Ancien Edito : clap de fin …

vacances boursières

En cette période de douceur estivale, l’équipe des daubasses prend
un peu de repos bien mérité.

Certes, entre barbecues et farniente, nous poursuivons notre traque incessante des plus belles daubasses.

Pour la partie rédactionnelle du blog, tout comme les années précédentes, nous avons plongé en apnée dans nos archives afin de vous proposer, cher(e) lecteur(trice), quelques anciens éditos de notre lettre mensuelle tels que nos abonnés ont pu les découvrir à l’époque.

C’est l’édito de la lettre de décembre 2012 que vous allez retrouver ci-dessous.  Celui-ci a été publié quelques jours avant la date fatidique de fin du monde, telle qu’annoncée par les Mayas.

Excellente lecture !

Clap de fin…

C’est avec un pincement au coeur que nous prenons notre plume pour rédiger cet édito qui est celui de notre dernière lettre mensuelle.

Pourtant, nous avons encore un tas de choses à vous raconter et un grand nombre de réflexions à partager. Nous avons pris beaucoup de plaisir à échanger avec vous, que ce soit sur notre blog, par mail privé ou, tout simplement, au travers de nos lettres et articles.

Mais voilà, toutes les bonnes choses ont une fin et cette lettre ne fait pas exception.

Quoi ! Vous stoppez tout ?

Hélas, cher(e) lecteur(trice), trois fois hélas …

Mais, mon abonnement ? J’ai payé pour un an, moi !

Vous pensez bien que, là où nous allons tous, le prix d’un abonnement à une lettre financière n’a plus grande importance.

Vous avez perdu la tête ? Vous avez trop chassé la daubasse et vous faites un « burn-out » ?

Si ce n’était que cela mais c’est bien pire, bien plus grave !

David Rosenberg avait raison !

Nouriel Roubini avait raison !

Olivier Delamarche avait raison !

Philippulus(1) avait raison !

Après plus de 4 ans d’existence, notre club d’investissement va disparaître, c’est la fin de 4 passionnantes années de chasse à la daubasses et d’un an et demi de lettres mensuelles. Nous n’aurons plus de débats acharnés, arrosés à l’Orval, sur les vertus de telle ou telle action … (c’est surtout l’Orval qui va nous manquer pour tout vous dire).

L’Hindenburg Omen(2) était là, bien visible depuis des siècles, nous allons tous mourir dans d’horrrrrribles souffrances, les Mayas l’ont annoncé : ce 21 décembre, c’est LA FIN DU MONDE.

Les amis, vous êtes bien raisonnables là ?

Vous n’allez quand même pas nous dire que vous y croyez à ce genre de prophétie. Dans votre dernière lettre mensuelle, vous disiez qu’il était impossible de prévoir la macro économie avec précision même à un horizon de quatre ou cinq ans et aujourd’hui, vous nous expliquez que vous accordez foi à des prédictions vieilles de plusieurs siècles ?

Heuuuu … Hum, comment dire …

En plus, vous savez combien il y en a eu des prévisions de fin du monde non avérées ?

Ben … heu … non

Des dizaines …

Il y a eu Charles Russell au 19e siècle, il y a eu les témoins de Jéhovah qui l’annoncent avec la régularité d’un métronome depuis plus de 80 ans, il y a eu David Koresh dans les années 90 de même que Harold Camping qui l’a annoncé à plusieurs reprises et la dernière fois, c’était pour … 2011.

Allons les gars des daubasses, ressaisissez-vous !

Vous pensez que nous avons été un peu … disons … excessifs ?

C’est le moins que l’on puisse dire …

Hum … effectivement, cher(e) lecteur(trice), il semble bien que nous ayons sombré dans le marasme ambiant.

Peter Diamandis, un éminent chercheur et entrepreneur américain l’explique dans son livre « Abundance: The future is better than you think ».

Les médias nous abreuvent « jusqu’à plus soif » d’informations négatives qui nous font sombrer dans la sinistrose. Pourquoi ? Parce que, naturellement, c’est vers ces informations négatives que nos esprits portent leur attention. Chaque seconde, nous sommes soumis à trop de données pour que nos cerveaux puissent les analyser et comme rien n’est plus important pour nous que la survie, ce sont les informations avertissant d’un danger que nous retenons en priorité.

Selon Diamandis, ce serait dû à une zone du lobe temporal de notre cerveau qui trie toutes les informations que nous recevons en recherchant tout ce qui pourrait nous porter atteinte.

C’est la raison pour laquelle, parmi toutes les données que nous recevons, notre instinct de survie nous fera retenir en priorité les mauvaises et c’est aussi pourquoi nous sommes généralement conditionnés à être plus pessimistes qu’optimistes.

Nous-mêmes dans nos investissements en daubasses avons tendance à envisager le « pire » avant de prendre la décision d’acheter, parce que si le pire est dans les cours, l’affaire ne peut être que bonne … mais peut-être aussi parce que notre lobe temporal nous y incite.

Ce n’est peut-être pas un hasard finalement si des prophètes de malheur rencontrent autant de succès parmi les médias et ce, même parmi des gestionnaires qui n’ont jamais rien prouvé en terme de capacité à créer de la valeur pour leurs clients.

En bref, si nous sommes heureusement conditionnés pour anticiper les dangers, nous ne devons pas laisser notre instinct animal prendre le dessus sur notre raison et nous vous remercions, ami(e) abonné(e) de nous avoir rappelé à l’ordre.

Alors, finalement, ce n’est pas votre dernière lettre ?

Bien sûr que non ! Les frères Böhm prétendent que les Mayas anticipent en réalité la fin du monde pour 2116 … de quoi nous laisser le temps d’écrire encore quelques lettres mensuelles …

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(1) Clin d’oeil à l’attention des « tintinophiles »

(2) L’Hinderburg Omen est un indicateur technique annonciateur de crash, pas très fiable en réalité puisque s’il s’est bien configuré avant les grandes corrections boursières des dernières années, il a aussi donné un nombre deux fois supérieurs de « faux signaux ».

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