Finance comportementale, 4e partie : l’inévitable troupeau dont nous faisons tous partie !

Conceptual image - meditations over the financeCe texte fait partie de la série « finance comportementale ».

Dans cette quatrième partie, nous allons essayer d’approfondir la problématique générée par le « Troupeau », le «Groupe » ou les « Masses » qui font que les investisseurs on un mal fou à poser un jugement ou à prendre des décisions qui vont à l’encontre d’un groupe constitué de millions d’investisseurs.

Nous avions déjà abordé ce thème dans cet article : « Chassez le mouton, il revient sans cesse au galop  ! Nos abonnés sur la sellette ?«  où nous expliquions principalement, pourquoi nous sommes naturellement amenés à copier les autres. Pourquoi nous pensons être originaux ou uniques alors que nous sommes tout simplement comme les autres. Et finalement, pourquoi cela ne génère pas le moindre problème dans la vie de tous les jours, alors que c’est un gros problème dans le monde de l’investissement. Voici les trois principaux paragraphes de cet article :

« En fait de l’enfance à l’adolescence, nous sommes construit en copiant les autres. Les autres, ce sont vos parents, vos grands-parents, vos condisciples à l’école, vos professeurs, toutes les personnes qui tentent de vous éduquer. Si votre mère vous apprend que votre père s’appelle papa, vous répétez « papa », mais si elle dit « tata », vous répétez « Tata », ou si encore elle dit « Dady », vous dites « Dady »… Si votre père a tendance à uriner en rue, sur un petit muret délabré ou larguer un doigt vengeur en direction d’un automobiliste qui vient de lui tailler la route quand il est au volant, vous aurez tendance à trouver cette manière de faire normal et vous la répéterez. L’éducation des enfants et des adolescents est donc, un « copier », de ce que vos parents et ceux que vous côtoyez tous les jours vous ont « collé » dans le cerveau.

 

investisseur contrarianAprès l’adolescence, c’est pareil, même si c’est moins évident, car tout le monde pense être original, unique dans sa manière de penser, de s’habiller, d’agir… Mais c’est en fait un leurre et juste le fait que vous avez l’impression de vous distancer de la manière de penser et d’agir de Papa et Maman, voir de ceux qui vous ont éduqué. Le problème c’est que 95% de la population fait : boulot-métro-dodo, pour certains « voiture » remplace « métro », mais le déplacement a lieu sur roue. Tout le monde s’habille chez H&M, Zara ou autres boutiques chics, avec la même étiquette « made in China », Thaïlande ou Vietnam, collée à l’arrière, bon vous me direz qu’il y a des variante du style EuroChina, c’est juste que la société chinoise qui emploie 100% de chinois a son siège et son usine de production à Milan et  permet donc de vous faire cracher entre 4 et 5 fois plus que si elle avait son siège et son usine a Shanghai… Tout le monde a le dernier téléviseur HD, made in Korea, la même voiture, c’est juste que le décor, cette sacrée carrosserie, varie. Il y a à l’avant du capot et parfois, à l’arrière, quatre anneaux, une étoile, un ange, un jaguar… mais tout le monde a bien un moteur, 4 roues, au moins deux essuies glaces et des sièges pour s’asseoir. C’est comme cela depuis toujours et ce n’est pas près de changer.

En fait si vous réfléchissez un peu, en retournant la problématique, si le troupeau de mouton était composé de seulement 5% de la population et de 95% de personnes originales ne copiant personne, la mode n’existerait pas, les agences de voyages non plus, pas de MacDo, ni d’autoroutes, une ou deux marques de voiture suffirait, un tas de profession  comme tatoueur ou « piercingueur », avocat, coiffeur n’existerait pas. Microsoft et Apple seraient des small caps au chiffre d’affaires peu reluisant. Bill Gates et Steve jobs des CEO de vrais Daubasse !

Bon, arrêtons les exemples car vous avez certainement compris que nous sommes tous dans la même soupe et qu’il n’y a pas le moindre problème en soi… Au contraire, c’est naturel et pas le moins du monde dérangeant. « 

Un fois ce schéma général posé nous expliquant pourquoi l’être humain est amené à copier les autres, nous allons essayer de comprendre comment cet être humain trouve finalement du confort psychologique à partager tout un tas de choses, d’idées ou d’actions, avec un groupe plus ou moins important d’autres individus. Et plus encore, comme il est douloureux d’être seul à formuler un point de vue différent du groupe.

Le psychologue Solomon Asch a étudié la pression du groupe sur une seule personne. Mais qui est Solomon Asch ?

Il est né en 1907 à Varsovie et émigre aux USA en 1920. En 1928, il obtient son baccalauréat à l’Université de New-York. Plus tard, il obtiendra sa maîtrise (1928) ainsi que son doctorat (1932) à l’Université Columbia.

Solomon Asch est connu pour avoir été le professeur du célèbre étudiant Stanley Milgram (connu pour son fameux test de soumission à l’autorité). Ses travaux ayant inspiré en grande partie les travaux de Milgram, notamment du fait d’avoir été son directeur de thèse à l’Université Harvard.

Les expériences proposées en 1951 par Solomon Asch à des groupes de sept individus et les enseignements fondés sur ses expériences vont vraiment nous éclairer sur notre sujet.

Cette expérience montre qu’une personne répondant après six autres personnes qui se trompent unanimement, peut répondre comme ces derniers en dépit d’une évidence objective.

Les idées et opinions largement partagées dans la société ont donc une très forte influence sur les idées et opinions individuelles. Ce phénomène s’explique également par le fait qu’une forte pression s’exerce sur les individus pour qu’ils s’alignent sur la position du groupe, sinon ils risquent d’être mis à l’écart.

L’expérience est assez simple. Des groupes de sept personnes sont convoqués pour un test d’acuité visuel. Le matériel de base est composé de deux cartons. Sur le premier carton sont alignés trois segments de longueurs différentes qui sont numéroté de A à C ou de 1 à 3. Et sur le deuxième carton, il y a un seul segment. Il est donc demandé aux intervenants de dire à quelle longueur correspond le segment seul, sur la fiche  où sont représentés les trois segments.

finance comportementaleC’est donc très simple d’autant plus qu’il n’y a pas d’hésitation possible et que le segment seul correspond au segment C de la fiche aux trois segments. Par contre, sur les sept candidats, un seul d’entre eux est finalement mis à l’épreuve du choix et ne sait pas que Solomon Asch a demandé aux six autres de ne pas répondre correctement.

Il s’agit, en fait, d’étudier uniquement la capacité d’une personne à résister ou non à la pression d’un groupe dont l’opinion est manifestement contredite par l’évidence : le groupe, par exemple, prétend que le segment seul correspond au segment A.

L’expérience est éprouvante pour la seule personne qui fait le test car elle le soumet à un conflit intense puisqu’elle est véritablement écartelée entre deux perceptions : sa propre perception de la longueur des différents segments et celles de tous les autres participants qui, du point de vue de la personne testée, ne perçoivent pas la même chose et soutiennent donc une réponse complètement différente.

La personne testée connait alors un ébranlement psychologique d’autant plus profond que les deux perceptions, sont inconciliables. Puisque d’un côté sa perception rejoint une évidence, liée à la simplicité du test et qui exclut toute discussion. Tandis que de l’autre, la réponse différente de la sienne des six autres personnes a évidement plus de poids et est « normalement » plus fiable, puisque cette perception est la même pour six individus

On remarquera dans la petite vidéo du test que la personne est décontenancée, étonnée de la réponse des autres et ne parvient pas à comprendre les réponses du groupe, voire finalement peut-être ses propres réponses, doutant peut-être de son acuité visuelle !

 

 

Que peut-on tirer comme enseignements principaux de tout cela ? C’est ce que nous verrons dans notre tout prochain article.

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Portefeuille au 25 Octobre 2013 : 4 ans 336 jours

  • Portefeuille : VL 6,9724 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 590,11%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 106,27%
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  • Rendement Annualisé : 48,08%
  • Rendement 2013 : 21,21%
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  • Rendement 2012 : 24,19%
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
  • Effet Devise Total : -2,42%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 120,1834 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 79,24%
  • Rendement Annualisé : 12,59%
  • Rendement 2013 : 17,03%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel et que nos abonnés ont accès a l’ensemble des extraits de compte de notre club d’investissement qui démontre la réalité des rendements affiché.

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

 

4-Portefeuille-devenir rentier-berkshire-top invest

 

 

Détails du Portefeuille

 

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2-Portefeuille-Schloss-value-netcav-millionaire

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Bas les masques : Performance Technologies

Au cours des mois de juillet et août, il n’y a pas vraiment eu de trêve estivale pour notre portefeuille. Les opérations d’achat et de vente se sont succédé à un rythme soutenu.

Depuis quelques semaines, nous vous dévoilons une par une chacune des opérations qui ont été débouclées au cours de cette période.

Aujourd’hui, nous allons vous présenter Performance Technologies, une société que nous avons acquise le 3 décembre 2012 à un prix de revient, frais de courtage inclus, de 0,81 usd.  Et le 12 août de cette année, suite à de bons résultats trimestriels, le cours s’envolait et nous pouvions réaliser  notre position à un cours de 2,24 usd. En tenant compte des frais de courtage et du change, il s’agit là d’une plus-value de 166 % en moins de 8 mois.

Comme d’habitude, nos abonnés ont été avertis en temps réel de nos opérations et ils ont pu prendre connaissance dans notre lettre du mois de décembre 2012 des arguments qui nous ont poussés à l’achat.  Voici donc à présent, pour vous, ami( e) lecteur(trice), l’article qui avait été publié à l’époque.  Nous vous en souhaitons une excellente lecture.

Performance Technologies Inc.
(Nasdaq, Ticker: PTIX / ISIN : US71376K1025)

Performance Technologies

I. Introduction

Performance Technologies est une société, fondée en 1981, qui fournit des solutions réseau aux fournisseurs d’accès, gouvernements et équipementiers (OEM).

En fait, l’entreprise fournit un portefeuille étonnant de services, d’équipements très techniques destinés à l’acheminement des données au sein de réseaux informatiques, ainsi que quelques logiciels basés sur la technologie Linux. Ce que nous retenons surtout, c’est que l’entreprise doit posséder un certain savoir-faire puisqu’elle a dépensé ces 5 dernières années 41,6 M USD en recherche et développement et qu’elle fournit les grandes entreprises de la place : Alcatel-Lucent, Verizon, Bakcell Ltd., Cable and Wireless Guernsey, Comfone, Elephant Talk, Ericsson, GENBAND, Geolink, Globacom, Hawaiian Telcom, Kapsch AG, Leap Wireless / Cricket, Communications de poche, Primus Telecommunications, Siemens, Starcomms, Syniverse, Telefonica Moviles Espana, Tata Communications, Motorola, Nokia, Siemens, Northrop Grumman, Raytheon, Rockwell Collins, Stratus Technologies, Oracle, VeriSign…

produits technologiques

Une activité très (trop ?) diversifiée que le management semble vouloir alléger en réduisant ses effectifs et en espérant ainsi revoir son point mort de rentabilité opérationnelle à la baisse. Certainement pas une mauvaise chose mais qui engendre des coûts à court terme.

La présente analyse est établie sur la base des compte du T3 2012 sur un capital composé de 11 116 000 actions et nous ne tenons pas compte des plans d’options car le premier cours d’exercice est de 2,55 USD, soit plus de 3x notre cours d’achat à 0,81 USD frais de courtage inclus.

II. La Valeur d’Actif Net Net (VANN)

La société possède un actif courant d’une valeur de 2,04 USD par action et a des dettes pour 0,51 USD par action. Sa valeur d’actif net-net est donc de 1,53 USD par action.

Nous remarquons que dans l’actif non courant figure au bilan une ligne « investissement ». En y regardant de plus près, il s’agit d’obligations d’Etat et de municipalité pour 0,18 USD par action.

investir en bourseNous pouvons donc retraiter la VANN de ce montant et l’estimer ainsi à 1,71 usd par titre.

Encore mieux : en ne considérant que les liquidités et leurs équivalents en placements obligataires, nous pouvons obtenir une triple net (le cash + équivalent – total dettes) qui est égal à 0,81 USD par action. Nous avons pu acquérir le titre à sa valeur triple net, ce qui veut dire que l’on a pu obtenir toute la société, son savoir-faire et tous ses actifs pour… rien. Ce qui est toujours agréable.

III. La Valeur d’Actif Net Estate (VANE)

La société possède des terrains à proximité de son siège à Rochester (Etat de New York) qu’elle a acquis pour un montant de 0,4 M USD. Nous reprenons ce montant à 80%, soit 0,04 USD par action et l’ajoutons à la VANN. Nous obtenons dès lors une VANE de 1,56 USD par action ou une VANE retraitée avec les titres obligataires de 1,74 USD par action.

IV. La Valeur de Mise en Liquidation Volontaire (VMLV)

Jetons un coup d’oeil à ce qu’elle a dans le ventre.

Dans l’actif courant, les liquidités et leurs équivalents (obligations d’Etat) d’abord que nous reprenons pour leur valeur comptable, soit 1,32 USD par action.

Le second poste est composé des créances clients pour 0,71 USD dans les comptes. La société a été payée en moyenne à moins de 60 jours en 2011, ce qui est un délai très bon. Nous prenons une marge 20% – nous sommes très prudents – et nous considérons donc uniquement un montant de 0,57 USD par action.

actions technologiquesLe stock est valorisé 0,43 USD par action. La rotation moyenne des stocks sur les 3 dernières années a été de 135 jours et sur l’exercice 2011 de 106 jours. Au vu de la forte technologie des produits conçus par Performance Technologies et donc d’une obsolescence plus rapide des produits, et d’une durée de détention relativement « longue » pour du stock, nous préférons être conservateurs et prendre une marge de sécurité de 30%, soit une valeur de stock retenue pour 0,30 USD par action.

Enfin, les paiements en avance représentant 0,09 USD par action, sont repris pour leur montant au bilan. Les actifs d’impôts différés ne sont pas pris en compte dans notre calcul, car il n’est pas sûr que la société puisse les valoriser avec de futurs bénéfices.

En ce qui concerne les actifs dits « durables », nous avons d’importantes valeurs d’intangibles (achats d’actifs intangibles – comme des brevets par exemple -, et des coûts de développement de logiciels) que nous reprenons prudemment pour 0.

Enfin, nous avons bien des équipements et matériels que nous considérons comme trop spécialisés et dont la valeur de marché pourrait valoir quelque chose mais que nous préférons, encore une fois, ignorer.

Nous reprendrons seulement la valeur d’acquisition des terrains de Rochester (NY) que nous valorisons avec une marge de sécurité de 20%, comme dans le calcul de la VANE plus haut, soit 0,04 USD par action.

En hors bilan, il est difficile d’établir une valeur sur les potentiels loyers à payer sur leurs différents bâtiments car les baux expirent soit en 2012, soit en 2013. Et nous n’avons pas d’informations supplémentaires dans les comptes au 30 septembre 2012 et ne savons donc pas s’ils seront renouvelés ou non, ni pour quelle durée.

Le total du passif représente 0,51 USD par action.

Pour résumer, nous obtenons en cas de mise en liquidation volontaire, la valeur suivante en USD par action :

Actif courant

– Liquidités et équivalents : 1,32

– Poste client : 0,57

– Stock : 0,30

– Paiements en avance : 0,09

Actif immobilisé

– Terrains : 0,04

Nous avons donc un actif total équivalent à 2,32 USD par action, duquel nous soustrayons le passif de -0,51 USD et obtenons une VMLV de 1,81 USD.

 

V. La Valeur de la Capacité Bénéficiaire (VCB)

 

La société ayant généré seulement 2 années de profit sur les 5 derniers exercices, il nous est impossible de calculer de VCB.

 

VI. Conclusions

A notre cours d’achat de 0,79 USD, nous avons pu acquérir des titres de Performance Technologies avec une décote de :

53% sur la VANN retraité

53% sur la VANE retraité

55% sur la VMLV

Même si l’entreprise est une formidable machine à brûler du cash (la position de cash a été divisée par 2 sur 5 ans passant de plus 30 M USD de cash en 2007 vs 15 M USD au 30 septembre 2011), nous pensons qu’elle a su le transformer en savoir-faire technologique puisque ce ne sont pas moins de 41,6 M USD qui ont été consacrées à la R&D sur la période.

En fait, nous pensons qu’en achetant autour de sa valeur triple nette, pour rappel à 0,81 USD (soit une valorisation d’entreprise de 9 M USD), nous obtenons un bout de terrain et surtout un savoir-faire de plusieurs dizaines d’années, dont 41,6 M USD sur les seules 5 derniers exercices, et ce gratuitement. Et Dieu sait que nous aimons le gratuit !

Enfin, depuis le 9 novembre 2012, le cours de la société est passé sous la barre des 1 USD. Le risque est que l’action se fasse délister du Nasdaq au bout de 90 jours. Est-ce un vrai risque ? Oui et non. En fait, si l’action se trouve cotée sur l’OTC ou Pink Sheet (marchés non réglementés), l’entreprise n’est plus soumise à une obligation de diffusion de l’information aussi stricte que sur un marché réglementé tel que le Nasdaq ou le NYSE. Ceci ne veut pas forcément dire que l’entreprise va arrêter de publier et que les actionnaires seront floués car voyageant à vue. Prenons exemple avec Entorian Technologies, notre dernier bagger (x2,5), qui cote sur l’OTC depuis notre achat il y a 2 ans et qui diffusait
régulièrement de l’information de qualité.

destruction de cash flowTout n’est donc pas rose, et rien nous garantit que l’entreprise ne va pas continuer à « cramer » son cash jusqu’à la dernière goutte et laisser ses actionnaires avec leurs seuls yeux pour pleurer ou alors leur demander de remettre au pot via une augmentation de capital. Rien n’est certain, mais c’est le risque à assumer quand on achète une entreprise pour rien, donc gratis. On dirait que le Père Noël est passé en avance avec un joli cadeau, en tout cas avec un cadeau à l’emballage alléchant… Mais attention, souvent la boite est plus belle que ce qu’elle contient.

 

Portefeuille au 18 Octobre 2013 : 4 ans 329 jours

  • Portefeuille : VL 6,9017 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 583,11%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 109,58%
  • .
  • Rendement Annualisé : 48,00%
  • Rendement 2013 : 19,98%
  • .
  • Rendement 2012 : 24,19%
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
  • Effet Devise Total : -1,58%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 120,3376 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 79,47%
  • Rendement Annualisé : 12,67%
  • Rendement 2013 : 17,19%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel et que nos abonnés ont accès a l’ensemble

des extraits de compte de notre club d’investissement qui démontre la réalité des rendements affichés

 

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

 

4-Portefeuille-devenir rentier-berkshire-top invest

 

Détails du Portefeuille

 

1-Portefeuille-valeurs-décotées-net-net-Buffett-Graham

2-Portefeuille-Schloss-value-netcav-millionaire

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Question des lecteurs … ou plutôt supposition de Serge : « Je suis presque sûr que c’est ce principe de « retour vers la moyenne » qui vous crée historiquement pas mal de baggers ? »

Suite à l’article estival dans lequel nous vous présentions une étude des chercheurs Fama et French dans laquelle ils démontraient qu’une société qui réalise des rendements sur capitaux supérieurs à ceux de ses concurrents aura tendance, à terme, à voir sa rentabilité diminuer pour revenir à la moyenne, notre ami Serge postait le commentaire suivant :

« Je suis presque sûr que c’est aussi ce principe de « retour vers la moyenne en partant du bas » (ou à une situation moins catastrophique à défaut de moyenne) qui vous crée historiquement pas mal de baggers, n’est-ce pas ? »

Souvent, des lecteurs incrédules nous interpellent en expliquant qu’ils ne comprennent pas comment on peut gagner de l’argent en achetant des sociétés qui en perdent.

Et nous répondons qu’il existe bien des manière d’obtenir un bon prix de nos sociétés, que la plupart d’entre elles valent plus « mortes que vives » et que le catalyseur à une hausse peut tout aussi bien être une OPA lancée par un concurrent, une mise en liquidation volontaire ou une innovation technologique qui booste le cours.

Dans notre esprit d’ailleurs, les principaux catalyseurs à une hausse sont d’ailleurs à rechercher de ce côté plutôt que de celui d’un retour aux bénéfices.

Le commentaire de Serge nous a cependant interpelés et nous avons décidé de nous pencher sur les évènements qui, pour le portefeuille de notre club, ont permis la réalisation de « bagger ».

Rappelons tout d’abord ce qu’est un « bagger ». Il s’agit d’une expression empruntée à Peter Lynch qui parlait de 10-baggers à propos d’actions qui avaient vu leur prix d’achat multipliés par 10. Cette expression vient du base-ball pour lequel on utilise parfois l’expression « bags » lorsqu’un joueur remporte une « base ».

Depuis la création de notre club il y a maintenant presque 5 ans à ce jour, nous avons connu 34 baggers, c’est-à-dire 34 sociétés que nous avons pu revendre pour au moins le double de notre coût d’achat en tenant compte du change et des frais de courtage.

Dans le tableau ci-dessous, vous pourrez trouver le détail de ces baggers avec, en dernière colonne, le catalyseur ayant permis la remontée du cours (vous pouvez par ailleurs cliquer sur la société pour (re)lire son histoire).

Nous avons relevé 5 types de catalyseurs :

RM : pour Retour à la Moyenne. Il peut s’agir soit d’une amélioration du bénéfice, d’un simple retour à la rentabilité ou même, de pertes moins mauvaises que prévu.

IT : Pour Innovation Technologique. Il s’agit d’une découverte technologique ou médicale qui n’a pas nécessairement généré de la rentabilité au moment du « boost » du cours mais pour laquelle le marché envisageait un avenir prometteur.

OPA : Pour Offre Publique d’Achat. Mais il peut s’agit aussi d’une offre de retrait des actionnaires majoritaire ou d’une fusion avec une autre société.

MLV : Pour Mise en Liquidation Volontaire. L’exemple parfait d’une société qui vaut plus « morte que vive » et pour laquelle les actionnaires ont estimé qu’il valait mieux « arrêter les frais », vendre les actifs, rembourser les dettes et empocher le surplus.

RL : Pour Résolution d’un Litige. Le cours de la société était mis sous pression en raison d’un litige juridique ou fiscal et la résolution de celui-ci au profit de la société a permis au cours de s’envoler.

 

Netlist

1394,17%

IT
Value   Vision Media

644,10%

?
Barrat   Development PLC

528,32%

RM
Westell   Technolgies

473,59%

RM
Axcelis   Technologies

439,46%

IT
Medialink Wolrdwide

394,07%

OPA
RCM   Technologies

386,62%

OPA
Eon   Communication

346,65%

RM
Telestone   Technologies

338,54%

RM
Radient   Pharma

332,46%

IT
Nucryst   Pharmaceutical

331,67%

OPA
Nu   Horizon Electronic

301,28%

OPA
Zhone   Technologies

299,68%

RM
WPT   Entreprise

297,91%

OPA
Emerson   Radio

270,64%

RM
Vet’   Affaire

269,80%

RM
Frequency   Electronic

247,73%

RM
Tuesday   Morning

234,31%

RM
Parlux   Fragrance

220,36%

OPA
Cofigeo

194,48%

OPA
Key   Tronic

174,95%

RM
Neuro   Metrix

155,24%

IT
Adler   Real Estate

155,02%

RM
Retractable   Technologies

148,17%

RM
Entorian   Technologies

146,52%

MLV
Conn’s

134,80%

RM
Ezenia

133,19%

RM
Dan  Elec Memory

126,52%

RM
American Claims Evaluation

123,37%

RM
Technest   Holding

117,66%

RL
A.H.   Belo

116,43%

RM
Performance  Technologies

166,80%

RM
Passat

103,51%

RM
Amtech

100,84%

RM

A notre grande surprise, le « Retour à la Moyenne » est clairement le catalyseur à la hausse le plus important : 20 de nos 34 baggers se sont appréciés suite à des résultats moins mauvais qu’anticipés par le marché et une tendance à revenir à une rentabilité « normative ».

Il y a longtemps que nous avions pris conscience de ce phénomène mais, avant d’établir cette statistique chiffrée objective, nous ne pensions pas qu’il représentait une telle ampleur.

En réalité, la plupart des investisseurs ont tendance à projeter les problèmes rencontrés par une entreprise de manière constante dans le futur. Alors que souvent, les problèmes sont ponctuels : problème de cycles économiques, de direction de mauvaise qualité, de perte d’un client important ou d’une licence de distribution  ou, plus simplement, « d’accidents de parcours ». Notre avis est qu’un cycle économique, ça évolue, qu’un mauvais CEO ça se remplace tout comme, d’ailleurs, qu’un gros client et qu’un accident de parcours est … un accident de parcours.

Parmi les autres catalyseurs, les OPA restent quand même bien positionnées : 7 de nos sociétés ont fait l’objet d’une OPA. Ce n’est pas étonnant en soi : si des joyeux boursicoteurs « du dimanche » comme nous peuvent repérer des actifs sous-évalués, que dire alors d’une entreprise qui, outre les actifs bon marché, pourra tirer profit de synergies avec ses propres activités ou, pourquoi pas, verra simplement l’opportunité de se débarrasser d’un concurrent.

Les innovations technologiques sont des catalyseurs plus rares (à 4 reprises dans l’histoire de notre portefeuille) mais ce sont aussi parmi les plus beaux baggers (presque  X 7 en moyenne). Ici aussi, l’importance des plus-values n’est pas pour nous étonner. Si nous parvenons à acheter une compagnie sous la valeur de ses actifs tangibles, il est normal que, lorsque le marché découvre qu’elle détient, en outre, d’importants intangibles sous forme de savoir-faire technologique, il porte la valeur boursière de l’action a des niveaux stratosphérique.

Par contre, les Mises en Liquidation Volontaires restent anecdotiques, phénomène qui, avec le recul, n’est peut-être pas si surprenant que cela : pourquoi une direction accepterait de scier la branche sur laquelle elle est assise en mettant fin à des activités qui, si elles ne rapportent rien aux actionnaires, lui permet d’encaisser des rémunérations plantureuses ?

Enfin, il reste un mystère : Value Vision Media, une société que nous avons revendue en multipliant notre capital de départ par 7 et pour laquelle nous n’avons aucune idée des raisons à cette hausse : elle perd toujours autant d’argent, nous n’avons pas connaissance d’une quelconque innovation technologique et aucun concurrent ne s’est penché sur son cas. Peut-être simplement que son cours était descendu trop bas … une simple distraction de Mr Market en quelque sorte …

 

Portefeuille au 11 Octobre 2013 : 4 ans 322 jours

  • Portefeuille : VL 6,8366 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 576,67%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 108,97%
  • .
  • Rendement Annualisé : 47,94%
  • Rendement 2013 : 18,85%
  • .
  • Rendement 2012 : 24,19%
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
  • Effet Devise Total : -0,57%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 118,2605 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 76,38%
  • Rendement Annualisé : 12,33%
  • Rendement 2013 : 15,16%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel

 

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

 

4-Portefeuille-devenir rentier-berkshire-top invest

 

 

Détails du Portefeuille

 

1-Portefeuille-valeurs-décotées-net-net-Buffett-Graham

2-Portefeuille-Schloss-value-netcav-millionaire

3-Portefeuille-affaire-gagner en bourse-s'enrichir

 

 

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Finance comportementale partie 3 : Perte et profits, notre attitude, nos réactions……!

Conceptual image - meditations over the financeCe texte fait partie de la série « finance comportementale ».

Dans ce chapitre, nous allons vous parler de « l’aversion aux pertes« , du « biais du statu quo » et de la « théorie des perspectives« .

Comme vous le savez certainement tou(te)s, les investisseurs sont 2,5 fois plus affectés par leurs pertes qu’ils ne sont satisfaits de leurs profits. Nous allons essayer ensemble de comprendre d’où vient ce problème et aussi ce qu’il génère comme réflexes négatifs et désastreux.

Le « fascicule » nous oriente d’emblée sur deux pistes de la vie de tous les jours pour nous faire comprendre nos manières d’agir.

Le premier serait le biais du « statu quo », avec cet exemple.

« Imaginez que vous achetez une bouteille de vin à 20€ et que, 5 ans plus tard, cette bouteille vaut 200 euros. Il est fort probable que vous ne vouliez plus acheter ce vin parce vous pensez que payer 200€ pour une bouteille de vin c’est beaucoup trop. Vous ne voudrez probablement pas non plus la vendre parce que vous ne voudriez pas non plus vous séparer d’une si bonne et si chère bouteille. »

investir dans le vin

Cet exemple nous démontre donc que, dans la vie de tous les jours, le fait qu’une simple bouteille de vin ait multiplié son prix par 10 ne suscite pas en nous énormément de satisfaction.  C’est ce que l’on peut nommer le biais du « statu quo » quand notre premier réflexe n’est pas de dire « allez hop ! je vends » mais plutôt « je garde » pour des raisons que nous appellerons de « tiraillements » : d’un côté, nous n’achèterions en aucun cas une bouteille à ce prix mais d’un autre côté, nous souhaitons la conserver. Et ce qui est aussi implicite dans cet exemple, c’est la complète absence d’un questionnement ou d’une appréciation sur la valeur. En effet, on se dit inconsciemment, voire même consciemment que si le prix est de 200€, ce vin est sans doute meilleur que nous l’avions cru au départ. Et ceci même s’il ne l’est pas et même si le prix est dû à un tout autre facteur que la qualité proprement dite du vin, comme, par exemple,  une recommandation d’un gourou du vin du style Parker, voire le simple fait qu’une célébrité vienne d’en acheter ou plus simplement du « déjà vu »  sur un quelconque média.

Avec une telle approche, la valeur dans la vie de tous les jours que nous avions déjà traitée dans cet article n’est plus au centre de nos réflexes et encore moins de nos réflexions.

Le « fascicule » nous l’explique donc de cette manière :

« On attribue une valeur plus élevée a un bien qui vient d’être acquis que le prix que le marché est prêt à payer pour ce bien. »

Pour vous en convaincre, faites vous même un petit test… Vous achetez un vêtement quelconque pour 100€.  Vous sortez du magasin, rentrez chez vous et vous le mettez en vente sur E-Bay en précisant que vous venez d’acheter ce vêtement et qu’il n’a pas été porté. Si vous parvenez à le vendre 20€, vous êtes « fortiche » ! En fait, dès que vous avez franchi le pas de la porte du magasin, votre vêtement a perdu au moins 80% du prix que vous venez de débourser. Et ce qui est amusant, c’est que tout le monde est prêt à acheter ce vêtement 100€ dans un magasin…mais pas une fois en dehors du magasin même si c’est absolument le même vêtement que dans le magasin.

Si vous expliquez à vos amis que ce vêtement vient d’une boutique chic des Champs Elysées ou de l’Avenue Louise et qu’il coute 100€, tout le monde admirera votre vêtement.

Par contre, si vous leur dites que vous venez d’acheter un vêtement qui coûte 100€ sur les Champs Elysées ou sur l’Avenue Louise pour 20€ sur E-Bay, vos amis les mieux éduqués ne feront pas grand commentaire et sans doute bien peu le trouveront « génial ».  Quant au moins polis, ils vous diront qu’ils ne portent pas des vêtements d’occasion et qu’à ce prix-là, c’est certainement une copie même si vous leur dites que ce vêtement n’en est pas une.

finance comportemantale le biais du statu quo

Nous  voyons une fois de plus avec ce petit exemple que la notion de valeur n’est plus au centre de nos préoccupations. Au contraire ! Le prix payé sur E-Bay 5 fois moins élevé que dans le magasin et donc sans doute plus proche de la valeur réelle du vêtement est finalement de peu d’intérêt pour une écrasante majorité de personnes.

Passons à présent à l’investissement en appliquant les théories du « statu quo » et du « profit qui fait plaisir mais pas autant qu’il le devrait » ….

Dans le domaine d’investissement,  nous nous accrochons alors au seul prix que nous venons de payer en nous auto-persuadant que nous avons fait une bonne affaire. Il est alors clair que si le marché finit par vous expliquer que le prix que vous avez payé pour cette société est bien trop élevé, en, par exemple, vous proposant un cours divisé par deux, vous ressentirez ce revers assez fortement : premièrement, vous pensiez avoir fait une bonne affaire et ce n’est vraiment pas le cas et deuxièmement vous vous êtes trompé et personne n’aime se tromper.

En 1978, deux chercheurs en sciences comportementales de l’université de Standford, Daniel Kahneman et Amos Tversky, ont élaboré une théorie des perspectives et ont donc tenté de montrer le rapport extrêmement différent que nous avons face aux pertes et face aux profits dans un investissement.Le graphique ci-dessous, vous montre deux courbes par rapports à un point de référence qui est le prix payé (cliquez sur le graphique pour l’agrandir)

behavorial finance

 

Nous voyons donc en haut à droite dans le secteur concave que notre satisfaction, si elle est au départ complètement corrélée à la ligne de profit, se décorrèle assez rapidement en s’infléchissant  vers le bas : en gros, plus les profits augmentent moins cette augmentation sera corrélée à notre satisfaction.

Daniel Kahneman
Daniel Kahneman

A l’inverse, dans le secteur convexe, on constate que dès le début de la perte notre souffrance ou douleur est nettement décorrélée et amplifiée par rapport à la ligne de perte le décalage va grandissant au fur et a mesure que la perte s’accentue et ce n’est finalement qu’à un niveau important de perte que la courbe devient convexe.

Pour la petite histoire, Daniel Kahneman recevra en 2002 le prix Nobel d’économie pour sa théorie des perspectives alors qu’il n’est pas économiste mais psychologue !

Pour ne rien vous cacher, cher( e) lecteur(trice), lorsque nous avons découvert ce graphique, nous nous sommes dit que ces Nobels étaient quand même de véritables « Superman », voire « Batman » capables de mettre en graphique les sentiments humains : très fort, voire trop fort !

Mais nous avons revu assez rapidement notre jugement ironique en réfléchissant aux conséquences néfastes sur l’investissement que le prix comme point de référence unique génère…

La satisfaction, liée au profit …

plaisir des gains boursiersTout le monde a déjà entendu de nombreux investisseurs dire des trucs du genre : « Wow……!!! J’ai fait 15% de profit en 10 jours, je liquide ma position, c’est vraiment super……! » C’est le début de la courbe ou les profits sont corrélés à la satisfaction. Bien entendu, quand l’investisseurs se rend compte que 10 jours après avoir vendu, le prix de l’action a encore pris 15% et que trois mois plus tard on en est à 100%, cette satisfaction des premiers 10 jours se transforme d’abord en frustration d’avoir raté les 15% suivant, puis carrément en regret d’avoir loupé les 100%. Quand l’investisseur fait le bilan de son gain rapide de 15%, ce n’est plus qu’une bien maigre satisfaction.

Quand un investisseur parvient à conserver plus longtemps, sa satisfaction des premiers moments ira en décroissant car, de son point de vue, il savait que c’était le bon choix et donc, de son point de vue, la performance est tout-à-fait normal et en par rapport avec ses magnifiques  capacités d’investir au bon moment sur la bonne société.  Ce phénomène va le faire considérer cet investissement comme une sorte de trophée, quelque chose que l’on met dans une vitrine ou que l’on pose sur une étagère.  Un beau souvenir mais passé… c’est donc le biais du statu quo : l’investisseur ne rachèterait pas car bien trop chère par rapport à son point de référence (son prix d’achat) mais ne vendrait pas non plus une « si bonne société ». Ne dit-on pas qu’il ne faut jamais tomber amoureux d’une société dans laquelle on a investi ? Et évidement, notre investisseur ne se demande pas  ce que fera et sera sa société dans le futur. Un autre phénomène qui peut se manifester après ce type de belle réussite, c’est un excès de confiance.

L’aversion liée aux pertes…

apprendre de ses échecs en bourseAussitôt qu’une perte apparait, la majorité des investisseurs sont anxieux durant les 5 premier % de moins-value latente, certains vont surveiller le cours maladivement à toute heure. Au-delà de 10%, après s’être dit qu’il n’aurait jamais dû suivre tel ou tels conseils, journaux ou ami, notre investisseur qui se moque de sa première culotte de l’adage : « on ne rattrape pas un couteau qui tombe », va avoir une idée qu’il va qualifier de géniale : il va moyenner à la baisse car c’est sans doute un bon investissement et les profits seront encore plus importants. Et donc, une fois arrivé à l’étage « – 15 % », Il « double la mise » et l’espoir reprend. A -30%, sachant que son « pari » est perdu, sa douleur est tellement grande qu’il va finir par essayer de l’ignorer en se disant que de toute façon, vu la perte, ce n’est plus la peine de vendre et que cela va bien finir par remonter. A -60%, il ne regarde même plus le cours de la société et essaie même d’oublier son erreur doublée de son entêtement .Mais n’agit pas !

C’est donc pour ces raisons que l’on retrouve chez certains investisseurs, des portefeuilles avec seulement des performances négatives : ils ont vendu leur réussite assez rapidement avec le moindre petit profit et ont l’espoir que les sociétés en perte finiront bien par remonter un jour et ils les gardent bien au chaud.

Quand, finalement, l’investisseur voit qu’il ne s’en sort pas et a réussi à perdre un beau paquet d’argent, il jette le gant et ne veut plus entendre parler d’investissement. D’autre décideront d’investir seulement en obligations ou en fonds monétaires car, à leurs yeux, ce sera moins risqué.

 

Comment pouvons-nous transformer nos handicaps psychologiques, issus de notre nature profonde, en avantage pour faire de nous des investisseurs de bon sens ?

Vous l’aurez sans doute compris une nouvelle fois : ce n’est pas en prenant connaissance du fonctionnement de certaines de vos émotions ou biais que vous aller pourvoir changer un comportement qui est naturel chez vous et qu’il est tout bonnement impossible de changer mais vous pouvez, à certains moments et dans certaines conditions, contourner ce comportement.

Alors soyons clairs : que ce soit vous en train de nous lire ou nous, l’équipe des Daubasses, nous ressentirons toujours une douleur 2.5X plus importante face à nos pertes que nous éprouvons de satisfaction face à nos profits quand nous investissons.

Par contre, et vous l’avez sans doute deviné, il est possible d’éviter que cette aversion plus aiguë aux pertes génère des réflexes désastreux. Et nous retombons alors immanquablement sur un process.

De notre point de vue, le point central de ce chapitre est le point de référence, c’est-à-dire le prix.

stop loss pour le tradingSoit on traite uniquement avec le prix du marché alors il faut avoir un process qui intègre un money management sérieux dans lequel la perte est quasiment coupée automatiquement dès qu’elle est ridiculement petite comme le pratique tout bon trader qui se respecte.

Soit on remplace le prix du marché par le prix de la valeur de la société, ce qui change pour nous, investisseurs dans la valeur, radicalement les perspectives du point de référence, même si émotionnellement et au final, cela ne changera absolument rien au ressenti des pertes et des profits.

Vous savez tous que le calcul de la valeur n’est pas une science exacte.  Dans le cas contraire, cela se saurait.  De plus, la valeur des sociétés n’est pas la même valeur pour tous les investisseurs dans la valeur : chacun utilise des paramètres qui lui sont propres en fonction de son « style » d’investissement.

la valeur plutôt que le prixL’équipe des Daubasses travaille avec la valeur basique enseignée par Benjamin Graham qui n’est ni plus ni moins que les fonds propres dont on soustrait les intangibles et le goodwill.

A partir de cette valeur comme point de référence, vous avez la possibilité d’agir rationnellement avec votre investissement qu’il soit en gain ou en perte.

Prenons l’exemple d’une société dont la valeur est de 3$ et que vous venez d’acheter au cours de 1$ …

Quand le cours atteint 2$, est-il temps de vendre ou pas ? Sans ce point de référence, vous répondriez sans doute par l’affirmative : 100% de gains, c’est appréciable ! Un investisseur dans la valeur selon Benjamin Graham sait tout de suite qu’à un cours de 2$ et 100% de plus-value, il y a encore 50% à prendre et que la plus-value sera, si la valeur n’a pas changé, de  200% quand le cours atteindre 3$ la valeur de la société.

A l’inverse, si vous avez acheté une autre société d’une valeur de 3$ au cours de 1$, si le cours plonge d’abord à 0.80$, est-ce un réel problème de « rattraper ce couteau qui tombe »  si le marché vous permet d’accumuler encore plus d’actions à meilleur prix ?  Vous aurez deviné que, pour notre part, nous ne le pensons pas.   Est-ce un drame si le cours tombe après ce second achat à 0.60$ et que la valeur de la société reste stable ? Nous ne le pensons toujours pas même si une analyse plus fine à l’intérieur du process doit être menée pour prendre la décision de renforcer ou non.   Et dans une quantité totale déterminée par le process. Tant que la valeur est largement supérieure au cours, il n’y a de limite au rattrapage du couteau qui tombe que celle déterminée par le process, c’est-à-dire  la taille maximale de la position dans le portefeuille. Mais, bien sûr, à l’inverse, rien ne vous empêche de ne pas recharger du tout. Ce qui importe, c’est que dans tous les cas de figure, votre point de référence doit rester la valeur et vous devez rester concentrer sur ce point.

investir dans la valeur

Vous vous doutez également qu’avec la valeur de la société comme point de référence, le biais de « statu quo » n’existe pas : nous achetons ce qui est bon marché par rapport au point de référence et nous vendons ce qui a atteint le point de référence……!

Nous terminerons avec les quatre Daubasses sur le grill … pour que vous compreniez bien que même si nous évitons toutes les conséquences désastreuses liées à nos émotions, nous constatons néanmoins, après coup, que nous avons également des ressentis bien plus douloureux sur nos pertes que de joie sur nos profits.

 

Les deux questions seront donc :

Quel est ton pire souvenir concernant une perte que vous avez subit dans  le portefeuille Daubasse

Quel est ta plus grande satisfaction par rapport a un profit que vous avez engrangé pour le portefeuille Daubasse

 

Réponse de Pierre

Quel est ton pire souvenir concernant une perte que vous avez subit dans  le portefeuille Daubasse ?

Ce sont notre 4 Chinoises achetées en 2009, renforcées en 2010 et même en 2011 au moment où nous avons compris en 2011 qu’il n’y avait de plus en plus de suspicion sur l’honnêteté des dirigeants et des rapports présentés au public mais sans en avoir la preuve.  Nous avions d’abord connu une réussite éclatante avec Téléstone, un bagger chinois sur lequel nous avons multiplié par 4.35 notre investissement de départ et ce, en à peine 8 mois.  Cette première réussite nous poussait dans le dos pour appliquer notre process sans dévier du moindre yuan.  Bien sûr, quand les preuves sont apparues avec des enquêtes de la SEC, les cours avaient fondu… Et dans notre -15.65% sur l’année 2011, il restera toujours gravé les quatre coups de « nunchaku » de notre quatre chinoises. Et encore, maintenant, 2 ans plus tard, cette perte me gonfle… bien que nous ayons modifié ensuite le process en nous interdisant tout investissement dans les sociétés chinoises continentales

Quelle est ta plus grande satisfaction par rapport à un profit que vous avez engrangé pour le portefeuille Daubasse ?

C’est amusant mais je n’ai pas le souvenir d’une société, même parmi nos plus gros baggers, qui m’ait procuré une satisfaction marquante… sans doute, au début, nous avons été surpris des première, sociétés qui devenaient des baggers mais aucun nom ne me vient à l’esprit. Bien sûr, si je consulte les tableaux, notre premier bagger fut Neuro-Metrix (X 2.55 en 144 jours). J’ai l’impression d’être plus satisfait de la performance globale que d’une performance en particulier et pourtant ce sont toutes ces performances particulière qui on généré la performance globale.

Réponse de Louis P.

Quel est ton pire souvenir concernant une perte que vous avez subit dans  le portefeuille Daubasse ?

Mon pire souvenir, je devrais dire « mes » pires souvenirs, c’est chaque fois que j’ai eu la désagréable sensation que nous nous sommes faits … heu … comment dire … voyons, restons polis … « rouler » par des directions de *&|@#{}$£%* ….

Et donc il y a eu, forcément, les chinoiseries mais la pire des pires, c’est Forbes Meditech. Il s’agit d’une société qui n’avait jamais rien fait d’autres que générer des pertes. Mais nous savions qu’elle recelait pas mal de savoir-faire scientifique et qu’une mise en liquidation par la direction était fort possible. Nous avions donc acheté cette société pour 0,38 usd en calculant une Valeur de Mise en Liquidation Volontaire de 0,52 usd. 10 mois après notre achat, on annonçait effectivement la mise en liquidation de la société … mais la direction annonçait qu’elle espérait ne retirer qu’entre 0,08 et 0,13 usd de cette liquidation. Evidemment cette annonce a fait plonger le cours à 0,08 usd et nous profitions d’un petit rebond à 0,10 usd pour balancer notre position avec une moins-value de plus de 70 % !

Mais si l’histoire s’arrête là pour nous, elle ne s’est pas complètement terminée pour Forbes : peu après notre vente, on annonçait qu’un acquéreur proposait 0,19 usd … puis plusieurs révisions à la hausse ont été jusqu’à porter le cours à … 0,52 USD (soit le montant que nous avions calculé en cas de Mise en Liquidation Volontaire). Bref, des managers « insiders » qui se « lourdent » à ce point sur la valeur des actifs de l’entreprise qu’ils dirigent, ça me semblent … heu … disons … étrange et m’a laissé pendant plusieurs semaines une drôle d’envie de casser des têtes.

Quelle est ta plus grande satisfaction par rapport a un profit que vous avez engrangé pour le portefeuille Daubasse ?

Quant au meilleur souvenir, c’est un scenario qui, au départ, au moment de l’achat, est réellement évident et représente des risques très réduits … tout en procurant un rendement important.

Mon préféré, c’est Zhone Technology, une société que nous payons 0,06 usd pour des fonds propres de 0,50 usd. Toutes ses dettes (financières et non financières) sont couvertes par le cash disponible (0,29 usd par action) et les créances commerciales (0,20 usd). Certes, elle génère des pertes d’exploitation mais, si la société ne dépensait en recherche et développement, elle serait bénéficiaire. Ces frais de R&D augmentent, grâce à l’acquisition de know how, les valeurs cachées de l’entreprise. En réalité, sans les énormes dépenses en R&D, la société aurait présenté, au cours des trois derniers exercices, des résultats opérationnels de 0,04/0,36 et 0,54 usd par action soit une moyenne de 0,31 usd ou … un PER de 0,2. Une telle anomalie de marché, tellement évidente une fois qu’on a étudié un peu le rapport financier, représente réellement peu de risque pour un potentiel de gain important. Et ce fut le cas puisque nous avons multiplié notre investissement de départ par 4 en moins de 6 mois.

Réponse de Franck

Quel est ton pire souvenir concernant une perte que vous avez subit dans  le portefeuille Daubasse ?

Le pire souvenir… Les pires souvenirs plutôt ? Clairement, ce sont les chinoiseries… Avec des pertes totales, voire quasi totales ! Mais ces déconvenues nous auront fait évoluer. Et oui, on apprend toujours de ses erreurs. Nous avons pu ajouter à notre process une règle qui consiste à ne plus investir directement en Chine communiste continentale. D’ailleurs, nos investissements chinois indirects via des zones économiques capitalistes plus sûres (Macao, Hong Kong et Taïwan) ne se portent pas trop mal. Ce sont les sociétés masquées net-net 5, net-net 6 et net-net 10 de notre portefeuille .

Pour rentrer plus dans le détail, et sortir un peu des chinoiseries, au lieu d’une perte douloureuse, je voudrais plutôt parler d’un coût d’opportunité douloureux… Le genre d’événement qui fait cogiter et vous travaille pendant de longues heures, si ce n’est plus… En fait, je veux parler des actions de la société Tesfran. Nous avions publié pour nos abonnés une analyse complète de la société en septembre 2010, identifié les décotes et les catalyseurs qui pouvaient ramener le cours des actions à un cours plus cohérent. Nous ne sommes pas passés à l’achat sur le titre. Et en mai 2011, soit 8 mois plus tard, nous apprenions que l’actionnaire archi majoritaire Sacyr effectuait une offre de retrait de la côte à un cours plus de deux supérieur au cours de la date de notre analyse. Bien entendu, c’est rageant.

L’enseignement à tirer de cet épisode est qu’il faut savoir accepter les bons coups et les mauvais coups lorsque l’on investit en bourse. En effet, la bourse est le temple des regrets et ces coûts d’opportunité, tout ce travail d’analyse validé par les marchés dont nous n’avons pu profiter doit nous permettre d’en tirer des leçons. Tout d’abord que nos abonnés ont pu en profiter. Ce qui nous a ravis.

Également, nous avons ainsi compris que l’immobilier fortement décoté en bourse attire toujours les investisseurs. Et, même si nous n’y mettrons pas notre main à couper, nous sommes maintenant prévenus, et ferons le maximum pour ne pas laisser passer une seconde fois à côté d’une opportunité de ce style… si elle se répète.

Enfin, nous apprenons aussi à travers nos mauvaises expériences à gérer nos frustrations. Il faut galvaniser notre énergie pour se dire que le meilleur est à venir et repartir à la chasse à la daubasse encore plus motivé. Car nous pensons que dans le respect de notre process, en retournant suffisamment de pierres, nous trouverons plusieurs Tesfran. Donc, oui, le marché a validé notre thèse. Et non, nous n’avons pas pu en tirer parti. Le marché a gagné sur ce coup. A charge de revanche l’ami…

Quelle est ta plus grande satisfaction par rapport a un profit que vous avez engrangé pour le portefeuille Daubasse ?

Un des profits qui m’a le plus ravi, ou un profit potentiel, je pense que c’est la société masquée net-net 4 de notre portefeuille  dont nos abonnés peuvent lire la péripétie dans la lettre de novembre 2011 mais aussi, en partie, sur le blog. Pour nos lecteurs(trices) non abonné(e)s, je vais la faire courte. C’est une société que l’un de nous a détecté dans ses radars un dimanche soir. Deux autres de vos serviteurs ont effectué l’analyse dans la soirée / nuit et ont vérifié que rien ne clochait. Le lundi matin, après une énième vérification qu’il n’y avait pas anguille sous roche, nous sommes passés à l’achat. Sans surprise, et comme souvent, le titre a ensuite alors connu une forte chute. Un de nos abonnés a fortement réagit en nous précisant que ce titre est une catastrophe, blabla….

Après lui avoir rappelé que nous ne donnions pas de conseils, que nous disions juste ce que nous faisions et pourquoi nous le faisions, nous avons refait nos devoirs, et… nous avons doublé lnotre ligne. Car ce qui est bon marché à 1 EUR, l’est encore davantage à 0,50 EUR ! Aujourd’hui, nous ne sommes pas mécontents de cette histoire. La société en question annonce plutôt de bonnes nouvelles et verrons si la suite nous réserve encore d’agréables surprises. C’est un peu comme ça que je définirai l’aventure daubasse. Un travail collaboratif, rapide et efficace, qui nous permet, dans le respect de notre process, de renforcer sereinement nos positions quand les décotes perdurent.

Réponse de Louis A.

Quel est ton pire souvenir concernant une perte que vous avez subit dans  le portefeuille Daubasse ?

Les chinoiseries en général, China Crescent, Qiao Xing etc…
Quand les chiffres sont trafiqués, c’est facile de tomber dans le piège. On a appris à être plus sélectifs et nous nous tenons à présent à l’écart dans le cas où nous avons le moindre doute.

Quelle  est ta plus grande satisfaction par rapport a un profit que vous avez engrangé pour le portefeuille Daubasse ?

Plus qu’une satisfaction sur un profit engrangé, je dirais que c’est une satisfaction générale sur ces 5 dernières années et sur tout ce que nous avons appris, qui nous a permis de devenir de meilleurs investisseurs. Sans oublier le plaisir de travailler en équipe. Et je suis persuadé que le meilleur reste à venir!

 

Vous remarquerez donc avec nos réponses qu’a la question votre pire souvenir au singulier, nous avons répondu tous les 4 de manière pluriel et précise sur les sociétés.

Quand au meilleur souvenir, un seul est finalement précis et réalisé, un autre souvenir est plus lié au souvenir du cheminement qui nous mène a acheter et les deux derniers plus généraux..

Vous pouvez donc facilement comprendre que  votre équipe préférée a des souvenirs plus prégnant sur des pertes, liés à la douleur ressentie, plutôt que sur des gains qui font plaisir mais qui laisse moins de trace ou de souvenir.

 

Portefeuille au 4 Octobre 2013 : 4 ans 315 jours

  • Portefeuille : VL 6,8396 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 576,96%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 108,91%
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  • Rendement Annualisé : 48,18%
  • Rendement 2013 : 18,90%
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  • Rendement 2012 : 24,19%
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
  • Effet Devise Total : -0,65%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 117,0265 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 74,54%
  • Rendement Annualisé : 12,13%
  • Rendement 2013 : 13,96%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

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