45 secondes de publicité, le mirage des lettres boursières payantes …

En matière de publicité, ami(e) lecteur (trice), nous devons avouer que nous sommes d’une « ringardise » hors norme.

Nous devrions même dire que nous sommes « pré-publicitaires » comme d’autres hommes ont été « pré-historiques » puisque la forme de publicité qui nous plait le plus encore aujourd’hui est restée le bon vieux « bouche à oreille » d’antan… quoi que nous ne soyons pas contre le « bouche à clavier » du net… la preuve que tout homme, aussi primitif soit-il, est capable d’évolution.

Fin 2009, à l’époque où nous étions de simples « vendeurs de listes à 50 euros » qui offraient des multi baggers en rafale, un abonné nous envoyait le mail suivant « salut les daubasses, votre blog et ce que vous faites est formidable, surtout ne changez rien… Mais si je devais vous donner une note au niveau commercial, ce serait zéro ou presque. Sans rancune. »

En réalité, nous pensons que seuls nos abonnés et lecteurs ont le droit de nous juger et qu’ils sont les mieux placés pour expliquer ce que nous faisons, comment nous le faisons, pourquoi nous le faisons à d’autres investisseurs qui, à leur tour, prendront le temps de réfléchir et de voir si ce que nous proposons leur convient, en toute liberté. Nous croyons à la transmission des impressions vécues, ressenties, partagées en une longue chaine sans fin.

Chez les Daubasses, nous ne nous imaginons toujours pas chanter, l’air léger et guilleret, que « nous en avons des vraiment grosses et qu’elles peuvent faire vraiment plaisir» (nous parlons de performances boursières évidemment).

Tout comme nous ne nous voyons pas tourner un clip publicitaire sur une plage des Caraïbes, nous montrant « bronzés comme des noix », en « bermudas fleuris et ventres rebondis », passant nos après-midis à boire des cocktails exotiques (alors que nous avons une préférence marquée pour la bière) tout en gravant sur les palmiers des slogans du genre de celui-ci: « Daubasses. com, la fin de vos SSSoucis, pour 109€ SSSeulement ! ».

Remarquez, qu’en faisant quelques petites recherches sur la publicité dans l’histoire, il ne nous a pas déplu de trouver ces informations remontant aux années 60 et au début de la publicité télévisée en France : « … Lorsque la publicité arrive à la télévision française, en 68, la plus grande crainte est que les téléspectateurs soient manipulés… Le magazine 50 millions de consommateurs fait alors un travail important de revendications précises sur ce que doit être la pub. Pour eux, elle doit informer clairement sur le produit et sur ses propriétés, afin que le consommateur prenne une décision rationnelle d’achat. Dès 1973, une loi protège même les consommateurs en pénalisant fortement le mensonge publicitaire.

Des premiers contrôles des publicités, à partir de 1968, aux années 80, les contrôleurs font vérifier la qualité du produit et la manière dont on en parle. Les annonceurs doivent même fournir un dossier technique sur leurs produits. Une pub pour la glue qui montre un homme collé au plafond ? La Régie Française de Publicité fait faire le test dans la réalité (test réussi!) pour s’assurer que la glue permet bien de coller des gens au plafond. La recherche de la véracité est extrême. »

Si nous devions un jour faire un effort pour évoluer vers une démarche plus commerciale, et donc publicitaire, c’est sans doute vers cette idée de publicité des années 60 que nous ferions un petit pas… car nous agréons la dernière idée de « La recherche de la véracité extrême ». Et puis finalement, nous pourrions faire un saut de la préhistoire vers le 20ème siècle et réduire considérablement notre retard à seulement un peu plus d’un demi-siècle : nous aimons progresser.

Avouons quand même aujourd’hui que la publicité n’est plus informative, ni à la recherche de la véracité, mais plutôt esthétique, amusante ou idiote. Elle vous vend du rêve, de la promotion sociale, du « toujours mieux » à meilleur prix, même si cela coûte plus cher !

Mais nous ne regrettons rien. Dans «L’effet boule de neige», le grand Warren Buffett nous a mieux fait comprendre comment se situer en développant son idée de « carte de score intérieur ». En une question d’une simplicité de moine bouddhiste empreint de zénitude, il nous place devant un dilemme :

Que choisiriez- vous ?

  • Etre considéré par tous comme un excellent investisseur en sachant qu’en réalité vous êtes médiocre ?

ou

  • Passer pour un neuneu qui se contente de 4 ratios en sachant que vous êtes un excellent investisseur ?

Nous vous laissons, cher(e) lecteur(trice) le soin de répondre à cette question.

Notre réflexion sur l’investissement nous amène à penser que la part du hasard n’est pas à négliger et que chaque victoire ou chaque réussite devrait vous rendre modeste et humble, plutôt que « dikkenek » et « gros melon », double pléonasme volontaire pour mieux souligner que chaque victoire ou réussite présente son inévitable pendant d’échecs et de ratés dans l’investissement (sauf, bien sûr, si vous croyez encore au Père Nowel !).

Tout ceci pour en arriver à ce que nous rangerons dans la catégorie « anecdote qui fait plaisir », flattant au passage nos petits egos (oui, nous avons encore des efforts à faire pour améliorer notre carte de score intérieur).

En effet, le 25 mai 2015, un abonné nous écrit pour nous dire ceci :

« Bonjour l’équipe, êtes-vous au courant que l’on parle de vous dans un numéro hors série du magazine Capital d’avril 2015 ? … c’est vraiment mérité. Je vous attache un scan. »

article capital

Nous remercions cet abonné attentionné et attentif car sans lui nous n’aurions jamais su que l’on parlait de nous dans un magazine français mais aussi l’auteur de cet article qui semble avoir apprécié notre travail, notre honnêteté et notre sérieux… même quand c’est bon marché !

Finalement, le « bouche à clavier » a encore de beaux jours devant lui…

5 réflexions au sujet de « 45 secondes de publicité, le mirage des lettres boursières payantes … »

  1. Excellent. J’ai tout bien compris… et savouré cet article ;). Je vous confirme que le bouche à oreilles travaille pour vous. Mais aussi qu’en matière de publicité, la ringardise, comme vous dites,… ça fait du bien ! Keep going on.

  2. Bonjour. Finalement, votre site présente une offre structurée, argumentée, justifiée avec un ton sympathique et une pointe d’auto dérision … C’est la meilleure pub que vous pouvez vous faire. Les promesses de ratios démentielles, de fortunes, « 100% satisfait ou remboursé », appellent toujours plus à la méfiance.

  3. Ne changez rien ! Plus fort que la mode, être intemporel. C’est ça la véritable classe et le secret de la longévité. En plus, je trouve que vous sous-estimé vos talents de mise en scène car les lettres mensuelles sont bien illustrées. Et le ton est parfait, sans esbrouffe avec juste ce qu’il faut d’humour et de distance.
    Laissez à d’autres ce genre de promesses déguisées : « la réussite (…) s’évaluera dans dix ans au nombre de millionnaires qui en seront issus ».
    La seule piste d’amélioration serait un site web et un logo un peu plus sexy. Mais avec le risque de se planter et d’être noyé dans une masse de clones…
    Longue vie aux Daubasses 😉

  4. Pour ma part je pars du principe que des gars qui savent apprécier les bonnes bières comme la Orval (bières Belges qui pour la plupart du temps sont largement en dessous de leur valeur intrinsèque 😉 ne peuvent pas se tromper.
    Les Trappistes et les Struise sont sous cotées il faut se jeter dessus.
    Heu je suis sur un forum boursier non !?

  5. quand je rentre dans le hall d’une société et que j’y vois des colonnes en granit, je fais demi-tours… j’en conclu immédiatement que le management n’utilise pas à bon escient son argent.
    ici, pas de clinquant. juste les outils nécessaires et suffisants pour être efficace.
    je me dis que plutôt que de faire de la com’, ils bossent sur le coeur du métier.

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