Les chroniques de l’investisseur chronique : quelques règles de money management

chronique investisseurCe texte fait partie de la série proposée par notre ami-chroniqueur Laurent Muller.

Même si nous ne partageons pas tout-à-fait les mêmes principes d’investissement, nous nous sommes trouvés énormément de points communs et les raisonnements développés par Laurent nous ont paru marqués par le sceau du bon sens.

Il nous a semblé intéressant de vous faire profiter de ces raisonnements et c’est la raison pour laquelle Laurent tiendra, sur ce blog et à intervalles réguliers, une chronique présentant ses principes d’investissement.

Ce sera l’occasion de débattre avec l’équipe des daubasses mais aussi avec vous, ami( e) lecteur(trice) des sujets qui seront développés par notre ami.

 

 

J’ai listé dans cet article quelques règles de money management que j’utilise et que je soumets à votre analyse critique.

 

Le paradoxe de l’actionnaire débutant

Il existe un paradoxe pour le débutant, en bourse (s’il investit tout son capital en bourse, en une fois). Alors qu’il est le moins expérimenté et donc le plus fragile, la performance qu’il va réaliser à ses débuts va avoir le plus fort impact. S’il perd la moitié de son capital investi (- 50 %), il lui faudra multiplier ce capital par deux (donc réaliser une performance de + 100 %) pour revenir à une performance nulle. Si, à l’inverse, il commence par doubler son capital (+ 100 %), et qu’il perd la moitié du montant de son capital initial (- 25 %), il aura malgré cela réalisé une performance de 150 %. Ces effets sont des propriétés des exponentielles. Il est donc essentiel d’avoir une excellente performance au départ, lorsque l’investisseur est le moins expérimenté.

 

Education financière

Avoir des idées globalement justes des principes de l’investissement sur les marchés et sur l’investissement lorsque l’on souhaite investir son patrimoine en actions (ou ne commencer par investir qu’une fraction faible de son capital pour acquérir les connaissances indispensables avant d’investir plus largement).

 

Situation initiale équirépartie

Ma situation de départ était un portefeuille avec une équirépartition de mon capital sur 20 lignes, permettant une diversification et limitant l’impact d’une faillite, qui aurait alors représenté 5 % de mon capital.

 

Positions longues et positions courtes

Il existe une asymétrie favorable aux positions longues sur les positions courtes. En effet, postulons que pour une action, il est équiprobable de multiplier ou de diviser son capital par deux, les propriétés des exponentielles donneront une espérance de gain de 125 % (et non de 100 %). Une autre manière d’exprimer ce phénomène, aux limites, est d’observer que la perte maximale est le capital investi mais le gain potentiel est illimité. Il est plus probable qu’une action double de prix que l’entreprise correspondante ne fasse faillite.

 

Surpondération des lignes évoluant positivement

Avec le temps, la pondération des lignes va évoluer et les actions dont le prix a le mieux progressé vont être surpondérées. Leur potentiel ira cependant en diminuant, jusqu’à la vente. Le réinvestissement des liquidités issues de la vente permet alors d’acheter une ou plusieurs autres actions à fort potentiel combinant surpondération et potentiel.

 

La chute des prix

Il faut être préparé psychologiquement à la faillite pure et simple de certaines de ses actions et à des variations importantes de son capital et ne pas s’en émouvoir. Le prix de mon portefeuille est déjà descendu de 40 % par rapport à des extremums relatifs sans que cela ne me perturbe. Et je suis aujourd’hui, malgré cela, à un plus haut historique avec une performance décente.

 

Ne cédez par à la panique

L’investisseur n’est pas obligé de vendre quand le marché est dépressif et présente des aberrations manifestes. Ce n’est pas parce qu’un passant me propose d’acheter ma voiture à 100 euros alors que j’estime qu’elle en vaut 5 000, que je suis obligé de la lui vendre à ce prix, ni même une raison d’être déprimé ou inquiet: si le marché est fou, ne sombrez pas à votre tour dans la folie. Après tout, il s’agit d’une voiture dont la valeur est supérieure au prix qui m’est proposé. Profitez plutôt de ces moments-là pour acheter si vous avez des liquidités ou vendre des lignes qui sont proches de la réalisation de leur potentiel pour en acheter d’autres plus prometteuses.

 

Stop limite

Je n’utilise pas d’ordre stop limite et laisse évoluer mes actions librement à la hausse comme à la baisse. J’ai simplement un stop mental à la hausse correspondant à un objectif de prix de vente.

 

Conclusion

Un investissement en actions se prépare avant de prendre position. Il sera par nature soumis à des variations de prix importantes. Il faut y être préparé et ne pas s’en émouvoir, diversifier pour limiter le risque et investir lorsque l’espérance mathématique est positive.

Dans un prochain article, j’expliquerai mon approche de l’investissement en actions.

5 réflexions au sujet de « Les chroniques de l’investisseur chronique : quelques règles de money management »

  1. Bonjour Laurent,

    Comme tu le sais, pour notre part, nous utilisons les stop-loss pour la gestion du portefeuille du club.

    Nous pensons que l’utilisation du stop loss peut être utile que lorsque « l’investisseur » n’a pas été capable de déterminer la juste valeur d’une société.

    Ainsi, si nous établissons la juste valeur d’une société à 50, que nous l’achetons à 30 et que le cours tombe à 20, nous ne vendrons pas car le potentiel d’appréciation est simplement passé de 67 % à 150 % et ce n’est donc certainement pas une raison pour vendre mais plutôt pour acheter.

    Néanmoins, il me semble que le stop loss est un excellent outil pour limiter les pertes quand on ne sait pas ce qu’on fait comme je l’écrivais plus haut. Un exemple ? Lorsque le cours d’une action a atteint le « juste prix » que nous avions établi et que, pourtant, il continue à monter sans que nous sachions exactement pourquoi.

    En utilisant cet instrument, nous souhaitons profiter d’une éventuelle euphorie du marché pour l’une ou l’autre des sociétés que nous détenons : une fois l’objectif de cours atteint, nous fixons un stop loss aux alentours de ce fameux objectif de cours et le remontons au fur et à mesure que le cours s’envole. Évidemment, il nous arrive qu’une baisse momentanée du cours nous oblige à vendre l’action avant que le mouvement ascendant ne reprenne mais nous n’en subissons aucun « traumatisme » : dans le pire des cas, nous avons vendu à ce que nous pensions être le juste prix. Et dans le meilleur des cas, nous profitons de la tendance à la hausse.

    1. Bonjour Louis,

      L’idée du stop suiveur lorsque le prix cible est atteint, pour accompagner l’euphorie, me semble intéressante.

      Cependant, je m’interroge sur les points suivants:
      * Quels critères utilisez-vous pour déterminer si vous allez mettre un stop suiveur sur une action ? Utilisez-vous une approche discrétionnaire ou quantifiée/automatisée ?
      * Pour quelles raisons pensez-vous que la performance de la stratégie « stop suiveur » soit supérieure à la stratégie de réinvestissement sur une nouvelle action daubasse ayant une divergence prix / valeur plus forte ?
      * Qu’est-ce qui est le plus méritant: faire x 2 sur 4 actions successives détenues chacune 3 mois ? Faire x 16 sur une action unique détenue pendant un an ? La seconde alternative semblera plus prestigieuse au premier regard mais la première ne me semble pas moins méritante. La vraie question n’est-elle pas finalement la suivante: dans quelle situation la performance est-elle optimisée par rapport au facteur temps ? Lorsque la divergence prix / valeur est la plus forte ? Lorsque le prix approche de sa vraie valeur ? Etc…
      * Pour le stop suiveur, je m’interroge sur la performance relative d’une stratégie où le stop serait systématiquement décalé à un niveau constant en-dessous du cours et d’une stratégie où le niveau du stop varierait en fonction de l’écart entre le prix actuel de l’action et le prix du premier stop. Par exemple, avoir un stop suiveur égal à la moitié de l’écart entre le prix actuel et le niveau du premier stop ? Cette méthode permettrait à mon sens de laisser évoluer plus librement le cours, à partir d’un certain point, ce qui aurait pour effet de déclencher moins fréquemment le stop (en ayant également pour conséquence négative un niveau de stop plus bas à partir d’un certain point). Avez-vous des idées sur ce point ?

      Cordialement,

      Laurent

      1.  » Quels critères utilisez-vous pour déterminer si vous allez mettre un stop suiveur sur une action ? Utilisez-vous une approche discrétionnaire ou quantifiée/automatisée ? »

        Nous déclenchons le stop une fois ce que nous estimons être le juste prix atteint (c’est à dire pour nous, la VANT). C’est donc quelque chose de très automatique.

        « Pour quelles raisons pensez-vous que la performance de la stratégie « stop suiveur » soit supérieure à la stratégie de réinvestissement sur une nouvelle action daubasse ayant une divergence prix / valeur plus forte ? »

        Aujourd’hui, on pourrait dire qu’il y a l’expérience passée : nous avons pu faire à plusieurs reprises des X5 ou X8 grâce à cette stratégie alors que nous n’aurions obtenu que des X3 ou X4 si nous avions simplement vendu à la VANT. Mais lorsque nous avons mis en place cette stratégie, nous n’avions aucun historique pour nous conforter mais notre petite expérience de boursicoteur nous laissait penser que lorsqu’une action est en phase ascendante, cette hausse ne s’arrête généralement pas au juste prix mais, la hausse appelant la hausse, le prix pouvait devenir facilement irrationnel (du moins à nos yeux).

        « Qu’est-ce qui est le plus méritant: faire x 2 sur 4 actions successives détenues chacune 3 mois ? Faire x 16 sur une action unique détenue pendant un an ? La seconde alternative semblera plus prestigieuse au premier regard mais la première ne me semble pas moins méritante. La vraie question n’est-elle pas finalement la suivante: dans quelle situation la performance est-elle optimisée par rapport au facteur temps ? Lorsque la divergence prix / valeur est la plus forte ? Lorsque le prix approche de sa vraie valeur ? Etc… »

        Le mérite ou le prestige ne nous intéresse guère, ce qui nous intéresse, c’est le rendement. Donc faire 4 X « un quadruplé » ou une fois un X 16 revient au même pour nous (sauf qu’en tant que résident belge, nous paierons quatre fois la taxe de bourse dans la première alternative pour une seule fois dans la 2e alternative mais ça reste un détail). Mais le problème pourrait bien être de trouver 4 actions capables de faire X 4 … et ça, franchement, dans les conditions actuelles de marché, ce n’est quand même pas aussi évident qu’il y a 5 ans même si ça nous arrive encore de temps à autre.

  2. Salut Laurent,

    au sujet « du paradoxe de l’actionnaire débutant ». C’est effectivement plus confortable d’afficher une bonne performance quand on débute, mais cela génère a mon avis un autre paradoxe : se prendre pour un « cador » ou encore se surestimer. Un investisseur qui démarre en 1995 et jusque 1999 ou encore de 2002 jusqu’en 2006 ou enfin de 2009 jusque 2013, voit a chaque fois tout lui sourire pendant grosso modo cinq ans……Il peut acheter a peu près n’importe quoi, avec des probabilité réduites de se tromper, mettre en place n’importe quel stratégie et aussi s’imaginer qu’il peut comprendre tout, sans le moindre problème : des technologiques, aux banques en passant des biotechs, des assureurs et j’en passe…..! Tout le problème vient ensuite de 2000 a 2002, de 2007 a 2009….Et si ce n’était qu’une perte de 50% de son capital initial après un gain de 100%, ce serait vraiment bien, mais on voit que c’est souvent bien plus….Par exemple de 95 a 2000, on pouvait faire aisément 100 voir 200%, en montant sur n’importe quel techno…..Mais ensuite on pouvait aussi faire sur l’ensemble de son portefeuille -70% voir -80%…….!

    Ce que je veux donc souligner, c’est qu’en général l’investisseur ne réfléchit vraiment que quand il perd beaucoup……!!!! J’ai deux exemples a avancer, pour illustrer mon constat. Le premier est celui de Benjamin Graham, ruiné lors du Krach de 1929…..Et c’est à ce moment là qu’il pose les bases de l’investissement dans la valeur avec son bouquin : Security Analysis. Et repart donc avec du solide. Le seconde exemple, ce sont les membres de l’équipe des Daubasses…..En gros certain d’entre nous nous investissent depuis 1989, soit depuis 25 ans et la moyenne de l’équipe c’est +/ – 20 ans…..Certains d’entre nous ont éviter la bulle techno, par chance, d’autres ont déjà accusé de belles pertes mais très partielles, sur l’ensemble de leur patrimoine…Par contre trois d’entre nous se sont fait ramasser à la petite cuillère en 2007….Et c’est a ce moment là que nous avons compris, on pourrait presque dire « vraiment » ce qu’était et serait pour nous l’investissement : acheter des actifs sous évalués. C’est à ce moment là aussi que nous avons bien compris nos limites, voire la limite réelle de nos compétences : à savoir que nous n’étions pas capables de comprendre la pérennité d’ un avantage concurrentiel, la complexité d’une activité technologique, le bilan d’une banque ou d’un assureur…… Bien sur que dans les périodes fastes que j’ai citées, nous avons tous gagnés….Mais avec le recul, nous aurions tous tendance à dire que finalement cela n’avait pas la moindre importance. Car nous n’avons été capables de comprendre quel type d’investisseur nous étions et serions à l’avenir qu’au bas de l’échelle, dans la perte « cuisante » de 2007 !

    Le mieux est évidement de comprendre quel investisseur on est tout de suite mais ce n’est vraiment pas facile et dans le gain encore plus difficile…..!

    Dans ton paragraphe « La chute des prix ». D’accord avec l’importance de la préparation psychologique. Mais il me semble important de souligner, qu’une préparation psychologique doit nécessairement être étroitement corrélée à la stratégie de l’investisseur. Car c’est à partir de sa stratégie qui répond à des questions très simples du genre : « quand est-ce que j’achète ? pourquoi j’achète ? pourquoi je ne vend pas ? et quand-est que je vend ? » que l’investisseur va être psychologiquement en état de manoeuvrer correctement. Tu illustres cela avec un exemple dans le paragraphe suivant  » Ne cédez pas à la panique »…..Tu refuses de vendre ta voiture pour 100€ alors que tu sais qu’elle vaut 5000€….Donc tu connais la valeur de ta voiture suffisamment bien pour dire aujourd’hui on ne m’en propose que 100€, ce n’est pas la valeur que j’ai estimée. Tu es donc psychologiquement fort et prêt à refuser de vendre parce que tu penses que ta méthode d’évaluation est fiable et plus ou moins juste. Ta méthode te permet de répondre à la question pourquoi, je ne vend pas. Si par contre au moment où tu as une proposition à 100€ pour ta voiture, tu n’as qu’une idée vague de sa valeur, tu doutes que la différence puisse être si importante entre ce que tu as estimé au pif et la proposition de l’acheteur, voire encore pire, pas d’idée du tout, c’est l’acheteur qui prend l’ascendant sur toi, en ajoutant que 100€, c’est même un bon prix, car il se peux que dans trois jours cela ne vaudra plus que 50€, voir moins, vu l’avalanche de vendeur de voitures d’occaz….!!!. Et comme il te voit hésitant, il finira par dire allez 150€ comme c’est vous et n’en parlons plus….Et comme c’est trois fois plus que cela pourrait être dans trois jours et qu’il a l’air sympa finalement, tu marches…..!!!! L’investisseur est donc démuni psychologiquement s’il a des doutes sur sa méthode de valorisation, voire aucune méthode de valorisation car le prix proposé a un moment par le marché est réellement aberrant.

    Merci pour cette article.

    Bien a toi. Pierre

    1. Bonjour Pierre,

      Merci pour ton éclairage.

      Ma première expérience d’investisseur actions a aussi été le déclencheur de l’approfondissement de mes idées. J’ai acheté mes premières SICAV actions (heureusement non technologiques) en 2000, avec une performance négative à deux chiffres sur les premières années.

      Purement par hasard, je n’ai rien perdu in fine sur ces achats que j’ai revendus à 0 % de performance, en étant passé par un – 40 %.

      Si j’ai évité la crise de 2007, c’est principalement sur une « impression macro-économique » (sans avoir prédit la crise des subprimes ni son ampleur) et sans préjuger de la qualité de cette prédiction:
      * Le DJIA était à un plus haut historique (comme aujourd’hui)
      * Le CAC 40 était à un plus haut relatif (comme aujourd’hui)
      * Le niveau du VIX était bas (comme aujourd’hui)
      * Les taux d’intérêts (EURIBOR 1 an) étaient élevés (contrairement à aujourd’hui)

      J’étais entièrement liquide en 2007. Je me suis fixé des règles strictes de money management permettant de ne perdre que 10 % maximum de mon patrimoine tout en l’investissant progressivement en actions (je ne m’autorisais à investir que par tranche de 10 %, en investissant la tranche suivante lorsque la première avait atteint une certaine performance positive, et en la revendant si elle retombait à son prix de départ; cette stratégie induisait d’ailleurs un blocage automatique: en cas de baisse d’une tranche, je ne m’autorisais pas à investir la suivante).

      Fin 2008 / 2009, j’ai décidé de sortir de ce cadre également pour des raisons macro-économiques, comme la fin du monde était annoncée par certains et que les indicateurs listés plus haut avaient changé de sens. J’ai alors investi massivement mon patrimoine en actions jusqu’à être exposé à 100 % fin 2009, selon les principes décrits dans l’article. Ce n’était pas une décision facile à prendre au plus fort de la tourmente.

      Aujourd’hui, je m’interroge sur ma pratique et me demande:
      * Quelle est la part de ma performance liée au hasard ?
      * Quelle est la part de ma performance liée à une compétence de sélection d’actions individuelles ?
      * Quelle est la part de ma performance liée à des considérations macroéconomiques ?
      * Quelle est la part liée à la prise de risque ?
      * Faut-il intégrer des critères macroéconomiques dans ma stratégie actuelle visant à créer une poche de liquidités en haut de cycle et à l’exploiter en bas de cycle ?

      Je suis persuadé qu’acheter des daubasses aura un double effet d’amortisseur en cas de baisse des marchés:
      * S’il n’est plus possible de trouver des opportunités, la poche de liquidités grandira à la réalisation d’une vente.
      * Comme les daubasses cotent déjà en-dessous de leur valeur, il est probable qu’elles baissent moins, en cas de chute des marchés, que les autres titres.

      Cependant, je m’interroge également sur le point suivant: ne serait-il pas opportun de vendre l’ensemble de ses actions en fonction de critères macro-économiques et ensuite d’acheter à nouveau dans la tourmente, en fonction de ces mêmes critères, sans avoir la prétention de savoir vendre au plus haut ni de savoir acheter au plus bas, bien sûr… Par exemple, s’il devient très difficile de trouver des daubasses, n’est-ce pas un signe macro-économique indirect qu’il faut dégager des liquidités pour des temps meilleurs, par exemple en vendant toutes ses actions (plutôt que de risquer de voir baisser leur prix, même en sachant que leur valeur est supérieure ?) ? Puis racheter, en fonction de ce même paramètre, lorsque le nombre d’opportunités augmente à nouveau fortement ?

      Dans ma sélection d’actions, j’essaye d’éviter les considérations macroéconomiques en me bornant à tenter d’identifier des divergences prix / valeur sur des entreprises individuelles.

      Mais ne faudrait-il pas se forcer explicitement à créer des liquidités en temps d’euphorie pour les réinvestir en des temps troublés selon une mécanique déterminée, qui induirait de superposer des prédictions macro-économiques, éventuellement indirectes (dans lesquelles je doute d’ailleurs assez fortement de mes capacités personnelles, malgré l’historique heureux), à du stock-picking basé sur l’identification de divergences prix / valeur ?

      Bien à toi,

      Laurent

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