One shot ou little touch ?

Bon dieu que c’est difficile de réfléchir dès que la température dépasse le 25° centigrades !

Dans cette petite réflexion estivale, vous avez le choix entre le « cow-boy » viril qui a décidé d’abattre sa cible avec une seul cartouche ou le pêcheur sensitif qui a décidé de lancer ses cages à homards plusieurs fois pour remplir la cale de son chalutier.

Malgré ces deux métaphores, vous avez plus que certainement tous compris d’emblée, chers lecteurs, que nous n’allons pas vous résumer, « le bon, la brute et le truand » de Sergio Leone. Ni vous expliquer les techniques de pêche aux homard en mer de Bering. De quoi s’agit-il alors ?

Il s’agit simplement de vous faire partager le petit débat que nous avons eu entre nous sur la taille d’une position dans le cadre d’un portefeuille composé de « Daubasses ».

Petit rappel pour commencer… Contrairement à un portefeuille focalisé sur des big caps, nous ne démordons pas sur le fait qu’un portefeuille de micro, small et mid caps cotant sous leurs fonds propres et offrant obligatoirement une décote de plus de 30% sur la valeur de leurs actifs net-net ou net estate doit obligatoirement être diversifié et ce, même si la société affiche une Valeur d’Actif Net Rentable.

Au démarrage de l’aventure fin novembre 2008, nous avons décidé de fixer le pourcentage maximum pour une position à 3,33% soit, au départ, 30 positions au minimum. Et d’ajuster ensuite cette position de 3,33% à la valeur globale du portefeuille. Au départ la somme totale investie étant de 15 000 euros, les 3,33% correspondaient donc à 500 euros. Aujourd’hui, grâce à la performance et aux différentes augmentations de capital, les 3,33% correspondent à plus de 14 fois les 500 euros de départ. Ce qui, selon nous, offre deux possibilités dans la manière de construire une position : Le « one shot » comme à nos débuts et la « little touch ».

Si vous disposez de 15 000 euros pour construire un portefeuille « Daubasses » ou avez décidé d’investir progressivement et étalé dans le temps 15 000 euros, vous n’avez pas le choix : vous devez pratiquer le « one shot », soit l’achat en une fois de la société décotée.

Tout le problème qui nous a amené à cette réflexion , c’est que toutes les périodes ne sont pas propices au « one shot » dans le sens où, si le marché retrouve sa gaîté, vous trouverez beaucoup moins de sociétés décotées, ce qui vous offrira un choix plus réduit. De plus, en moyenne, les décotes seront moins importantes.

Par contre, si le marché est « déprimé de chez déprimé », il est obligatoire d’abattre toutes les cibles d’une seule cartouche et donc, de pratiquer sans hésiter le « one shot », l’achat de la position en une fois.

Revenons un instant sur une société qui entre dans la catégorie « Daubasses »… Toute société cotant sous ses fond propres a forcément un problème, plus ou moins important, plus ou moins passager, toujours justifié. Et c’est à ce moment précis que l’exagération du marché entre en jeu. Celui-ci « fantasme », n’ayons pas peur des mots, très souvent, sur une faillite faisant dégringoler les cours bien au-delà de la limite de votre imagination : tout d’abord, vous avez les zinzins (investisseurs institutionnels) qui larguent, ensuite, les investisseurs individuels puis les traders entrent en piste à la baisse. Et c’est la curée la plus totale.

Prenons un petit exemple : First Solar, un des leaders mondial du solaire le 16 Mai 2008 clôturait à 311,14$ et ce jour-là il s’est échangé un peu plus de 3 millions d’actions pour la somme de 948 millions de $. Ce jour-là donc, des acheteurs ont pensé faire une bonne affaire en achetant à 311,14$. Puis est venue la crise des subprimes et le cours a entamé sa descente qui fut suivie d’un petit mieux. Ensuite, la crise de la dette est revenue… et First Solar a poursuivi sa descente … L’été passé, à la même époque, la société cotait encore à 130$. Et puis la crise dans la zone euro s’est amplifiée et un problème de surpoduction et de concurrence chinoise a émergé. Et First Solar est finalement entrée dans la catégorie « Daubasses » quand le cours est passé sous les 36$ c’est-à-dire la valeur de ses fonds propres que nous avons calculée au mois de mai. Mais la chute ne s’est pas arrêtée là puisque voici quelques semaines First Solar côtait a 11,77$ ! Le cours stabilisait depuis à 14-15$.

Si nous faisons un petit bilan de la chute de 311$ à 11,77$, c’est une baisse de 96%. Quel investisseur qui a acheté dans la fourchette 300$ – 100$ aurait pu imaginer que First Solar serait un jour proposée par la marché à un peu plus de 10$ ?

Oublions tous ces investisseurs pour nous concentrer sur le seul chasseur de « Daubasses », patient, méthodique et constamment à l’affût.

A 18$, le chasseur de Daubasse commence à se frotter les mains avec une décote de 50% sur les fonds propres net tangibles… Et malgré tout, le cours va encore perdre 30%.

Voilà donc pour l’exemple de First Solar qui n’est jamais devenu une Net-Net , ni une Net-Estate… mais qui selon nos calculs, à 18$, possédait une décote de 33,50% sur sa VCB et 48,70% sur sa VANTre.

Quand faut-il acheter en définitif ? Doit-on acheter en une fois la position de 3,33% soit pratiquer du « one shot » ou en plusieurs fois et pratiquer du « little touch » voire, contrairement au jargon bien connu, « attraper à plusieurs reprises le couteau qui tombe » c’est-à-dire acheter en plusieurs étapes ?

one shot ?
ou little touch ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les réponses que nous avons trouvées à ces deux questions, c’est que cela dépend de l’humeur du marché. Nous partons du postulat que l’on n’achète jamais voire presque jamais sur les plus bas du plus bas et que l’on ne vend jamais sur le plus haut du plus haut sauf par pur hasard que l’on ne peut pas répéter systématiquement. A partir de là, inutile de perdre son temps à trouver les bas et les haut.

« Vous êtes en train de nous parler timing ou quoi ? Alors que vous disiez que vous vous moquiez du timing, en vous concentrant sur la décote ? Je ne vous suis plus les gars ! »

Et bien non, nous n’avons pas changé d’avis sur le timing : nous nous en moquons toujours à partir du moment où la décote selon nos critères est présente.

Par contre l’observation de nos listes de « Daubasses » sur presque 4 ans nous permet d’apporter quelques nuances sur la manière d’acheter.

Fin 2008 et fin 2011, les sociétés de nos listes offraient des décotes importantes et étaient très nombreuses. En 2008, il y avait même dans nos listes plusieurs triple-net (société côtant sous le seul cash moins l’ensemble des dettes), signe évident d’un marché déprimé et massacré.

Ces périodes nécessitent des positions « one shot » c’est-à-dire des achats en une fois pour les 3,33%.

Le reste du temps soit en 2009 – 2010 – 2012, les listes ont tendance à se rétrécir, les décotes – si elles correspondent bien évidement à nos critères – sont moins importantes. Les choix pertinents après analyses sont nettement moins nombreux.

Nous pensons qu’il faut alors pratiquer par « little touch », c’est-à-dire par tranche d’achat en deux voire trois fois, en attrapant effectivement le couteau qui tombe, voire en exigeant des prix plus bas », des « Radins Prices », comme nous vous l’avions expliqué dans un autre article. Ceci vous permet de moyenner à la baisse ou d’augmenter successivement votre décote.

Il y a évidemment des exceptions même dans ce type de marché où le « one shot » est de rigueur … et également l’inconvénient du train qui repart sans la position complète avec cette idée de « little touch ».

« Et si on commence maintenant un portefeuille Daubasse et que l’on a que 15 000 euros à y consacrer, qu’est-ce qu’on fait ? »

Si votre équipe « préférée » devait démarrer son portefeuille lundi prochain avec 15 000 euros et 3,33% par position, elle n’aurait pas d’autre choix que le « one shot » vu les frais, tout comme à nos débuts. Par contre, ce que nous ferions à coup sûr, c’est l’étalement des achats au gré des plus belles décotes sans le moindre empressement. Nous pourrions dès lors constituer un portefeuille complet sur une durée pouvant aller jusqu’à 30 mois en achetant, par exemple, tous les mois, la plus belle décote.

C’est finalement dans ce sens que nous avons voici plus d’un an construit notre lettre mensuelle autour de ce que nous considérions comme les 2 voire les 3 et même parfois 4 plus belles opportunités et décotes du mois.

Nous pensons en conclusion qu’à partir du moment où vos 3,33% représentent 2000 euros (donc l’équivalent d’un total d’environ 60 000 euros que vous destinez à un portefeuille de Daubasses), vous avez la chance de pouvoir moduler la taille de vos positions en fonction de l’humeur du marché selon la quantité de société décotées et l’importance des décotes et ceci, en respectant tous vos critères de base à la lettre mais nous estimons aussi qu’une somme nettement inférieure n’est pas un obstacle pour un investissement en « Daubasses » à la condition de respecter un de ces deux critères : soit achat « one shot » massif en période de profonde déprime, soit succession d’achats « one shot » étalés durant les périodes les moins dépressives de Mister Market.

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Portefeuille au 27 Juillet 2012 : 3 ans 246 jours

  • Portefeuille : VL 5,3555 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 430,07%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 205,12%
  • .
  • Rendement Annualisé : 57,45%
  • Rendement 2012 : 15,62%
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  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 19,27%
  • Effet Devise Total : 9,94%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 101,7757 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 51,79%
  • .
  • Rendement Annualisé : 12,03%
  • Rendement 2012 : 10,21%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

 

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Portefeuille au 20 Juillet 2012 : 3 ans 239 jours

  • Portefeuille : VL 5,4533 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 439,76%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 192,99%
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  • Rendement Annualisé : 58,61%
  • Rendement 2012 : 17,73%
  • .
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • .
  • Taux de Rotation Annualisé : 19,10%
  • Effet Devise Total : 11,47%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 102,0689 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 52,23%
  • .
  • Rendement Annualisé : 12,18%
  • Rendement 2012 : 10,53%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

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Privilégier les achats sur les bourses européennes ou américaines ?

 

 

Incontestablement, ces 4 dernières années, les USA étaient bien une des « place to be » pour les investisseurs en actions.

Depuis la création de notre club, le 24 novembre 2008, le msci USA exprimé en euros a généré un rendement hors dividendes de 67,8 % alors que le msci Europe également exprimé en euros n’a offert qu’un retour hors dividendes de 26,8 %.

Lorsque nous avons démarré notre portefeuille, celui-ci comportait 75,5 % de sociétés américaines et 21,3 % de sociétés européennes.  Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette surpondération fut heureuse quand on voit les rendements générés respectivement par chacune de ces deux zones géographiques.

« Vous voyez bien que la macro-économie doit entrer en ligne de compte dans une stratégie d’investissement ! « 

Il est possible, cher(e) lecteur(trice), que la rentabilité supérieure de la place financière américaine ait été obtenue grâce au fait qu’ « Elico Ben Bernanke » soit apparu plus efficace dans l’utilisation de l’imprimante à billets que « Mario Goldman Draghi ».

Et pourtant, vous savez que nous ne tenons pour ainsi dire pas compte de l’économie en général pour prendre nos décisions d’investissement mais uniquement (ou presque ) de la valorisation des sociétés que nous achetons.

Ainsi, lors du lancement de notre club, la plupart des belles « z’occases » se trouvaient outre-Atlantique.  Et, après le « matraquage boursier » 2008-2009, le rattrapage des cours s’est naturellement porté sur les sociétés les plus sous-évaluées.  A l’époque, certains lecteurs regrettaient cette surpondération « yankee » tant pour des raisons fiscales qu’opérationnelles ou d’équilibre patrimoniale.

Et nous leur répondions de manière systématique que nous traquions la valeur partout où elle se trouvait mais que, malheureusement, à cette époque, les meilleures opportunités se trouvaient en Amérique.

Aujourd’hui, nous nous demandons : « et si finalement, la surperformance des indices américains n’était pas due à  des causes macros mais bien pour des raisons « value » ? »

Ce n’est encore qu’une hypothèse pour nous mais le petit laboratoire que constitue notre portefeuille va peut-être nous donner une réponse dans les années à venir.  En effet,  aujourd’hui, la répartition entre les deux zones géographiques a été renversée : les actions européennes pèsent 45,3 % du total du portefeuille et les actions américaines 29,7 %.  C’est effectivement en Europe que nous trouvons, pour l’heure, les plus belles opportunités « value ».

Notre zone géographique va-t-elle surperformer, boursièrement parlant, celle du pays de l’Oncle Sam alors qu’on annonce partout une faillite généralisée, un éclatement de l’euro et que bon nombre d’analyste conseille de rester à l’écart, de surpondérer la zone « dollar » ou mieux, les pays « solides »?

Ami(e) lecteur(trice), nous vous fixons rendez-vous dans 4 ans afin de vérifier si une performance sur une zone géographique se justifie par des raisons de valorisation ou pour des raisons exogènes au prix payé.

Ceci dit, ce basculement géographique dans nos investissements  n’est pas pour nous déplaire : outre l’aspect « affectif » d’accompagner des entreprises plus proches de nous, il nous permet surtout d’être un peu plus investis dans notre « monnaie de consommation » – l’euro – mais il nous offre aussi la possibilité de proposer à nos abonnés français un plus grand nombre d’opportunités « PEA ».

 

Portefeuille au 13 Juillet 2012 : 3 ans 232 jours

  • Portefeuille : VL 5,4740 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 441,81%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 188,83%
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  • Rendement Annualisé : 59,17%
  • Rendement 2012 : 18,18%
  • .
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • .
  • Taux de Rotation Annualisé : 19,03%
  • Effet Devise Total : 10,63%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 100,9061 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 50,49%
  • .
  • Rendement Annualisé : 11,90%
  • Rendement 2012 : 9,27%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

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Profiter de la volatilité des marchés …

 

L’intérêt d’investir dans les small cap, c’est que ce sont des supports plus volatiles que la moyenne. 

« Quoi ! Vous pensez que la volatilité, c’est un avantage ? »

Bien sûr ami lecteur, nous avons d’ailleurs fréquemment abordé ce sujet au gré de nos articles. Par exemple, ici.

Ce qui est intéressant avec la volatilité, c’est qu’elle permet, si on est suffisamment patient, d’acheter des sociétés-cibles à des prix encore plus décotés.

Ainsi, depuis la dernière augmentation de capital de notre club fin mars, nous avons appliqué scrupuleusement la technique du « Radin Target Price » (en résumé, la technique qui consiste à placer des ordres d’achats à des cours nettement inférieurs au cours en vigueur).

Ainsi, outre l’émission de quelques options put sur un producteur de gaz naturel et un fabricant de panneaux solaires (attention, nous parlons bien d’émission ou de vente d’options put, pas d’achat d’options)  nous avons acheté ou renforcé des lignes en Coast Distribution System ainsi que sur des sociétés italienne (1), françaises (2), britannique (1), taiwanaise (1), américaine (1) ainsi que sur une de nos mines d’or.

Cette technique nous a permis de nous imposer de la rigueur et de n’acheter qu’à condition d’augmenter la marge de sécurité globale du portefeuille.  

Et voilà donc comment nous avons utilisé l’intégralité, ou presque, de nos liquidités ces derniers mois : dans l’ordre et la discipline.

Néanmoins, si Mr Market ne nous a pas encore gratifié d’un véritable burn-out, son état actuel reste plus proche de la dépression que de l’euphorie béate et nous avons donc procédé, pour notre club, à une nouvelle augmentation de capital. Bien évidemment, fidèles à notre stratégie, nous utiliserons cette nouvelle manne de la même manière que les précédentes : avec intelligence et bien plus de patience qu’un enfant à la veille de recevoir ses cadeaux de Noël.

 

Portefeuille au 6 Juillet 2012 : 3 ans 225 jours

  • Portefeuille : VL 5,4966 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 444,04%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 185,16%
  • .
  • Rendement Annualisé : 59,74%
  • Rendement 2012 : 18,67%
  • .
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • .
  • Taux de Rotation Annualisé : 19,08%
  • Effet Devise Total : 10,28%

 

  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 102,0103 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 52,14%
  • .
  • Rendement Annualisé : 12,30%
  • Rendement 2012 : 10,47%
  •  
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

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En attendant notre PEA……. !!!!

Je n’en pouvais plus de garder cela pour moi seul.

Franck et les deux Louis, j’espère que vous ne m’en voudrez pas et je vous prie déjà de bien vouloir accepter mes excuses, pour ne pas vous en avoir parlé avant. C’est la première fois que je prends une initiative seul au nom du groupe sans vous consulter et je comprendrais si vous me viriez de l’équipe sur le champ. Mais, à ma décharge, mon intention était juste de nous éviter la double taxation des dividendes que nous subissons en Belgique, cette taxation qui réduit de manière insupportable 100 euros en 50 euros ! Vous me direz que l’on encaisse sans doute pas beaucoup de dividendes sur les « Daubasses »… mais la devise de Franck « il n’y a pas de petit profit, juste des profits » a raisonné en moi comme les carillons de Notre Dame de Paris et surtout plus que je ne l’aurais imaginé.

Et puis cela fait des mois que Franck (NDLR : le français du groupe) nous rabâche les oreilles au minimum deux fois par semaine avec les bienfaits d’un PEA, véritable « pansement gastrique d’un portefeuille » pour nos amis Français. Sans finalement jamais entrer dans les détails, ce qui a aussi eu comme effet d’aiguiser ma curiosité.

Oui, j’ai voulu ouvrir un PEA, en France, au nom du club d’investissement « les Daubasses selon Benjamin Graham » pour éviter la double taxation belge de nos dividendes.

Voici donc en quelques lignes le récit de mon aventure fiscale.

Je n’ai pas « cherché midi à quatorze heures » : habitant dans la banlieue de Charleroi, soit à moins de 35 minutes de la frontière française, c’est tout simplement dans une agence bancaire d’un petit village de la banlieue de Maubeuge que j’ai pris rendez-vous.

C’était le 6 juin à 9 heures exactement. Il pleuvait abondamment, le ciel était d’un gris pas possible. On ne peut pas dire que la banlieue de Maubeuge m’ait dépaysé de la banlieue de Charleroi : même style d’éventration des sacs poubelles, quelques foyers sauvages de détritus au bord des champs, un asphalte aussi défoncé, des petites maisons en briques rouges délavées par le temps et de la verdure sur les toits.

L’agence bancaire dans laquelle je me suis rendu détonnait un peu dans le paysage.

la succursale de la banque ****** à Maubeuge

C’était une construction flambant neuve, avec une façade entièrement vitrée dans un style architecturale New-Yorkais, très épuré et qui avait au moins six étages. En plus de l’architecture, il y avait aussi un contraste sur la localisation de l’agence qui était plantée au bout d’un petit chemin en terre battue sur lequel il n’était pas certain que deux Buick puissent se croiser sans s’arracher mutuellement les rétroviseurs… Et le pire : pas le moindre parking pour la clientèle. Même si j’ai eu l’impression en arrivant que j’étais le seul client, mais bon à 9 heures, je me suis dit ,un peu comme dans la banlieue de Charleroi, qu’ il n’y avait sans doute pas grand monde de réveiller. J’ai donc parqué ma Mustang en bordure de prairie.

J’ai décidé de ne pas révéler le nom de la banque, pour ne pas attiser inutilement la haine, puisqu’à la télé, tout le monde dit que c’est eux les responsables de la crise des subprimes, de l’endettement des états, du chômage et parfois même du temps pluvieux du week-end. Je m’en voudrais de faire un appel au saccage d’un bâtiment flambant neuf sans doute construit grâce au trading alimenté par la liquidité des comptes épargnes durement engrangés des citoyens des environs.  Néanmoins, vous aurez compris qu’il s’agit bien entendu d’une agence d’une des 3 plus importantes banques françaises.

 

Je me suis engouffré dans un hall d’entrée de marbre blanc après qu’aient coulissé les deux immenses portes vitrées dans un feulement presqu’inaudible. Après m’être présenté et avoir expliqué que j’avais rendez-vous à 9H, j’ai eu droit à un large sourire de la demoiselle de l’accueil qui m’a demandé de patienter quelques secondes.

 

La charmante hôtesse et son sourire chaleureux

 

L’homme qui est venu à ma rencontre m’a également chaleureusement souri en me tendant la main et en me demandant de le suivre. C’était un homme extrêmement élégant vêtu d’un complet bleu profond,  à la coiffure soignée et à l’air posé. Il portait une chemise  d’un blanc immaculé et une cravate en soie bleue légèrement plus claire que son costume. Il ne portait pas de bijou juste une montre Bréguet au poignet droit. Ce qui signifiait qu’il était gaucher !

 

mon sympathique conseiller bancaire

 

En le suivant dans un dédale de couloir, et pendant que nous échangions quelques banalités sur le temps,  je me suis dit immédiatement que sa tête me disais quelque chose.

Il m’a ouvert la porte d’un grand bureau, en me demandant de bien vouloir m’installer, ce que j’ai fait sans attendre. Le siège était confortable et j’avais devant moi une large baie vitrée perlée de pluie qui donnait sur un jardin à la verdure chatoyante et extrêmement bien dessiné. J’étais donc à l’arrière du bâtiment, installé confortablement quand mon interlocuteur m’a demandé si je désirais un café. J’ai accepté et il est sorti en me disant :

« Je suis à vous dans une seconde. »

Toujours occupé à essayer de mettre un nom sur son visage, j’ai hoché de la tête, au lieu de lui dire :

–     Faites à votre aise.

Et j’ai continué à me creuser les méninges pour mettre un nom sur son visage qui m’était connu, j’en étais certain. Le flash est arrivé quelques secondes plus tard lorsque la porte s’est entrouverte et que la demoiselle de l’accueil a déposé sur la table un petit café noir bien serré. Le flash c’était que j’étais assis dans un bureau à l’arrière du bâtiment, soit le fameux « back office » et ce gars ressemblait à… Jérome Kerviel, le plus connu des employés bancaires travaillant dans les « back office » ou plutôt les « black office ».

Cela m’a plutôt décontenancé quand Jérôme s’est assis derrière son bureau, en m’adressant à nouveau un large sourire et en me demandant ce qu’il pouvait faire pour moi.

Bon, j’ai décidé de ne pas révéler la véritable identité de mon interlocuteur pour ne pas attiser la haine et qu’il soit pris à partie par des actionnaires floués ou des anti-capitalistes. Maubeuge n’est finalement pas si grand que cela. Et ressembler à Jérôme Kerviel, voire être son frère jumeau ou encore son sosie, ne doit pas être aisé à vivre au quotidien quand, en plus, on bosse dans une banque.

Je dois vous avouer que j’ai commencé à lui expliqué l’objet de ma présence dans son « back office » en balbutiant.

– En fait, ai-je bredouillé, je fais partie d’un club d’investissement, les « D selon Benjamin Graham » et je voudrais ouvrir un PEA pour échapper à la double imposition sur le dividende pratiquée en Belgique.

– Les D selon Benjamin Graham, avez-vous dit ? a presque murmuré Jérôme en m’adressant un nouveau sourire. Et que signifient les D ? m’a-t-il demandé.

– En fait on est quatre copains : Dominique, Daniel, Damien et Didier !

– Ah oui les D, j’ai compris a dit Jérôme sérieusement.

Franck et les deux Louis, je vous demande une nouvelle fois de m’excuser car je n’ai pas pu dans le « back office » en face du duplicata de Jérôme Kerviel, prononcer le mot « Daubasses ». Avec nos lecteurs, nos abonnés, nos connaissances, je le dis avec plaisir par autodérision comme nous l’avions imaginé au début… Mais devant Jérôme, dans ce bureau en train de demander des renseignements sur un PEA, je n’ai pas pu. Je comprendrais parfaitement que ma part de recettes des abonnements soit supprimée pour six mois pour avoir eu honte du nom du groupe. Alors que, comble de l’histoire, c’est finalement moi qui vous l’ai proposé.

– L’ennui, Monsieur, m’a dit Jérôme, c’est que le PEA est réservé aux personnes physiques. Pour un club d’investissement ce n’est pas possible. En plus vous êtes Belge, si j’ai bien compris. De quelle région ? m’a demandé Jérôme qui semblait avoir enclenché soudainement les vitesses ?

– Je suis de Valonnie, la région de Charleroi. Cela s’écrit avec un W au début et chez nous on dit oualonnie…. !!! Mais bon…..Remarquez que le grand Louis, heu … Damien … dit souvent que nous sommes plutôt en oualbanie….Mais bon, c’est politique et trop belgo-belge pour que cela signifie quelque chose pour vous.

Oui, je comprends. Par contre, vous n’êtes pas français, ni domicilié en France et cela se complique pour un PEA. En plus pour un club d’investissement…

Sinon, je pourrais me domicilier en France et prendre le PEA à mon nom pour le groupe. Je ne pense pas qu’ils y seront opposés si c’est pour gagner des tunes et on se fait tous confiance. En plus, j’ai vu une jolie pension à 10 euros la journée, à l’entrée du village. Et la pension porte un joli nom « Ambroise et Julot ». Vous pensez que ça pourrait coller ? 10 euros par jour c’est 300 euros par mois, pas exagéré.. ?

– La jolie pension, c’est une maison de passe, Monsieur, m’a dit Jérôme, le visage un peu inquiet. Et ce n’est pas 10 euros la journée mais 10 euros de l’heure.

– Ah oui, ça change tout… Mais j’ai entendu récemment une ministre française dire qu’elle voulait supprimer la prostitution en France. Donc, à terme, cela pourrait peut être intéresser les propriétaires de la maison de passe, une reconversion en chambre « boîtes aux lettres » pour exilés fiscaux belges.

Oui c’est possible, mais vous auriez tout intérêt à louer un deux pièces en ville car je doute que cela passe auprès du fisc de résider dans une maison de passe.

Pas de problème, on en discutera ai-je dit. Vous pourriez m’expliquez en gros ce qu’est un PEA ?

Le Plan d’Épargne en Actions, appelé communément le PEA, est apparu en 1992. Le législateur a souhaité encourager un actionnariat populaire en France, en faisant bénéficier par des avantages fiscaux la détention d’actions sur le moyen ou long terme.

 On peut définir le PEA comme une enveloppe fiscale permettant  d’investir sur les marchés européens. Cette enveloppe étant exonérée d’impôt (mais pas du prélèvement social) après 5 ans.

Les conditions rattachées au PEA sont les suivantes :

 L’ouverture d’un PEA est réservée aux personnes physiques fiscalement domiciliées en France.

Chaque contribuable ne peut détenir qu’un seul PEA (contrairement à un compte titres classique).

Le nombre de PEA au sein d’un même foyer fiscal ne peut être supérieur à 2 (il n’est donc pas possible d’en ouvrir pour les personnes à charge ou les enfants).

Un contrat PEA est obligatoirement individuel, il ne peut pas être ouvert sous la forme d’un compte joint et de fait, seul le titulaire peut effectuer les opérations d’achats et de ventes.

Donc vous voyez comme les choses sont assez étroitement définies.

 

– Parfait jusque-là.

Bon poursuivons, il existe en fait deux types de PEA, le PEA B et le PEA A

– Ne me dites pas qu’ils ont même prévu un PEA spécial Daubasse, le B…. Là je ne vous crois pas !

« Un PEA Spécial Daubasses », a répété Jérôme, en fronçant cette fois sérieusement les sourcils !

Eh bien oui, vous avez bien dit PEA B, pour je suppose « Plan d’Epargne en Actions Bancales »…. C’est exactement sur ce type  de société que nous investissons, des Daubasses, des sociétés avec à la direction des manchots, des charlots, pas la moindre compétitivité, le tout à prix cassé et sous la Valeur d’Actif Net Tang…

« Excusez-moi de vous interrompre », m’a dit Jérôme, mais il s’agit  pour PEA B de « Plan d’Epargne en Actions Bancaire » et le PEA A c’est « Plan d’Epargne en Actions Assurance », alors que je m’apprêtais à lui expliquer notre philosophie d’investissement de A à Z… Merde.

« Je poursuis si vous le voulez bien sur le PEA B qui nous concerne. Et son fonctionnement »

– Pas de problème.

 

– Le PEA est composé d’un compte titres sur lequel sont investies les différentes valeurs mobilières ainsi que d’un compte espèces permettant la transition des fonds lors des opérations d’achats et de ventes, le versement des dividendes ou le prélèvement de différents frais. Le compte espèces ne peut pas être débiteur.

« Nous n’avons pas en grande estime les OPCVM » ai-je dit, pour dire quelque chose, « bien qu’il y ait quelques rares exceptions ». Mais Jérôme n’a pas relevé, il a poursuivi

Le montant total de tous les versements ne peut excéder un plafond de 132 000 €.

Le PEA permet l’acquisition d’un choix restreint de valeurs mobilières et interdit les opérations à découvert.

L’absence de possibilité d’un découvert sur le compte espèces dédié au PEA implique une obligation de couverture des ordres de bourse à 100%. Concrètement, pour pouvoir acheter 1.000 euros d’actions, il faut avoir ces 1.000 euros disponibles sur le compte espèces ou en attente de comptabilisation d’une autre vente de titres effectué le jour- même. Tout achat ou vente à découvert est donc impossible.

–  « Pas de put dans un PEA, j’ai compris, Franck nous l’a souvent rappelé », ai-je dit pour permettre à Jérôme de reprendre son souffle

Mais Jérôme, m’a soudain fixé d’un regard brutal qui m’a fait penser qu’il commençait à être excédé par mes interventions. Je me suis senti obligé d’ajouter :

– Je voulais dire des options put, bien entendu

–  Bien entendu, a -t-il comme ironisé avant de poursuivre sur la fiscalité du PEA, le rubicube des rubicubes, c’est d’ailleurs sans doute pour cette raison que Franck, ne nous en avait pas parlé. 

 

Les fonds investis sur un PEA sont toujours disponibles. Tout retrait effectué avant 8 ans entraîne obligatoirement la clôture du PEA et la vente de la totalité des valeurs inscrites sur celui-ci.

Après 8 ans, le produit est très souple et permet plusieurs options.

Clôture du PEA avant 5 ans

Les plus-values sont imposables selon le régime des plus-values mobilières. Depuis le 1er janvier 2011, la totalité des gains réalisés est soumise à l’impôt, au taux fixe de 19% et aux prélèvements sociaux 12,3%, puis 13,5%, à compter du 1er janvier 2011.

Entre 2 et 5 ans, le taux d’imposition est de 19% depuis le 1er janvier 2011 ce qui correspond au taux commun d’imposition des plus- values mobilières. Voir aussi le compte-titres ordinaire.

Avant 2 ans, le taux d’imposition est un taux majoré qui est fixé à 22,5%. La clôture du PEA doit être déclarée avec le formulaire fiscal 2074.

 Clôture du PEA entre 5 et 8 ans

Les plus-values ne sont pas imposables et subiront seulement les prélèvements sociaux.

Après 8 ans, les possibilités sont nombreuses. Le calcul du prélèvement social, effectué dans le cas d’un retrait partiel ou total, devient particulièrement complexe.

La première raison est que le taux à appliquer dépend de la période où les plus-values ont été réalisées. En effet, comme le PEL, il faut tenir compte des différentes évolutions du taux des cotisations sociales. Par exemple, la CSG a connu des taux de 3,4%, 7,5% ou 8,2%. Ensuite la base de calcul, ce sont les plus-values. Plus exactement, c’est la différence entre les différentes valeurs liquidatives du PEA le solde du compte espèces + la cotation des différentes valeurs à une date donnée et la somme totale des versements effectués.

Pour un PEA ayant plus de 15 ans c’est alors……

–   « Si je comprends bien », ai-je interrompu l’air assez concentré, « c’est difficile d’ouvrir un PEA avec Bac +1 ou 2. Ou alors, il est nécessaire de prendre des cours du soir de fiscalité. »

–  « Ne vous inquiétez pas » a dit Jérôme, « nous avons des services à l’intérieur de la banque qui peuvent vous aider aux différents calculs. »

– Services payants, je suppose ?

– Eh oui a dit Jérôme en retrouvant le sourire !

– Finalement écoutez, à nous quatre on a bien Bac +11 même avec moi qui suit Bac -6 donc on devrait s’en sortir, car on a vraiment en horreur les dépenses inutiles. Vous pouvez y allez, ai-je dit ?

– « Y aller ? » m’a demander Jérôme, comme s’y je m’apprêtais à le virer.

– « Vous pouvez ouvrir le PEA », ai-je dit en me frottant les mains, « je veux absolument leur faire une surprise ».

Jérôme a griffonné pendant deux minutes sur un formulaire qu’il m’a demandé de signer. Ce que j’ai fait. Il m’a donné une copie du document, puis il a ajouté avant de se lever de sa chaise :

– Dès que nous recevons votre domiciliation sur le territoire français, nous activons votre PEA !

Il est passé devant moi, pour m’ouvrir la porte et m’a demandé de le suivre. Je me suis exécuté.

Au détour d’un couloir, nous nous sommes brièvement arrêté devant un homme plus âgé à l’allure débonnaire et au costume impeccable. « Je vous présente le directeur de l’agence » m’a dit Jérôme. Et l’homme m’a aussitôt serré la main, en me disant quelque chose du style « merci pour la confiance que vous nous accordez, à bientôt. »

En poursuivant notre chemin, je me suis dit que son visage me disait quelque chose : ces lunettes cerclées or et sa cravate imprimée de Dollar …

Dans le hall d’entrée, Jérôme m’a souri une dernière fois en me serrant la main.

Dehors le ciel était toujours gris et il pleuvait toujours abondamment. En mettant le moteur en marche, j’essayais toujours de mettre un nom sur la figure du directeur de l’agence… Mais pas moyen, alors que j’étais persuadé que je connaissais ce visage.

Je me suis arrêté, sur le retour à l’hotel « Ambroise et Julot » pour me domicilier. Julot était un gars absolument charmant qui me faisait penser au défunt Fred Chichin des « Rita Mitsouko » avec mèche folle, pas mal de bagouses aux doigts et la petite moustache taillée avec méticulosité. Ambroise était partie faire du shopping  à Auchan à Louvroil. Julot a accepté de s’occuper entièrement de ma domiciliation contre 300 euros que j’ai déboursés volontiers et l’affaire s’est réglée en moins de 10 minutes.

Mais quand je suis ressorti, je réfléchissais toujours au nom que je pourrais mettre sur le visage du directeur de l’agence, et je me suis également mis à penser que j’avais trahis complètement l’esprit « Daubasse » en allongeant aussi facilement 300 euros à Julot pour une démarche administrative que j’aurais pu régler moi-même.

Franck et les deux Louis, je vous dois de nouvelles excuses pour cette trahison de l’esprit « Daubasses », je vous offre à tous un bon resto pour me faire pardonner.

Sur le chemin qui me ramenait en Belgique, mon esprit n’arrêtait pas d’être taraudé par le visage du dirlo de la banque jusqu’à ce que j’aie un flash provoqué par sa cravate imprimée de dollars : le dirlo ressemblait à Bernard Madoff… Eh oui :  même nez aquilin, sourcils circonflexes et un regard affable qui vous inspire une entière confiance.

Pour ne pas attiser la haine, j’ai décidé de ne pas vous révéler le véritable nom du directeur de la banque : ressembler physiquement à Bernard Madoff, c’est sans doute pour certains anticapitalistes déjà un fait pénalement punissable mais, en plus, engager un gars qui ressemble à Kerviel, cela mérite sans doute pour certain pas moins que la chaise électrique… Alors que ces deux personnes ne sont coupables de rien, juste d’un physique que l’on pourrait aujourd’hui, qualifier d’ingrat.

Je roulais sur les premiers kilomètres d’autoroute belge quand l’étrange sensation d’être projeté dans le futur m’a assailli.

Je me suis retrouvé deux ans plus tard dans ma chambre, allongé dans mon lit, les yeux rivé au plafond, dans une attitude purement catatonique. Mon emploi du temps se résumait à descendre de mon lit vers 10 heures du matin, ouvrir la boîte au lettre en façade pour voir si le facteur n’avait pas glissé une lettre de la banque, m’annonçant que notre PEA était activé… Avant de remonter dans ma chambre, j’arrachais la feuille du jour au calendrier accrochée dans ma cuisine… Et c’est de cette manière que je sais que nous sommes aujourd’hui le 1 Juillet 2014 et que demain nous seront le 2 juillet…

J’avais le sentiment d’être à la fois le Valdimir et l’Estragon, de la pièce de Beckett, « En attendant Godot »… J’attendais notre PEA. Sans faim, ni soif, ni désir d’aucune sorte, juste l’attente de notre PEA qui arriverait dans ma boîte aux lettres… Plus de famille, plus de Franck et les deux Louis, plus de Daubasses… J’étais dans le vide sidéral de l’attente de notre PEA… Et les jours passaient inlassablement pareil en attendent notre PEA…

Il était exactement minuit et douze minutes, le 12 septembre 2014 quand j’ai entendu clairement du monde grimper les escaliers. Dans un premier temps, je me suis dit « ça y est, on m’amène notre PEA, au lit, il sont top la poste Belge, la B Post…. ». Mais quand la musique du générique de fin de Taxi Driver  a empli toute la maison, je me suis dit que j’étais sans doute cambriolé… Et que je devais juste me concentrer, sur l’attente de notre PEA….

Mais dans une véritable scène à la Dalton de la BD Lucky Luke lardée d’un suspens typique de thriller, la porte a d’abord grincé sur ses gonds, puis la tête de Franck est apparue au chambranle de la porte. Seulement la tête un peu penchée et pas le corps… Puis, au-dessus de la tête de Franck, la tête du plus petit des deux Louis est apparue et finalement au-dessus des deux têtes de mes amis, la tête du plus grand des deux Louis….. !!! Les Daubasses étaient dans ma chambres alors que j’attendais notre PEA et j’allais devoir leur annoncer que j’attendais notre PEA.

« Qu’est-ce que vous foutez dans ma chambre les gars ? », ai-je hurlé en commençant à transpirer.  La seule réponse que j’ai eu, c’est un long sourire du plus de petit des deux Louis… Mais un sourire lugubre qui m’a glacé le sang.

« Je sais les gars, je ne vous ai pas donné de nouvelles, mais j’attends notre PEA depuis deux ans, même plus, j’ai dit et je voulais vous faire la surprise, même si c’est compliqué comme fiscalité ! »

Mais j’ai eu l’impression qu’ils ne m’entendaient pas car ils sont entrés solennellement dans ma chambre et se sont approchés du lit. Franck à droite, le plus petit des deux Louis à gauche et les plus grands des deux Louis au pied de mon lit. J’ai aussi remarqué assez rapidement dès qu’ils sont entrés dans la chambre que le plus grand des deux Louis tenait dans la main un immense couteau de boucher, on aurait dit celui d’Anthony Perkins de « Psychose » le film d’Hitchcock !

« Tu ne vas pas me dire que tu as amené une noix de jambon de Rochefort et de la Chouffe chère à Franck et que l’on va manger et boire et faire la fête, pendant que je vous explique l’attente insoutenable de notre PEA » ai-je dit pour essayer de détendre l’atmosphère… Mais les trois Daubasses sont restées impassibles, on aurait dit qu’il ne m’entendaient pas… Merde.

« On est venu te dire que TU ETAIS VIRE, TU ENTEND ?  TU EST VIRE », a dit le plus grand des deux Louis en hachant chaque mot d’un timbre de voix d’outre-tombe….. « Et on veut les listes », ont renchérit en cœur Franck et le plus petit des deux Louis avec le même timbre de voix et en détachant lentement chaque syllabe.

J’ai dit : « non, non, les gars, c’est pas possible … pas pour un PEA … » « Non », ai-je encore répété en commençant à pleurer. Mais j’ai eu l’impression qu’ils comprenaient que je ne voulais pas leur donner les listes remplies de Daubasses….. !!!!!

 C’est alors que le plus grand des deux Louis a brandit son couteau de boucher !

 Et que je me suis réveillé, d’un bond le visage couvert de transpiration…

 

L’équipe des Daubasses, souhaite à tous ses lecteurs et à tous ses abonnés d’excellentes vacances.

 

A tous nos abonnés, ne ratez pas la lettre 100% PEA que nous publierons dans la première semaine de juillet, malgré les vacances, le soleil, et ce texte « détente » sur ce sacré PEA !

 

Portefeuille au 29 Juin 2012 : 3 ans 218 jours

  • Portefeuille : VL 5,3865 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 433,14%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 198,11%
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  • Rendement Annualisé : 59,24%
  • Rendement 2012 : 16,29%
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  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 22,28%
  • Effet Devise Total : 7,01%

 

  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 99,7526 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 48,77%
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  • Rendement Annualisé : 11,68%
  • Rendement 2012 : 8,02%
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  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

 

 

Détails du Portefeuille

 

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