Flash-back « hivernal » : quand l’investisseur « value » se nourrit de la peur …

En cette période festive, l’équipe des daubasses prend un peu de repos bien mérité.

Pour la partie rédactionnelle du blog, nous avons plongé en apnée dans nos archives afin de vous proposer, cher(e) lecteur(trice), un ancien édito de notre lettre mensuelle tel que nos abonnés ont pu le découvrir à l’époque.

Ces archives nous semblent intéressantes parce qu’elles nous permettent de nous rappeler notre état d’esprit de l’époque et de l’analyser avec un recul suffisant.

Cette fois, c’est l’édito de la lettre de mai 2012 que nous vous proposons.  Dans cet édito, alors que le CAC40 venait de perdre 14 %, en 3 mois, nous expliquions que l’investisseur « value » a besoin de « peur » comme de pain et nous espérions bien que la panique allait se poursuivre un peu.  Hélas, il n’en fut rien et jamais plus depuis cette époque, l’indice français ne connu une telle correction.

La remise en perspective de cet edito va également vous permettre de comprendre la démarche que nous venons d’entreprendre :  la « zenitude » relative actuelle du marché a rendu les opportunités d’investissement « Daubasses » très rares et nous avons dû nous adapter.  C’est ainsi que depuis plusieurs mois, nous « planchons » sur une nouvelle approche qui nous permettra de continuer à investir, tout en restant dans la tradition de Benjamin Graham.  Nos abonnés ont déjà eu un aperçu de cette nouvelle approche et nous y reviendrons précisément la semaine prochaine à l’occasion du bilan que nous tirerons sur l’année écoulée.

En attendant, nous vous laissons profiter de ce petit flash-back.  Nous sommes début juin 2012 …

 

Paradoxe et zone de turbulence

profiter de la volatilité en bourseQuand vous prenez l’avion et que vous entrez dans une zone de turbulence à 10.000 mètres d’altitude, cela crée généralement chez la majorité des passagers un sentiment d’inconfort.

S’il est bien difficile de mesurer ce que ce sentiment produit sur chaque passager, on peut affirmer qu’une majorité espère sortir d’une zone de turbulence au plus vite. Si ce n’est pas le cas, ce sentiment d’inconfort va progressivement se transformer en inquiétude, puis en peur, puis enfin en panique. Tout simplement parce que la perception du danger va s’amplifier.

Cette métaphore introductive que nous allons rapporter à l’investissement, nous a semblé intéressante pour mieux comprendre le paradoxe auquel doivent faire face les investisseurs dans la valeur du style « Daubasses ». Car il n’y a pas la moindre possibilité d’investir judicieusement, s’il n’y a pas une zone de turbulence à un certain niveau : turbulence politique, macro-économique, turbulence sur un secteur, turbulence sur une société.

Au contraire, plus ces turbulences surviendront simultanément, plus les affaires seront intéressantes pour l’investisseur. Mais dans un même temps, ce même investisseur va devoir affronter la panique. Et si pour les passagers de l’avion nous avons relevé des stades de peur intermédiaires qui commencent par de l’inconfort et se terminent par de la panique, il n’y a pas le moindre stade intermédiaire pour l’investisseur, seulement des degrés de panique différents selon l’interactivité et la simultanéité des niveaux cités à l’instant.

Prenons l’exemple du degré de panique le plus bas, soit sur une société. Si la société parvient à s’encadrer dans nos critères, c’est forcément parce qu’il y un ou plusieurs éléments, internes ou externes à la société, qui vont créer de la panique et pousser de plus en plus d’investisseurs à vendre, alors que les acheteurs sont peu nombreux. C’est donc dans cette minorité d’acheteurs qu’un investisseur en « Daubasses » va se retrouver.

panqiue sur les marchés financiers

Si dans l’avion, pratiquement aucun passager ne se pose vraiment la question sur la qualité des moteurs Rolls Royce qui vont permettre de sortir de la turbulence au plus vite, il est par contre impératif pour l’investisseur de contrôler l’état des moteurs de la Daubasse. Et évidemment, s’il ne faut pas s’attendre à trouver des moteurs Rolls Royce dans le bilan, il faut au moins s’assurer qu’il y ait encore des moteurs qui tournent, des gilets de sauvetage et un minimum de personnel naviguant à bord. Mais à chaque fois, et nous disons bien à chaque fois, c’est en pleine panique que vous monterez à bord de la société en sachant toujours que la zone de turbulence peut avoir raison et pas vous.

Malgré tout, le passager de l’avion pourra tenter de rationaliser sa panique même s’il n’a ni les compétences pour contrôler la santé des moteurs, la qualité des circuits électriques, la fiabilité des appareils de mesures de l’avion, en prenant quelques renseignements à défaut de se glisser dans la carlingue.

Le passager un peu méfiant, pas à l’aise en avion, pourra avant son départ et lors de la sélection de la compagnie, vérifier si la compagnie en question n’est pas black listée par les institutions internationales. Ce n’est certes pas suffisant pour prévenir tout accident, mais nous pensons, comme lors de notre sélection de titres avec un ratio de solvabilité au moins égal aux 40% exigés, que c’est un critère qualitatif qui peut réduire les risques. Ainsi, le passager anxieux en vol, aura moins tendance à appréhender son voyage et à paniquer s’il traverse une zone de turbulence.

Le client d’une quelconque compagnie aérienne, aussi minable soit-elle, sait qu’il y a un process industriel de contrôle qualitatif important lors de la construction de l’avion (que ce soit chez Boeing ou chez Airbus) et qu’il peut donc considérer le risque comme étant faible s’il monte à bord d’un avion récent.

Si ce n’est pas le cas (l’avion est quelque peu âgé ou alors il s’agit d’un fabriquant inconnu au bataillon), le passager peut être sûr que toute compagnie, aussi minable puisse-t-elle sembler, doit rendre des comptes sur des check lists récurrentes et obligatoires pour pouvoir atterrir sur des aéroports occidentaux. Tout comme un investisseur rationnel doit se contenter des chiffres et de la réalité économique de la société, le voyageur rationnel sait qu’il prend des risques mesurés car le travail de contrôle de chaque avion et de tout équipage est strict. Cela, bien sûr, n’enlève rien à la réalisation d’événements exceptionnels, mais tend tout de même à réduire fortement les incertitudes et les risques de défaillances techniques (matériel) et humaine (bonne formation)

L’investisseur doté d’un plan stratégique bien précis, comme le nôtre, se donne évidemment les moyens de rationaliser la panique contagieuse à laquelle il doit faire face, en se fiant bien entendu aux informations financières fournies, mais également en recoupant différents paramètres. Notre comparaison avec le passager de l’avion n’est donc pas fortuite, même si nous pensons que nous sommes en mesure de creuser un peu plus. Nous serons toutefois pilotés jusqu’à la VANT.

surfer sur la peur

Autre paradoxe que nous avons relevé sur ces degrés de panique, c’est que plus cette panique est déclenchée simultanément sur les 4 niveaux, ou en d’autre mots, généralisée sur le plan politique, macro-économique, et donc sur quasiment tous les secteurs, plus vous trouverez facilement des sociétés à prix soldés, dotées de fondamentaux nettement plus solides. Nous n’irons pas jusqu’à dire « dotées de moteur Roll Royce », mais dotées de très bonne copie. Ce fut évidemment le cas en 2008 où la vente panique a balayé sans distinction des sociétés relativement peu résistantes et des sociétés nettement plus résistantes.

Ces différentes observations des degrés de panique depuis nos 3 ans bientôt et demi d’existence, nous ont permis ces derniers mois d’affiner notre stratégie de recherche de « cibles potentielles ».

Nous procédons en quelque sorte par anticipation, selon des événements épinglés dans la presse financière qui pourraient déclencher la panique. En recherchant un maximum de sociétés dotées de moteurs solides qui au moment où nous les trouvons ne correspondent pas encore à nos critères, mais qui s’encadreraient assez facilement s’il y avait vente panique.

Un exemple très récent est celui de l’élection présidentielle française pour laquelle certains analystes économiques évoquaient la possibilité d’une certaine peur des marchés en cas d’élection du candidat socialiste. L’équipe des Daubasses, n’ayant pas la moindre compétence en analyse politique pour mesurer plus ou moins à leur juste valeur les arguments pour une telle éventualité, nous sommes contentés très simplement de penser que c’était peut-être possible. A partir de ce moment, nous avons orienté massivement nos recherches sur toutes les sociétés françaises pour faire entrer dans nos listes les meilleurs candidats, ceux qui subiraient sans doute la panique par contagion, mais qui seraient capables de s’en sortir. Comme vous le savez tous et nos amis français en particulier, l’élection de François Hollande n’a rien déclenché du tout !

C’est finalement l’élection en Grèce qui avait lieu simultanément qui a fait entrer les marchés dans une turbulence qui ne cesse depuis de s’amplifier. Avec les banques espagnoles d’une part et un manque de cohérence et de cohésion politique au niveau européen d’autre part.

Sans une solution qui tarde à venir, nous pensons qu’il y a de nouveau la possibilité qu’il se produise un vent de panique qui pourrait cette fois être beaucoup plus ample, voire même qui pourrait se généraliser.

Dans l’optique d’anticipation de cette possibilité, nous avons chargé nos listes avec un maximum de Daubasses potentielles, qui ne répondent pas à nos critères, mais dont la solidité est effective. Et nous nous sentons fin prêts à profiter de ces occasions sur coup de « blues panique » de monsieur le marché.

Pour conclure cet édito de juin, sur le paradoxe principal de l’investisseur en Daubasse et des zones de turbulences, c’est qu’il est sans cesse confronté à la baisse potentielle de son portefeuille, ce qui n’est jamais joyeux à vivre, tout en jubilant devant des occasions que ces zones de turbulence lui permettent d’acquérir.

Portefeuille au 26 Décembre 2014 : 6 ans 32 Jours

Portefeuille : VL 7,2943 € (Frais de courtage et de change inclus)
Rendement Total : 621,97%

Potentiel Estimé VANT / Cours 112,44%

Rendement Annualisé : 38,34%
Rendement 2014 : 5,03%

Rendement 2013 : 20,74%
Rendement 2012 : 24,19%
Rendement 2011 : -15,65%
Rendement 2010 : 38,07%
Rendement 2009 : 308,74% Continuer la lecture de Portefeuille au 26 Décembre 2014 : 6 ans 32 Jours

Finance comportementale (9e partie) : mais que fait Linda ? … ou le biais de représentativité

finance comportementaleCe texte fait partie de la série « finance comportementale ».

C’est une nouvelle fois avec l’aide de nos amis Kahneman, Tversky et Slovic que nous allons mieux comprendre ce que fait Linda, c’est-à-dire ce que sont les raccourcis mentaux générés par la représentativité que nous sommes amenés à faire naturellement et qui peuvent amener l’investisseur à faire des choix erronés.

Commençons par une définition. Qu’est-ce que l’heuristique ?

Ce mot vient du grec ancien, eurisko, « je trouve ». Selon le Littré, c’est un terme de didactique qui signifie « l’art d’inventer, de faire des découvertes ».

En psychologie, une heuristique de jugement désigne une opération mentale rapide et intuitive.

Voici donc ce que Kahneman, Tversky et Slovic nous expliquent dans leur livre : Daniel Kahneman, Paul Slovic & Amos Tversky, Judgment under Uncertainty: Heuristics and Biases

« L’heuristique de la représentativité est utilisé lorsque les individus doivent estimer la probabilité d’appartenance d’un objet A à une classe B ou lorsqu’ils doivent évaluer la probabilité qu’un évènement A provienne du processus B, B étant déjà connu. Ces probabilités sont évaluées « en fonction du degré selon lequel A est représentatif de B, c’est-à-dire en fonction du degré selon lequel A ressemble à B. Le terme « représentativité » renvoie donc à la similarité d’un objet ou d’un évènement par rapport a un autre. »

Kahneman et Tversky effectuent des tests et notent deux distorsions principales. Au lieu de poser un jugement logique guidé par les probabilités, la majorité des individus pose un raisonnement basé sur des informations de représentativité.

Voyons avec le test, pour que cela soit plus clair

behavorial finance« Linda a 31 ans, elle est célibataire, franche et très brillante. Elle possède une maîtrise de philosophie. Etudiante, elle se montrait très préoccupée par les questions de discrimination et de justice sociale, elle participait aussi à des manifestations antinucléaires.

Selon vous, Linda a-t-elle plus de chance d’être :

  • Enseignante dans une école primaire.
  • Libraire et inscrite à des leçons de yoga.
  • Active dans le mouvement féministe.
  • Travailleuse sociale en milieu psychiatrique.
  • Membre de la ligue des électrices.
  • Guichetière dans une banque.
  • Vendeuse d’assurances.
  • Guichetière dans une banque et active dans le mouvement féministe. »

 

89% des individus ayant réalisé le test on choisi la variante numéro 8.

Essayons de comprendre pourquoi, sans connaître réellement Linda, pratiquement 9 personnes sur 10 ont fournis cette réponse. En fait, nous pouvons dire que la grosse majorité des gens interrogés mais aussi une grosse majorité d’individus tout court, dont bien entendu l’équipe des daubasses essayera de poser son raisonnement sur ce « qu’est Linda ? », avec l’information contenue dans les trois premières lignes, qui nous donne une représentation de Linda, c’est-à-dire une nana intelligente, diplômée en philosophie, préoccupée quand elle était étudiante par les problèmes de discrimination et de justice sociale et active dans l’antinucléaire.

Si nous passons rapidement en revue les 8 possibilités, on se dirait : « enseignante dans une école primaire, ne correspond a priori pas à son niveau d’étude », « libraire et inscrite à des leçons de Yoga, bof. Possible avec la philosophie, mais pas d’information pour le yoga ! », « active dans le mouvement féministe, pourquoi pas… en hobby. », « travailleuse sociale en milieu psychiatrique : pas formée », « membre de la ligue des électrices, peut-être pour faire plaisir à sa meilleure amie… », « guichetière dans une banque, très possible, même si cela ne colle pas trop avec ses études non plus… » , « vendeuse d’assurance, possible aussi, mais rien ne laisse entendre dans ce que nous savons d’elle qu’elle aime l’aspect commercial.»,  « guichetière dans une banque et active dans le mouvement féministe… Même si la banque ne colle pas trop avec ses études, le fait qu’étudiante elle était préoccupée par les discriminations et active dans l’anti-nucléaire colle bien avec : « active dans le mouvement féministe ». On dirait donc en conclusion qu’elle a de grande chance d’être guichetière dans une banque et active dans un mouvement féministe (réponse 8).

Tout notre petit raisonnement rapide a donc été fondé sur la représentation de Linda décrite dans les trois premières lignes et en aucun cas sur la logique des probabilités. Nous pensons donc pouvoir nous débrouiller avec des éléments représentatifs d’une personne que nous ne connaissons pas, sans que, et pour la grande majorité, la logique des probabilité ne nous effleure même pas.

Si nous reprenons le problème avec les probabilités et une certaine logique, nous devons d’abord éliminer les doubles propositions, soit « Libraire et inscrite à des leçons de yoga ». Mais aussi « Guichetière dans une banque et active dans le mouvement féministe ». Car pour ces deux propositions indépendantes, les probabilités sont inférieures aux 6 autres propositions. Donc  en final, Linda pourrait aussi bien être institutrice que libraire, mais aussi simplement active dans un mouvement féministe ou vendeuse d’assurance. Les 6 autres propositions ayant donc des chances égales d’être exactes.

Pour que le tableau théorique soit le plus complet possible Kahneman et Tversky nous expliquent aussi que la majorité des individus, toutes catégories confondues, experts et scientifiques inclus ont généralement un problème de distorsion lié a la loi « des petits nombres », soit à la taille de l’échantillon et une mauvaise compréhension du hasard et donc des probabilités.

Pour illustrer cela, ils nous expliquent deux tests. Le premier sur la taille des échantillons.

Vous avez donc deux hôpitaux spécialisés dans les naissances. Le premier hôpital de petite taille compte 10 naissances par jour, le second de grande taille compte 100 naissances par jour. Il est évident qu’a long terme 50% des nouveau né sont des garçons et 50% des filles. La question posée aux individus qui ont participé au test est la suivante : « sur une seul année, quel hôpital a le plus de chance d’avoir un nombre de jour plus élevé que l’autre, où la naissance de garçons dépasserait 60% ? »

comportement des investisseurs en bourse

Le choix des réponses était les suivants :

– le grand hôpital

– le petit hôpital

– nombre de jours égaux dans les deux hôpitaux

La majorité des individus ont répondu la troisième solution, soit nombre de jours égaux, alors que la bonne réponse était le plus petit hôpital. Car plus l’échantillon est petit, plus la variance est importante (loi des petits nombres) alors que plus l’échantillon est important plus la variance diminue (loi des grands nombres). En d’autre mots, dans le plus petit hôpital, vu qu’il n’y a que 10 naissances par jour, le hasard peut très bien produire la naissance de 8 garçons et seulement 2 filles et inversement, plus souvent que dans le grand hôpital où il y a 100 naissance par jour et nettement moins de chances de voir se produire la naissance de 80 garçons et seulement 20 filles à répétition.

Voici le second test sur la perception direct du hasard.

Dans un jet de pièce, pile ou face, la majorité des individus auront tendance à croire que les caractéristiques du processus aléatoire sont présents aussi bien dans un grand nombre de jets que dans un petit nombre de jets. La majorité des individus pense qu’il est plus probable d’avoir une séquence « face-pile-face-pile-face-pile », qu’une séquence « face-face-face-pile-pile-pile », car la première séquence représente mieux la probabilité général d’avoir 50% de face et 50% de pile. Alors qu’il en est rien.

  1. Kahneman et A. Tversky, « Subjective probability: A judgment of representativeness », Cognitive Psychology, vol. 3, no3,‎ 1972

Avant de passer à l’investissement, voyons d’abord ce que les Daubasses aurait répondu au test : « Mais que fait Linda ? »

Voici d’abord la demande suivi des réponses dans l’ordre d’arrivée.

reflexions et analyse financière« Louis A, Franck, Louis P.

Dans le cadre de mon neuvième article sur la finance comportementale, pourriez-vous répondre à la question posée et m’expliquer brièvement pourquoi vous avez choisi cette réponse et pas les autres.

merci d’avance a tous les trois »

Louis P.

Alors là, Pierre, je ne vois à nouveau pas du tout où tu veux en venir. Cette nana peut tout aussi bien exercer chacune des activités que tu proposes (et plein d’autres d’ailleurs). En principe, j’élimine d’office « enseignante » et « travailleuse sociale » puisqu’elle n’a pas le diplôme donnant accès légalement à ces professions.

Comme tu parles de « chances », je dirais aussi que j’élimine toutes les propositions doubles puisque les chances de réunir deux conditions simultanément sont toujours plus faibles que celle de réunir une seule.   Reste donc les propositions 3, 5, 6 et 7.

Je vais prendre la 6 en me disant qu’il doit y avoir généralement plus de guichetières de banque que de féministes ou de politiques. Et que j’ai rarement vu des « courtières en assurance ». Donc je propose que Linda soit employée de banque. J’ai bon ?  🙂

Louis A.

Bonjour Pierre,

Un peu difficile de répondre car en réalité, je ne la vois occuper aucune des fonctions citées car son profil ne correspond à aucune d’entres-elles. Je la verrais plutôt journaliste ou dans la politique.

Si je dois répondre en fonction de « à plus de chances », je devrais me baser sur les divers métiers cités et choisir celui qui actuellement est le plus recherché par les recruteurs. Et là, je n’en ai pas la moindre idée…

Bon, je vais répondre la 2, « libraire et inscrite à des leçons de yoga ». C’est ce qui me semble le plus « coller » avec sa personnalité…

Franck

Bonjour Pierre,

Linda est bien entendu « enseignante dans une école primaire ». Pourquoi ?

C’est évident. Linda veut inculquer dès le plus jeune âge un esprit citoyen aux jeunes français. Elle les fait participer à des classes vertes « écolos » et participent à la vie locale de sa petite ville de 8 000 habitants. Et puis, elle a choisit ce métier pour un autre intérêt… le temps libre que lui procure cette profession et la sûreté de l’emploi du statut de fonctionnaire n’est pas non plus pour lui déplaire.

Ainsi, elle passe son temps libre à philosopher avec ses amis Pierre, Barbara et Lucien au bar philosophique « Socrate, so critique » entre 2 verres de vin. Et pendant toutes les vacances qui lui sont accordées, il n’est pas rare de croiser Linda aux côtés de Green Peace, allongées sur les voies pour bloquer les trains qui transportent des déchets nucléaires d’Allemagne vers la Hague en France, durant une manifestation contre la construction de ce nouvel aéroport ou bien encore dans le Massif Central pour participer à la construction d’un centre de détente basée sur la philosophie : chèvrerie (élevage et exploitation de troupeaux) – détente – troc – autosuffisance – philosophie. Certains diraient « bitnique », ou encore « hippies »…

Elle est en concubinage avec Albert. Le boulanger-pâtissier de la ville. Baguette d’or de la région en 2013. Il fait aussi la meilleure fougasse du coin !

Enfin, Linda n’exclut pas de mettre sa vie militante et citoyenne de côté pendant quelques années pour agrandir la famille.

Voilà donc la réponse des Daubasses, qui illustre une nouvelle fois que nous ne sommes ni plus malins, ni plus perspicaces que les autres. Puisqu’un seul d’entre nous a mis en avant les probabilités et les deux autres se sont basés sur la représentativité avec une variante proposée par Franck, que l’on pourrait définir… comme représentativité imaginative.

Voyons maintenant ce que la représentativité peut générer comme erreur dans l’investissement. Nous n’allons pas comme à notre habitude, expliquer ce que le process d’investissement « Daubasse » possède comme avantages, en fin de texte, mais procéder à une comparaison sur certains points et  parfois sur un mode questionnement, qui vous permettront d’apporter vous même les réponses.

1° Nous n’avons jamais rien rencontré de moins intuitif qu’une société estampillée « Daubasse ». Rien ne vous y pousse, tout vous rebute. Toute autre société peut-être un investissement intuitif.

2° En juin 2009 si vous aviez du choisir entre l’inventeur du Itunes, de l’Ipod et de l’Iphone, qui était en train de « révolutionner » plusieurs segments technos – vous aurez tous reconnu Apple – et notre vendeur préféré de cassette VHS, qui n’intéressait déjà plus personne et qui était déjà en perte financière chronique, soit Trans World Entertainment, qu’auriez-vous choisi ?

3° Quoi que vous ayez choisi, vous ne pouviez pas vous tromper, les deux sociétés ont vu leur cours multiplié par 5 depuis Juin 2009 et nous oublions les deux dividendes exceptionnels versés par Transworld correspondant au prix d’achat de Juin 2009, qui finalement font plutôt x6 que x5. La seule différence, c’est que Apple a déroulé une très belle histoire alors qu’il n’y à rien à raconter sur Trans World, à part dans les news de la lettre mensuelle des « Daubasses ».

4° Et pour le futur ? Sur qui parieriez-vous ? Apple ou Trans World Entertainment ?

5° Quelles sont les probabilités qu’Apple trouve dans les années à venir 3-4 produits qui vont se vendre par centaine de millions d’exemplaires ? 5 milliards annuel de R&D peuvent-ils constituer une piste intéressante, pour raisonner en terme de probabilité ? Nous n’en savons rien. Mais nous nous rappelons juste qu’avec 11 milliards de R&D vers 2004, Pfizer est restée en panne sèche après avoir découvert son dernier BlockBuster : le Viagra.

Et Trans World alors ? Son cours actuel est de 3.66$, sa valeur d’actif net tangible est de 5.46$. Le futur de Trans World, c’est un potentiel théotique +49% à ce stade, avec un degré de probabilité assez élevé, même si rien n’est jamais certain et tout en ne sachant pas le temps que cela prendra.

Est-ce intéressant à ce stade ? Pour Transworld, nous pouvons facilement dire non d’un point de vue Daubasse. Pour Apple, nous n’en savons strictement rien, et pour y répondre, il va être à notre avis nécessaire de chercher derrière la belle histoire sur tous les points.

6° Le fossé contre la concurrence ou le « moat » ne vous semble–t-il pas la représentativité la plus puissante d’une société, avec tous les biais possibles que cela peut générer ? Une question nous semble désormais toujours devoir s’imposer : que va devenir Linda dans un monde en changement accéléré ?

7° Vous êtes vous déjà posé la question de savoir pourquoi le marché s’intéresse plus aux profits qu’aux actifs ? Pourquoi le présent qui possède une assise représentative plus solide est laissé de côté au profit d’un futur qui ouvre la porte sur tous les biais de représentativité possible ?

8° Avez-vous déjà réfléchi au fait que la représentativité peut se nicher là où on ne l’attend pas forcément et peu influer sur votre stratégie d’investissement en provoquant un biais qui peut-être lourd de conséquence si vous n’en avez pas mesuré tous les paramètres ?

Prenons l’exemple d’une phrase de Buffet, sur la diversification. Buffet dit donc que « La diversification est une protection contre l’ignorance« . Buffet, comme tout le monde le sait, est un investisseur « focalisé » sur quelques entreprises, avec pas mal de nuances, mais tenons nous en au message. Personne ne peut  remettre en cause le génie de Buffet et surtout sa performance. Dans sa phrase sur la diversification, le message que tout investisseur reçoit, c’est que celui qui diversifie est ignorant. Quelle personne et investisseur a envie d’affirmer qu’il est ignorant ? Et pourtant, s’il diversifie cela signifie qu’il ne comprend pas ce qu’il fait. Le biais de représentativité sur le choix stratégique de votre méthode d’investissement serait de choisir d’investir focalisé, comme Buffet, juste pour éviter d’être taxé d’ignorant et sans avoir compris ce que cela signifie et surtout si cela correspond aux différents aspects de votre personnalité.

 

En conclusion, même si le process Daubasse nous met relativement à l’abri de tout biais de représentativité, nous pensons que tout investisseur averti en vaut deux et que développer systématiquement un raisonnement basé sur les probabilités face à l’incertitude du futur est un réflexe utile quelle que soit la méthode d’investissement que vous avez choisie ou choisirez.

 

 

 

 

Portefeuille au 19 Décembre 2014 : 6 ans 25 jours

Portefeuille : VL 7,2093 € (Frais de courtage et de change inclus)
Rendement Total : 613,56%

Potentiel Estimé VANT / Cours 109,27%

Rendement Annualisé : 38,22%
Rendement 2014 : 3,80%

Rendement 2013 : 20,74%
Rendement 2012 : 24,19%
Rendement 2011 : -15,65%
Rendement 2010 : 38,07%
Rendement 2009 : 308,74% Continuer la lecture de Portefeuille au 19 Décembre 2014 : 6 ans 25 jours

Bas les masques : Electronic Systems

C’est un nouveau bagger que nous vous dévoilons aujourd’hui.

En effet, nous avions acquis, le 2 janvier 2013, 10 100 actions Electronics Systems à un coût de revient, taxe sur les opérations de bouse et frais de courtage inclus, de 0,259 USD. Ces mêmes actions ont été cédées 20 mois plus tard, le 20 août 2014, à un cours de 0,53 USD nous permettant de générer ainsi une plus-value de plus de 100 %.

Nous vous proposons ci-dessous l’analyse que nous avions proposée à nos abonnés lors de notre lettre de janvier 2013 ainsi que les news de suivi qui ont été publiées dans les différentes lettres qui ont suivi.

Nous vous en souhaitons une excellente lecture !

 

Electronic Systems Technology Inc.

(OTC, Ticker: ELST / ISIN : US2858481078)

 

I. Introduction

Electronic Systems Technology est une société fondée en 1982. Elle développe et fabrique des modems sans fil et accessoires électroniques. Les produits sont soit vendus en direct, soit via l’intermédiaire de revendeurs, principalement sous leur marque en propre Esteem. Le siège de la société est situé à Kennewick dans l’Etat de Washington où elle emploie 13 salariés.

invesstir en actions high tech

L’analyse actuelle est réalisée à partir des comptes du T3 2012 et avec un capital composé de 5 158 667 actions. Il y a bien un plan d’options pour 610 000 actions avec un prix d’exercice d’environ 0,400 USD. Mais compte tenu de notre prix d’acquisition (frais de courtage inclus de 0,255 USD), si les options sont exercées, ce serait à un cours 57% supérieur. Dès lors, nous ne les considérons donc pas dans nos calculs.

II. La Valeur d’Actif Net Net (VANN)

La société possède un actif courant d’une valeur de 0,57 USD par action et possède des dettes pour 0,03 USD par action. Sa valeur d’actif net-net est donc de 0,54 USD par action.

Encore une belle surprise avec cette petite société technologique. En effet, le très faible endettement de la société et sa trésorerie pléthorique nous permettent de calculer une valeur triple net, c’est-à-dire le cash déduit de l’ensemble du passif pour une valeur de 0,38 USD par action. Encore une fois, une entreprise valorisée en dessous de son cash net de toute dette. Tous les autres actifs de l’entreprise peuvent être donc obtenus gratuitement.

III. La Valeur d’Actif Net Estate (VANE)

La société ne possède ni terrains, ni immeubles. Nous ne pouvons donc calculer de VANE.

IV. La Valeur de Mise en Liquidation Volontaire (VMLV)

immeuble de bureauNous allons essayer d’estimer la valeur de la société si elle était mise volontairement en liquidation par ses propriétaires.

Tout d’abord, commençons par l’actif courant, les liquidités et leurs équivalents de placement à court terme que nous reprenons pour leur valeur comptable, soit 0,41 USD par action.

meilleur investissement techno

Le second poste est composé des stocks pour une valeur de 0,10 USD par action. La rotation moyenne des stocks sur les 3 dernières années a été de 208 jours et sur l’exercice 2011 de 216 jours. Les produits fabriqués par la société sont très techniques, mais le stock est composé pour près de 80% de composants et seulement 20% de produits finis. Donc, malgré une obsolescence rapide des produits, et d’une durée de détention relativement « longue » pour du stock, nous n’allons considérer qu’une marge de sécurité de 20%, soit une valeur de stock retenue pour 0,08 USD par action.

Viennent ensuite les créances clients pour une valeur de 0,03 USD par action. La société a été payée en moyenne à moins de 21 jours en 2011 et la direction a déjà acté des provisions pour créances douteuses. En prenant une marge de 20%, nous considérons être conservateurs et nous reprenons donc uniquement pour notre valorisation un montant de 0,02 USD par action.

Enfin, les acomptes versés qui représentent 0,01 USD par action au bilan, sont repris pour ce montant.

Fidèles à nos principes de prudences, les actifs d’impôts différés ne sont pas pris en compte dans notre calcul. En ce qui concerne les créances fiscales sur l’Etat, nous ne les prenons également pas en compte dans notre calcul car peu significatives (0,002 USD par action). Ce qui accroît quelque peu notre marge de sécurité.

En ce qui concerne les actifs fixes, une fois n’est pas coutume, nous remarquons dans les comptes qu’il y a des dépôts chez les revendeurs pour un montant de 0,01 USD. Au vu du montant et de la difficulté d’estimer ces actifs, nous prenons une marge de sécurité maximale et ne les reprenons pas dans notre valorisation.

Pour finir, il y a les équipements et matériels que nous allons reprendre pour 5% de leur coûts d’acquisition historiques, soit 0,01 USD.

analyse financiere

Le total du passif représente 0,03 USD par action.

En hors bilan, il y a les loyers à payer sur leurs différents bâtiments car les baux expirent en 2014. Nous valorisons ces charges à 0,02 USD.

Pour résumer, nous obtenons en cas de mise en liquidation volontaire, la valeur suivante (en USD par action) :

Actif courant

– Liquidités et équivalents : 0,41
– Stock : 0,08
– Poste client : 0,02
– Paiements en avance : 0,01

Actif immobilisé
– Equipements et matériels : 0,01

Nous avons donc un actif total équivalent à 0,53 USD par action, duquel nous soustrayons le passif de -0,03 USD ainsi que les futurs loyers pour -0,02 USD. Nous obtenons par conséquent une VMLV de 0,48 USD par action.

V. La Valeur de la Capacité Bénéficiaire (VCB)

Sur les 5 derniers exercices, la société a généré des profits durant 2 exercices, des pertes pendant 2 exercices et un exercice à l’équilibre. Après prise en compte d’une imposition forfaitaire de 35% et d’un taux d’actualisation de 12%, et l’ajout de la trésorerie nette, nous obtenons une VCB de 0,43 USD.

VI. Conclusions

A notre coût d’achat de 0,255 USD, nous avons acquis des titres de Electronic System Technology avec une décote de :

53% sur la VANN

33% sur la valeur triple net

47% sur la VMLV

41% sur la VCB

Comme toute daubasse qui se respecte, le titre Electronic System Technology présente des risques. Et pour nous, les deux principaux risques pour ce titre résident :

1) Dans le fait que la société soit cotée sur un marché non réglementé, le fameux Pink Sheet, même si nous avons constaté qu’historiquement la publication financière de la société est irréprochable. Le passé ne préjuge pas de l’avenir sur un marché où il n’existe aucune obligation réglementaire de diffusion d’informations financières.

2) La liquidité relativement faible du titre.

Néanmoins, il y a un élément qui nous plaît particulièrement: nous avons avec ce titre quelque chose que nous adorons. C’est qu’à notre cours d’acquisition de 0,255 USD, nous avons pu obtenir l’équivalent en cash net de toute dette (0,38 USD)… et obtenir tout le reste de l’entreprise gratuitement. En fait, en achetant ce titre, c’est comme si nous avions acheté un billet de 1 USD à 0,67 USD. Malgré les risques identifiés plus hauts, nous avons donc une marge de sécurité optimale.

A la lecture des différents rapports financiers de l’entreprise, nous remarquons que l’entreprise n’a pas vraiment connu la crise de 2008-2009. Le chiffre d’affaires n’a en effet pas connu une baisse particulière. Ce qui semble signifier qu’elle a un certain savoir-faire reconnu et une base client fidèle et relativement récurrente.

Enfin, petite cerise sur le gâteau, sur les 5 dernières années, l’entreprise a consacré près de 1,8 M USD en recherche et développement, soit 1,45 fois la valorisation actuelle de la société sur le marché. Certes, l’entreprise est active dans un secteur hyper concurrentiel – ce qui l’oblige à se mettre au minimum au niveau de la concurrence – mais nous pensons qu’elle possède tout de même un savoir-faire qui doit bien valoir quelque chose. Quoiqu’il en soit, c’est encore une fois, un actif immatériel que nous obtenons gratuitement. Ce n’est donc que du bonus.

NEWS DE SUIVI PUBLIEES DANS NOS DIFFERENTES LETTRES MENSUELLES

 

2013 Septembre

Sur le premier semestre, la VANT est en baisse de 2% à 0,56 USD du fait d’une perte de 52 k USD sur la période. Deux éléments cependant rassurants :

– l’activité est en hausse de 2% sur le semestre à 861 k USD et les dépenses de R&D se maintiennent à 239 k USD ce qui permet de penser que le savoir-faire est préservé (développé ?)

– la trésorerie, et ses équivalents, nette de toutes dettes, représente 0,39 USD par action. Soit plus que le cours actuel de 0,37 USD. Cet élément est une sécurité à la baisse du cours.

 

2013 Novembre

A l’issue du troisième trimestre 2013, le bilan est toujours aussi impeccable, avec 1,6 M USD de trésorerie, ou encore 0,29 USD de trésorerie par titre, nette de toute dette. Pour un cours de 0,393 USD, soit du cash qui couvre 74% de la capitalisation. Au niveau de la rentabilité, le trimestre a été excellent : 52.000 USD de profits pour 534.000 USD de CA, soit une marge nette de 9,7%. Un bon niveau pour une daubasse.

Après prise en compte des stocks options exerçables à un cours moyen de 0,41 USD, le potentiel sur la VANT de 0,514 USD ressort à +31%.

 

2014 Avril

La société poursuit son bonhomme de chemin avec des ratios au 31 décembre 2013 toujours de bonne qualité : une VANN de 0,52 USD par action, une VANT de 0,53 USD par action, ce qui se traduit par un potentiel de 30%.

Nous conservons bien entendu cette ligne très peu liquide qui se négocie sur un marché non réglementé, dans l’attente d’une bonne surprise.

 

2014 Juin

Sur le T1 2014, l’activité est en hausse de 21% à 500 k USD. Ainsi, la perte sur ce trimestre est divisée par 10 par rapport à la même période de 2013, à -6 k USD.

Au niveau patrimonial, la VANT reste identique à 0,53 USD, soit un potentiel de +33%.

Enfin, à noter que le 30 mai, l’actionnaire Edco Partners a acquis 752 220 titres à un cours de 0,40 USD et détient désormais 1 173 123 actions de la société, soit 22,7% du capital.

 

2014 Août

Au 30 juin 2014, nous pouvons faire le constat suivant. Oui, Electronic Systems Technology est une action sous évaluée d’un point de vue patrimoniale et rentable. Sa VANT a augmenté de 0,5% sur le trimestre (!) à 0,54 USD, représentant un potentiel de +14% (re !). Toujours aucune dette au bilan, et une trésorerie nette de 0,34 USD par titre, soit 72% de la valorisation boursière.
Nous attendons désormais que Mr Le Marché fasse son œuvre.

Portefeuille au 12 Décembre 2014 : 6 ans 18 jours

Portefeuille : VL 7,3023 € (Frais de courtage et de change inclus)
Rendement Total : 622,76%

Potentiel Estimé VANT / Cours 106,00%

Rendement Annualisé : 38,80%
Rendement 2014 : 5,14%

Rendement 2013 : 20,74%
Rendement 2012 : 24,19%
Rendement 2011 : -15,65%
Rendement 2010 : 38,07%
Rendement 2009 : 308,74% Continuer la lecture de Portefeuille au 12 Décembre 2014 : 6 ans 18 jours

Les chroniques de l’investisseur chronique : un parcours musical

chronique investisseurCe texte fait partie de la série proposée par notre ami-chroniqueur Laurent Muller.

Même si nous ne partageons pas tout-à-fait les mêmes principes d’investissement, nous nous sommes trouvés énormément de points communs et les raisonnements développés par Laurent nous ont paru marqués par le sceau du bon sens.

Il nous a semblé intéressant de vous faire profiter de ces raisonnements et c’est la raison pour laquelle Laurent tiendra, sur ce blog et à intervalles réguliers, une chronique présentant ses principes d’investissement.

Ce sera l’occasion de débattre avec l’équipe des daubasses mais aussi avec vous, ami( e) lecteur(trice) des sujets qui seront développés par notre ami.

Je me permets pour une fois un hors sujet (quoique les mélodies ascendantes ou descendantes puissent éventuellement rappeler à l’investisseur les cours de bourse de ses actions !), en vous proposant un parcours musical, qui constitue également mon cadeau de Noël 2014 dont la valeur n’a pas de prix !

 

L’année indiquée entre parenthèses après le nom du compositeur est celle de sa naissance (et non celle de l’œuvre).

 

Parcours musical

 

Machaut (ca 1300), Je vivroie liement

?, Greensleeves

Gervaise (1525), Danceries

Le Jeune (1528), Reveci venir du printemps

Praetorius (1571), Bransle

Allegri (1582), Miserere

Lully (1632), Les Folies d’Espagne

Monteverdi (1640), L’Orfeo

Corelli (1653), La Folia

Pachelbel (1653), Canon

Marais (1656), Les folies d’Espagne

Purcell (1659), Musique pour les funérailles de la reine Mary

Bruhns (1665), Prélude et fugue en mi mineur

Albinoni (1671), Adagio en sol mineur

Vivaldi (1678), Les quatre saisons

Bach (1685), Passion selon Saint Mathieu

Haendel (1685), Sarabande

Pergolèse (1710), Stabat Mater

Gluck (1714), Orphée et Eurydice

Mozart (1756), Requiem

Beethoven (1770), Symphonie numéro 9

Paganini (1782), 24 caprices

Schubert (1797), Trio opus 100

Chopin (1810), Nocturnes

Liszt/Paganini (1811), La campanella

Wagner (1813), La chevauchée des Walkyries

Gounod/Bach (1818), Ave Maria

Franck (1822), Prélude et variation en si mineur

Bruckner (1824), Symphonie numéro 8

Smetana (1824), La Moldau

Borodine (1833), Danses polovtsiennes

Brahms (1833), Danses hongroises

Saint-Saëns (1835), Le carnaval des animaux

Moussorgski (1839), Tableaux d’une exposition

Tchaïkovski (1840), Casse-Noisette

Dvorak (1841), Symphonie du Nouveau Monde

Grieg (1843), Peer Gynt

Gigout (1844), Toccata en si mineur

Rimski-Korsakov (1844), Schéhérazade

Widor (1844), Toccata

Fauré (1845), Pavane

Mahler (1860), Symphonie numéro 5 – Adagietto

Boëllmann (1862), Suite gothique – Toccata

Debussy (1862), Prélude à l’après-midi d’un faune

Strauss (1863), Ainsi parlait Zarathoustra

Satie (1866), 3 Gymnopédies, 6 Gnossiennes

Vierne (1870), Toccata

Rachmaninoff (1873), Concerto pour piano numéro 3

Holst (1874), Mars

Ravel (1875), Le Boléro

Falla (1876), Danse du feu

Bartók (1881), Concerto pour orchestre

Stravinski (1882), Sacre du Printemps

Villa-Lobos (1887), Cantilène

Prokofiev (1891), Concerto pour piano numéro 2

Orff (1895), Carmina Burana

Poulenc (1899), Concerto pour 2 pianos

Duruflé (1902), Requiem

Khatchatourian (1903), La danse du sabre

Chostakovitch (1906), Valse numéro 2

Langlais (1907), Incantation pour un jour saint

Messiaen (1908), Quatuor pour la fin du temps

Barber (1910), Adagio pour cordes

Alain (1911), Litanies

Ligeti (1923), Lux Aeterna

Reich (1936), Phase

Corea (1941), Children’s songs

Jenkins (1944), Palladio

 

Conclusion

Je me suis parfois senti limité lors de la rédaction de cette liste car certains compositeurs en mériteraient une à eux-seuls (Bach, Mozart, Beethoven, etc…).

Joyeux Noël 2014 !

N’hésitez pas à compléter cette liste en proposant d’autres compositeurs en commentaires.

Portefeuille au 5 décembre 2014 : 6 ans 11 jours

Portefeuille : VL 7,4280 € (Frais de courtage et de change inclus)
Rendement Total : 635,20%

Potentiel Estimé VANT / Cours 103,26%

Rendement Annualisé : 39,19%
Rendement 2014 : 6,95%

Rendement 2013 : 20,74%
Rendement 2012 : 24,19%
Rendement 2011 : -15,65%
Rendement 2010 : 38,07%
Rendement 2009 : 308,74%

Taux de Rotation Annualisé : 18,75%
Effet Devise Total : 8,75% Continuer la lecture de Portefeuille au 5 décembre 2014 : 6 ans 11 jours