais le problème n’est pas évacué pour autant.  Je te rappelle qu’ils sont bien plus nombreux que nous ! 

Thémistocle : En fait, je propose de leur rejouer le coup de Léonidas mais sur mer cette fois.  On se replie sur Salamine et on les combats dans le détroit entre l’île et le Pirée.  Comme aux Thermopyles, ils ne pourront déployer toutes leurs forces d’un seul coup.

Aristide : Pas mal ton idée Thémis.

Eurybiade : Encore faudrait-il que Xerxès accepte de livrer bataille à cet endroit précis.

Adimontos : Il faudrait lui faire croire que nous sommes en total déroute et que c’est là qu’’il peut nous donner le coup de grâce.

Thémistocle : on va lui envoyer un messager lui faisant parvenir une fausse info.

Aristide : mon vieux pote Sicinnos fera ça très bien.  Et en plus, on pourrait ajouter que nous voulons fuir par le nord de Salamine.

Eurybiade : super idée Aristide ! comme je connais ce renard de Xerxès, il coupera sa flotte en deux pour nous couper la route en contournant l’île.  On ne devra donc affronter qu’une partie des forces perses.

Adimontos : Attention tout de même aux civils qui ont fuit Athènes et qui se trouvent sans défense  sur la côte.

Aristide : je me charge de les  protéger avec mes troupes au sol.

Eurybiade : il faudra attirer les perses entre les îles de Pharmakousse à l’endroit où le passage est le plus étroit.

Adimontos : il suffira qu’à l’entrée du détroit, notre flotte fasse semblant de fuir afin d’entraîner les perses plus avant.

Thémistocle : OK mais ne reculez pas trop parce que ce passage est court et il ne faudrait pas que la flotte adverse puisse se déployer derrière les Pharmakousses. Je propose aussi que nous laissions des navires planqués dans la baie d’Abelaki pour prendre les perses à revers lorsqu’ils seront engagés dans le détroit.

Eurybidade : super bon plan Thémis ! Je prendrai le commandement de ces navires.  Quant à toi, tu dirigeras le gros des troupes.

 

Le brain storming que nous avons imaginé ici mené par les principaux chefs grecs a permis une victoire éclatante pour eux dans cette bataille qui constitua un tournant décisif dans cette deuxième guerre médique.

Guerre « merdique » contre le tracker msci world dividendes réinvestis, 2010 après JC, quartier général de l’équipe des daubasses  

 24 Novembre 2008 : 16h GMT

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Ce jour là, dans le port d’Amsterdam, le vent est glacial et les nuages sont d’un gris de misère éternelle. Les bourrasques font  trembler les lampadaires qui viennent déjà de s’allumer. Des cris métalliques se mêlent aux bruits sourds des trombes d’eau qui flagellent le béton. Et comme si cela ne suffisait  pas, une pluie microscopique commence à  emplir l’atmosphère. Avec les vagues de lumière pisseuse des lampadaires et la force du vent, les gouttes ressemblent à des nuages d’insectes en cristal….Une race transgénique de fin du monde !

Cher lecteur, chère lectrice, n’allez pas imaginer que nous sommes dans un décor de Cinecitta, que les pompiers arrosent par intermittence, une bande de béton gris et que des réacteurs d’avion simulent la tempête, et que c’est donc du pur cinoche, non, non, nous sommes bien dans le port d’Amsterdam, le temps est épouvantable et trois gaillards à la mine patibulaire, arpentent les quais déserts.

 

Ils sont tous les trois vêtus d’impers bon marché de couleur déconcertante, mastique noir et neige. Le gaillard à l’impair noir tient dans sa main droite un GPS qu’il tente de protéger de sa main gauche. Les mots qu’ils échangent, écartelés par le vent, sont vociférés, parfois ânonnés. La conversation spasmatique qui se déroule, pourrait sans le moindre problème illustrer un cours de psychiatrie.

– Je t’avais dit de prendre la carte !

– Quelle carte ?

– Celle avec le filet de Gouda Babybel que les autorités portuaires nous ont remis avec les badges à  l’entrée.

– Arrêter vous allez me donnez faim, bordel.

-………………plastifiée.

– Qu’est-ce que tu dis ?

– Si la carte n’était pas plastifiée, je ne vois pas ce que nous aurions pu en faire, avec ce temps de m…..  M……. j’ai failli lâcher le GPS…. !!!!!

– C’est marrant, il te donne du Gouda qui est plastifié, mais qui ne t’est d’aucune utilité dans ce dédale de quais et la carte qui ne l’est pas, n’est d’aucune utilité par ce temps…….Du Laurel et Hardy, heureux qu’on est trois.

– Combien de temps reste-t-il ?

– 1 minute…

– Le…..s…. Kilo…..Mètres, bon dieu ?

– 830.

– Mètres je suppose.

– Oui mètres.

– Un peu plus ou un peu…… détrempé, ne change rien.

– 1 minute, c’est pas…..POSSIBLE !

– Ces machins ne se trompent jamais.

– Qu’est-ce que tu lui as demandé ?

– Quai des vices, 37.

– C’est ce que le gars de l’entrée a dit.

– Oui évidemment.

– J’espère qu’il n’y aura pas trop de putes pour nous accueillir.

– Vice, c’est pas ce que t’imagine…

– J’imagine rien, je demande à voir.

– Sacré, Louuuuuuuuuis, toujours aussi pervers.

– « Vice », c’est ……….V.I.S.

– Il aurait pu mettre « quais des boulons », la confusion, n’aurait pas été possible.

– Bon les gars, en Néerlandais « Vis », signifie « poisson ». Je vous avais bien dit de ne pas entamer les Orval, après les 12 Chimay.

–  Evidement, dans le port d’Amsterdam, 37 quai des Poissons, ça se tient.

–  Espérons quand même qu’il n’y aura pas trop de morues.

– T’aimes pas le poisson, Pierre ?

– Il faut que je reprogramme, j’avais écrit V.I.C.E., numéro 37, non d’une pipe, une minute les gars, juste une petite minute.

– On s’avait que tu n’étais pas fort en orthographe, mais là, c’est la totale.

– Je vous dis qu’ 1 minute ce n’est pas possible.

– 759 mètres et le machin indique encore 1 minute…

– Il a pris l’eau !

– 1 minute, 830 mètres….c’est 50 kilomètre à l’heure les gars !

– 759, je viens de reprogrammer.

– Et nous là, on est à 1 kilomètre à l’heure peut-être moins.

– Qu’est-ce que tu proposes ? Qu’on appelle un taxi ?

– T’exagères, on est au moins à 3 Kilomètres à l’heure.

– Ca fait plus de 50 minutes à marcher.

– Ton machin qui ne se trompe jamais à pris la vitesse du panneau d’entrée et c’est la vitesse pour voiture pas à pied.

– 50 minutes non inclus les arrêts pipi…..

– Avec ce que vous avez bu avant de partir.

– ATTENTION…. !!!!!

Une trombe d’eau bondit brutalement sur le quai et fauche nos trois gaillards. Il se relèvent péniblement hagards et détrempés…et reprennent leur route à travers le dédale de quais de plus en plus étroits, tout d’abord en silence, puis la conversation reprend.

– Là, je me les gèle vraiment….

– Le 24 Novembre, je ne pense pas que c’était une bonne idée.

– Ils annoncent une tempête qui durera 5-6 ans….

– Certain parlent de 15-20 ans.

– Ceux-là sont nettement plus imbibés que nous.

– Les gars, je vois le drapeau d’arrivée.

– Quelle couleur ?

– Je vous dis qu’on arrive, 20 mètres….

– Fois 60, 120 mètres….

– Oh non……. !!!!

– C’est quand même pas cela que nous avons acheté, réveille moi Louis.

– Hé oui… !!!!

– Ces rafiots-là n’arriveront même pas à la sortie du port…. !!!

 

Nos trois amis restent ensuite prostrés à l’entrée du quai des vices … heu vis, pendant un long moment. Devant eux, un indescriptible tas de ferrailles gorgées d’étincelles tangue et ondule. Plus de 250 bateaux, sont amarrés en pagaille le long des quais. Pour la plupart des rafiots de pêcheurs minuscules dans un état lamentable et quelques coques plus importantes. Malgré le chaos palpable, des hommes de tous âges et de toutes nationalités s’affairent sur le quai et sur les pontons. Il y a quelque chose de Pearl Harbor, dans cette vision et en plus sans le moindre Kamikaze… !!!

– Allez les gars, les commandants nous attendent là-bas…. !

– T’as vu les chinois, ils larguent l’eau de la cale avec des bols de riz…. !

– Hello sir, my name is Furt Freudenberg, je suis le commandant du « Nu Horizon ».

– Salut Kurt.

– Furt, Pierre.

– Vous partez dans 30 minutes, Furt.

– Impossible sir, tous mes hommes souffrent de dysenterie, la quille du bateau est ondulée, on a accroché des rochers près de Gibraltar, au mois de mai de l’année passée et no money pour réparer….Et vous avez vu le temps….Aucun marin digne de ce nom ne peut prendre la see…

– Vous démarrez dans 30 minutes Furt désolé.

– Nos 30 rafiots ont encore l’air bien pire que la moyenne.

– Tu veux dire plus amochés.

– Oui, Louis, c’étaient les moins chers, donc les plus pourris.

– C’est logique, mais ça fout la trouille.

– Pierre, tu pourrais sortir la liste.

– Voilà.

– How do you do, Donald Jewel, du “Sport Halley”.

– Salut Donald prêt à démarrer ?

– Non sir, les rats sont partis depuis longtemps, les vivres sont à moitié pourries et les tricots sont mangés de mites….Impossible d’affronter la mer….

– Excuse me, notre moteur fait des « Okay » et la coque est red de rouille sur le flanc gauche.

– Vous êtes sur quel rafiot ?

– Le « Ditech », Simpson, Todd Simpson….

– Vous allez vous y faire Todd, j’en suis sûr.

– C’est juste une question de perception, si vous parvenez à oublier ce que vous voyez devant vous, le premier round de la bataille est gagné.

– Remy Lesguer, commandant du « Vet’ Affaire », mon équipage est complètement bourré, ils ont menacé de me balancer par dessus bord si je n’augmentais pas la paie de 150%…

– Donnez leur du Coca zero commandant et dites leur de manière diplomatique qu’ils appareillent dans 10 minutes.

– Bonne idée Louis.

– S’ils vous balancent par dessus bord on fera appel au commandant Gallois, ne stressez pas mon vieux cela sert à rien en pareil situation.

– Pierre tu peux cocher sur la liste les 30 bateaux prêts à partir ?

– Yes, sir….Heu, Yes, Louis.

– Please, please, impossible, de larguer les amarres avec le « Adams Golf », la cale s’est transformée en piscine. Et les maboules qui font office d’équipage s’amusent avec deux poissons rouges, au lieu de servir de leur sceau pour vider l’eau.

– Capitaine Adams ?

– Commandant Adams !

– Laissez couler commandant, y a pas le feu. Ils peuvent s’amuser, jusqu’au détroit d’Ormuz.

– Hic, Hic… commandant  Han Daquing .

– Vous êtes notre seul Chinois, bonjour Han.

– C’est le commandant du « Telestone ».

– Oui Pierre, tu peux cocher.

– Prêt à partir commandant Daquing ?

– Oui monsieur.

– Bizarre, il ne semble pas avoir de problèmes …

– Avez-vous des problèmes à nous exposer avant d’appareiller : problèmes d’équipage, de moteur, de rouille…… ?

– Juste problème de Saké, j’ai écrit un Haiku pour moi pas pleurer : Nususbito ni tori nokosareshi mado no tsuki.

– Louis, on dirait que Han parle le Japonais.

– J’ai plutôt l’impression qu’il est chargé au Saké.

– Commandant Han que voulez vous dire avec ce Haiku ?

– Le voleur parti n’a oublié qu’une chose – la lune à la fenêtre.

– Cela me rappelle quelque chose….

– Qu’est-ce que tu veux que cela te rappelle ?

– Pas de problème avec l’équipage ?

– Je suis à peu prêt certain que ce cher Han a tout pompé des 99 Haiku de Ryokan, j’ai le bouquin dans ma bibliothèque.

– Je seul à bord, Losenone Samouraî….. !!!! pas Saké depuis des mois.

– Il n’a pas assez Saké….Je rêve ou il nous parle aussi de sa vie sexuelle.

– Pierre, il parle d’alcool.

– M….. il est seul !

– Poésie, poésie….

– Sir Hic, sir….femme, moi quitter pour toujours….plus pouvoir Saké….Appliquer code du Samouraî…..Hara….. HA Ha schtoum… !!!!! qui rit…..Sur le 69ième parallèle….

– tu vois bien qu’il ne parle pas d’alcool, il essaie de nous expliquer ses problèmes de nana !

– Je croyais que vous étiez chinois ?

– Arrière grand father Jap….Sale Jap….Nankin… !!

– Pierre, j’ai l’impression qu’il est prêt à te raconter sa vie….Et on a plus le temps.

– Ok Han, à votre retour on discutera poésie et nana.

Le gaillard à l’imperméable mastique s’est retourné sur celui à l’imperméable neige qui a sorti un immense mégaphone rouge de son sac en bandoulière. Un immense larsen a dérapé dans l’air humide dès qu’il a ouvert son espèce de trombone à piles.

– Chers commandants, chers équipages, vous appareillez dans 5 minutes exactement. Toute l’équipe des Daubasse est présente sur ce quai pour vous souhaiter bonne chance dans la dur tâche qui vous attend. Nous sommes certains que vous arriverez à battre l’armée des Zinzins et sa flotte géante de MSCI world. Ne vous fiez pas aux apparences car vous avez plus d’avantages que vous ne le pensez pour voler de victoire en victoire. Ne vous laissez pas impressionner par les cuirassés « General Electric » et « Pfizer » ou le porte-avion  « Walmart » car nous savons que leurs équipages sont bien plus bourrés que les vôtres, qu’ils sont en manque de carburant et n’ont plus « saké » depuis longtemps. Avec pas mal d’ingéniosités, vous parviendrez à les battre dans des endroits bien précis que nous vous dévoilerons au fur et à mesure … Au besoin, nous vous enverrons aussi du renfort … « Gode bless you »…..

– Louis, j’ai l’impression que tu as mal prononcé.

– Qu’est-ce que j’ai mal prononcé Louis ?

– Ce n’est pas “Gode Bless You”, mais “God bless you”.

– Ce n’est pas grave, j’ai juste voulu donner à mon discours  une touche US finale, tous ces gars ou presque sont Américains et c’est ce que les Amerloques ajoutent toujours à la fin de leurs discours.

Les trente bateaux de la flotte Daubasse ont largué les amarres et se sont dirigés vers la sortie du port d’Amsterdam….Pierre et les deux Louis, ont regardé s’éloigner doucement la cohue de bateaux éclopés. Ils étaient tout les trois bouche bée, tout comme des vaches sous Tranxène attendant un hypothétique train fantôme dans un pré empli de smog à tailler au couteau.

– Les gars, vous avez vu la belle allure du « Barrat », sous pavillon Anglais ?

– Le « Dane Elec », me plaît pas mal. Et le « Kindy » fait plutôt pirate avec son immense chaussette au bout du mat….

– J’ai quand même le sentiment que le « Coast Distribution » et le « Tuesday Morning » ne reverront plus le soleil :  on dirait des barges tellement le tirant d’eau est haut …

– Allez on y va, je grelotte de froid.

Nos trois Daubasses on reprit le chemin en sens inverse, celui de la sortie de Port d’Amsterdam. La conversation a repris de plus belle.

– Je trouve que l’on pourrait conceptualiser notre stratégie en faisant un parallèle avec les guerres médiques : ça risque d’impressionner.

– N’est-ce pas un peu trop intellectuel  ?

– Au contraire je trouve que cela fait très « stratège ». Et ça met en confiance.

– Il faudrait déjà commencer par gagner une première bataille.

– Oui mais on peut déjà réfléchir au parallèle avant la première victoire.

– Pourquoi pas.

– On pourrait prendre l’exemple des Thermopyles où le biais d’euphorie a bien failli coûter la bataille à Xerses.

– Je pense que Xerses doit sa victoire à une trahison et sur le coup, pas à son cerveau.

– Si l’on se met du côté de Leonidas, on peut dire que l’endroit était l’axe central de la stratégie : choisir le terrain est finalement plus important que les moyens à disposition.

– On pourrait mettre l’accent sur le fait que plusieurs généraux ont plus d’objectivité et de faculté d’analyse qu’une seule personne aussi intelligente et talentueuse qu’elle puisse paraître.

– Attention les gars… à condition de rester critique entre eux !

– Nous allons être critiques comme ces généraux grecs.

– Finalement, ils ont retenu l’idée de Léonidas et l’ont appliqué sur la mer.

– Exact Pierre, mais j’aimerais que l’on mette l’accent sur la concertation comme arme supplémentaire et pas seulement sur le papier.

– Attendons quand même de voir les gars car la flotte des Daubasse m’a paru bien fragile.

– Oui Louis, il ne faut pas être un vieux Loup de mer pour comprendre que certain ne reviendront pas.

– Ah voir les gars …

7 mois plus tard … 30 Juin 2009 QG d’Amsterdam : 4 Heure GMT

Email sur les transcripteurs Daubasse.com

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Victoire total au large du pacifique……Blitz attaque sur une mer calme, pendant la nuit…..Les Zinzins perdent plus de 50 de leur bâtiments…..La tactique de la tortue des légions romaines appliquée avec succès….Dans une version aquatique, bien entendu.

Le « WPT Entreprise » a quitté la flotte depuis le 12 juin et le capitaine du  « Telestone » Han Daquing nous signale qu’il veut s’arrêter définitivement à Hawaï pour « Saké »  la vahinée.

12 mois plus tard…..30 Novembre 2009 QG d’Amsterdam : 18 Heure GMT

Email sur les transcripteurs Daubasse.com

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Victoire sans appel dans le dédale des îles Pink Sheet……Le « Lehman Brother » repose par 600 mètres de fond ainsi que 150 autres frégates bancaires de tous les continents.

Nous avons besoin de renfort. Pour nous diriger vers le détroit d’Estate.

20 mois plus tard…..20 Août 2010 QG d’Amsterdam : 18 Heure GMT

Email sur les transcripteurs Daubasse.com

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Les premiers combats dans le détroit d’Estate se soldent par une première victoire…..le « AH Bello », le « Bodisen » et le « Blonder Tongue » en sont les principaux artisans.

La flotte Daubasse compte 36 rafiots et deux vedettes rapides baptisées « Option Put » qui ont servi à dynamiter tout au long de la bataille….

Ce jour là, les trois Daubasses se retrouvent sur le quai des vices … heu des vis dans le port d’Amsterdam, au Bar Emmanuelle numéro 40.

Ils vont écluser des pintes jusqu’au petit matin pour fêter l’arrivée d’un nouveau général Greco – Français dans l’équipe….Les nanas du bar l’appelle déjà Francki et pourtant son nom réel est Charles – Andreas  Markopoulos de Neuilly…

Il se joint à l’équipe pour mener à bien, la prochaine bataille des VANTRE dans l’océan indien et amener un peu de sang neuf dans les cerveaux irrigués par trop de bières. Pour cette troisième guerre merdique, les Daubasses ne seront donc plus trois mais quatre comme les mousquetaires.

Derrière le comptoir du bar Emmanuelle, une carte postale est épinglée montre l’ancien commandant du « Telestone », ce cher Han Daquing, en compagnie de deux beautés des îles.  « Saké OK », au gros marqueur indélébile barre sa chemise fleurie au bas de la carte et il exhibe un large sourire.

Enfin, le quai des vis a vu son nombre de toursite  augmenter de manière exponentielle ces derniers temps. Certains prétendent être historiens et d’autres investisseurs !

Dans le port d’Amsterdam, il y a bien plus que des marins qui chantent …

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Portefeuille au 3 Septembre 2010 : 1 an et 283 jours

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  • Portefeuille : 83.602,16 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 417,17%
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  • Rendement Annualisé : 153,78%
  • Rendement 2010 : 31,38%
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  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 76,18%
  • % Frais Annualisé : 1,99%
  • Effet Devise Total : 5,31%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : 22.267,78 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 36,12%
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  • Rendement Annualisé : 19,10%
  • Rendement 2010 : 8,16%
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  • Rendement 2009 : 29,82%
* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel


Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création