Portefeuille au 30 Mai : 5 ans 187 jours

  • Portefeuille : VL 7,4924 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 641,57%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 92,19%
  • .
  • Rendement Annualisé : 43,81%
  • Rendement 2014 : 7,88%
  • Rendement 2013 : 20,74%
  • Rendement 2012 : 24,19%
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
  • Effet Devise Total : -0,85%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 130,3840 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 94,46%
  • Rendement Annualisé : 12,82%
  • Rendement 2014 : 5,67%
  • Rendement 2013 : 20,16%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel et que nos abonnés ont accès à l’ensemble des extraits de compte de notre club d’investissement qui démontrent la réalité des rendements affichés, nets de taxes boursières et d’impôts sous fiscalité belge

 

Mouvement(s) Hebdomadaire

Achat : –
Renforcement : –
Vente : de la Net-Estate ADDvantage Technologies avec une plus value de 25.83% en Euro en 917 jours

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

 
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Détails du Portefeuille

 

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Bas les masques – PV Crystalox

Nous revenons, ami(e) lecteur(trice), sur PV Crystalox, la société qui a fait l’objet d’une saga (excusez ce terme un peu pompeux) lors de cet article. Cet investissement nous a procuré (dividende net d’impôts et de taxes inclus) un rendement de près de +150%.

Voici ci-dessous l’analyse dont nos abonnés ont pu prendre connaissance dans notre lettre de novembre 2011.  Nous vous en souhaitons bonne lecture.

PV Crystalox Solar plc.

(London Stock Exchange, Ticker: PVCS.L / ISIN : GB00B1WSL509)

*** Eligible au PEA ***

I. Introduction

PV Crystalox Solar est un fabricant de plaquettes de silicium. L’entreprise fournit les fabricants de panneaux solaires à travers le monde.

Le silicium est produit à partir de quartz, un des minéraux parmi les plus répandus sur notre bonne vieille planète. La compagnie ne devrait donc pas rencontrer trop de problème d’approvisionnement.

La société fournit essentiellement du silicium dit « multi cristallin » qui est un silicium moins onéreux mais qui propose aussi un rendement un peu plus faible que le silicium dit « monocristallin ». PV Crystalox a été la première entreprise à développer ce procédé en 1996, procédé qui est devenu le standard du secteur.

investir dans le photovoltaïqueEnviron 2/3 de ses ventes se font vers la Chine et le Japon. Les autres principaux pays de destination des produits de la société sont l’Allemagne, Taïwan et le reste du monde. Les quatre principaux clients de PV Crystalox représentent les 3/4 du chiffre d’affaires.

En raison du ralentissement de la demande, la compagnie a annoncé que l’exercice 2011 se terminerait vraisemblablement en perte et a suspendu les activités de sa principale usine de production en Allemagne.

Bien évidemment, le cours s’est effondré et, comme nous l’expliquons dans notre édito, nous avons décidé de plonger sur l’occasion. Au passage, nous notons que Barclays a abaissé son objectif de cours, le faisant passer de 80 GBp à 8 GBp : un tel écart de valorisation, c’est vraiment ce qu’on peut appeler « avoir le compas dans l’oeil ».

C’est ainsi que l’équipe des daubasses a acheté quelques actions de PV Crysta-lox à un prix de revient, frais de courtage inclus, de 7,83 GBp, le 24 octobre 2011. Nous travaillons sur base des comptes arrêtés au 30/06/2011. Notez que les comptes sont publiés en euros mais que l’entreprise cote bel et bien en livres sterling.

II. La Valeur d’Actif Net Net (VANN)

Nous avons donc acquis un actif courant de 0,53 euros par action, duquel nous avons déduit les dettes qui représentent 0,32 euros par action. Nous avons également, en fonction de notre « pilotage semi-automatique », amputé la valeur des stocks de 0,01 euro par action en raison d’un ralentissement dans la vitesse de rotation des produits détenus. En fonction de ces éléments, la VANN s’établit donc à 0,198 euros par action.

III. La Valeur d’Actif Net Estate (VANE)

Nous avons relevé des immeubles acquis pour 0,03 euros par action que nous valorisons avec une marge de sécurité de 20 %. En ajoutant cette valeur à la VANN, nous obtenons une VANE de 0,2227 euros par action.

IV. La Valeur de Mise en Liquidation Volontaire (VMLV)

Nous revenons sur l’actif courant en relevant que la société détient de la trésorerie pour 0,206 euros par action. En déduisant les dettes financières, nous établissons la trésorerie de la société à 0,102 euros par action soit… largement au-dessus de notre prix d’achat. Nous avons donc acquis PV Crystalox en ne payant que l’argent qu’elle détient sur son compte en banque, le reste de l’exploitation étant financé uniquement par les dettes d’exploitation (autrement dit, sans que nous ne devions débourser d’argent pour l’acquérir).

actions du secteur solaireLa direction n’a pas acté de réduction de valeur sur les créances commerciales. Nous constatons également une légère amélioration dans les délais de paiements des clients de PV Crystalox : le délai moyen au 30/06 s’élève à 64 jours, alors qu’il a été en moyenne de 76 jours au cours des derniers exercices comptables. En raison de ce phénomène mais en tenant compte aussi de l’absence totale de provision pour créances douteuses, nous prenons une marge de sécurité de 20 % sur ce poste et l’amputons donc de 0,02 euros par action.

Nous constatons une très grosse augmentation du poste « stocks » traduisant un ralentissement significatif des ventes. Même si les produits de la société ne nous semblent pas vraiment « démodables », ce phénomène nous alarme un peu. En effet, au cours du dernier semestre, un article est resté en moyenne 136 jours dans le stock de l’entreprise alors que la moyenne des trois derniers exercices comptables s’élève à 107 jours. Certes, nous avons tenu compte de cet état de fait lors du calcul automatique de la VANN, mais une marge de sécurité supplémentaire améliorerait grandement la qualité de notre sommeil. C’est pourquoi, en plus du 0,01 euro de marge automatique, nous augmentons notre matelas de sécurité d’une somme équivalente à 20 % de la valeur de l’inventaire de PV Crystalox, soit 0,03 euros.

Au niveau de l’actif fixe, outre les immeubles abordés dans la VANE, nous relevons des installations industrielles et des constructions en cours pour une valeur amortie de 0,29 euros par action. Nous reprenons ce poste pour 25 % de sa valeur aux livres, soit 0,07 euros par action.

Un autre poste important de l’actif est constitué par les immobilisations financières détenues par la compagnie, immobilisations résultant essentiellement de dépôt en garantie effectués pour garantir les achats de silicium. Ces dépôts sont repris pour une valeur de 0,10 euros au bilan. Nous les reprenons après application d’une marge de sécurité « de principe » de 10 %, soit 0,09 euros.

Fidèles à nos habitudes, nous ne tenons pas compte des immobilisations incorporelles ou des impôts différés pour le calcul de cette valeur.

Hors bilan, nous avons juste relevé des engagements de loyers futurs à payer pour un montant de 0,02 euros par action.

Compte tenu de ce qui précède, nous établissons la Valeur de PV Crystalox Solar en cas de mise en liquidation volontaire à 0,31 euros par action.

V. La Valeur de la Capacité Bénéficiaire (VCB)

Nous décidons de prendre des pincettes pour calculer cette VCB et ce, pour deux raisons. La première, c’est l’annonce que l’année 2011 sera déficitaire, ce qui n’est pas arrivé au cours des 5 derniers exercices comptables qui sont ceux que nous prenons en compte pour le calcul de cette VCB. La deuxième raison, c’est que nous pensons qu’une partie de la croissance obtenue ces dernières années l’a été grâce aux aides étatiques, incitatives à l’installation de panneaux photovoltaïques. Nous pensons que l’état actuel des finances publiques ne permettra plus autant de soutien à la filière. Néanmoins, en considérant que PV Crystalox génère la majorité de ses ventes en Asie, ce dernier point reste à relativiser.

investissement dans les énergies renouvelables

Pour calculer la VCB de la société, nous moyennons donc les résultats d’exploitation des 5 dernières années et obtenons 0,18 euros par action. Nous amputons ce montant de 35 % à titre d’impôt forfaitaire sur le résultat. Nous actualisons ce montant à 24 % (un taux doublé par rapport à notre taux habituel pour tenir compte des éléments que nous venons d’évoquer) et ajoutons la trésorerie nette. La VCB de PV Crystalox s’établit ainsi à 0,59 euros par action.

VI. La Valeur d’Actif Net Rentable (VANTRe)

Nous calculons cette valeur qui est en fait la simple valeur de l’actif net tangible lorsque l’historique de la société nous démontre qu’elle est capable de générer du rendement avec ses actifs. C’est le cas de PV Crystalox Solar qui a généré, ces cinq dernières années, un rendement moyen sur capitaux investis de 32 %.

L’Actif Net Tangible de la société s’établit à 0,69 euros.

VII. Conclusions

A notre coût d’achat de 7,83 GBp (ou +/- 0,092 euros), nous avons obtenus une série impressionnante de marges de sécurité :

54 % sur la VANN

59 % sur la VANE

70 % sur la VMLV

84 % sur la VCB

87 % sur la VANTRe

De mémoire de daubassien, une telle série ne s’était jamais vue… en tout cas, certainement pas pour une société éligible au PEA ! Tout ça nous semble presque trop beau pour être vrai.

Et pourtant, nous pouvons vous assurer, cher lecteur, que nous avons cherché le piège avec assiduité… sans l’avoir trouvé.

Nous pensons que le marché anticipe en réalité parfaitement les mauvais exercices comptables à venir mais qu’il anticipe aussi une faillite de l’entreprise… faillite que nous éprouvons quelques peines à imaginer tant en raison de la solidité du bilan de l’entreprise (solvabilité de 85 %) que du savoir-faire qu’elle détient, des preuves qu’elle a apportées dans le passé sur sa capacité à générer de la rentabilité et aussi de ses principaux débouchés tous situés en Asie.

 

Portefeuille au 23 Mai 2014 : 5 ans 180 jours

  • Portefeuille : VL 7,3802 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 630,47%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 94,91%
  • .
  • Rendement Annualisé : 43,59%
  • Rendement 2014 : 6,26%
  • Rendement 2013 : 20,74%
  • Rendement 2012 : 24,19%
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
  • Effet Devise Total : -1,24%

.

  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 129,0473 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 92,46%
  • Rendement Annualisé : 12,65%
  • Rendement 2014 : 4,58%
  • Rendement 2013 : 20,16%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel et que nos abonnés ont accès à l’ensemble des extraits de compte de notre club d’investissement qui démontrent la réalité des rendements affichés, nets de taxes boursières et d’impôts sous fiscalité belge

 

Mouvement(s) Hebdomadaire

 

Achat : –
Renforcement : de la net-net 13° pour 1% du portefeuille. Au prix d’achat, ratio net-net 0.64, potentiel estimé 174%
Vente :  du fond fermé Vietnam Holding Ltd +84.11% en Euro en 929 jours

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création .
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Détails du Portefeuille
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Qui peut battre la performance des daubasses ? Nos abonnés (3e partie)

Depuis le 24 avril 2009, nous avons échangé plus de 6500 mails avec nos abonnés et lecteurs. Nous n’avions jamais imaginé au départ que la rencontre avec d’autres investisseurs puissent prendre une part aussi importante dans l’aventure « Daubasse ». Une manière d’investir finalement et quoi qu’on en dise plutôt « marginale ».

En fait, si nous sommes parvenus à créer des relations privilégiées basées sur le dialogue et l’échange, nous le devons sans doute à la ligne que nous avons choisie au départ, une ligne logique et de bon sens. Nous n’avons jamais voulu poser une relation maître – élève, voire investisseur « sachant » vs investisseur « ignorant » entre nos abonnés et nous et ceci tout simplement parce que nous ne savions pas plus qu’eux si la méthode que nous avions décidé d’appliquer avec nos propres deniers et en direct sur notre blog porterait ses fruits.benjamin graham

Le seul maître que nous connaissions était simplement Benjamin Graham. Nous tenons à dire que nous n’avons pas inventé le fil à couper le beurre. Nous nous sommes contentés de bien comprendre la théorie de Benjamin Graham, de l’ajuster avec les critères qui nous semblaient les mieux adaptés à nos personnalités, d’écrire le process que nous allions appliquer et qui a fait l’objet de très nombreux articles sur notre blog et ensuite d’appliquer ce process à la lettre.

Bien entendu, comme nous aimons aussi la créativité, nous avons aussi inventé quelques appellations « 100% Daubasse » comme la VLMV (pour Valeur en cas de Mise en Liquidation Volontaire), VANE (pour Valeur d’Actif Net Estate) ou VANTRe (pour Valeur d’Actif Net Tangible REntable).

Nous pensions aussi que toute personne dotée qu’un QI moyen était capable de comprendre la théorie de Benjamin Graham en lisant L’investisseur intelligent et en essayant de comprendre la comptabilité basique avec l’un ou l’autre bouquin comme, par exemple,  L’interprétation des Etats financiers de Benjamin Graham et Sprencer Meredith … ou encore en lisant la cinquantaine d’articles dans lesquels nous expliquons chaque point qui permet d’appliquer le process que nous nous sommes choisi avec des exemples concrets ainsi que les réponses que nous avons tenté d’apporter à nos questionnements.

En effet, pour déterminer un prix d’achat ou de vente par rapport aux actifs de la société, une décote sur la valeur net-net ou net-estate, il suffit de faire des additions, des multiplications, des soustractions ou des divisions en allant chercher quelques chiffres dans les postes du bilan.

Cinq ans et demi plus tard, nous n’avons pas changé d’un iota et nous pensons toujours que chaque investisseur décidé à appliquer la méthode d’investissement de Benjamin Graham doit d’abord faire l’effort de la comprendre, seul comme un grand, avec tous les outils à sa disposition.

Tout simplement parce qu’il doit l’adapter à sa personnalité d’investisseur, à l’ensemble de son patrimoine mais aussi aux sommes d’argent qu’il a décidé d’investir sur les Daubasses, à la fiscalité de son pays et à un tas d’éléments strictement personnelles. C’est pour cette raison que  « nous ne conseillons rien, nous expliquons juste ce que nous faisons, pourquoi nous le faisons, mais en aucun cas ce que vous devez faire ». Cette maxime que nous répétons à l’envi surprend parfois les nouveaux abonnés. Pourtant, une fois qu’on a compris notre ligne de conduite et admit le fait que nous fournissons principalement un travail de recherche et des analyses pour expliquer dans le détail pourquoi telle ou telle société correspond entièrement à nos critères, nous pouvons aller plus loin dans l’échange et le dialogue, d’investisseur à investisseur.

L’entretien qui va suivre va précisément vous amener au cœur de ce sujet et il constitue l’illustration de l’indépendance d’esprit de nos abonnés, au travail personnel qu’ils ont fourni à tous les niveaux et enfin à la performance qu’ils ont pu dégager.

investisseur en bourse

En effet, après l’approche de Daniel, c’est avec celle de Michel que nous vous proposons de faire connaissance. Michel est un artiste-plasticien et sculpteur professionnel. Il nous a fait le plaisir de nous autoriser à présenter quelques une de ses œuvres pour illustrer cet article.

Michel nous a contacté le 25 Juillet 2011 à 23H23 avec ce mail :

Bonsoir, Je souhaite m’abonner à votre formule PREMIUM. Merci de me préciser les modalités Cordialement Michel

Le 25 Juillet 2014, cela fera trois ans que Michel est abonné à notre lettre et donc 3 ans que nous échangeons régulièrement avec lui. Idées variées et confrontations de point de vue sur des sociétés ont donc été au menu. Ce n’est que lorsque nous avons demandé a Michel s’il acceptait cet interview, qu’il nous a parlé de son parcours professionnel et de son parcours d’investisseur… Et là, chère lectrice, cher lecteur, on peut dire qu’il y a de l’épaisseur !

Michel, Bonjour. cela nous fait vraiment plaisir que vous ayez accepté de répondre a nos questions. Et nous espérons surtout que votre expérience personnelle en matière d’investissement pourra offrir à tous ceux qui vous liront, des pistes de réflexion auxquels ils n’avaient pas pensées jusqu’à présent.

Equipe des Daubasses selon Benjamin Graham : Pourriez-vous vous présenter brièvement en tant qu’investisseur ?

Michel : La cinquantaine désormais passée, je pratique la bourse depuis 1992, soit 22 ans à me confronter aux marchés financiers avec plus ou moins de bonheur. Mais il s’agit d’un parcours plutôt atypique. A 30 ans, je travaille dans l’industrie quand il me faut gérer un portefeuille familial hérité sans y avoir été préparé. Devant moi, quelque chose d’inconnu : gérer un capital qui à l’époque dépasse notre logique de gens comme les autres. Une tâche immense s’ouvre à moi : comprendre la bourse et gérer de l’argent. Je n’y connais rien ! Je fais donc une formation en comptabilité et gestion d’entreprise. Le portefeuille n’a rien de « normal » : 170 lignes d’actions – 105 lignes d’obligations. J’installe donc ma « petite affaire » et je gère, en collaboration avec la banque. C’était avec le Minitel, Chronobourse en temps réel avec une box sur le téléviseur, le début de l’internet avec un abonnement à CompuServe. Bref, des temps antédiluviens… Sur le plan financier, j’ai fait de très belles opérations – profitant de la bulle internet des années 90-2000 – mais aussi une période où j’ai fait des investissements catastrophiques. Pour certains placements, j’ai tout perdu (quand on s’accroche trop à des valeurs « exotiques »). Ça forme, croyez-moi.

J’ai même testé le capital-risque… de manière parfois désastreuse (c’est surtout le risque qui s’est révélé être là). Fin des années 1990, après avoir réduit très sensiblement le nombre de valeurs, le portefeuille a presque doublé en 6 ans. De nombreuses plus-values servent alors à une diversification dans l’immobilier. Honorable performance pour quelqu’un qui n’y comprenait rien au début. Il faut dire aussi que cette période a été faste pour l’investissement. Rien ne semblait impossible…

EDBG : Pourriez vous nous expliquer comment vous investissiez avant de faire partie de la famille « Daubasse » ?

M : Mes livres de chevet étaient Si la Bourse m’était contée d’André Kostolany que j’avais en quelque sorte « reçu » en héritage et Et si vous en saviez assez pour gagner en Bourse de Peter Lynch que j’avais acheté parmi d’autres nombreuses revues et autres livres. Trouver sa méthode quand on débute n’est pas chose aisée mais j’ai inconsciemment, au fil du temps, fabriqué la mienne sur des principes simples.

Après avoir pratiqué, un temps l’analyse technique où je pense désormais que l’homme fabrique inconsciemment ses propres croyances à ce sujet, j’ai toujours investi dans des choses que je comprenais très rapidement (que fait la société, quel marché, suis-je consommateur de leurs produits…) sur les principes de Peter Lynch. Si au bout de 15 mn je n’avais toujours pas compris ce que faisait la société, je laissais tomber. Et au-delà des chiffres qui confortaient mon analyse, ce qui me portait à investir, c’était le constat réel que j’observais moi-même sur le terrain. Deux exemples simples : J’ai parcouru de nombreux kms sur la route toute ma vie et dans les années 95 j’ai remarqué qu’un transporteur devenait de plus en plus visible sur nos belles routes. C’était Norbert Dentressangle. J’ai rapidement étudié la chose et j’y ai investi. L’opération a été un succès. Pareil pour Sabaté à cette époque, fabricant de bouchons en liège. Quand vous êtes amateur de vin, que vous en consommez régulièrement et que vous constatez que le marché du vin est en expansion, alors on y investit là aussi avec succès. Mais il y a eu aussi des gamelles, investissements non validés par ma « méthode » et que je qualifie donc d’exotiques (mes « chinoiseries » personnelles) comme Stelax, fabricant d’aciers inox spéciaux, coté sur le marché libre français (notre OTC français) où le PDG était un « mafieux ». Ou encore Starnet, une fumeuse action de l’OTC américain dans le gaming en ligne aujourd’hui disparue, perte sèche là aussi !

Cela m’a conforté dans mon approche qu’avoir un « lien » tangible avec la société ne peut qu’améliorer ses propres performances : vous connaissez ou utilisez ses produits, vous voyez de visu ce qu’elle fait (magasins, site web…), vous avez un ami ou de la famille qui travaille dans la société, le business est simple et tout cela montre que l’entreprise fonctionne bien. Dans ce cas, c’est l’atout que vous possédez sur les autres, qui est d’une simplicité enfantine, qui va servir à tirer la performance vers le haut. Serait-ce utile, dans mon cas que je mentionne Microsoft, Apple ou Google ? En 1985, j’ai utilisé mon premier ordinateur HP dans la société ou je travaillais avec un système d’exploitation développé par une entreprise inconnue : Microsoft. Si j’avais su à l’époque… J’ai aussi raté comme ça Apple alors que j’avais bien vu leurs belles machines vendues dans les commerces dans les années 97-2000 lors de la résurrection de la marque et son come-back presque évident. J’ai aussi raté Google à l’introduction à 100$ et pourtant je l’utilisais tous les jours… Contres exemples criant de vérité sur le fait que l’on va parfois chercher trop loin les pépites que l’on a sous les yeux, qu’il suffit juste de ramasser et de laisser germer. Mais le raisonnement humain est parfois pernicieux, j’en ai donc souvent fait l’expérience.

oeuvre d'un abonné aux daubasses selon Benjamin Graham

EDBG : Qu’est-ce qui vous a poussé à tenter l’expérience d’un abonnement à notre lettre mensuelle ?

M : Ce qui m’a poussé à m’abonner, c’est que j’étais convaincu que votre approche me correspondait : des faits clairs et tangibles. Les miens sont principalement ancrés dans ce que j’observe sur le « terrain » ou dans un domaine technique ou un marché que je connais assez bien, les vôtres sur des chiffres qui donnent la réalité financière d’une entreprise avec le bonus de ce que l’on appelle « les valeurs à la casse ».

3 ans bientôt à m’aider de vos conseils ou normalement, je ne déroge pas à ma « règle » : investir dans une entreprise que je peux analyser rapidement, un business simple à comprendre. Si ce n’est pas le cas, je passe mon chemin et vos Daubasses n’y échappent pas. Cela a été très profitable pour moi et à ce jour c’est globalement très positif.

Les opérations que j’ai clôturées sur les daubasses :

10/07/13 – FFP : +27,4%

15/07/13 – NET ESTATE 9 : +34,4%

31/10/13 – FIRST FARMS : -17,3%

31/10/13 – REC SOLAR : +268,0%

02/12/13 – UKRAINE OPP : -11,4%

14/02/14 –  PV Crystalox : +21,2%

18/03/14 – SIGMATRON : +82,8%

 

Les valeurs toujours en portefeuille :

HOLDING 2 : +104,91%

HOLDING 5 : +77,63%

NET ESTATE 7 : +76,64%

REC SILICON : +66,74% (j’ai suivi l’opération de scission de REC)

PV CRYSTALOX SOLAR : +188,12% y compris versement du dividende exceptionnel

NET ESTATE 8 : +34,14%

PLAZA CENTERS : +0,17%

HOLDING 13 : -1,26%

MINE D’OR 14 : -7,62%

NETNET 12 : -16,37%

FONDS FERME 1 : -28,57%

NDLR : les valeurs « masquées » sont issues de notre portefeuille.

abonné à une lettre financièreEDBG : Qu’est-ce que vous faites précisément avec le travail de recherche que nous vous proposons et donc avec les analyses de sociétés, mais aussi les news ?

M : Désormais, mon temps consacré à la bourse s’est réduit ayant d’autres activités par ailleurs. Pour les daubasses, comme pour le reste, cela implique de cibler rapidement mes choix toujours sur mes critères de base sans pouvoir aller trop au-delà de vos analyses. Je m’en tiens donc à des faits simples : pertinence du business par rapport au marché global (niche, coûts d’entrée élevés, savoir-faire, management…), compréhension simple et rapide de l’activité, connaissance +/- poussée du secteur d’activité, timing d’investissement. Je considère que ma prise de décision sur un titre ne prend pas plus de 2 à 3 heures d’analyse dont lecture de vos dossiers et recherches personnelles sur le sujet.

Ensuite les news et l’évolution des cours me permettent de juger de la pertinence de mes choix mais il m’arrive d’aller à contre-courant de vos décisions (RecSolar ou PV Crystalox par exemple) où mes performances vont au-delà de ce que vous avez réalisé en vous basant uniquement sur la VANT ou d’autres critères de solvabilité. Moi je regarde dans ce cas-là, le marché global et ses perspectives.

EDBGQu’est-ce qui a radicalement changé dans votre manière d’investir, après être entré dans la famille Daubasse, par rapport à ce que vous faisiez avant ?

M : Je n’ai pas changé de méthode. Tout au plus, j’apprécie de disposer d’une analyse poussée d’entreprises « daubasses ». Analyse qu’il me serait impossible de faire par manque de temps bien qu’ayant les bases de l’analyse financière. D’autre part, aller à contre-courant du marché, sur des titres massacrés ou délaissés alors que les potentialités sont bien réelles me plait. Ayant l’esprit « contrarian », j’adhère totalement à ce type d’investissement même si j’attends parfois que le marché réveille une valeur pour y entrer (voir ci-après, le timing).

EDBG : Nous allons maintenant passer tous les critères de notre process en revue et vous demander si vous en tenez compte ou pas, voire quels sont vos critères personnels et pourquoi vous les avez ajustés de cette manière. Nous allons aussi vous demander l’importance que vous accordez à ce critère qu’il soit identique au notre ou qu’il soit entièrement modifié, en les notant de cette manière : Note 3 : très important. Note 2 : Important mais sans plus. Note 1 : Pas important.

Solvabilité de 40% minimum. Calcul : (Fonds Propres + Cash + Placement court terme) / Actif total ?

M : Note : 3

EDBG : Valeur d’Actif Net Tangible (VANT). Calcul : Fonds Propres – Intangible – goodwill – Impôt différé ? Est-ce que vous exigez une décote de 30% minimum pour acheter, en vous préoccupant d’autres valeurs ou pas comme la valeur net-net ou net-estate et est-ce que la VANT est pour vous un seuil de vente ?

M : Note : 2 – le pourcentage de décote est important à mes yeux mais la VANT n’est pas un seuil de vente pour moi, juste une indication. Il m’est arrivé de vendre en dessous de la VANT ou au contraire de conserver quand le seuil était dépassé. Je me base plus sur l’évolution du marché dans lequel intervient la société.

EDBGValeur d’actif Net-Net (VANN). Calcul : Actif Courant – Passif Total. Est-ce que vous exigez une décote de 30% minimum par rapport au cours de la société, ou pas ?

M : Note : 2

EDBG : Valeur d’Actif Net-Estate (VANE). Calcul : Actif Courant – Passif Total + 80% des immeubles et des terrains au coût d’acquisition. Est-ce que vous exigez une décote de 30% minimum par rapport au cours de la société, ou pas ?

M : Note : 3

EDBG : Est-ce que vous retraitez la VANN et la VANE, par rapport a un allongement de la durée de rotation des stocks ? Calcul : Stock moyen sur 3 ans / Coût des produits moyen sur 3 ans. Même calcul sur 1 an. Si la rotation sur 1 an est supérieure de 20% à la durée de rotation sur 3 ans, nous soustrayons la différence aussi bien de la VANN que de la VANE.

M : Note : 1 (je n’ai pas le temps de faire ce type d’analyse)

EDBGEst-ce que vous retraitez la VANN et la VANE par rapport à un allongement de la durée de paiement des factures clients ? Calcul : Créance moyenne sur 3 ans / Chiffre d’Affaire moyen sur 3 ans. Même calcul sur 1 an. Si la durée de payement sur 1 an est supérieure de 20% a la durée de payement sur 3 ans, nous soustrayons la différence aussi bien de la VANN que de la VANE.

M : Note : 1 (je n’ai pas le temps de faire ce type d’analyse)

oeuvre d'un adepte de l'analyse fondamentale

EDBG : Est-ce que la Valeur de Mise en liquidation Volontaire (VLMV) que nous présentons aussi dans nos analyses, vous est utile ? Calcul : Valeur de l’actif amputé de l’ensemble des dettes du bilan et hors-bilan dans l’hypothèse d’une liquidation volontaire de la société, c’est-à-dire dans l’hypothèse que les liquidateurs disposent de suffisamment de temps pour réaliser au mieux les actifs de la compagnie en question.

M : Note : 1 (je n’ai pas le temps de faire ce type d’analyse)

EDBG : Est-ce que la Valeur de la Capacité Bénéficiaire (VCB), quand il est possible de la calculer, vous est utile ? Calcul : Valeur actualisée des excédents de trésorerie générés par la société dans le cadre de son exploitation augmentée de ses actifs financiers et diminuée de ses dettes financières.

M : Note : 2

EDBG : Au niveau diversification, et donc du nombre de lignes, vous savez que nous prônons la diversification et que nous limitons les positions à 3,33% du total du portefeuille. Qu’est-ce que vous appliquez sur ce point ?

M : Mes positions en daubasses sont comprises entre 1,3% et 6% de mon portefeuille pour une moyenne qui se situe entre 2 et 3%. Ce qui correspond plus ou moins à vos critères.

art plastique

EDBGAuriez-vous des points à ajouter qui ne figurent pas dans le process et qui feraient partie de votre process ?

M : Simplifier autant que possible ! Quand je dis cela, c’est que je considère que nous sommes de plus en plus sollicités par de multiples stimuli (information, publicité, consommation, produits, technologies…). Vouloir tenir compte du flux permanent d’informations pour investir est impossible, ce serait illusoire et invivable. Chercher l’efficience avec le moins d’efforts possibles me parait essentiel (quitte à faire malheureusement des erreurs). Ce que j’appelle pour ma part la simplification volontaire. Il est donc nécessaire de trouver quelques sources fiables, être sélectif : si vous êtes un tant soit peu curieux avec quelques compétences financières et/ou techniques, vous êtes alors la première source, comme je l’ai expliqué avant. Et c’est la moins chère de toute, juste du temps. C’est de l’observation et un peu d’analyse.

Ensuite s’entourer de ce qui vous manque. Dans mon cas, les Daubasses, m’ont apporté la complémentarité à ma propre démarche dans un langage clair, formel et précis une fois par mois (suffisant pour du long terme). Cela veut dire aussi que c’est à l’investisseur de se forger ses propres convictions, ses propres méthodes (la mienne n’est pas transposable à 100% à un autre investisseur) avant de penser trouver le graal ailleurs. L’investissement ne fonctionne pas ainsi, c’est une affaire personnelle…la confier totalement à son banquier, par exemple, ne peut me convenir. Imagineriez-vous acheter de l’immobilier ou un lave-vaisselle via un intermédiaire sans rien voir, sans rien analyser, sans rien tester auparavant ? Et pourtant, nombreux sont ceux qui laissent leur banquier acheter telle ou telle action sans se préoccuper de rien ! C’est toujours étonnant quand il s’agit d’argent qui représente parfois le labeur de toute une vie. Ne pas s’en préoccuper soi-même alors que dans le même temps on peut passer une journée entière à comparer 15 lave-vaisselles à 700€ pour une économie de quelques dizaines d’euros me laisse perplexe.

EDBG Sur le renforcement d’une position. Vous savez que plus les marchés grimpent, plus nous devenons prudents et préférons ouvrir une nouvelle ligne qui pèse 1% voir 1,5% plutôt que directement 3,33% en nous disant que cela nous permettra de renforcer sur baisse des cours; en gros tout l’inverse du dicton : ne jamais essayer de rattraper un couteau qui tombe. De quelle manière renforcez-vous une position ?

M : Je suis très sensible au timing et j’observe les cours et les volumes, préférant renforcer sur une bonne nouvelle et une hausse (même sensible) avec de gros volumes quitte à rater 10 ou 15% plutôt que sur un cours qui plonge inexorablement vers le bas. Dernier exemple, hors daubasses, sur la FNAC ou je fais +45% en moins de 2 mois bien qu’ayant raté une bonne partie de la hausse depuis 6 mois. A noter, toujours suivant mes principes, que je suis adhérent de la FNAC et je note ce que je vois en magasin ou sur le site (m’étant tourné moi-même vers la FNAC pour mes achats depuis quelques mois en remplacement d’Amazon).

L’achat à bon compte n’est jamais certain et dans ce cas il faut savoir patienter longtemps, voire très longtemps, quitte à être en moins-value pendant un bon moment : Plaza Centers, le fonds fermé 1 ou la netnet 12 quoique pour cette dernière je crains que ce ne soit cuit pour tout le monde (NDLR : nous aussi). Ce n’est pas une stratégie qui me convient totalement. Est-il utile de bloquer 2 à 4% de son portefeuille pendant plusieurs mois sur un titre pour voir son analyse se révéler payante un beau jour ? Je ne suis pas certain car entre temps d’autres opportunités peuvent se faire jour que l’on peut alors rater. Il sera temps de rentrer quand le titre se réveille, quitte à rater le début de la hausse. Je préfère globalement un timing que je qualifie « de suiveur » à un timing de « dormeur ».Contrarian mais pas trop non plus…

EDBG De quelle manière agissez vous, par exemple, face une tromperie de la direction dans le bilan, comme ce fut le cas pour nos chinoises, voire pour quelques autres sociétés ?

M : Comment appréhender des faits que nous ne pouvons maîtriser ? La tromperie est parfois présente et le seul constat possible est : chute du cours, suspension, voire radiation… Il faut accepter ce risque inhérent à tout investissement et considérer perdre 2 à 3% de son portefeuille. Minimiser cela est possible en évitant les marchés peu réglementés (Marché Libre, OTC…) et on évite déjà une part du pire…ce que je fais désormais.

EDBGAvez-vous d’autres points que nous n’avons pas abordés et qui font partie de votre style de gestion personnelle ?

M : La « richesse » d’un homme ce sont ses expériences bonnes ou mauvaises et cela le porte à continuer à expérimenter toute sa vie. Rien n’est acquis à la bourse et comme l’a dit en son temps Kostolany : « 2×2 = 4, voilà un théorème infaillible dans les calculs de l’ingénieur mais pas dans ceux du spéculateur. Je dirais plutôt qu’à la bourse 2×2 font -1+5, ou 2×2 font 3+1 mais jamais 2×2 font 4. Puis tout rentre dans l’ordre : -1+5 valent bien 4, 3+1 aussi, on arrive au même résultat que l’ingénieur, avec la différence qu’avant que l’on ne prononce -1, la partie est perdue si l’on ne peut pas tenir… ». La clé est là pour investir : savoir tenir dans la durée.

EDBG : Merci Michel pour ce partage d’expérience.

 

 

 

 

Portefeuille au 16 Mai 2014 : 5 ans 173 jours

  • Portefeuille : VL 7,3904 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 631,48%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 93,26%
  • .
  • Rendement Annualisé : 43,81%
  • Rendement 2014 : 6,41%
  • Rendement 2013 : 20,74%
  • Rendement 2012 : 24,19%
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
  • Effet Devise Total : -1,63%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 127,1963 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 89,70%
  • Rendement Annualisé : 12,40%
  • Rendement 2014 : 3,08%
  • Rendement 2013 : 20,16%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel et que nos abonnés ont accès à l’ensemble des extraits de compte de notre club d’investissement qui démontrent la réalité des rendements affichés, nets de taxes boursières et d’impôts sous fiscalité belge

 

Mouvement(s) Hebdomadaire

Achat : –
Renforcement : de la mine d’or Canadienne n°10, pour 0.50% du portefeuille. Potentiel estimé 263 %
Vente : –

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

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Détails du Portefeuille

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1-Portefeuille-valeurs-décotées-net-net-Buffett-Graham

2-Portefeuille-Schloss-value-netcav-Indépendance financière

3-Portefeuille-affaire-gagner en bourse-s'enrichir

 

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Question des lecteurs … ou plutôt critique d’un abonné : épilogue

Nous revenons, ami(e) lecteur(trice), sur cet article de novembre 2011. Eh oui, 2 ans et demi déjà.

Dans cet article, un abonné nous faisait part de ses reproches quant à notre timing d’achat sur deux de nos lignes.  Sur le premier achat, il nous expliquait être finalement sorti de sa position moyennant moins-value de 10 % et sur l’autre, il nous faisait part de ses inquiétudes parce que cette ligne était déjà en moins-value latente de 25 %.

abonné lettre financière

A l’époque, nous n’avions pas dévoilé le nom de ces deux sociétés puisque nous restions à l’affut, pour nous mais aussi pour nos propres abonnés, afin d’opérer d’éventuels renforcements à bon compte.

Mais nous avions expliqué que le « timing de marché » ne faisait pas partie de notre process. Nous disions que, lorsqu’un titre a dévissé pour atteindre une valorisation ridicule, ce dernier ne va pas nécessairement se mettre à monter simplement parce que la célébrissime équipe des daubasses l’a acheté. Il peut très bien continuer sa descente et présenter des valorisations encore plus ridicules.

A l’époque, nous ne pouvions évidemment connaître l’issue de ces investissements et ils auraient très bien pu « mal tourner » mais nous avions néanmoins conclus en écrivant ceci : « nous sommes sincèrement désolés de la déception de notre abonné… mais absolument pas par les deux achats que nous avons réalisés car ils répondent chacun parfaitement aux trois points cardinaux de notre philosophie d’investissement (achat sous la valeur des collatéraux tangibles détenus par la société, sociétés faiblement endettées, pondération maximale de 3,3 % de la valeur de notre portefeuille sur une seule ligne). Certes, l’application de ces règles ne nous met pas « à coup sûr » à l’abri d’un déboire, peut-être même qu’il s’agit là de mauvais investissements… Mais nous avons la conviction dans ce cas que ce n’est pas l’évolution à court terme de la valorisation qu’en fait Mr Market qui nous l’indiquera. »

Aujourd’hui, nous pouvons non seulement vous indiquer quelles étaient ces deux fameuses sociétés mais aussi vous présenter le résultat du dénouement de ces positions.

La première société, c’est Books-A-Million, une chaîne de librairie américaine. Certes, nous avions été déçus par le prix proposé par l’acquéreur au moment où il a lancé son OPA mais, néanmoins, en euros et frais de courtage et taxes incluses, cette opération s’est soldée par une plus-value de 21,5 % en 5 mois et demi, certes pas le « jack pot » mais une opération relativement satisfaisante malgré tout.

Quant à la 2e société, il s’agit de PV Crystalox, une entreprise fabriquant du silicium destiné aux constructeurs de panneaux photovoltaïques. Nous avons une « tendresse » particulière pour cette entreprise.  Une petite chronologie des faits …

analyse financièreIl était aux environs de 18 heures, le dimanche 23 octobre 2011 et, malgré une traque intense, toute la journée avait été vide de nouvelles trouvailles quand nous nous sommes donc arrêtés sur PV Crystalox Solar. L’idée de l’activité dans les panneaux solaires ne nous a pas enthousiasmés car en général ces sociétés sont trop endettées pour nos critères de sélection. Le premier contrôle (chinoise ou pas chinoise ?) a été passé avec succès: la société était bien anglaise … bonne nouvelle ! Coup d’œil ensuite sur l’activité: c’est un fabriquant de « gaufres » au silicium basées sur le procédé « multicrystalin » qui est en fait la composante majeure du panneau solaire. Tiens, ça change un peu du simple producteur de panneaux solaires ! Petit coup d’œil sur leur marché : mondial, en Europe, une usine au Japon pour l’Asie…

Nous nous sommes ensuite lancés dans les chiffres. La société cotait le vendredi 21 octobre, à la clôture des marchés, à 7.54 pence. Nous découvrons alors une décote d’environ 50% sur l’actif Net-Net. Notre premier réflexe est de penser que l’actif courant est composé principalement d’un énorme tas de galettes au silicium inscrit en stock et qu’il ne sera pas évident à évaluer. Et bien pas du tout ! Le plus gros poste de l’actif courant, ce sont, tenez-vous bien, « des liquidités », pour environ 20 pences, soit près de 3 fois le cours !!! Nous tombons ensuite sur de l’immobilier en propriété à une valeur d’acquisition d’environ 3 pence par action. Ce qui offre une décote sur la valeur Net-Estate de 58%. A ce moment,  nous commençons à penser que c’est une belle trouvaille. Mais quand nous constatons que la société accuse certes une perte trimestrielle assez légère mais qu’elle a aligné les 5 derniers exercices (clôturés au 31 décembre) avec des profits nets, nous sommes littéralement sidérés. Et l’adrénaline monte vraiment quand nous calculons sa « VANTRe » : le rendement moyen du capital investi (ROCI) de ces 5 dernières années s’élève à 32.31% ! C’est la première société depuis le début de l’aventure qui est à être à la fois une Net-Net avec une décote de 50%, une Net-Estate et une VANTRe !!

La phase suivante c’est de nous demander où est le problème et surtout la taille de ce problème car même si les chiffres ont l’air très beaux, nous pouvons très bien décider de ne pas entrer cette société dans nos listes à cause d’un problème majeur…

C’est alors que le chasseur de « Daubasse »commence ce qu’il fait plutôt rarement car il privilégie la quantité de sociétés « retournées » aux recherches plus approfondies : il commence à consulter les annonces de presse concernant PV Crystalox Solar… Et trouve une brève annonçant un ralentissement de la vente de panneaux solaires au niveau mondial. Et aussi que l’année 2011 pourrait se solder pour PV Crystalox Solar par une perte. Rien de bien méchant. Du moins à première vue. Nous remarquons aussi que le plus haut cours sur 52 semaines a été de 67 pence, en gros très légèrement au-dessus de sa valeur d’Actif Net Tangible que nous venons de calculer…

Ce qui est toujours paradoxal quand on trouve des sociétés « massacrées », et le mot dans le cas de PV Crystalox Solar n’est pas exagéré, c’est que l’on oscille sans cesse entre jubilation et perplexité, d’autant plus quand le cours a chuté de 90% sur ses plus haut à 52 semaines !

En vérifiant les volumes échangés sur la société au cours des 30-40 derniers jours, nous remarquons que le cours de la société a chuté de 42% entre jeudi 20 octobre et la clôture de vendredi 21 octobre… dans un volume de 13 millions d’actions échangées, alors que la moyenne sur 3 mois est de 718 milles actions échangées par jour, soit 18 fois plus. A première vue, cela sent donc le largage massif d’un « zinzin ».

Nous pensons à ce moment-là que c’est une occasion des grands jours et que le cours rebondira peut-être dès lundi matin. Et qu’il serait vraiment dommage de rater une aussi belle occasion. Mais évidemment, le « traqueur » qui est dans un état de fatigue avancé n’est plus en mesure intellectuellement d’aller plus loin dans une analyse de la société. D’autant plus qu’à ce stade, son biais psychologique est évidemment positif.

Il décide alors d’écrire un mail aux autres membres de l’équipe pour qu’ils entrent le plus rapidement en action pour une analyse approfondie mais il est 22 heures et nous sommes dimanche. Le traqueur décide d’intituler le message « A analyser en urgence ». Le message envoyé aux collègues donne juste quelques chiffres et indique le fait que le cours de la société a perdu 42% sur la journée de vendredi. Et qu’il serait peut-être opportun, si une analyse plus approfondie peut être bouclée, d’acheter cette société à l’ouverture des marchés le lendemain, lundi.danger de l'investissement en bourse

A 23h55, une réponse laconique est envoyée aux autres membres de l’Equipe : « J’ai commencé à analyser mais si ma copine me chope à cette heure-ci sur mon PC, je suis mort ». Et là, on ne peut pas s’empêcher de trouver que c’est grandiose. Un membre de l’Equipe est prêt à mettre sa « vie… amoureuse » en danger, pour commettre une énième analyse: le moment est palpitant ! Une heure plus tard, un autre mail informe que c’est une belle « occase » ! (Ouf, il ne s’est pas fait chopper) et qu’à part des pertes trimestrielles, voire annuelles possibles et un ralentissement de la demande de panneaux solaires, il n’y a rien à signaler, pas de litiges, pas de hors bilan, rien.

lire les annexes du rapport financierA 6h30, le lendemain, un autre membre entre en piste, en écrivant un mail qui reflète bien la méfiance permanente de l’équipe des Daubasses et son exigence d’objectivité : « C’est trop beau pour être vrai, il y a certainement un « stuut » quelque part. En plus, je n’ai pas beaucoup de temps ce matin car je dois préparer une réunion, je reprends le bilan trimestriel mais pourrais-tu vérifier dans le bilan annuel 2010 et 2009, s’il n’y a pas de litiges, voire une autre entourloupe? ».

La machine « Daubasse » est donc en route et à 8h30, après le bilan des deux analyses parallèles desquelles rien de négatif n’a émergé, il est décidé de lancer un ordre d’achat dès l’ouverture sur PV Crystalox Solar. En étant persuadé que le marché s’est une nouvelle fois trompé sur le cours de la société par rapport à sa valeur.

Nous achetons donc ce jour-là 43 500 actions à un prix de revient de 7,83 pences, taxe de bourse et frais de courtage inclus.

Néanmoins, malgré l’importance de la marge de sécurité, le cours de l’action continue alors à se « kracher ».

Le 18 novembre, nous recevons donc le fameux message de notre abonné mécontent… mais nous restons, quant à nous, absolument imperturbables… comme d’ailleurs la majorité de nos abonnés. Au contraire, vu l’importance du collatéral, nous nous disons que cette chute pourrait nous apporter quelque chose de bon…

Et effectivement, le 29 novembre, le cours de l’action a perdu 50 % par rapport au cours auquel nous avions initié notre position. Nous décidons alors de renforcer et  écrivons à nos abonnés : « nous avons renforcé notre position en PV Crystalox Solar : une chute du cours de plus de 50 % par rapport à notre premier achat nous offre une opportunité encore plus grande d’obtenir de la décote. A notre connaissance, rien n’a changé par rapport à notre analyse initiale. Les raisons qui nous avait poussés à effectuer notre premier achat sont toujours bien là et, si l’opportunité paraissait belle à 7,80, elle le semble plus encore à 3,90 (qui est le prix que nous venons de payer). 

A priori, c’est le secteur solaire dans son ensemble qui est frappé d’ostracisme par Mr Market : les surcapacités en Europe et la concurrence pas toujours loyale des producteurs de l’empire du milieu mettent les fabricants européens de panneaux sous pression et par ricochet… les producteurs de galettes de silicium. Ceci dit, nous pensons que PV Crystalox dispose d’une solvabilité suffisante pour « voir venir » et nous constatons que la direction n’hésite pas à prendre des mesures radicales en fermant purement et simplement les usines en sous-production. »

Nous doublons donc notre position et ramenons notre prix de revient à 5,93 pences.

Et le temps passe….

En février 2012, nous apprenons que le prix des composants des panneaux solaires est en augmentation … et le cours de PV Crystalox commence lui aussi à prendre une phase ascendante.

En avril 2012, nous disposons du rapport annuel préliminaire. Nous constatons alors que notre fabriquant de galettes de silicium souffre mais est loin d’être à l’agonie. Sa valeur patrimoniale est bien entendu en recul mais relativement contenue si l’on se réfère à « l’éclipse tsunamienne » qui sévit sur le secteur de l’énergie solaire. Sa valeur d’actif Net-Net s’établit à ce moment à 9.36 pence, tandis que sa valeur Net Estate est de 11.48 pence. Sa valeur d’actif Net Tangible est de 40.34 pence. C’est un recul de 25%.

Au niveau du compte de résultat, le chiffre d’affaires est en recul de 16% mais la société parvient quand même à dégager un profit avant taxe de 1.35 pence, ce qui n’est quand même pas rien. Au final, la société enregistre une perte nette par action de 1.14 pence.

Enfin, nous constatons que la société possède encore 20.84 pence de liquidités par action. Ces liquidités étaient lors de notre analyse, l’un des points les plus importants du bilan de la société, car c’était selon nous, l’arme ultime qui permettrait à la société de pouvoir émerger après la crise.

A cette époque, nous restons donc très confiants sur PV Crystalox Solar, d’autant plus que la concurrence commence à être éliminée tout doucement. En effet, nous avons lu çà et là que certaines sociétés actives dans le solaire mettaient la clé sous la porte, voire arrêtaient la fabrication de galettes de silicium. C’était notamment le cas de REC, l’autre société du secteur que nous possédions alors en portefeuille.

Le 18 mai 2012, nous apprenons que la résiliation d’un contrat d’un client de PV Crystalox Solar rapporterait à la société 90 millions d’euros ou encore 18 pences par action. C’est évidemment une bonne nouvelle qui permet à la société de pratiquement doubler son cash disponible (38 pence / action) et augmente à notre avis la résistance de la société dans cette crise du solaire.

Dès cette nouvelle connue, le cours a également doublé. Ce qui a eu pour effet dans notre portefeuille de passer d’une moins-value de -25% à une plus-value de +55% aujourd’hui.

En août 2012, nous prenons connaissance des comptes semestriels qui sont plutôt positifs : malgré un chiffre d’affaires en chute vertigineuse, la valeur d’actif Net-Net est de 12.83p, la valeur Net-Estate s’établit à 14.79p et la VANT de 36.40 p. Mais le véritable tour de force de la direction, c’est finalement le fait que sans une charge exceptionnelle de 44.7 millions sur leur usine allemande, PV Crystalox aurait réussi à dégager un EBIT positif. La direction nous explique que cette charge a été calculée en fonction d’une prévision sur les flux de trésorerie qu’aurait dû générer l’usine. Elle nous informe également qu’elle analyse toutes les options sur cette usine de production de silicium, fermée dès le début de la crise du solaire. Entendons que cette usine pourrait éventuellement être vendue. Une charge exceptionnelle reste dans un premier temps une écriture comptable sans conséquence pour la trésorerie de la société, qui s’élève à ce moment-là à 23.74 p, soit plus de 3 fois son cours de l’époque de 8 pences.  Qui a dit que les marchés sont efficients ?

Les comptes 2012 publiés en mars 2013 nous apprennent donc l’importance de la perte anticipée par le marché : la VANT s’établit alors à 0.22€ ou 19.36 pence, la valeur net-net de la société est de 0.14€ ou 12.32 GBp et sa valeur Net-estate est de 0.17€ ou 14.44 GBp.

Les revenus de la société ont diminué de 78%, à 46 millions d’euros et le résultat final se solde par une perte de 122 millions d’euros ou de 0.29€ par action, ou encore de 24.54 GBp par action.

Néanmoins, nous pensons alors que le tableau est moins sombre qu’il n’y parait car en fait la direction a acté des dépréciations et amortissements pour la somme totale de 173 millions d’euros. Or nous savons que les dépréciations et les amortissements sont des écritures comptables qui ne viennent pas affecter les liquidités d’une société. La direction a donc d’abord acté des dépréciations de 90 millions sur les unités de production et les machines, ce qui évidement ampute la valeur patrimoniale de la société. Ensuite, elle a réduit la valeur du stock de 41.5 millions, principalement pour l’ajuster au prix du marché, bien plus bas, bien évidement. Enfin, elle a provisionné 42 millions d’euro sur le poste de créances commerciales. Cette charge sur les clients n’est pas due au non-paiement des factures mais principalement aux contrats où les prix étaient largement supérieurs aux prix de production, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Et la direction anticipe que ces contrats devront être ajustés par le bas.

Nous avions donc l’impression que la direction avait fait un gros nettoyage de bilan pour s’adapter au mieux aux conditions difficiles de marché. Et, fait assez remarquable, si nous faisons abstraction de ces diverses dépréciations, l’EBIT de sa société ressortirait en positif.

En mai 2013, la direction annonce son intention de distribuer un dividende de 7,25 pences par action (et donc, largement supérieur à notre prix d’achat brut). Néanmoins, elle explique qu’elle cherche une piste pour optimaliser fiscalement cette rétribution. A ce moment, le cours de la société s’établit à 12 pences. Ce dividende correspond à la somme de 93 millions € reçus par la société l’année passée en dédommagement de la rupture d’un contrat avec un client. La direction ne trouvant pas d’opportunité pour investir cette somme a donc décidé de retourner l’argent aux actionnaires.

Août 2013 : La direction de PV Crystalox Solar annonce qu’elle est parvenue à se débarrasser de la fameuse usine allemande de Bitterfeld dont elle avait arrêté l’activité en novembre 2011 face à la crise du solaire qui faisait rage. En trouvant un repreneur : les allemands de Silicon Products. La société, qui avait provisionné 78 millions de charges pour la fermeture de l’usine (dans son bilan annuel 2012), annonce que cela lui coûtera nettement moins cher que prévu, puisqu’elle ne devra pas rembourser les aides et subventions octroyées de 18 millions euros, sans parler des coûts de licenciement car le repreneur garde le personnel. Le coût final de la fermeture de cette usine est donc de 12 millions euros, soit 6.5 fois moins que les charges prévues à cet effet et inscrit dans le bilan annuel 2012 de la société. Nous avions là, si c’était encore nécessaire, une nouvelle preuve que la direction de PV Crystalox travaille pour ses actionnaires de manière optimale.

Le feuilleton du dividende exceptionnel se poursuit en septembre 2013 : l’histoire n’est pas facile à déchiffrer  mais nous comprenons que toutes les actions de la société vont être transférées dans une autre catégorie de cotation pour permettre de payer ce dividende de 7.23GBp de manière fiscalement optimisée mais aussi pour augmenter la flexibilité en cas de cession d’activité. Nous comprenons aussi que ce transfert d’actions aura aussi un impact sur notre propre portefeuille puisque nous allons recevoir 5 nouvelles actions pour 13 anciennes.

Le 16 décembre 2013, nous recevons finalement le dividende de 7.2499 Gbp sur notre compte. La bonne nouvelle pour notre portefeuille c’est que nous n’avons subi que l’impôt belge de 25% au lieu des habituels doubles précomptes britanniques et belges et ce, grâce au montage fiscal imaginé par la société. Même après retenue de cet impôt, nous pouvons considérer que les actions que nous détenons en portefeuille sont à ce moment-là quasi gratuites.

Enfin, le 31 mars 2014, une belle aventure se termine : la VANT de la société ayant été atteinte, nous avions placé un stop loss pour tenter de suivre son envolée mais celui-ci a été enfoncé C’est donc la fin de l’histoire pour cette société, achetée en plusieurs fois en 2011 et en plein dans la phase « couteau qui chute ».

Le temps des conclusions est donc arrivé.

Tout d’abord, les chiffres : en tenant compte du change, des frais de courtage et des taxes de bourse, nous avons déboursé il y a deux ans et demi, la somme de 6 030,74 euros pour acquérir nos actions PV Crystalox. Fin 2013, nous encaissions donc un dividende net d’impôt d’un montant presque équivalent, de 5 592,59 euros précisément. Enfin, le 31 mars, lors de la vente de notre participation, nous avons encaissé la somme de 9 230,89 euros. Nous avons donc multiplié par presque 2,5 notre investissement de départ, ce qui nous semble très satisfaisant pour un investissement qui a fait se demander à une (minuscule) partie de nos abonnés si nous n’avions pas perdu la raison.

Mais surtout, nous avons la confirmation de ce que nous expliquions à l’époque :

–          D’une part, la volatilité des cours fait partie intégrante de notre approche. Nous dirions même qu’elle est nécessaire à notre approche. Nous ne dénombrons plus le nombre de sociétés dont le cours a perdu 20,30 ou même 50 % après que nous ayons acheté leurs actions et qui, au final, se sont avérées être des « multiples baggers ». Investir en daubasse, par essence, c’est précisément accepter une forte volatilité des lignes que l’on détient.

 

–          D’autre part, c’est précisément notre process qui nous permet de vivre sereinement cette volatilité. Et ce process nous dit de n’investir que sur des sociétés qui nous proposent un gros collatéral tangible en garantie de notre investissement.  Il nous dit aussi d’éviter les sociétés surendettées et, enfin, il nous interdit de surpondérer sur des « convictions » en limitant notre investissement sur une seule ligne de notre portefeuille à 3,3 % du total. Ce dernier point, que nous avons déjà mis en exergue à de multiples reprises sur ce blog boursier, est d’une importance capitale car il est parfois possible que des sociétés qui répondent aux critères de sous-évaluation et de solvabilité ne « tournent » pas comme nous l’aurions souhaité. Ce phénomène est rare  mais pas impossible et nous vous en présenterons un exemple prochainement.

Dans un prochain article, vous pourrez découvrir l’analyse que nous avions mise à disposition de nos abonnés au moment de notre achat.

 

Portefeuille au 9 Mai : 5 ans 166 jours

  • Portefeuille : VL 7,3600 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 628,47%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 92,38%
  • .
  • Rendement Annualisé : 43,89%
  • Rendement 2014 : 5,97%
  • Rendement 2013 : 20,74%
  • Rendement 2012 : 24,19%
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
  • Effet Devise Total : -2,55%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 126,2709 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 88,32%
  • Rendement Annualisé : 12,30%
  • Rendement 2014 : 2,33%
  • Rendement 2013 : 20,16%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel et que nos abonnés ont accès à l’ensemble des extraits de compte de notre club d’investissement qui démontrent la réalité des rendements affichés, nets de taxes boursières et d’impôts sous fiscalité belge

 

Mouvement(s) Hebdomadaire

Achat : –

Renforcement : –

Vente : –

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

 

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Détails du Portefeuille

 

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Les chroniques de l’investisseur chronique : quelques règles de money management

chronique investisseurCe texte fait partie de la série proposée par notre ami-chroniqueur Laurent Muller.

Même si nous ne partageons pas tout-à-fait les mêmes principes d’investissement, nous nous sommes trouvés énormément de points communs et les raisonnements développés par Laurent nous ont paru marqués par le sceau du bon sens.

Il nous a semblé intéressant de vous faire profiter de ces raisonnements et c’est la raison pour laquelle Laurent tiendra, sur ce blog et à intervalles réguliers, une chronique présentant ses principes d’investissement.

Ce sera l’occasion de débattre avec l’équipe des daubasses mais aussi avec vous, ami( e) lecteur(trice) des sujets qui seront développés par notre ami.

 

 

J’ai listé dans cet article quelques règles de money management que j’utilise et que je soumets à votre analyse critique.

 

Le paradoxe de l’actionnaire débutant

Il existe un paradoxe pour le débutant, en bourse (s’il investit tout son capital en bourse, en une fois). Alors qu’il est le moins expérimenté et donc le plus fragile, la performance qu’il va réaliser à ses débuts va avoir le plus fort impact. S’il perd la moitié de son capital investi (- 50 %), il lui faudra multiplier ce capital par deux (donc réaliser une performance de + 100 %) pour revenir à une performance nulle. Si, à l’inverse, il commence par doubler son capital (+ 100 %), et qu’il perd la moitié du montant de son capital initial (- 25 %), il aura malgré cela réalisé une performance de 150 %. Ces effets sont des propriétés des exponentielles. Il est donc essentiel d’avoir une excellente performance au départ, lorsque l’investisseur est le moins expérimenté.

 

Education financière

Avoir des idées globalement justes des principes de l’investissement sur les marchés et sur l’investissement lorsque l’on souhaite investir son patrimoine en actions (ou ne commencer par investir qu’une fraction faible de son capital pour acquérir les connaissances indispensables avant d’investir plus largement).

 

Situation initiale équirépartie

Ma situation de départ était un portefeuille avec une équirépartition de mon capital sur 20 lignes, permettant une diversification et limitant l’impact d’une faillite, qui aurait alors représenté 5 % de mon capital.

 

Positions longues et positions courtes

Il existe une asymétrie favorable aux positions longues sur les positions courtes. En effet, postulons que pour une action, il est équiprobable de multiplier ou de diviser son capital par deux, les propriétés des exponentielles donneront une espérance de gain de 125 % (et non de 100 %). Une autre manière d’exprimer ce phénomène, aux limites, est d’observer que la perte maximale est le capital investi mais le gain potentiel est illimité. Il est plus probable qu’une action double de prix que l’entreprise correspondante ne fasse faillite.

 

Surpondération des lignes évoluant positivement

Avec le temps, la pondération des lignes va évoluer et les actions dont le prix a le mieux progressé vont être surpondérées. Leur potentiel ira cependant en diminuant, jusqu’à la vente. Le réinvestissement des liquidités issues de la vente permet alors d’acheter une ou plusieurs autres actions à fort potentiel combinant surpondération et potentiel.

 

La chute des prix

Il faut être préparé psychologiquement à la faillite pure et simple de certaines de ses actions et à des variations importantes de son capital et ne pas s’en émouvoir. Le prix de mon portefeuille est déjà descendu de 40 % par rapport à des extremums relatifs sans que cela ne me perturbe. Et je suis aujourd’hui, malgré cela, à un plus haut historique avec une performance décente.

 

Ne cédez par à la panique

L’investisseur n’est pas obligé de vendre quand le marché est dépressif et présente des aberrations manifestes. Ce n’est pas parce qu’un passant me propose d’acheter ma voiture à 100 euros alors que j’estime qu’elle en vaut 5 000, que je suis obligé de la lui vendre à ce prix, ni même une raison d’être déprimé ou inquiet: si le marché est fou, ne sombrez pas à votre tour dans la folie. Après tout, il s’agit d’une voiture dont la valeur est supérieure au prix qui m’est proposé. Profitez plutôt de ces moments-là pour acheter si vous avez des liquidités ou vendre des lignes qui sont proches de la réalisation de leur potentiel pour en acheter d’autres plus prometteuses.

 

Stop limite

Je n’utilise pas d’ordre stop limite et laisse évoluer mes actions librement à la hausse comme à la baisse. J’ai simplement un stop mental à la hausse correspondant à un objectif de prix de vente.

 

Conclusion

Un investissement en actions se prépare avant de prendre position. Il sera par nature soumis à des variations de prix importantes. Il faut y être préparé et ne pas s’en émouvoir, diversifier pour limiter le risque et investir lorsque l’espérance mathématique est positive.

Dans un prochain article, j’expliquerai mon approche de l’investissement en actions.

Portefeuille au 2 Mai 2014 : 5 ans 159 jours

 

  • Portefeuille : VL 7,4692 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 639,28%
  • .
  • Potentiel Estimé VANT / Cours 89,12%
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  • Rendement Annualisé : 44,46%
  • Rendement 2014 : 7,55%
  • Rendement 2013 : 20,74%
  • Rendement 2012 : 24,19%
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
  • Effet Devise Total : -2,75%

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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 126,1269 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 88,11%
  • Rendement Annualisé : 12,32%
  • Rendement 2014 : 2,22%
  • Rendement 2013 : 20,16%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

 

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel et que nos abonnés ont accès à l’ensemble des extraits de compte de notre club d’investissement qui démontrent la réalité des rendements affichés, nets de taxes boursières et d’impôts sous fiscalité belge

 

Mouvement(s) Hebdomadaire

Achat : –

Renforcement : –

Vente : –

 

Performance mensuelle du portefeuille depuis sa création

 

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Détails du Portefeuille

 

1-Portefeuille-valeurs-décotées-net-net-Buffett-Graham

2-Portefeuille-Schloss-value-netcav-Indépendance financière

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