Portefeuille au 25 Mars 2011 : 2 ans 121 jours

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  • Portefeuille : VL 565,92 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 460,13%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 180,15%
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  • Rendement Annualisé : 109,39%
  • Rendement 2011 : 3,05%
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  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 45,92%
  • % Frais Annualisé : 1,27%
  • Effet Devise Total : -3,55%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 97,12 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 44,85%
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  • Rendement Annualisé : 17,22%
  • Rendement 2011 : -3,48%
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  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

Action gratuite : qui prend-on pour un con ?

Certains gros mastodontes de la côte sont « chéris » par les actionnaires individuels car ils distribuent des dividendes depuis des années. Et ceci de façon aussi régulière qu’un métronome. Si ce dividende augmente, même dans des proportions minimes, tous les ans, l’investisseur est ravi. Pourquoi pas.

D’autres « grands » noms de la place font plus : ils offrent à leurs actionnaires des actions gratuites. Super ! Nous diriez-vous cher lecteur. Attendez… Avec la démonstration du gâteau, nous allons voir ce qu’il en est réellement. Cette semaine, c’est le spécialiste du parapétrolier Bourbon qui a sévi. Il a en effet annoncé la distribution d’une action gratuite pour 10 détenues.

Est-ce que distribuer une action gratuite crée de la valeur ?

Eh bien, cher lecteur, prenez un gâteau. Par exemple, un gâteau au chocolat (notre préféré, celui avec des cerises à son sommet). Ce gâteau c’est Bourbon, l’entreprise cotée. Dans notre rhétorique, nous allons faire l’hypothèse qu’il n’y a que deux actionnaires qui ont un nombre d’actions égal. Bien entendu, Bourbon a des milliers d’actionnaires, mais cela ne change rien à la démonstration, il suffit de multiplier le nombre de parts… Bref, les deux actionnaires, avant la distribution d’actions, possédaient chacun 10 actions. Soit un total de 10 + 10 = 20 actions. Reprenons notre gâteau au chocolat, chaque actionnaire détient donc 10 parts sur un gâteau de 20 parts.

Maintenant, Bourbon propose de distribuer une action gratuite pour 10 actions détenues. Nos deux actionnaires qui ont chacun 10 parts de gâteaux sont, a priori, ravis : ils vont désormais posséder 10 + 1 parts de gâteaux, soit 11 parts. Excellente nouvelle ! C’est là que la magie intervient. On prend un gâteau, le même gâteau de 20 parts qu’on coupe désormais en 11 + 11 parts, soit 22 parts. Les actionnaires ont certes plus de parts, mais sur le même gâteau. Ce sont simplement des parts de plus petites tailles ! Il n y a donc aucune création de valeur. Financièrement, l’opération est neutre pour l’actionnaire, la valorisation de Bourbon restant identique.

Imaginons maintenant que le management annonce des résultats un peu en deçà des attentes, que l’entreprise a un fort actionnariat individuel et qu’elle ne souhaite pas distribuer un dividende en hausse pour maintenir son niveau de trésorerie – simples hypothèses. Ce management a alors la brillante idée d’attribuer à ses actionnaires une action gratuite pour x actions détenues. Cette opération est une simple écriture comptable, elle permet de diviser un même patrimoine en un peu plus d’actions. Rien d’autre.

Et pourtant, nous pensons que ce type de comportement managérial peut avoir du sens. Suite à ce communiqué, il y aura un effet d’annonce : « cette entreprise distribue des actions gratuites », ce qui pourrait, à court terme, maintenir le niveau du cours, voir même le pousser à la hausse. Enfin, c’est une décision qui ne coûte rien à l’entreprise. Alors si elle peut faire passer la pilule de résultats moins bons qu’attendus en contentant une partie de son actionnariat par un simple jeu d’écriture, elle aurait tort de s’en priver !

Portefeuille au 18 Mars 2011: 2 ans 114 jours

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  • Portefeuille : VL 543,52 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 437,96%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 206,27%
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  • Rendement Annualisé : 108,29%
  • Rendement 2011 : -1,03%
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  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 47,99%
  • % Frais Annualisé : 1,34%
  • Effet Devise Total : -4,41%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 93,93 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 40,08%
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  • Rendement Annualisé : 15,83%
  • Rendement 2011 : -6,65%
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  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

Ecomérage : Honte !!!!!

Cette semaine,  le paroxysme de l’idiotie a été atteint partout en Europe et à tous les niveaux.  Toute l’équipe des Daubasses éprouve une honte incommensurable mêlée à une colère contenue.

Voyons d’abord ensemble ce que signifie le mot Honte. La honte est une émotion complexe. À la différence des autres émotions, elle se distingue par sa dimension sociale, secrète, narcissique, corporelle et spirituelle. La honte a des aspects positifs et négatifs. Elle est différente de la culpabilité.

La honte est une émotion mixte, c’est-à-dire un mélange d’émotions simples (peur, colère, tristesse) et de sentiments.

Les aspects positifs de la honte sont de l’ordre de l’éducation, de l’apprentissage de la vie sociale. La honte régule les relations sociales. Elle protège chacun en signalant les bonnes limites à ne pas dépasser.

En fait, « les bonnes limites à ne pas dépasser », l’ont été dans les grandes largeurs avec la catastrophe de Fukushima.

Messieurs les journalistes, nous avons éprouvé une immense honte à votre place. Traiter une catastrophe sur le modèle d’un reality show relève de la psychiatrie. Vous nous parlez sans cesse d’éthique et d’information, mais dans les faits, vous faites du Koh-Lanta intégral à longueur de JT. Avec flash spéciaux en plus et soirée informative sur la foulure de Géraldine qui a dû escalader un escarpement pour aller chercher des bananes pour l’équipe rouge.

Messieurs les débatteurs et « blablateurs » télévisuels de tout poil, nous avons éprouvé une immense honte pour vous. Sous couvert de réflexions et de prises de conscience, voire pour tenter de faire bouger les choses, vous nous avez abreuvé d’inepties en boucle avec comme principal levier :  la « Trouille ». La compassion parfois exprimée dans un studio, bien chauffé, le cul dans un moelleux fauteuil, nous a donné l’envie de vomir. Si le ridicule tuait vous seriez déjà morts.  Le sommet du sommet qu’il nous a été permis d’entendre d’un esprit bien pensant participant a un X ièm débat, c’est « qu’avec cette catastrophe, le peuple japonais, du tout virtuel était enfin redevenu humain parce qu’il devait enfin faire la queue devant les magasins pour acheter un peu de nourriture« .  On est obligé de se palper, quand on entend ce genre de tirade, pour espérer être dans un rêve à la con, bien endormi … Et quand on constate que ce n’est pas le cas, cela débouche inexorablement sur une immense tristesse.

Messieurs les politiciens, nous avons éprouvé une immense honte à votre place. Votre attitude nous a fait pensé à une famille « quart-monde » réunie autour d’une personne agonisante occupée à discuter de l’héritage copieux qu’elle va encaisser.  Avec la palme de l’indécence à ces chers écolos, verts, groen, oranges, jaunes pisseux … Qui n’aiment pas les éoliennes en mer du nord ou dans d’autres paysages mirifiques et qui, dans le même temps, en profitent pour lancer des débats nauséeux pour quelques voix de plus aux prochaines élections. Et puis les chefs d’états indignes d’une école de maternelle qui annoncent des audits sécuritaire, des arrêts, des mesures de sérieux, … alors que toute personne normalement constituée pouvaient penser que tout cela était déjà en place, bien rodé, bien huilé … et bien non, ce n’est pas le cas … On en discute sur le coup, maintenant.

Messieurs les « forumeurs » de tout poil, nous avons éprouvé une immense honte à votre place. Nous ignorions complètement qu’il y avait autant de scientifiques de haut vol sur les forums, capables de débattre fission, fusion et refroidissement et d’émettre des avis éclairés sur les plans en cours et  à venir, la fin d’un pays et autres idioties et opinions cyniques. C’est vrai que l’on ne doit normalement rien attendre de bien reluisant d’un forum mais  transformer un drame en une diahrée verbale ininterrompue pour meubler ses journées nous fait quand même nous interroger sur la santé mentale d’une grande majorité de participants. Et nous vous avouons être inquiets.

Pour terminer et en conclusion, nous laissons la parole, par l’intermédiaire de l’AFP,  à quelques anonymes qui ne sont ni dans leur salon, ni dans un studio, ni dans un parlement, ni sur un forum mais dans la ville de Tokyo, les seuls à pouvoir légitimement s’exprimer sur ce qu’ils vivent …  au nom du respect et de la décence !

 

"Sept fois à terre, huit fois debout" Proverbe japonnais

 

Calme et discipline à Tokyo alors que le monde panique… !!!!!!!

Les 35 millions d’habitants de la plus grande mégapole du monde sont préoccupés par le drame national que vit l’archipel, mais à les regarder, pas sujets à la panique.

« Peut-être que ceux qui sont les plus angoissés ne sortent plus de chez eux », sourit Asako Shibata, un sexagénaire.

« Nous n’avons jamais connu un tel tremblement de terre », souligne Mme Shibata.

Et ce Nippon de 38 ans de confier: « si vous voulez savoir si les secousses telluriques me font peur, la réponse est oui ».

Et le nuage radioactif? Faut-il le fuir à défaut de pouvoir le stopper?

« Je ne pense pas une seconde à quitter Tokyo. Je redoute le pire, mais si tout le monde part, que va devenir la ville, la vie? », interroge Hideki Mitsuya, un ouvrier d’une cinquantaine d’années, patientant à côté de son camion.

« Je ne sais pas jusqu’à quel point le gouvernement nous dit la vérité, mais dans l’immédiat, je n’ai pas d’autre choix que d’écouter les explications et consignes », renchérit Hisashi Hara, marchand de primeurs.

« Parmi les irradiés d’Hiroshima et de Nagasaki, certains ont vécu 90 ans. La centrale de Fukushima est à 250 kilomètres de Tokyo », constate avec philosophie M. Nishi.

« Ce qui me rend anxieux, c’est la différence de ton entre les médias japonais et étrangers. Au Japon, les reportages sont factuels, à l’étranger ils décrivent un scénario catastrophe: la fin du Japon », poursuit-il.

« Il y a une part culturelle dans notre attitude, peut-être une influence de croyances bouddhistes: les catastrophes naturelles sont des problèmes que l’on ne peut résoudre, c’est le destin », ajoute Mme Shibata.

La panique est un phénomène contagieux qui résulte de l’égoïsme, du sauve-qui-peut, « il faut au contraire que nous soyons solidaires », résume M. Matsuya, qui met un point d’honneur à respecter les consignes du gouvernement demandant à chacun de faire des économies d’électricité puisque la centrale de Fukushima ne peut plus en fournir.

 

Ce n’est pas la création de valeur pour les actionnaires qui enrichit les actionnaires …

C’est ce que nous allons tenter de vous démontrer grâce à une étude d’Eugène Fama et Kenneth French sur laquelle nous sommes tombés au hasard de nos pérégrinations sur le web   

« Quoi ! Vous, les chantres de l’investissement dans la valeur, vous allez vous baser sur une étude rédigée par l’un des pères de la théorie sur l’efficience des marchés ? »

Nous comprenons votre étonnement, ami lecteur, mais vous allez voir qu’il n’est pas question pour nous de « virer notre cuti » sur ce point.  D’ailleurs, Eugène considère que les marchés sont correctement évalués si les opérateurs interprètent avec justesse les informations qu’ils ont à leur disposition. Les différentes crises « d’euphorie-dépression » dont Mr Market  nous gratifie sont là pour nous démontrer que le raisonnement de ces opérateurs n’est que rarement correct et l’efficience peut-être pas aussi présente que certains semblent le penser.  Mais revenons à cette fameuse étude.

Nos deux compères partent du postulat que le rendement généré par une action est composé de trois facteurs :

         le dividende distribué

         la croissance de sa valeur d’actif net

         la croissance du ratio cours/valeur d’actif net

L’équipe des Daubasses ne peut que marquer son accord avec ce postulat. Notez tout de même qu’un désaccord de notre  part n’aurait certainement pas procuré des crises d’angoisse à ces deux illustres universitaires.

Eugène et Kenneth ont ensuite étudié le comportement de 6 types de portefeuilles dans lesquels ils ont regroupé 6 types de sociétés :

         les small cap value

         les small cap growth

         les small cap neutres

         les  big cap value

         les big cap growth

         les big cap neutres

Les “value” sont les sociétés cotant à un faible “price to book” et les « growth » sont les sociétés cotant à un haut « price to book ». 

Des « small cap cotant à un faible price to book » ? Cela ne correspond-t-il pas à  vos chères daubasses ?

Si nous schématisons, on peut considérer, cher lecteur, que c’est effectivement la catégorie de sociétés dans laquelle nous investissons habituellement pour notre portefeuille.

L’étude porte sur la période 1963 – 2003.

1ere phase de l’étude : quel est le rendement procuré si on ne considère que les dividendes en faisant abstraction des deux autres facteurs ?

Nous remarquons que sur ce plan, les portefeuilles « growth » sous performent nettement les portefeuilles « value » : les « small growth » et « big growth » génèrent un rendement sur dividende nettement inférieur à la moyenne du marché alors  que les «big  value » le surperforment allègrement.  Les « small value » restent, quant à elles, légèrement en deçà de la moyenne générale.

2e phase de l’étude : quel est le rendement procuré si on ne considère que la croissance des fonds propres en faisant abstraction des deux autres facteurs ?

Les « small growth » surperforment largement le marché et les autre types d’actions. Et nous constatons aussi que sur la durée, les « small value » voient leur fonds propres DIMINUER . Des vraies daubasses quoi !

Et lorsqu’on cumule les facteurs 1 et 2, ce n’est guère plus brillant pour nos « daubasses » : comme vous pouvez le constater dans le 3e tableau ci-dessous,  le segment « croissance » surperforme largement les autres catégories alors que notre segment de prédilection, les « small value », génère un rendement à peine positif et, en tout cas, inférieur à l’inflation. 

 3e phase de l’étude : quel est le rendement procuré si on ne considère que la croissance du ratio « price to book » en faisant abstraction des deux autres facteurs ?

Et c’est ici que survient LA révélation !  La variation du ratio est proche de 0 pour la moyenne du marché, ce qui semble assez logique finalement.  Par contre, nos « daubasses » voient, en moyenne, leur ratio cours/valeur comptable augmenter de 16,19 % caracolant loin devant tous leurs confrères et notamment les « growth » dont le ratio price-to-book a tendance à diminuer sur la durée.

 

Conclusions

Lorsque l’on cumule le rendement procuré par ces trois facteurs, nous pouvons constater que, sur la durée, ce sont bel et bien les « daubasses small cap à faible ratio cours/fonds propres » qui génèrent le meilleur rendement et la catégorie des sociétés à haut ratio « cours/fonds propres » qui sous performent le marché.

Nous pensons que ceci remet en lumière, une fois de plus, le trop peu de cas que fait la majorité des investisseurs de la capacité de rattrapage d’une sous évaluation par le marché.

Le découpage de la performance en 3 étapes comme l’ont réalisé Farma et French permet de se rendre compte de deux choses :

         Sur base des facteurs 1 et 2 qui sont strictement économiques, les sociétés de croissance,  et singulièrement les small cap, génèrent bien plus de valeur pour les actionnaires que tous les autres types d’investissement

         Par contre, l’étude nous démontre aussi toute l’importance à accorder au prix payé : malgré leur surperformance économique, les actions payées trop chers par rapport à la valeur de leurs actifs fourniront un rendement final aux actionnaires bien inférieures aux sociétés moins performantes mais pour lesquelles on a acquis les actifs à un prix défiant toute concurrence.  Ainsi, 100 dollars investis sur des big cap cotant à plusieurs multiples de leur fonds propres sont devenus, sur la période de 40 ans sous revue, 3 827,45 dollars. Mais les mêmes 100 dollars investis sur des « mini sociétés » acquises à un prix significativement attrayant par rapport à leurs fonds propres sont devenus … 48 011,54 dollars, soit 12,5 fois plus !

 

Portefeuille au 11 Mars 2011 : 2 ans 107 jours

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  • Portefeuille : VL 566.69 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 460,90%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 197,41%
  • .
  • Rendement Annualisé : 112,12%
  • Rendement 2011 : 3,19%
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  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 45,91%
  • % Frais Annualisé : 1,28%
  • Effet Devise Total : -2,51%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 97,43 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 45,31%
  • .
  • Rendement Annualisé : 17,70%
  • Rendement 2011 : -3,17%
  • .
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

Ecomérage : Quota de Femmes ?!?!

Revenons sur la journée de la femme. L’idée de certaines députées européennes d’imposer des quotas de femmes dans les conseils d’administration des entreprises est réitéré.  On peut, par exemple, lire dans la presse que « d’ici janvier 2017, les conseils d’administration des entreprises de plus de 500 salariés devront être composés à 40% de femmes. »  Pourquoi pas 28 % de myopes et 13 % d’obèses tant qu’on y est …

Soyons clairs d’emblée : le groupe des Daubasses en tant qu’actionnaire de sociétés cotées est partisan de la meilleure gestion possible. Et si cette meilleure gestion est menée par une femme, nous n’y voyons rien à redire, bien au contraire : nous sommes tous heureux. Comme nous sommes également heureux quand des femmes politiques proposent des politiques de bon sens basées sur la réalité et le long terme …

 

Ce qui nous a heurté dans le discours des députées européennes, c’est le mot « quota ». Nous pensions que c’était réservé aux produits alimentaires : quotas laitiers, quotas de pêche, quotas de dindes, quotas de femmes, … En fait à partir du moment où l’on n’emploie jamais le mot « quotas » pour les hommes, nous ne voyons pas pourquoi il faudrait l’employer pour les femmes.

Ensuite, sur cette idée d’imposer un nombre de femmes dans les conseils d’administration. Pourquoi limiter l’obligation à 40% et uniquement aux entreprises de plus de 500 salariés ? Nous pensons que c’est un non sens. Il ne devrait pas y avoir de limite ni en terme de taille d’entreprise ni en terme de pourcentage.

Nous pensons aussi que, si d’ici 2017 ou une autre date, toutes les entreprises mettent en application le quota de 40% de femmes au sein de leurs conseils d’administration, le problème ne sera pas fondamentalement réglé. Et ce problème qui ne tient à aucun quota, c’est de promouvoir un maximum de personnes compétentes à la tête d’une entreprise…  Et si ce conseil d’administration est composé de 80% de femmes, où est le problème ?

Nous craignons donc qu’en imposant un « quota », le but de cette revendication ne soit faussé. En façade tout le monde sera content mais dans l’arrière boutique, rien n’aura finalement changé. On élira des femmes pour se conformer à la loi mais sans leur laisser un réel pouvoir de décision ou on élira des femmes sans réelles compétences.

Nous vous avons déjà parlé de la gouvernance d’entreprise et ce serait plutôt à ce niveau qu’il faudrait que nos chers politiques planchent pour pouvoir permettre aux compétences de s’affirmer, de gravir la hiérarchie et de s’imposer à la direction des entreprises ou de s’imposer dans les conseils d’administration.

En imposant un quota de femme, nous imaginons que c’est plutôt vers une égalité d’incompétence que se dirigent les femmes. Nous espérons bien que ce n’est pas le but recherché. En tout cas, pour les actionnaires que nous sommes, une femme ou un homme incompétent, c’est exactement ce qu’il faut vilipender.

Voyons pour conclure quelques petits exemples.

Rappelons-nous de l’affaire Martha Steewart qui a été condamnée à 5 mois de prisons et 5 mois de résidence surveillée pour délit d’initié, parce qu’elle avait empoché 70 millions de dollars en vendant ses actions Imclone la veille de leur chute.

Voyons le cas d’Irene Rosenfeld, la CEO de Kraft Food qui achète Cardbury à prix fort … ce qui fait dire à Waren Buffett en tant qu’actionnaire que ce n’est pas une bonne décision d’investissement.

D’après l’Express, les 16 femmes à la têtes des multinationales américaines seraient payée 43% de plus que les hommes.  Ceci n’est absolument pas un problème pour nous… sauf que, en tête de ce classement, nous retrouvons Carol Bartz, CEO de Yahoo, dont le salaire est de 47 millions de dollars ! Est-ce que madame Bartz est parvenue ou parviendra à enrayer les pertes de parts de marché de la société Yahoo et à relancer la machines ? C’est la véritable question que doit se poser tout actionnaire de Yahoo.

Carly Fiorina, P-DG de Hewlett-Packard, a présenté sa démission le 9 février au conseil d’administration du constructeur américain. Une décision provoquée par des divergences stratégiques. «Celles-ci proviennent de la manière dont Carly a amorcé la transformation de HP. Elle l’a fait de manière remarquable et a mené avec brio la fusion avec Compaq. Mais pour l’avenir, nous pensons que nous avons besoin d’un P-DG plus impliqué dans l’exécution opérationnelle», a expliqué Patricia Dunn, présidente de HP, lors d’une conférence téléphonique. Voilà ce que nous appelons une décision rationnelle : le choix de la meilleure direction possible pour intégrer Compaq, puis d’une autre pour gérer les opérations. Que ce dirigeant soit un homme ou une femme n’est vraiment qu’accessoire pour les actionnaires d’HP.

Un autre cas nous vient à l’esprit : celui d’Anne Mulcahy qui a sauvé Xérox de la faillite à la fin de la bulle internet, malgré tout le sceptissisme qui avait accueilli sa nomination.

Et en politique, Margaret Tatcher surnommée par certains la Dame de Fer, a été critiquée, voire vilipendée par l’Europe socialiste… parce qu’elle avait une vision libérale ou parce qu’elle était une femme ?

Plus proche, Angela Merkel, dont deux membres des daubasses sont fans, ne fait pas l’unanimité ces derniers temps en ne voulant mettre la main au portefeuille pour soutenir les « cigales » des pays Européens qu’à certaines conditions.

Ce qui nous fait finalement conclure que travailler le cadre pour promouvoir les compétences de toutes les femmes est une chose indéniablement positive et bonne pour toute la société à tous les niveaux. Mais travailler le cadre signifie travailler de l’intérieur sur des lois intelligentes ou favoriser des comportements de bon sens. Et en aucun cas du ravalement de façade, ou du « quota » en trompe-l’oeil comme le proposent à longeur d’années et tous azimuts nos « élites » majoritairement adeptes du « politiquement correct » là où il faudrait du « rationellement juste ».

 

Le tableau des flux de trésorerie et la valeur des immobilisations corporelles

La semaine dernière, nous vous avions expliqué, cher lecteur, toute l’utilité du tableau des flux de trésorerie pour tenter de mesurer la juste valeur des postes de l’actif courant.

Mais il y a mieux ! En effet, cet outil nous semble aussi tout aussi utile, si pas plus, pour déterminer si les immobilisations corporelles sont bien inscrites  à leur juste valeur. 

En effet, certaines immobilisations conservent de la valeur sur une assez longue période (comme un bâtiment ou un terrain).  D’autres en perdent assez vite (par exemple : du matériel informatique). 

Il se pose alors une question : comment savoir si la valeur reprise dans les comptes pour ces immobilisations correspond bien au prix que l’on en obtiendrait si on les réalisait immédiatement ? Continuer la lecture de Le tableau des flux de trésorerie et la valeur des immobilisations corporelles

Ecomérages : les tribulations d’un Français à Bruxelles …

C’est l’histoire d’un mec qui vit à Paris, parisien d’adoption, qui se rend à Bruxelles rencontrer ses trois associés belges. Parce que c’est vrai, il les connait depuis des mois, voire des années pour certains, travaillent avec eux mais ne les a jamais rencontré physiquement !

Direction Gare du Nord pour prendre le Thalys. Paris-Bruxelles : 2 heures. C’est étonnant comme c’est près… Les parisiens qui me lisent et qui mettent tous les matins plus d’une heure pour aller travailler pourraient tout aussi bien venir de Belgique… Bref, je me rends donc dans la capitale de nos voisins francophones. Quelle surprise, la ville lumière, la première ville de Belgique est une véritable capitale internationale ! Tout est indiqué en belge, heu français… , et en charabia. Il paraît que c’est du flamand. Intriguant tout ça, je me demande si les gens comprennent mon dialecte parisien. Parlent-ils également la langue de Molière ?

Le guichetier auquel je m’adresse pour le ticket de métro me rassure : on parle bien quelque chose qui se rapproche du français. Un espèce de français ancien. Comme si quelqu’un du Doubs avait passé ses vacances en Suisse… les roulements de « rrrrr » en plus. Sympa, malgré le froid et le rapide trajet, le parisien est bien dépaysé. Le sourire aux lèvres, il attend avec impatience d’entendre un « une fois » et une petite histoire belge. Les minutes avançant, la hâte de rencontrer ses acolytes se fait pressante.

Une remarque importante pour nos lecteurs francophones de France. Même si la Belgique est aussi vaste qu’une région française, il faut savoir que le belge est fier de ses origines et qu’il ne faut pas confondre Bruxelles et les autres régions et les considérer comme partie intégrante de la banlieue bruxelloise. Il y a bien des disparités entre toutes les régions. Quelques précisions : Bruxelles est francophone, mais le flamand y est aussi une langue officielle. Pour la petite anecdote, historiquement, d’après ce que j’ai compris, la ville est flamande, et petit à petit, les (vilains) francophones sont venus coloniser la ville et ont imposé leur langue. Alors pour se protéger de cette tache d’huile franco-belge, les flamandphones ont imposé le flamand comme langue officielle tout autour de Bruxelles. Ce qui fait que d’usage tout le monde parle français dans les communes autour de Bruxelles, mais que toute démarche administrative doit être effectuée en flamand. Sinon, votre interlocuteur n’est pas censé vous répondre. Bon, ok, pour nous ça paraît compliqué, mais en Belgique c’est un jeu important, les gens se battent pour ça. Il y a même des luttes pour se protéger les uns des autres. Attention, ce grand pays de 10 millions d’habitants risque même la scission entre flamands et wallons. C’est une véritable guerre qui se mène aujourd’hui pour reconquérir le royaume. Un séisme international se joue là, aux portes de la France.

Wahou, ça fait peur ! J’ai écouté mes amis belges me raconter tout ça… même si en fait je ne comprenais pas très bien les enjeux et comment économiquement, culturellement, si le pays connait une division, deux Etats peuplés de 5 millions d’habitants vont pouvoir exister. Bon, ok, c’est vrai qu’aujourd’hui il n’y a pas de gouvernement et que les belges ont menacé le monde de ne plus se raser jusqu’à nouvel ordre si un gouvernement ne se forme pas rapidement. A l’heure qu’il est, le roi des belges ne doit pas faire son malin. Ha oui, parce que je ne vous ai pas dit : les belges ont un roi. Ils ont les moyens, eux ! Je ne sais plus à quoi il sert, je crois que c’est le roi de la blague ou quelque chose comme ça…

Au-delà de Bruxelles, il y a donc la province avec de grandes villes comme Charleroi. Apparemment une ville intéressante d’un point de vue politique… Pas sûr d’avoir tout compris, Pierre vous expliquerait mieux que moi. Il y a aussi une région (ne rigolez pas, les belges appellent « ça » des régions), proche du Luxembourg qui est une ancienne région luxembourgeoise aujourd’hui annexée à la Belgique. C’est là que les découvertes linguistiques et phoniques sont les plus intéressantes. Autant un parisien comprend le presque-bruxellois-qui-est-censé-parlé-flamand, plus on s’éloigne de Bruxelles, plus la francophonie des autochtones devient un exercice d’écoute et de concentration. Poétique et folklorique, certes, mais peu évident pour échanger. Rassurez-vous cher lecteur, c’est aussi dans ces coins reculés de la Belgique, que sont conçus les meilleures bières d’Abbaye, ceci expliquant peut être cela…

 

 

Après cette mise en bouche linguistique et politique sur la Belgique partagée autour d’un repas, mes amis me proposent une visite rapide des lieux incontournables de la capitale pour un touriste. Le français que je suis, issu de Paris, a en tête la Tour Eiffel, Notre-Dame, l’opéra Garnier, les Champs Elysées comme références. Je suis ravi. Mes associés belges m’invitent à aller à la rencontre d’une célébrité belge : Michaël Pisse, qui signifie le-petit-homme-qui-fait-pipi en vieux bruxellois. Alors pour vous la faire courte, c’est un enfant qui a sauvé Bruxelles des flammes en urinant sur un début d’incendie au XVIIème siècle. C’est devenu une célébrité là-bas. On lui a donc consacré une statue-fontaine d’au moins… 75 cm qui est déguisée pour diverses occasions. Dommage, lors des périodes de noël, nous n’avons pas eu la chance de le voir avec son costume de Père Noël. Il paraît qu’il met aussi l’apparat de Spirou, le célèbre groom, lors de son anniversaire. Un incontournable. Nous ne sommes pas arrêtés en si bon chemin. Mes acolytes m’ont amené au fin fond d’un rue lugubre, où ces malins de bruxellois ont édifié une statue de la soit-disante copine de Michael : Janette Pisse. Un autre monument de standing pour réguler l’afflux touristique de la capitale européenne. Je ne me souviens plus si elle aussi urinait…

Toutes ces découvertes nous ont donné soif et nous avons donc terminé la journée à goûter la bière du pays. Rafraichissante mais tonique, il ne faut pas en abuser ! Autour de ses mousses, un peu « pinté », ce n’est finalement pas le français qui a le plus rigolé.

« Les gars, il faut trouver plus de daubasses éligibles au PEA. Vous n’avez pas l’air de comprendre, mais pour les français c’est le seul moyen d’investir intelligemment sans se faire plumer par le fisc ! ». Mes remarques franco-françaises sont entendues… mais elles ont un écho tout relatif dans la tête de mes interlocuteurs. Est-ce la bière ? Non, pas du tout. Les plus-values sur capitaux ne sont pas taxées en Belgique (si vous êtes français, relisez cette phrase une deuxième fois pour bien l’assimiler). Alors avec notre PEA qui nous protège de l’imposition sur les plus-values – au-delà de 8 ans de détention et sous la contrainte d’investir uniquement dans des sociétés européennes sans toutefois échapper aux taxes sociales – ce sont maintenant au tour des belges de rire un peu. Et si je prenais ma retraite pour un paradis, un paradis à deux heure de Paris où la bière coule à flot et où il fait bon investir ?

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Portefeuille au 4 Mars 2011 : 2 ans 100 jours

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  • Portefeuille : VL 586,11 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 480,12%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 189,71%
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  • Rendement Annualisé : 116,65%
  • Rendement 2011 : 6,73%
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  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 45,13%
  • % Frais Annualisé : 1,24%
  • Effet Devise Total : -2,67%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 99,39 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 48,23%
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  • Rendement Annualisé : 18,90%
  • Rendement 2011 : -1,22%
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  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création