Portefeuille au 31 janvier 2015 : 6 ans 68 jours

Portefeuille : VL 7,7284 € (Frais de courtage et de change inclus)
Rendement Total : 664,94%

Potentiel Estimé VANT / Cours 108,85%

Rendement Annualisé : 38,92%
Rendement 2015 : 5,52%

Rendement 2014 : 5,46%
Rendement 2013 : 20,74%
Rendement 2012 : 24,19%
Rendement 2011 : -15,65%
Rendement 2010 : 38,07%
Rendement 2009 : 308,74% Continuer la lecture de Portefeuille au 31 janvier 2015 : 6 ans 68 jours

Question des lecteurs : votre nouvelle stratégie « RAPP » n’est-elle pas une simple réaction aux mauvais résultats 2014 ?

Tout d’abord une petite précision ami(e) lecteur(trice) : si le rendement que nous avons obtenu en 2014 se situe bel et bien sous notre indice de référence (le msci world en euro, dividendes réinvestis) et qu’à ce titre, il ne nous satisfait effectivement pas outre mesure, il n’en demeure pas moins qu’il ne s’agit en rien d’une « catastrophe » notamment en regard de la plupart des grands indices boursiers européens. 4 années de surperformance sur 6 et un capital multiplié par 7 quand, dans le même temps, notre indice de référence double : ce sont des statistiques qui suffisent largement à notre bonheur.

Prenons un exemple … Bestinfond qui est sans doute le meilleur fonds de placement « Value » en Europe sur une très longue période. Depuis sa création il y a plus de 20 ans, il a généré un rendement total de 2 358 % (là où son indice de référence faisait 583 %). Et pourtant, il a sous-performé ce fameux indice durant 9 années sur ses 20 années d’existence.

Vous comprenez qu’avec cet exemple, ce n’est pas une année de contreperformance qui remettra en question notre conviction qu’investir sur base d’une valeur patrimoniale d’une société permet de générer des rendements supérieurs.

Tout ceci pour vous expliquer que la nouvelle stratégie « RAPP » n’est pas une réaction au rendement de 2014 mais plutôt le fruit d’un ensemble de réflexions et de constats que nous menons depuis plusieurs mois.

Le principal constat, c’est qu’il n’existe pratiquement plus de net-net sur le marché et seulement quelques net-estate : nous avons vu notre watch-list fondre sur toute l’année 2014 et les nombreuses chasses que nous avons menées (d’ailleurs bien plus nombreuses durant l’année écoulée que durant les autres années) ne nous ont pas permis de trouver de nouvelles cibles… ou alors, quand nous en trouvions, les décotes étaient très faibles. Nous en avons néanmoins une watch-list bien garnie mais avec des potentiels cours/VANT compris entre 15% et 40%, ce qui nous semble vraiment risqué avec des entreprises qui ont souvent de gros problèmes.

Notre réflexion a essentiellement porté sur l’attitude à tenir si le marché poursuit sa hausse. Plusieurs propositions ont été posées sur la table. Des propositions hors investissement « value » et l’apport de spécialistes extérieurs à l’équipe ont même été évoquées mais aucune n’a fait l’unanimité.

Nous sommes donc revenu à l’investissement Value en déterminant tout d’abord ce que nous ne voulions pas faire c’est-à-dire du « fan de Buffett », de « l’à peu près » ou du « n’importe quoi » … en gros tout ce qui fonctionne dans un marché haussier comme celui–ci, un marché dans lequel tous les investisseurs se prennent pour des génies et dont les 75 années d’expérience cumulées de l’équipe nous laissent penser que, souvent, cela finit plutôt mal.

La nouvelle catégorie a été élaborée par tâtonnement et, avouons-le, avec difficulté car nous étions tous les quatre très ancrés psychologiquement sur les net-net et net-estate et nous avons éprouvé beaucoup de difficultés à nous accorder sur une ligne précise.

Deux lectures nous ont fait avancer : la xème re-lecture de L’investisseur intelligent de Ben Graham et l’interview de Walter Schloss présentée sur le blog… mais aussi, en toile de fond, l’interview de Bill Gross qui explique qu’il est primordial pour un investisseur de toujours s’adapter aux conditions de marché.

La première idée qui a fait l’unanimité, c’est que la nouvelle catégorie devait découler d’un process aussi précis que les deux autres catégories VANN et VANE.

La seconde idée, c’est que ce process devait aller chercher de la valeur cachée, de la valeur qui ne « saute pas aux yeux du marché », en parcourant juste un bilan ou en employant un screener.

Nous avons donc peaufiné cette ligne jusqu’à ce que tous ces points fassent l’unanimité au sein de l’équipe et qu’une watch-list puisse être établie.

Dans un premier temps, nous avons été déçus par la petite taille de la liste de sociétés correspondant aux critères de ce nouveau process : nous aurions préféré une grande liste nous donnant la possibilité d’y puiser des opportunités à notre guise. Mais finalement cette taille restreinte nous a confortés sur les exigences du process. C’est aussi grâce à ce constat que nous sommes confortés dans notre conviction que les exigences posées sont élevées, voire très élevées.

Voilà pourquoi, ami(e) lecteur(trice), le lancement de cette nouvelle catégorie de sociétés n’est pas une « pulsion » due à une année un rien décevante en termes de rendement mais plutôt le résultat d’une réflexion murie durant de longues semaines et imposées par un Mr Market trop exigeant en terme de prix.

Portefeuille au 23 Janvier 2015 : 6 ans 60 jours

Portefeuille : VL 7,7171 € (Frais de courtage et de change inclus)
Rendement Total : 663,82%

Potentiel Estimé VANT / Cours 109,66%

Rendement Annualisé : 39,05%
Rendement 2015 : 5,36%

Rendement 2014 : 5,46%
Rendement 2013 : 20,74%
Rendement 2012 : 24,19%
Rendement 2011 : -15,65%
Rendement 2010 : 38,07%
Rendement 2009 : 308,74% Continuer la lecture de Portefeuille au 23 Janvier 2015 : 6 ans 60 jours

Les chroniques de l’investisseur chronique : créer ou reprendre une entreprise

rp_chronique-investisseur-300x188.jpgCe texte fait partie de la série proposée par notre ami-chroniqueur Laurent Muller.

Même si nous ne partageons pas tout-à-fait les mêmes principes d’investissement, nous nous sommes trouvés énormément de points communs et les raisonnements développés par Laurent nous ont paru marqués par le sceau du bon sens.

Il nous a semblé intéressant de vous faire profiter de ces raisonnements et c’est la raison pour laquelle Laurent tiendra, sur ce blog et à intervalles réguliers, une chronique présentant ses principes d’investissement.

Ce sera l’occasion de débattre avec l’équipe des daubasses mais aussi avec vous, ami( e) lecteur(trice) des sujets qui seront développés par notre ami.

Cette chronique a pour but de lister quelques idées personnelles concernant la création et la reprise d’entreprises.

 

Introduction

A la fin de mes études, la création d’une entreprise comme activité principale me semblait exclue en raison du risque associé, même si cette voie me paraissait potentiellement intéressante. En effet, cette option ne me semblait pas compatible avec une vie financièrement stable permettant de fonder une famille. De plus, je n’avais pas de capitaux ni de source de revenus permettant d’envisager cette voie sereinement.

Comme j’approche de mon objectif d’indépendance financière, je créerai probablement une ou plusieurs entreprises une fois que le risque sur ma vie financière personnelle aura été gommé (les résultats de l’entreprise seront sans conséquence sur ma situation financière et mon niveau de vie), tout en gardant l’intérêt de la création d’entreprise.

 

Arbitrage entrepreneur et employé

creer son entreprise 

 

Ce qui m’intéresse dans la création / reprise d’une entreprise

Du point de vue de l’actionnaire, la finalité première d’une entreprise devrait être d’optimiser sa performance financière.

Deux types d’entreprises pourraient a priori m’intéresser, correspondant à deux aspirations distinctes :

  • Le point de vue du technicien : la création d’une entreprise pour le produit. Ce type d’entreprise n’aurait pas nécessairement comme vocation première de générer un profit (sans non plus exclure cette possibilité) mais plutôt de créer un produit aussi proche que possible d’une idée initiale, pour le plaisir de sa concrétisation. Les capitaux engagés dans une activité probablement non rémunératrice a priori seraient nécessairement très faibles (moins de 5 % du patrimoine net).
  • Le point de vue du manager : la création et l’optimisation de process reproductibles et mesurables, quel que soit le produit vendu, pour le plaisir de la rationalisation. Par exemple (et sans être très original), ouvrir une chaîne de crêperies en partant d’un proto-magasin sur lequel le process serait testé et optimisé pour ensuite le transposer à d’autres magasins, pilotés par le process et les indicateurs définis dans le proto-magasin.

 

La reprise d’une entreprise

Une reprise d’entreprise peut permettre de diminuer le risque par rapport à une création d’entreprise. Reste à trouver une entreprise viable présentant une divergence prix / valeur intéressante et correspondant à l’un de ses domaines de compétence…

Dans le cadre d’une reprise, la mise en place d’une SARL permet également de limiter le risque aux seuls capitaux engagés tout en utilisant l’effet de levier, ce qui peut être une alternative au levier d’un investissement immobilier, par exemple.

 

Conclusions

Avant d’avoir atteint l’indépendance financière, la création d’entreprise, comme activité principale, induit un risque élevé que je ne suis pas prêt à assumer, en partant d’un patrimoine nul. La reprise d’une entreprise peut être une alternative potentiellement intéressante car elle mitige le risque sur le revenu.

En revanche, une fois l’indépendance financière atteinte et le risque pour sa situation financière personnelle éliminé, la création ou la reprise d’entreprises me semble être une voie intéressante que je pense explorer.

 

Portefeuille au 16 Janvier 2015 : 6 ans 53 jours

Portefeuille : VL 7,6274 € (Frais de courtage et de change inclus)
Rendement Total : 654,94%

Potentiel Estimé VANT / Cours 110,30%

Rendement Annualisé : 38,93%
Rendement 2015 : 4,14%

Rendement 2014 : 5,46%
Rendement 2013 : 20,74%
Rendement 2012 : 24,19%
Rendement 2011 : -15,65%
Rendement 2010 : 38,07%
Rendement 2009 : 308,74% Continuer la lecture de Portefeuille au 16 Janvier 2015 : 6 ans 53 jours

Nos prévisions de marché pour les années à venir …

Bien sûr, cher (e) lecteur(trice), depuis les années que vous nous suivez, vous savez pertinemment que nous ne sacrifions généralement pas à ces traditions du changement d’années, que jamais nous ne jouons aux Pythies …

Mais nous aimerions ici, à la suite de l’article de la semaine dernière, traiter de la complémentarité de notre nouvelle catégorie des RAPP avec les VANN/VANE par une petite réflexion sur le marché, réflexion toute personnelle et qui n’engage que nous.

Tout d’abord, imaginons que le futur boursier soit caractérisé par un marché haussier en continu avec plusieurs petites corrections et 2 crashs, finalement la continuité de ce que nous avons connu depuis plusieurs décennies.

Dans un tel cas de figure, acheter des « bonnes » sociétés avec un petit avantage concurrentiel et à prix correct devrait s’avérer payant.

Investir en fonction d’une décote sur les actifs nous semble nettement plus difficile dans ce type de marché car, sur 30 ans, voire plus, il y a deux grosses opportunités (précisément au moment des krachs), ensuite les opportunités se raréfient. C’est pour cette raison que nous pensons aujourd’hui qu’il nous faut une catégorie qui nous permette d’acheter de la rentabilité à prix attractif sur toutes les corrections mineures et sur toute raréfaction des opportunités d’acheter des actifs décotés.

Imaginons à présent qu’à l’avenir, nous connaissions un marché en dents de scie. Par exemple, que  tous les 3 ans, le marché gagne 100% et qu’ensuite, sur 1 an et demi, il baisse de 50%. Si ce type de marché durait pendant 20 ans, eh bien La Palice lui-même constaterait qu’après 20 ans, les indices seraient toujours au même niveau.

Acheter des bonnes sociétés avec un avantage concurrentiel et à prix correct serait probablement décevant dans ce cas de figure : les gains seraient sans doute très minces pour les meilleurs et les rendements nuls ou négatifs majoritaires.

Par contre, investir sur les actifs décotés serait vraisemblablement plus facile : il suffirait de ramasser les plus belles décotes sur l’année et demi de correction et le process ferait revendre la plus grande partie au niveau de la VANT dans les 3 ans suivants, ce qui nous procurerait des liquidités pour réinvestir à la correction suivante. Détenir des sociétés Rentables A Petit Prix (RAPP) ne serait pas vraiment utile même si, sans doute, quelques-unes pourraient entrer dans le portefeuille à certain moment !

Voilà les deux paysages « en carton-pâte » posés. Le seul problème, c’est que personne ne va savoir à l’avance si un marché haussier de 30 années supplémentaires a démarré avec 2-3 crashs et des corrections mineures ou si le marché va plutôt poursuivre en dent de scie.

Ne sachant pas à quel type de marché nous allons devoir affaire dans le futur, nous avons donc choisi en introduisant les RAPP couplées aux VANN et aux VANE, de tenter de performer dans tout type de marchés.

Si le marché est haussier en continu, notre performance sera peut-être un peu moins éloquente que les « fans de Buffett », adeptes du « buy and hold » sur des sociétés à gros avantages concurrentiels  mais elle sera probablement très correcte malgré tout.

Si le marché est en dent de scie, nous avons la conviction que nous battrons les marchés à plat de couture.

Bill Gross, qui fait partie des plus grand investisseurs de tous les temps, se demandait qui serait capable de s’adapter à un autre marché qu’un marché haussier et disait aussi qu’il n’était pas certain que les plus grands dont Buffett, Soros ou lui-même pourraient forcément s’adapter dans un autre type de marché et que leur performance ne serait peut-être pas la même. Ce qui lui faisait dire que ce n’est pas l’investisseur qui est un génie mais plutôt que c’est le type de marché qui fait de certains investisseurs des génies. Et, implicitement, que dans d’autres types de marché, ce n’aurait peut-être pas été les mêmes qui auraient été taxés de « génies ».

Notre idée d’acheter soit des actifs, soit de la rentabilité à bon prix, selon ce que nous offre le marché, est donc la modeste réponse que nous avons apportée à la réflexion de Bill Gross : nous pensons qu’avec ces deux catégories, nous avons un avantage statistique à long terme.  C’est pour cela que nous sommes confiants même si toutes les années ne seront pas à +308 % comme en 2009…  ni à -15%, comme en 2011 et qu’il y aura aussi du +38% ou du +5% et du -25% ou du -6% de temps à autre.

 

Portefeuille au 9 Janvier 2015 : 6 ans 46 jours

Portefeuille : VL 7,5535 € (Frais de courtage et de change inclus)
Rendement Total : 647,62%

Potentiel Estimé VANT / Cours 110,02%

Rendement Annualisé : 39,00%
Rendement 2015 : 3,13%

Rendement 2014 : 5,46%
Rendement 2013 : 20,74%
Rendement 2012 : 24,19%
Rendement 2011 : -15,65%
Rendement 2010 : 38,07%
Rendement 2009 : 308,74% Continuer la lecture de Portefeuille au 9 Janvier 2015 : 6 ans 46 jours

La troisième voie de l’investissement « value » … la RAPP. En route pour de nouvelles aventures !

L’année boursière 2014 se termine de manière contrastée. En Europe, tant les indices français, allemand, britannique qu’italien ont généré un modeste rendement compris entre 0 et 3 %. Parmi les rares exceptions, on peut tout de même  relever les bourses danoises et… belges qui ont offert plus de 15 % de rentabilité à leurs heureux actionnaires (et même 21 % pour le pays à la « petite sirène »).

Exprimés en euro, les indices asiatiques, japon inclus, offrent en moyenne 7 à 8 % de rendement. L’indice japonais offre un bon 6 % mais c’est du côté des USA qu’il faut aller chercher les vraies belles satisfactions avec plus de 27 % de rendement pour la bourse de l’Oncle Sam.

Globalement, notre benchmark, le tracker Lyxor MSCI world en euro, dividendes inclus, a offert un rendement de plus de 18 % à ses heureux détenteurs.

Et les Daubasses…

Eh bien, cette année, l’illustre équipe des daubasses doit se contenter d’un modeste 5,46 %. La faute à qui ?  Eh bien, à cette catégorie de sociétés qui nous a apportée tant de satisfactions dans le passé, les fameuses « net-net ».

Nous savions que cette catégorie d’investissement était relativement décorélée des marchés et cette année nous en apporte la preuve éclatante. Sur les 21 actions classées « net-net » que comptent notre portefeuille, seules 4 ont enregistré une performance positive sur l’année. Selon nos observations, une fois massacrées par le marché, les net-net entrent « en apesanteur » et ne dépendent plus du sens du marché, qu’il soit baissier ou haussier. Elles dépendent juste de ce qu’elles peuvent faire apparaître de nouveau : si un nouveau produit ou une bonne nouvelle émerge, c’est l’explosion à la hausse et ce, que le marché soit haussier ou baissier. Mais, si rien n’apparaît, c’est la stagnation, voire le recul. Par exemple, dans le marché difficile de 2011 terminé dans le rouge, parmi les 7 baggers de l’année, nous retrouvions 5 net-net, uniquement parce qu’il s’était passé quelque chose de bien pour ces 5 sociétés. En 2014, force est de constater qu’il ne s’est pas passé grand-chose de bien pour nos net-net.

Le bilan est plus positif pour nos « net estates » puisque parmi les 22 sociétés de cette catégorie que comptent notre portefeuille, 14 terminent dans le vert : ces sociétés, parfois cycliques et possédant des actifs immobiliers importants, sont capables de reprendre des couleurs et d’afficher plusieurs éléments positifs aussi bien dans leur bilan que dans leurs activités.

Un autre phénomène a aussi pénalisé notre portefeuille dans ce marché haussier : le fait que les opportunités se raréfiant au fur et à mesure que la hausse se poursuivait, nous n’avons pas toujours trouvé les opportunités qui nous auraient permis de rester « full invest » : depuis le début de l’année, c’est en moyenne 14 à 15 % de liquidité qui sont restées non investies. C’est surtout ce constat qui nous a interpelés : les très nombreuses « chasses à la daubasse » (bien plus nombreuses en 2014 que les autres années), ne nous ont pas permis de trouver de nouvelles cibles… ou, quand nous en trouvions, celles-ci présentaient des décotes très faibles. Notre watch-list est encore bien garnie mais les potentiels théoriques,  selon notre process, sont compris entre 15% et 40%,  ce qui nous semble relativement risqué pour des entreprises qui ont souvent de gros problèmes.

Même si notre statistique « long terme » laisse ressortir une performance tout-à-fait satisfaisante de 4 années de surperformance sur 6, vous savez, ami(e) lecteur (trice), que l’équipe des Daubasses n’est pas du genre à rester passive devant certains constats et ce, d’autant que raisonne encore à nos oreilles certains passages de l’interview de Bill Gross (le « Warren Buffett » de l’obligataire ») qui, en résumé, expliquait qu’il était primordiale pour l’investisseur de toujours s’adapter aux conditions du marché.

C’est en relisant l’interview de Walter Schloss dont nous vous avons offert la traduction ici-même que nous nous sommes rendus compte qu’il nous fallait absolument élargir notre horizon d’investissement.

Dans cette interview, « Big Walt » nous apprend que lorsque les opportunités d’investir dans des actifs décotés disparaissaient, il n’hésitait pas à acheter de la capacité bénéficiaire à bon prix. Et c’est à cet instant que nous avons commencé à « plancher » sur une nouvelle approche, une approche qui nous permettrait de dénicher des sociétés qui seraient très  rentables et dont la rentabilité n’aurait pas encore été tout-à-fait mise en valeur par le marché. « Pas évident » direz-vous ? Et pourtant, après plusieurs semaines de travail acharné, nous avons pu mettre au point une « formule » qui, selon nous, va nous permettre de mettre la main sur ce genre de valeur.

Au départ, l’objectif que nous nous sommes assigné, c’est donc de découvrir de la haute performance bénéficiaire à bas prix mais surtout, nous voulions rester dans notre philosophie actuelle, à savoir une approche purement quantitative qui permette à la fois d’éviter les biais psychologiques mais surtout qui nous permette d’éviter de commettre des erreurs qui seraient dues par une mauvaise connaissance du secteur ou de l’environnement dans lequel évolue la cible. Une approche quantitative permettant de trouver des entreprises bénéficiaires, présentant un potentiel de croissance, une direction compétente, certains avantages compétitifs… mais en nous basant uniquement sur les chiffres du rapport financier et surtout en payant cela à un prix raisonnable, voire même à un bon prix.

Pour investir dans des sociétés rentables mais bon marché, il faut évidemment que la « haute rentabilité » ne soit pas visible au premier coup d’œil ou de screener. C’est dans cette optique que, armés de nos 75 années cumulées d’expérience d’investisseur particulier et après la re-lecture des ouvrages de Benjamin Graham,  Bruce Greenwald et Christopher Browne, nous avons mis au point une formule que nous n’oserions qualifier de « miraculeuse » mais qui nous permettra justement de mettre à jour des rentabilités élevées mais relativement cachées.

Bien que depuis le début de l’aventure, nous ayons eu en permanence le souci de travailler en toute transparence avec nos lecteurs et abonnés, nous n’allons pas, pour le moment, dévoiler cette formule de calcul : nous souhaitons garder notre avantage concurrentiel et ne pas divulguer le résultat d’un travail de l’équipe.

Nous pouvons néanmoins en expliquer la philosophie.

Le travail se déroule en deux phases. La première phase consiste en une pré-sélection : nous tentons de trouver des sociétés présentant un niveau de rentabilité minimum exigé. Ce niveau de rentabilité se calcule sur base de critères originaux, sortant des standards habituels afin que, précisément, il n’apparaisse pas au grand jour.

Lorsqu’une société répond à notre exigence de rentabilité, elle est valorisée et un objectif de cours lui est donné sur base d’une deuxième formule de calcul, tout aussi originale que la première. Ici aussi, notre objectif est de trouver une valeur qui sorte des standards habituels afin de faire ressortir des sous-évaluations qui n’apparaîtraient pas, encore une fois, au premier coup d’œil.

Cette nouvelle catégorie de sociétés, nous allons l’appeler RAPP, c’est-à-dire Rentabilité A Petit Prix, un type de valorisation qui sera pleinement complémentaire aux VANN et VANE de notre process.

Cette valorisation sera comparée avec le cours auquel on peut acquérir l’action de la société-cible et un potentiel sera ainsi déterminé. C’est ainsi que nos futurs choix d’investissement seront guidés par des critères objectifs : si le potentiel des RAPP est supérieur, nous achèterons des RAPP. Si le potentiel des VANN ou des VANE est le plus élevé, eh bien, nous achèterons des VANN ou des VANE. Nous pensons ainsi qu’avec cette nouvelle approche, nous allons pouvoir nous exposer en permanence sur le meilleur des deux mondes, soit les décotes en fonction des actifs, soit les décotes en fonction de la capacité bénéficiaire et « RAPPER » la moindre décote là où elle se trouve.

Mais ce n’est pas tout : si notre formule de sélection et de valorisation restera secrète, nous proposerons à nos abonnés une analyse quantitative de la société. Au travers de différents ratios triés sur le volet, nous allons montrer comment, en utilisant uniquement les chiffres des rapports financiers, il est possible de se faire une idée, si pas exacte et précise, à tout le moins objective, de divers éléments touchant à la société comme la compétence de la direction, l’avantage compétitif, la solidité financière, la croissance ou… la rentabilité. Bref, nous monterons comment se faire une idée « qualitative » avec du « quantitatif ».

Et nous avons terminé 2014 en force avec l’achat de notre première RAPP, une société française qui se situe parmi les plus hauts potentiels de notre portefeuille. Bien entendu, nos abonnés ont été  tenus au courant en temps réel de notre achat et ont pu découvrir en direct – comme nous le faisons désormais juste après chaque achat – ainsi que dans la lettre du mois de janvier cette fameuse analyse « qualitative-quantitative ».

Avec cette nouvelle approche, nous avons l’impression d’avoir le chaînon manquant qui, aux côtés des VANN et des VANE, nous permettra d’encore mieux performer quelles que soient les conditions de marché.

Sans renier la supériorité de l’investissement basé sur l’achat d’actifs décotés, nous pensons qu’à défaut de pouvoir acquérir ceux-ci par la faute d’un Mr Market par trop enthousiaste, l’acquisition de flux de trésorerie à bas prix est hautement complémentaire, et est expliquée par Benjamin Graham dans les chapitres 14 et 15 de « L’investisseur intelligent » et mis en pratique également dans certaines configurations de marché par Walter Schloss et d’autres investisseurs dans la valeur.

 

Portefeuille au 2 Janvier 2015 : 6 ans 39 jours

Portefeuille : VL 7,4294 € (Frais de courtage et de change inclus)
Rendement Total : 635,34%

Potentiel Estimé VANT / Cours 109,80%

Rendement Annualisé : 38,62%
Rendement 2015 : 1,44%

Rendement 2014 : 5,46%
Rendement 2013 : 20,74%
Rendement 2012 : 24,19%
Rendement 2011 : -15,65%
Rendement 2010 : 38,07%
Rendement 2009 : 308,74% Continuer la lecture de Portefeuille au 2 Janvier 2015 : 6 ans 39 jours

Portefeuille au 31 Décembre 2014 : 6 ans 37 jours

Portefeuille : VL 7,3243 € (Frais de courtage et de change inclus)
Rendement Total : 624,94%

Potentiel Estimé VANT / Cours 112,35%

Rendement Annualisé : 38,34%
Rendement 2014 : 5,46%

Rendement 2013 : 20,74%
Rendement 2012 : 24,19%
Rendement 2011 : -15,65%
Rendement 2010 : 38,07%
Rendement 2009 : 308,74% Continuer la lecture de Portefeuille au 31 Décembre 2014 : 6 ans 37 jours