Portefeuille au 24 Août 2012 : 3 ans 274 jours

  • Portefeuille : VL 5,4087 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 435,34%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 196,67%
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  • Rendement Annualisé : 56,41%
  • Rendement 2012 : 16,77%
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  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 19,73%
  • Effet Devise Total : 8,11%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 103,4744 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 54,32%
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  • Rendement Annualisé : 12,26%
  • Rendement 2012 : 12,05%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
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* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

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Portefeuile au 17 Août 2012 : 3 ans 267 jours

  • Portefeuille : VL 5,4740 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 441,80%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 195,03%
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  • Rendement Annualisé : 57,22%
  • Rendement 2012 : 18,18%
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  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 18,64%
  • Effet Devise Total : 9,68%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 105,8303 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 57,84%
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  • Rendement Annualisé : 13,00%
  • Rendement 2012 : 14,61%
  • Rendement 2011 : -8,22%
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La diversification géographique académique aux antipodes de l’investissement dans la valeur ?

Nous aurions d’ailleurs pu formuler le titre de cet article de cette manière : « la diversification géographique académique est-elle compatible avec l’investissement dans la valeur ? »

Cet article est un peu la suite de celui de la semaine passée dans lequel Bill Gross nous annonçait qu’il fallait oublier pour les 100 prochaines années des rendements de 7% sur les Big Caps US comme ce fut le cas les 100 années précédentes. Et son principal argument était de dire que la croissance de la capitalisation boursière US avait été plus rapide que la croissance PIB Us.

Si nous avons pris la peine d’écrire un petit texte sur le sujet, c’est que nous avions trouvé dans les affirmations de Bill Gross une certaine logique, voire du bon sens. Ce qui ne nous a évidemment pas empêché d’apporter quelques nuances, modestement contradictoires mais surtout de vérifier dans quelle mesure nous étions concernés par cette prévision pour nos investissements en « Daubasses ».

Ce qui est toujours amusant quand on fait partie d’un petit groupe d’investisseurs comme les « Daubasses », curieux, ouvert, en recherche permanente de comprendre et de s’améliorer en tant qu’investisseur, c’est que lorsque l’un d’entre nous vient avec une idée ou une lecture, elle est de suite décortiquée, analysée, discutée. Si ce n’est pas très intéressant, elle est jetée aux oubliettes sans appel. Dans le cas contraire, elle est creusée, rediscutée, ré-analysée avec la possibilité de voir si nous pouvons en faire quelque chose de concret.

Depuis la constitution de notre petite équipe, vous aurez compris cher( e) lecteur(trice) que nous vivons dans une émulsion permanente.

Et cette affirmation de Bill Gross, peut-être choquante à première vue, ne nous a pas empêché d’aller plus loin en découvrant que Warren Buffett « himself » apportait de l’eau au moulin de Bill Gross en évaluant la cherté d’un marché également grâce à une comparaison entre le PIB d’un pays et sa capitalisation boursière. Et pourtant Warren Buffett n’a pas été joueur professionnel de black jack, bien qu’il soit un joueur passionné de bridge ! En tout cas, il n’a pas servi dans la US Navy, ce qui le rend quand même, selon nous, nettement plus crédible que Bill Gross ! Une fois tirée cette petite « flèche du Parthe », rappelons une nouvelle fois que Bill Gross a dégagé tout comme l’oracle d’Omaha une performance à long terme hors du commun.

Revenons maintenant à ce que nous avons appelé la « diversification géographique académique » en essayant de comprendre de quoi il s’agit.

Nous ne citerons évidemment pas les auteurs des affirmations que nous vous « copions-collons » ci-dessous par simple respect et devoir de réserve. Mais vous vous douterez qu’il s’agit principalement de « zinzins ».

– « Trois grandes zones d’investissement sont considérées : Amérique, Europe-Afrique, Asie-Pacifique. Notre objectif est qu’aucune zone prise individuellement ne représente en général plus de 50% du portefeuille global. »

Généralement, plus la zone géographique est réduite, plus le risque augmente. Certaines zones géographiques sont également plus risquées que d’autres. Par exemple, on considèrera qu’investir dans un pays émergent est plus risqué que d’investir dans un pays dit développé. »

Premier commentaire : Nous observons dans la première affirmation que la limite de 50% devant représenter le maximum sur une zone est complètement arbitraire puisqu’il n’y a pas d’explication supplémentaire. Mais plus encore qu’il n’y a pas la moindre notion de valeur. De notre point de vue, la logique dans ce point de la stratégie est complètement absente.

Dans la seconde, les auteurs associent diversification géographique et risque. A première vue, en citant des zones géographiques de taille réduite en terme de capitalisation et plus particulièrement les émergents, on peut croire à une certaine logique. Mais nous nous sommes alors demandé quels arguments pouvaient leur opposer des gérants de fonds 100% émergents. Comme par exemple le fonds Magellan, un fond des plus connus de la place de Paris. L’argument qui semble s’imposer pour réfuter le risque pays, c’est évidemment la valorisation des sociétés. Si, comme Magellan, vous investissez sur des sociétés faiblement valorisées dans tous les pays émergents de la planète, nous ne comprenons pas pourquoi ce serait plus risqué qu’un autre fonds investi 100% sur le seul marché français ou canadien. Bien au contraire, vu l’offre des pays émergents, vous êtes assuré de trouver bien plus d’occasions en terme de valorisation que sur des pays qui sont jugés moins risqués mais où les véritables occasions sont bien plus réduites.

– « L’allocation géographique repose sur l’analyse de l’environnement macro-économique (politiques monétaire et fiscale, équilibre de la balance des paiements) et des marchés financiers locaux. L’allocation géographique constitue un facteur clé dans la maîtrise du risque du fait des disparités économiques et politiques qui existent entre les différents marchés de la zone. »

– « Depuis plusieurs mois, les gestions quittent les actions européennes, en particulier de la zone euro, pour se positionner sur les marchés actions américains et émergents, plus résistants. »

– « Les gérants tendent à faire évoluer leur stratégie. Sur le plan géographique, l’Europe et les Etats-Unis voient leur poids se réduire. La part des capitaux alloués à des investissements sur le Vieux Continent est ainsi passée de 37% pour les véhicules bouclés en 2010-2011 à 23 % pour les véhicules en cours de levée……. Si la part dédiée aux Etats-Unis reste prédominante pour les fonds de fonds en cours de levée, à 36%, elle marque un recul face aux 47% consacrés à cette zone pour les fonds finalisés en 2008-2009. »

– « La zone euro perd du poids dans les allocations d’actifs. Les investisseurs européens de long terme diversifient leurs stratégies d’investissement au détriment de l’Europe. »

– « La révision de la politique d’investissement du fonds  est révélatrice du changement de perception et de tactique qui s’opère actuellement. Le gérant  qui gère 396 milliards d’euros environ, a annoncé que s’il suivait à la lettre sa nouvelle stratégie d’allocation, le poids de l’Europe dans ses placements en actions tomberait de 50% à 27%. La pondération géographique de sa poche investie en actions dépendra du poids de la zone dans la capitalisation mondiale et non plus de celui de son PIB »

Second commentaire : Avec ces 5 explications, la « messe » nous semble dite ! Les zinzins n’aiment pas quand c’est bon marché, voire quand les valorisations des sociétés sont attractives. Dans le premier commentaire, nous apprenons que les marchés américain et émergent sont plus résistants que les marchés européens ! Outre le fait que cela entre en contradiction avec les premières affirmations nous disant que les pays émergents sont plus risqués, il semblerait que les USA n’aient aucun problème d’endettement et que leurs sociétés connaissent une croissance fulgurante !

Nous apprenons cette fois clairement que les décisions sont prises en fonction de la macroéconomie, des politiques monétaires ou de la balance des paiements. Et il faut bien avouer que ce n’est pas quand tout va bien dans un pays ou une société que l’on peut faire de bonnes affaires. Mais nous savons que ce que nous appelons souvent le marché ( composé de 90% de zinzins) n’est jamais dans la bonne direction, celle des bonnes affaires sous tous les prétextes, le plus souvent celui du risque ! Et nous le voyons très clairement dans la dernière explication où on nous explique que la nouvelle stratégie sera désormais en fonction de la capitalisation boursière et non du PIB, ce que nous traduisons par « nous n’irons désormais plus que sur les marchés les plus chèrement valorisés ».

Il y a fort à parier que ces « zinzins » reviendront sur l’Europe quand les marchés se seront appréciés de 50% et que le ciel sera redevenu bleu … entraînant très souvent derrière eux une bonne partie des investisseurs individuels.

Dans notre recherche sur le sujet, nous sommes également tombés sur un article intéressant  dans lequel le surnommé « Docteur Doom » alias Marc Faber, un investisseur suisse vivant en Thailande depuis 20 ans, réputé pour sa liberté de jugement et son acuité à dépister les gros problèmes macroéconomiques dans le monde, son verbe sans concession et ses prédictions de krash vient de liquider la majorité de ses positions en Asie et s’apprête à investir en Europe du sud et même massivement si l’ensemble des marchés européens venait à perdre 30% supplémentaires.

Ce contrarian de Marc Faber évoque les valorisations attractives des sociétés sud européennes qui, d’après lui, survivront à l’Europe, à l’Euro et qu’il considère comme plus solides que les états de manière générale. Voilà de l’allocation d’actif géographique qui va à l’encontre de l’académisme pour ce gérant d’actif que certains qualifient d’excentriques ou de « bear psychotique » !

Où nous situons-nous dans ce « maelstrom » sans pitié dans lequel venait pêcher le « vieil homme et la mer » d’ Hémingway ?

En fait, si nous sommes adeptes d’une diversification par le nombre de sociétés détenues, nous n’avons jamais discuté d’une quelconque répartition géographique. Nous avions décidé de chasser la valeur sans tenir compte du pays ou de la devise avec comme seule limite les marchés auxquels notre broker nous donnait accès.

Voici quelques jours, à l’occasion de cette article , nous nous sommes demandé comment avait évolué notre répartition géographique, menée du seul point de vue « value » version daubasses.

En fait, le 24 novembre 2008, nous avons donc démarré avec une répartition géographique de 75,5 % USA et 21,3 % Europe. Dans ces 21% Europe, nous avions +/- 2/3 de sociétés françaises et 1/3 de sociétés britanniques. A l’époque, nous ne pensions pas que 75% investi aux USA comportaient des risques supérieurs puisque nous étions concentrés sur les valorisations et l’importance des collatéraux  que nous pouvions obtenir en garantie de nos investissements … et c’est aux USA que nous avons trouvé les décotes les plus importantes, les sociétés les plus massacrées … Rappelez-vous 2008 : les USA devaient faire faillite dans les prochains mois, le change euro / USD devait exploser le plafond de 2 usd pour 1 euro et les micro et small caps fonçaient en droite ligne vers la faillite groupée… En d’autres mots un remake de … 1929, 79 ans plus tard … Aujourd’hui on connaît la suite !

Mais quelle est la répartition géographique emmenée par la seule approche value version daubasses 3 ans et demi plus tard ? La poche USA du portefeuille a fondu de 50% et pèse aujourd’hui 40% tandis que la poche européenne a pratiquement été multipliée par 3 et pèse aujourd’hui 56% (les sociétés françaises pesant 16.03%, les sociétés italiennes 10.71% et les anglaises 10.61%).

Nous devons vous avouer que cela nous a surpris puisque, finalement, nous n’y avons jamais prêté la moindre attention. Et nous aurions continué à investir sur les USA sans craindre de monter à 90% voire plus, si nous avions pu y dénicher d’autres supers z’occases mais il se fait que le nombre de sociétés décotées en Amérique a diminué drastiquement au fil de ces 3 ans et demi alors qu’elles ont commencé à être plus nombreuses en Europe. C’est aussi simple que cela et nous avons le sentiment au sein de l’équipe que nous détenons aujourd’hui des actifs solides et extrêmement sous valorisés par le marché … tout le contraire de ce qu’estiment une bonne part des zinzins apparemment.

Il est vrai que si, dans 10 ans, une crise survient en Asie, nous aurons plus de difficultés à acheter des sociétés asiatiques décotées car, contrairement aux zinzins, les investisseurs particuliers n’ont pas (encore ?) le droit d’acheter directement sur certains marchés émergents. Et puisque nous parlons des émergents, nous pouvons penser que si nous y avions eu accès en novembre 2008, nous aurions détenu en portefeuille des sociétés décotées sur base de leur valeur patrimoniale issues des marchés émergents en nombre et que notre répartition géographique aurait été sans doute un peu différente.

Pour terminer cet article sous forme « d’écommérage », nous vous présentons une évaluation de quelques marchés sur base du ratio PIB / capitalisation boursière a la « manière » de Warren Buffett dont les données sont issues de gurufocus .

Nous avons donc établi le rendement annuel estimé pour les 8 prochaines années des différentes bourses présentées en tenant compte d’un retour du ratio « capitalisation boursière/PIB » à sa moyenne des 8 années précédentes et du rendement estimé du dividende. Par contre, contrairement au calcul proposé par Gurufocus et dans un esprit purement « daubassien », nous n’avons pas extrapolé la croissance économique passée pour déterminer celle des 8 années à venir (parce que, par exemple, penser que l’Espagne va refaire 4 % de croissance économique au cours des 8 années qui viennent nous semble pour le moins hasardeux). Nous avons donc préféré tabler donc sur une croissance économique de 0 % pour les 8 ans qui viennent.

Voici donc le résultat des rendements annuels estimés pour les 8 prochaines années des marchés boursiers de quelques pays « de poids » :

 

Italie—————— 14,61 %

Chine—————– 13,81 %

Espagne————- 11,82 %

Japon—————– 11,37 %

Singapour———— 10,59 %

Pays-Bas————- 10,56 %

Russie—————— 9,95 %

Australie—————- 9,45 %

France——————-6,32 %

Royaume-Unis———5,06 %

Suède——————–4,38 %

Inde———————–3,74 %

Brésil———————3,74 %

Suisse——————–3,55 %

Canada——————-2,21 %

Allemagne—————-0,58 %

USA————————0.40%

Corée——————- (-0,32%)

Indonésie————– (-1,8 %)

Mexique—————- (-4,54%)

 

 

On peut voir sur le petit tableau ci-dessus que l’Italie semble vraiment sous-évaluée et « the place to be ». Et aussi la Chine qui, même sans tenir compte d’une croissance future de son PIB, semble bel et bien bon marché. Etonnantes aussi les bonnes place de Singapour et des Pays-Bas, deux états qui font office de valeur refuge dans la crise actuelle. A la lumière du résultat sur les USA, nous pouvons dire que Bill Gross et Warren Buffett sont sur la même longueur d’ondes puisque le rendement attendu serait de 0.40%.

La conclusion de toutes ces élucubrations ? C’est que nous pensons, plus que jamais, que tout investisseur devrait essayer, au fil des ans, de pratiquer un déformatage le plus complet possible de la pensée académique ambiante qui nous enveloppe comme du « smog » à un moment ou l’autre. Ceci lui permettra de raisonner en esprit libre. Et aussi de mieux comprendre les investisseurs d’expérience qui ont acquis cet esprit libre.

 

 

 

Portefeuille au 10 août 2012 : 3 ans 260 jours

  • Portefeuille : VL 5,4532 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 439,75%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 200,81%
  • .
  • Rendement Annualisé : 57,48%
  • Rendement 2012 : 17,73%
  • .
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • .
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,97%
  • Effet Devise Total : 10,23%

.

  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 104,6675 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 56,10%
  • .
  • Rendement Annualisé : 12,75%
  • Rendement 2012 : 13,35%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

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Ecomérage, la fin d’un culte : les actions ne rapporteront plus 7% à long terme

Vous savez tous, cher lecteur que nous ne sommes pas des « as » de la macroéconomie. Ce n’est pas vraiment que nous n’y comprenons rien de rien mais nous pensons seulement, qu’il y a tellement d’éléments qui entrent en ligne de compte et surtout qui changent en permanence et parfois très rapidement, que nous ne possédons pas les compétences nécessaires pour en extraire un avantage quelconque qui nous permettrait de devenir de meilleurs investisseurs dans la valeur et plus précisément de «Daubasses ».

Une fois n’est pas coutume, c’est une prévision « macro » qui a attiré notre attention cette semaine. En effet, en parcourant le blog de notre ami Lupus, nous avons lu que,  dans sa dernière lettre mensuelle, le gérant de fonds obligataires Bill Gross de chez Pimco nous explique qu’à l’avenir les actions ne rapporteront plus 7% à très long terme.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas Bill Gross que certains n’hésitent pas à appeler le « Warren Buffet de l’obligataire », voici quelques informations biographiques.

William H. Gross est né en 1944 à Middletown dans l’Ohio. En 1966, il décroche un diplôme en psychologie de l’université de Duke, en Caroline du Nord.

Après avoir servi dans l’US Navy, il décroche un MBA à l’université de Californie à Los Angeles.

Pendant une courte période, il deviendra joueur professionnel de Black Jack à Las Vegas, ce qui selon Bill Gross, l’aidera ensuite dans les calculs de répartitions du risque de ces investissements.

En 1971, il devient le co-fondateur de Pimco, pour Pacific Investment Management et est surtout le gérant depuis 1988 du légendaire fond obligataire « Total Return », que l’on désigne souvent par Pimco et qui est le plus grand fond Obligataire du monde avec 262 milliard de $ sous gestion.

Bill Gross doit évidemment sa renommée au rendement qu’il a réalisé avec son fonds « Total Return » sur 24 ans de 1988 à 2012, une performance total de 650% ou un rendement annualisé de 8,72%. C’est évidemment une prouesse hors du commun qui force le respect puisque cette performance a été réalisée avec le seul obligataire et cette performance place ce cher Bill parmi les meilleurs investisseurs de tous les temps.

Vous aurez donc compris que Bill Gross n’est pas un guignol et, quand il explique que les actions ne rapporteront plus du 7% à long terme, cela interpelle. Alors nous essayons de comprendre son argument principal.

En fait Bill Gross compare le rendement des actions US sur 100 ans, de 1912 à 2012 net d’inflation de 6,6% à la croissance du PIB des USA qui est de 3,5%, sur la même période.

Il juge qu’il y a une anomalie de marché sur le fait qu’à très long terme, il y a un décalage de 3% entre la création de richesse du pays et le rendement des société cotées qui participent évidemment à la création de richesse du pays.

Pour Bill Gross, l’aberration ne peut pas se poursuivre indéfiniment et les actionnaires, selon ses propos, devront tôt ou tard être « écrémés » de 3% voire plus si la croissance du PIB venait à être inférieure à 3,5%.

Pour Bill Gross, ce qu’il appelle le culte des actions qui rapporte 7% l’an net d’inflation et qui est bien ancré dans l’esprit de tout investisseur de long terme, pourrait ne jamais se revoir dans les 100 prochaines années : selon lui, un autre culte commence. Un culte qui est la conséquence de ce qu’il n’hésite pas à nommer : chaîne de Ponzi due à l’endettement des états… Le culte de l’inflation.

N’ayons pas peur des mots : si c’était Jacques Durieux du fonds BGM pour Betigny Growth Management qui tiendrait ce type de propos, l’équipe des daubasses n’en aurait rien à cirer. Mais ici, il s’agit de Bill Gross, gérant US hors norme, avec 45 ans d’expérience des marchés.

N’allez pas imaginer, cher(e) lecteur(trice), que nous sommes naïfs au point de gober les propos de ce gourou (qu’il nous faut absolument éviter de gouroutiser) sans lui opposer modestement quelques interrogations. Et la première, c’est son objectivité : si vous étiez le plus important gérant obligataire du monde, vous essayeriez de défendre votre business. Et nous sommes quand même interloqués par son raisonnement : il prévoit de l’inflation et il déconseille les actions. Il nous semble peut-être bon de rappeler au gourou obligataire que les actions sont en réalité des droits de propriété sur des actifs qui génèrent à leur tour des revenus. Dans le cas de figure envisagé, les actions nous semblent un « moins mauvais » moyen de se protéger de l’inflation que les obligations par exemple.

Nous nous demandons également, si, dans son équation, Bill Gross a tenu compte du fait que pas mal de sociétés ont diversifié géographiquement leur clientèle et qu’une partie de leur chiffre d’affaires se réalise dans des pays émergents, là où la croissance est parfois le double de celle des pays développés, voire même à deux chiffres.

Enfin nous nous posons cette question existentielle angoissante : qui donc peut projeter une idée macro 100 ans dans le futur, à moins d’être en filiation directe avec la Pythie de Delphe ?

Mais bon comme c’est Bill Gross et que ses propos nous ont interpelés, nous avons décidé de prendre son scénario au comptant en tentant de comprendre quelles implications pourraient avoir ce scénario sur notre terrain d’investissement : les Daubasses.

1° Quand Bill Gross parle d’une rendement de 7% l’an à long terme, nous supposons qu’il fait référence aux Big Caps, à toutes ces sociétés qui composent les indices et pour lesquelles un investisseurs à long terme peut penser qu’historiquement, un rendement de 7% minimum est de mise en gardant pour toujours. C’est à notre avis ce type de société qui crée la principale richesse d’un pays et fait croître le PIB.

Les Daubasses ne nous semblent pas concernées par la création de valeur car elles sont plutôt spécialisées … dans la destruction de valeur à court ou moyen terme. Il ne nous semble pas qu’elles appartiennent à la catégorie dont parle Bill Gross.

2° Il est vrai qu’inflation élevée signifie taux d’intérêts plus élevés. Et dans ce cas, effectivement, on pourrait assister à une baisse de la valeur des actions pour les méthodes de valorisation basées sur l’actualisation des cash-flow futurs (puisque, mécaniquement, les taux d’actualisation augmenteraient). Mais l’avantage de nos daubasses, c’est qu’elles ne génèrent presque pas de cash-flow et donc un changement du taux d »actualisation n’aura que peu d’impact. Par contre, comme elles détiennent des actifs, la valeur de ces actifs va flotter sur l’inflation leur permettant de maintenir leur juste valeur avec le temps (à condition évidemment que toute chose reste égale par ailleurs). Nous ne disions d’ailleurs pas autre chose il y a deux ans.

3° N’oublions pas que toutes les Daubasses sont achetées sur exagération des marchés, soit à des prix défiant toute concurrence. Avec des décotes de minimum 30% sur leur Valeur d’Actif Net-Tangible (VANT), mais c’est souvent bien plus : 40%-50% parfois 60%… La surprise inflationniste ne serait qu’une petite surprise en plus par rapport à la protection de la décote.

4° Le facteur temps. Une Daubasse peut très vite atteindre son objectif de vente, soit sa VANT. Cela peut prendre six mois, voire 2-3 ans… Mais dans tous les cas de figure, il n’est pas question de long terme et encore moins de très long terme. Le petit exemple qui nous revient en mémoire est cette fameuse société œuvrant dans l’industrie textile, la Berkshire Hattaway qui n’a pas cessé d’engouffrer du capital… Et pourtant, une année fut bonne, grâce à une belle commande et Warren put même payer un dividende. C’est ce qui est le plus intéressant avec une Daubasse : il faut juste à un moment X une belle commande ou un nouveau contrat, ou un nouveau dirlo, ou … pour qu’elle atteigne nos objectifs. Une Daubasse n’a pas à lutter à tout moment avec la concurrence, à creuser le fossé, à pondre de nouveaux produits, à s’implanter dans de nouveaux marchés, à engager des dirigeants brillants… A créer de la valeur pour la société ! Elle doit juste sortir le bout de son nez de l’eau à un certain moment pour notre bonheur d’investisseur.

L’équipe des « Daubasses » est vraiment désolée, Bill… Mais nous ne nous sentons pas du tout dans la même catégorie qui pourrait voire la fin d’un culte selon votre analyse que nous respectons malgré tout.

Aux contraires, notre objectif, en toute modestie, est de générer des rendements supérieurs à 15% et plus si possible, dans les 100 prochaines années. Même s’il y a de très fortes chances que nous soyons tous morts avant 2112… Mais nous comptons sur nos abonnés, les plus jeunes, pour vous le prouver, bien après notre mort.

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Portefeuille au 3 Août 2012 : 3 ans 253 jours

  • Portefeuille : VL 5,3707 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 431,58%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 203,10%
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  • Rendement Annualisé : 57,20%
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  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 19,31%
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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 103,2014 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 53,92%
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  • Rendement Annualisé : 12,39%
  • Rendement 2012 : 11,76%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

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