… et nos options ?

Souvenez-vous cher lecteur, c’était il y a seulement quatre mois et pourtant cela paraît déjà tellement lointain.

Début juin, la marée noire bat son plein dans le Golf du mexique. Barack Obama veut, nous citons « botter des fesses », Tony Hayward, le PDG de BP, patauge au niveau de sa communication. Il est convoqué chez le président américain et devra s’expliquer devant le congrès. La planète entière désespère de voir ce « foutu » puits colmaté et le désastre écologique enfin circonscrit.

Conséquence : le cours de l’action BP s’effondre lamentablement.

Face à ce déchaînement, quelques investisseurs osent se pencher sur « le cas BP » et parmi ceux-ci, un petit groupe de rigolos du boursicotage : les « Daubasses ».

Pour la première fois, ceux-ci vont investir sur un support qui dépasse largement leur seuil de compétence : le secteur pétrolier.

Évidemment, qui dit « dépassement du seuil de compétence » dit « marge de sécurité maximum » et malgré la chute du cours, ils n’osent acheter directement l’action. Leur calcul de marge de sécurité suffisante pour compenser leur ignorance fixe un prix pour l’action à 19 usd alors que le cours se situe encore à 30 usd.

Heureusement, la volatilité de l’actions du pétrolier est telle en cette période de panique que Mr Market est prêt à payer très cher pour une assurance « anti effondrement du cours » et nos joyeux drilles, dans un grand élan de générosité, lui accordent ce qu’il désire si fort.

C’est ainsi que le groupe des Daubasses selon Benjamin Graham lançait sa première émission d’options. Nous vous renvoyons à cet article, cher lecteur, si vous désirez relire le raisonnement qui nous a conduit à conclure cette opération.

Ce 18 octobre, les options sont arrivées à échéance et la catastrophe semble loin. Ce qui était prévu est arrivé : les options émises sont arrivées à échéance sans être exercées, le cash qui garantissait l’opération est libéré après nous avoir procuré le rendement attendu de 11 % en 4 mois.

Dans la foulée, nous avons acheté quelques actions d’une daubasse (et même plutôt d’une « belle au bois dormant ») italienne avec laquelle nos abonnés ont déjà pu faire connaissance.

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5 réflexions au sujet de « … et nos options ? »

  1. C’est une très belle oppération réalisée sans prise de risque excessive.
    En effet, même s’il était possible de gagner plus en achetant l’action BP, l’opération sur l’option ne nécessitait pas un timing exceptionnel alors que réaliser un gain important sur l’action nécessitait un achat entre mi-juin et début juillet pas évident du tout à réaliser !

    Amicalement,

    Thierry.

    1. Bonjour Deep Value,

      Heu … pourquoi plus tout-à-fait le cas ?

      Vous auriez pu émettre cette affirmation si nous avions acheté des options (au lieu de les émettre), si nous les avions émises sans bloquer le cash ou les actions nécessaires à leur exercice, si nous nous étions endettés pour acquérir des actions, si nous avions vendu à découvert, … mais dans notre cas, nous maintenons que n’utilisons absolument aucun levier.

      Dans le cas présent, nous avons bel et bien émis des options en bloquant les liquidités nécessaires en cas d’exercice.

      Travailler avec des produits dérivés n’induit pas automatiquement « utilisation d’effet de levier ».

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