Participez à notre réflexion : quelle est l’utilité de l’effet de levier pour l’investisseur ?

Dans nos pérégrinations sur le net, nous sommes tombés sur cet article qui nous a paru des plus intéressants.

Que dit-il cet article ? 

En résumé, il explique que l’époque « post daubasses » de Warren, celle au cours de laquelle l’oracle d’Omaha a transformé son approche de l’investissement pour ne plus acquérir des mégots de cigares en tant que tels mais plutôt des « entreprises extraordinaires à un prix ordinaires » a été marquée par un avantage compétitif essentiel, un des ces avantages qui a fait la différence avec n’importe quel portefeuille traditionnel.

Comme vous le savez, Berkshire Hataway, depuis son acquisition par « le meilleur investisseur de tous les temps » est progressivement passé du statut de « entreprise-textile-en-redressement-mégot-de-cigare » à celui de compagnie d’assurance et de réassurance.  Continuer la lecture de Participez à notre réflexion : quelle est l’utilité de l’effet de levier pour l’investisseur ?

Portefeuille au 26 Octobre 2012 : 3 ans 337 jours

  • Portefeuille : VL 5,4889 € (Frais de courtage et  change inclus)
  • Rendement Total : 443,28%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 194,14%
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  • Rendement Annualisé : 53,94%
  • Rendement 2012 : 18,50%
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  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 18,98%
  • Effet Devise Total : 4,49%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 102,9048 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 53,47%
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  • Rendement Annualisé : 11,54%
  • Rendement 2012 : 11,44%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

 

 

Détails du Portefeuille

 

 

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Ecomérage : Inévitable hausse d’impôts ?

 

Crise, austérité, hausse des impôts, … La sinistrose est d’actualité en Europe. En pleine tourmente sur la forte hausse de la fiscalité sur plus-values lors de cessions d’entreprise en France, le contribuable européen est en droit de se demander s’il doit subir une hausse d’impôt. Est-ce inévitable ? Quels sont les risques pour les investisseurs que nous sommes ?

En fait, il existe de fortes disparités européennes. La France AAA (« ha ha ha » ?) est dans une situation des plus délicates. Tous les acteurs de la vie économiques mettent la main à la poche : particuliers comme entreprises. Une fatalité dans le contexte actuelle ?

Et bien non. Il existe un pays qui, pendant que d’autres se serrent la ceinture et nuisent aux développements de leur tissu d’entreprises nationales, au contraire, commence à se doter d’un sérieux avantage compétitif pour l’investisseur. Il s’agit de la Suède.

En effet, ce pays, qui n’a pas les réserves pétrolières ou gazières de ses voisins russes ou norvégiens, a réussi un joli coup de pub vers les investisseurs internationaux en annonçant le 13 septembre dernier une baisse de 4,3 points de l’imposition des sociétés. Ni plus, ni moins.  Le taux d’imposition des entreprises sera donc de 22%. A comparer aux 33,33% d’imposition en France, les capitaux de plus en plus fongibles et qui ne connaissent plus de frontières dans une économie globalisée vont être comme aimantés par la Suède. La publicité actuelle du gouvernement français envers les entrepreneurs est sur un autre créneau…

Le secret de ce coup de force médiatique ? Une rigueur de gestion de l’Etat suédois et un déficit qui devrait atteindre 0,5% du produit intérieur brut. Un excédent avait même été envisagé par le gouvernement en ce début de 2012 (sic).

Le ministre des finances suédois semble avoir tout compris : « « Cela améliore les perspectives de nouveaux emplois et d’investissements. La diminution significative du taux de l’impôt sur les sociétés doit renforcer l’environnement pour les investisseurs et la croissance« .

« Grâce à une politique prudente qui assure une base solide et stable à son économie, la Suède peut faire des investissements importants pour l’avenir, afin d’avoir plus d’emplois dans un contexte où presque tous les autres pays européens sont confrontés à des hausses d’impôts et des réductions des prestations sociales » ». Ainsi, la Suède va booster son économie en dépensant dans ses infrastructures (11,7 milliards d’euros), dans la recherche (1,3 milliard d’euros) et dans l’insertion professionnelle des jeunes (950 millions d’euros).

Pour enfoncer le clou, comme pour narguer les vilains petits canards du Sud de l’Europe, la semaine suivante le gouvernement suédois a annoncé dans le cadre « d’une politique de relance pour lutter contre la crise » la baisse de la fiscalité des retraités et un relèvement des pensions. Les particuliers sont donc aussi de la fête.

Et pour 2013, de nouvelles baisses d’impôts seraient dans les tuyaux. Mais chut. Encore une fois, nous n’en entendrons bien entendu très peu parler dans nos pays qui subissent de plein fouet le régime du coup de bâton.

Selon vous, quel pays va attirer les capitaux internationaux, investisseurs innovants et entrepreneurs de demain, la France ou la Suède ? Dans quel pays seriez-vous plus serein pour investir ?

Comme nos abonnés ont déjà pu prendre connaissance dans nos lettres mensuelles, nous ne sommes pas insensibles à ces pays d’Europe qui constituent selon nous une Europe forte qui est capable de faire face à la crise. Surtout, nous pensons que dans ces pays gérés de manières exemplaires par des gouvernements plus fourmis que cigales, les investissements en actions sont plus confortables. Dans le cadre de notre diversification dans la valeur, nous avons identifié des actions d’entreprises dont le siège social se situe dans ces pays et qui présentent soit une décote importante par rapport à notre valeur patrimoniale estimée, soit un potentiel de croissance conséquent, soit une solidité et une gestion exemplaire ou alors un peu de tout ça. 

Dans le contexte actuelle – et la France est un exemple parfait -, l’instabilité fiscale pèse sur les entreprises et donc directement sur nous autres actionnaires. Il est intellectuellement très inconfortable d’investir ses quelques euros durement gagnés dans des titres d’une entreprise sans avoir de visibilité sur la fiscalité qui va s’abattre sur celle-ci. Car point par point, chaque hausse d’impôt, chaque nouvelle taxe, ce sont des bénéfices en moins, des investissements et de la R&D en réduction, et donc des retours sur investissements immédiatement puis durablement plus faibles. Ce risque fiscal est largement amoindri pour les entreprises localisées dans un pays vertueux.

Bien entendu, d’un point de vue purement patrimonial, l’idéal serait d’investir dans des daubasses avec les meilleurs décotes issues de ces pays « solides ». Malheureusement (ou heureusement ?), le marché a tendance à confondre la santé économique d’un Etat avec la santé financière des entreprises de cet Etat. C’est la raison pour laquelle nous avons dans le portefeuille et trouvons sur le marché les plus grosses Daubasses dans les pays critiqués par les experts comme la France et l’Italie.

Néanmoins, pour prévenir au maximum les risques fiscaux qui pourraient en découler, nous réclamons sur ces daubasses de plus grosses décotes et des actifs tangibles de qualité  (immobilier, créances clients, cash, …) plus élevés que pour un pays de qualité telle que la Suède. 

 

Selon son approche, sa sensibilité au risque fiscale et son besoin en diversification géographique, l’investisseur peut se poser la question. Est-il prêt à détenir essentiellement des actions  de sociétés dont le siège social est localisé dans un pays économiquement plus fragile, fiscalement instable ? 

Vous aurez compris, cher(e) lecteur(trice) que, pour diversifier dans les pays du Nord, en raison de la bonne santé des états et de la relative stabilité fiscale, les investisseurs seront un peu moins exigeants en terme de décote. Cette moindre exigeance en terme de marge de sécurité fera que les capitaux mondiaux auront tendance à « percoler » vers ces « pays de qualité » accentuant ainsi encore les avantages compétitifs de ses entreprises.

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Portefeuille au 19 Octobre 2012 : 3 ans et 330 jours

  • Portefeuille : VL 5,4635 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 440,76%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 194,35%
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  • Rendement Annualisé : 54,08%
  • Rendement 2012 : 17,95%
  • .
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 19,15%
  • Effet Devise Total : 3,80%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 104,1920 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 55,39%
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  • Rendement Annualisé : 11,95%
  • Rendement 2012 : 12,83%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

 

 

Détails du Portefeuille

 

 

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Peut-on garder une Daubasse à vie ? Le point

Voici un mois, le 15 septembre, nous vous proposions de participer avec nous à une réflexion sur le sujet : « Peut-on garder une daubasse a vie ? » Et nous vous proposions également de participer à un petit sondage qui proposait trois réponses à la question :

Oui, si elle correspond à tous les critères de bases

Non, il faut fixer une limite de temps

Non, il faut fixer une limite selon la macro-économie ou le potentiel

Nous tenons d’abord à remercier chaleureusement tous ceux qui ont participé au débat en développant de très belles pistes de réflexions et également tout ceux qui ont participé au petit sondage.

Commençons par les résultats du sondage où 98 participants ont exprimé leur opinion.

 

Comme vous pouvez le constater dans le tableau ci-dessus, la réponse 1 arrive en tête « Oui, si elle correspond à tous les critères de bases » avec 42 votes qui représentent 43% des participants.

En seconde position la réponse 3 ° Non, il faut fixer une limite selon la macro-économie ou le potentiel. Avec  38 votes qui représentent 39% des participants.

En troisième et dernière position, la réponse Non, il faut fixer une limite de temps. Avec  18 votes qui représentent 18% des participants.

Nous observons donc avec ces résultats qu’aucune des réponses n’obtient la majorité ce qui reflète assez bien l’ensemble du débat ouvert et riche en arguments.

Nous notons également à la relecture de toutes les interventions, qu’aucun investisseur n’a développé d’idée de se débarrasser d’une « Daubasse » à partir d’un point macro-économique.

Pour le reste, nous ne voulons en aucun cas porter un jugement de valeur sur les différentes positions : le but de cette petite réflexion était avant tout de permettre à ceux qui le désiraient de s’exprimer pleinement sur le sujet et surtout de permettre a chacun de se forger leur propre opinion, avec un maximum d’idée et d’arguments n’allant pas forcément dans le même sens.

C’est donc pour cette raison que la réponse que l’équipe des « Daubasse » a apporté à cette question n’a ni plus ni moins de sens qu’une réponse différente … par exemple la vôtre. C’est juste notre réponse, une réponse qui convient aux 4 membres de l’équipe qui n’étaient pas forcément du même avis au départ. Une réponse également jugée acceptable par rapport à la gestion de notre portefeuille et à toutes ses particularités qui ne sont pas forcément les vôtres.

Nous aimons souvent rappeler que c’est avec plaisir que nous expliquons ce que nous faisons, comment nous le faisons, pourquoi nous le faisons, mais en aucun cas ce que vous devez faire. Et c’est très facile à comprendre, car cela relève pour nous de la simple honnêteté dictée par la réalité.

Personne ne peut  vous dire ce que vous devez faire en matière d’investissement car tous les investisseurs sont différents, que ce soit au niveau patrimonial, au temps consacré à s’occuper d’investissement, à la faculté de comprendre, à sa résistance psychologique dans les moments difficiles … Il n’existe donc pas une seule solution pour tous, mais autant de solutions qu’il existe d’investisseurs. Et la meilleure solution ou stratégie, c’est celle qui vous convient le mieux, celle que vous avez construite tranquillement au fil des ans, parce que vous en avez bien compris tous les tenants et les aboutissants et que vous vous sentez détendus en l’appliquant…Tout le reste est du blabla.

Pour paraphraser Marc Faber, cela pourrait se résumé de cette manière : « trouvez la partition qui vous convient le mieux et jouez là avec modestie ».

Pour revenir à nos moutons, l’équipe des « Daubasses » a finalement opté pour une solution « hybride » mais il ne pouvait pas en être autrement, vu les petites divergences de départ. Nous avons en fait pratiquement combiné toutes les réponses. La voici, cette « solution » :

1. Après 5 ans en portefeuille, nous examinons la situation.

2. Si nous trouvons une société dont le potentiel est supérieur, nous arbitrons en faveur de cette société.

3. Si nous ne trouvons pas de société dont le potentiel est supérieur, nous gardons cette société en portefeuille.

Cette règle sera applicable pour notre portefeuille à partir du 24  novembre 2013, date à laquelle il se pourrait que certaines sociétés soient depuis 5 ans en portefeuille.