Rapport de gestion – mars 2018

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Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous présenter notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible

Nous alimentons régulièrement vos réflexions avec des articles pédagogiques issus de notre propre expérience originale de l’investissement.

C’est dans cette double optique de transparence et de partage que nous vous proposons chaque mois un extrait – publié 2 à 3 semaines après la version « abonnée » – du « rapport de gestion » issu de nos lettres mensuelles. Vous retrouverez les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille et quelques réflexions liées à l’actualité.

— Bien évidemment, ce rapport ne fera en principe pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonné(e)s. —

Rapport de Gestion (portefeuille daubasses)

Le portefeuille clôture le mois de mars avec un recul de -1,40%. Sur l’année 2018 nous passons en zone négative à -0,65%.

Notre benchmark, le tracker MSCI World a reculé sur le mois de -3,68%. Sur l’année 2018 il est en replis de -3,52%.

En mars, 13 sociétés du portefeuille affichent une performance à 2 chiffres, 4 en zone positive et 9 en zone négative. Ces sociétés sont les suivantes :

(…) cf. Lettre Mensuelle de mars

Mouvements mensuels

Mois exceptionnel, car cela faisait bien longtemps que nous n’avions procédé qu’à des opérations d’achats avec 2 achats Pépites PEA, 1 renforcement (RAPP) et 1 nouvelle acquisition française (RAPP).

 

Portefeuille daubasses

Nous passons à l’achat le vendredi 16 mars sur les actions d’une société française : XXX, leader français (….) actif également en Suisse et en Belgique et qui possède aussi quelques hôtels. Nous avons classé ce titre dans la catégorie RAPP pour Rentabilité A Petit Prix. C’est en scrutant l’actualité financière que nous l’avons déniché. Car après une accusation de (…) la société a perdu 20% de sa valeur en séance. (…)

Comme toujours, le marché a toujours du mal à faire la part des choses et a sur réagit émotionnellement ! Nous n’allons pas nous en plaindre. Nous voulons juste souligner le fait que si l’on parvient à faire passer une analyse du risque et des chiffres avant ses émotions, on possède alors un avantage certain pour profiter des occasions de ce type.

Bien entendu, on ne peut jamais être certains à 100% qu’il n’y a pas une partie cachée au problème que l’on n’a pas pris en compte. Et c’est pour cette raison qu’il faut, en toute occasion, rester modeste et ne pas s’emballer en achetant une grosse position (vous vous rappelez du principe de discipline ?). Cela doit toujours rester dans la ligne d’investissement fixée lors d’une prise de position. Et dans notre cas, c’est 1% de la valeur de notre portefeuille. Voici donc comment nous avons appréhendé le risque de cette affaire.

Le problème  (…) si ce risque se réalise, ce serait pour un montant équivalent à 2% du chiffre d’affaires du groupe.

Imaginons le pire des scénarios : (…) le chiffre d’affaires du groupe est alors amputé de 2%. Ce que le marché sanctionne avec une baisse de 20% de la valorisation du groupe. Même si on y ajoute une grosse amende pour (…) , cette amende sera unique pour une société qui a dégagé plusieurs centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires annuel sur son dernier exercice.

Cela ne remettrait pas en cause la solidité de l’entreprise et les efforts réalisés ces dernières années pour relancer la machine qui a du affronter deux problèmes de taille sur la dernière décennie : (…). C’est en tout cas ce que nous avons détecté dans l’analyse que nous vous proposons dans cette lettre.

Nous avons donc acheté un lot de n actions de XXX valant 1% de notre portefeuille. Le risque nous semble limité à moyen et long terme tandis que le potentiel de gain nous semble inespéré à +165% (pour dire important), surtout sur une entreprise française ! C’est ce type d’asymétrie que nous privilégions depuis 2008 et que nous allons continuer à privilégier.

 

La seconde, et dernière opération « daubasses » du mois, a lieu le vendredi 27 mars. Il s’agit d’un renforcement. Avec cette opération, nous doublons notre exposition à la société YYY dont les actions sont fortement chahutées en bourse. Très injustement, jugeons nous, au regard des résultats semestriels qui viennent alors d’être publiés. Ce sont n actions supplémentaires à un cours de x,xx USD qui sont ajoutées au portefeuille des daubasses. A ce cours, cette RAPP présente une décote de 40% sur sa valeur net-estate. C’est un épisode inédit dans l’histoire des daubasses : une RAPP qui devient une net-estate ! Pour résumer : un gros rabais sur l’immobilier et le business « électronique » rentable offert.

Vous pouvez retrouver notre analyse de cette société dans la lettre mensuelle de février 2018.

Enfin, petite anecdote amusante en rapport avec cette opération. Il ne faut pas ignorer que dans tout process, aussi rodé qu’il soit, il existe une part de chance. Même si, de l’avis de certains, la chance est une compétence dans le sens où elle se provoque.

Comme l’a souligné un abonné par mail suite à ce renforcement : « Comment vous avez fait pour attraper au vol une baisse de cours aussi fugace et acheter pile dans le creux ? » Notre réponse a été simplement : « nous essayons de scruter les marchés en permanence. Et il ne faut pas non plus négliger le coup de bol cher abonné ! 😉 Parfois, la chance est avec nous. »

Il faut savoir faire preuve d’humilité quand on interagit au sein d’un monde, aussi volatil et incertain sur le court terme, comme le sont les marchés financiers.

 

Portefeuille Pépites PEA

Dès le premier jour du mois, à savoir le jeudi 1er mars, nous vous informons par mail cher abonné, de l’entrée du groupe ZZZ au sein des pépites PEA. La société est déjà bien connue de l’équipe, puisque nous avons la société dans le portefeuille daubasses depuis le 14 juillet 2016. Plus d’informations sur ce titre dans cette lettre avec l’analyse que nous avons sous-titrée : un beau potentiel avec deux sécurités, c’est ceinture et bretelles. Ce qui résume bien la situation : décote immobilière, rentabilité et exposition internationale. Bref, du qualitatif à prix riquiqui.

 

L’autre opération du mois a lieu le mardi 20 mars et concerne XYZ. Encore une valeur française qui tombe dans notre escarcelle ! Ne boudons pas notre plaisir. Cette ligne intègre les Pépites PEA avec de beaux arguments : solidité financière et faible multiple de bénéfices. Un achat opportuniste tout à fait dans notre univers, celui des petites valeurs délaissées par le marché. Vous retrouvez bien entendu cette analyse dans la présente lettre.

 

Le portefeuille, quelques détails supplémentaires

Sur le mois

Nous avons acheté pour la somme totale de 9 129,59 €
Nous avons vendu pour la somme totale de 0 €

Sur l’année 2018

Nous avons acheté pour la somme totale de 22 697,83 €
Nous avons vendu pour la somme totale de 30 270,27 €

Les liquidités pèsent en fin de mois 31,7% du portefeuille et sont en baisse de -1,8 points par rapport à fin février.

Voici à présent la performance par catégorie sur l’année 2018 (et durant le mois) :

1° RAPP = +9,2% (sur le mois = -2,8%)
2° Diversification Value = -2,4% (sur le mois = -3,4%)
3° Net-Estate = -2,5% (sur le mois = +0,8% )
4° Net-Net = -8,6% (sur le mois = -1,6% )

Pépites PEA

L’écart de performance se confirme à l’issue des 3 premiers mois de 2018 : +10,8 vs. +1,6% pour l’indice de référence.

Potentiel moyen pondéré = +91,1%

Plus d’informations ici : http://www.daubasses.com/zone-premium/projet-portefeuille-pepites-pea-daubasses
(fichier en bas de page)

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