Bas les masques – First Farms, les fermiers vikings (2e partie)

 

First Farms

 

 

Nous poursuivons ici, ami( e) lecteur(trice) l’analyse de la société First Farms entamée hier avec nos échanges « brut de décoffrage » qui ont précédé et accompagné notre décision d’investir.

Franck

Louis P.,

Je ne suis pas sûr de bien comprendre : 20 000 EUR / ha en Belgique ?

Sais-tu quelles sont les durées des baux des terrains loués par FirstFarms ? Car si demain, l’entreprise doit renouveler 50% de ses baux, certainement qu’il y aura une revalorisation ?

Louis P.

50 % sont des baux de 5 ans et 50 % des baux de 10 et 15 ans. Pas certain qu’il y aura une forte revalorisation des loyers, du moins bien au-delà de l’inflation. En tous cas, je ne l’ai jamais constaté en Belgique. Pour info, les terres louées concernent la Slovaquie, pas la Roumanie.

C’est bien 20 000 euros l’hectare en Hesbaye (là où les terres sont fertiles) et 10 000 – 12 000 euros dans mon coin, mais ici, les terrains qui ne peuvent servir que comme « prairie à vaches » ou, à la rigueur, la culture du maïs. Mais pas question de tenter d’y faire pousser des betteraves ou du blé.

investissement en terrains agricoles

Franck

Si le renouvellement du bail se fait avec une faible revalo : 2 000 EUR / ha, c’est cadeau alors ?

Louis P, comment être sûr que les baux vont être renouvelés à FirstFarm ?

Le point le plus critique : quel est le rendement en Roumanie et en Slovaquie ? Certainement que la production à l’ha n’a rien à voir avec la France et la Belgique.

Plus on en parle et plus je trouve que ces terres arables au rabais comme un investissement tangible intéressant. Surtout qu’il y a aussi ½ vache dans cette valo de 2 000 EUR / l’ha !

D’après ce que j’ai pû trouver sur le net, une vache ça vaut en moyenne 1 250 EUR ==> 625 EUR la 1/2 vache. Est-ce que vous pouvez confirme si vous avez des amis / voisins agriculteurs ? 🙂

Louis P.

Je travaillais dans le secteur viandeux mais, de mémoire, en Belgique, une holshtein pie noir (qui est la rolls des vaches laitières) au début de sa lactation vaut effectivement dans les 1 300 euros.

investissement vaches laitièresLouis P.

Juste pour la petite histoire, les deux derniers liens que tu nous a donnés sont ceux des bêtes destinées à l’abattoir. Et une vache laitière, au moment de l’abattage, ne vaut quasi rien (à peine 200 euros). C’est une vache en début de lactation qui a toute sa valeur et elle diminue en avançant en âge contrairement aux vaches allaitantes qui perdent très peu de valeur jusqu’au moment de l’abattage (sauf si le fermier les garde vraiment très longtemps) .

Franck

Merci Louis P. pour ces précisions. Nous pouvons donc partir sur du 1 300 EUR la tête.

En gros, pour schématiser, on peut acheter avec FirstFarm, du 2 000 EUR l’ha et 1 vache offerte tous les 2 hectares.

Soit à 1 300 EUR la tête, 650 EUR de réduction sur l’ha, soit un prix net de l’ha à 1 350 EUR. On peur arrondir pour se mettre une marge de sécurité à 1 500 EUR l’ha si la vache n’est pas autant valorisé qu’en Belgique, même si à mon avis, le prix de marché est plus ou moins fixe en Europe). Et là, on est sur des prix relativement intéressants.

 

Franck

Ce n’est pas directement comparable, mais ça peut donner un ordre d’idée. Sur le marché parisien, il y a AgroGénération, une boîte qui loue des terres en Ukraine et en Argentine : 50 000 ha en Ukraine et 700 ha en Argentine. Elle ne possède aucun terrain et, à ma connaissance, ne possède pas de bêtes car ne produit que des céréales.

La société est valorisée 71 M EUR en bourse.

L’entreprise est valorisée 2,5x ses fonds propres sans être propriétaire de terres !

L’idéal serait de trouver un autre acteur en Roumanie pour comparer plus facilement. Peut-être une boite autrichienne ? Pierre, tu as des pistes ?

Louis P.

Attention Franck, dans un troupeau de laitières, tu as bien des vaches en début de lactation (1 300 euros) mais aussi des plus âgées dont la durée de lactation a déjà diminué, des vieilles carnes proches de l’abattage (200 euros), des génisses pas encore lachères (1 000 euros), des vaches pleines (1500 euros), des veaux mâles (200 euros) ou femelles (500 euros) et probablement quelques taureaux qui ne valent souvent pas grand-chose dans les races laitières (à moins que l’insémination artificielle, en perte de vitesse en Belgique mais peut- être encore « à la mode » à l’est ?). Faire une moyenne de 1 300 euros sur l’ensemble du troupeau ne me paraît pas tout-à-fait adéquat. La moyenne doit certainement se situer plus bas.

Une autre comparaison, c’est CRESUD, une société argentine active dans l’agriculture en Amérique du sud qui cote à 2,2 fois sa VANT qui est plus rentable que Firstfarms mais aussi bien plus endettée et localisée dans des pays aussi peu libéraux que la Roumanie ou la Slovaquie.

installations de traites

Franck

Cresud, AgroGeneration sont largement survalorisées par rapport à FirstFarm … Ce qui ne veut pas dire que FirstFarms soit sous-valorisée …

Je pense que tout est histoire de marketing, Cresud et AgroGeneration sont les pros de la communication à tout va, ce qui explique certainement cette valo.

Néanmoins, si le marché est capable d’acheter plus de 2x la VANT, FirstFarm a certainement une valeur marchande bien supérieure à sa valeur de marché actuelle.

Pour les vaches, coupons la vaches en 2 et retenons un 500 EUR par tête. Ca me semble relativement conservateur, on divise par 2 = 250 EUR et on obtient un ha de terres cultivées à 1 750 EUR à la grosse louchette.

Est-ce encore un prix raisonnable ? Pierre as-tu connaissance de transactions dans ta famille roumaines pour qu’on voit un peu la valeur de marché sur des petites surfaces agricoles ?

Je m’en vais étudier un peu CRESUD…

Franck

J’ai trouvé 2 valeurs intéressantes :

– 1 américaine, une grosse du secteur : Adecoagro. Lien Google Finance : http://www.google.com/finance?q=NYSE:AGRO

A noter que c’est une société rentable.

– 1 italienne : Bonifiche Ferraresi. Je ne comprends rien à l’entité, tout est en italien. Louis A, si tu pouvais y faire un tour…

Lien Google Finance : http://www.google.com/finance?q=BIT:BF

first farms installations agricoles en slovaquie

Pierre

Bonjour à tous,

J’ai une carte avec la qualité des terres que je vais vous envoyer par mail avec les explications.

Pour commencer, j’ai trouvé un article sur une autre société danoise qui s’est installée en Roumanie en Avril 2010 et qui donne des informations intéressantes qui recoupent surtout l’information sur les prix à l’hectare car elle est installée dans la même zone que First Farms. Elle explique avoir acheté ces terrains pour 2500€ l’hectare et on comprend que les terres sont très fertiles, voire les plus fertiles de Roumanie (mais j’en reparle avec la carte)… Elle donne aussi une quantité produite sur les premières productions tout en expliquant que c’est faible vu la sécheresse.

Il y a aussi des infos plus larges sur l’Union Européenne qui pourrait donner des subventions plus importantes pour développer ces sociétés …

Bien à vous. Pierre

PS. Je vais demain essayer de trouver des annonces pour avoir encore une autre idée de prix à l’hectare sur la zone… Pour les vaches, le prix n’est pas roumain mais bien européen comme vous en parlez…

L’article en question avec traduction automatique Google:

http://www.agro-business.ro/danezii-de-la-jd-agro-realizeaza-in-barag%E2%80%A6

Dans le nord de Ialomita, près du village de Cocora est né JD Agro, l’une des fermes maraîchères les plus modernes dans le pays, récemment ouvert. Société danoise de développement Jantzen (JD) a investi la somme énorme ici plus de 45 millions (!). JD Agro est déjà annoncé comme un acteur majeur, avec pas moins de 6000 ha. Semblait impressionnant et propre, un signe que la civilisation occidentale peut être présent ici avec nous. Notez que le Cocora ont été créés à ce jour, 35 emplois occupés par le personnel recruté localement. Il convient également de noter que la société ne le directeur Morten Sørensen est le danois.

La Roumanie, considéré comme un El Dorado.

« L’Europe centrale et orientale est un marché nouveau et prometteur pour les investissements agricoles. En tant que pays membre de l’UE des dernières années, la Roumanie est particulièrement intéressante, car beaucoup d’attention et d’augmenter la possibilité d’accorder d’importants projets de subvention agricole de l’UE. De plus, voici la vente des terres agricoles fertiles à des prix extrêmement attractifs », a déclaré Erik Jantzen, propriétaire de la compagnie qui porte son nom.

Il a dit que JD Agro était installé sur trois provinces : Braila, Buzau et Ialomita et le territoire de 12 municipalités. En outre, les entreprises ont élargi la compagnie déjà dans les provinces de Teleorman et Constanta où les exploitations ont été créés.

Ulrik Helweg-Larsen Son Excellence, l’Ambassadeur du Danemark à Bucarest, ont assisté à l’événement, s’est dit ravi par les réalisations de ses compatriotes en Roumanie.

Le prix d’un hectare, € 2500.

Les 6000 hectares ont été achetés par environ 15 millions d’euros. D’où un prix moyen de 2.500 euros / ha. Un autre 10 millions d’euros ont été utilisés pour le siège de montage et 4 millions de machines et d’équipement. Le reste a été dépensé sur les actes, les routes (10 000 m² à usage interne et pas seulement) pour la préparation de la première production en 3100 afin d’hectares.

Les premières cultures sont le blé (3.000 kg / ha), maïs (4000 kg / ha) et le Colza (2500 kg / ha), avec une production modeste en raison de la sécheresse. Cette année, la gamme de céréales seront plus élevés, avec le travail et les autres 2900 hectares.

La haute cour de plus de 6000 mètres carrés est le siège administratif et deux halls immenses. Un (type entrepôt) est utilisé pour le tri et le stockage du grain. L’autre a un espace réservé pour les engrais et produits chimiques pour le traitement. Voici «mensonges cavalerie lourde » génération suivante de machines agricoles. J’ai vu des camions Mercedes, moissonneuses-batteuses et des tracteurs John Deere.

La même « cour » a été érigée et un centre de stockage. Il se compose de: huit silos d’une capacité de 32.000 tonnes global, de l’équipement de séchage d’une capacité de 50 t / h et le grain nettoyage de l’équipement d’une capacité de 100 t / heure.

L’inauguration de la nouvelle société a été suivie par plus de 150 invités, dont des responsables locaux et des Provinces.

Traian DOBRE

Franck

D’après toutes ces informations, une véritable filière agricole industrielle à l’occidentale est en train d’émerger.

Une seule chose me laisse un peu sceptique avec FirstFarms : le management. Est-il créateur de valeurs, et surtout « honnête » ?

Pierre

Bonjour à tous,

Voici donc en attache, une carte de Roumanie.

Cela ressemble à un poisson et vous regardez la « queue » et la large zone rouge du bas (vous pouvez cliquer sur l’image si elle n’apparaît pas entièrement sur votre écran).

investissement agriculture actions

J’ai souligné Buzau et Braila où nos amis danois ont leurs terres, puis j’ai encerclé en noir la zone exacte. A Gauche de Buzau, j’ai fait plusieurs points noirs qui font finalement une petite tache noire… C’est là que j’habite.

Vous avez en bas, en couleur jaune, le Danube qui longe toute la frontière bulgare… Le Danube rentre dans les terres et passe entre Fetesti et Cernavoda. A partir de Braila et jusque Sulina, c’est le Delta du Danube.

Bon, en fait, les terres les plus fertiles de Roumanie sont en rouge et en saumon… Celles en saumon sont encore plus fertiles que les rouges… Et vous le voyez, c’est exactement là que les Danois se situent… En fait, selon mon épouse, ces terres contiennent le plus de « cernozone » d’après un ingénieur russe ayant inventé une table pour le classement des terrains selon leur fertilité… Mon épouse a aussi trouvé un article plus technique expliquant que, sur ces terres « cernozone », en Roumanie, on trouve jusque 40 mètres de profondeur de la terre noire… Grosse différence donc avec les terres sablonneuses et autres…

Après une discussion avec mon épouse (ingénieure agronome), il y aurait un élément à prendre en compte et qui augmenterait fortement la valeur des terrains de First Farm, c’est l’irrigation, construite par Ceaucescu, mais pas accessible aux petits propriétaires pour une question de coût. Je vais donc voir ce qui existe dans la zone. Mais cela pourrait être un énorme « plus » qui n’est pas pris en compte actuellement sur la valeur des terrains et qui serait aussi bénéfique pour les cultures car les sécheresses sont de plus en plus fréquentes dans cette zone !

Demain, je vais voir les annonces de terrains à vendre sur la zone.

Bien à vous et bonne semaine à tous.

Pierre

Pierre

Franck,

Je me suis posé la même question que toi sur le management.

Franck

Merci Pierre pour toutes ces infos.

De mon côté, j’ai trouvé un document récapitulatif des plus grands fonds qui achètent des terres :

http://www.grain.org/attachments/2431/download

Louis P.

Merci pour toutes ces infos à tous les deux. Apparemment, « l’agricole », ça nous inspire. Deux remarques par rapport à ce que je viens de lire :

La première, c’est qu’il semble bien que dans une exploitation agricole, les installations et constructions prennent une place importante dans l’actif fixe. On peut donc penser que la part la plus importante de l’actif fixe est composée, non des terrains, mais bien des installations.

La 2e, c’est juste pour vous rappeler que si les terrains sont bien quasiment tous détenus en Roumanie, la majorité du chiffre d’affaires et des actifs sont bel et bien localisés en Slovaquie. L’aspect « slovaque » de la chose ne doit donc pas être éludé.

Pour le reste, c’est quand même génial d’avoir un oeil « de la place » sur l’analyse et c’est là qu’on voit l’avantage de Buffett quand il se permet de sortir du carcan daubasse pure et dure.

Autre chose, j’ai lu que la Roumanie qui est, par l’Europe, censée permettre l’accès à la propriété foncière aux étrangers à partir de 2016 a demandé un report de cette libéralisation jusqu’en 2020. Dommage parce que c’est le genre de truc qui aurait pu pousser la valeur des terrains vers le haut. Ca risque de repousser le « boost » final.

actions bourses fermes céréales

Louis P.

Pour le lait, il faut rester prudent : il est possible que le système des quotas laitiers disparaisse en 2015. Cela devrait conduire inévitablement à une baisse des prix du lait en UE et donc une baisse de la rentabilité de la branche laitière de Firstfarms. Baisse qui serait, peut-être, compensée par une augmentation des volumes (mais pas sûr) et qui entrainerait également une valorisation des quotas laitiers détenus par la société à 0 (mais comme on ne les reprend pas en VANT, c’est pas trop grave).

Louis P.

Pour répondre à Franck à propos des terrains loués (qui sont essentiellement situés en Slovaquie), la société paie pour le moment +/- 40 euros par an par hectare (alors que les prix à l’hectare là-bas tournent +/- autour de 3 000 euros l’hectare). La direction explique qu’avec des loyers pareils, elle n’a pas intérêt à acheter des terrains.

Apparemment, en Slovaquie, une très grande partie des terrains agricoles appartiennent encore à l’Etat ou à des organisations publiques. Il est prévu au fil du temps de les vendre (ce qui risque d’entrainer une hausse des loyers) mais avec un droit de préférence pour ceux qui les exploitent déjà.

Louis A.

Que veux-tu savoir, Franck, à propos de Bonifiche Ferraresi ?

Franck

Merci Louis P pour ces précisions ! C’est tout bon la location à ce prix.

Louis A., si tu pouvais nous dire si l’entreprise est propriétaire de ses terrains ? Si oui, combien d’ha et dans quelles régions de l’Italie ? Quels produits cultive la société ? Si tu pouvais nous faire un petit recap de l’histoire de la société, ses managers, la stratégie et les perspectives, ce serait top !

vaches laitières

Franck

Pour la Slovaquie, j’ai une proposition. Il me reste plus de 3 semaines de congés à poser. Pierre, je ne connais pas tes disponibilités, mais je te propose un road trip en Slovaquie d’1 semaine / 10 jours. But du jeu : vérifier sur le terrain la qualité des terres, la qualité des infrastructures. Pour ça, on fait un petit reportage photo. Deuxième étape : on se fait passer pour des paysans français (ou belges comme tu veux) et on essaie de rencontrer des locaux ou des organismes qui vendent ou louent leurs terres pour en sortir une valo. Bien sûr, en amont, on se fait des cartes de visites pour bien noyer le poisson et gagner en crédibilité.

Le principal dans cette histoire est surtout de bien se marrer.

Qui est partant ? Pour ceux qui sont de la partie, faut qu’on s’organise assez vite. Comme ca je pose mes congés au + vite (pas évident en cette période de clôture annuelle).

Louis A.

Alors, pour ce qui est de Bonifiche Ferraresi:

– Société fondée en 1871.

– Activité: culture et commercialisation de produits agricoles

(principalement des céréales et des fruits).

– Patrimoine actuel: deux usines agricoles situées dans la province de Ferrara un une autre dans la province de Arezzo, pour un total de 5.400 hectares. La société possède également des immeubles résidentiels, principalement dans la province de Ferrara.

Franck

Pas mal. Il y a peut-être un petit quelque chose à creuser sur cette entreprise. Est-ce que tu sais où sont localisées ces terres ?

moissonsLouis A.

Ici:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Province_de_Ferrare

et ici:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Province_d%27Arezzo

Franck

Merci Louis A, ce sont des régions du Nord de l’Italie, donc plutôt riches ? Certainement que l’ha vaut quelque chose…

Es-tu sûr que l’entreprise est bien propriétaire et pas seulement locataire ?

Bernard, Pierre,

Voulez-vous qu’on aille plus loin sur cette société italienne ou alors on laisse tomber ?

Pour comparaison, je me consacre à un gros du secteur qui vaut plus de 1 Md USD aux US : Adecoagro. Lien Google Finance : NYSE:AGRO

A noter que c’est une société rentable.

Le souci, c’est que cette société n’est pas active en Europe de l’Est, mais en termes de valorisation, ça peut avoir du sens pour les calculs et les approches.

A vous de me dire.

Louis P.

Heu … pour la petite sauterie en Slovaquie, perso, c’est compliqué.

Ceci dit, je ne suis pas certain qu’un voyage sur place nous avancerait beaucoup. Mais bon, c’est vous qui voyez évidemment.

Louis A.

Es-tu sûr que l’entreprise est bien propriétaire et pas seulement locataire ? Je n’en suis pas certain à 100%. Ceci dit, c’est clairement indiqué en page d’accueil du site que les terres font partie du patrimoine de la société. Maintenant s’ils jouent sur les mots….

Pierre

Bonjours à tous,

pas mal de choses.

Franck, je suis partant pour une « virée d’affaires » en Slovaquie… Mais, je me pose la question de ce que nous allons faire exactement… Car First Farms loue les terrains et je pense qu’il est sans doute possible via le Net de se faire une idée, sur les prix, la fertilité et autre. En plus, l’idéal à l’Est, ce serait de connaître quelqu’un là-bas pour nous piloter… sinon, on risque d’arriver comme des cheveux dans la soupe, voire de ne pas être en mesure de rencontrer grand monde ! Si voici 10 ans encore, un citoyen de l’Ouest était considéré partout à l’Est comme un Nabab, c’est loin d’être le cas aujourd’hui ! Donc, pour moi, l’idée est pas mal et je suis libre (n’importe quand) mais, il faudrait définir ce que nous cherchons et surtout entrer en contact avec, l’Ambassade de France ou de Belgique là-bas, pour voir qui pourrait nous piloter.

Louis P, ce qui m’inquiète le plus dans ce que tu dis dans ton post de 8:05, c’est que la majorité du chiffre d’affaires est généré en Slovaquie… Car il faut quand même faire attention de bien savoir si First Farms a une activité agricole, sur la Roumanie et n’est pas là juste pour spéculer sur les terrains ! Comme le font certains petits malins, j’ai déjà entendu cela avec notamment des Italiens qui achetaient des terrains agricole, se contentaient d’encaisser les subventions d’état à l’hectare et point barre, pas de culture, rien, juste une attente « pépère » que les prix montent…

élevage laitierIl y a quand même trois points bizarres sur ce sujet :

1° le fait comme tu le dis qu’il n’y ait pas de chiffre d’affaires en Roumanie, voire presque pas.

2° Hier dans mes recherches, je suis entré sur leur site quand on discutait avec mon épouse, pour un renseignement éventuel. Et j’ai vu que leur siège n’est pas dans la zone, mais près de Bucarest, dans un quartier résidentiel !

Personnellement, je ne vois pas trop ce qu’ils font là… Alors que les terrains sont à 100-150Km de là, ce qui signifie, sans autoroute, un minimum de 2 heures de trajet.

3° Dernier point, en 2007, ils ont démarré, semblerait-il, sur l’Ouest de la Roumanie (devant du poisson), près de la Frontière Hongroise et ont dû fermer boutique par manque de rentabilité… Là, je trouve que c’est difficile à comprendre, de la part du Management, alors que l’on sait que les zones Agricoles sont, non pas avant les Carpates, mais dans la plaine de L’est après les Carpates, soit où ils se sont installés ensuite. (Je vous colle le passage de leur site, c’est le premier paragraphe). Dans le dernier paragraphe, ils disent clairement que toute la surface achetée dans la zone Breila-Buzau n’est pas exploitée. Ils évoquent, évidement, le parcellement… Qu’est-ce que le parcellement ? C’est le fait que tous les terrains ne sont pas dans la même zone. Mais c’est l’excuse la plus répandue et notamment par les Italiens dont je vous parlais plus haut, pour encaisser les subsides agricoles de l’Etat, en faisant semblant de cultiver un minimum, pour encaisser ces subsides…

J’ai donc un petit pressentiment, sans preuve pour l’instant, qu’ils sont plus en Roumanie pour de la spéculation immo, que pour réellement faire de l’agriculture… Ce qui change sans doute pas mal les données, si cela se vérifie…

A-t-on des informations sur leurs actifs en Roumanie, en dehors des terrains ? Ce qui permettrait de vérifier leurs infrastructures en Roumanie ? Et si on a des infos, sur leur production en Roumanie, nous saurons vérifier, en gros, les surfaces réellement cultivées, en recoupant avec les infos de production à l’hectare de telle année, éditée par le gouvernement ou autres sources.

Je pense qu’il faut quand même rester prudent, s’ils sont là pour de la spéculation immobilière sans réelle activité agricole… Car même avec la libéralisation en 2016 ou 2020 selon la négociation UE, il n’est pas certain que les prix explosent, comme on pourrait le croire. Car d’une part la Roumanie est un vaste espace de terres agricoles, donc une offre très importante et deuxièmement pour que cela explose, il faut une forte demande, avec des gens-sociétés qui sont près a réellement faire de l’agriculture… Soit à faire de gros investissements d’infrastructure et de machines agricoles. Bon disons qu’il y aura des chinois et autres au portillon… Mais n’oublions pas que ce sont les Roumains qui disposent de la plus grande surface agricole, souvent appropriée, en une nuit, donc volée avec papiers en règle. C’est donc eux qui passeront à la caisse en premier et comme ils n’ont pas payé, ils peuvent lâcher à n’importe quel niveau de prix et engorger l’offre… Je vous dis cela car, moi aussi, je pensais que les terrains agricoles allaient exploser sur les 20 ans que j’ai passés en Roumanie… ce qui n’a jamais été le cas….Pour un vignoble, par exemple rapporté en Euro ou en USD, les prix n’ont jamais explosé, sur 20 ans.

Pour le lait, Louis P, je ne suis pas certain que les quotas soit de rigueur, car la production n’est pas débordante. Bien entendu, je ne connais pas le problème en Slovaquie. Par contre ce qui est à peu près certain, c’est que l’ensemble des producteur de l’Est sont pendus à Danone ou Nestlé, sans autre alternative pour leur acheter leur lait. Donc, les prix, c’est au bon vouloir de Danone-Nestlé ! Qui comme vous devez vous en doutez paient des cacahuètes…

Voici, pour l’instant… Je vais, avant de poursuivre mes recherches sur les prix, tenter de percer le mystère, de savoir si First Farms veut réellement faire de l’agriculture en Roumanie ou pas, en fouillant un peu les rapports.

Bien à vous. Pierre

veaux

Louis P.

Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une coquille vide :

– la société est danoise, c’est un premier gage de sérieux

– le commissaire aux comptes, c’est KPMG : même s’ils se sont déjà fait piéger, ce n’est pas le genre de société qui mettrait en péril sa réputation par des rapports de complaisance

– d’après ce que j’ai compris, Firstfarm, c’est un véhicule d’investissement pour des familles danoises fortunées, des gens qui sont déjà riches et qui ne prendraient pas le risque de noircir leur réputation.

Ca ne donne aucune garantie véritable évidemment mais je pense que le risque n’est tout de même pas plus élevé que pour une société française ou belge. Le vrai risque selon moi ne réside pas dans l’honnêteté du management mais sur le respect des droits de propriété en Europe de l’Est. Ceci dit, tant la Slovaquie que la Roumanie sont considérés par la fondation Heritage comme des pays moins libéraux que la Belgique mais plus libéraux que la France.

Par contre, sur base du critère « respect de la propriété privée », elles peuvent mieux faire (50 et 40 pour la Slovaquie et la Roumanie contre 80 pour la Belgique et la France).

Néanmoins, pour le critère « liberté d’investissement » avec des cotes de 75 et 80, elle se classe au même niveau que la Belgique (80) mais bien au-dessus de la France (55).

Les tableaux complets ici : http://www.heritage.org/Index/ranking

Louis P.

Attention, je pense qu’il est normal que le chiffre d’affaires soit plus élevé en Slovaquie : le lait doit être plus porteur en termes de volume de flux financiers que les cultures. Mais il y a bien du chiffre d’affaires en Roumanie : 30 % des revenus totaux des 3 premiers trimestres 2011 viennent de Roumanie et seulement 15 % des revenus roumains proviennent de subventions. La proportion est la même pour les actifs : 30 % des actifs de la société sont roumains et 70 % sont slovaques.

N’oublions pas que les développements en Roumanie sont récents : historiquement, la société a débuté ses activités par la reprise d’unité d’exploitation laitières en difficultés en Slovaquie.

cours des céréales

Louis P.

Donc, pour clarifier, 15 % des revenus roumains provenant de subvention, cela signifie que seulement 4,5 % des revenus globaux proviennent de subventions d’origines roumaines.

Louis P.

Pour répondre à la question de Pierre (« A-t-on des informations, sur leur Actifs en Roumanie, en dehors des terrains… Ce qui permettrait de vérifier leur infrastructure en Roumanie ? « ), les actifs roumains représentent +/-19,5 mio d’euros. Ils détiennent 7 604 ha valorisés à 2 005 euros. Les terrains représentent donc dans les comptes 15,2 mio d’euros. Il existe donc des actifs roumains autres que terrains pour 4,3 mio d’euros ou 22 % de la valeur aux comptes des actifs.

Louis P.

Autre info : Firstfarms occupe 18 personnes en Roumanie et 186 en Slovaquie (ça parait logique que la production laitière nécessite plus de main d’oeuvre que les cultures mais l’écart semble tout de même très grand). Ce qu’il faudrait vérifier, c’est si la société fait appel à des entreprises agricoles pour les semailles et les récoltes ou si elle fait tout en interne.

Pierre

Louis P.,

Ce que tu dis est rassurant et je fais sans doute fausse route avec la spéculation immo… Mais je ne sais pas si je me suis fait bien comprendre, mais il n’y a absolument rien d’illégal à la spéculation sur les terrains agricoles, même partiellement pour obtenir des subventions d’états. Si l’Etat est assez idiot pour donner des subventions aux petits malins, c’est le problème de l’Etat, qui ne fait pas la différence et de contrôle entre terrain cultivé et non cultivé… pour octroyer des subventions.

Par contre, je pense que si c’est juste de la spéculation immo, il faut exiger plus de décote sur le prix d’achat !

Pour ce qui est du respect de la propriété privée… La cote de la Roumanie est à mon sens due aux maisons nationalisées pendant le communisme, voir des terrains à l’intérieur des grandes villes, mais plus particulièrement de Bucarest. Tu as des héritiers de ces personnes à qui les communistes ont pris leurs maisons, qui viennent réclamer, ce qui aurait dû être leur héritage. Par exemple des grosses villas dans de très beaux quartiers ont été transformées en ambassades ou en un organisme quelconque et l’Etat ne veut pas les rétrocéder… Tu as aussi le cas où sur les terrains de leurs parents ou ancêtres, l’Etat a rasé la maison, mais a construit un hôpital, voir un bâtiment du ministère…Et là aussi, l’Etat ne veut ni rétrocéder le bien ni dédommager… Il y a énormément de procès à Strasbourg devant la Cour Européenne pour ces problèmes. Anecdote, même dans le village de Fintinele où j’habite, la mairie, la police et la poste étaient dans des bâtiments et terrains confisqués, mais l’enjeu n’étant pas le même, ils ont été rétrocédés. Les enjeux sont parfois de plusieurs millions d’Euro sur ces terrains voir parfois plus.

Tout ceci pour dire que les terrains agricoles ne sont pas stratégiques par rapport à leur valeur et qu’il n’y a jamais eu le moindre problème, même si une partie d’entre eux n’ont pas non plus été rétrocédés. Par exemple, l’institut de recherche viticole de notre zone, où nous allons faire nos analyses, possédait 300 hectares de vignobles, un « petit château », avec caves creusée dans les collines, entouré d’un parc… Quelques dizaines d’hectares ont été rétrocédés, mais pas le château, ni la majorité des vignobles qui appartenaient à des petits voir parfois gros propriétaires.

Donc le problème de non-respect de la propriété privée, c’est de ne pas rétrocéder aux anciens propriétaires ou à leurs héritiers… ou alors de tomber sur un mafieux en col blanc qui veut absolument tes 15 hectares en bordure de Bucarest pour en faire un lotissement ou un centre commercial. Mais ces terrains-là sont partagé depuis longtemps et revendu aussi, à Immoeast (NDLR : foncière autrichienne cotée très active en Europe de l’Est) ou autre…

Bien à toi. Pierre

investir en roumanie et en slovaquie

Franck

Louis P.,

Comment sais-tu que FirstFarms est un outil d’investissement pour les riches familles danoises ?

Autre point : en quoi ce serait « mal » de faire de l’acquisition de terrains et de ne pas les exploiter ? Pour nous, ok, ce n’est pas notre but d’acheter du terrain pour du terrain, car nous recherchons des terres cultivées.

Après, si le management veut faire de la spéculation, c’est son droit. Maintenant, s’il n’y a pas de CA, ce n’est pas parce que les terres viennent juste d’être acquises ? Le temps de les exploiter… (ok, c’est une excuse foireuse…).

Louis P.

Dommage que Firstfarms ne soit pas active qu’en Roumanie : nous cernons quand même mieux la problématique sur ce pays qu’en Slovaquie. Ceci dit, je comprends que c’est difficile de détricoter le bric à brac mis en place par le communisme.

Au sujet des quotas laitiers, j’ai trouvé une information qui précise que c’est en Slovaquie que les quotas détenus par exploitation est le plus élevé (et en Roumanie le moins élevé). Est-ce que cela signifie qu’une remise en cause des quotas entrainerait une plus grosse pénalité pour la Slovaquie ? Ou simplement que c’est en Slovaquie que se trouvent les plus grosses unités d’exploitation ?

Pierre

Louis P,

Je pense que c’est la seconde hypothèse, qui est la plus probable car en Roumanie, je sais que Danone a parfois des problèmes pour s’approvisionner en lait local. Dans le centre de la Roumanie, où il y a quand même de vastes étendues, style Alpage, ce sont des petits propriétaires de 3-4 vaches, voire d’une seule parfois qui se regroupent pour approvisionner Danone. Par exemple à Fintinele, il y a au moins 80-90 vaches que chaque propriétaire emmène le matin à la pâture. Pâture indéfinie, ou seulement définie par l’endroit où il n’y a plus d’herbe… Il n’y a pas de clôture en Roumanie dans les pâtures. Chacun a sa vache pour faire son lait et son fromage et les villageois se regroupent pour faire paître en engageant un cow-boy, qui est parfois un tzigane de passage, qui reste dans le village avec les vaches du printemps à l’automne. Mais très peu de gros cheptels organisés pour produire du lait. Dans la période communiste, il y avait des camions des laiteries d’Etats qui passaient dans chaque village. A mon avis très peu rentable.

J’ai été actionnaire d’une petite société roumaine créée par trois vétérinaires et qui voulait produire des produits laitiers. Devant la difficulté d’approvisionnement, puisque c’est Danone qui rafle tout ou presque, au bout d’un moment, ils ont commencé à créer leur propre cheptel.

Encore aujourd’hui, dans notre zone qui n’est pas particulièrement fournie en « alpage », puisque c’est la fin des Carpates et les débuts de la plaine à céréale, je ne pourrais pas t’emmener à une ferme de production laitière disposant d’un cheptel… Je n’en connais pas !

Je ne pense pas qu’à ce stade de développement, les quotas soient un problème aussi bien pour la Roumanie que la Slovaquie.

Bien à toi. Pierre

élevage laitier

Franck

Si j’ai bien compris, il va falloir qu’on passe aussi en Roumanie ? 🙂

Pierre

Bonjour à tous,

Francki, si j’ai bien compris avec le coût du voyage, dans le meilleur hôtel de Braila, du champagne et des nanas, même si First Farms fait 100% de PV, nous serons les seuls dindons du club à ne pas gagner un Kopeck ! Remarque… que pour le fun !

Bon, je viens de relever les prix dans plusieurs sites roumains agricoles, mais aussi sur deux agences immo : pas un terrain sous 2 000 € / Ha et le maximum, 2 700 € / Ha.

Donc, évaluer les terrains à 2 000 €, c’est très conservateur et adapté pour un prix de crise, comme le fait First Farms. Je pense qu’à la sortie de crise, un prix conservateur serait de 2 500 €. Par contre, le jour où on libéralise, c’est difficile à évaluer, mais dans cette zone peut-être que 4 000 – 5 000 € serait réaliste.

Je vous ai collé les annonces en roumain, mais c’est facile à comprendre et les prix sont souvent à la fin.

A la fin, le prix à l’hectare d’une forêt de hêtre, juste pour le fun !

Bien à vous. Pierre

Sur Buzau

VAND 7 HA TEREN AGRICOL (Stare Foarte Bună)

Categoria: Terenuri

Anunț publicat în: 19 Ianuarie 2012 21:36:33

Vand 7 ha teren agricol, comasare 100%, CF, intabulare, zona

Costesti, aprox. 5 km de Buzau, pret 2500 euro/ha.

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VAND 39 HA TEREN AGRICOL (Stare Foarte Bună)

Categoria: Terenuri

Anunț publicat în: 11 Noiembrie 2011 02:07:06

Vand 39 ha teren agricol, comasare 100%, CF, intabulare, drum de

acces, situat pe raza com.TINTESTI, aprox.3 km de BUZAU.Se poate vinde si par-celat astfel; 6, 5 ha, 6, 5 ha, 13 ha, 13 ha, pret 2700 euro/ha negociabil

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VAND 86 HA TEREN AGRICOL (Stare Foarte Bună)

Categoria: Terenuri

Anunț publicat în: 02 Noiembrie 2011 15:07:39

Vand 86 ha teren agricol, comasare 100%, CF, intabulare, 80% pretabil livada, vita de vie, zona Com.Zarnesti-BUZAU, pret 2000 euro/ha .

Commentaire : il y a de la vigne dans cette annonce (vita de vie), mais la surface n’est pas précisée.

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Sur Braila

VAND 50 HA TEREN AGRICOL (Stare Foarte Bună)

Categoria: Terenuri

Anunț publicat în: 05 Ianuarie 2012 20:20:46

Vand 50 ha teren agricol, CF, dispuse in trei loturi, respectiv; (22, 52 ha; 10 ha; 17, 48 ha), zona Faurei-Braila, pret 2400 euro/ha.

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Imobiliare Braila – Tip anunt: Agentie Imobiliara

Vanzare Teren in Ianca

VAND TEREN AGRICOL

BRAILA – 830 HA, COMASARE 70 %, CADASTRU SI INTABULARE, UN SINGUR

PROPRIETAR,CANAL IRIGATII, CURENT ELECTRIC, IDEAL AGRICULTURA BIO.

2.600 EURO/HA

Telefon: 0741201519 Data: 2012-01-06

Commentaire : il est ici précisé qu’il y a un canal d’irrigation et le courant électrique (c’est facile à comprendre) Canal de irigati et curent electric…..Belle surface de 830 Ha à 2 600 Euro l’Ha.

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VAND 21 HA TEREN AGRICOL

Vand 21 ha teren agricol,comasare 100%,CF,acces la drum pietruit,zona

Ianca-Braila,pret 2300 euro/ha. Telefon: 0745764448 Data: 2011-10-19

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Data: 2011-02-03

vand 400ha teren agricoljud.Braila

Vand 400ha teren agricol in jud.Braila,comasare 100%,cadastru si intabulare, pret=2200euro/ha. Telefon=0733649029.

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Braila

vand 5 ha pamant agricol,comasat, in comuna Viziru, jud.Braila, situat langa canalul de irigare Pret: 10.000EUR

ID: 75112L Date de contact Ia legatura prin email cu ioan

Ia legatura prin telefon cu ioan : 0764731070

Commentaire : 10 000 euros pour 5 ha, cela fait 2000 euro / Ha ! Est précisé que c’est situé le long d’un canal d’irrigation.

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Juste pour le fun :

J’ai aussi trouvé 20 ha de forêt de hêtres à 1800€ / Ha.

moissonneuses batteuse

Louis P.

Je me fais la réflexion qu’il y a beaucoup plus de terres agricoles à vendre en Roumanie qu’en Belgique. Le marché a l’air plus liquide… ou moins réservé à des ventes entre initiés.

Pierre

Oui Louis P., tout-à-fait. Mais l’espace n’est pas le même en Roumanie.

Sa superficie de 238 391 km2 la situe sur la 7ième place en Europe. 31% de la superficie de la Roumanie est occupée par des montagnes, 33% par des collines et des plateaux, et le reste de 36% par des plaines. Avec les 36% de plaines, cela fait 85 820 km², ce qui fait 736 507 hectares de culture potentiel.

La superficie total de la Belgique est de 30 258 Km² !

Le rapport de surface cultivable en céréales doit être de 5-6 x plus important, sans parler de verger, prairie, vigne, …

Si l’on prend la superficie totale, la Roumanie c’est 8 X la Belgique…

Bien à toi. Pierre

Franck

Bon, et si on achetait du terrain plutôt que des actions de FirstFarms ?

Non, je déconne, je n’ai pas envie de gérer une ferme de 100 000 ha en Roumanie ! Je veux juste toucher des dividendes et des plus-values depuis mon pc, dans mon appartement parisien ! 😉

Louis P,

Tu as eu comment les profils des investisseurs ? Car si ce sont réellement de riches familles danoises, je me vois bien investir à leurs côtés…

Louis P.

Y a leur pedigree dans le rapport annuel.

investir en actions agricolesPierre

Bonjours à tous,

Un article qui me semble sonner très juste, même s’il date de 2006… Des informations qui viennent recouper ce que je vous disais sur la qualité des terres et même la qualité des produits cultivés… On apprend aussi que la plus grande surface agricole d’Europe, avec 56 000 hectares est en Roumanie, c’est dans le Delta du Danube, en fait sur « Insula mare Braila » « la grande ile de Braila », en traduction littérale… C’est d’ailleurs là les terres les plus chères, car alluvionnaires… Mais bien entendu, il ne reste plus grand chose à acheter, par là.

La Roumanie, nouvelle terre agricole pour l’Europe.

La France compte sur ce prochain État membre de l’Union européenne pour défendre la politique agricole commune.

Une économie roumaine en rattrapage.

Un convoi d’une vingtaine de moissonneuses-batteuses croise une charrette tirée par un cheval. Ce contraste devenu l’image d’Épinal du monde rural roumain, Thierry Bourgoing l’observe au quotidien. Ce jeune Français, installé depuis six ans avec son épouse dans la plaine valaque, gère une ferme pour le compte de Michel Créteur, agriculteur des Ardennes à l’origine du projet. Son exploitation compte aujourd’hui plus de 2 000 hectares, mesurés par GPS, contigus à des parcelles d’un hectare sinon moins.

Avant que ses tracteurs John Deere ne sèment du blé derrière une récolte de 12 000 tonnes de maïs, des Roumains du village viennent en famille ramasser les débris qu’ils brûleront cet hiver pour se chauffer. D’autres chargent du maïs, récolté à la main sur leur propre parcelle, qui alimentera leur unique vache et leurs quelques poules. Cette autosubsistance paysanne est très répandue dans les campagnes roumaines, où vit, au jour le jour, hors du marché économique et des statistiques du chômage, près de la moitié de la population du pays.

Ils ne sont guère plus agriculteurs que les propriétaires d’immenses exploitations, bradées depuis la chute du communisme dans des conditions douteuses, souvent mal entretenues. Résultat : l’essentiel de la production agricole roumaine, qui contribue à 12 % du PIB, est de fait réalisé par une poignée d’exploitants. Le paradoxe de la Roumanie est ainsi d’être un pays agricole en manque d’agriculteurs entreprenants. Organiser les filières agricoles.

L’enjeu de l’entrée prochaine dans l’Union européenne et dans la politique agricole commune (PAC) sera de faire émerger des entrepreneurs et, au lieu de l’agrobusiness sauvage actuel, d’organiser les filières agricoles après des années de désordre. Le premier objectif est de rendre à nouveau le pays autosuffisant. La consommation roumaine a entamé son envol alors que le pays importe porcs, volailles, viande de bœuf ou produits laitiers. Par manque d’infrastructures, « il est plus rapide d’importer des produits agricoles de Turquie que de la Bucovine », remarque Stéphane Coroner, conseiller français auprès du ministre roumain de l’agriculture.

« L’adhésion à l’UE va d’abord être une énorme claque concurrentielle pour le pays », prévient-il.

Le maïs roumain est, lui, compétitif et s’exporte. L’an dernier, Thierry Bourgoing en a exporté une partie par barge sur le Danube jusqu’au port de Constanta, sur la mer Noire, pour servir d’alimentation animale en Espagne et en Italie. Par rapport à un pays cloisonné comme la Hongrie, ce débouché maritime avantage la Roumanie pour desservir notamment les pays arabes. Mais son premier atout, dans un secteur où la surface cultivée détermine l’amortissement des charges, est d’offrir encore de bonnes terres à louer, comme auparavant les plaines de l’ex-RDA et de la Pologne.

Trente exploitations dépassent les 10 000 hectares, taille digne des surfaces australiennes ou argentines. Une île du Danube est même considérée comme la plus grande exploitation d’Europe : 56 000 hectares ! « On réunit ici en quelques années une étendue qu’il faudrait un siècle en France à constituer », souligne Thierry Bourgoing . Les qualités et la profondeur du fameux tchernoziom sont l’autre atout majeur. Cette terre fertile, de couleur chocolat, exige peu d’engrais et de semences. Autant d’économies sur les intrants qui donnent au maïs roumain « un des meilleurs prix de revient », selon Patrick Valmary, consultant à Bucarest pour Caussade Semences. La somme de toutes les charges représente 700 euros à l’hectare contre près du double en France. « Un gros potentiel ».

Cependant, la sécheresse ou, à l’inverse, les inondations, et la rudesse de l’hiver gelant certaines cultures, les coûts d’irrigation ainsi que le coût plus élevé des produits phytosanitaires à importer tempèrent cette impression d’eldorado. Mais la montée progressive des aides directes de la PAC (50 euros par hectare en 2007 contre 300 euros en France pour le maïs actuellement) et l’amélioration attendue des capacités de stockage pour moins subir la fluctuation des cours mondiaux et des infrastructures devraient remuscler dans les années à venir l’agriculture roumaine.

« Le pays offre un gros potentiel à la production et même à l’export », a bien compris Pierre Jarreau, directeur commercial en Roumanie du semencier Lima-grain, pointant le maïs. Et le tournesol. Le gouvernement roumain, par cette culture, ambitionne de faire du pays un exportateur de biodiesel et y incite fiscalement. Devant cette redistribution en cours des cartes agricoles dans l’UE, l’agriculteur Michel Créteur a fait le pari de la Roumanie , comprenant que « pour les grandes firmes agricoles françaises, il faut être présent ici pour continuer d’exister en France ».

Comment la population rurale vivant en autarcie, elle, pourra continuer de survivre ? Certes, les prochaines aides de la PAC au développement rural (1 200 euros par an pour un projet) visent à garder les campagnes vivantes, mais personne n’en attend des miracles. Elles permettront que se développe, par exemple, du tourisme à la ferme dans les Carpates, propices aussi à des filières de produits biologiques, mais rien de significatif. La population des campagnes est âgée (70 % des exploitants individuels ont 55 ans ou plus et seulement 5 % ont moins de 35 ans) et exerce souvent plusieurs métiers, alimentant une économie informelle parallèle.

macine agricole

Un système de rente viagère

Le maintien de cette population en milieu rural arrange le gouvernement, qui n’a pas intérêt à voir enfler les banlieues de Bucarest, mais limite le développement du pays. Un système de rente viagère incite les plus de 62 ans à céder leurs terres aux jeunes pour qu’ils les reprennent et les réunissent en parcelles. Mais cette incitation financière remporte peu de succès, alors qu’elle vise à constituer cette « classe moyenne » de fermes familiales commerciales, de 300 à 400 hectares, qui font tant défaut à l’agriculture roumaine.

« La distribution équilibrée sur le territoire de villes moyennes à approvisionner s’y prêterait », estime Stéphane Coroner. Vieillissement démographique oblige, les milliers de maigres exploitations de survie paraissent en tout cas vouées à disparaître. La difficulté pour l’agriculture roumaine, une fois de plain-pied dans le marché européen, va être de ne pas céder au tout-intensif.

Pierre

Bingo ! Voici un article qui reprend le nom de sociétés étrangères actives dans le secteur agricole avec des filiales en Roumanie. Il ne me reste plus qu’a voir si l’une d’entre elles est cotée.

Italien : Riso Scotti (producteur de riz), Lactitalia (lait), PanGram (pâtes), Agri-mon (oeufs). Danois : FirstFarms , Ingleby. Néerlandais :Coremans Zootehnia à Arad, Dairy Farm hollandaise à Giurgiu.

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Fonds de l’UE pour l’agriculture de la Roumanie, les investissements étrangers dans l’agriculture

Les fonds européens | roumanie initiés | Novembre 1, 2010 à 11:27

Avec son adhésion à l’UE en 2007, la Roumanie a obtenu l’accès à des alternatives de financement bien nécessaire dans l’agriculture; les principales sources de financement sont les paiements directs et ceux à travers le Programme National de Développement Rural. La bonne utilisation du financement pour le secteur agricole pourrait déclencher une agriculture plus compétitive roumain, l’augmentation du nombre d’emplois dans les zones rurales, ainsi que le développement durable des zones rurales. Roumanie-Insider.com regarde les principales caractéristiques des fonds de l’UE pour l’agriculture, un domaine qui pourrait devenir l’un des avantages compétitifs du pays si elles sont correctement pris en charge, ainsi que dans plusieurs investissements étrangers dans l’agriculture roumaine.

Par Alexandra Fodor, Corina Saceanu

Les paiements directs pour des projets agricoles sont administrés par l’Agence de Paiements et Intervention pour l’Agriculture (APIA). Pour être admissible à un paiement unique, un agriculteur est tenu de droits au paiement et la terre. Ces droits sont calculés en fonction du nombre d’hectares de terres cultivées de l’agriculteur a. En 2010, l’Union européenne a soulevé les paiements directs octroyés aux agriculteurs de la Roumanie, afin que les agriculteurs de cette année sont en droit de recevoir RON 680 (soit EUR 166) pour chaque hectare de terres agricoles; l’année dernière la somme allouée ne dépasse pas 475 RON (EUR 116) pour un hectare. Les subventions accordées par l’Union européenne en 2010 s’élèvent à 731 millions d’euros – qui couvrent 80 euros par hectare. Ajouté à cela quelques autres 85 euros par hectare en provenance du budget de l’Etat. En 2011, l’Union européenne va accorder des fonds en Roumanie vaut 907 millions d’euros (101 euros par hectare), complété par des sommes provenant du budget de l’Etat.

Actuellement, le programme national de développement rural est en charge du développement durable de l’agriculture roumaine. L’autorité de gestion du programme de financement est le ministère de l’Agriculture et du Développement Rural et de l’autorité de paiement est l’Agence de Paiements pour le Développement Rural et de la Pêche. Les objectifs généraux du Programme national pour le développement rural sont d’accroître la compétitivité des secteurs agro-alimentaire et forestière, pour améliorer l’environnement et la zone rurale, afin d’améliorer la qualité de vie dans les zones rurales, la diversification de l’économie rurale et le début des initiatives de développement local.

Avant de postuler à des fonds de l’UE pour l’agriculture, il y a un couple de choses candidats doivent savoir afin d’améliorer leurs chances de succès:

* Les candidats potentiels doivent vérifier si elles entrent dans la catégorie des PME et doit identifier le type de l’activité et l’investissement (acquisition d’équ-pement, une nouvelle construction, la modernisation, la ferme, l’activité industrielle)

* La société n’a pas à enregistrer des pertes de l’exercice, avant d’être soumis pour financement et doit éviter les dettes d’Etat ou de forclusion.

* Le terrain sur lequel la société va réaliser les travaux doivent être détenues par l’entreprise ou en concession.

Il y a trois options pour rédiger le projet:

* Le bénéficiaire potentiel prépare le projet, consulter le Guide du demandeur trouve à www.apdrp.ro;

* Le bénéficiaire potentiel demande le soutien d’un consultant au sein du Bureau du comté de l’Agriculture Consultancy, qui existe dans chaque comté et qui ont également des centres locaux, ou des informations plus détaillées au premier plan les bureaux de comté pour le développement rural et de la Pêche;

* Le bénéficiaire potentiel demande à l’appui d’un cabinet de conseil privé.

Le dossier de projet, la demande de financement, et les annexes doivent être soumises au Bureau de comté pour le développement rural et de la Pêche, dans le quartier où vit le bénéficiaire et fonctionne.

Les investissements étrangers dans l’agriculture roumaine

L’agriculture de la Roumanie était l’un des moteurs du pays avant la chute du communisme. En 2010, l’agriculture a été l’un des rares domaines où le PIB de la Roumanie a enregistré une croissance. Le secteur couvert que 4,1 pour cent du PIB au deuxième trimestre de cette année, à partir de jusqu’à 12 pour cent en 2004.

Le pays a 14,7 millions d’hectares de terres pour l’agriculture. La superficie des terres agricoles cultivées en Roumanie est d’environ 9,4 millions d’hectares et les investisseurs étrangers détiennent plus de 500.000 hectares, selon les estimations des médias. Italiens et Danois sont parmi les acheteurs étrangers les plus actifs de l’agriculture roumaine terre. Italiens possèdent plus de 300.000 hectares de terres agricoles en Roumanie. Plusieurs entreprises italiennes travaillant dans ce domaine en Roumanie sont Riso Scotti (producteur de riz), Lacti-talia (lait), PanGram (pâtes), Agrimon (oeufs).

Les Danois sont les plus connus pour l’acquisition de forêts en Roumanie et en détiennent plus de 130 000 hectares de terres au total, selon les rapports des médias en Roumanie. Les investisseurs danois comprennent FirstFarms et Ingleby. Les investisseurs néerlandais dans l’agriculture roumaine comprennent Coremans Zootehnia à Arad, Dairy Farm hollandaise à Giurgiu. Français a également investir dans l’agriculture roumaine – Arnaud Perrein est l’un des plus gros investisseurs dans l’agriculture dans le comté de Ialomita, par exemple.

A la fin de 2008, on comptait 700 millions d’euros d’investissements étrangers dans l’agriculture – 1,4 pour cent des IDE du pays à l’époque.

Programme Farmer (« Fermierul » programme)

L’objectif de ce programme est d’établir de nouvelles activités dans les zones rurales en attirant des fonds d’investissement par des prêts et des fonds SA-PARD. Les catégories de bénéficiaires admissibles qui reçoivent des subventions sont: les agriculteurs individuels, des associations d’agriculteurs, les associations familiales, des sociétés privées. Les activités admissibles sont:

* Les investissements dans la production agricole (cultures, animaux), y com-pris les centres des ménages agricoles, entrepôts et autres éléments spécifiques liés à la production agricole

* Les investissements dans les services liés à la production agricole-fournitures, la protection des végétaux, les services vétérinaires, l’assistance technique et des services de conseil offerts aux agriculteurs.

* Les investissements dans l’équipement

producteurs agricoles cotés en bourse1

Franck

Merci Pierre.

Je crois que tu as gagné le prix du message le plus long ! 🙂

Rien à voir, ça vous dit de passer un ordre avec un prix limite à 0,7 VANT sur FirstFarm dans la catégorie « diversification dans la valeur » ?

Je vote : 1 voix.

Louis P.

Ok mais peut-être en commençant par une demi-position en attendant soit les réponses de la direction, soit votre p’tite virée dans les étables slovaques !

Ca tombe bien : elle cote pour le moment avec une marge de 30 % sur la VANT.

Franck

Ok, allons-y pour une 1/2 portion.

Qu’en pensent Pierre et Louis A . ?

Franck

Je me demande si le mail que j’ai envoyé au CEO ne va pas lui donner des ailes et qu’il va pas racheter des titres à tout va sur le marché… on verra bien !

Louis A.

Tu as déjà envoyé le mail au CEO? Je ne dois pas faire la correction alors?

A part ça, ok pour moi pour une 1/2 position.

Pierre

Oui, une demi position, nous laisse pas mal de champ pour un renforcement ultérieur.

Bien à vous. Pierre

Louis P.

Voilà 455 actions achetées à 45,8 DKK.

Franck

Me voilà enfin Gentleman Farmer !!! Merci à tous !

Louis P.

T’imagine quand tu rencontreras les p’tites nénettes slovaques : tu pourras leur expliquer que tu es un gros propriétaire terrien. Ça doit en « jeter » ce genre de truc 🙂

Louis A.

Heu… Des petites nénettes slovaques, j’en croise assez souvent. A mon avis, il va falloir plus que ça pour les impressionner…

Louis P.

Pffff toutes les mêmes 🙂

Juste pour la petite histoire : le mari d’une collègue de mon épouse est agriculteur dans le Condroz (terres fertiles mais ça ne vaut quand même pas la Hesbaye) : il vient d’acheter 6 ha au prix de … 30 000 euros l’hectare. Dingue non ? Il paraît que dans son coin les prix sont en train de monter à cause des flamands qui achètent des terres agricoles pour placer leur argent en raison d’une crainte de l’effondrement de l’euro… un peu le même raisonnement que moi quoi… sauf que nous ne payons que 2 000 euros pour des terres plus riches.

Franck

Attention, les infrastructures autour ne sont quand même pas identiques…

Louis P.

Bien sûr et les terrains à bâtir (si on veut spéculer sur un changement de destination) ne sont pas aux mêmes prix non plus. Par contre, la main d’oeuvre pour produire est plus faible en Roumanie et donc … permet de maintenir une structure de frais plus faible pour produire.

Louis P.

Confirmation d’une « bulle » sur les terrains agricoles en Wallonie :

http://www.lalibre.be/actu/planete/trouver-une-terre-la-galere-51b8e539e4b0de6db9c563af

Louis A.

Qui eut cru qu’il y aurait une quelconque bulle en Wallonie…

Voici à présent la réponse (en anglais) du CEO de First Farms au mail de Frank :

Comme indiqué par le Ceo de First Farms, Per Villumsen les réponses aux questions de Franck sont en gris.

> Message du 27/01/12 15:50

> De : « Per Villumsen »

> A : « Franck CUILLERIER »

> Copie à :

> Objet : SV: belgian investors – information request

> Cher M. Franck Cuillerier,

Thank you very much for your kind email, I will be happy to have your visit, we are always happy to have our owners visiting. I will put my answers in red after your questions. Please see below.

Have a nice weekend and I will be looking forward tohearing from you.

Med venlig hilsen / Best regards/Mit freundlichen Grüssen

Per Villumsen

CEO / Konatel’

FirstFarms A/S FirstFarms Slovakia

Aastvej 10 B Kozia 2243,

DK-7190 Billund 901 13 Malacky, Slovakia

Tel: +45 75 86 87 87

Fax: +45 75 86 87 83 Fax SK:+421 34 772 2029

Mob: +45 40 45 89 01 Mob SK:+421 918 782 100

Mail: p…@firstfarms.dk

http://www.firstfarms.dk

Fra: Franck CUILLERIER [mailto:franck…@….fr]

> Sendt: 24. januar 2012 21:52

> Til: Per Villumsen

> Emne: belgian investors – information request

Dear Mr Per Villumsen,

> My name is Franck Cuillerier. I belong to a group of Belgian Investors who hold FirstFarm shares. I represent this group.

> We are interesting in visiting Slovakian farms. A belgian investor from the group and I are motivated to come in Slovakia to see the farms. We want to see how the business is running, specially what kind of cereal you are producing, the engines you use, the facilities, milk plants, …

Please let me know when it could be convenient for you, are you coming by car or do you want fly to Vienna? I can arrange transport from Vienna airport and book a hotel for you, if you like, please let me know. Week 7 is not an option, due to winter holidays in Slovakia.

> Our second question is about the utilization of the land of the group. In 2010 annual report, you mentioned :

> – 8 300 ha in Slovakia, mainly leased. Only 401 ha are owned by the group. The reason you explain why you lease the land is the very low price of lease fees. Could you explain the market of the agricultural land. Is it possible to buy the land and what is the medium price in this country ?

It is possible to buy the land, but they are in very small plots, average price is for arable land 3 – 4.000 €/ha, building land is 10 – 50.000 €/ha.

> Who are the lender of the group ?

We have loans at Uni Banka, Slovakia and a private loan from Mr. Hougaard. What is the relationship between these lenders and the group ? Unicredit Group is part of Uni Credit Group, Italy, Mr. Hougaard is chairman of FirstFarms.

> How do you expect to growth in this country (what is you long term vision in Slovakia) ?

FirstFarms vison is to be one of the largest producers of agriculture products in Slovakia, expansion in dairy and pig production.

> – 7 604 ha in Romania. You mentioned only 3 000 ha were cultivated. What about the rest of the land (4 200 ha) ?

We are farming 4.200 ha in Romania now, the rest is rented out and for sale.

> Do you have difficulties to operate in the country (infrastructures, workers, lack of liquidity to invest, …) ?

We don’t have problems operating in Romania due to infrastructure and workers, but lack of liquidity is a well known problem around the entire world currently.

> What is your mid-term aim to use this land ?

Question not understood?

> What is the value-added growth strategy of the group ?

We want to be one of the largest farming companies in Europe, our aim is to merge with other companies to speed up the growth.

> And about the milk production in Slovakia : what about milk quotas ending in 2015 : is it an opportunity or a danger for our company ?

I see this as a good opportunity, where we will be among the most modern farms in Europe with milk production.

> Who are the buyers of milk ?

Largest dairy factory in Slovakia, Rajo, Danone in Hungary and a Slovak trading Company selling to Italy.

> Why the company only product milk in Slovakia ?

We have plans for expanding in Romania.

> Thank you in advance for your reading and your answer.

> Do not hesitate to contact me. It will be a pleasure.

> Best regards,

> Franck Cuillerier

Franck

Bon, je vois que quelques-unes de mes questions n’ont pas intelligibles… Notamment, celles sur les prêteurs, je pensais en fait « qui sont les prêteurs des terres sur lesquelles FirstFarms cultive ».

Sinon, il est très sympa je trouve. Il nous invite directement à Vienne ! 🙂

Louis P.

Effectivement, nous pouvons enfin dire que nous avons obtenu des réponse d’une direction à nos questions.

Y a juste un truc qui me « dérange » dans ses réponses : il dit « see this as a good opportunity, where we will be among the most modern farms in Europe with milk production ». Or, sur les photos, on voit clairement qu’il travaille avec un carrousel qui nécessite encore une intervention manuelle lors de la traite et non avec un robot 100 % automatique. A moins que les photos ne datent d’avant la construction des nouvelles unités de production en 2010, il peut dire que sa ferme est moderne mais certainement pas « THE most modern ».

Peut-être que ce serait bien de lui demander si les salles de traite sont équipés de robots de traite ou si ce sont encore des carrousels qui nécessitent une intervention manuelle.

first farms slovaquie

Franck

Ce n’est pas le point qui me dérange le plus.

Ce qui m’étonne, c’est qu’ils veulent s’orienter vers la production de lait et de porcs.

Alors qu’à mon avis, le potentiel est sur la céréale…

Autre point : ils veulent vendre / louer une partie des terres non exploitées en Roumanie. Ca rejoint un peu l’avis de Pierre qu’il s’agit de terres certainement achetées à titre spéculatif et en attendant, FirstFarms touchent des subventions.

C’est dommage je trouve, que ces terres ne soient pas exploitées pour compte propre…

Louis P.

Je n’ai pas trop d’avis sur l’avenir plus brillant ou non des céréales par rapport aux aliments « protéinés ». Ce que je peux dire, c’est qu’en diversifiant ses débouchés et en faisant de l’intégration verticale, la société « lissera » plus ses résultats : une hausse des prix des céréales met les marges des productions animales sous pression et vice versa. Si la société parvient à produire suffisamment de céréales pour couvrir ses productions animales, elle ne dépendra plus du tout des cours des céréales.

Pour les terres roumaines, peut-être ont-elles été achetées en partie dans un but spéculatif (mais bon, y a rien de mal à ça, nous achetons bien des daubasses juste dans le but de les revendre plus cher que le prix payé pour les acquérir) mais c’est peut-être aussi des terres qu’ils ont été contraints d’acheter lors de reprise d’exploitation agricole et qui ne sont pas stratégiques pour eux (par exemple, parce que difficilement irrigables). C’est juste une supposition.

Pierre

Ce que Louis P. dit de l’intégration verticale, avec production de céréales en Roumanie pour les animaux de Slovaquie, m’avait effleuré l’esprit dans nos discussions. Et je trouve que c’est excellent également, car comme je vous l’avais déjà expliqué, le prix des céréales en Roumanie n’est pas aligné sur les marchés de Londres ou de New York pour les paysans roumains… Pas évidement, pour ceux qui leur achètent et qui stockent, puis le revende au prix fort (cela est réservé à l’ancienne nomenclature de Ceauscescu). De cette manière, nos amis de First Farms s’alignent sans se faire remarquer au prix du marché Roumain, prix donc bas, pour revendre à leur filiale, Slovaque… Et il faut bien comprendre aussi qu’il ne saurait pas trouver des céréales à ce prix en Slovaquie… Donc, d’un côté ils peuvent ou être très compétitifs avec cette manœuvre pour leur lait ou leur porc, ou ils peuvent dégager des marges plus importante que la moyenne !

Je pense que c’est vraiment très réfléchi.

actions machines agricoles

Pour la partie de terre non exploitées, oui c’est sans doute un peu de spéculation, mais peut-être aussi une question de rentabilité. Produire sur toute la surface à un coût, alors qu’ils n’ont besoin pour leurs animaux en Slovaquie que ce qui cultivent, soit la moitié des terres. Et comme vendre sur le marché Roumain n’est pas très rentable, puisque aux mains de quelques-uns, il faut alors un débouché international, ce qui implique à mon sens une infrastructure de stockage supplémentaire et donc des investissements qui n’en valent pas, peut-être, trop la chandelle. C’est d’ailleurs avec ce problème de stockage que les ex-communistes tiennent tous les paysans et petites coopératives par les co….lles !

Ok, ils produisent, mais n’ont pas d’infrastructure des stockages. Ceux qui leur achètent fixent donc les prix. S’ils ne sont pas contents, ils restent avec leurs céréales, stockées comme ils le peuvent, mais la marchandise se détériore très vite avec les chaleurs ou les bestioles…

Ma femme m’expliquait qu’il faut une aération importante dans un silo, car par exemple de mai à octobre, lors des chaleurs, le cœur du silo chauffe. Elle m’expliquait d’ailleurs que du temps de Ceauscescu, elle avait été appelée avec toute sa classe de primaire pour aérer le blé d’un silo et que c’était impressionnant.

Franchement, je trouve que c’est positif. Les terres non cultivées, c’est le plus qui vaudra sans doute un jour le double, donc de toute manière, un plus pour l’actionnaire normalement et un collatéral solide.

Je pense enfin que cette direction me semble avoir quelques qualités. A confirmer dans le futur, bien entendu.

Bien à vous. Pierre

Louis A.

Bon, alors, c’est quand que vous partez? :-)))

Il est même prêt à effectuer la réservation d’hôtel pour vous, ainsi que d’assurer le trajet entre l’aéroport et l’hôtel ! Que demande le peuple???

Franck

Je ne sais pas si les filles et la boisson seront offertes, car ce sont nos plus gros postes de dépenses… 🙂

Louis A.

Posez-lui donc directement la question!

 

En conclusion, nous pensons que vous venez de lire l’analyse corporate la plus brute qu’il soit, mais avec l’avantage d’offrir une très large palette de réflexions sur cette société. En tout cas, la plus large que nous avons présenté à ce jour.

En relisant notre débat, l’idée de vous en offrir un résumé, voir un compte-rendu synthétique comme à notre habitude, nous a semblé soudain trop réducteur. Nous espérons en tous cas que vous aurez pris autant de plaisir à lire nos élucubrations que nous en avions pris nous-mêmes au moment de les formuler.

Dans un troisième article (à paraître demain), vous trouverez enfin l’analyse financière de First Farms (réalisée en février 2012 mais pour laquelle nous n’avons pas noté de changements conséquents si ce n’est les dilutions potentielles liée au prêt convertible et sur lesquelles nous reviendrons).

A demain pour l’analyse financière proprement dite

 

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