Flash Back estival (3) : notre état d’esprit vis-à-vis des investissements en Chine en avril 2012

vacances boursièresEn cette période de douceur estivale, l’équipe des daubasses prend un peu de repos bien mérité.

Certes, entre barbecues et farniente, nous poursuivons notre traque incessante des plus belles daubasses.

Pour la partie rédactionnelle du blog, tout comme l’année dernière, nous avons plongé en apnée dans nos archives afin de vous proposer, cher( e) lecteur(trice), quelques anciens éditos de notre lettre mensuelle tels que nos abonnés ont pu les découvrir à l’époque.

Ces archives nous semblent intéressantes parce qu’elles nous permettent de nous rappeler de notre état d’esprit de l’époque et de l’analyser avec un recul suffisant.

Cette fois, c’est l’édito de la lettre d’avril 2012 que nous vous proposons, édito dans lequel nous expliquions que si « chat échaudé craint l’eau froide », qu’il est aussi « nécessaire d’entreprendre pour espérer et de persévérer pour réussir »

Edito : Les deux vitesses du rêve chinois !

La Chine. Terre promise de l’investisseur. LA zone émergente à ne pas manquer. Et pourtant, le portefeuille de l’équipe des daubasses ne déborde pas de lignes orientale. Ceci s’explique aisément par quelques mésaventures que nous avons rencontrées et surtout par les enseignements que nous en avons tiré… A savoir, des dilution sans limite de l’actionnaire (ex : China Crescent), des informations financières inexistantes ou alors des comptes à la limite de la légalité (ex : New Dragon Asia, T-Bay Holding), qui nous ont fait prendre la décision de ne plus investir, sur ce type de société chinoise, avant une preuve irréfutable et globale de plus de sérieux et des « garanties », donnée par la SEC (gendarme des bourses Américaines) d’une attention accrue sur le sérieux des rapports financiers.

Pourquoi revenons-nous alors sur des sociétés « chinoises » ?

Vous savez très bien cher lecteur(trice), que les daubasses sont très souvent valorisées par le marché, en gros, par secteur, par pays, par catégorie : small caps, sans le moindre discernement, sur les qualités de la société, ou sur sa solidité patrimoniale. Le marché voit le problème, et il y en a effectivement un. Mais ce problème n’a pas la même gravité pour toutes les sociétés. Le dernier exemple en date est le secteur de l’énergie solaire, où toute les sociétés sont devenues bon marché et cotent largement sous leur valeur d’actif net tangible. Il est bien entendu que certaines sociétés ne s’en sortiront pas, car trop endettées ou avec une direction ne sachant pas réagir comme il se devrait. Mais dans ce « tas », il existe des aubaines des grands jours qui seront capable d’émerger.

Si nous ne voulons pas transiger sur le fait de ne plus investir sur les sociétés chinoises continentales sous régime communiste cotées sur les marché US, cela ne nous a pas empêché de poursuivre nos recherches à la marge et d’essayer de nous focaliser sur les singularités, car nous ne désirions pas tomber dans le biais de valorisation sans discernement des marchés. Car c’est l’ensemble de l’aventure Daubasse qui n’aurait plus de sens si nous tombions dans ce travers.

C’est donc pour cette raison que nous nous sommes intéressés dans un premier temps à la spécificité de Hong Kong, Taiwan et Macao, territoires chinois, sociétés chinoises, management chinois, mais avec une tout autre histoire que la Chine continentale. Une histoire capitaliste semblable en tout point à l’Occident, une histoire où respect de la personne va également avec respect de la propriété privée, des investissements, des actionnaires…

Voici le concept trouvé par les dirigeants chinois pour que ces zones capitalistes ne changent pas et surtout perdurent:

Un pays, deux systèmes.

« Un pays, deux systèmes » est une formule qui a été énoncée par Deng Xiao-ping en 1997, à propos de la rétrocession de Hong Kong (qui était alors sous souveraineté britannique) à la Chine. Elle signifie que Hong Kong peut faire partie de la Chine sans qu’on y applique les mêmes règles politiques et économiques. Après le retour de Hong Kong à la Chine, ce slogan a aussi été utilisé pour d’autres territoires, notamment en 1999 pour Macao, voire pour Taïwan.

« Notre politique consiste à appliquer le principe dit « un État, deux systèmes » ; pour parler plus précisément, cela signifie qu’au sein de la République populaire de Chine, le milliard et demi de Chinois habitant la partie continentale vit sous un régime socialiste, tandis que Hong Kong, Macao et Taïwan sont régis par un système capitaliste. Ces dernières années, la Chine s’est attachée à redresser les erreurs « de gauche » et a élaboré, dans tous les domaines, une politique qui tient compte des conditions réelles. Cinq ans et demi d’efforts ont porté des fruits. C’est précisément dans cette conjoncture que nous avons avancé la formule « un État, deux systèmes » pour régler le problème de Hong Kong, Macao et de Taïwan ».

— Deng Xiaoping

Sur Hong-Kong :

Colonie britannique à partir du traité de Nankin (1842), rétrocédée à la Chine en 1997, Hong Kong demeure fondamentalement différente du reste de la République populaire de Chine. Une loi fondamentale particulière détermine son régime politique. Elle obéit au principe « un pays, deux systèmes », qui permet à Hong Kong de conserver son système légal, sa monnaie, son système politique, ses équipes sportives internationales et ses lois sur l’immigration. Selon les termes de la déclaration sino-britannique commune, la Chine a promis que Hong Kong garderait une relative autonomie jusqu’à au moins 2047, soit 50 ans après le transfert de la souveraineté.

Sur Macao :

Depuis le 20 décembre 1999, le nom officiel de Macao est « Région administrative spéciale de Macao de la République populaire de Chine » (RASM). Après la création de la RASM, Macao est régi selon les principes du gouvernement central de la République populaire de Chine, soit « un pays, deux systèmes », ainsi que de « l’administration de Macao par le peuple de Macao » avec un « haut degré d’autonomie », profitant ainsi d’un régime spécial, similaire à celui de Hong Kong. Par conséquent le gouvernement local gère tout, sauf les relations extérieures et la défense. La RPC a garanti le maintien de son système économico-financier et de ses spécificités pour au moins 50 ans, c’est-à-dire au moins jusqu’en 2049.

C’est donc à partir de cette réalité, que notre réflexion a abouti au fait que si le marché mettait toutes les sociétés chinoises sous une « chape de suspicion », sans aucun doute justifiée globalement, les sociétés chinoise de Hong Kong, Taiwan ou Macao, ne pouvaient être mises sur le même pied d’égalité.

Même si nous essayons toujours de gommer au maximum nos « biais » et dans ce cas bien évidemment nos biais négatifs, nous avons mis les pieds dans cette nouvelle aventure « Chinoise », avec prudence et circonspection. Les trois sociétés sur lesquelles nous avons investis possèdent toutes des éléments précis, qui nous ont rassurés. Et nous avons également préféré initier des demi-positions, pour commencer, avec bien entendu l’idée de renforcer, sur de nouveaux éléments tangibles, rassurant.

Nous n’en dirons pas plus et nous vous laissons découvrir les 3 analyses que nous vous présentons dans cette lettre.

Bonne lecture.

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