L’immobilier industriel vaut-il plus ou moins que sa valeur aux livres ?

 

Comme vous l’avez certainement remarqué, cher lecteur, nous avons en portefeuilles de nombreuses daubasses labellisées VANE. Pour résumer, ce sont des entreprises qui ont d’importants collatéraux en immobilier (terrain et/ou immeubles). La plupart des VANE que nous détenons en portefeuille ou que nous avons en watching list ont des actifs constitués de terrains et d’immeubles à vocation industrielle. Nous vous entendons déjà : « ouais, ça vaut rien ce genre d’actif ! ».

Evidemment, une usine trouve moins facilement preneur qu’un appartement au centre de Paris. Néanmoins,  nous souhaitons nuancer ce point. En effet, ce genre d’immobilier est moins liquide que l’immobilier résidentiel, car le marché (offre et demande) est très spécifique. Mais avez-vous déjà pensé à tous les avantages qui existent pour un entrepreneur ou une société concurrente de racheter une usine ? Continuer la lecture

… et nos options ?

Souvenez-vous cher lecteur, c’était il y a seulement quatre mois et pourtant cela paraît déjà tellement lointain.

Début juin, la marée noire bat son plein dans le Golf du mexique. Barack Obama veut, nous citons « botter des fesses », Tony Hayward, le PDG de BP, patauge au niveau de sa communication. Il est convoqué chez le président américain et devra s’expliquer devant le congrès. La planète entière désespère de voir ce « foutu » puits colmaté et le désastre écologique enfin circonscrit. Continuer la lecture

« Buy and hold » ou « buy and sold » ?

Si vous nous lisez depuis quelques temps, vous avez sans doute compris que si nous respectons le « buy and hold » prôné entre autres par Warren Buffett et la plupart des autres grands gérants « value » (qui serions-nous d’ailleurs pour oser critiquer le maître ?), si nous respectons le « buy and hold » disions-nous, nous ne pratiquons pas, pour notre portefeuille, le « buy and hope » : lorsque la valorisation d’une de nos actions ne nous procure plus de collatéral tangible en garantie de notre investissement, nous la vendons purement et simplement.

Cependant,  l’incessante « remise en question » des actes que nous posons fait partie intégrante de notre philosophie d’investissement. Et dans le cas présent, nous sommes pris d’un affreux doute : et si nous nous « plantions » dans les grandes largeurs ? Si l’approche de Warren était la seule cohérente ? Nous avons tenté de répondre à cette question et c’est cette tentative de réponse, cher lecteur, que nous vous exposons. Continuer la lecture

Les chiffres sont parfois trompeurs

Nous avons en portefeuille une entreprise qui depuis des années a une profitabilité très faible (marge nette < 2%), voire parfois légèrement déficitaire. Ce qui a pour incidence une quasi-stabilité de ses fonds propres. A priori, l’investisseur lambda qui jette un coup d’œil furtif sur les chiffres de la société va en conclure assez rapidement qu’il est en présence d’une belle daubasse… et il n’a pas tord !

En chaussant vos lunettes à rayons X, vous trouverez derrière cette piètre rentabilité un bel actif qui n’a pas d’incidence sur le compte de résultat. Ce qui est normal puisqu’il s’agit de terrains et immeubles, qui sont utiles à l’exploitation de la société, mais qui ne génèrent en tant que tels aucun flux de trésorerie. Ce ne sont pas des actifs productifs. Continuer la lecture