Flash Back estival (2e épisode)

trève boursière

En cette période de douceur estivale, l’équipe des daubasses prend un peu de repos bien mérité.

Certes, entre barbecue et farniente, nous poursuivons notre traque incessante des plus belles daubasses.

Pour la partie rédactionnelle du blog, nous avons plongé en apnée dans nos archives afin de vous proposer, cher( e) lecteur(trice), quelques anciens éditos de notre lettre mensuelle tels que nos abonnés ont pu les découvrir à l’époque.

Aujourd’hui, après l’édito de notre lettre de juin 2011 que nous vous présentions la semaine dernière, c’est au travers de  celui de début août 2011 que nous vous proposons un petit « flash-back ».  Souvenez-vous … deux ans déjà : à l’époque, la crise de la zone euro faisait rage, le CAC avait perdu plus de 20 % en un peu plus de 3 mois et, par-dessus le marché, à la crise des « pays périphériques » de la zone euro se couplait une crise « du plafond de la dette aux USA ».  Bref, on ne semblait pas « sorti de l’auberge ».

 

Enfin!

Il était temps. La hausse métronomique des marchés depuis mars 2009 commençait à nous exaspérer dans l’Equipe des Daubasses.

Heureusement, le « je te tiens par la barbichette » joué par Barack Obama et les républicains, ainsi que la belle solidarité européenne qui consiste à endetter tout le monde… pour remédier à l’endettement des pays du club Med, sont venus mettre un peu d’ambiance dans les salles de trading. Sans oublier l’abaissement du rating de la dette US survenue vendredi dernier et qui en a surpris plus d’un.

plafond de la dette us

Certes, à l’heure où nous écrivons ces lignes, ce n’est pas encore les soldes mais nous espérons dans les semaines qui viennent pouvoir découvrir de nouvelles opportunités. L’un de nos abonnés nous a d’ailleurs soufflé une idée dans l’oreille qui semble bien attrayante et sur laquelle nous reviendrons dans une prochaine lettre après analyse approfondie. Ben oui, on est comme ça chez les Daubasses : si nous copions une idée sur l’un de nos petits camarades, nous n’hésitons pas à le dire.

En attendant, nous avons fait nos emplettes ces derniers jours : après les achats du mois écoulés dont nous vous avions fait part, le portefeuille du club est « full invested ». Et si la chute continuait ? Pas de panique cher abonné, si les super z’opportunités que nous avons connues fin 2008 venaient à se représenter, nous procéderions sans tarder à une augmentation de capital afin de garnir notre gibecière de belles daubasses grasses et dodues.

Pour notre part, ce qui nous impressionne sur le marché actuel, ce n’est pas une quelconque considération macro-économique dont vous savez qu’en tant que « liquidités dans les entreprisesdaubassiens convaincus » nous ne nous soucions guère mais bien la quantité de cash détenus généralement par les entreprises cotées. Nous avons ainsi appris qu’entre 2002 et 2010, la part de cash dans le total du bilan des entreprises américaines a presque doublé, passant de 4 à 7,5 % (source : lettre Vernimmen avril 2011) et quand on voit le cash détenu par les grandes technos, il y a de quoi être impressionné. Par exemple, le cash détenu par Apple est supérieur à la capitalisation boursière de Renault et Peugeot cumulée. Quant à Microsoft (quand donc vont-ils acheter Nokia ceux-là ?), c’est carrément BNP Paribas qu’ils pourraient s’offrir avec le solde de leur compte en banque.

Ainsi donc, si la plupart des états situés de part et d’autre de l’Atlantique sont exsangues, il n’en va pas de même pour un grand nombre de sociétés qui ont accumulé pas mal de cash depuis la crise de 2007-2008 en même temps qu’elles ont restructuré et optimalisé leurs activités.

Parmi nos sociétés, et dans une moindre mesure évidemment, il existe pas mal de belles tirelires également : 9 des sociétés de notre portefeuille disposent de liquidités suffisantes pour couvrir l’entièreté de leur passif, dettes d’exploitation incluses.

Tout ceci pour dire, cher abonné, que si l’environnement macro-économique que nous connaissons pour l’instant aura bel et bien un impact sur la marche générale des affaires, nous pensons aussi que tout n’est pas noir et, par un subtil phénomène de vases communicants, nous ne pouvons que constater que l’augmentation de l’endettement des pouvoirs publics a permis… la diminution de l’endettement des particuliers et la constitution de grosses cagnottes dans les entreprises, grosses cagnottes qui, tôt ou tard, seront réinjectées sur les marchés des capitaux que ce soit par le rachat de concurrents ou d’actions propres, la distribution de plantureux dividendes ou… tout simplement, pour rembourser des dettes.

Bref, pour paraphraser Jean Lefèbvre : « oui la situation est grave mais pas désespérée » et contrairement à Nouriel « Appocalypse » Roubini, nous osons dire : « non, nous n’allons pas tous mourir… du moins pas tout de suite »…

crise de l'euro

 

Portefeuille au 26 Juillet 2013 : 4 ans 245 jours

  • Portefeuille : VL 6,5672 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 550,00%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 119,59%
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  • Rendement Annualisé : 49,29%
  • Rendement 2013 : 14,17%
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  • Rendement 2012 : 24,19%
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
  • Effet Devise Total : 1,55%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 115,4925 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 72,25%
  • Rendement Annualisé : 12,35%
  • Rendement 2013 : 12,47%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

 

4-Portefeuille-devenir rentier-berkshire-top invest

 

Détails du Portefeuille

 

1-Portefeuille-valeurs-décotées-net-net-Buffett-Graham

2-Portefeuille-Schloss-value-netcav-millionaire

3-Portefeuille-affaire-gagner en bourse-s'enrichir

 

Cliquez sur les tableaux pour les agrandir

 

Flash-back estival

fermeture des bourses

En cette période de douceur estivale, l’équipe des daubasses prend un peu de repos bien mérité.

Ceci ne nous empêche pas, entre les barbecues, sangria et pintes de bière, de ne dormir que d’un œil : en ce juillet ensoleillé, nous restons sur le qui-vive et, d’ailleurs, nous avons été plus actifs que jamais : ces trois dernières semaines, nous avons constitué 3 nouvelles lignes, vendus deux lignes existantes, renforcé une ligne existante, lancé deux émissions d’options put et une émission d’options call. Nos abonnés ont, évidemment, été tenus au courant de ces mouvements en temps réel.

Pour la partie rédactionnelle du blog, Nous avons plongé en apnée dans nos archives afin de vous proposer, cher( e) lecteur(trice), quelques anciens éditos de notre lettre mensuelle tels que nos abonnés ont pu les découvrir à l’époque.

Aujourd’hui, c’est l’édito de notre lettre de début juin 2011 que nous vous proposons.  Souvenez-vous : à l’époque, il n’était question que de « l’affaire Strauss Kahn », les tensions diplomatiques entre l’Europe et la Russie à propos d’une bactérie répondant au doux nom de « E.colis 0104 » et, déjà à l’époque, des problèmes de la zone euro.

 

Quel cinéma!

investir dans le cinéma

Tous les ingrédients sont réunis pour une super production western fantastico-financier. Jugez plutôt :

– le big boss de la plus grande organisation financière mondiale emprisonné pour cause de frasques sexuelles avérées ou supposées

– un superbe « mort-vivant » incarné au choix par l’Euro, le marché immobilier américain ou la Grèce (le choix du casting est assez vaste)

– une mystérieuse bactérie tueuse crée des tensions entre l’Europe et la Russie Il ne manque plus que le retour du grand prophète Nouriel « Apocalypse » Roubini pour nous annoncer que la fin du monde est proche.

Heureusement qu’il y a eu « l’exubérance irrationnelle » du cours de Linked In pour nous remonter le moral… en attendant l’IPO de Groupon. Évidemment, cher(e) lecteur(trice), vous savez que, pour l’investissement en Daubasses, nous ne nous soucions que peu de l’environnement macro- économique… parce que si c’était le cas, nous n’investirions jamais tant les raisons de ne pas acheter sont souvent plus nombreuses que celles d’acheter.

Ainsi, ces derniers jours, nous avons tenté de mettre à profit les explications bredouillantes du CEO de Nokia. Nous vous expliquons cela un peu plus loin. Mais ce que nous retenons, c’est que le concept « action de qualité » sur une longue période n’est décidément pas pour nous. Au milieu des années 90, Nokia était « the place to be », l’investissement du bon père de famille par excellence et aussi l’action à la croissance absolue.

Combien d’investisseurs n’ont-ils pas, de manière très simple et en apparence rationnelle, projeté dans le futur le taux de croissance passé des bénéfices de Nokia ? La force de la marque, les gains de productivités dus à la taille et à son leadership semblaient de tels avantages concurrentiels. Pourtant, nous sommes convaincus que les entreprises qui réussissent à maintenir dans le futur un taux de croissance supérieur à la moyenne sont tellement rares qu’il est très difficile de les dénicher.

Nos « amis » Fama et French, auteurs de nombreuses études universitaires auxquelles nous faisons souvent référence, ont présenté en 2000 une étude sur les possibilités de prédire la rentabilité à venir des entreprises (en 2000, notez cette date, cher lecteur, en plein sommet de la célèbre bulle techno).

Selon eux, une société qui réalise un rendement sur fonds propres supérieurs à celui de ses concurrents verra ce rendement revenir dans la moyenne à raison de 38 % chaque année. Par exemple, imaginez que les entreprises d’un secteur déterminé réalisent en moyenne un ROI de 8 % par an et que le leader de ce secteur réalise un ROI de 18 % par an. Eh bien, statistiquement, le ROI du leader devrait, l’année qui suit, baisser de 38 % de la surperformance, soit de 3,8 %, pour s’établir à 14,2 % et ainsi de suite chaque année pour tendre vers la moyenne. C’est du moins ce qu’ont démontré nos deux compères.

Et, malheureusement pour eux, peu d’investisseurs ou d’analystes tiennent compte de cette tendance lourde de retour à la moyenne. En ce qui concerne nos Daubasses, la plupart réalisent un ROI inférieur à leurs concurrents et c’est la raison pour laquelle, quant à nous, nous tablons sur ce fameux retour à la moyenne. Et nous n’espérons certainement pas faire de nos histoires de Daubasses un grand western fantastico-financier, ni même un conte de fées, mais juste une petite histoire sans prétention pleine de bon sens paysan.