Portefeuille au 30 Mars 2012 : 3 ans 127 jours

  • Portefeuille : VL 5,5080 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 445,17%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 176,98%
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  • Rendement Annualisé : 65,96%
  • Rendement 2012 : 18,91%
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  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 22,01%
  • Effet Devise Total : 2,04%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 100,2588 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 49,53%
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  • Rendement Annualisé : 12,77%
  • Rendement 2012 : 8,57%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

 

 

Détails du Portefeuille

 

 

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La valeur intrinsèque : la clé de l’inefficience des marchés

En faisant quelques petites recherches sur une définition comptable de la « valeur intrinsèque » d’une société, nous nous apercevons, contrairement à ce que nous imaginions, que c’est moins simple que prévu. Et nous pourrions même dire, certes en nous forçant un peu, que cela n’existe pas. Dans le sens où il n’existe pas une formule consacrée et donc précise qui vous permette de la calculer et qui serait la même pour tous à un moment T.

Cette « valeur intrinsèque » est donc la clé de l’inefficience des marchés parce qu’elle est à géométrie variable et qu’appelle à une évaluation, des retraitements, des projections générées par un jugement personnel, celui de l’investisseur.

Si nous essayons de disséquer un peu les causes de l’inefficience des marchés à travers le prisme de la valeur Intrinsèque, nous pourrions dire que premièrement, la majorité des investisseurs se concentrent sur les profits ou les pertes et que deuxièmement, ils effectuent des projections dans le futur. Et l’on pourrait ajouter, dans la majorité des cas, à court terme.

Ce qui donne un avantage à tous les investisseurs dans la valeur, c’est finalement la manière ils traitent ou calculent la valeur intrinsèque d’une société ce qui leur permet de profiter pleinement de l’inefficience des marchés.

Bien évidemment, on retrouve à l’intérieur de cette « école » de la valeur deux courants principaux. Il y a la « vieille école », avec, comme père fondateur, Ben Graham, dont vos serviteurs des « Daubasses » en sont un des exemples les moins illustres.  Elle détermine la valeur intrinsèque à partir du patrimoine de la société.  Quant à la « nouvelle école » dont les figures emblématiques sont Philip Fisher et Warren Buffett, ses afficionados  ajoutent à la valeur patrimoniale une évaluation des intangibles comme la marque ainsi qu’une projection prudente à long terme des Free Cash-flow de la société.

Le but de cette petite réflexion n’est pas de dire que l’une des deux écoles dans la valeur est meilleure que l’autre puisque c’est finalement un choix personnel basé sur les compétences de chaque investisseur et aussi sur la psychologie de l’investisseur qui doit se sentir en phase ou à l’aise avec son choix. Nous allons plutôt tenter d’énumérer les difficultés que doivent surmonter les deux approches et enfin vous expliquer pourquoi nous sommes, chez les « Daubasses », plus à l’aise avec l’approche patrimoniale.

Les difficultés de la vieille « école »

La valeur intrinsèque a été rebaptisée la Valeur d’Actif Tangible Net (VANT).

La difficulté la plus importante à surmonter est à notre avis d’ordre psychologique : dans 99.9% des cas, une décote sur la valeur intrinsèque est liée à une difficulté de la société … en d’autres termes et majoritairement, à des pertes. Pertes générées par des produits peu compétitifs ou une mauvaise gestion de la société, voire même souvent les deux.

La seconde difficulté, c’est qu’il faut absolument inclure dans le principe d’investissement la faillite possible de la société, en d’autres mots, un investissement qui pourrait finir par valoir « zéro ».

La troisième difficulté, c’est le travail de recherche, car aucune de ces sociétés ne vous sont présentées par les  « experts » de la presse financière sur un plateau d’argent.

Les difficultés de la jeunes « école »

La valeur intrinsèque est basée sur les flux de trésorerie nets que va être capable de générer   la société a long terme.

La première difficulté est d’évaluer l’avantage concurrentiel de la société qui va assurer ce flux de trésorerie.

La seconde difficulté est de comprendre et de s’assurer que la direction est exceptionnelle et va prendre les décisions qui vont permettre à la société de sauvegarder, voire d’accroître son avantage concurrentiel.

La troisième difficulté est d’actualiser ce flux de trésorerie, de manière suffisamment conservatrice pour éviter au maximum les mauvaises surprises.

 

Voyons maintenant pourquoi les « Daubasses » ont choisi la vieille école.

Dans nos recherches sur la définition de la valeur intrinsèque, ce qui se rapproche le plus de la Valeur d’Actif Net-Tangible, c’est la « Valeur Mathématique Intrinsèque ». Bien entendu, nous n’avons nullement l’outrecuidance de penser que l’investissement peut être pensé avec des formules du type A+B=C. Mais le fait que « mathématique » soit introduit dans une définition proche de l’Actif Net Tangible évoque immanquablement de manière implicite des bornes chiffrées. Même si ces bornes chiffrées sont obtenues après retraitements, que ce soit des stocks, des créances, des actifs immobiliers, avec un certain nombre de choix qui mélangent subjectivité et bons sens, ils correspondent finalement à notre tempérament, à notre besoin de concret.

En fait, nous n’avons pas la moindre compétence, ni pour juger la qualité d’une direction, ni pour valoriser des intangibles, ni pour projeter les flux de trésorerie générés par une société dans le futur. Il ne s’agit pas de fausse modestie ou de faire semblant, il s’agit simplement d’une expérience de lucidité. D’un regard translucide sur soi-même. Ce n’est pas évident à reconnaître, pour la simple raison que tout investisseur désir disposer de qualités exceptionnelles, hors du commun, se rêve en pilote de formule 1, alors qu’il est peut-être un conducteur talentueux, mais en aucun cas un champion de formule 1.

Ce qui nous semble également intéressant dans cette approche de la « veille école », c’est que si nous considérons que les sociétés de série B, ne valent pas plus que leur Valeur d’Actif Net Tangible, il est possible à chaque instant de voir le potentiel estimé de nos investissements. En d’autre mot la valeur des actifs détenus par rapport au prix payé.

Cela peut évidemment paraître incroyable et cela nous a d’ailleurs paru tout bonnement incroyable lorsque nous avons démarré le portefeuille de notre club d’investissement puisque le 24 novembre 2008 rapporté à une part, nous avons payé 1 euro pour une Valeur d’Actif Net Tangible de 4,9759 euros.

Si vous observez le graphique que nous vous présentons en fin d’article qui relate la valeur de la part de notre portefeuille et la valeur estimée des actifs que nous possédons, vous pouvez voir qu’au cours du mois d’avril 2010, la valeur de la part du portefeuille a atteint la valeur estimée des actifs que nous avions achetés les 24 novembre 2008. Puisque la valeur de la part  valait 5.6718 fin avril 2010.

Ensuite nous pouvons observer que la valeur « de marché » de la part a plutôt stagné, en d’autres mots, la performance du portefeuille a plutôt stagné  mais nous avons tout fait pour augmenter la valeur des actifs que nous possédons et par rapport à avril 2010 jusqu’au 16 mars de cette année, la valeur des actifs que nous possédons a augmenté de 25%. Cette valeur estimée des actifs est en effet passée de 13.1473 euros  à 16.2439 euros. C’est donc de notre point de vue la « valeur intrinsèque » estimée d’une part de notre portefeuille.

L’avantage de cette estimation plutôt « carrée » c’est que l’on voit clairement ses erreurs : notamment lorsque la valeur d’actif net tangible d’une part diminue et que la valeur d’une part diminue alors qu’elle devrait mécaniquement augmenter comme vous pouvez clairement l’observer sur les 6 premier mois de l’année 2010.

Nous vous convions tous, chers investisseurs de la « vieille école » à cet exercice qui consiste à comparer le prix que vous avez payé et la valeur intrinsèque estimée de ces actifs. Cela vous permettra aussi d’accroître vos exigences à chaque nouvel achat, en essayant d’augmenter la valeur estimée des actifs que vous achetez et donc le potentiel de votre portefeuille. D’un autre côté, si vous faites un petit graphique pour visualiser cela, vous aurez également un instantané de vos erreurs que vous ne pourrez pas balayer rapidement sous le tapis, ce qui vous permettra de devenir un investisseur d’une lucidité supérieure à la moyenne, capable de générer des rendements supérieurs à la moyenne.

C’est dans cette optique que nous vous présentons le graphique ci-dessous (cliquez dessus pour l’agrandir). C’est un document unique qui retrace toute l’histoire du portefeuille des daubasses depuis sa création en novembre 2008.

 

Le graph en points bleus représente la valeur d’une part. Le graphique en triangles verts, c’est la VANT pour une part. Par exemple, en mars 2012, la valeur d’une part est d’environ 5,5 EUR pour une Valeur d’Actif Net Tangible (VANT) de plus de 16 EUR. Nous estimons donc le potentiel de chaque part proche de +200% (= 16 / 5,5). C’est cette information que nous diffusons tous les mois depuis la création de notre portefeuille expérimental.

Enfin, en rouge, sont matérialisées les dates auxquelles nous avons augmenté le capital de notre club.

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Portefeuille au 23 Mars 2012 : 3 ans 120 jours

  • Portefeuille : VL 5,4350 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 437,95%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 183,27%
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  • Rendement Annualisé : 65,78%
  • Rendement 2012 : 17,34%
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  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 21,77%
  • Effet Devise Total : 2,48%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 100,0729 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 49,25%
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  • Rendement Annualisé : 12,78%
  • Rendement 2012 : 8,37%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

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La Tortue et les Daubasses…

…n’est pas une fable que Jean de la Fontaine aurait écrite, sur une feuille volante et qu’un gamin aurait retrouvé par hasard dans le grenier poussiéreux de sa grand-mère.

C’est en fait, cher(e) lecteur(trice), le quatrième volet de notre « trilogie » sur la psychologie de l’investisseur qui devient donc de fait une « quadrilogie ». Mais c’est surtout une espèce de conclusion qui tente d’illustrer que la logique d’investissement dans la valeur appliquée par le groupe « Daubasses » et inspirée par les enseignements de Benjamin Graham, n’est pas le seul apanage des investisseurs dans la valeur.

Dans les trois articles précédents, nous avons essayé de vous expliquer que sans un plan stratégique d’investissement basé sur la logique mais aussi composé de paramètres chiffrés vous disant quand acheter, quand vendre et comment limiter le risque par une diversification quantifiée, vous laissez la porte ouverte à une certaine déconvenue… pour ne pas dire une déconvenue certaine. Et tout ceci est géré par notre mental dans l’application à la lettre du plan stratégique, en d’autre mot la psychologie de l’investisseur qui doit éviter les « effets moutonniers » et une série de biais qui font surface à chaque étape de l’investissement, biais générés par l’empêcheur de raisonner en rond : Misterrrrrr…….Market ! Dont le seul plaisir ici-bas est de parasiter votre bon sens avec ses sautes d’humeur…

Pour bien comprendre notre démarche, nous invitons ceux qui n’auraient pas tout suivi à relire nos trois articles précédents :

Le processus et le résultat

Le rasoir d’Occam

L’effet d’appartenance

Nous allons donc comparer la logique de la méthode value des « Daubasses » à la méthode des traders dit de « suivi de tendance » expliquée et appliquée par le groupe de traders baptisé les « Turtles ». C’est malheureusement la seule méthode expliquée en détail disponible, en librairie mais aussi sur le net. D’après ce que nous avons pu lire sur le sujet, si certains détails peuvent être différents dans la stratégie d’autres traders de suivi de tendance, l’architecture globale est identique et repose sur la même logique. Ce que nous avons appris également dans notre recherche, c’est que les traders de suivi de tendance sont une minorité dans le monde du trading car la difficulté psychologique pour appliquer la méthode est nettement plus importante que dans d’autres méthodes de trading. Par contre, c’est, semblerait-il, ceux qui gagnent le plus et, fait largement méconnu du public, les meilleurs d’entre eux affichent des résultats à long terme aussi intéressant que les meilleurs investisseurs dans la valeur.

Nous voudrions faire une dernière petite mise au point, avant d’entrer dans le vif du sujet. En comparant la méthode value des « Daubasses » à une méthode de trading, c’est un peu comme si nous tendions la joue, principalement aux investisseurs « long-termistes » qui tentent de copier tant bien que mal Warren Buffett. Ces investisseurs value à long terme pourraient dire, dans un raccourci « libératoire » : « nous savions que ces « Daubasses » étaient des spéculateurs et  nous en avons désormais la preuve puisqu’ils affirment avoir la même logique d’investissement que des traders !!!! »

Nous assumons évidemment pleinement la logique stratégique des traders de suivi de tendance et la comparaison que nous allons en faire avec l’investissement « value » des Daubasses. Par contre, bien que nous n’ayons pas vraiment approfondi le sujet, nous pouvons affirmer que nous avons une grande satisfaction intellectuelle à rechercher des actifs cachés nous permettant pleinement de profiter de l’inefficience des marchés dans le bilan d’une société. Cette satisfaction intellectuelle ne nous semble pas, à première vue, comparable à l’application d’une méthode de trading, pratiquement automatique. Mais voilà : à chacun son bonheur.

Pour conclure, sur la spéculation, nous pensons que si le but de chaque investisseur est d’acheter bas et de revendre plus haut, alors tout le monde est logé à la même enseigne : l’auberge des spéculateurs. Faire une différence pour juste une question de temps, soit 2 jours, 6 mois ou 25 ans de détention de la position, c’est de la pure rhétorique destinée à se donner bonne conscience et ainsi s’imaginer poser un acte économique louable (investir à long terme) opposé à un acte de bas étage moralement répréhensible (investir en Daubasses ou trader).

 

Qui sont ces traders baptisés « Turtles » ?

En fait, nous devons le nom et l’idée de cette expérience a deux traders : Richard Dennis et Bill Eckhard qui ont longtemps séjourné à Singapour et ont fait le pari que n’importe qui pouvait devenir trader, avec un petit apprentissage et des règles précises de trading. Ils font donc le parallèle entre les nombreux élevages de tortues de « Singapour » et une sorte « d’élevage » de trader pour baptiser leur groupe les « Turtles ».

Ils décident de recruter 10 personnes de divers horizons mais qui n’ont de manière générale jamais exercé le métier de trader. L’apprentissage est assez court et consiste principalement à expliquer leur méthode qui devra être appliquée par chaque trader à la lettre. Dans cette méthode, rien n’est laissé au hasard : entrées, sorties, taille de position, perte maximum, … Il y a quelques options laissées à l’appréciation de chaque trader mais elles sont très réduites.

Ce que Richard Dennis et Bill Eckhard vont observer, ce sont les énormes disparités entre leurs « tortues », leurs traders, qui avec une méthode identique, vont générer des résultats différents. Et ceci dû à leur psychologie, voir pour certain à l’incapacité pure et simple d’appliquer la méthode expliquée. Certains d’entre eux seront virés et les autres, tous ceux appliquant la méthode et générant des gains, verront leur compte de trading augmenter avec de nouvelles liquidités. L’expérience a duré 5 ans, de 1983 à 1988 et c’est Richard Denis qui a gagné son pari sur son ami Bill Eckhard puisque le groupe des « Turtles » a généré 80% l’an en moyenne : oui, le trading c’est essentiellement de l’acquis et non de l’innée.

Richard Dennis

Ce qui nous a frappés d’entré chez les traders pratiquant le « suivi de tendance », c’est leur réflexion sur le hasard, comme postulat principale à leur méthode. En fait, ils affirment qu’ils ne savent absolument pas dans quel sens va aller le marché et que de manière générale cela ne les intéresse pas. Ce qui compte pour eux est de capter toutes les tendances qui se dessinent, bien entendu à la hausse comme à la baisse.

Bill Eckhard

 

Nous pensons que l’investisseur dans la valeur n’a pas posé ouvertement pour le moins, le même type de réflexion sur le hasard, se reposant sur les chiffres qui semblent plus sérieux que les seuls cours, qui ne servent qu’à une comparaison avec la valeur qu’il a trouvée.

Et pourtant, aussi bien Charlie Munger que Warren Buffett ont souvent évoqué les probabilités : mettre le plus de chances de son côté. Quand Warren Buffett parle du bridge, un jeu qu’il apprécie, il nous explique le décompte des cartes, tout comme certains traders évoquent le décompte des cartes au black-jack.

En fait, dans une distribution qui fait appel au hasard, il existe certains moments au cours desquels les probabilités de gains sont en votre faveur : vous augmentez à ces moments précis vos chances de gagner… Warren Buffett, toujours lui, nous explique qu’au poker, si vous ne parvenez pas à comprendre qui est le dupe dans la demi-heure, c’est que c’est vous…

C’est évidemment avec le dupe de la partie que l’on a le plus de chances de gagner… Charlie Munger, son célèbre associé, évoque quant à lui le PMU et les course de chevaux où quand se présente une grosse côte (en fait une inefficience de jugement des autres parieurs), sur un cheval qui semble avoir des qualités, c’est le moment de miser gros !

Donc sans vraiment avoir jamais parlé du hasard, Benjamin Graham, voir son meilleur élève Walter Schloss, ont investi en y tenant compte de manière implicite avec la marge de sécurité, la diversification, peu d’endettement, … que des éléments qui mettent le plus de chances de votre côté.

Il faut bien reconnaître que le côté un peu prétentieux des investisseur « value », c’est  surtout de penser qu’ils ont les chiffres avec eux, un peu comme ces guerriers antiques qui croyaient qu’ils avaient les dieux avec eux avant la bataille… contrairement aux traders de suivi de tendance qui reconnaissent lucidement qu’ils ont en face d’eux le hasard.

Mais quand vous réfléchissez plus en profondeur, les chiffres sont juste utiles à augmenter les probabilités de gains dans une situation qui, reconnaissons-le, est aussi composée majoritairement de hasard. Nous avions tenté de vous l’expliquer dans l’article « Malgré la performance vous faites encre des pertes…Ah bon ? » : nous y disions que les sociétés sur lesquelles nous avons perdu de l’argent avaient des critères identiques à nos baggers (titre qui ont une « performance par multiple » : x2, x3  ,… x10).

Attention, ami(e) lecteur(trice), n’allez pas penser que l’investisseur « value » style « Daubasses » gagne juste par hasard ! Au contraire :  il tente en permanence de mettre le plus de chances de son côté avec ses critères « value » à base de chiffres, tout comme le trader de tendance le fait avec sa méthode en ne se basant que sur les cours.

Voyons maintenant plus en détail la stratégie d’investissement des traders de suivi de tendance et sa logique avec la stratégie des « turtles »

Nous avons tout d’abord dégagé trois axe principaux pour chasser la tendance :

1° Le signal « technique » qui indique qu’une tendance à la hausse ou à la baisse a commencé à se développer : en un mot le moment d’acheter. Il y a sans doute un tas d’indicateurs que nous ne connaissons pas vraiment mais les « turtles » employaient un simple plus haut ou plus bas des cours à 20 jours ou à 55 jours.

2° La taille de position, ce qui signifie le maximum que vous investissez sur un trade. Les « turtles » avait un algorithme un peu compliqué pour déterminé les sommes engagées selon la volatilité du marché mais ils n’engageaient pas plus de 2% de leur capitaux sur un trade.

3° La sortie de position, soit la vente. Si le hasard faisait que le cours partait dans le mauvais sens, ils coupaient leur perte rapidement en ne dépassant jamais 2% de la somme du trade.

Si la tendance se développait, ils sortaient alors dans le cas d’une entrée sur un plus haut à 20 jours, lors d’un plus bas à 10 jours et sur les 55 jours ils coupaient avec des plus bas ou plus haut à 20 jours selon le sens de départ. De cette manière, ils pouvaient laisser se développer la tendance faite de variations journalière des cours, encadrée dans une règle assez large pour ne pas vendre au premier excès de volatilité.

La méthode est évidemment d’une simplicité déroutante. Mais toute la logique de celle-ci découle essentiellement de la manière de l’appliquer.

En fait les « turtles » tradaient des futures sur plusieurs marché, comme l’or, l’argent, le pétrole, des devises, des matières premières… Ils travaillaient sur une vingtaine de supports. Aujourd’hui, un ancien membre des tortues qui gère un fond de « trading »  Jerry Parker trade environ sur 90 supports. Tout comme Bill Dunn. Mark J. Walsh ou encore Salem Abrahm.

http://www.autumngold.com/capital_trading/capital_cta_profile.php?op=profile&id=388

http://www.dunncapital.com/

http://www.markjwalsh.com/

http://abrahamtrading.com/performance&accept=1

Ces traders de tendances prennent systématiquement position sur tous les supports qui leur donnent un signal.

Donc si sur les 90 supports qu’ils suivent, 50 supports font un plus haut ou plus bas à 20 jours ou à 55 jours, ils prendront systématiquement, selon le signal, position à la hausse ou à la baisse sur tous ces supports.

La logique, c’est d’être certain, en « pêchant » aussi largement de prendre  le plus possible de tendances.

Comme d’un côté, ils vont couper rapidement les pertes, comme nous l’avons vu à maximum 2% et laisser se développer au maximum la tendance, c’est-à-dire encaisser de plus gros gains, le compte final va ressortir en positif.

 

Tout cela semble si facile. Alors où est la difficulté principale ?

La difficulté principale est psychologique car avec cette méthode vous gagnez seulement 3 fois sur 10 environ!  « Aie, ouïe….. !!!! »

Prenons l’exemple simple de dix transactions, vous perdez 7 fois 2%, ce qui représente 0.04% (puisque c’est le maximum autorisé par la méthode 2% x 2%) ce qui fait une perte de 0.28% et d’autre part vous gagnez 3 fois 15%, ce qui représente 0.3% de votre capital (2% x 15%), soit un gain de 0.90%. Résultat : vous êtes en plus-value de 0.62%.

La seconde difficulté, c’est que, comme vous êtes devant le hasard, vous pouvez subir une longue série de pertes consécutives. En d’autres mots, il ne faut pas que vous arriviez avec 0 euro de capital après une mauvaise passe plus ou moins longue. C’est pour cette raison que la taille de position ou l’investissement par trade est réduit à 2% du capital et également qu’il n’est admis que 2% de perte par trade. Avec cette règle, chaque perte enregistrée pèse 0.04% sur votre capital (2% x 2%).

Reprenons un exemple mais cette fois avec 1000 trades. Vous savez donc que normalement 700 trades vont être perdants et 300 trades gagnants mais en aucun cas dans quels ordres vont se présenter ces gains et ces pertes. Imaginons une malchance extraordinaire de 700 trades perdants consécutifs. Vous allez devoir d’abord essuyer une perte de 28% (700 x 0.04%) sur votre capital avant d’afficher un gain de 90% ( 300 x 0.3%). Résultat des courses : de vos 1 000 trades sur une base de 100 euros, vous passez d’abord par -28%, soit 72, avant de faire +90%, soit 136.8 ou 36% de PV au bout du compte.

Vous générez donc 3X plus de gains que de pertes en gagnant seulement 3 fois sur 10 ou 30% du temps.

Voilà donc toute la logique des traders de « suivi de tendance », un type de traders qui minoritaires en raison de la difficulté psychologique de la méthode : il est très difficile d’avoir confiance en une méthode en lutte contre le hasard qui ne gagne que 3 fois sur 10 et qui peut afficher une longue série de pertes consécutives.

Nous allons maintenant vous présenter un petit tableau récapitulatif et comparatif qui rapproche sur un plan logique les deux méthodes.

Parfois accusés gentiment d’une certaine « orthodoxie » dans le fait que seul la méthode « value » appliquée par les daubasses serait la seule méthode recevable, nous avons essayé de vous démontrer que ce qui nous importe et devrait vous importer le plus, c’est la logique de la stratégie et cette logique couplée à VOS compétences : ce que vous comprenez et ce que vous pouvez évaluer plus ou moins justement, avec un degré de fiabilité élevé. Cela pour mettre le maximum de chance de votre côté et forcer le hasard à vous donner raison le plus de fois possible, avec une rapport gain / perte le plus élevé possible.

 

Portefeuille au 16 Mars 2012 : 3 ans 113 jours

  • Portefeuille : VL 5,4813 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 442,53%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 196,35%
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  • Rendement Annualisé : 66,69%
  • Rendement 2012 : 18,34%
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  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 24,45%
  • Effet Devise Total : 3,12%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 101,9999 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 52,13%
  • .
  • Rendement Annualisé : 13,51%
  • Rendement 2012 : 10,46%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

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Le rachat d’action, l’ami de l’actionnaire

Dans sa lettre annuelle relative à l’année 2011, Warren Buffet nous fait part de ses succès et de ses échecs. Pour résumer, il est très content de ses investissements dans ses 5 grosses entreprises que sont BNSF, Iscar, Lubrizol, Marmon Group and MidAmerican Energy. C’est également le cas pour ses achats de titres de grosses compagnies comme IBM, American Express, Coca-Cola et Wells Fargo. Clairement, il préfère avant tout acheter des entreprises entières ou des parts dans des entreprises pérennes qui vont assurer à Berkshire Hathaway un retour sur investissement croissant dans un objectif à long terme.

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Portefeuille au 9 Mars 2012 : 3 ans 106 jours

  • Portefeuille : VL 5,4616 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 440,57%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 185,81%
  • .
  • Rendement Annualisé : 67,00%
  • Rendement 2012 : 17,91%
  • .
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • .
  • Taux de Rotation Annualisé : 23,11%
  • Effet Devise Total : 2,90%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 100,3571 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 49,68%
  • .
  • Rendement Annualisé : 13,04%
  • Rendement 2012 : 8,68%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

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Bas les masques : Key Tronic

 

Nous poursuivons, ami(e) lecteur(trice), le démasquage des sociétés arrivées à maturité. Cette fois, c’est de Key Tronics qu’il s’agit (net estate n°8 de la dernière situation du portefeuille). 

Nous avons ici l’exemple éclatant d’une société bien gérée connaissant une mauvaise passe d’origine purement conjoncturelle. Nous avons acquis le 11 octobre 2011 des actions de cette entreprise au coût de revient de 3,68 usd, frais de courtage inclus. Des résultats trimestriels meilleurs que prévus et des perspectives encourageantes ont permis au cours de littéralement « exploser » dépassant rapidement sa VANT de 6,17 usd.

Fidèles à notre technique, nous avons décidé de tenter d’accompagner la hausse et, cette fois-ci, l’opération fut gagnante puisque le cours de l’action culmine aujourd’hui à 10,27 usd (soit 2,8x notre coût d’achat). Pour l’instant, nous conservons notre ligne en espérant bénéficier encore un petit peu de l’état euphorique de Mr Market, mais nous la surveillons malgré tout comme « le lait sur le feu ».

Évidemment, comme d’habitude, nos abonnés ont été avertis en temps réel de cette opération. Nous vous proposons ci-dessous l’analyse que nous avions mis à l’époque à leur disposition et reprenant nos motivations d’achat.

Excellente lecture.

 

KeyTronic Corporation

(Nasdaq, Ticker: KTCC / ISIN : US4931441095)

  

 

I. Introduction

KeyTronic est une société américaine créée en 1969 et qui, à l’origine, fabriquait des claviers d’ordinateurs mais qui, au fil du temps, a élargi sa gamme de production à toute une série de services au marché de la fabrication électronique : de l’ingénierie électronique, du moulage de précision de plastiques, des essais de nouveaux produits,… Bref, l’entreprise tente de répondre aux besoins d’externalisation des sociétés actives dans l’électronique.

Les unités de production sont situées aux Etats-Unis, au Mexique et en Chine.

La direction est assez dithyrambique sur le potentiel de croissance et d’expansion de la société. Vous savez cependant, cher(e) lecteur(trice) ce que nous pensons du rêve et des fantasmes… du moins en matière d’investissements financiers.

Néanmoins, nous notons que KeyTronic ne détient, pour l’heure, que 1 % du marché mondial. Pas un mastodonte donc… mais une possibilité réelle de croissance… si la compagnie reste compétitive tant en matière de coûts que de know how.

Les cinq plus gros clients de KeyTronic représentent 62 % du chiffre d’affaires mais la direction est consciente de l’importance d’élargir ses débouchés et, entre 2010 et 2011, le nombre de clients est passé de 20 à 30.

La concurrence est assez féroce dans le secteur, non seulement au travers des compétiteurs directs de la société mais aussi… de ses propres clients qui sont chaque fois confrontés au choix de développer eux-mêmes leurs produits ou de sous-traiter chez KeyTronic. Ce phénomène met  réellement en exergue l’importance de la maîtrise des coûts comme avantage compétitif prépondérant.

Même si, de l’aveu même de la direction, le carnet de commandes n’est pas réellement indicatif des ventes futures, il est annoncé à 54,9 millions de dollars fin juin 2011, en baisse de 3,5 % par rapport à l’année dernière. Il représente environ 20 % du chiffre d’affaires annuel.

II. La Valeur d’Actif Net Net (VANN)

Nous relevons un actif courant de 8,86 usd par action duquel nous retranchons les dettes qui s’élèvent à 4,67 usd. La VANN s’établit donc à 4,20 usd par action.

 

III. La Valeur d’Actif Net Estate (VANE)

Nous constatons que KeyTronic est propriétaire de ses installations mexicaines (et locataires de ses autres sites). Les bâtiments ont été acquis pour un coût de 1,82 usd par action. Après prise en compte de notre traditionnelle marge de sécurité de 20 % et ajout de la VANN, nous obtenons une VANE de 5,65 usd.

 

IV. La Valeur en cas de Mise en Liquidation Volontaire (VMLV)

Nous revenons donc sur l’actif courant. Les stocks représentent 4 usd par action. Nous pouvons supposer qu’il s’agit là de matériel très spécifique qui n’aurait peut-être pas beaucoup de valeur en cas de mise en liquidation de la société. Néanmoins, nous relevons trois points qui tendent plutôt à plaider pour le raisonnement inverse. Le premier est que KeyTronic, en tant qu’entreprise d’externalisation, doit produire majoritairement « sur mesure » pour ses clients. Il est possible qu’en cas d’arrêt des activités, ces mêmes clients achètent tout de même les éléments produits car ils en ont tout simplement besoin. Le deuxième point, c’est que les ¾ des stocks sont constitués de matières premières, autrement dit des produits en principe assez facilement négociables sur le marché. Enfin, nous notons que les inventaires de la compagnie ont « tourné » en moyenne à 65 jours en 2011 (ce qui est raisonnable), soit 5 jours plus vite que la moyenne des 3 derniers exercices comptables. En fonction de tout ceci, nous décidons de prendre une marge de sécurité de 25 % sur les stocks de Key Tronic et en amputons donc la valeur aux livres de 1 usd par action.

Les créances commerciales constituent l’autre poste important de l’actif courant. Les clients de KeyTronic paient leurs factures en moyenne à 58 jours. Cela semble raisonnable sans vraiment être exceptionnel. La direction a également acté des réductions de valeur pour créances douteuses équivalentes à 0,3 %. Par prudence, nous décidons de prendre une marge de sécurité de 15 % sur ces créances et prenons donc en compte la valeur inscrite au bilan, amputée de 0,58 usd. Nous décidons également de ne pas tenir compte des impôts différés, qui représentent 0,43 usd.

Outre l’immobilier mexicain abordé dans le calcul de la VANE, nous remarquons, parmi les actifs fixes, les installations de production dont nous tenons compte pour 10 % de leurs valeurs d’acquisition soit 0,36 usd.

Hors bilan, nous tenons compte de 75 % des loyers futurs à payer, soit 0,53 usd par action.

En fonction de tous ces éléments, nous établissons la valeur de Key Tronic en cas de liquidation volontaire à 3,47 usd.

 

V. La Valeur de la Capacité Bénéficiaire (VCB)

Ça n’arrive pas si souvent pour nos daubasses et le fait mérite donc d’être souligné : KeyTronic génèrent des bénéfices et même mieux, elle n’a plus connu d’exercices comptables déficitaires depuis 2002 !

Certes, l’entreprise est très cyclique et le niveau de ses profits n’est pas vraiment constant mais, sur le long terme, elle génère bel et bien de la valeur pour ses actionnaires.

Pour calculer la VCB, nous moyennons les bénéfices d’exploitation des 5 dernières années et leur appliquons un impôt forfaitaire de 20 % (en réalité, KeyTronic paie bien moins d’impôts que cela, entre autre grâce à des crédits d’impôt obtenu sur la recherche et développement). Nous obtenons un résultat de 0,39 usd par action. Nous l’actualisons au taux de 12 %, ajoutons la trésorerie de l’actif et déduisons les dettes financières du passif. La VCB s’établit donc à 2,75 usd par action.

Nous ne disposons donc d’aucune marge de sécurité sur cette VCB.

 

VI. La Valeur d’Actif Net Rentable (VANTre)

Il est rare que nous puissions calculer cette valeur puisque, pour ce faire, la société doit présenter un historique bénéficiaire assez long.

Pour le détail du calcul, nous vous renvoyons à cet article.

Au cours des 5 derniers exercices, KeyTronic a généré un résultat d’exploitation moyen, après impôt, de 0,48 usd par action, ce qui correspond à une rentabilité moyenne sur capitaux investis de 8,21 %. Cette rentabilité est supérieure au minimum de 7 % que nous exigeons pour calculer la VANTre. Nous la calculons donc à 6,16 usd par action (ensemble des actifs hors intangibles moins l’ensemble des dettes).

 

VII. Conclusions

Au cours de 3,36 usd; il est possible d’acheter KeyTronic avec une marge de sécurité de

20 % sur sa VANN

41 % sur sa VANE

3 % sur sa VMLV

45 % sur sa VANTre

Vous objecterez, cher(e) lecteur(trice), que cette société ne présente pas les décotes les plus folles parmi toutes celles que nous vous avons déjà proposées et vous aurez tout-à-fait raison.

Néanmoins, KeyTronic crée de la « valeur-actionnaire ». Il faut tout de même considérer que les revenus futurs restent assez aléatoires et peut-être plus encore pour cette société que pour d’autres.

Mais surtout, nous constatons que la société débourse chaque année des sommes importantes en matière de recherche et développement (5 années de R&D représentent +/- 40 % de la capitalisation boursière). Si ces dépenses sont absolument nécessaires pour permettre à l’entreprise de préserver ses avantages compétitifs sur ses concurrents (mais aussi sur ses clients), nous estimons, de manière générale, que ces dépenses apportent un réel « plus » à la compagnie, notamment en matière de « know how ».

Ainsi, nous pensons que, année après année, ce know how se capitalise et augmente le coût d’entrée d’un concurrent sur le marché de KeyTronic. Ce phénomène, par voie de conséquence, augmente, selon nous et de manière cachée, année après année, la « vraie valeur » de la société.

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Portefeuille au 2 Mars 2012 : 3 ans 99 jours

  • Portefeuille : VL 5,4427 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 438,70%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 187,21%
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  • Rendement Annualisé : 67,33%
  • Rendement 2012 : 17,50%
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  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 23,33%
  • Effet Devise Total : 3,91%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 100,0732 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 49,25%
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  • Rendement Annualisé : 13,02%
  • Rendement 2012 : 8,37%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

 

 

Détails du Portefeuille

 

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