Une OPA qui ne fait pas plaisir aux actionnaires …

C’est le moins que l’on puisse dire. Rappelez-vous, cher(e) lecteur(trice), l’OPA lancée sur une de nos plus anciennes daubasses, Moore Art and Craft 

Nous avions promis de vous tenir informer. Et bien, il n’y a pas grand chose à en dire pour l’instant si ce n’est que l’OPA est bel et bien lancée : notre broker nous a écrit pour nous demander si nous désirions y apporter nos titres.

Le débat entre nous fut long, les avis partagés et l’amertume bien présente. 

Disons-le tout net : bien que l’opération se solde pour nous par une plus-value de +58 %, le prix proposé ne nous agrée pas du tout… nous répétons : « le prix proposé ne nous agrée pas du tout » et nous avons l’intime conviction que quelque chose de pas très net s’est déroulé dans cette transaction.

          Comment expliquer qu’il y a 7 mois, au moment où la direction annonçait étudier la possibilité de céder la société, celle-ci cotait 78 % au dessus du prix offert par l’acquéreur ?

          Comment expliquer que trois mois avant l’annonce de l’offre, l’action cotait encore 44 % plus cher que le prix offert ?

          Comment expliquer la chute du cours de plus de 60 % dans les trois mois précédent l’annonce de l’OPA sans qu’une news ne nous ait démontré une quelconque modification dans la valeur patrimoniale de l’entreprise ?

          Comment expliquer qu’une société quasiment sans dette soit vendue 3 fois moins cher que la valeur des actifs qu’elle possède nets de dette ?

Pour tout vous dire, cher(e) lecteur(trice), nous avons longuement balancé entre l’idée d’apporter nos titres « sans combattre » et celle d’appuyer les démarches d’un des trois cabinets d’avocats qui partageaient la même vision que nous quant au prix ridicule proposé.

A un certain moment, nous avons même pensé renforcer notre position tant nous pensions pouvoir, moyennant une lutte acharnée et probablement longue, obtenir bien plus.

La tentation fut même très forte parce que, finalement, c’est tellement dans l’esprit frondeur des « daubassiens » de refuser de se conformer au consensus ambiant.

Mais finalement, vu le petit enjeu sur le plan pécuniaire (cette ligne ne représente même pas 1 % de l’avoir total du club) et surtout le risque de nous retrouver avec des titres totalement illiquides et plus du tout négociables nous a convaincu de jeter l’éponge.          

C’est donc plein de regrets que nous avons décidé d’apporter nos titres à l’offre avec la sensation de nous faire… heu… comment dire… heu… « rouler dans la farine » (ouf !, c’était pas facile de trouver un terme pas trop vulgaire pour traduire exactement notre sentiment).

Ceci dit, le terme « plein de regrets » est sans doute excessif : une procédure judiciaire sera sans doute longue et coûteuse et son issue assez hypothétique avec, pour seul espoir, d’éventuellement gagner 100 voire 200 % supplémentaires.  Et comme le marché nous offre actuellement d’autres sociétés présentant des potentiels similaires et même supérieurs…

Malgré tout, nous continuerons à suivre de loin cette affaire et sommes curieux de voir si, au final, les acquéreurs ne seront pas contraints de relever le prix proposé.

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2 réflexions au sujet de « Une OPA qui ne fait pas plaisir aux actionnaires … »

  1. Bonjour les Daubasses,
    effectivement, il y a de quoi être bien amer. Cependant, avez-vous étudié la société acquéreuse ? Cela vaut peut-être le coup d’acheter des parts d’une société qui a su acquérir à si vil prix une bonne société…

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