Portefeuille au 13 Juin 2014 : 5 ans 201 jours

  • Portefeuille : VL 7,5739 € (Frais de courtage et de change inclus)
  • Rendement Total : 649,65%
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  • Potentiel Estimé VANT / Cours 87,81%
  • .
  • Rendement Annualisé : 43,73%
  • Rendement 2014 : 9,05%
  • Rendement 2013 : 20,74%
  • Rendement 2012 : 24,19%
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 132,4098 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 97,48%
  • Rendement Annualisé : 13,04%
  • Rendement 2014 : 7,31%
  • Rendement 2013 : 20,16%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

* Nous rappelons que ce portefeuille est un investissement réel et que nos abonnés ont accès à l’ensemble des extraits de compte de notre club d’investissement qui démontrent la réalité des rendements affichés, nets de taxes boursières et d’impôts sous fiscalité belge


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Bas les masques : Kinross Gold

Comme vous le savez, une petite partie de notre portefeuille est investie dans des mines de métaux précieux, des mines d’or essentiellement mais aussi une mine d’argent.

Ce segment représente environ 5 % du portefeuille.

Un investissement sur ce type d’entreprise se justifie, pour nous, essentiellement par la décorrélation qu’il peut offrir par rapport aux actions classiques mais évidemment, il ne peut se faire qu’en fonction de critère « value » très stricts également : sous-évaluation et solidité financière restent les maîtres-mots qui résonnent dans un petit coin de notre tête dans chaque projet d’investissement envisagé.

Et donc, le 15 juillet, nous achetions 935 actions de la minière Kinross à un coût incluant les frais de courtage et les taxes sur les opérations de bourse de 4,87 usd et avons émettions 600 options put à un prix d’exercice de 4 usd, échéance janvier 2014 (pour un petit rappel sur la technique des opérations en options, c’est ici). En clair, nous nous engageons vis-à-vis de notre contrepartie à lui acheter en janvier 2014, 600 actions Kinross au cours de 4 usd et ce même si le cours de l’action est à ce moment, inférieur à 4 usd.

Kinross gold analyse

En échange de cette assurance, nous avons encaissé une prime de 0,35 usd par option émise. Nette de frais, cette opération nous procurera donc, en rémunération des capitaux bloqués en garantie d’un éventuel exercice des options, un rendement net de 8,1 % en 6 mois.

Le 18 septembre, nous émettions des options call sur cette position à échéance de février 2014 et un prix d’exercice de 6 usd. Ceci signifiait que nous nous engagions vis-à-vis de notre contrepartie à lui céder nos actions Kinross à l’échéance à un cours de 6 usd et ce, même si le cours de l’action est, à ce moment-là, supérieur au prix d’exercice … ce qui ne nous ferait pas vraiment « mal au ventre » étant donné que notre objectif de cours se situe à 6,64 USD. Si nous devons vendre à 6 usd, après avoir encaissé la prime des options de 0,48 usd, notre recette totale serait de 6,48 usd, soit très proche de notre objectif de cours.

Le 2 décembre, nous rachetions la position d’options put qui avaient été émises au moment de la constitution de la ligne d’action et encaissions un petit bénéfice : nous avions encaissé 190 usd lors de l’émission et déboursions 61 usd pour clôturer cette opération. En réalité, les résultats décevants affichés par la société au cours des trimestres qui ont suivi notre achat avait fait fondre la valorisation que nous avions calculée pour Kinross bien en deçà du prix d’exercice de 4 usd, prix qui, à ce moment-là, ne nous agréait plus du tout.

Le 24 février 2014, nous remettions le couvert avec une nouvelle opération d’options call : l’opération du 18 septembre se clôturait leur arrivée à échéance et, cette fois, c’est à échéance août 2014 et au prix d’exercice de 6 usd que nous que nous nous engagions vis-à-vis de notre contrepartie. Si nous devons vendre à 6 usd, après avoir encaissé la prime des options de 0,41 usd, notre recette totale serait de 6,41 usd, soit très proche du dernier objectif de cours calculé.

Evidemment, si le cours s’était envolé d’ici l’échéance nous n’aurions pas pu placer de stop suiveur et serions restés scotchés sur nos actions. Néanmoins, en échange de cet inconvénient, la prime que nous avions encaissé et qui permettait de générer un rendement supplémentaire net de frais d’environ 6 % sur 6 mois nous semblait une compensation suffisante.

investir dans l'or

Mais deux jours plus tard, nous prenions connaissance du rapport financier de Kinross et nous avons dû constater avec effroi que les réserves de métaux prouvées et probables avait fondu comme neige au soleil passant de 59,6 mio d’onces à 39,7 mio d’onces … ce qui, conjointement à la fonte du cash disponible nous donnait une juste valeur NEGATIVE !

Devant une telle destruction de valeur, nous n’avons pas hésité à prendre une double décision :

– tout d’abord nous avons racheté les options call qui avaient été émises il y a deux jours afin de libérer nos actions bloquées en garantie de nos obligations de vente. Ces options qui avaient été vendues à 0,41 usd ont été rachetées à 0,33 usd générant au passage un gain maigrichon.

– ensuite nous avons vendu nos actions sur le marché au cours de 5,16 usd.

Finalement, malgré cette destruction de valeur, nous nous en sommes plus ou moins bien sortis sur cette opération avec une légère plus-value : une preuve de plus que si on maximise la marge de sécurité au moment de l’achat, même si les choses « ne tournent pas bien » par la suite, il arrive qu’on puisse limiter les dégâts. C’est exactement ce qui s’est passé avec Kinross.

Vous trouverez ci-dessous l’analyse que nous avions mise à disposition de nos abonnés lors de la lettre d’août 2013 qui exposait nos motivations au moment de notre achat. Bonne lecture.

 

Kinross Gold Corporation

(NYSE, Ticker: KGC / ISIN : CA4969024047)

 

I. Introduction

Kinross est une société minière canadienne cotée en bourse de Toronto et sur le NYSE depuis 1993. Elle est active sur 9 pays : les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, l’Equateur, le Brésil, le Chili, la Mauritanie, le Ghana et la Russie.

En valeur marchande, ses réserves se composent de 92 % d’or, 2 % d’argent et 6 % de cuivre.

Une des caractéristiques de Kinross, c’est que ses réserves prouvées et probables sont largement supérieures aux autres réserves en exploration ou en développement, ce qui nous semble assez positif car générant moins d’incertitude quant à la rentabilité future attendue.

Le 18 juillet 2013, nous avons acquis 935 actions Kinross à un coût de revient, frais de courtage inclus, de 4,87 usd. Parallèlement, nous avons émis 600 options put, échéance janvier 2014 et prix d’exercice de 4 usd. En échange de cet engagement d’achat et des 2 400 usd que nous bloquons en garantie, nous avons encaissé une prime, nette de frais, de 190,05 usd.

II. Valeur en cas de mise en liquidation volontaire

actions de mines d'or cotées en bourseNous allons commencer par valoriser tous les actifs non miniers.

Les liquidités, obligations à long terme détenues et placements de trésorerie représentent 1,32 usd par action et n’appellent aucun commentaire.

Parmi les créances, le poste principal est représenté par des taxes à récupérer. Les créances commerciales ne représentent qu’une toute petite partie de ce poste et sont payées en moyenne à 12 jours. Pour cette raison, nous ne prendrons que 10 % de marge de sécurité et tiendrons compte d’un montant de 0,18 usd par action.

55 % du stock est représenté par de l’or fini ou du minerai d’or. Nous partons de l’hypothèse que ces stocks ont été évalués en fonction du cours de l’or au 31/03 (date de clôture des comptes) de 1 595 usd l’once et appliquons une marge de sécurité en attribuant une valeur « standard » à l’or de 1 050 usd l’once. Nous appliquons ensuite une marge de sécurité supplémentaire de 10 %. En fonction de cela, la valeur que nous prenons en compte pour le stock d’or est donc de 0,36 usd par action. Nous prenons une marge de sécurité de 30 % sur le stock de fournitures et le reprenons pour 0,35 usd.

Dans l’actif fixe, nous repérons un poste d’actifs divers qui consiste en « stock à long terme » (que nous reprenons pour 50 % de sa valeur aux livres, soit 0,07 usd) et des créances à plus d’un an (marge de sécurité de 30 %, reprises pour 0,25 usd).

Nous relevons enfin une participation de 25 % dans la société Cerro Casale, participation que nous valorisons en prenant une marge de sécurité de 50 %, soit 0,23 usd.

L’ensemble du passif et des intérêts des minoritaires représente 3,93 usd par action.

En matière de dilution, il existe bien des emprunts convertibles mais nous n’en tenons pas compte : le prix d’exercice se situe vraiment beaucoup plus haut que le cours actuel.

Hors bilan, nous remarquons un litige important dans lequel la société est impliquée. Il s’agirait de fausses déclarations de son ancienne direction portant sur la quantité et la qualité des réserves de la mine africaine de Tasiast. Les demandeurs réclament 3,49 usd de dommages et intérêts.

En réalité, ce projet qui avait été présenté comme le 2e plus grand gisement africain, avait été acquis en 2010 pour 7,1 milliards de dollars mais, peu après l’acquisition, Kinross avait été contrainte d’acter une réduction de valeur de 3 milliards de dollars. Le CEO de l’époque, ainsi qu’une bonne partie du « top management », avaient été limogés. La nouvelle direction estime le total de l’or qui pourrait être extrait de Tasiast, à 1 millions d’once et les coûts d’extraction à 990 usd par once. Il est donc vrai qu’au cours actuel de l’or, ce projet a peu de chance d’être véritablement rentable. Mais en cas de hausse substantielle du métal jaune, l’effet de levier positif serait très appréciable.

La nouvelle direction estime que la plainte des anciens actionnaires est non fondée et nous partageons cette vision : nous avons là une erreur de gestion, voire des indélicatesses commises par des membres du personnel. Mais nous ne voyons pas comment la société peut être tenue personnellement comme responsable de cet état de fait. C’est la raison pour laquelle nous décidons de ne pas tenir compte de ce hors bilan dans notre évaluation.

En fonction de ce qui précède, nous estimons la valeur nette des actifs non miniers de Kinross à – 1,17 usd par action.

Passons à présent aux actifs miniers

Kinross détient des réserves d’or prouvées ou probables pour 59 599 milliers d’onces. Nous ne tenons pas compte des réserves d’argent et de cuivre car ces élément sont déjà pris en compte dans le calcul du coût de revient moyen d’extraction : en effet, les directions des sociétés minières considèrent souvent le produit de la vente de ces métaux « annexes » non comme des recettes mais plutôt comme des coûts négatifs. Nous ferons de mêmes pour l’évaluation des réserves.

investir dans les mines d'or

Pour valoriser ces réserves, nous tablons sur un cours moyen à long terme de l’or de 1 050 usd et sur un coût de production moyen de 800 usd. Ce dernier chiffre tient compte de celui publié lors des derniers comptes trimestriels de 729 usd par once, que nous avons arrondi vers le haut pour tenir compte de la baisse des cours de l’argent et de la hausse des coûts énergétiques.

Nous tenons compte également de 5 années d’investissement de maintient que nous valorisons à 0,96 usd par an et par action.

Selon nous, la valeur des réserves prouvées et probables de Kinross s’établit donc à :

(59 599 X (1 050 – 800) / 1 147 200 (nbre d’actions dilué) ) – (5 X 0,96) = 8,19 usd

Nous actualisons ce montant à 4 % par an sur une période de 5 années et obtenons pour les réserves prouvées et probable de Kinross un montant de 7,29 usd.

En fonction de ce qui précède, nous établissons la valeur de Kinross en cas de mise en liquidation volontaire à 6,12 usd par action.

Ce qui nous laisse, à notre coût d’achat de 4,87usd, une marge de sécurité de 20 %.

 

Portefeuille au 6 Juin 2014 : 5 ans 194 jours

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  • Rendement Annualisé : 43,63%
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  • Rendement 2013 : 20,74%
  • Rendement 2012 : 24,19%
  • Rendement 2011 : -15,65%
  • Rendement 2010 : 38,07%
  • Rendement 2009 : 308,74%
  • Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
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  • Tracker ETF Lyxor MSCI World : VL 131,9368 € (Frais de courtage inclus et dividende réinvesti)
  • Rendement Total : 96,77%
  • Rendement Annualisé : 13,01%
  • Rendement 2014 : 6,93%
  • Rendement 2013 : 20,16%
  • Rendement 2012 : 11,20%
  • Rendement 2011 : -8,22%
  • Rendement 2010 : 18,76%
  • Rendement 2009 : 30,34%

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Les chroniques de l’investisseur chronique : Une approche de l’investissement en actions

chronique investisseurCe texte fait partie de la série proposée par notre ami-chroniqueur Laurent Muller.

Même si nous ne partageons pas tout-à-fait les mêmes principes d’investissement, nous nous sommes trouvés énormément de points communs et les raisonnements développés par Laurent nous ont paru marqués par le sceau du bon sens.

Il nous a semblé intéressant de vous faire profiter de ces raisonnements et c’est la raison pour laquelle Laurent tiendra, sur ce blog et à intervalles réguliers, une chronique présentant ses principes d’investissement.

Ce sera l’occasion de débattre avec l’équipe des daubasses mais aussi avec vous, ami( e) lecteur(trice) des sujets qui seront développés par notre ami.

 

J’ai listé dans cet article quelques règles que j’utilise pour mes investissements en actions. Je ne prétends pas que cette méthode soit la meilleure et n’engage que moi.

Une vision personnelle

Il faut se faire sa propre opinion sur l’entreprise cible. Ne pas suivre (aveuglément) l’opinion des autres.

Investir dans des entreprises qui gèrent leur argent de la même manière que soi. Découle de ce principe un endettement qui doit être inférieur aux capitaux propres, dans mon cas.

 

Une approche de la valorisation d’une action

Comment calculer la valeur d’une entreprise ? Chercher les invariants. Quels sont les chiffres d’une entreprise globalement stables, d’une année à l’autre ? Le bilan d’une entreprise est généralement assez stable d’une année à l’autre, sauf opérations spéciales sur le capital ou endettement par exemple. Le compte de résultats est trop volatil et correspond à une dérivée. C’est donc sur la base du bilan que je cherche la valeur de l’entreprise. Chercher des entreprises au bilan globalement stable (ou en progression), sur les 5 dernières années. Ne pas acheter des entreprises qui font systématiquement un déficit sur les 5 dernières années par exemple. Préférer des actions qui viennent de passer dans le rouge, il y a plus de chance que la tempête ne soit que passagère.

La valeur d’une entreprise doit être calculée de manière conservatrice. Quelle est la valeur qui reviendrait aux actionnaires, en cas de faillite ? Ne pas rêver, en cas de faillite, rien ne reviendra aux actionnaires, mais c’est simplement pour fixer les idées, théoriquement. Les daubasses expliquent plusieurs méthodes rationnelles pour y parvenir.

 

Déficits

Ne pas être effrayé par les déficits ponctuels. Vérifier tout de même le ratio déficit sur CA et déficit sur capitaux propres. S’inquiéter des déficits récurrents sur des périodes longues.

 

Niveau de chiffre d’affaire

Chercher des entreprises qui ont un CA globalement égal au bilan et qui ne varie pas trop (ou qui augmente) sur les 5 dernières années.

 

Capitalisation boursière

Une entreprise dont la capitalisation boursière vaut entre 5 et 10 % du total du bilan peut révéler une aberration du marché.

 

Rendement

Considérer le rendement (et non uniquement la plus-value), surtout si vous pouvez l’obtenir pour rien. Imaginons une entreprise qui payait régulièrement un dividende à un certain niveau. Lorsqu’une crise arrive, elle arrête le paiement de ce dividende. Une fois la crise terminée, elle paiera à nouveau un dividende grosso modo dans l’ordre de grandeur du dividende historique, ce qui serait alors un catalyseur de la hausse. Si, lors de la crise, j’identifie par exemple un rendement potentiel futur de, par exemple, 10 %, c’est un élément positif à prendre en compte, toute chose égale par ailleurs dans l’analyse valeur qui reste mon premier critère de choix.

 

Croissance

S’il est possible d’obtenir pour rien de la croissance potentielle, en plus de la valeur, c’est un élément positif, toute chose égale par ailleurs, au niveau de l’analyse valeur.

 

Manipulation des chiffres au bilan

Ne pas croire aveuglément les chiffres présentés au bilan: une entreprise a d’autant plus intérêt à manipuler les chiffres de son bilan qu’ils sont mauvais. Imaginons que l’entreprise ait un endettement x 10 par rapport à ses capitaux propres. Il est tentant de maquiller les chiffres en essayant de faire apparaître, mettons, un x 5. Mais quel serait l’intérêt pour une entreprise ayant un endettement de x 2 de maquiller ses dettes ?

 

Pink sheets

Ne pas acheter d’actions qui ont un prix inférieur à 1 euro (marché FR) ou 1 dollar (marché US), seuil psychologique. Les actions cotant en-dessous de ce prix correspondent généralement à des cas particuliers (par exemple marché OTC) et je préfère donc pour ma part m’abstenir d’acheter ces situations spéciales. Si une action achetée à un prix supérieur à 1 descend en-dessous de 1, ce n’est pas un motif suffisant pour vendre, cependant.

 

Effet de mode.

Est-ce que l’entreprise est victime d’un effet de mode négatif ? HAST:US et BAMM:US sont typiquement dans ce domaine, au 16/11/2013. Une entreprise du même secteur a fait faillite, rendez-vous compte ! En réalité, cette faillite était liée à la mauvaise gestion financière de l’entreprise et non à l’avènement du livre numérique. Qui profitera de cette faillite si ce ne sont les autres entreprises du secteur ? J’anticipe que le live numérique ne va pas se substituer le livre papier dans les 20 années à venir, par exemple. Certes, il le supplantera probablement à très long terme, mais je ne vois pas une transition rapide du papier vers numérique (qui est à ce stade plutôt un complément). Et HAST:US et BAMM:US peuvent également s’adapter à la nouvelle donne en trouvant d’autres produits à vendre ou d’autres business model.

 

Choix sectoriel

J’évite les secteurs moralement discutables comme les industries d’armement, Tepco au plus bas ou autre… J’évite généralement les secteurs à la mode ou qui font rêver : l’aéronautique, l’espace, les valeurs technologiques, les valeurs biotechnologiques, la pharmacie, le solaire, etc… Je préfère une entreprise bien obscure mais au business rodé, sans surprise (le problème des technologiques et pharmaceutiques est notamment que leur business model dépend d’innovations non prévisibles). Par exemple, je serais naturellement tenté d’acheter une entreprise dans le domaine du recyclage d’huile de vidange : elle a l’air sale, elle rebute et elle ne doit pas sentir bon mais elle cache sans doute un business solide bien rodé, bien huilé et sans surprises. J’évite les banques que je ne sais pas évaluer. Je pense que la valeur des banques découle fortement de leur image. Autrement dit, si Mr Market est dépressif sur une banque, il peut réellement la tuer, alors que dans d’autres domaines (industrie), il n’y a pas de rapport direct entre le cours d’une action et l’activité réelle sous-jacente (hors introduction en bourse ou augmentation de capital).

 

Analyse graphique

Le titre de cette rubrique est volontairement provocateur. Je ne me sens pas l’âme d’un analyste graphique.

Observer la courbe historique de prix des actions candidates – échelle de temps de 15 ans – (tenir compte des augmentations de capital, dans le raisonnement) :

  • Est-ce que l’entreprise se trouve au prix historique le plus bas ?
  • Est-ce que l’action a atteint plusieurs fois les niveaux de prix de notre objectif de vente ?
  • Est-ce que le ratio maximum sur minimum est important ?
  • Est-ce que la courbe a connu plusieurs cycles repassant par des extremums ou descend-elle de manière continue ? Une « belle » courbe est typiquement celle d’HAST:US au 16/11/2013 (un potentiel de x 4 semble possible).

 

Stop limite

A l’achat, ne pas acheter en plaçant un stop limite, mais acheter les lignes à la vente du carnet d’ordre quitte à pousser le titre violemment à la hausse (surtout sur les aberrations de marché). Le prix à payer pour l’opportunité manquée peut être important, dans le cas inverse. Ne pas optimiser ses entrées, vu le potentiel attendu.

Vendre sur base de stop au prix du potentiel estimé (ou alors placer un stop suiveur par exemple à 15 % sous le prix maximum de l’action pour suivre la tendance, si l’on pense au feeling qu’elle peut se prolonger).

 

Suivre les actions vendues

Surveiller les entreprises dont on a vendu les titres. Leur cours pourrait redescendre en-dessous du cours d’achat donc redevenir des opportunités.

 

Money management

Adopter des règles de money management : <Référence à l’article 06 sur les règles de money management>

 

Type d’ordre

Ne prendre que des positions longues (pas de vente à découvert). Se positionner à l’achat permet d’avoir un risque de perte limité (le montant investi, en cas de faillite), mais un potentiel de hausse illimité, sans coût lié au facteur temps. Ne pas acheter des actions avec un levier.

 

Savoir rester liquide

Si aucune opportunité n’est trouvée sur le marché, ne pas acheter. Cette décision peut être difficile à prendre. Acheter uniquement des entreprises respectant globalement les critères qualitatifs, quitte à attendre.

 

Liquidité

Ne pas investir dans des actions trop peu liquides, c’est-à-dire où le volume d’échange représente par exemple 1/10ème du montant que l’on souhaite investir. Essayer de ne pas multiplier ses lignes. J’ai un peu plus d’une dizaine de lignes, par soucis de diversification (si une action fait faillite, cet évènement ne m’affectera pas particulièrement).

 

Espérance mathématique

Croire en ses investissements, même si leur prix baisse, lorsque l’analyse indique une espérance mathématique positive. Sauf découverte théorique qui change fondamentalement la donne. Ne pas céder à la panique.

 

Eléments positifs divers

Voir d’un bon œil les rachats d’actions, une entreprise familiale, la présence de la Financière de l’Echiquier, de Bestinver, d’Amiral Gestion ou de Tocqueville au capital.

 

Objectif de vente

Lorsqu’une entreprise s’approche de l’objectif de vente, il n’est pas nécessaire d’atteindre strictement cet objectif s’il existe de meilleures opportunités sur le marché. En effet, le potentiel d’une action proche de son objectif est mécaniquement très inférieur au potentiel d’une nouvelle action achetée, vu l’écart entre le prix et la valeur. Faire tourner le portefeuille pour essayer de maximiser le potentiel.

 

Tensions entre prix et valeur

Prendre conscience de l’effet des exponentielles sur les marchés: voir par exemple un + 10 % sur une courbe, lorsqu’elle est proche des plus bas et le même + 10 % lorsqu’elle est proche des plus hauts (graphiquement et vraisemblablement psychologiquement pour certains acteurs du marché, il s’agit d’un bond énorme alors qu’il s’agit du même pourcentage de variation). Le prix d’une action est attaché à sa vraie valeur par un élastique : plus il est tendu et plus le potentiel et la force de retour vont être violents, dans les deux sens. A la baisse, l’élastique peut se rompre : c’est la faillite !

 

Contexte global des marchés

Considérer également des indicateurs globaux de marché: niveau du VIX, niveau de l’indice de référence par rapport à son dernier plus haut, niveau de l’indice de référence par rapport à son plus haut historique, etc… Utiliser ces indicateurs principalement pour détecter les moments où l’on trouvera le plus d’opportunités d’actions ayant une divergence entre prix et valeur importante et il vaudra mieux rester liquide.

 

Investir à long terme

Ne pas avoir besoin de l’argent investi dans les 20 prochaines années.

 

Portefeuille

Vérifier son portefeuille 15 minutes tous les jours, par exemple, après la clôture des marchés (suivre en particulier les actions qui s’approchent de leur potentiel, regarder les éléments exceptionnels éventuels : augmentation de capital, OPA, une suspension de cours, etc…). Vérifier une fois par an les éléments nouveaux (nouveaux rapports financiers) mais pas nécessairement immédiatement quand le rapport sort puisque nous nous basons sur des données a priori assez stables (invariants), d’une année sur l’autre, pour évaluer l’entreprise. Ce qui prend du temps, c’est plutôt d’identifier de nouvelles pépites et étudier les rapports annuels des entreprises sélectionnées / filtrage. Ce qui prend également du temps, c’est se construire un modèle théorique comme celui-ci. Faites vos devoirs avant d’acheter.

 

Conclusion

Comme j’estime ne pas être capable de prévoir le prix futur des actions, sur base des prix ou volumes passés, j’essaie d’identifier des divergences entre prix et valeur et me positionne à l’achat lorsque la divergence est importante pour avoir une marge de sécurité et une espérance mathématique positive pour mon investissement.

In fine, le non respect d’un critère n’est pas rédhibitoire, il faut à mon sens considérer un dossier dans sa globalité