Le daltonisme : une manière de voir les choses autrement …

psychologie des investisseurs

Nous avons tous entendu parler une fois ou l’autre de cette particularité visuelle qui consiste à voir du rouge quand c’est vert et du vert quand c’est rouge et que l’on appelle le daltonisme.

En fait, c’est en observant un géranium à la lumière d’une chandelle que le chimiste anglais John Dalton eut le sentiment qu’il ne percevait pas correctement les couleurs. C’est ainsi que fût identifiée, dès la fin du 18e siècle, l’anomalie de perception des couleurs nommées daltonisme.

En réalité, nous percevons les couleurs grâce  à ce qu’on appelle les cônes de notre rétine oculaire. Les personnes qui perçoivent les couleurs normalement possèdent trois cônes et sont appelés des trichromates. Les daltoniens ne possèdent, quand eux, que deux cônes et sont appelés dichromates.

Quel est le rapport avec l’investissement ?

mister marketEn fait, nous pensons que l’investisseur « value » du style Daubasses doit acquérir une vision « daltonienne » de l’investissement puisque, en bourse, le rouge est associé à la baisse et le vert à la hausse.

Et si l’on admet que c’est à partir de ce que l’on voit que notre cerveau nous fait agir, nous pouvons également comprendre, à partir du rouge et du vert, cette fois sur un feu lumineux, ce que nous dicte ces deux couleurs.

Aux volants d’une voiture, quand vous arrivez à un feu lumineux qui est rouge, vous vous arrêtez obligatoirement car ce sont les conducteurs de l’axe perpendiculaire qui ont un signal vert qui traversent le carrefour. Si vous n’obéissez pas à cette règle, vous êtes un homme mort. Au contraire quand au même carrefour, le feu devient vert, c’est le signal que la voie est libre et que vous devez démarrer sans attendre :  si vous n’obéissez pas à cette règle, vous allez vous faire arroser de coups de klaxon et d’insultes en tout genre.

Nous avons le sentiment que la majorité des investisseurs se conduisent exactement comme des conducteurs face aux deux couleurs des feux lumineux que nous rencontrons au quotidien sur la route. Quand le marché est rouge et donc en baisse, l’investisseur s’arrête d’investir et quand le marché est en vert et donc en hausse, l’investisseur démarre en trombe ses investissements.

Dans la vie de tous les jours et plus particulièrement sur la route, un daltonien est en danger puisqu’il verra du vert au feu lumineux qui va le faire démarrer, alors que le feu est rouge et qui va le faire s’arrêter, puisqu’il voit du rouge alors que le feu est vert. En investissement, cette vision daltonienne devient la bonne attitude, le bon sens et la seule manière d’agir qui sera rémunératrice puisqu’il faut foncer et acheter quand le marché est en rouge et donc en baisse et s’arrêter d’acheter quand le marché est en hausse et donc en  vert.

Le plus difficile et c’est une nouvelle fois proche de ce qui se passe sur la route, c’est de résister à ceux qui vous entourent, sur la route d’autres conducteurs, en investissement d’autres investisseurs, qui vous qualifieront de « trompe-la-mort » quand vous foncerez en achetant à tout va dans un marché « rouge », qui jugeront votre attitude suicidaire, irresponsable et ruineuse … et qui seront ironiques, voire moqueurs en vous voyant rester statique et en attente dans un marché haussier, dans lequel tout va bien, quand l’argent semble redevenir facile, quand le feu est devenu vert. Ils pourront même vous traiter de niais ou même dire que vous ne comprenez rien au marché.

karch boursier

Ce n’est donc vraiment pas facile d’avoir une vision daltonienne de l’investissement et pourtant, il faudrait que les investisseurs qui prennent peur quand le marché devient « écarlate » et foncent quand le marché est vert comme une « Grany Smith » explique au chasseur daltonien de daubasses à quel moment il fait de bonnes affaires et à quel moment ces bonnes affaires deviennent monnaies sonnantes et trébuchantes.

Si ces analogies peuvent sembler juste tout en étant amusantes, nous n’avons pas écrit ce petit texte sans nous référer au contexte actuel du marché qui est de plus en plus vert et qui est en hausse constante depuis 7 mois maintenant. Si notre portefeuille termine ce mois de Janvier 2013 en positif, et cela semble bien parti avec  +6.7% en trois semaines, il signera son septième mois de performance positive consécutive et surtout égalera le record de performance positive consécutive de 7 mois qui a eu lieu de mars a septembre 2009.

Nous pensons donc que c’est le moment de rappeler la bonne attitude à adopter face à ce type de marché, une attitude qui, ne l’oublions pas, n’est pas naturelle à l’investisseur, qui s’arrête au rouge et fonce au vert.

Mais qui doit devenir une évidence au chasseur de daubasses « daltonien ». Pourquoi ? Tout simplement parce les bonnes affaire se font plus rares, parce que les décotes sur les actifs se font plus maigres et qu’il est nécessaire de rester exigeant.

Nous ne disons pas qu’il ne faut plus investir, ni qu’il n’existe plus d’opportunités sur le marché à l’heure actuelle, nous disons juste que ce n’est pas le moment de relacher vos exigeances parce que la fête commence à battre son plein.

Si vous avez fait correctement votre travail d’investisseur daltonien et  de chasseurs de daubassses, c’est surtout le moment de vous réjouir de vos plus-value ou de vos très prochaines plus-value avec la vente de société qui ont atteint leur Valeur d’Actif Net Tangible ou qui vont bientôt l’atteindre.

Vous devez également vous réjouir de faire le plein de liquidités quand les autres investisseurs dépensent sans trop regarder,  juste pour participer a la fête … Le mimétisme n’est pas une attitude de d’investisseur de daubasses daltoniens.

Et pourtant, c’est un moment aussi difficile à négocier psychologiquement que quand on achète à tout va et en fonçant alors que tout est rouge, le feu, les cours et surtout que tout le marché est d’un pessimisme tranchant.

Le pendant du marché rouge, c’est le marché vert et c’est tout aussi difficile de résister à l’ insouciance généralisée, à l’achat à tout va.

Nous vous invitons donc à vous servir de seulement deux de vos cônes pour avoir une vision juste du marché, dans les prochaines semaines ou les prochains mois..

En ce qui concerne les invitations à la fête, nous venons de recevoir un carton plein qui nous était destiné et qui vous était destiné mais nous l’avons directement balancé à la poubelle.

Nous ne vous enverrons donc pas d’invitation à la fête … ce qui ne nous empêchera pas de poursuivre notre traque incessante et de continuer à analyser un maximum de sociétés afin d’avoir une watch- list bien garnie et de pouvoir bondir comme une panthère pas daltonienne du tout sur une innocente gazelle et ce, chaque fois qu’une opportunité se présentera.

Signé : les quatres Daltons daubassiensclub d'investissement

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Portefeuille au 25 Janvier 2013 : 4 ans 63 jours

  • Portefeuille : VL 6,1372 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 507,45%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 149,04%
  • .
  • Rendement Annualisé : 54,09%
  • Rendement 2013 : 6,69%
  • .
  • Rendement 2012 : 24,19%
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
  • Effet Devise Total : 0,19%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 106,2803 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 58,51%
  • .
  • Rendement Annualisé : 11,67%
  • Rendement 2013 : 3,50%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

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Question des lecteurs : que pensez-vous de l’action « xyz » ?

 

Monnaie, Demander, Point d'interrogation, Perte, L'argent tombe du ciel Photo libre de droitsTrès fréquemment, des abonnés nous demandent notre avis au sujet d’une société qui se trouve dans leur ligne de mire.

Et invariablement, nous faisons une de ces 3 réponses :

–          La première : cette société répond parfaitement à nos critères d’investissement.  Nous avons effectué une première analyse sommaire et elle se trouve dans notre watch-list.

–          La deuxième : nous ne connaissions pas cette société mais, après un premier coup d’œil, nous constatons qu’elle rentre parfaitement dans nos critères d’investissement.  Nous allons l’introduire dans notre watch-list et pousser l’analyse un peu plus loin.  Merci pour la piste.

–          La troisième : cette société est peut-être un excellent investissement mais elle ne rentre pas dans nos critères d’investissement (que ce soit en termes de valorisation ou de solvabilité).

S’en suit, bien évidemment, un bref argumentaire qui expose les raisons de la réponse que nous apportons.

Deux remarques à ce sujet :

La première, c’est que nous ne donnons jamais un conseil à notre aimable correspondant.  Nous lui disons ce que nous faisons (ou ferions) dans le cadre de NOTRE approche, pourquoi nous le faisons mais jamais ce que lui-même devrait faire.  La raison principale en est que tout un chacun a des objectifs qui lui  sont propres, un tempérament bien à lui et un niveau de compétence qui lui est spécifique.

Par exemple, si nous nous sentons à l’aise avec notre portefeuille fait d’un bric-à-brac de plus de 60 lignes différentes, un autre investisseur pourra tout aussi bien trouver son compte dans un investissement sur seulement 5 lignes … ou, autre exemple, le fait que nous vivons très bien une division par deux du cours d’une action que nous avons acquise là où un autre investisseur préférera limiter ses pertes par l’usage d’un stop loss.

La deuxième remarque, c’est que nous nous limitons à notre cercle de compétence.

Généralement, il est admis que « se limiter à son cercle de compétence », c’est de réserver ses investissements aux secteurs que l’on peut comprendre et pour lesquels on pense bénéficier d’un certain avantage par rapport aux autres investisseurs.

Le problème avec cette définition, c’est qu’il existe un risque de concentrer son portefeuille sur quelques secteurs sans obtenir une diversification suffisante.

Par exemple, au sein de notre petite équipe, nous pouvons dire qu’en cumulant nos connaissances respectives, nous pouvons avoir un avis assez fiable sur le secteur de la grande distribution, de la distribution en gros et sur le secteur agricole en Europe.  Et c’est tout …

« Mais votre portefeuille est composé d’un très grand nombre de sociétés issues de bien d’autres secteurs que ceux que vous exposez là ? »

Bien sûr cher( e)  lecteur (trice) … outre les secteurs que nous vous avons exposés ci-dessus, nous sommes également investis dans la papeterie, l’automobile, les énergies tant fossiles que renouvelables, le BTP, l’immobilier et les matériaux de construction, l’ameublement, l’hôtellerie, l’enlèvement et le traitement des déchets,  l’outillage, les systèmes de sécurité, les mines d’or et, évidemment, une multitude de sociétés technologiques auxquelles, nous le reconnaissons honteux et confus, nous ne comprenons pas grand-chose.

« Ah Ah … Je savais bien que je finirais pas vous prendre en défaut : vous investissez donc sans vraiment savoir ce que vous faites ! »

Détrompez-vous … nous savons au contraire parfaitement ce que nous faisons notamment parce que nous investissons dans des domaines d’activité pour lesquels nous n’avons aucune expertise particulière.  Et, pour paraphraser l’illustre Jean Gabin, cela, nous le savons …

« Est-ce que vous ne seriez pas en train de vous foutre de moi ?  Et par la même occasion de l’ensemble des lecteurs de votre blog ? »

Laissez-nous vous expliquer … Nous vous avons dit que nous nous limitions à notre cercle de compétences … et ce cercle de compétences, nous l’avons clairement défini et il se résume en ces 8 mots : nous sommes capables de lire un rapport financier

« Je commence à comprendre … »

Nous n’en doutions pas … En effet, notre philosophie veut qu’en nous concentrant uniquement sur les actifs, nous ne voyons pas la nécessité de devenir expert d’un secteur.

Prenons un exemple simple, la société Zhone Technology.

cercle de compétenceLorsque nous avions acheté quelques actions de cette société, qu’en savions-nous ?  que Zhone  était le leader mondial du marché à large bande appelé « Malc Loop Carrier » et qu’il proposait de nombreuses applications comme le « VOIP », « IPTV », « Ethernet ». Sur le site de la société, il y avait tout un charabia qui disait probablement que les produits de l’entreprise étaient fantastiques mais devant lequel, pour tout vous dire, nous éprouvions un sentiment comparable à celui d’un homme des cavernes devant un ordinateur.

Par contre, il y a plusieurs choses que nous avions parfaitement comprises à la lecture des comptes :

1. Qu’au prix de 0,06 usd, nous achetions des liquidités pour 0,29 usd

2. Que toutes les dettes étaient couvertes par le cash disponible et les créances commerciales

3. Que les frais de recherche et développement des 4 années précédentes représentaient 62 fois la valeur de marché de l’entreprise

4. Que la société avait, certes, toujours généré des pertes mais qu’en réalité, sans les énormes dépenses en R&D exposées ci-dessus, Zhone aurait présenté, au cours des trois derniers exercices, des résultats opérationnels de 0,04/0,36 et 0,54 usd par action soit une moyenne de 0,31 usd ou … un PER de 0,2.

Bref, nous avons vraiment l’impression qu’en investissant dans Zhone, nous avons bel et bien investi dans notre cercle de compétence, celui de la lecture de bilans.  Peu importe que les produits de la société soient d’avenir ou au contraire soient « has been », peu importe la législation commerciale, fiscale ou sociale des pays dans lesquels Zhone est active, peu importe la conjoncture économique des années qui suivaient notre achat : nous avons investi dans ce que nous comprenons, nous avons investi dans des créances commerciales et du cash et dans un savoir-faire technologique dont nous ne pouvions connaître l’ampleur mais dont les chiffres comptables nous prouvaient l’existence.

La conclusion de tout ceci ?

Contrairement à ce que recommande la majorité des investisseurs « value », nous pensons, pour notre part et dans le cadre de notre approche, qu’il est préférable pour un investisseur de maîtriser les arcanes d’un rapport financier plutôt que de tenter de devenir « spécialiste » d’un ou plusieurs secteurs d’activité économiques.

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Portefeuille au 18 Janvier 2013 : 4 ans 56 jours

  • Portefeuille : VL 6,1414 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 507,86%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 150,35%
  • .
  • Rendement Annualisé : 54,42%
  • Rendement 2013 : 6,77%
  • .
  • Rendement 2012 : 24,19%
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
  • Effet Devise Total : 1,26%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 106,0561 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 58,17%
  • .
  • Rendement Annualisé : 11,67%
  • Rendement 2013 : 3,28%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

 

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Pourquoi une mauvaise nouvelle macroéconomique peut-être une bonne nouvelle pour le marché des actions ? … et, surtout, comment nous tirons parti de ce phénomène …

 

C’est la question à laquelle a tenté de répondre « Captain Economics », l’auteur d’un très bon  blog  didactique sur la macroéconomie que nous consultons de temps à autres.

Vous trouverez le détail de sa réponse dans cet article.

En gros, Captain voit trois explications rationnelles à ce constat :

1. La première,  c’est qu’une nouvelle peut effectivement être mauvaise (par exemple, le PIB a baissé de 1 % en base annuelle) mais elle peut tout autant être moins mauvaise que prévu (les économistes s’attendaient en fait à une baisse de 2 %).  Comme le marché anticipait un élément plus négatif, il « corrige le tir » en revalorisant les indices boursiers.

 

2. La deuxième explication part de l’hypothèse posée par notre « confrère » : la variation du  prix d’une action est fonction du niveau des taux d’intérêt, de la croissance attendue des bénéfices et de la prime de risque associée à la société en question.  En clair, plus les taux d’intérêt sont faibles, plus la valorisation des actions sera élevée.  De même, plus la croissance des bénéfices attendue est élevée, plus le prix à payer pour acquérir des entreprises sera élevé.

 

L’auteur expose donc que ces deux variables « s’opposent » l’une à l’autre : lorsqu’une nouvelle macro-économique tombe, si elle est bonne, le marché anticipera à la fois une hausse des taux d’intérêt (négatif pour le marché des actions) mais aussi une augmentation de la croissance des  bénéfices (positif pour le marché des actions) … et inversement si la nouvelle est mauvaise.  La valorisation du marché variera donc à la hausse ou à la baisse suivant que c’est la première option ou la deuxième qui  l’emporte dans la tête de ce maniaco-dépressif de Mr Market.

 

Vous noterez évidemment que l’équipe des daubasses ne peut que se désolidariser cette théorie : pour nous, la valeur d’une entreprise, ce sont les actifs qu’elle détient … et pi c’est tout ! Mais comme, ici, on parle de macroéconomie, force nous est de reconnaître que les joyeux boursicoteurs que nous sommes font plutôt figure d’anachronismes originaux et que « le marché » raisonne dans son ensemble selon le processus décrit ci-dessus … quoi que, parfois, l’irrationalité est poussée encore plus loin.

 

3. Enfin notre économiste au long cours expose une troisième explication : si les nouvelles macro-économiques  sont mauvaises, on peut supposer que les entreprises prendront des mesures drastiques pour améliorer leur rentabilité, la pression étant moindre en période de vaches grasses.  Le Captain compare ce phénomène à celui des parents d’un cancre qui vont lui imposer des cours particuliers afin d’améliorer ses notes scolaires, ce que ne seront pas incités à faire les parents d’un élève « moyen ».

 

« Mais pourquoi donc traitez-vous de macro économie sur votre blog ?  N’affirmez-vous pas que celle-ci n’est que de peu d’importance dans vos décisions d’investissement ?  Vous êtes parfois un peu déroutants … »

Absolument ami( e) lecteur(trice) : si nous vous avons exposé la théorie du Captain Economics, c’est parce que nous nous rendons compte que, un peu sans le vouloir, nous tirons parti de ces réactions de marché au travers de nos investissements en mégots de cigares.

Faisons abstraction du 2e point sur lequel nous n’avons aucune emprise et pour lequel nous ne disposons d’aucune compétence que ce soit pour déterminer le niveau futur des taux d’intérêt ou le taux de croissance des profits des entreprises dans lesquelles nous investissons.

Mais revenons au 1er point évoqué : « une nouvelle moins mauvaise que prévu fait monter les cours des actions ».  Vous comprenez sans doute aisément où nous voulons en venir.

En effet, les sociétés que nous achetons présentent des valorisations tellement basses que l’on peut penser que le marché anticipe sinon le pire, du moins du très grave.

Et souvent, une nouvelle un peu moins mauvaise qu’anticipée peut faire exploser le cours à la hausse : une perte un peu plus faible que prévu, l’obtention d’un brevet, l’acquisition d’un nouveau client, …

Nous avions expliqué ce phénomène dans cet article en comparant la croissance des bénéfices de Google et d’une de nos daubasses puis en comparant l’évolution du cours des deux sociétés.

Passons à présent au 3e point évoqué : « si les nouvelles macro-économiques  sont mauvaises, on peut supposer que les entreprises prendront des mesures drastiques pour améliorer leur rentabilité »

Nous pensons que l’on peut appliquer cette maxime, non seulement  à l’échelon macroéconomique mais aussi au niveau de l’entreprise individuelle elle-même.  Une entreprise qui « va bien », qui est gérée correctement et qui est en croissance, qui jouit d’une position dominante appliquera sans doute quelque chose qui ressemble à l’adage « on ne change pas une formule qui gagne».

Si sa direction est consciencieuse, elle fera bien quelques « règlages » pour entretenir la dynamique et maintenir les acquis, voire pour les améliorer mais elle n’entamera aucune révolution ou réorganisation de fond.

Par contre, une société en difficulté, que ce soit pour des raisons de cycles économiques, de pertes de clients, d’obsolescence de ses produits, … prendra, en principe, des mesures rigoureuses pour « redresser la barre ».  En achetant une daubasse, c’est, en réalité ce que nous faisons : pour reprendre la métaphore du Captain, nous attendons que « les parents du cancre » lui donnent des cours particuliers afin de redresser ses notes.

Finalement, nous nous devons de constater qu’il est possible que, de temps à autre,  macroéconomie et approche bottom up  se rencontrent …

... vs bottom up
… vs bottom up
Top down   ...
Top down …

 

 

 

 

 

 

 

 

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Portefeuille au 11 Janvier 2013 : 4 ans 49 jours

  • Portefeuille : VL 5,9817 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 492,05%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 157,10%
  • .
  • Rendement Annualisé : 53,75%
  • Rendement 2013 : 3,99%
  • .
  • Rendement 2012 : 24,19%
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
  • Effet Devise Total : 1,07%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 105,3020 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 57,05%
  • .
  • Rendement Annualisé : 11,54%
  • Rendement 2013 : 2,54%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

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Détails du Portefeuille

 

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A vous la parole : Quand y a-t-il obligation de dépôt d’offre publique (OPA ou OPE) en France ?

Dans cette rubrique, nous vous laissons la parole, à vous, ami(e) lecteur(trice). Cette rubrique est la vôtre : n’hésitez pas à nous proposer des textes de votre choix traitant de l’investissement au sens large.

Aujourd’hui, nous publions un article qui nous a été proposé par Alexis Dana, un de nos fidèles abonnés.  Alexis est étudiant en double master de droit des affaires et de gestion.  Il nous a très aimablement demandé si nous étions intéressés par la rédaction d’un article portant sur son domaine de compétence.  Nous avons vu là une possibilité de répondre à une question souvent posée par ses abonnés : Quand y a-t-il obligation de dépôt d’offre publique en France ? Voici sa réponse …

Pour répondre à une telle question, et de façon générale, pour répondre à une question concernant le droit, la première chose à faire est d’aller chercher la source de ce droit qui est généralement le texte de loi. En l’espèce, le texte de référence est l’article L433-3 I du Code Monétaire et Financier (CMF), qui dispose que :droit des sociétés cotées

« Le règlement général de l’Autorité des marchés financiers fixe les conditions dans lesquelles toute personne physique ou morale, actionnaire d’une société dont le siège social est établi en France, et dont les actions sont admises aux négociations sur un marché réglementé d’un Etat membre de l’Union européenne ou d’un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen, agissant seule ou de concert au sens de l’article L. 233-10 du code de commerce, venant à détenir, directement ou indirectement, plus des trois dixièmes du capital ou des droits de vote, ou détenant, directement ou indirectement, un nombre compris entre trois dixièmes et la moitié du capital ou des droits de vote et qui, en moins de douze mois consécutifs, augmente sa détention en capital ou en droits de vote d’au moins un cinquantième du capital ou des droits de vote de la société, est tenue d’en informer immédiatement l’Autorité des marchés financiers et de déposer un projet d’offre publique en vue d’acquérir une quantité déterminée des titres de la société. A défaut d’avoir procédé à ce dépôt, les titres détenus par cette personne au-delà des trois dixièmes ou au-delà de sa détention augmentée de la fraction d’un cinquantième susmentionnée du capital ou des droits de vote sont privés du droit de vote. »

Arrivé à ce niveau du texte, je me retourne et… je constate que nous avons presque perdu la moitié de nos lecteurs. Pas de panique, une fois que vous aurez fini de lire cette explication, vous constaterez que vous pourrez relire le charabia ci-dessus avec une facilité déconcertante. Que dit l’article L433-3 I du CMF ? Plusieurs choses.

OPA législationD’abord, il précise quand existe une obligation de dépôt d’offre publique, distinguant deux cas. D’une part, lorsque la détention du capital ou du droit de vote dépasse le seuil des 30% (50% sur Alternext, mais ce n’est pas dans l’article). D’autre part, lorsque détenant déjà plus de 30% du capital ou du droit de vote, il est procédé à l’acquisition de 2% (en plus) du capital ou du droit de vote dans un espace de temps inférieur à un an. Ainsi, un actionnaire possédant 35% du capital et qui en trois mois rachète 4% du capital supplémentaire va se trouver, sauf exception, dans l’obligation de déposer une offre publique. Le prix proposé doit être au moins égal au prix le plus élevé payé par l’auteur de l’offre au cours des douze derniers mois.

Les esprits les plus retors auront déjà commencé à réfléchir sur le moyen de contourner les obligations précédemment évoquées. On pourrait notamment penser à s’arrêter au seuil de 29,5% en demandant à son frère, son beau-frère, éventuellement au poisson rouge, d’acheter chacun 2% du capital et ainsi dépasser allègrement et sans contraintes le seuil fixé par le législateur, tout en gardant un pouvoir certain lors des assemblées générales d’actionnaires et dans le fixation de la politique de la société. Mais ce dernier à prévu des remparts et c’est pourquoi l’article L433-3 I précise «une personne, physique ou morale, agissant seule ou de concert ». Ainsi, même si l’on possède 29,5% du capital mais que le beau-frère avec lequel on décide des actions que pourrait mener la société en détient 2%, notre groupement, qui vient de dépasser les 30% et détient désormais 31,5% (29,5%+2%) du capital devra solidairement déposer une offre publique. Evidemment, les sommes en jeu étant considérables, même pour des sociétés cotées de « faible » capitalisation, ce genre de contraintes concerne plus des sociétés que des particuliers.

obligation d'offre publique d'achat

Mais pourquoi cette obligation de dépôt d’offre publique ? Par les contraintes posées, que l’on peut rapprocher des obligations de déclaration de franchissement de seuil (obligation de déclarer lorsque le seuil de 5, 10, 15% etc. du capital est franchi, à la hausse comme à la baisse) le législateur entend lutter contre les prises de contrôle « rampantes », qui consistent à acquérir par petit paquets, discrètement et progressivement, les titres d’une société jusqu’à en prendre le contrôle, au détriment des actionnaires minoritaires, moins biens armés et informés que les investisseurs institutionnels, les zinzins. A ce souci d’égalité des actionnaires s’ajoute une volonté de transparence du marché.

Quelles sont les sociétés visées concernées par cette obligation de dépôt d’offre publique obligatoire ? Deux critères sont posés. D’une part la société visée doit avoir son siège social en France : elle doit être considérée comme domiciliée en France. D’autre part, ses actions doivent être « admises aux négociations sur un marché réglementé d’un Etat membre de l’Union européenne ou d’un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen ».

Lorsque les contraintes et obligations ne sont pas respectées, les titres ayant permis de dépasser le seuil en question ne sont pas comptabilisés dans le calcul des droits de vote. Concrètement, cela signifie que l’investisseur qui a dépensé une certaine somme afin d’atteindre une force relative dans le pouvoir politique de la société se voit privé de cette force.

Des dérogations à l’obligation existent. On pourrait faire le parallèle avec un radar posté sur une autoroute : la vitesse limite ne peut être dépassée, mais avec une bonne justification (véhicule de secours…), il est possible d’obtenir une annulation de l’amende payée. De même existent des dérogations à l’obligation de dépôt d’offre publique, contrôlées par le gendarme de la bourse, l’autorité des marchés financiers (AMF), qui va pouvoir dans certaines situations permettre le non-dépôt d’une offre publique. Tel est le cas lorsque le franchissement de seuil est dû à des conditions particulières, comme un héritage ou une fusion. Reprenons l’exemple précédent. Si l’on possède 29,5% du capital et qu’un cousin très éloigné nous lègue 4% de ce capital, il sera possible de demander une dérogation à l’AMF afin de n’avoir à déposer une offre publique.

Evidemment, il n’est pas possible de rentrer dans les détails et la complexité des calculs de seuils qui sont encore aujourd’hui matière à controverse tant pour les juges qu’au sein de la doctrine juridique. Mais les principes de base ont été posés. Désormais, il ne vous reste plus qu’à relire l’article L433-3 I du CMF et à bien en apprécier chaque mot et expression.

 

Portefeuille au 4 Janvier 2013 : 4 ans 42 jours

  • Portefeuille : VL 5,9032 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 484,28%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 163,35%
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  • Rendement Annualisé : 53,57%
  • Rendement 2013 : 2,62%
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  • Rendement 2012 : 24,19%
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
  • Effet Devise Total : 3,30%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 106,8204 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 59,31%
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  • Rendement Annualisé : 11,98%
  • Rendement 2013 : 4,02%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

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Portefeuille au 31 décembre 2012 : 4 ans 38 jours

  • Portefeuille : VL 5,7523 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 469,34%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 181,93%
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  • Rendement Annualisé : 52,78%
  • Rendement 2012 : 24,19%
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  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
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  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
  • Effet Devise Total : 2,27%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 102,6903 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 53,15%
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  • Rendement Annualisé : 10,95%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

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