Le marché va-t-il nous obliger à nous mettre au « day trading » ?

Les plus attentifs parmi vous auront remarqué que, la semaine dernière, nous avons vendu notre ligne en Conn’s. Comme d’habitude, nos abonnés ont été avertis en temps réel de cette opération.

Le rendement final en euros et frais de courtage inclus est de +134 % et ce, en moins de 18 mois, ce qui devrait nous procurer une joie incommensurable, surtout en cette période de sentiments plutôt glacials et déprimants pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à une action.

La conclusion d’un « bagger » est toujours source d’un sentiment de satisfaction, de devoir accompli et aussi, reconnaissons-le, d’une petite poussée de vanité. Mais… chuuuutttt… ne le répétez à personne.

Néanmoins, dans le cas présent, nous ressentons un léger… comment dire… énervement ?

Laissez nous vous expliquer…

Le 5 décembre, le cours de l’action de notre « distributeur d’électronique grand public » culminait à plus de 12 dollars, ne nous laissant plus aucune marge de sécurité sur son actif tangible.

Fidèles à notre technique, nous avions placé un stop loss au cours de 10,53 usd avec pour objectif de tenter d’accompagner encore la hausse au cas où Mr Market surferait sur une vague d’optimisme béat au milieu d’un océan de déprime. Et ce fut raté… 

 

En effet, le 8 décembre, le stop était enfoncé et notre vente réalisée au cours de 10,25 usd. Mais le plus frustrant, c’est que moins d’une demi-heure après cette vente, le cours avait repris plus de 12 % !

A croire que « quelqu’un » avait vu notre stop et avait lancé une série de ventes ATP juste pour nous ennuyer et pour pêcher nos quelques malheureuses actions. 

Ce qui est frustrant, c’est que ce n’est pas la première fois que pareille mésaventure nous arrive. 

Nous nous demandons quand même si nous ne devrions pas légèrement modifier notre tactique et placer des stops « mentaux ». Certes, cette approche sera plus contraignante et nous obligera à regarder nos comptes de trading plus fréquemment que nous ne le faisions jusqu’à présent : en effet, pour l’heure, deux ou trois consultations des cours par semaine suffisent largement à nous remplir de bonheur. Mais comme on obtient rien sans labeur, il nous faudra peut-être passer outre à nos habitudes « pépères » et nous rapprocher de l’attitude du « day trader » du moins lorsque la hausse des cours d’une action déterminée aura réduit la marge de sécurité à néant. C’est contre notre nature mais ce sera peut-être un passage obligé pour optimaliser nos ventes.

 

Nouvelle salle de trading de l'équipe des daubasses

 

8 réflexions au sujet de « Le marché va-t-il nous obliger à nous mettre au « day trading » ? »

  1. que celle ou celui qui prétend détenir la vérité lève la main:-)je suis passé du stop loss mécanique en raison de quelques frustrations rageantes ( EVS , Fortynet , Vasco Data , ESI et j’en oublie )pour passer au stop loss mental…résultat ? je passe un nombre incalculable d’heures devant 2 écrans! et en plus , l’am je regarde CNBC……bref , la frustration a été remplacée par une immense lassitude et j’deviens bigleux:-)bref, moi je ne sais pas……….bonne journée et bon trade à toutes et tous:-)

  2. La technique d’accompagner le cours à la hausse en se protégeant par des stop loss est peut-être plus adéquate dans les périodes d’optimisme (reprise) que dans les périodes de pessimisme comme actuellement.
    Personnellement, je vends dès que le cours atteint mon cours cible.

  3. Je me souviens encore de mon pire stop loss, sur Orpea, ouverture à -12% toutes mes actions sont vendues et une clôture à +6 ou 7%… Quand on a plusieurs milliers de titres on a mal la où je pense.
    La solution est de vendre quand nos objectifs cibles sont atteints, le stop loss est une catastrophe en période de haute volatilité.

  4. Le « stop-loss mental » est nécessaire en cas de grosse ligne pour maximiser ses bénéfices sans découvrir sa position, notamment sur de petites capitalisations.
    C’est plus contraignant pour sûr!
    On peut le remplacer aisément par une vente stop limit à un cours « d’euphorie béate » (= racler le surplus) comme vous le dites; c’est une attitude de day trading partielle (partielle, c.a.d. temporellement parlant quand on arrive aux extrêmes de cours) extrêmement rentable à la longue pour un portefeuille.
    Ce faisant, il s’agit malgré tout d’un « exact-timing » à l’opposé de l’investissement sur la valeur.
    Enfin sur de grosses capitalisations, c’est une attitude très efficace et relativement facile par l’observation de courbes minutes en intraday sur quelques jours. Les retardataires sont excités béatement par l’envolée soudaine des cours.
    Le stop loss n’a pas pour objectif de faire du « fine-tuning » sur les prix: il sert à sauvegarder l’essentiel en l’absence d’une surveillance serrée.
    Et cela fait mal lorsque l’on se prend en pleine figure la marge d’incertitude induite par le stop loss.

    Bonnes fêtes à tous.

  5. Bonjour,

    Je pense que le stop-loss automatique est une très bonne idée que les Daubasses avaient choisi. Il serait dommage que vous la laissiez tomber.
    La psychologie humaine est telle qu’il est très difficile de vendre une action lorsqu’elle a le vent en poupe.
    Je pense que l’investissement ds la valeur, nécessite une très grande discipline, or nous sommes fait de chaire et de sang et nous sommes soumis à la « soupe » des nouvelles bonnes ou mauvaises.
    Pour moi, le stop loss est aussi utile à l’investissement grahamien que l’exactitude de l’analyse des bilans.
    Au vu de vos superbes performances, je ne changerait pas de méthodes, n’oubliez pas « Le mieux est l’ennemi du bien! »

    A bientôt

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