« Ecomérages » ou l’actualité en 4 D(aubasses)

Si vous nous suivez depuis quelques temps, cher lecteur, vous avez pu constater que les différents articles que nous publions sont plutôt « intemporels » et abordent l’investissement avec  autant de recul qu’Irving Saladino avant un saut.

Néanmoins, nous vous proposons, à partir d’aujourd’hui, une nouvelle rubrique qui tentera de suivre l’actualité financière d’un peu plus près. Chaque week-end, nous passerons en revue, sans aucune prétention,  le ou les évènements de la semaine qui nous ont marqués.

Ainsi cette semaine, on apprenait que le pays de Samuel Beckett et des « Corrs » s’était enfin résolu à demander l’aide de ses petits camarades européens pourtant pas beaucoup mieux nantis que lui.  C’est vrai que Brian Cowen s’est fait prié mais finalement, une petite centaine de milliards d’euros, c’est un beau cadeau de Noël.  Soit dit en passant, nous, on n’a pas encore compris d’où ils sortaient tous ces milliards mais bon, ne boudons pas notre plaisir : ça faisait des années que ce tigreau des verts pâturages narguait les tortues continentales de la zone euro.  L’occasion est vraiment trop belle d’enfin leur faire la leçon …

Et évidemment, on craint la contagion au reste de l’Europe : si l’Espagne et le Portugal ou, pourquoi pas la Belgique (si on en croit le Guardian), guère mieux loties, sont contraintes de prendre des mesures aussi déflatoires que l’Irlande, la « vraie » reprise économique pourrait bien être remise à une date ultérieure.

Résultat des courses : l’euro perd de la valeur par rapport aux autres devises et essentiellement la valeur–refuge dollar …  ce qu’on ne comprend pas toujours bien d’ailleurs : comparés à la zone euro, les US ont une dette publique supérieure de 20 %, leur déficit budgétaire représente quasi le double et leur déficit commercial est cinq fois supérieur.  Vous parlez d’un refuge …

A part ça, Kim Jong-Il prépare parfaitement sa succession en impliquant son fiston dans quelques exercices pratiques de provocation.

Bruits de bottes et risques déflationnistes et monétaires : ça aurait dû secouer les marchés d’actions mais finalement, leurs réactions ont été assez modérées : les américains étaient sans doute plus préoccupés par la « fête de la dinde » (pas Sarah Palin mais celle « à plumes ») et Angela Merkel s’est empressée de rassurer tout le monde ayant « plus confiance qu’au printemps » ce jeudi alors que mardi « la situation était extrêmement sérieuse et l’avenir de l’euro était en jeu ».  S’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, alors nous sommes rassurés : « Das Mädchen » n’est donc pas idiote.

Nos repères hebdomadaires :

Tracker Lyxor MSCI World : + 1,1 %
CAC 40 : – 2,4 %
Portefeuille daubasse : + 3,1 %
Or : + 0,4 %
Eur/usd : – 2,8 %
Pétrole : + 2,5 %

Bonne Daubassemaine à tous.

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Portefeuille au 26 Novembre 2010 : 2 ans et 2 jours

Cliquez sur les tableaux pour les agrandir
  • Portefeuille : 85.088,45 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 426,36%
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  • Rendement Annualisé : 156,33%
  • Rendement 2010 : 33,71%
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  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 77,71%
  • % Frais Annualisé : 2,02%
  • Effet Devise Total : 2,62%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : 23.238,52 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 42,06%
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  • Rendement Annualisé : 22,02%
  • Rendement 2010 : 12,88%
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  • Rendement 2009 : 29,82%
* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel


Performance Mensuel du Portefeuille depuis sa Création

Pierre Louis² Franck Daubasse : 2 ans déjà… !!!! (2e partie)

15 jours plus tard…

 

Nous avions rendez-vous à 9h30 précise au cœur des Ardennes, chez le plus grand des deux Louis. En fait par soucis d’économie, nous avions décidé de ne prendre qu’une seule voiture pour nous rendre à Paris. Le débat concernant la voiture que nous prendrions pour aller à ce rendez-vous fut assez bref, ma Dacia franco-roumaine fut pratiquement éliminée au départ et après une vague hésitation entre la golf du plus petit des deux Louis et les chevaux de trait ardennais du plus grand des deux Louis, ce sont finalement les montures belges qui fut choisies … par soucis d’économie. C’est vrai que niveau essence, il n’y a pas plus économique

Nous sommes finalement arrivés dans le parking du Pré Catelan à 11h29 exactement trois jours plus tard et nous avons « garé » nos étalons à côté de la voiture de Franck, une vieille R16 qui semblait d’origine… Nous étions tout les trois vêtu de costume sombres – légèrement détrempés par la pluie qui nous avait surpris sur le trajet -, de chemises blanches, cravates et nous tenions au bout du bras droit des petites mallettes en cuir noir dans lesquelles était parfaitement ficelés nos dossiers respectifs. Nous avions tous l’air concentrés et parfaitement à jeun.

En venant à notre rencontre, Franck s’est fendu d’un large sourire. « On dirait que vous allez lancer dans les minutes qui suivent une OPA hostile sur le Berkshire Hattaway les gars ! », a dit Franck en nous serrant la main.

–         « Vous avez l’air tellement sérieux !

–         En fait nous ne t’en avons pas parlé, mais c’est exactement ce que nous avions décidé de  faire », a répliqué le plus grand des deux Louis.

–         Mais évidemment comme tu es en jean-baskets, j’ai l’impression qu’il va falloir remettre cela à plus tard… »

Deux majordomes nous ont conduit à la table réservée par Franck dans la grande salle à la décoration somptueuse. Ce restaurant étoilé était en fait installé dans  un pavillon Napoléon 3, en plein cœur du bois de Boulogne et dirigé par le chef Frédéric Antan qui avait travaillé plusieurs années avec Joël Robluchon qui était le cuisinier Français préféré des Daubasses, pour la simple raison qu’il avait été en mesure de revisiter la purée de pomme de terre pour en faire une pure merveille : un met extra galactique !! Un peu comme nous avions revisité Ben Graham pour créer les Daubasses… dans un tout autre registre !

Comme nous n’étions malheureusement pas là pour parler gastronomie, Franck a commandé 2 bouteilles d’eau minérale San Pé’ et 4 menus du Pré, sans attendre.

« Comment s’est passé votre chasse aux écoles ? », a demandé le plus petit des deux Louis. Nous avons tous répondu sans problème sauf le plus grand des deux Louis qui nous a expliqué avoir du visité 6 établissements, avant de pouvoir en trouver un qui correspondait plus ou moins à ses critères. « Et encore, a-t-il ajouté, je ne suis pas certain que cela soit top… ».

Quatre serveurs nous ont amené le premier plat. « Messieurs bonjours », a dit un majordome, « le premier plat est un crabe cuit en coque », accompagné d’une fine gelée de corail et de caviar de France, baigné dans une soupe légère au fenouil.

–         « Bon appétit !.

–         Merci ! », avons nous répliqué en cœur.

« C’est tout de même dommage de ne pouvoir accompagner ce crustacé avec un Sancerre bien frais ! », rétorqua Franck à la vue des victuailles. « Nous avons à parler sérieusement, et pour une fois, nous nous contenterons d’une bonne eau gazeuse… », dis-je en faisant la moue.

« Cela a l’air délicieux ! », a dit le plus grand des deux Louis. Avant d’attaquer. « Qui commence ? » a demandé Franck. « Je veux bien commencer » a proposé le plus petit des deux Louis. « Ok on t’écoute ».

« J’ai donc choisi, en périphérie Bruxelloise, mais en région Flamande dans la commune de Dilbeek, het Konijn Athénée… ».

« En un mot, l’athénée Royale de Dilbeek », ai-je dit, « une traduction pour Franck, me semble nécessaire ! ».

« Pierre, tu n’y es pas du tout, depuis les élections du 6 juin, tout ce qui ce termine par royal a été remplacé par lapin. Il s’agit donc de l’athénée du lapin, à Dilbeek. L’institutrice s’appelle Barta de Tisserand originaire de Mortsel ».

« Pour les élèves ne parlant pas Flamand, le minerval est fixé à 2 000 euro par an ». « Pas donné ! » a dit Franck.

« Au niveau des langues étrangères, trois cours seront organisés et étalés sur trois ans : Le patois de Brugge tout d’abord. Le dialecte de Gand pour la deuxième année et en troisième année « le Boeffen » d’Anvers » ». « On ne peut pas dire que cela soit très internationalisé », a commenté le plus grand des deux Louis.

« C’est vrai que je n’ai pas trouvé extraordinaire les cours de langue », a répliqué le plus petit des deux Louis. Mais je trouve par contre que ce qui est proposé en gestion est digne d’intérêt, car le théorique et le pratique y sont combinés. Ce cours sera donc construit sur le thème suivant : Gestion d’une ferme « bio » pilote ou sera pratiqué l’élevage du lion noir des Flandre au coq fermier Wallon…..Ils ont cité le label « Val Dieu » à Aubel, le Label « Pate Noir » de Charleroi et « Pouillon Ardent » de Liège, comme fournisseur de la pitance proposé au lion noir ».

« Tout les élèves ne parlant pas le Flamand devront payer les coqs Wallons vivant qu’il donneront en pâture au lion, soit 5 euro, par coq… » « C’est cher !! », a de nouveau ajouté Franck, « c’est une école privée ? ». « Pas du tout. C’est une école de la communauté Flamande, rien de plus », répondit Louis, le moins grand.

« Au niveau cantine, le repas de midi coûte normalement 3 euros, mais pour les enfants ne parlant pas Flamand c’est 6 euros ».

« Je n’ai pas trouvé les menus très élaborés :

Le lundi, pomme de terre en chemise de Beveren

Le mardi, ratatouille de pomme de terre de Westerlo et d’asperge de Malines

Le mercredi, pomme de terre rissolée de Tongres avec des haricots vert d’Ypres

Le Jeudi, salade de pomme de terre froide de Leuven et des oeufs sur le plat de Kortrijk

Le vendredi, tomate des serres de Waregem aux crevettes grise de Zeebrugge. »

« J’ai l’impression avec de tel menu, que notre Pierlouis²-Franck, sera très heureux de d’aborder la semaine suivante… », ai-je dit. « Et en plus il n’y a même pas de dessert ! » a ajouté le plus grand des deux Louis…. »En fait il y a un dessert, mais pour les enfants ne parlant pas le Flamand c’est 2 Euro de supplément ». « Et c’est quoi ? » a demandé Franck. « Du flan à base de lait de vache de Zottegem… ». « Et pour l’eau aussi, il y a des suppléments je suppose… » a dit Franck… « et c’est peut-être même de l’eau du robinet… ». « Non, en aucun cas de l’eau du robinet, Franck ! », a coupé le plus petit des deux Louis, « elle vient de Wallonie… En fait l’eau proposée vient de la mer du nord et elle est normalement adoucie, mais pas pour les enfants ne parlant pas le flamand… ». « C’est donc bien ce que je disais », a dit Franck.

« Pour ce qui est de la logistique, les enfants ne parlant pas Flamand ne seront pas pris en charge par les bus scolaires… ». « Sauf supplément ! On connaît la chanson ! », a ajouté Franck. « Pas sur ce coup là, Franck », a coupé Louis. « Les enfants, ne parlant pas le flamant doivent se débrouiller seul pour aller à l’école. »

« Pourquoi ? », a demandé le plus grand des deux Louis. « Parce qu’il est formellement interdit de parler autre chose que le Flamand dans le bus scolaire. Et comme c’est impossible à surveiller, sauf frais supplémentaires pour engager un surveillant, ils ont réglé le problème en refusant les enfants qui ne parlaient pas le flamand. Il y a par contre une éco-taxe de 2 euro par jour pour tous les enfants ne parlant pas flamand qui seront conduits en voiture à l’école. J’ai donc décidé, si vous n’y voyez pas d’inconvénient de conduire Pierlouis²-Franck en vélo, pour ne pas devoir payer ce supplément supplémentaire ? ». « Bonne idée ! », avons nous fait en cœur.

« Aux niveau des activités extra scolaires, cela me semble maigre, mais nous avions dit que ce n’était pas très important. Il y a donc un pèlerinage mensuel à Dixmude, et un  « Gordel » hebdomadaire… autour de la périphérie Bruxelloise. « C’est quoi ce bordel ? », a demandé Franck. « Le « Gordel », c’est une belle balade en vélo », a précisé le plus grand des deux Louis ». « Voilà, en gros. », a conclu le plus petit des deux Louis.

Pendant cette explication donnée par le plus petit des deux Louis, nous avions été débarrassés. Et à présent les quatre serveurs venaient de déposer le second plat, que le majordome s’empressa de nous expliquer : « nous vous proposons maintenant, une Saint-Jacques cuite au plat dans un jus de pomme à cidre, accompagnée de noix écrasées et torréfiées, de « galet » chaud et d’un bouillon au parfum de mélisse. Bon appétit messieurs ! ». « Merci ! », avons nous répondu en cœur.

« Qu’est-ce que vous en penser de mon école ? », a demandé le plus petit des deux Louis avant d’enfourner sa première bouchée de Saint-Jacques. « Disons que s’il n’y avait que cette école là, il faudrait sans doute chercher ailleurs… », a commenté le plus grand des deux Louis. « Mais dans le cadre d’une « saine diversification », je pense que cela passe…Sauf pour le portefeuille. », a ajouté Franck. « Sauf si les « bagger » continue de pleuvoir », ai-je ajouté. « C’est accepté alors ? », a demandé le plus petit des deux Louis ? ». « Sans problème ! », « c’est OK », « oui ! », avons nous successivement répondu.

« A qui le tour ? », a demandé Franck. « Je veux bien vous exposer mes choix », ai-je dit.

« La première école que j’ai choisie se situe en Roumanie à Bucarest, boulevard Pipera. Il s’agit d’une école très réputée : la « Bakshish American School »… Si vous avez besoin que je traduise certains mots, n’hésitez pas à m’interrompre. »

 

« Officiellement, il n’y a pas de minerval à payer, mais si l’on ne veut pas camper pendant 10 jours et 9 nuits le long du boulevard Pipera pour suivre l’interminable file qui commencera à se former à la fin du mois d’Août – le jour où débuterons les inscriptions – il en coûtera 300 euro qu’il faudra faire parvenir à Andrei Badea, chef du secrétariat, par l’entre mise de la cousine du beau-frère de sa sœur… »

« C’est culotté ! », a dit Franck. « Comme Louis a fait un effort pour réduire les dépenses, pour échapper à l’éco-taxe de Dilbeek, ne pourrais-tu pas camper quelques jours ?, m’a demandé le plus grand des deux Louis. « Ce serait toujours 300 euro d’épargné ! ». « Je peux l’envisager… », ai-je répondu. « Même si le quartier, n’est pas  terrible du tout ». « C’est-à-dire ? … », m’a demandé le plus petit des deux Louis. « Le quartier étant en pleine construction, il y a d’incessant balais de camions, une poussière saharienne et à la tombée du jour, des cohortes de prostituées arpentent le boulevard… » « On te laisse décider alors. », a dit le plus grand des deux Louis.

« L’instituteur s’appelle Dan Sonkinescu. Prononcez « ou » à la fin. Il m’a fait une excellente impression. Il est grand, bronzé, habillé avec élégance. Il connaît 16 langues étrangères : l’Anglais, l’Allemand, le Russe, le Bulgare, le Polonais, le Croate, l’Albanais, le Tchèque, l’italien, le Portugais, le Hongrois, le Français, l’Arabe classique, le Grec ancien, le Latin et même, vous ne devinerez jamais… Le wallon du Borinage !! » « Ouaaaw ! Une vrai encyclopédie ! », s’est exclamé le plus grand des deux Louis.

« Il a enseigné dans 4 pays européens. Et avant d’atterrir à la « Bakshish American School » de Bucarest, il a enseigné en banlieue parisienne.

« Quel est  le programme ? », a demandé le plus petit des deux Louis qui venait de finir son assiette de Saint-Jacques. « En fait j’ai inscrit Pierlouis²-Franck aux cours de langue Russe, Romani,  plus précisément le Tzigane Valaque et enfin l’américain de Chicago. »

« Au niveau économie, Dan Sonkinescu, a écrit un bouquin sur lequel, il base son cours. Il s’agit de «  Mici Este Furmos » phonétiquement « Mitch èstè Fourmos » ». « Et cela signifie ? … », a demandé le plus grand des deux Louis.  « C’est un peu, le petit est beau, bien que cela sonne mieux en Anglais avec « Small is Beautiful ». Il s’agit donc de comprendre en détail les avantages et inconvénients de micro et petites entreprises cotées sur le marché Roumain ».

« Je trouve que là c’est du sérieux ! », a dit le plus grand des deux Louis. « C’est exactement le sujet des Daubasses ! », a renchérit Franck, « et que ce soit en Roumanie ou ailleurs, un actif courant, moins l’ensemble des dettes s’appelle une Net-Net. »

« Au niveau menu, c’est alterné cuisine Roumaine, cuisine US :

Le Lundi est sponsorisé par Mac Doa, Big  Mac et Couca Cola à volonté

Le Mardi sarmale et mamaliga, c’est un menu traditionnel à base de choux farcis et de purée de maïs

Le Mercredi est sponsorisé par Kreeft Food, tous leurs produits à volonté : Pizzas congelées, Miracolli, fromages chimiques, chokotoff, Chips. Et autres…

Le Jeudi pomane porcului. Traduit cela donne, le cadeau du cochon, c’est de nouveau un plat traditionnel qui se déguste dans les villages roumains après avoir sacrifié un porc. Il s’agit en fait de ce que l’on nomme des abats, soit cœur, poumon, foie, le tout cuit dans une sauce au vin et rehaussé d’ail

Le vendredi est sponsorisé par Heinsse Company, frite à volonté et Ketchup.

« J’ai quand même le sentiment que notre bambin va devoir avoir l’estomac bien accroché avec ces menus hards… », a dit Franck. « Si je devais choisir je préfèrerais quand même le menu de la « Bakshish American School »… que le menu de « l’athénée du lapin ». », a tranché le plus grand des deux Louis.

« Au niveau des activités extra scolaires, c’est très varié et je dois vous avoué que j’ai inscrit Pierlouis²-Franck, à tout ce qui était proposé :

– Excursion dans les monts Fagaras lieu de résistances des derniers hommes libres avant le black out communiste.

– Comment obtenir un permis de conduire pour moins de 200 euro.

– Cours de théâtre : l’art  de se faire passer pour ce que l’on désire.

– Stage dans une mairie : ou comment gagner 250 euro par jour pour apposer une simple signature sur un formulaire quelconque.

– Les grands Classiques de la littérature : Emil Cioran, Tristan Tzara, Eugène Ionescu et Mircea Elliade.

– Je m’entraîne aux contrôles fiscaux : ou l’art de la pression d’une amande faramineuse pour une faute mineur afin d’obtenir ce que je désire… Dans les villages et les petites épiceries, je remplis mon coffre de victuailles pour ma famille, dans les villes ou les sociétés de production, je me fais de l’argent de poche.

– Visite de monastère, en Moldavie.

– Je deviens douanier l’espace d’un week-end à la frontière ukrainienne : ou comment pouvoir construire sa villa en 52 Week-end…

Voilà, en gros », ai-je dit. » Cela sort vachement des sentier battus ! » a dit le plus petit des deux Louis. « Tout cela me plait énormément ! », a dit le plus grand des deux Louis. « Je trouve que c’est assez complémentaire avec Dilbeek. » a dit Franck en finissant son verre de San Pe’. « C’est donc accepté, si je comprend bien ? ».

« Évidemment ! », » sans problème !, « bien entendu ! », ont répondu les deux Louis et Franck, alors que les quatre serveurs venaient de déposer le troisième plat que le majordome à commenté sans attendre : « Nous vous proposons, un turbot poêlé recouvert d’un émincé d’amandes, de petit câpre et de jus d’amande amer, accompagné d’une Fregola Sarda de Seiche. Bon appétit ! ». « Merci ! », avons nous répondu en cœur.

« Et ton école de rechange ? », a demandé le plus grand des deux Louis un bout de turbo planté dans sa fourchette, prêt à être enfourné.

« En fait, j’ai essayé de faire le plus simple possible en retournant à l’école ou j’ai moi-même été en maternelle, dans la région de Charleroi. Plus précisément, à Jumet Gohyssart. C’était à l’époque, voici 45 ans, l’institut Saint Joseph tenu par la congrégation des frères Maristes, mais cela semble avoir bien changé depuis.  L’établissement s’appelle aujourd’hui : l’école du CPAS de Jumet… ». « Merde ! » a dit le plus grand des deux Louis, « quel plongeon! ».

« L’institutrice s’appelle mademoiselle Chantal Van Cau. Elle m’a fait une excellente impression. Jeune, dynamique, et elle ne semble pas avoir froid aux yeux en plus ! »

« Au niveau langue étrangère, vous allez sans doute être heurtés, mais seul le Français est au programme… » « Attends, Pierre ! Le Français, c’est la langue du pays ! Enfin… une des trois langues officielles ». « Je  sais », ai-je répondu au plus petit des deux Louis, « mais dans la région de Charleroi, c’est devenu une langue étrangère qu’il faut réapprendre aux jeunes enfants. » « Cela dépend évidemment de la perspective selon laquelle on se place, mais ce  n’est finalement pas plus mal », a dit Franck.

« Au niveau économie, mademoiselle Chantal, prévoit, si elle en trouve le temps, de donner un cours de gestion, basé sur un bouquin écrit par son grand père, qui fut pendant deux décennie bourgmestre de Charleroi. Ce bouquin est intitulé : « La gestion d’une ville enrichit un homme ». Le contenu est un peu trop politique a mon goût… Mais bon, dans notre idée de diversification, pourquoi pas… » « Je me demande pourquoi il n’a pas intitulé « même les fossoyeurs s’amusent » ? » a lancé le plus grand des deux Louis. « Je ne manquerai pas de lui demander à la première réunion de parents », ai-je répondu.

« Au niveau cantine, les repas seront assurés par le restaurant gastronomique le « Mont à goût », de Gouy lez Piéton. Le chef que je connais personnellement possède une étoile Michelin… ». « Attends ! Et qu’est-ce que cela va coûter ? », a demandé Franck. « J’allais y venir Franck….en fait cela ne coûte rien. C’est pris en charge pas le CPAS de Charleroi… » « Ouf… Tu m’a fais peur avec tes étoiles ! »

« Pour la rentrée, chaque enfant reçoit gratuitement 2 paires de pantalons, 3 chemises, 4 tabliers, 12 paires de chaussette, 3 paires de soulier – une pour chaque saison – plus une paire de Mike pour le cours de gymnastique et deux douzaines de sous-vêtements. Le cartable est fournit également, plus le plumier, les crayons de couleur et tout le matériel dont aura besoin l’enfant au cours de l’année scolaire… » « Je trouve cette école de plus en plus intéressante… » a dit Franck.

« Le règlement intérieur est assez bizarre :

L’enfant qui arrivera à l’heure pour le début des cours, et ceci durant les 5 jours de la semaine, verra ses parents récompensés par 2 euro par jour, soit 10 euro sur la semaine.

L’enfant qui ne se battra pas avec les autres enfants dans la cour de récré, et ceci pendant les 5 jours de la semaine, se verra récompensé par un euro par jour soit 5 euro sur la semaine.

L’enfant qui n’insultera pas les instituteurs, pendant les 5 jours de la semaine, se verra récompensé de 5 euro par jour, soit 25 euro par semaine.

« Extraordinaire !! », s’exclama Franck. « Si je fait un calcul rapide, pour un enfant bien éduqué et conduit à l’école en temps et en heures, les parents encaissent… 40 euro par semaine ! Ou 160 euro par mois ! Cela va équilibrer les frais de Dilbeek ! ». « Et qui paie ces primes ? » a demandé le plus petit des deux Louis. « Logiquement, ce devrait être les parents qui conduisent leurs enfants en retard, les enfants qui se battent à la cours de récré et ceux qui insultent les instituteurs… », a répondu le plus grand des deux Louis… « Logiquement… », ai-je dit. « Mais à Charleroi, ces primes sont assurées par le CPAS de la ville.

 

Pour les activités extra scolaires, elle sont toutes gratuites aussi :

– Théâtre de marionnette chaque mercredi après midi

– Excursion mensuel à Disneyland Paris

– Après midi récréative, à la foire du Midi, de Charleroi, de Nivelles, de Mons et de Namur

– Après midi récréative, sur les quais de Sambre

– Stage de foot, de pétanque et de bellotte.

– Conférence sur le thème : « Mieux comprendre les zones émergentes de la zone euro ». J’ai noté le passage de Charles Gaves, le 18 Octobre à 13h 30.

– Après-midi  de psychologie sur le thème : « Comment se préparer à devenir un chômeur heureux  »

Voilà, en gros… Qu’en dite vous ? ». « En réserve, cela passe… », a dit le plus petit des deux Louis. « Cela passe de justesse », a renchéri le plus grand des deux Louis. « Vous me semblez plutôt sévère avec cette école ! » a dit Franck, « d’autant plus que tout est gratuit, que la cantine offre des menus de grande qualité. Ce qui change quand même des deux précédents établissements… » « On t’expliquera un autre jour, pourquoi nous ne sommes pas enchanté Franck… », a dit le plus grand des deux Louis. « Ah bon ? », s’est étonné Franck. « C’est politique, mais cela sort du cadre de la discussion… ».

Comme dans un fondu enchaîné, le majordome a commenté le quatrième plat que les serveurs venaient de déposer devant nous, de cette manière : « ce lièvre à la royale a été préparé à la façon du « Sénateur couteaux » et il est accompagné de pâte au beurre demi-sel. Bon appétit ».

 »

Quel superbe menu », s’est exclamé le plus petit des deux Louis. « Exceptionnel n’est pas exagéré » ai-je dit. « Louis, c’est à ton tour… » a dit Franck au plus grand des deux Louis.

« Ok je me lance. L’école communale d’Orval, ne me satisfait pas entièrement comme je vous l’avais dit en arrivant, mais c’est la meilleure que j’ai trouvée dans ma région, du sud de la Belgique, en Ardenne.

 

L’instituteur s’appelle André Poivrot. Il était dans un état d’ébriété assez avancé quand nous nous sommes rencontrés… mais possède un humour hors norme ! Je vous relate son entrée en matière lors de notre rencontre ». Le grand Louis a sorti son dossier de sa mallette.

« Après m’être présenté et expliqué que j’étais le père de Pierlouis²-Franck, monsieur André m’a donc demandé si je connaissais les 69 raisons de préférer une bière à une femme… Je lui ai répondu que non et c’est alors qu’il m’a sorti les 69 raisons ….de mémoire :

01- Une bière froide est une bonne bière
02- On arrive toujours à faire mousser une bière
03- Une bière est toujours prête et humide
04- Une bière n’a jamais la migraine
05- On peut consommer 2 bières en même temps sans complications
06- Une bière n’est jamais jalouse d’une autre
07- On n’a pas besoin de raconter des mots doux a une bière pour se soulager
08- Une bière, ça se commande
09- En soirée, on peut toujours se taper une bière
10- Une bière ne parle pas
11- Une bière reste consommable 28 jours sur 28
12- Quand on finit une bière, on peut récupérer la consigne
13- Quand on ne la finit pas, elle ne fait pas la gueule
14- La bière ne donne que PARFOIS mal a la tête
15- On peut rester actif après s’être tapé une bonne bière
16- Même la bière belge n’est pas stupide
17- Une bière est non violente
18- Une bière n’est jamais complexée
19- On voit toujours facilement à l’intérieur d’une bière
20- Une bière ne laisse jamais de poil dans la bouche
21- Une bière blonde n’est jamais fausse
22- Une bière est toujours consentante
23- Une bière ne porte pas de collants
24- Une bière est parfois légère
25- Une bière rousse ne pue pas en été
26- Pas de problème de langue avec les bières étrangères
27- Avec une bière, pas de belle-mère
28- Même bourré on choisit sa bière
29- On n’a pas à emmener sa bière au resto, il y en a déjà
30- On ne risque pas d’attraper des maladies en se tapant une bière
31- Une bière n’oublie jamais la pilule
32- Une bière n’est jamais de mauvais poil
33- Une bière ne demande jamais de nouvel emballage
34- Bières et copains font bon ménage
35- La bière ne prétend pas être intelligente
36- On n’a jamais honte d’être vu avec une grosse bière
37- Une bière n’a pas de grand frère
38- On peut prendre en public une bière sur la table
39- Deux doigts suffisent pour un pack de six
40- Une bière ne passe pas son temps au téléphone
41- Une bière ne vous mord jamais où que ce soit
42- N’importe quelle bière peut poser dans un magazine
43- Une bière ne vous trompera jamais
44- On peut décapsuler une bière sans tacher les draps
45- A 95 ans on peut toujours se taper une bière
46- Poser un lapin a une bière n’est pas dangereux
47- On peut se taper une très bonne bière pour moins de 50 balles
48- Une bière a toujours moins de 25 ans
49- Une bière se prête à toutes les fantaisies
50- Une bière ne se peinturlure pas pour essayer d être attrayante
51- On n’a pas besoin d’éteindre la lumière pour consommer une bière
52- Une bière ne vous empêche pas de dormir
53- Une bière n’est pas allergique au foot
54- Une bière ne court pas les Jacky en BM
55- Une bière ne prend jamais toutes les couvertures
56- Une bière ne prend jamais de petit-déj. au lit
57- Une bière a toujours du goût
58- Une bière ne demande jamais de petits suppléments
59- Une bière est toujours la bienvenue
60- Les bières ne sont pas toutes les mêmes
61- On peut partager une bière entre copains
63- Une bière ne ronfle pas
64- Même pour son enterrement on a droit à une dernière bière
65- Une bière n’a pas envie de fraises quand elle est pleine
66- Si une bière vous prend la tête, ce n’est jamais pour très longtemps
67- Une bière ne revient pas forcément cher
68- Une bière ne crée pas de problème
69- Finalement, une bière ne fera pas la tête en lisant cela. »

« Ce gars semble avoir une mémoire prodigieuse », a dit le plus petit des deux Louis, hilare, tout comme moi et Franck. « Evidemment, même si j’ai bien ri, une fois la soixante neuvième raison terminée », a poursuivi le plus grand des deux Louis, « je me suis demandé si je ne devrais pas chercher une septième école… Mais monsieur André, m’a alors dit une chose étonnante qui a comme redressé la barre, d’un seul coup ! » « Je vous prie d’excuser cette entrée en matière, sur une note grivoise, mais en fait je suis en deuxième année de Doctorat… » « Ah bon ! », ai-je dit bon enfant en me forçant. « Et quel est le sujet de votre thèse », lui ai-je demandé ? « La triple Net d’Abbaye », m’a-t-il répondu. « En fait, bien que cela serait trop long à vous expliquer, je veux démontrer que la valeur cachée des abbayes n’était pas le goodwill, cette notion floue qui tient évidemment plus du spirituel que du réel, mais plutôt dans leur stock de bière, leur fromage et leur pain gris. De manière plus générale dans leurs actifs courants. J’ai même concocté un petit cours pour mes enfants, sur le sujet. » « Excellent ! », a dit Franck, « sous son air farfelu le gars semble extrêmement pointu… ».

« Ne vous emballez pas les gars ! » a coupé le plus grand des deux Louis. « Pourquoi ? », avons nous demander, presqu’en cœur. « En fait, monsieur André, m’a ensuite prévenu qu’il serait en congé de paternité au deuxième trimestre et qu’il serait remplacé par son ami d’enfance, Amadou Redpif, originaire du Burundi, un grand amateur de bière également, m’a-t-il expliqué. Avant de faire l’éloge de monsieur Amadou sur ses qualités d’enseignant, monsieur André, n’a pas pu s’empêcher de me poser une devinette ». « Savez-vous l’avantage qu’a un noir amateur de bière sur un blanc amateur de bière ? », m’a-t-il demandé. « Je n’en ai pas la moindre idée… ». « L’avantage du noir », a-t-il poursuivi, « c’est que l’on ne voit pas qu’il a le nez rouge quand il boit plus que de mesure….. !!!!  Bon en fait… », a-t-il enchaîné après avoir rit de bon cœur, « Redpif, n’est pas son vrai nom mais le surnom que je lui ai donné ». « Comment s’appelle-il ? », ai-je demandé. « Son vrai nom est Amadou Bombolo ». C’est ensuite qu’il a évoqué la passion de son ami d’enfance pour la « Chouffe ». « De mon point de vue, c’est hors-sujet, mais Amadou étudie la « Chouffe » depuis plus de dix ans: origine, culture, potentiel économique au niveau mondial qui selon lui apporterait un souffle nouveau a l’économie des Ardennes. Tenez-vous bien, il a même tenté une étude de marché sur le continent africain en passant plus de trois tonnes en contrebande ! Tout un roman… En deux mots, il a embarqué sa marchandise sur un navire chinois, battant pavillon coréen, jusqu’au port de Bujumbura….Comme son grand père – chef de tribu Bantou – était aussi le cousin du commandant du port de Bujumbura, la « Chouffe » est passée comme une lettre à la poste… Et selon Amadou, qui a écoulé la marchandise en moins de trois jours, avec une marge brut de plus de 60%, il en a conclu que le potentiel de ce produit ardennais était explosif ! »

« Tu peux nous expliquer ce qu’est la « Chouffe » ? » a demandé le plus petit des deux Louis d’un air à la fois sérieux et inquiet… « Je dois vous avouer très sincèrement que dans ma réflexion globale sur l’école, j’ai oublié de creuser ce détail… Mais dès que je rentre, je fait une recherche Google et vous précise ce point. » « Et tu penses que l’on trouvera sur Google ?, a demandé Franck, d’un air circonspect. « J’en suis certain ! », a répliqué le plus grand des deux Louis.

« Au niveau langue Etrangère, j’ai inscrit Pierlouis²-Franck au cours de Luxembourgeois, au Swahili et au Chinois. » « Diversifié ! », ai-je dit.

« Pour la cantine, cela me semble correcte :

Lundi : sanglier pomme persillée

Mardi : lièvre au vin, avec de la purée

Mercredi : chevreuil à la bière et riz cantonais

Jeudi : Civet d’écureuil aux poires et aux airelles

Vendredi : Truite fario aux amandes grillées

Pour les activités scolaires, ce n’est pas top mais passables :

– Promenade en forêt hebdomadaire

– Méditation a l’abbaye de Rochefort

– En automne récolte et initiation au  champignon des bois.

– En mensuel, dégustation de bière à l’aveugle

Et enfin le plus intéressant, selon moi :

– Comment créer un Hedge Fond au Grand-Duché de Luxembourg

« Voilà le topo les gars ! Qu’en pensez-vous ? ». » Pour moi c’est OK », ai-je dit. Franck et le plus petit des deux Louis, ont dit vouloir réserver leur réponse en attendant de savoir ce que « Chouffe » signifiait.

Nous avions tous terminé ce divin lièvre royal depuis un gros quart d’heure quand le majordome est apparu en poussant une desserte couverte de plus d’une quinzaine de fromages. Pendant que le plus petit des deux Louis commençait à faire son choix de fromage frais et affiné, j’ai proposé que l’on termine ce repas avec une bonne bouteille de vin. Tout le monde avait l’air enchanté de cette proposition. J’ai donc demandé au majordome de nous amener un Petrus de 1988. « C est un excellent millésime. », m’a-t-il précisé.

Une fois tout le monde servi, le plus grand des deux Louis a invité Franck à nous parler de l’école de son choix, pour la rentrée de Pierlouis²-Franck Daubasse.

« J’ai quand même le sentiment que mon école est plus sobre que les vôtres… » a déclaré Franck en commençant sa description. « Il s’agit donc de l’école Sainte-Croix CGT à Neuilly sur Seine. L’institutrice s’appelle madame Béatrice El Karoui von Donau.

J’ai choisi comme cours de langue, l’Allemand et l’Espagnol.

Il y aura un cours sur les Options.

Au niveau des menus que des grands classiques :

Le lundi : compote de pomme saucisse

Le mardi : jambon purée de pomme de terre

Le mercredi : nouille au fromage

Le Jeudi : pois et carotte et côtelettes

Le Vendredi : poisson au vert

Au niveau Logistique, rien de particulier.

Au niveau activité, cela reste sobre également :

– Grève CGT, en fait toutes les grèves CGT seront suivies par solidarité et à chaque fois un cours expliquant le pourquoi du comment sera donné pendant 1 heure

– Excursion en banlieue parisienne pour bien comprendre les raisons sociales poussant certaines classes défavorisées a la violence.

– Participation à la fête de l’Huma….Un stand cacao biologique labellisé commerce équitable sera tenu par les enfants.

                                                                                                                         

« Voilà, en gros. Qu’en pensez-vous ? » « Rien de grand-chose… », ai-je dit. « C’est OK. Cela me semble calme. » a enchaîné le plus grands des deux Louis, « mais après les quatre établissements précédents, c’est sans doute bien venu. Je n’y vois donc aucun problème. » « Même chose pour moi ! », a conclu le plus petit des deux Louis.

« Il ne reste plus qu’a tirer au sort l’ordre des écoles ! » ai-je lancé. « Sous réserve que la mienne soit acceptée… » a ajouté le plus grand des deux Louis.

En savourant les deux desserts, le café expresso, en sabayon, ganache fouettée,  crème glacée « brulée », amandes écrasées ainsi que la pomme croustillante, crème glacée caramel et sucre pétillant, nous avons donc tiré au sort l’ordre hebdomadaire des écoles.

La première à être sortie a été la « Bakshish American School » de Bucarest ou sa remplaçante l’école du CPAS de Jumet.

La seconde, l’école Sainte-Croix CGT de Neuilly.

La troisième , l’école communal d’Orval

La quatrième, l’Athénée du lapin de Dilbeek.

Franck a ensuite demandé l’addition. Quelques secondes après que le majordome a déposé la note sur la table, Franck nous a lancé quelques regards troublants en fouillant son portefeuille, avant de déclarer qu’il était vraiment désolé, mais qu’il ne retrouvait pas sa carte de crédit. « J’ai l’impression qu’ils vont t’engager à la plonge avec un contrat à durée indéterminée », a lancé d’un air goguenard le plus petit des deux Louis. « Il y en a pour combien ? », ai-je demandé en regardant du coin de l’œil le visage devenu rouge écarlate du plus grand des deux Louis. « 1 450 euro… », a bredouillé Franck. « Il ne manquait plus que cela ! », ai-je dit en éclatant de rire en pensant que nous avions essayé de regagner 100 euro d’essence en prenant un moyen de transport écologique. « Ne vous inquiétez pas ! Je vous rembourse, dès que je rentre chez moi… » a lancé Franck, comme un dernier SOS !

Sans un mot, le plus grand des deux Louis, un peu moins rouge écarlate que 30 secondes auparavant, a sorti la carte Americano Express Goldy des Daubasses où est inscrit en toute lettres « Les Daubasse selon Benjamin Graham ».

« Vous avez une Goldy ? », a demandé Franck l’air étonné. « En fait, Franck, tous les chiffres du portefeuille  que ce soit les montants ou le nombre d’action que nous publions chaque semaine sur notre blog sont à multiplier par 15. La société Americano Express nous a offert la carte Goldy pour récompenser la meilleure performance boursière – catégorie actions – du Monde  de l’année 2009… » « Ça t’en bouche un coin, non ? » a dit le plus petit des deux Louis. « Et vous n’en avez même pas fait la publicité ? …. » « Nous aimons tous la discrétion ! », a répondu le plus grand des deux Louis.

Il était 18h30 quand nous nous sommes quittés. Nous avons remercié Franck pour ce repas de rêve dans un cadre de rêve même si nous venions de payer l’addition. Nous avons enfin convenu, avant de démarrer, que celui qui aurait en charge Pierlouis²-Franck pour la semaine, ferait un petit rapport mail chaque soir au groupe.

(à suivre …)

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Pierre Louis² Franck Daubasse : 2 ans déjà… !!!!

Cher lecteur, cher lectrice, que le temps passe vite ! Notre petit Pierre Louis² Franck Daubasse fête déjà ses deux ans aujourd’hui et nous en sommes toujours très fiers, même si les problèmes se multiplient et confirment le dicton : petits enfants, petits problèmes, grands enfants, grands problèmes.

Nous voulons à cette occasion, vous faire partager un moment intime de cette aventure, un moment qui a suscité débats entre nous, arguments, contre-arguments, beuveries et réflexions : la rentrée scolaire de Pierre Louis² Franck.

Fidèles à nos habitudes d’anticipations, c’est dès le mois de mars que nous avons discuté de l’école maternelle que nous allions choisir pour Pierre Louis² Franck. Comme tous parents dignes de ce nom, nous rêvions évidemment d’une école qui n’existe pas et d’un instituteur, ou d’une institutrice, qui inoculerait à notre bambin aussi bien la joie de vivre, que la profondeur du savoir, qui affinerait son éducation et lui apprendrait à vivre en harmonie avec d’autres garnements du même âge. En gros vous l’aurez compris, un instituteur ou une institutrice que seuls les studios Pixar sont capables de faire vivre dans la salle obscure de notre inconscient… Du virtuel qui exige des lunettes…

C’est en fait le premier Avril que le plus petit des deux Louis s’est évertué à faire des confettis, avec notre beau film en 3D. Attablé autour de quelques blondes de Leffe, dans un bistrot du cimetière d’Ixelles et occupé à bavarder sur l’impérieuse importance du sans concession dans la gestion de patrimoine. Ce sacré Louis Arimont a refroidit l’ambiance bon enfant de la réunion mensuelle en piétinant, d’une petite phrase, les lunettes qui nous empêchaient de regarder l’idiotie du réel dans le blanc des yeux : « dans quelle école inscrivons-nous Pierre Louis² Franck, en septembre prochain ? », a-t-il lancé.

 

Pour tenter de détendre l’atmosphère, le plus grand des deux Louis a éclusé coup sur coup deux blondes de Leffe, avant de déclarer que ce type de débat était ingérable au niveau réflexion avec des blondes. Les brunes, selon lui, s’imposaient. J’ai donc commandé 12 brunes de Leffe, pour ne pas déranger la serveuse à tout bout de champ. Ce qui m’a valu une réflexion en cœur des Louis, sur le fait que je ne semblais pas trop apprécier les rousses aux formes généreuses. Je n’ai pas relevé pour ne pas faire déraper dans de la grivoiserie « low cost » un débat qui s’annonçait ardu.

J’ai aussitôt lancé la première idée, en expliquant que je voulais à la fois une école qui proposait un enseignement pointu mais posé dans un cadre où l’environnement social était apte à créer une expérience de vie riche et variée. Le plus grand des Louis a de suite répliqué que cela lui semblait antinomique. Quand le plus petit des Louis m’a demandé s’il ne serait pas plus opportun de se concentrer sur l’enseignement uniquement, j’ai compris que ma première idée n’était pas aussi brillante que je ne le pensais. Ce qui ne m’a pas empêché de continuer à la défendre.

Le plus grand des Louis a enchaîné, en expliquant qu’il fallait trouver une école qui n’ait pas peur d’enseigner les langues étrangères aux enfants en bas-âge. Cela me semble normal et entre dans ce que je voulais sous-entendre avec mon « enseignement pointu », « nous sommes en phase ! », ai-je ajouté. « On oublie donc le cadre ! », a ajouté le plus petit des deux Louis. « Si vous voulez, mais je pensais qu’un cadre varié permettait aussi de sortir des sentiers battus des grandes langues internationales comme l’anglais ou l’espagnol. Apprendre le Turc, le Vietnamien ou le Luxembourgeois, en mangeant son « dix heures » ou en jouant au chat, à la récré, ne me semble pas dénué de sens ».

Le plus petit des deux Louis est revenu à la charge avec son idée de nous concentrer sur la qualité de l’enseignement, avant de se pencher sur la périphérie qu’est la cour de récré, où m’a-t-il dit, « on risque plus d’apprendre insultes, gros mots et autre langage SMS que des chose sérieuses, en jouant à la marelle ou en se tirant la langue ». Avant de laisser tomber, j’ai répliqué que si j’étais pédagogue, c’est par les gros mots que je commencerais à apprendre une langue étrangère, car cela amuse vraiment les enfants plus que le début qui est toujours :

–         « Je m’appelle Piet. Bonjour. Et toi tu t’appelles comment ?

–          Moi, je m’appelle Kurt. J’ai 5 ans. J’aime bien aller à l’école en Bus.

–          Moi c’est mon père qui me conduit à l’école dans sa belle voiture noire, une Mercedes SLK…

–         Tu en a de la chance. Mes parents, ils roulent en Micra… »

« OK », les gars ai-je dit, on se concentre d’abord sur l’enseignement.

« Je voudrais aussi, a dit le plus petit des deux Louis, qu’il y ait des leçons de gestions, de commerce et d’économie ». « Tu ne penses pas que c’est  un peu trop ardu pour notre jeune tête blonde », a demandé le plus grand des deux Louis au plus petit des deux Louis. « J’ai toujours eu une préférence pour les têtes bien pleines et plus on commence à les remplir tôt, plus il y a de chance qu’elles se remplissent réellement….. !!! Je charrie un peu, ne faites pas cette tête ! », a dit le plus petit des deux Louis, en voyant nos tête s’allonger, « je voulais parler des premières notions et adaptées à l’âge de notre chérubin ». « Tu nous rassures » ai-je dit…..

Je vous épargne, cher lecteur, la suite et la fin de ce dialogue, qui nous éloignait chaque seconde un peu plus des images de synthèses flamboyantes et des dialogues Flashs, des productions Disney. Evidement, la deuxième douzaine de brunes de Leffe a fini par rendre encore plus erratique ce dialogue, d’une conformité qui me faisait de plus en plus mal aux oreilles.

En marchant vers nos voitures respectives garées devant le cimetière d’Ixelles, je n’ai pas pu m’empêcher de dire aux deux Louis titubants, que j’avais l’impression que nous jouions dans ce navet cinématographique qui avait pour nom : « Trois hommes et un couffin », où trois manchots du ciboulot faisaient semblant de ne pas savoir s’occuper d’un bébé, ce qui n’avait jamais été notre cas, jusqu’à présent… Ils m’ont répondu par un hoquet mat qui semblait ne pas avoir réussi à émerger du paquet de mousse qui tapissait leur estomac.

Pendant plusieurs semaines, voire deux mois, les échanges sur le sujet sont restés aussi arides que le désert de Gobi… Le plus grand des deux Louis a juste proposé un covoiturage… qui ne nous a pas enthousiasmé outre mesure vu les distances qui nous séparaient ! D’autant plus que la question principale était loin d’être réglée.

C’est en fait, fin juillet, que la question a refait surface et devinez où ? A Amsterdam, au bar Emmanuelle, 40 quai des « Vis » lors de la beuverie démentielle qui nous a permis de fêter l’arrivée du quatrième membre de l’équipe, à savoir notre ami Franck.

Imbibés de pinte, de gin et de vodka, la question n’a pas été creusée, bien que Franck, sur le coup, ait parlé de mosaïques romaines et de gladiateurs étrusques, si je me souviens bien… « C’est comme un poème et c’était gravé  sur la plaque funéraire de la tombe du gladiateur », nous avait-il dit avant de psalmodier, mort de rire : « Actius le Mirmillon, 30 combats, 25 victoires, 4 fois graciés, âgé de 31 ans, repose ici. Que la terre lui soit légère. A celui d’entre vous qui a demandé ma mort, que les dieux fassent de lui aussi et pour toujours un vivant et un mort !« .

Aucun d’entre-nous n’avait compris le fond de la pensée de Franck, mais sur le coup, je me suis dit que nous laissions peut-être définitivement dernière nous nos rôles de barjots et du couffin.

Quelques jours plus tard, lors de la réunion mensuelle qui s’est déroulée pour la première fois à quatre dans un pub anglais d’Ostende, Franck a précisé sa pensée sur la rentrée des classes de Pierre Louis² Franck. Nous avions juste pris place autour de la table et pas encore passé commande, que Franck nous  expliquait déjà avec conviction, qu’il pensait que l’investissement était un combat quotidien et que pour apprendre à gagner ce combat, il fallait se doter de points de vue multiples. « Nous sommes désormais 4, je propose donc d’inscrire notre Pierre Louis² Franck, dans 4 écoles différentes. Chacun choisit une école de son choix près de son domicile. Et Pierre Louis² Franck changera toutes les semaines ! C’est pour moi la seule manière de se doter d’un point de vue multiple, en se concentrant sur des critères communs. Langue étrangère, cours de commerce, gestion, économie politique, finance… Multitudes de copains, 4 instits et des voyages, en veux-tu en voilà ! ».

Les deux Louis et moi-même sommes restés scotchés quelques secondes, par la proposition percutante de Franck. « Excellent Franck ! » a lancé le plus grand des deux Louis. « Prodigieux Franck ! » a surenchéri le plus petit des deux Louis. « C’était simple et nous n’y avions pas pensé… », ai-je conclu.

Nous avons ensuite passé commande : deux scotchs pour les deux Louis, une Guiness pour moi et une margarita pour Franck. La serveuse, une grande brune aux cheveux courts et aux yeux clairs ultra tatouée sur les deux avant-bras, a jeté en direction de Franck, un regard sombre. Franck nous a demandé pourquoi elle le regardait de cette manière. Nous avons tous ironisé sur le fait que la serveuse ne trouvait peut-être pas assez viril la margarita, voire qu’elle était peut-être nationaliste et considérait la margarita comme une boisson qui n’avait rien à faire dans un pub anglais.

Le plus petit des deux Louis a ensuite demandé comment nous nous organisions au niveau des écoles  pour Pierre Louis² Franck. « Avant d’entrer dans le vif du sujet, ai-je dit, ne faudrait-il pas que je choisisse, en plus de l’école en Roumanie, une école de réserve en Belgique ? ». J’ai surtout pensé au fait que Pierre Louis² Franck pourrait être à un moment ou à un autre fatigué par ces changements hebdomadaires et que lui imposer un trajet en avion ne serait peut-être pas la meilleur idée, sans parler de l’hiver.

Les deux Louis et Franck sont tombés d’accord sur le fait que cette école de réserve en Belgique s’imposait.

« Je propose que l’on se donne rendez-vous à Paris dans 15 jours au « Pré Catelan » », a dit Franck. « Je vous invite tous à déjeuner. Chacun exposera aux autres les caractéristiques de l’école qu’il aura trouvée, programme, cadre et logistique. » « Qu’entends-tu par logistique ? », a demandé le plus grand des deux Louis. Tout ce qui a trait au transport, au menu de la cantine et aux activités extra scolaires. Nous sommes tombés tous d’accord sur la proposition de Franck, d’autant plus qu’il nous invitait dans un restaurant gastronomique trois étoiles.

Nous avons ensuite éclusé quelques bières supplémentaires en bavardant sur les opportunités présentes dans notre « Watching list ». Ce n’est qu’à la quatrième tournée que Franck est parvenu à arracher un joli sourire à la serveuse en commandant une Pale Ale.

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(à suivre…)

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Et si nous étions sous-marinier ?

Un sous-marinier est un membre d’équipage d’un sous-marin. Généralement les missions en sous-marin durent plusieurs mois. Et si nous étions sous-marinier, loin de toutes les préoccupations matérielles et intellectuelles des investisseurs restés à terre, aurions-nous une autre approche de l’investissement en actions et plus particulièrement en Daubasses ?

Par exemple, nous pensons que si Philip Fisher – le célèbre investisseur auteur du best seller Actions ordinaires et profits extraordinaires avait été officier dans la marine et avait effectué de longues missions sans jamais pouvoir intervenir sur les marchés pendant ce temps, sa performance historique aurait été peu ou prou similaire à celle que nous lui connaissons. La raison est simple : il est un des adeptes de la technique d’investissement « buy ans hold », littéralement en français : acheter et garder. En effet, sa confiance dans les titres qu’il achète est telle (barrière contre la concurrence, croissance rentable, finances saines, …) qu’il achète souvent, comme il dit, « à vie ».

Qu’en serait-il pour un investisseur en Daubasses ?

Comme nous l’expliquions dans un précédent article, investir en Daubasses nécessite un suivi particulier car deux événements majeurs peuvent nécessiter une intervention rapide de vente :

1)      Tout d’abord, imaginons, cher lecteur, que nous décidions d’acheter une belle Daubasse avec une magnifique décote sur son actif net-net. Son cours stagne pendant des mois. A priori, ce n’est pas forcément un signe d’achat ou de vente. En fait, nous surveillons sans cesse les publications financières de la société pour vérifier que des lourdes pertes ne sont pas venues tout à coup réduire toute marge de sécurité ! Si un titre dont le cours stagne mais dont les fondamentaux s’écroulent en un trimestre, cela signifie que le risque pour l’actionnaire s’est incroyablement accru. Le marché continue en fait à valoriser au même niveau une entreprise dont les actifs collatéraux  se sont dégradés : il n’existe plus de marge de sécurité. Dans ce cas précis, nous n’hésitons pas une minute à jeter la Daubasse à la poubelle, quitte à acter une moins-value… avant que le cours ne plonge dans les abysses des marchés.

2)      Le second moment où nous devons être réactifs est lors de l’envolé de la Daubasse : monsieur le Marché s’est soudainement rendu compte de la sous-valorisation excessive de notre Daubasse et maintenant tout le monde se l’arrache. Le titre s’envole. Les volumes atteignent des niveaux jamais atteints et des news tombent en trombe sur Reuters. Une fois la Valeur d’Actif Net Tangible (VANT) par action atteinte, nous avons atteint notre seuil de vente. A ce niveau de valorisation, nous n’avons plus aucun actif en contrepartie. Notre approche patrimoniale nous suggère donc la plus grande prudence et nous vendons. Le marché peut en effet se rendre rapidement compte que valoriser, même une Daubasse, plusieurs fois sa valeur d’actif net n’a que peu de sens. Et le soufflé de cette exagération peut alors retomber aussi soudainement qu’il est monté.

Si pendant l’une de ces deux phases nous étions, cher lecteur, en train de manœuvrer à 20 000 lieux sous les mers entre l’archipel nippon et Hawaï, nul doute que nous n’aurions pu réaliser ces ventes. Cela signifie que nous aurions non seulement manqué une belle plus-value lorsque le marché aurait porté aux nues notre Daubasse mais que nous prendrions également le risque de conserver en portefeuille des anciennes Daubasses qui peuvent couler à tout moment suite à leurs derniers résultats désastreux. Ce qui serait dommageable… même pour un sous-marinier.

Heureusement, pour leur éviter ces mauvaises surprises, nous veillons au grain. Nous ne tremblons pas et vendons les titres de notre portefeuille avec une moins-value (lorsque la structure financière de l’entreprise s’est trop dégradée) ou une énorme plus-value (lorsque le marché valorise le titre bien au-delà de la valeur d’actif net tangible. En conclusion, comme nos abonnés ont pu le constater – car nous les tenons informés de chaque mouvement au sein de notre portefeuille – nous sommes particulièrement vigilants aux humeurs de monsieur le Marché. Que ce soit pour vendre ou pour acheter. Les périodes d’ouverture de la chasse à la Daubasse sont souvent courtes. Nous scrutons donc le marché en permanence, toujours prêts à saisir l’opportunité !

Nous souhaitons vous rassurer, cher lecteur et cher abonné, que nous n’envisageons pas de nous engager dans la marine !

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Portefeuille au 19 novembre 2010 : 1 an et 360 jours

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  • Portefeuille : 82.508,33 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 410,40%
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  • Rendement Annualisé : 151,90%
  • Rendement 2010 : 29,66%
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  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 79,71%
  • % Frais Annualisé : 2,08%
  • Effet Devise Total : -0,73%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : 22.982,99 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 40,50%
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  • Rendement Annualisé : 21,25%
  • Rendement 2010 : 11,63%
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  • Rendement 2009 : 29,82%
* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel


Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

Question des lecteurs : Votre portefeuille vient de connaître cinq mois de sous performance. Ca doit vous foutre les boules non ?

Cette question nous est souvent posée ces derniers temps par bon nombre d’entre vous.

Nous allons tenter d’y répondre, cher lecteur, par une autre question : que pensez-vous d’un fonds qui, depuis sa création il y a 12 ans, présente un écart type annuel presque deux fois plus élevé que celui de son indice de référence et qui, surtout, a sous performé son indice de référence une année sur deux ?

Pas grand-chose de bien probablement …

Nous allons à présent vous présenter un petit tableau comparatif des performances de ce fonds « mystère » et celle du S&P 500 dividendes inclus.

Années S&P 500 fonds mystère
1998 28,58% 3,50%
1999 21,04% 8,50%
2000 -9,10% 53,80%
2001 -11,89% 47,60%
2002 -22,10% -17,70%
2003 28,68% 66,40%
2004 10,88% 12,20%
2005 4,91% 25,30%
2006 15,79% 14,90%
2007 5,49% 79,40%
2008 -37% -48,20%
2009 26,46% 10,40%
30/09/2010 5,99% -4,90%

 

En réalité, ce fonds, c’est le CGM Focus, géré par l’excellent Kenneth Heebner.  Ce fonds a procuré à ses détenteurs, depuis début 1998 une rentabilité de plus  de 450 % alors que dans le même temps, le S&P 500, dividendes inclus, générait un rendement de 50 % ! 

Certes, les unités de temps ne sont pas identiques mais nous constatons que, tout comme CGM Focus, nous avons sous performé notre indice de référence (le tracker MSCI World dividendes inclus) 6 mois sur 10 au cours de cette année … mais ces sous performances périodiques ne nous ont pas empêché de surperformer globalement en 2010 ce même indice d’une vingtaine de pourcents.

Comparaison n’est pas raison mais cet exemple nous semble assez percutant sur la manière dont nous envisageons l’investissement en actions : ce qui compte, c’est le rendement final obtenu à notre horizon d’investissement et nous souhaitons effectivement, comme tout investisseur rationnel, qu’il soit le plus élevé possible.

Que pour y parvenir nous devions supporter une volatilité élevée ou même de longues périodes de sous performances nous importe peu : la conviction que nous avons en notre approche est bien plus importante et nous estimons toujours que sur une longue période, nous continuerons à surperformer Mr Market.

Le CGM Focus présente actuellement un en-cours de 2,7 millards de dollars et Ken Heebner parvient à assumer parfaitement le terrible impératif institutionnel auquel il doit être soumis par les multiples détenteurs de parts lors de ces nombreuses années de sous performance. Pourquoi, dans ce cas, les joyeux boursicoteurs que nous sommes devraient, pour leurs menues économies personnelles, « avoir les boules » pour quelques mois de moindre rendement ?

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Portefeuille au 12 Novembre 2010 : 1 an et 353 jours

Cliquez sur les tableaux pour les agrandir
  • Portefeuille : 83.168,83 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 414,49%
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  • Rendement Annualisé : 153,04%
  • Rendement 2010 : 30,69%
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  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 79,19%
  • % Frais Annualisé : 2,06%
  • Effet Devise Total : -0,81%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : 22.965,28 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 40,39%
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  • Rendement Annualisé : 21,20%
  • Rendement 2010 : 11,55%
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  • Rendement 2009 : 29,82%
* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel


Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

Le temps des cerises

Acheter des net-nets ou des VANE, c’est rentable. Du moins, l’expérience avec notre portefeuille nous permet de croire que c’est une approche dans la valeur « qui fonctionne ».

Si, cher lecteur, vous avez la chance de faire partie de nos abonnés, vous avez pu lire dans nos dernières analyses, disponibles dans la zone Premium que nous avons dernièrement acheté un bon nombre de Daubasses qui ont un petit quelque chose en plus, qui peut apporter un avantage indéniable pour notre investissement. Ce petit plus, c’est ce que nous appelons « la cerise sur le gâteau ». Et nous devons vous le confesser… nous adorons les cerises !

Acquérir une Daubasse, comme nous vous l’avions expliqué dans un précédent article, c’est obtenir un rabais sur une quantité d’actifs ou même obtenir certains actifs gratuitement ! C’est bien. Mais vous connaissez maintenant notre appétit immodéré en matière de cadeaux et autres présents que le marché peut nous offrir. Or, nous avons tendance à croire qu’un gâteau est meilleur quand il y a une cerise à son sommet… voire quand il ya plusieurs cerises !

C’est pourquoi, nous chassons désormais des Daubasses potentielles en privilégiant cette approche. Parmi les cerises que nous tentons de détecter, nous pouvons citer par exemple :

–         (1) des dépenses de recherche et développement qui représentent en moyenne annuelle sur les derniers exercices une part importante de la capitalisation boursière : 30%, 50% et parfois plus ! Dans ce cas, non seulement le marché nous offre une belle décote sur les actifs les plus liquides nets de toute dette de l’entreprise, mais également tout son savoir-faire.

–         (2) des actifs cachés. Nous pouvons trouver dans cette catégorie divers types d’actifs : des brevets, des licences, des marques, … Des actifs intangibles difficiles à valoriser. Néanmoins, ils peuvent valoir quelque chose.

–         (3) Enfin, des actifs « bien réels » qui sont clairement stipulés dans les rapports de gestion comme : des participations dans des filiales ou des sociétés cotés, des terrains et immeubles (ce sont les VANEs), des créances à long terme (prêt à une filiale ou à un tiers), …

Ce sont autant d’éléments qui apportent véritablement un potentiel de gains plus élevé qu’une Daubasse qui peut être qualifiée de classique – même si elle offre déjà une belle marge de sécurité dans sa version « sans cerise » – car un concurrent qui connait particulièrement bien le secteur d’activité de la société peut quant à lui estimer à sa juste valeur les cerises de catégorie (1) et (2) et proposer aux actionnaires de ces sociétés une belle prime sur le cours.

Pour les cerises de type (3), ce peut être un raider qui a détecté ces actifs dans le bilan de l’entreprise, une entreprise concurrente diverse ou du même secteur qui peut s’intéresser à ce type de titre. Ce qui aura pour effet de faire grimper le cours du titre jusqu’à ce que la décote se réduise ou disparaisse complètement.

Soyons clair ! Nous acquérerons toujours nos sociétés en payant moins que l’actif tangible quantifiable… mais entre deux sociétés pareillement décotées par rapport à cette valeur, vous comprendrez à présent, cher lecteur, pourquoi nous privilégierons un bel arbre fruitier…

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Portefeuille au 5 Novembre 2010 : 1 an et 346 jours

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  • Portefeuille : 82.921,91 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 412,96%
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  • Rendement Annualisé : 152,61%
  • Rendement 2010 : 30,31%
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  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 79,38%
  • % Frais Annualisé : 2,07%
  • Effet Devise Total : -3,65%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : 22.861,55 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 39,75%
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  • Rendement Annualisé : 20,89%
  • Rendement 2010 : 11,04%
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  • Rendement 2009 : 29,82%
* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel


Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création