Portefeuille au 29 Avril 2011 : 2 ans et 156 jours

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  • Portefeuille : VL 549,63 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 444,00%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 152,81%
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  • Rendement Annualisé : 100,93%
  • Rendement 2011 : 0,09%
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  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 46,11%
  • Effet Devise Total : -8,46%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 96,82 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 44,39%
  • .
  • Rendement Annualisé : 16,34%
  • Rendement 2011 : -3,78%
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  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

Petit jeu sans enjeu (2) : Un exercice de Ben Graham…!

Première réunion du « Graham Group » à l’hôtel del Coronado de San Diego, en 1968. De gauche à droite : Buffett, Robert Boorstin (un ami de Graham), Ben Graham, David « Sandy » Gottesman, Tom Knapp, Charlie Munger, Jack Alexander, Henry Brandt,  Marshall Weinberg, Walter Schloss, Buddy Fox (de profil) et Bill Ruane. Roy Tolles avait pris la photographie, et Ted Stanback ne pouvait être présent.

Nous tenons d’emblée à remercier tous ceux qui ont participé à ce petit jeu, et qui ont eu la gentillesse de nous laisser quelques commentaires, que vous pouvez relire ici.

L’idée de ce petit jeu, qui consistait à choisir entre la société A, qui était très décotée sur sa Valeur d’Actif  Net-Net ainsi que sur sa valeur d’Actif Tangible Net, mais accusait des pertes, et la société B qui cotait 1.26 x sa valeur d’actif Net-Net et très légèrement sous sa valeur d’Actif Tangible Net, mais qui générait des profits, avec un PER de 12, nous a été inspiré par Benjamin Graham qui proposait ce même type d’exercice lors des réunions du « Graham Group » afin de faire réfléchir sur la valeur.

La société dont nous vous parlions la semaine passée s’appelait RCM Technologies. Pour la  société A, les chiffres ont été extraits du rapport annuel 2008 de RCM Technologies. Tandis que pour la société B, les chiffres ont été extraits du rapport annuel 2010 de RCM Technologies.

Il s’agissait donc de la même société, vue sur deux périodes différentes. Que pouvons-nous retirer de ce petit exercice ?

En fait RCM Technologies a fait partie des 30 premières sociétés achetées pour le portefeuille « Daubasse », le 24 Novembre 2008, à un prix de revient par action de 1.0524$ frais inclus. 560 jours plus tard, le 7 Juin 2010, RCM Technologies cotait 4.82$ et était revendue, car son cours avait dépassé sa Valeur d’Actif Tangible Net. Ce qui a permis de multiplier par 4.87 notre investissement de départ, converti en Euro.

Si nous poursuivons notre observation du cours, nous constatons qu’à la clôture de ce jeudi 21 avril, le cours de la société était de 5.61$. Ce qui signifie que RCM Technologie s’est appréciée de 16.39% depuis que nous l’avons vendue le 7 Juin 2010, soit depuis 318 jours.

Nous n’allons pas pouvoir vous passer en revue toute la philosophie d’investissement qui a été développée à longueur de page sur notre blog avec ce petit exercice. Nous voudrions juste revenir sur le couple « potentiel /  risque », sur ces deux périodes d’investissement.

Quand une société n’a pas le moindre avantage concurrentiel, comme nous l’avions écrit dans l’énoncé de départ de l’exercice, n’est-il pas préférable d’exiger une marge de sécurité importante, voire très importante ?

Et selon nous, RCM Technologies n’a pas plus d’avantage concurrentiel en 2010 qu’elle n’en avait en 2008.

Si vous choisissiez d’investir en 2008 sur RCM, vous disposiez de cette marge de sécurité et donc d’un couple potentiel / risque appréciable.

Investir en 2010 sur RCM Technologie exige de l’investisseur qu’il comprenne bien la nature des profits, le marché sur lequel officie RCM, les concurrents de RCM et essaye d’apprécier le potentiel de croissance futur des profits… Avec un PER de 12 rapporté au bilan de 2010, la société est peut-être à sa juste valeur, voir chèrement valorisée, c’est très difficile à dire et nous en sommes personnellement incapable… Par contre, il nous semble relativement évident que la marge de sécurité est aujourd’hui réduite sur une société comme RCM.

Il faut aussi que vous sachiez, cher lecteur, qu’avec RCM nous avons choisi un « bagger » de notre liste de « baggers », qui affichait une perte en 2008 et des gains en 2010, ce qui nous a semblé plus explicite pour cette exercice…

Et dans cette liste de « baggers », RCM est classée en 6ème position… Et nous avons été surpris en cherchant un candidat de constater qu’aucun de nos 5 premier baggers n’affichait des profits en 2010. Nous parlons de Netlist x14.93, de Value Media Vision x7.44, de Westell x5.74, Axcelis x5.39 et de Medialink Worldwive x4.94.

En d’autres mots, nous constatons que si la marge de sécurité est suffisamment importante, vous pouvez être en présence d’un « bagger » même s’il continue à afficher des pertes… Comme cela s’est effectivement passé avec les 5 premiers baggers de notre liste.

Bien évidemment, des pertes moins importantes, mais des pertes quand même, qui signifient finalement que la société a continué à brûler du cash…

Ce qu’il faut aussi retenir, c’est que si vous éprouvez un certain mal à bien analyser le potentiel à générer des profits d’une société comme RCM Technologies, le marché dans son ensemble éprouvera plus ou moins les même difficultés… Ce qui a pour effet, sur mauvaise nouvelle, de créer une exagération, à la baisse, tout comme sur bonne nouvelle, même si ce sont des pertes moins importantes, de créer alors une exagération à la hausse ! Certains appellent cela l’efficience des marchés… Mais tout investisseur qui empoche des « baggers » sur une base value avec un couple « risque / potentiel » optimum, comprendra facilement que c’est sur des sociétés sans avantage concurrentiel, relativement peu lisible dans le futur, souvent plus fragiles que la moyenne selon les conjonctures, que le marché sera le plus inefficient… Tout simplement parce qu’il n’est pas plus capable que vous d’évaluer avec mesure les paramètres globaux de la société et l’incidence de certains paramètres sur la société.

A partir de là, si vous avez des collatéraux relativement solides, et que vous vous êtes bien assuré qu’il n’y a pas d’exagération sur les stock options, pas d’entourloupes sur les actions préférentielles et que le hors bilan n’est pas dans les habitudes de la sociétés… vous réduisez le risque au maximum.

En conclusion, nous pensons qu’avec cet exercice, Ben Graham nous invite à réfléchir sur le couple « Potentiel / Risque » créé par la marge de sécurité… mais également sur l’émotivité excessive dont fait preuve monsieur le marché avec des sociétés banales dont le futur est très souvent enrubanné d’un « smog » persistant .

Toutes l’équipe des Daubasses vous souhaite de Joyeuses fêtes de Pâques.

Portefeuille au 22 Avril 2011 : 2 ans 149 jours

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  • Portefeuille : VL 555,99 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 450,30%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 152,28%
  • .
  • Rendement Annualisé : 103,02%
  • Rendement 2011 : 1,25%
  • .
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • .
  • Taux de Rotation Annualisé : 45,91%
  • Effet Devise Total : -7,01%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 96,24 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 43,54%
  • .
  • Rendement Annualisé : 16,19%
  • Rendement 2011 : -4,35%
  • .
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

Petit jeu sans enjeu : quelle société choisiriez-vous ?

 Cette semaine, nous avons décidé de vous parler de deux sociétés américaines œuvrant dans le secteurs technologique, plus précisément dans le services aux entreprises.

Nous avons volontairement choisi de vous présenter, cher lecteur, ces entreprises de manière assez ludique puisque nous ne vous dévoilerons les noms de ces deux entreprises que la semaine prochaine.

En fait, il s’agit de faire une comparaison, dans la pure tradition de Benjamin Graham, afin de voir laquelle des deux est la plus attrayante et vous tenterait éventuellement pour y investir.

C’est donc une réflexion sur la valeur que vous nous proposons…

En préambule, nous pouvons dire que ni la première société que nous nommerons A, ni la seconde société que nous nommerons B, n’a le moindre avantage concurrentiel. Par contre les différences dans le bilan sont assez importantes comme vous allez pouvoir le constater. Et nous pouvons aussi dire que les besoins de financement sont extrêmement réduits pour les deux sociétés.


Société A : cote actuellement à 1$


Côté bilan

Elle possède un actif net-net de 1.85$ par action

Une solvabilité de 75%

Des liquidités de 0.39$ par action

Et une valeur d’Actif Tangible Net de 4.38$ par action

 

Comme vous l’avez sans doute compris assez rapidement, vous avez en face de vous une daubasse cotant à 54% de son actif net-net et qui vaut actuellement 23% de ses fonds propres.

Et du côté compte de résultat :

Nous avons un chiffre d’affaires de 16.54 $ par action

Le coût des services s’élève à 12.27$ par action

Et les coûts opérationnels de 7.75 $ par action

Pour terminer, les autres dépenses s’élèvent a 0.02$ par action

 Résultat des courses :  nous  constatons une perte de 3.15$ par action.

Nous observons également qu’une charge sur le goodwill et les intangibles de 3.42$ a été enregistrée dans la rubrique coût opérationnel. Sans cette charge, qui semble exceptionnelle, la société aurait enregistré un profit de 0.27$ par actions mais le résultat opérationnel aurait malgré tout été négatif.

 

 Société B : cote actuellement à 5.31$


Coté bilan

Elle possède un actif net-net de 4.21$ par action

Une solvabilité de 118%

Des liquidités de 1.88$ par action

Et une valeur d’Actif Tangible Net de 5.21$ par action

Cette société cote donc 1.26X son actif net-net et un peu moins d’une fois ses fonds propres.

Et du coté compte de résultat …

Nous avons un chiffre d’affaires de 12.30 $ par action.

Le coût des services s’élève à 8.79$ par action.

Et les coûts opérationnels de 2.82 $ par action.

Pour terminer, les autres dépenses s’élève a 0.003$ par action

Résultat des courses :  nous  observons un gain de 0.44$ par action.

Cette société est donc proposée par le marché à un PER de 12, soit à 12 fois ces profits 2010.

 

 

A vous de jouer, cher(e) lecteur(trice) : quelle société vous semble la plus attrayante ?  La « grosse » Daubasse côtant a 54% de sa valeur net-net ou la société plus « qualitative » cotant à moins de 1x ses fonds propres et générant des profits ?

 

Voici les résultats dans un second article, vous allez voir c’est étonnant.

 

Portefeuille au 15 Avril 2011 : 2 ans 142 jours

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  • Portefeuille : VL 554,67 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 449,00%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 179,97%
  • .
  • Rendement Annualisé : 103,97%
  • Rendement 2011 : 1,00%
  • .
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • .
  • Taux de Rotation Annualisé : 46,53%
  • Effet Devise Total : -4,96%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 95,63 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 42,63%
  • .
  • Rendement Annualisé : 16,02%
  • Rendement 2011 : -4,96%
  • .
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

Ecomérage : ça sent le gaz …

Nous vivons pour l’instant, cher lecteur, une période de forte incertitude :

         Le pétrole au-delà des 100 dollars, niveau auquel il est censé nuire à la croissance économique pour les pays consommateurs, les US en tête

         Le drame japonnais qui a touché la 3e économie du monde et pour  laquelle les rejets de tonnes d’eau radioactive dans l’océan peuvent faire craindre l’apparition de nouveaux plats à base de sushis fluorescents, bien plus tendance que la cuisine note-à -note.

         L’inconnue quant aux successeurs des divers dictateurs nord-africains « priés » par leur peuple de prendre une retraite pas si méritée que cela

         Muammar Kadhafi qui s’accroche au pouvoir malgré les capacités de « police du monde » que viennent de se trouver les Européens

         Le problème des dettes souveraines qui reste latent un peu partout dans le monde et notamment en Europe où les agences de notation tentent de se refaire une respectabilité plutôt douteuse sur le dos des malheureux pigs.

         L’immobilier US qui continue à se « casser la figure »

         …………

 

Et pourtant … inexorablement, la bourse « monte » … Les principaux indices ont, depuis le début de cette année et dans leur monnaie respective, généré des rendements tout-à-fait corrects.  Une preuve de plus de ce que nous pensons depuis longtemps : prendre des décisions d’investissement judicieuses basées  sur la macro économie relève de l’exercice de haute voltige même si, reconnaissons-le,  ce n’est pas tout-à-fait impossible (des « Edouard Carmignac » et des « Eric Sprott » l’ont démontré ces dernières années).

Même sur le long terme, la macro économie n’est, à notre avis, que peu utile. Rappelons l’exemple que nous avions déjà cité précédemment   : alors que la Chine a présenté une des croissances économiques les plus fortes de ces 17 dernières années (10 % par an), son indice boursier a présenté un des rendements les plus faibles (- 35 % sur la même période).

Et pourtant, dans l’équipe des daubasses, l’un d’entre nous, pour son portefeuille personnel, a décidé d’investir sur un support déterminé en fonction d’une analyse essentiellement macro-économique.    Ce support, c’est le gaz naturel.

Sa décision d’investir sur le gaz dépend de deux facteurs.

Le premier facteur, c’est sa valeur.  Délicat pour un chasseur de daubasses habitué à valoriser des sociétés plutôt qu’une matière abstraite pour lui comme le gaz naturel. Pour déterminer cette valeur, notre ami a une double approche. 

La première approche, c’est de voir quels sont les coûts de production du gaz.  En effet, sur le long terme, le juste prix d’une matière première, c’est son coût marginal augmenté d’une petite marge pour les producteurs.  Le coût marginal, c’est le coût de la dernière unité produite pour répondre à la demande.  Pour les producteurs de gaz, d’après ses recherches, ce coût marginal se situe autour de 6 usd par 1000 pieds cubes (c’est l’équivalent du baril de brut).  Le coût moyen de production est quant à lui de 4 usd, soit plus ou moins le cours actuel.  Nous estimons donc qu’à moyen terme, le cours du gaz devrait rejoindre son coût marginal : pour l’instant, les producteurs perdent de l’argent sur certains gisements en fonction des prix actuels.  Il est probable qu’à moyen terme, ils ferment ceux- ci réduisant ainsi l’offre et entrainant donc une remontée mécanique des prix du gaz.

En outre, les producteurs d’électricité ont la capacité de commuter entre les carburants : Par exemple, quand les prix du gaz sont bas, les générateurs électriques peuvent commuter et employer du gaz naturel au lieu de charbon ou de fioul. Cette substitution de combustibles mène alors à une hausse de la demande du gaz naturel et donc une hausse de prix.

La deuxième approche sur le prix, c’est en comparant avec des alternatives.  Dans le cas présent, la meilleure alternative au gaz, c’est le pétrole.  Celui-ci couvre 35 % des besoins mondiaux en énergie contre 25 % pour le gaz.  Historiquement, le prix du baril est 10 fois supérieur au prix du gaz.  Or, actuellement, nous en sommes à un prix 22 fois supérieur, ce qui n’était plus arrivé depuis septembre 2010 et avant cela … le début des années 90.  Un retour à la moyenne ramènerait le prix du gaz autour de 10 usd les 1 000  pieds cube.

Le deuxième facteur, c’est l’environnement … macro économique (nous y voilà)

La chute des prix du gaz s’explique non seulement par le ralentissement économique (c’est l’industrie et les producteurs d’électricité qui sont les plus gros consommateurs de gaz) mais aussi par la  mise en exploitation des gaz dit non conventionnels essentiellement aux Etats Unis (qui viennent d’ailleurs de devenir le principal producteur de gaz au monde).  Ces gisements coûtent un peu plus cher à exploiter que ceux de gaz  traditionnel mais ils permettent à des pays qui ne détiennent pas de réserve de pétrole ou de gaz de se rendre plus indépendants des pays producteurs traditionnels (et souvent instables politiquement).

Au départ, le gaz présente moins d’intérêt que le pétrole car il coûte très cher à transporter et est dangereux à manipuler.  Depuis les chocs pétroliers, il y a eu un regain d’intérêt mais son exploitation étant récente, ses réserves, encore mal connues, sont abondantes.

Avec l’évolution technologique, la cartographie se modifie au gré des découvertes de gaz non conventionnel menant à une réévaluation des réserves de 60 à 250% selon les zones.

L’inconvénient de ces gaz shisteux, c’est le coût environnemental de leur extraction qui est plus élevé que celui  des gaz conventionnels.

Par contre, ils peuvent être produits dans des zones proches de leur lieu de consommation et donc réduire les coûts de transport.

En outre, la consommation de gaz naturel présente un bilan plutôt positif en terme environnementaux, du moins par rapport aux autres énergies fossiles : sa combustion n’émet pas de poussières et moins de CO2 que le charbon ou le pétrole.

 L’avenir du gaz naturel :

Au niveau des ménages (chauffage et eau chaude), la consommation représente 30 % de la consommation mondiale.  L’usage du gaz naturel dans le secteur résidentiel est favorisé par le fait qu’il ne nécessite pas de stockage.  Par contre, les mesures qui ont été prises pour limiter la consommation d’énergie dans l’habitat vont avoir un impact négatif sur l’utilisation du gaz dans ce secteur.

Au niveau de l’industrie (25 % de la consommation mondiale), la consommation de gaz devraient augmenter en raison de la demande des émergents.  Le gaz est très important pour la production d’engrais (tant comme combustible que comme matière première pour la fabrication d’amoniac) et dans la pétrochimie (fabrication d’additifs pour les carburants).

Au niveau de la production d’électricité (30 % de la consommation mondiale), la demande devrait être en forte croissance tant en raison de la croissance des émergents que d’une plus grande part prise par le gaz dans la production d’électricité des pays « matures ».  Son bilan environnementale est favorable (une centrale au gaz produit deux fois moins de CO2 qu’une centrale au charbon et elle ne produit pas de souffre) et surtout,  la construction d’une centrale au gaz est moins onéreuse tant en terme d’investissement de départ que de frais d’entretien et de maintenance.   Enfin, une nouvelle technologie (le « cycle combiné ») qui commence à être développée et qui associe turbine gaz et turbine vapeur permet d’améliorer le rendement de ces centrales de 35 %.   Nous ne vous rappellerons pas non plus l’effet « Fukushima » qui pourrait peut-être accélérer le processus de remplacement du nucléaire par le gaz naturel ou, pourquoi pas, d’autres énergies plus « propres ».

Au niveau des transports, un grand nombre de véhicules publics urbains comme les bus utilisent le gaz comme carburant.  L’utilisation du gaz naturel est particulièrement intéressante car elle ne nécessite pas de transformation majeure du moteur. Les moteurs au gaz naturel offrent par ailleurs un bon rendement énergétique combiné à un potentiel important de réduction d’émissions de CO2 . Toutefois, le stockage et l’approvisionnement posent de nombreux problèmes et freinent son développement. Si les véhicules au gaz naturel ne sauraient apporter une solution de substitution totale au pétrole, ils contribuent néanmoins à une certaine diversification énergétique.

De ces deux facteurs, nous tirons deux conclusions :

–       le gaz naturel n’est clairement pas cher mais pas « super bon marché » non plus compte tenu de la mise en exploitation des gaz schisteux (les USA détiennent suffisamment de réserves pour satisfaire leurs besoins des 100 prochaines années).  Une juste valeur de 6 usd (50 % au dessus du niveau actuel) serait, à notre avis, un bon prix.

–       La demande de gaz, surtout pour le secteur électrique, sera, à l’avenir, de plus en plus forte.  Conjuguée à la hausse de l’offre, nous  ne voyons pas le prix exploser à long terme mais bien les volumes.  Autrement dit, nous pensons que les gagnants à long terme ne seront pas ceux qui détiennent des positions sur le gaz lui-même mais bien sur des sociétés productrices qui bénéficieront de la hausse des volumes.

Et vous, cher lecteur, que pensez-vous de ces élucubrations macro-économiques ?

Portefeuille au 8 Avril 2011 : 2 ans 135 jours

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  • Portefeuille : VL 557,63 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 451,93%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 174,44%
  • .
  • Rendement Annualisé : 105,78%
  • Rendement 2011 : 1,54%
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  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 45,62%
  • % Frais Annualisé : 1,27%
  • Effet Devise Total : -6,46%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 96,56 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 44,01%
  • .
  • Rendement Annualisé : 16,66%
  • Rendement 2011 : -4,03%
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  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

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Portefeuille : VL 557,63 € (Frais de courtage et de change inclus)
Rendement Total : 451,93%  
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Potentiel Estimé VANT / Cours 174,44%  
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Rendement Annualisé : 105,78%  
Rendement 2011 : 1,54%  
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Rendement 2010 : 38,07%  
Rendement 2009 : 308,74%  
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Taux de Rotation Annualisé : 45,62%  
% Frais Annualisé : 1,27%  
Effet Devise Total : -6,46%  
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Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 96,56 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
Rendement Total : 44,01%  
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Rendement Annualisé : 16,66%  
Rendement 2011 : -4,03%  
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Rendement 2010 : 18,76%  
Rendement 2009 : 30,34%  
     
* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel    
     
     
     
     
Performance Mensuel du Portefeuille depuis sa Création

Portefeuille au 1 avril 2011 : 2 ans 128 jours

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  • Portefeuille : VL 563,94 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 458,17%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 178,97%
  • .
  • Rendement Annualisé : 107,82%
  • Rendement 2011 : 2,69%
  • .
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • .
  • Taux de Rotation Annualisé : 45,60%
  • % Frais Annualisé : 1,27%
  • Effet Devise Total : -4,71%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 98,00 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 46,16%
  • .
  • Rendement Annualisé : 17,52%
  • Rendement 2011 : -2,60%
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  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

Ecomérage : Le plus vieux métier du monde ou presque… !

Comme vous le savez très certainement cher lecteur, la pierre angulaire de l’investissement, chez les Daubasses sous influence de Benjamin Graham, c’est la comptabilité. Et plus précisément un instantané de la santé de l’entreprise sous la forme d’un document comptable, aujourd’hui « PDFérisé », disponible en un clic et présenté chaque trimestre dans  les rapports de gestion.

Cette semaine, nous nous sommes finalement demandés qui avait bien pu inventer la comptabilité, depuis quand et jusqu’où remontaient ses racines.

Nous vous proposons donc dans cet écomérage un petit condensé de l’histoire de la comptabilité.

Ce qui est assez interpellant, c’est que l’invention de la comptabilité a précédé l’invention de l’écriture de trois siècles. On peut donc en déduire que l’homme a su compter bien avant d’écrire. Sans doute parce que c’était plus facile.

En fait l’invention de la comptabilité remonterait à 3600 avant Jésus Christ alors que celle de l ‘écriture remonterait quant à elle à 3300 années avant Jésus Christ.

Si nous faisons un petit calcul rapide, le premier janvier 2012, nous pourrons boire une petite coupe aux 5012 ans de la comptabilité. Sans nul doute le comptable est un candidat sérieux au titre de plus vieux métier du monde et si ce n’est pas le plus vieux métier du monde, on peux sans doute avancer sans gros risque de se tromper que la comptabilité est dans le top 5 des plus vieux métiers du monde. Tout un honneur !

L’histoire de la comptabilité a en fait commencé au milieu du quatrième millénaire avant notre ère à Sumer, entre le Tigre et l’Euphrate, où l’on a retrouvé les premiers témoignages écrits de l’inventaire de biens et de l’enregistrement d’échanges au moyen de tablettes d’argile gravées de pictogrammes. Ces comptes sont du type « à postes superposés », comportant les augmentations en haut et les diminutions en bas.

On a plutôt du mal a s’imaginer l’investisseur de l’époque commandant sa tablette d’argile pour consulter les comptes d’une « net-net ». Plusieurs problème devaient se poser.  Tout d’abord pour le facteur qui devait faire sa tournée en semi-remorque et surtout pour l’investisseur. Si comme votre chère équipe, l’investisseur de l’époque lisait plusieurs centaines de rapports annuels par an, où le stockait-il après lecture ? Une ou deux tablettes d’argile pour décorer un bureau peuvent éventuellement faire un très esthétique décor antique mais des centaines, ça devient tout de suite plus délicat ! Voyons la suite…

 

Quelques centaines d’années plus tard, les Egyptiens ont suivi une voie analogue à celle des Sumériens. La tenue comptable était bien sûr le domaine réservé des scribes. Au départ, seul le support d’écriture est différent : le papyrus, plus léger et plus maniable que les tablettes d’argile, est également plus sensible aux dégradations. Mais les scribes ont su faire évoluer les techniques comptables au fil du temps. C’est notamment eux qui ont imaginé les premiers la méthode des « comptes à colonnes séparées ». Plus tard, les Egyptiens de la période hellénique, qui savaient enregistrer des recettes, des loyers et des dépenses, ont montré qu’ils savaient également falsifier des comptes ou effectuer des enregistrements fictifs pour redresser certaines situations douteuses !

Et m… ! Et nous qui nous imaginions que la falsification comptable avait été inventée par les Yankee d’Enron ou de WorldCom, voire par les belges de Lernout et Hauspie ou les italiens de Parmalat, voire plus proche encore par les chinoiseries cotées sur les bourses US, voilà que nous apprenons ici que ce sont ces sacrés scribes égyptiens qui ont inventé l’art de faire avaler des couleuvres à l’investisseur. Toutefois l’avancée de taille est le support : le papyrus qui permettait à l’investisseur boulimique, à la recherche d’occasions, de ranger cela dans sa bibliothèque et donc bien entendu de pouvoir calculer la valeur d’une « VANTRe » en disposant des rapports des 10 dernières années.  Bon et ensuite…

La comptabilité grecque fut également très développée puisque les offrandes aux dieux se devaient d’être comptabilisées sur des plaques de marbre ou de calcaire (on en a retrouvé de nombreux vestiges). Au-delà de sa fonction religieuse, la comptabilité avait bien sûr en Grèce comme ailleurs une fonction économique. Les Grecs ont du reste étés les premiers à doter la comptabilité de la technique du virement (en mouvementant un même compte « tiers » en positif et en négatif pour éviter les transports de valeurs).

Même si nous considérons le support en marbre ou en calcaire comme une régression,  force est de constater que les Grecs parviennent à offrir à la comptabilité une dimension spirituelle de taille que nous n’imaginions même pas. Nous pouvons aussi en déduire qu’il s’agit en fait des premiers balbutiements d’une comptabilité macro-économique. En effet, l’investisseur de l’époque pouvait conclure, en lisant ces plaques de marbre, que plus il y avait d’offrandes aux dieux, plus la prospérité, voire le trend économique global, était positif et inversement. Au-delà de cet aspect spirituel, nous saluons l’invention de la technique du virement évitant ainsi les transports de valeur. Il faut toutefois savoir qu’à cette époque, des centaines de sociétés de transport de fonds ont fait faillite, le tout précédé comme toujours de grève au finish.  Tout s’est donc terminé de manière chaotique comme vous pouvez l’imaginer… Après c’est nous…. !!!!

La civilisation latine a quant à elle été la première qui a commencé à mécaniser le calcul, à l’aide de l’abacus, composé d’une table qui comporte plusieurs rainures parallèles, figurant les ordres de chiffres, dans lesquelles on pouvait faire glisser des petits cailloux et on obtenait ainsi l’équivalent romain des bouliers asiatiques.

La chute de l’Empire romain marque le début d’une période de recul des échanges. Le volume des transactions diminue considérablement, et les techniques commerciales et comptables périclitent.

On comprend donc que, comme les asiatiques de l’après-guerre, nous avons cette fois copié les calculatrices des asiatiques.  L’histoire n’est donc qu’une éternelle répétition de copies d’un bout à l’autre de la planète et depuis toujours, copies que l’on essaye d’améliorer. Mais nous jugeons quand même la technique des petit cailloux des latins assez flexible… Par exemple dans le cas où vous oubliez votre calculette à base de petit cailloux, il vous suffisait de vous arrêter dans un sentier caillouteux pour faire comme si de rien n’était ! Nettement plus pratique qu’une Texas Instrument que l’on a oubliée dans le tiroir du bureau !

Nous pouvons aussi comprendre que le premier krach de l’histoire n’est pas le krach des tulipes comme les historiens en finances nous le répètent à chaque explosion de bulle mais bien celui de la chute de l’Empire romain. Et cela entérine aussi une fois pour toute l’idée que les Latins sont capables du meilleur comme de l’inévitable « bordel ».

Pour poursuivre avec le meilleur de l’esprit latin, il faut quand même savoir que nous avons finalement définit les techniques comptables héritières directes des techniques d’aujourd’hui.

Au fil des siècles, les négociants italiens se réapproprient les techniques antiques. Ils finiront même par dépasser les techniques anciennes par la mise en place de « tableaux par type d’opération », qui présentent le débit et le crédit sur deux colonnes.

Vers la fin du XIIIième, les Vénitiens et les Florentins tiennent des comptabilités encore plus complexes : un compte par « client » ou par « fournisseur », chacun avec son débit et son crédit. Ils passent deux écritures pour chaque opération : une sur ces comptes « clients » ou « fournisseurs » et une sur le compte de caisse. Chaque écriture a obligatoirement une contrepartie. Le compte débité doit être égal au montant du compte crédité. C’est la naissance de la comptabilité en partie double appelée à ses débuts « méthode comptable vénitienne ».

Voilà donc enfin que surgit à travers les siècle cette idée de bilan, compte de résultat et flux de trésorerie dont nous nous régalons encore aujourd’hui. Il ne reste plus pour conclure qu’a vous présenter celui que nous pouvons considéré comme le père de la comptabilité.

A partir de la fin du XIVième, des savants, des intellectuels et des mathématiciens vont commencer à rédiger traités de comptabilité, comme Luca Pacioli.

Luca Pacioli est un fils d’artisan, placé très jeune chez un marchand de vin ou il apprend le commerce. Il entre ensuite dans les ordres pour pouvoir s’adonner à l’étude des mathématiques. Il publie en 1490 une œuvre majeure, la « Summa di arithmetica, geometrica, proportione et proportionalita ». Cet ouvrage, dont on peut traduire le titre par « Traité d’arithmétique, de géométrie, des proportions et de la proportionnalité » n’a pas un contenu exclusivement arithmétique  puisqu’on y lit aussi de longs développements sur les usages des marchands dans les principales régions du monde, ou sur la manière dont il convient de gérer une entreprise.

Dans le domaine comptable, Luca Pacioli n’invente rien. Il expose simplement dans un langage simple et compréhensible par tous les détails de la « méthode vénitienne », qui supposait selon lui l’utilisation de trois livres de comptes : le mémorial, le journal et le grand livre. Luca Pacioli explique la préparation et la tenue de ces livres, comment les ouvrir et les fermer (de préférence chaque année), comment rectifier les erreurs en passant des contre-écritures, comment tirer sa balance et constater le bénéfice ou le déficit. Il explique comment la fonction d’enregistrement chronologique est réservée au journal, la fonction d’enregistrement analytique est le domaine du grand-livre et la fonction de vérification est dévolue à la balance. Il donne même quelques conseils pratiques pour la tenue des archives !

Les grands principes comptables étant posés, la méthode comptable n’évoluera plus guère au fil des siècles. Seules les techniques d’organisation comptables évolueront encore significativement.

Ce qui nous a finalement le plus frappé, c’est cette filiation que nous trouvons assez étonnante avec la comptabilité grecque.  Rappelez-vous :  les Grecs comptabilisaient leurs offrandes aux dieux. Luca Pacioli, le père de la comptabilité  trouve l’inspiration en menant une vie monacale.

Pouvons-nous encore à ce stade, avoir des doutes sur le caractère sacré de la comptabilité, d’un bilan ou d’un rapport annuel ?

Chez les Daubasses c’est très clair, nous répondons non, plus aucun doute !

Si par contre vous hésitez encore ou ne parvenez pas à trouver de réponse satisfaisante, nous espérons qu’au moins, cette histoire condensée de la comptabilité vous permettra de briller dans un cocktail, entre amis : au lieu de poser la sempiternelle question « savez vous qui est le père de l’analyse financière? », demandez plutôt qui est le père de la comptabilité…

sources : http://www.fiduciaire-lpg.lu/histoire_comptabilite.html