Flash Back estival (2e épisode)

trève boursière

En cette période de douceur estivale, l’équipe des daubasses prend un peu de repos bien mérité.

Certes, entre barbecue et farniente, nous poursuivons notre traque incessante des plus belles daubasses.

Pour la partie rédactionnelle du blog, nous avons plongé en apnée dans nos archives afin de vous proposer, cher( e) lecteur(trice), quelques anciens éditos de notre lettre mensuelle tels que nos abonnés ont pu les découvrir à l’époque.

Aujourd’hui, après l’édito de notre lettre de juin 2011 que nous vous présentions la semaine dernière, c’est au travers de  celui de début août 2011 que nous vous proposons un petit « flash-back ».  Souvenez-vous … deux ans déjà : à l’époque, la crise de la zone euro faisait rage, le CAC avait perdu plus de 20 % en un peu plus de 3 mois et, par-dessus le marché, à la crise des « pays périphériques » de la zone euro se couplait une crise « du plafond de la dette aux USA ».  Bref, on ne semblait pas « sorti de l’auberge ».

 

Enfin!

Il était temps. La hausse métronomique des marchés depuis mars 2009 commençait à nous exaspérer dans l’Equipe des Daubasses.

Heureusement, le « je te tiens par la barbichette » joué par Barack Obama et les républicains, ainsi que la belle solidarité européenne qui consiste à endetter tout le monde… pour remédier à l’endettement des pays du club Med, sont venus mettre un peu d’ambiance dans les salles de trading. Sans oublier l’abaissement du rating de la dette US survenue vendredi dernier et qui en a surpris plus d’un.

plafond de la dette us

Certes, à l’heure où nous écrivons ces lignes, ce n’est pas encore les soldes mais nous espérons dans les semaines qui viennent pouvoir découvrir de nouvelles opportunités. L’un de nos abonnés nous a d’ailleurs soufflé une idée dans l’oreille qui semble bien attrayante et sur laquelle nous reviendrons dans une prochaine lettre après analyse approfondie. Ben oui, on est comme ça chez les Daubasses : si nous copions une idée sur l’un de nos petits camarades, nous n’hésitons pas à le dire.

En attendant, nous avons fait nos emplettes ces derniers jours : après les achats du mois écoulés dont nous vous avions fait part, le portefeuille du club est « full invested ». Et si la chute continuait ? Pas de panique cher abonné, si les super z’opportunités que nous avons connues fin 2008 venaient à se représenter, nous procéderions sans tarder à une augmentation de capital afin de garnir notre gibecière de belles daubasses grasses et dodues.

Pour notre part, ce qui nous impressionne sur le marché actuel, ce n’est pas une quelconque considération macro-économique dont vous savez qu’en tant que « liquidités dans les entreprisesdaubassiens convaincus » nous ne nous soucions guère mais bien la quantité de cash détenus généralement par les entreprises cotées. Nous avons ainsi appris qu’entre 2002 et 2010, la part de cash dans le total du bilan des entreprises américaines a presque doublé, passant de 4 à 7,5 % (source : lettre Vernimmen avril 2011) et quand on voit le cash détenu par les grandes technos, il y a de quoi être impressionné. Par exemple, le cash détenu par Apple est supérieur à la capitalisation boursière de Renault et Peugeot cumulée. Quant à Microsoft (quand donc vont-ils acheter Nokia ceux-là ?), c’est carrément BNP Paribas qu’ils pourraient s’offrir avec le solde de leur compte en banque.

Ainsi donc, si la plupart des états situés de part et d’autre de l’Atlantique sont exsangues, il n’en va pas de même pour un grand nombre de sociétés qui ont accumulé pas mal de cash depuis la crise de 2007-2008 en même temps qu’elles ont restructuré et optimalisé leurs activités.

Parmi nos sociétés, et dans une moindre mesure évidemment, il existe pas mal de belles tirelires également : 9 des sociétés de notre portefeuille disposent de liquidités suffisantes pour couvrir l’entièreté de leur passif, dettes d’exploitation incluses.

Tout ceci pour dire, cher abonné, que si l’environnement macro-économique que nous connaissons pour l’instant aura bel et bien un impact sur la marche générale des affaires, nous pensons aussi que tout n’est pas noir et, par un subtil phénomène de vases communicants, nous ne pouvons que constater que l’augmentation de l’endettement des pouvoirs publics a permis… la diminution de l’endettement des particuliers et la constitution de grosses cagnottes dans les entreprises, grosses cagnottes qui, tôt ou tard, seront réinjectées sur les marchés des capitaux que ce soit par le rachat de concurrents ou d’actions propres, la distribution de plantureux dividendes ou… tout simplement, pour rembourser des dettes.

Bref, pour paraphraser Jean Lefèbvre : « oui la situation est grave mais pas désespérée » et contrairement à Nouriel « Appocalypse » Roubini, nous osons dire : « non, nous n’allons pas tous mourir… du moins pas tout de suite »…

crise de l'euro

 

Portefeuille au 26 Juillet 2013 : 4 ans 245 jours

  • Portefeuille : VL 6,5672 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 550,00%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 119,59%
  • .
  • Rendement Annualisé : 49,29%
  • Rendement 2013 : 14,17%
  • .
  • Rendement 2012 : 24,19%
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
  • Effet Devise Total : 1,55%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 115,4925 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 72,25%
  • Rendement Annualisé : 12,35%
  • Rendement 2013 : 12,47%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

 

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Détails du Portefeuille

 

1-Portefeuille-valeurs-décotées-net-net-Buffett-Graham

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Flash-back estival

fermeture des bourses

En cette période de douceur estivale, l’équipe des daubasses prend un peu de repos bien mérité.

Ceci ne nous empêche pas, entre les barbecues, sangria et pintes de bière, de ne dormir que d’un œil : en ce juillet ensoleillé, nous restons sur le qui-vive et, d’ailleurs, nous avons été plus actifs que jamais : ces trois dernières semaines, nous avons constitué 3 nouvelles lignes, vendus deux lignes existantes, renforcé une ligne existante, lancé deux émissions d’options put et une émission d’options call. Nos abonnés ont, évidemment, été tenus au courant de ces mouvements en temps réel.

Pour la partie rédactionnelle du blog, Nous avons plongé en apnée dans nos archives afin de vous proposer, cher( e) lecteur(trice), quelques anciens éditos de notre lettre mensuelle tels que nos abonnés ont pu les découvrir à l’époque.

Aujourd’hui, c’est l’édito de notre lettre de début juin 2011 que nous vous proposons.  Souvenez-vous : à l’époque, il n’était question que de « l’affaire Strauss Kahn », les tensions diplomatiques entre l’Europe et la Russie à propos d’une bactérie répondant au doux nom de « E.colis 0104 » et, déjà à l’époque, des problèmes de la zone euro.

 

Quel cinéma!

investir dans le cinéma

Tous les ingrédients sont réunis pour une super production western fantastico-financier. Jugez plutôt :

– le big boss de la plus grande organisation financière mondiale emprisonné pour cause de frasques sexuelles avérées ou supposées

– un superbe « mort-vivant » incarné au choix par l’Euro, le marché immobilier américain ou la Grèce (le choix du casting est assez vaste)

– une mystérieuse bactérie tueuse crée des tensions entre l’Europe et la Russie Il ne manque plus que le retour du grand prophète Nouriel « Apocalypse » Roubini pour nous annoncer que la fin du monde est proche.

Heureusement qu’il y a eu « l’exubérance irrationnelle » du cours de Linked In pour nous remonter le moral… en attendant l’IPO de Groupon. Évidemment, cher(e) lecteur(trice), vous savez que, pour l’investissement en Daubasses, nous ne nous soucions que peu de l’environnement macro- économique… parce que si c’était le cas, nous n’investirions jamais tant les raisons de ne pas acheter sont souvent plus nombreuses que celles d’acheter.

Ainsi, ces derniers jours, nous avons tenté de mettre à profit les explications bredouillantes du CEO de Nokia. Nous vous expliquons cela un peu plus loin. Mais ce que nous retenons, c’est que le concept « action de qualité » sur une longue période n’est décidément pas pour nous. Au milieu des années 90, Nokia était « the place to be », l’investissement du bon père de famille par excellence et aussi l’action à la croissance absolue.

Combien d’investisseurs n’ont-ils pas, de manière très simple et en apparence rationnelle, projeté dans le futur le taux de croissance passé des bénéfices de Nokia ? La force de la marque, les gains de productivités dus à la taille et à son leadership semblaient de tels avantages concurrentiels. Pourtant, nous sommes convaincus que les entreprises qui réussissent à maintenir dans le futur un taux de croissance supérieur à la moyenne sont tellement rares qu’il est très difficile de les dénicher.

Nos « amis » Fama et French, auteurs de nombreuses études universitaires auxquelles nous faisons souvent référence, ont présenté en 2000 une étude sur les possibilités de prédire la rentabilité à venir des entreprises (en 2000, notez cette date, cher lecteur, en plein sommet de la célèbre bulle techno).

Selon eux, une société qui réalise un rendement sur fonds propres supérieurs à celui de ses concurrents verra ce rendement revenir dans la moyenne à raison de 38 % chaque année. Par exemple, imaginez que les entreprises d’un secteur déterminé réalisent en moyenne un ROI de 8 % par an et que le leader de ce secteur réalise un ROI de 18 % par an. Eh bien, statistiquement, le ROI du leader devrait, l’année qui suit, baisser de 38 % de la surperformance, soit de 3,8 %, pour s’établir à 14,2 % et ainsi de suite chaque année pour tendre vers la moyenne. C’est du moins ce qu’ont démontré nos deux compères.

Et, malheureusement pour eux, peu d’investisseurs ou d’analystes tiennent compte de cette tendance lourde de retour à la moyenne. En ce qui concerne nos Daubasses, la plupart réalisent un ROI inférieur à leurs concurrents et c’est la raison pour laquelle, quant à nous, nous tablons sur ce fameux retour à la moyenne. Et nous n’espérons certainement pas faire de nos histoires de Daubasses un grand western fantastico-financier, ni même un conte de fées, mais juste une petite histoire sans prétention pleine de bon sens paysan.

 

 

Portefeuille au 19 Juillet 2013 : 4 ans et 238 jours

  • Portefeuille : VL 6,6117 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 554,40%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 116,09%
  • .
  • Rendement Annualisé : 49,75%
  • Rendement 2013 : 14,94%
  • .
  • Rendement 2012 : 24,19%
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
  • Effet Devise Total : 2,59%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 117,1943 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 74,79%
  • .
  • Rendement Annualisé : 12,75%
  • Rendement 2013 : 14,12%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

 

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Détails du Portefeuille

 

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L’histoire d’un « bagger » et … d’une faillite !

Il est rare que nous revenions en arrière, jeter un œil sur un de nos anciens investissements.  Comme vous le savez certainement cher( e) lecteur(trice), l’investissement est un véritable « temple des regrets » : les pertes sont ressenties avec trois fois plus de douleur que les gains ne procurent de satisfaction.

Expliquons-nous …

Quand il y a gain et que l’on regarde l’entrée et la sortie, on achète rarement au plus bas et on revend rarement au plus haut : la satisfaction d’une réussite est toujours amoindrie par ces détails finalement sans importance mais qui, psychologiquement, sont bien présents.

Appliquer un process n’efface ni les douleurs dues aux pertes ni les « pinaillements » psychologiques sur les gains mais vous fait tout simplement suivre une ligne bien précise et vous oblige à ne pas sombrer dans les « biais » et, avec un peu de recul, vous fait comprendre qu’il y a toujours mieux mais parfois bien pire qu’un ratage de quelques dizaines de pour cents.

Nous revenons donc sur la société « Dane Elec » : une Daubasse mais aussi un des baggers sur lequel actions cotées en faillitenous avons multiplié notre investissement de départ par 2,27 et, finalement, … une société en faillite !

C’est un parcours peu banal.  C’est d’ailleurs la nouvelle de la mise en liquidation judiciaire qui nous a donné l’idée de ce flash-back.

Dane Elec est (ou plutôt « était ») une société technologique qui produisait des modules et des cartes mémoires pour l’informatique, les télécommunications et les appareils numériques. On retrouvait ses produits entre autres dans les lecteurs MP3/MP4, les stylos numériques, les disques durs externes, les cartes mémoires « flash », les clés USB ou les modules de mémoire « DRAM ».

C’était aussi une société qui vendait à l’international puisque ses ventes étaient réalisées non seulement en Europe pour 61 %  mais aussi en Amérique pour 32 % et en Asie pour 7 %.

A l’époque de notre achat, nous vous avions présenté une petite fiche que vous pourrez retrouver sur notre blog à l’ URL suivante : http://blog.daubasses.com/2009/03/16/dane-elec/

 

Voici  donc un petit graphique en 8 points pour retracer un parcours boursier mouvementé que nous allons vous commenter (si nécessaire, vous pouvez cliquer sur le graphique pour l’agrandir).

 

Dan Elec...Le graphique 2006 - 2013

 

Après la bulle techno qui se dégonfle de 2000 à 2003, la société remonte la pente et voit son cours atteindre un sommet de 6.10€, le 2 février 2006.

Cinq mois plus tard, le 19 juillet 2006, la société a perdu plus de 50% de sa valeur et cote à 2.84€. Les montagnes russes commencent vraiment : le 8 Janvier 2007, le cours a repris des couleurs et affiche 4.42€.  Ensuite, nous assistons à une nouvelle descente, suivi d’une dernière petite remontée, avant le plongeon final qui démarre le 4 Septembre 2007.

La descente est, comme vous pouvez le constater, vertigineuse et ne semble pas vouloir s’arrêter. Un premier plus bas est atteint  le 27 Octobre 2008 à 0.33€, ce qui signifie que depuis son beau sommet de 2006 à 6.10€, le cours a laissé sur le tapis 94.50%. A cette époque qui, c’était sûr et certain, allait marquer la fin du capitalisme, une équipe d’inconscients est occupée à bâtir sa première liste de daubasses et Dane Elec est dans cette première liste.

Nous démarrons notre aventure en novembre 2008 lorsque, entre le 24 et le 26 novembre,  nous achetons nos 30 premières daubasses. Dan Elec se trouve dans ce premier lot. Nous ne savons pas trop pourquoi mais nous avons archivé cette première liste. C’est pourquoi nous vous présentons en « avant-première » la fiche de Dane Elec de l’époque (vous pouvez cliquez sur le tableau pour l’agrandir)

dane elec la fiche d'analyse financière Vous remarquerez qu’au moment de notre achat, nous nous basions sur le rapport trimestriel de juin 2008. La valeur d’actif tangible de Dane Elec était de 1.4267€ : au cours de 0.38€, date de la fiche (30 Octobre 2008), la société valait 35% de ses actifs net-net. Vous remarquerez également que nous avions fait un redressement de cette valeur net-net à la base de 1.3081€ car la rotation des stocks était de 74 jours alors que la moyenne sur les 3 derniers exercices était de 51 jours.

Nous achetons donc plus précisément 1100 action de Dane Elec le 26 Novembre 2008 à un coût de 0.4744€ frais inclus, soit 3.33% de notre portefeuille, ce qui représentait à l’époque 521.81€.

Au début de notre aventure, nous avons souvent entendu le commentaire suivant : « votre performance est excellente mais vous avez eu de la chance en achetant au plus bas ».

Sur l’ensemble du graphique qui coure sur 7 ans, c’est effectivement vrai … mais, au jour le jour, après notre achat, on peut constater que 2 mois et demi plus tard, le 6 mars 2009, Dan Elec cote à 0.33€ : notre perte à ce moment sur la société est donc de 30 bons pourcents et, à ce moment, l’avenir n’était pas des plus radieux même si personne ne savait que c’était le creux final de l’enfer boursier !

Après ce creux du 6 mars 2009, ça redémarre : la fin du monde n’aura peut-être pas lieu !

Le cours de Dane Elec suit donc son bonhomme de chemin et, après mise à jour de la fiche avec la rapport semestriel de juin 2009, nous constatons que la valeur d’actif net-tangible de la société est de 1.2336€. Le cours atteint et dépasse cette valeur le 17 novembre 2009 en affichant 1.24€.

Nous mettons en place notre fameux stop loss qui nous assure notre gain mais dont le but subsidiaire est aussi de profiter de l’ élan du cours. Cette élan n’aura pas lieu et nos actions sont vendues le 30 novembre  sur un puissant reflux du cours de 11% (le plus haut récent étant de 1.28€) à 1.09€. Nous encaissons donc, à un prix de1.0747€ après frais, la sommes de 1182.01€ pour nos 1100 actions, soit une plus-value de 126.52% ou du X 2.27 sur notre investissement de départ en 367 jours exactement.

 

Nous n’avons pas été attentifs à la période qui a suivi même si nous avons gardé la société Dane Elec dans nos listes. Mais comme nous vous l’expliquions en entrée, cette période aurait pu générer de l’insatisfaction puisque dans cette zone entourée d’un cercle, on constate que le cours a affiché un nouveau sommet de 1.85€, le 19 janvier 2010, soit moins de 2 mois après notre vente.

C’est 60% de plus-value supplémentaire ratée si l’on veut être réaliste. Mais comme votre équipe tente au maximum de raisonner dans son process, cette affirmation de 60% de « raté » doit être qualifiée de faussement réaliste car c’est le process qui nous a ordonné de sortir dès 1.2336€ atteint et comme nous prenons nos décisions uniquement sur base de notre process … Le graphique est donc de notre point de vue un trompe l’oeil et surtout un « trompe l’esprit ».

Après ce sommet du 19 janvier 2010, le cours recommence à dégringoler. Le jeudi 2 décembre 2010 à 09:02, Laurent, un de nos fidèles lecteurs, nous écrit sur notre blog le message suivant (que vous pouvez retrouver dans les commentaires sous la fiche de Dane Elec) :

Bonjour,
le titre de la société dévisse complètement, vous arrive t-il de revenir à l’achat sur une de vos anciennes valeurs lorsque son prix le justifie?
cordialement,
Laurent

Et nous lui faisons la réponse suivante :

Bonjour Laurent,

Nous ne l’avons jamais fait mais nous le pourrions sans hésitation … à condition que les critères qui nous ont fait acheter une première fois n’aient pas été modifiés … ce qui n’est hélas pas le cas de Dane Elec dont la chute de cours nous semble, cette fois, amplement méritée.

Le 2 décembre 2010, le cours de Dane Elec est de 0.70€. C’est un recul de 63% par rapport au plus haut de 1.85€ et l’interrogation de Laurent est justifiée, du moins par rapport à la dégringolade du cours. Mais, à ce moment-là, nous disposions du rapport semestriel de juin et constations que la valeur d’actif net tangible de Dan Elec était de 1.18€ par action et la valeur net-net de 1.11€ par action…mais aussi d’une communication de la société sur son troisième trimestre faisait état d’une perte de 0.48€. La valeur d’actif net tangible est alors de 0.70€, juste au niveau du cours : Il n’y a donc plus la moindre marge de sécurité sur la valeur maximum de la société. Et le rapport annuel viendra le confirmer : au 31 décembre 2010 la valeur d’actif net tangible est tombée à 0.62€ et les cours du mois de mars, période à laquelle est publié le rapport annuel, s’établissent entre 1.60€ et 1.70€, soit plus de 2.5X sa valeur d’actif net tangible … bien trop cher pour l’équipe des daubasses !destruction de cash

 Depuis le 6 février 2013, le cours de Dan Elec est resté collé sur 0.21€, tel un encéphalogramme plat !

Le 19 juin, nous pouvons lire sur boursier.com le communiqué suivant :

Le Tribunal de Commerce de Bobigny a décidé la conversion de la procédure de redressement judiciaire en liquidation judiciaire en date du 18 juin 2013. Dans ce cadre, la radiation des actions (FR0000036774 – DAN) et des bons de souscription (FR0010329292 – DANBR) devrait être demandée, les titres n’ayant plus aucune valeur. D’ici là, la cotation reste suspendue.

Ce n’est peut-être pas la fin de l’histoire car il se pourrait qu’il y ait une « New Dan Elec Memory » mais, de notre point de vue, c’est la fin de la Dan Elec Memory sur laquelle nous avions investi.

Les conclusions de tout ceci ?

–       Une chute du cours de 20% ou 50% n’est parfois pas suffisante pour qu’une société entre dans le club des daubasses : il faut parfois plus, des extrêmes comme -90% pour que cela devienne vraiment intéressant.

investir dans la valeur

–       Nous oublions l’idée d’acheter au plus bas : Dan Elec a perdu -30% après notre achat avant de rebondir (nous avons d’ailleurs connu des cas plus extrêmes avec des pertes latentes de 50 %). Tant que les actifs que vous avez achetés sont bien supérieurs au cours, il n’y a pas de quoi en faire un fromage ou remettre en cause son investissement.

 

–       Nous oublions aussi l’idée  de revendre au plus haut et nous contentons de la réalité que nous offre notre process par rapport à la limite que nous avons fixée, soit la valeur d’actif net tangible de la société.

 

–       Une Daubasse, cela peut faire fois 2 ou fois 10 mais aussi et de manière égale faire faillite. C’est pour cela que nous mettons l’accent sur une belle diversification au sein de notre portefeuille.

 

–       Enfin, nous prenons plaisir à tirer une dernière belle bouffée sur un « mégot de cigare » : c’est le « cadeau » de notre process et le bouder n’est pas censé.

mégot de cigare investissement graham

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Portefeuille au 12 Juillet 2013 : 4 ans et 231 jours

  • Portefeuille : VL 6,5405 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 547,36%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 118,31%
  • .
  • Rendement Annualisé : 49,65%
  • Rendement 2013 : 13,70%
  • .
  • Rendement 2012 : 24,19%
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
  • Effet Devise Total : 3,18%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 116,7256 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 74,09%
  • .
  • Rendement Annualisé : 12,71%
  • Rendement 2013 : 13,67%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

 

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Détails du Portefeuille

 

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Ricardo et l’avantage comparatif de l’investissement en Daubasses

 

ricardoLe célèbre économiste britannique Ricardo a démontré dans son ouvrage « Des principes de l’économie politique et de l’impôt » publié en 1817 que les nations ont intérêt à se spécialiser dans un secteur dans lequel elles ont un avantage par rapport aux autres : par exemple le vin pour le Portugal et le textile pour le Royaume-Uni (oui chère lectrice, cher lecteur, nous sommes alors au XIXème siècle !). C’est la théorie de l’avantage comparatif.

Et que penserait ce brave Ricardo de nos investissements en daubasses ?

En fait, la question est double, car nous ne cherchons pas ici à justifier l’investissement dans la valeur telle que nous la pratiquons et nous le vivons depuis maintenant plusieurs années à travers notre portefeuille. La performance comme la volatilité de ce dernier démontreront, ou pas, à long terme si notre approche a un quelconque avantage comparatif par rapport à un autre style d’investissement dans la valeur. Pour plus de précisions sur l’investissement à proprement parlé, vous pouvez vous référer à notre article qui répond à la question « qu’est-ce qu’un bon investissement ? »

S’il y a un domaine où votre équipe de serviteurs pense avoir un certain avantage comparatif, ce n’est pas dans la méthode d’investissement, mais dans l’investisseur lui-même. Mais non, loin de nous l’idée de nous prendre pour des investisseurs supérieurs à la moyenne.

En fait, l’investissement en Daubasses tel que nous le pratiquons, c’est-à-dire relativement mécaniquement comme nous vous en parlions dans un précédent article avec les contraintes fortes liées à notre process  présente pour nous une particularité que nous allons essayer de vous expliquer.gagner de l'argent en dormant

Pour qu’une méthode puisse fonctionner, nous pensons qu’il faut lui laisser le temps…. Soit qu’elle fasse ses preuves avec des gains intéressants à moyen terme, ou au contraire, que des gains rapides et qui n’ont pas été prouvés pouvant être répétés à long terme avec succès puissent être exclus de la boite à outil de l’investisseur. Il y a donc une recherche optimale d’une approche optimale qui anime notre équipe. Par optimale, nous entendons une approche qui nous permette de laisser le temps au temps. Que les petites rivières puissent tranquillement se transformer en ruisseaux, avant eux-mêmes de se déverser dans l’affluent d’un grand fleuve. Si à la formation d’une rivière, vous laissez passer votre chemin directement à la recherche du fleuve – du gros gain -, il est probable que vous preniez le risque d’opter pour l’approche frivole de l’investissement. Celle qui fait rêver qui apporte de l’adrénaline. De l’adrénaline, car il y a du risque, du non prévu, des gains potentiels énormes… ce qui sous-entend sa contrepartie : des pertes importantes. Et les joueurs qui continuent à jouer sur les marchés ne se souviennent la plupart du temps que des gains, de leurs plus beaux coups. Demandez à un joueur de poker s’il gagne plus qu’il ne perd. Vous serez bluffé de n’être entourés que de gagnants « à long terme ». Ou alors, vous ne fréquentez peut être que des gagnants ! Blague à part, la remise en question est douloureuse pour le joueur et la remise en cause de son style de jeu ou de sur le fait qu’il joue et que donc il ne maitrise que peu de chose est difficile à appréhender. Et bien trop souvent, ce perdant qui rechute régulièrement ne se rendra compte du pot au rose que lorsqu’il n’aura plus de plume à se faire plumer.

Bref, revenons à nos moutons. Et notre approche dans tout ça, vend-elle du rêve ? Fait-elle péter les compteurs du trouillomètre ou de l’euphorie ? Pour faire court, nous pensons que notre style d’investissement est très ennuyeux. Il n’apporte aucune adrénaline. Nous gardons nos positions plusieurs années, nous n’utilisons aucun effet de levier, …

L’investissement en Daubasses n’est pas très sexy. Il faut retourner plusieurs dizaines, voire des centaines de pierres pour trouver une Daubasse qui peut avoir un quelconque intérêt. Car un titre doit d’abord rentrer dans tous nos critères de qualité : solvabilité et capitalisation boursière, et surtout présenter une décote suffisante sur une de nos valorisations : VANN, VANE ou VANTRe. C’est un travail rébarbatif et qui nécessite de fouiller les bilans trimestriels, semestriels et annuels de tous les titres qui nous passent entre les mains.

Ensuite, une fois bien au chaud dans notre liste de suivi, nous effectuons des classements sur les meilleurs potentiels et tentons de dénicher la valeur qui répond à tous nos critères et qui fera le consensus dans l’équipe. Un process mécanique, oui, mais pas aveugle.

Et Ricardo dans tout ça ?

Nous y venons. Nous donnons une chance à tous ces titres qui ont passé nos premières barrières de sélection. Une fois en portefeuille nous laissons notre Daubasse gambader à sa guise. Nous n’avons pas encore demandé de labellisation Bio. Tiens, une idée à creuser… Ce que nous entendons par là, c’est que nous avons tellement adopté notre process, notre méthode et la façon dont l’équipe Daubasse décide d’un investissement dans un titre nous est si confortable, que nous n’avons pas à intervenir une fois la Daubasse en portefeuille. Alors oui, il nous arrive de vendre avec des gains ,lorsque le cours a atteint la valeur de ses actifs, et des pertes  quand un de nos critères n’est plus respecté. Mais en dehors de ses critères, il ne se passe rien.

Nous comprenons que certains investisseurs ne soient pas à l’aise avec une méthode si passive. Mais pour nous, c’est un style qui nous correspond bien et qui ne nous génère aucun stress. Et quoi de plus important pour un investisseur de pouvoir dormir sur ses deux oreilles ? Cela s’explique certainement par le fait que nous investissons dans des actifs bien tangibles. Au travers de quelques lignes d’actions matérialisées par des numéros et des chiffres sur un écran d’ordinateur, nous sommes en fait des propriétaires d’actifs à prix décotés. Non seulement nous sommes sereins, et nous avons également confiance dans le fait que notre approche soit dans une logique qui a de grandes chances de nous générer du rendement à long terme. Nous n’irons pas jusqu’à dire que c’est avoir le potentiel sans le risque , même si nous ne sommes pas très loin de le penser. Le voilà notre avantage comparatif : l’investissement en Daubasses ne nous procure aucun stress. Ceci, nous l’entendons bien entendu, dans une perspective de long terme.

Preuve de cette sérénité et de la conviction de l’équipe dans leur approche à long terme, il se murmure au siège des Daubasses, que l’équipe attend avec impatience une chute des marchés afin de faire le plein de nouvelles Daubasses bien fraîches. Mais chuuuuut ! Ne faisons pas circuler de rumeurs.

investisseur en vacances

 

 

Portefeuille au 5 Juillet 2013 : 4 ans 224 jours

  • Portefeuille : VL 6,5186 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 545,19%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 116,90%
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  • Rendement Annualisé : 49,79%
  • Rendement 2013 : 13,32%
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  • Rendement 2012 : 24,19%
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
  • Effet Devise Total : 5,08%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 115,4517 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 72,19%
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  • Rendement Annualisé : 12,50%
  • Rendement 2013 : 12,43%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

 

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Détails du Portefeuille

 

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