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Rapport de gestion – Mars 2017

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons chaque mois un extrait du « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles. Extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille. L’idée principale est de vous proposer un maximum de réflexions sur le sujet.

— Bien évidemment, ce rapport ne fera, en principe, pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés. —

RAPPORT DE GESTION – Mars 2017

La VL de notre portefeuille est de 10.098€ en progression de +1.14% sur le mois de Mars. Sur l’année 2017 la performance est de +7.52%.

Sur le mois de Mars notre portefeuille a profité d’un change défavorable de -0.47 %.

C’est notre 13ème mois de performance positive consécutive, un nouveau record.

Notre benchmark, le tracker MSCI World dividende réinvesti a progressé de +0.49% au mois de mars. Sur l’année 2017, sa performance est de 4.98%.

L’annonce de la remontée des taux américains, n’a pas effrayé le marché. Tout le monde se demandait s’il y avait encore du carburant (liquidité) dans la fusée « marchés mondiaux » et force est de constater que la réponse est oui, même si les trois premières semaines de mars ont joué sur l’incertitude. Le baril de pétrole tombé en début de mois à 47.09$ a clôturé le mois de mars à 50.60$, c’est une progression de +7.45%. Nos parapétrolières qui avaient bien dégusté lors de la chute du cours, ont profité du rebond mais de manière inégale.

Même si nous pensons que la performance du mois s’explique par des faits propres à chaque société, nous remarquons que parmi les 8 performances à deux chiffres qui se détachent du portefeuille, 6 sont européennes (et donc éligible au PEA).

Est-ce un reflet du mieux européen évoqué au cours du mois par les spécialistes ou une simple coïncidence ? Nous avons déjà opté pour la seconde hypothèse.

En Mars, 11 sociétés du portefeuille affichent une performance à 2 chiffres, 8 en zone positive et 3 en zone négative.

Mouvements mensuels

Quatre mouvements ont eu lieu au mois de Mars.

Le 17 Mars 2017, nous débusquons une net-net parapétrolière du nom de « xxx » qui cote à 37% de sa valeur net-net et dont les actifs sont principalement composés de liquidité avec un potentiel devenu rarissime de plus de +350% ! L’analyse montre bien que cet investissement n’est pas exempt de risques avec notamment son changement d’activité sur le forage en mer avec l’achat de plusieurs bateaux. Comme le prix du baril tournait autour de 48$ au moment de l’achat et qu’au mois de février nous avions vendu notre holding Norvégien « énergie », donc « pétrole », nous étions prêt à en acheter une pleine fournée…

Mais notre process nous a rapidement fait revenir à plus de discipline. A un cours se situant entre 40.39$ et 53.86$ le baril, nous n’étions autorisés à acheter l’équivalent de 3.33% du portefeuille. Ce qui, après la déduction des autres positions, équivaut à  un total de 2 221.23€ pesant un peu plus de 0,5% pourcent du portefeuille. Pas grand chose donc. Mais sous un cours de 40.39$ le baril, le process nous autorisera à acheter pour un peu plus de quatorze mille euros supplémentaires de parapétrolières. Ce petit épisode nous rappelle que le process est avant tout le nettoyeur d’illusions, le casseur de convictions, l’exterminateur de feeling. Ce « gars », le process, a l’air peu commode, voire méchant, mais il est en fait là pour vous protéger de vos propres élucubrations et de vos délires qui apparaissent toujours comme des idées formidables.

Le 29 Mars 2017, nous vendons la société canadienne Jemtec pour la somme de 1 199.07€ à laquelle il faut ajouter 875.04€ de dividende net de double taxation versé le 2 Octobre 2014. Nous avions acheté la société le 25 janvier 2011 pour la somme de 2 354.19€ et avons donc encaissé ce 29 mars : 2 074.11€. C’est donc une perte de -11.90% que nous subissons. Et pourtant, le marché nous a offert la possibilité de sortir gagnant avec son boost de 150% à 0.91 CAD le 29 mars… alors que nous avons vendu notre dernier lot à 0.51 CAD. Repassons-nous le fondu enchaîné du déroulement de l’action.

Tout d’abord, il est important de préciser qu’au moment de l’achat, notre règle sur un minimum de liquidité de l’action, n’est pas encore en vigueur. Ce titre est donc peu liquide et cela ne nous dérange nullement à l’époque. Fin 2016, en voyant le cours s’approcher de la VANT, mais aussi en tenant compte du peu de liquidité et encore du fait que la VANT s’est érodée au fil du temps, nous décidons donc de placer un ordre à la VANT car notre stop suiveur n’est pas réaliste, vu la volatilité due à la liquidité réduite. Et c’est ce que nous mettons en place le 25 Octobre 2016. Et nous serons exécutés partiellement sur 1 000 actions à 0.41CAD (VANT), sur un léger boost suivi d’une retombée du soufflet le 18 janvier 2017. Après m-à-j. du bilan, la VANT est à 0.47 CAD et nous remontons notre stop le 21 février 2017. Le 29 mars, nos 2 725 actions restantes sont donc vendues à 0.51 CAD. Et le cours clôture la séance à 0.91$ ! Pfffffffff…

Le hasard a mal fait les choses, mais nous n’y pouvons rien. Nous avons donc plutôt agi avec bon sens, vu les contraintes auxquelles nous étions confrontées, plutôt qu’aller imaginer un hypothétique +150%. Et pourtant, c’est le +150% qui a eu lieu ! Et malgré cela, face une situation similaire dans le futur, nous agirions exactement pareil, avec bon sens et en vendant à la VANT (0.51 CAD) plutôt qu’à un boost hypothétique de 0.91 CAD. Car il est plus important de primer avec constance le bon sens que le rêve. Bien sûr, cette situation ne se répètera pas dans ces conditions exactes, puisqu’une société aussi peu liquide et si « petite » n’est désormais plus acceptable pour le portefeuille de notre club, mais cette vente reste instructive pour nous.

Le 31 Mars 2017, nous vendons notre holding luxembourgeois Luxempart. Dans le cadre de notre idée de diversification dans la valeur via des holdings décotés, nous avions acheté 140 actions du holding Luxempart le 28 juin 2011 a 24.75€ et nous avons revendu ce 31 mars à 43.61€ et encaissé, dividendes inclus et net de double taxation, la somme totale de 6 409.86€. C’est une plus-value de +84.97% en 2 103 jours ou encore une performance annualisée de +11.48%. Ceci, avec une prise de risque limitée. La raison de la vente est très simple. Notre valorisation des holdings est essentiellement calculée par la somme des parties cotées. Hors, plus le temps passe, plus le holding a augmenté ses participations qui sont non cotées, ne nous permettant plus à un certain niveau d’en calculer la valeur.

Le 31 Mars 2017, nous vendons le « second pilier » de nos minières or : Argonaut Gold. Après mise à jour avec le dernier bilan, nous constatons que le cours est bien supérieur à notre estimation de juste valeur. Nous avions acheté une première fois 650 actions le 18 Septembre 2013 et renforcé avec un lot de 625 actions le 12 mai 2014, pour la somme totale de 4 548.85€. Et nous avons vendu ce 31 mars et encaissé 2 026.01€. C’est donc une perte de -55.46% que nous prenons.

Nous avons à ce stade, et au-delà d’un achat précipité abordé à de nombreuses reprises, le sentiment que le marché haussier a eu raison de notre idée sur l’or, qui aurait pu être payante sur un recul des marchés de 20-30% voire plus. Elle l’a d’ailleurs prouvé sur des reculs moindres et rapides. Mais au lieu de cela, les coûts d’extractions ont augmenté petit à petit, ce qui est logique sur la durée sans que le cours de l’or ne bouge beaucoup après une chute importante. L’effet ciseau imprévisible et négatif aura eu raison de nos positions aurifères.

Nous avons désormais une vision plus large d’un investissement lié à une matière première et pour tous ceux qui ont suivi nos investissements et réflexions sur le sujet “or” à travers nos mines juniors, nous pourrions résumer de cette manière : il est essentiel d’investir par étape avec des cours de plus en plus bas (principale enseignement de notre investissement transformé en process écrit). Cela dit, même avec ce process, il y aurait eu une réduction de perte, mais pas de gain, car le facteur temps joue contre vous.

Le portefeuille, quelques détails supplémentaires

Sur le mois
Nous avons acheté pour la somme total de 2 221.23 €
Nous avons vendu pour la somme total de 10 509.98 €

Sur l’année 2017
Nous avons acheté pour la somme total de 15 137.72 €
Nous avons vendu pour la somme total de 24 679.59 €

Les liquidités représentent en fin de mois 22.91% du portefeuille et sont en augmentation de +10.90% par rapport au mois de Février.

Bas les masques – QC Holdings

Nous profitions d’une nouvelle anomalie de marché pour acquérir 2 854 actions de la net-net américaine QC Holdings le 17 décembre 2015. Ce prêteur à court terme se négociait alors à la moitié de sa valeur net-net, alors que son ratio de solvabilité était de 89%.

Si nous soutenons encore et toujours que nous n’avons pas la moindre capacité à déchiffrer le hors-bilan d’une banque, une société comme QC Holding, même 100% financière, est basique et sans le moindre hors-bilan autre que les loyers futurs à payer. Et sa solvabilité, contrairement à une banque, est très élevée.

Mais, le rêve était trop beau… Continuer la lecture de Bas les masques – QC Holdings

analyse d’une RAPP : Société Fermière du Casino Municipal de Cannes

Nous vous proposons d’aller flamber un peu toutes les gains que vous accumulé en bourse avec cette analyse que nous avons dans les cartons depuis 2 ans.

Cette société labellisée « RAPP » pour Rentabilité A Petit Prix nous avait laissé perplexe à l’époque, notamment du fait d’une liquidité anémique (à cause de l’importance de la valeur unitaire de l’action > 1 000 EUR) en plus d’un capital verrouillé et un retour en dividende non assuré puisque  » la politique de distribution de dividendes est définie annuellement au cas par cas« . Bref, les risques nous avaient semblé démesuré au regard des éventuels gains que nous pouvions tirer de cet investissement. Une asymétrie qui jouait selon nous largement au désavantage de l’actionnaire minoritaire.

Bonne lecture.

Attention : toutes les données datent de la rédaction de cette analyse  (mars 2015) et peuvent être aujourd’hui obsolètes.


Société Fermière du Casino Municipal de Cannes

Euronext Paris, Ticker : FCMC / Isin FR0000062101

— Eligible au PEA —

La société a été constituée il y a près de un siècle (en 1919) et fait parti de l’univers du Groupe Lucien Barrière de par son actionnaire majoritaire commun, la famille Desseigne-Barrière et de par certaines conventions telles que la gestion, des redevances annuelles et des droits de licence divers (Fouquet’s, Lucien Barrière, …).

Voici le schéma capitalistique du Groupe :

Source : http://www.lucienbarriere.com/localized/fr/groupes.htm

L’activité se répartit comme suit :

Hôtellerie : 72%
Casino : 25%
Autres : 3%

La société détient 2 casinos (sur 197 sur l’ensemble du territoire français) comprenant 395 machines à sous et 26 tables de jeux, 1 hôtel 5 étoiles (le Majestic) et 1 hôtel 4 étoiles (le Gray d’Albion). 750 employés travaillent au sein du Groupe.

Nous travaillons avec le rapport annuel 2014 (clôture le 31 octobre) et les 7 autres rapports financiers pour remonter jusqu’en 2007.

I. Gestion

(nous tentons d’évaluer ici si la société est gérée dans l’intérêt des actionnaires)

  1. Evolution du nombre d’actions
2014 175 182
2013 175 182
2012 175 182
2011 175 182
2010 175 182
2009 175 182
2008 175 182
2007 175 182

 

L’observation du nombre d’actions en circulation permet de vérifier si les actionnaires ne sont pas soumis à des dilutions excessives, consécutives à des plans de stock-options trop conséquents ou à des besoins de refinancement. 

Nous observons ici que le nombre d’actions en circulation est stable dans le temps. Notre tableau remonte « seulement » jusqu’en 2006, mais il ne faut ignorer le fait que la société a annulé 4 584 actions en 2005, soit une réduction du capital de 2,6%. Il n’existe aucun élément dilutif (type option ou plan d’octroi d’actions gratuites à des salariés).

  1. Rapport frais généraux/chiffres d’affaires
2014 70,3%
2013 71,8%
2012 71,2%
2011 70,9%
2010 77,0%
2009 83,8%
2008 85,7%
2007 78,3%

 

L’observation de l’évolution de ce ratio dans le temps permet de vérifier si la direction est attentive à la maîtrise de ses frais généraux. 

Nous observons ici que le poids des frais de productions et de commercialisation est plutôt en baisse. Les charges de personnel semblent donc bien maitrisées.

  1. Rotation des stocks
2014 59,61
2013 54,34
2012 48,20
2011 55,29
2010 51,69
2009 66,31
2008 75,65
2007 58,14

 

L’observation de l’évolution de ce ratio permet de vérifier que la direction gère ce poste de l’actif courant de manière optimale. Un ralentissement de la vitesse de rotation des stocks peut signifier un stock obsolète et/ou géré de manière peu dynamique, voire être un signe précurseur d’un ralentissement de la demande des clients.

Ce poste n’appelle pas vraiment à commentaire, car les stocks représentent une valeur extrêmement faible dans ce type d’activité et ils tournent très rapidement puisque ce sont des boissons et des denrées alimentaires pour l’activité hôtel / restaurant. Bien entendu, il n’y a aucune gestion de stock pour l’activité de casino.

  1. Création de valeur sur 7 années : 74,5 % ou 8,28 % par an

Nous calculons cette création de valeur en cumulant, sur la période, l’augmentation des fonds propres par action de la société et les dividendes distribués Il nous permet de voir quelle a été la vraie valeur générée au profit des actionnaires.

Une rentabilité de 8,28 % créée pour les actionnaires nous semble plutôt faible mais faut avoir en tête que certains actifs qui pèsent dans le bilan (comme les murs des hôtels et casinos) ne génèrent en tant que tel qu’une rentabilité faible.

Conclusions : Notre observation quantitative de la gestion de la société nous fait penser que celle-ci est gérée correctement depuis quelques années.

II. Solidité bilantaire

(nous vérifions ici la capacité de la société à faire face à ses engagements et à « tenir » en cas de faiblesse conjoncturelle)

  1. Ratio courant : 0,38

Ce ratio compare les actifs courants de la société avec ses passifs à court terme. Il nous permet d’apprécier la capacité de la société à faire face à ses échéances financières à court terme et à disposer de suffisamment de liquidités pour pouvoir tourner.

Les actifs courants ne couvrent pas les passifs courants. Et de loin. Pourquoi ? Car la société n’a pas vraiment de cash dans ses comptes et du fait de sa masse salariale qui entrainent des obligations de charges salariales à court terme.

  1. Trésorerie nette par action : -63,04 euros

Nous calculons ce montant en amputant le cash et les placements de trésorerie de l’actif de l’ensemble des dettes financières du passif qu’elles soient à long terme ou à court terme.

 La société ne laisse pas dormir son cash sur ses comptes en banques. Elle utilise son cash pour investir et pour distribuer des dividendes.

  1. Rapport free cash-flow moyen/dette long terme : 14,53

Nous comparons le free cash-flow moyen des 5 derniers exercices avec les engagements à long terme de la société. Il nous permet de calculer le nombre d’années nécessaires à la société pour rembourser ses dettes à long terme.

Il faudrait plus de 14 ans à la société pour qu’elle rembourse l’ensemble de ses dettes. En absolue, 14 ans ½ peuvent sembler « long », mais les actifs en collatéraux sont bien tangibles, puisque ce sont les terrains et les murs des établissements de luxe. L’endettement représente un peu moins de la moitié des fonds propres.

  1. Ratio de solvabilité : 57,5 %

Il s’agit ici de notre ratio de solvabilité « maison » qui se calcule en comparant les fonds propres au total de bilan duquel nous avons amputé les liquidités et placements de trésorerie.

 Le ratio de solvabilité est très bon. Le risque d’insolvabilité nous semble très faible.

Conclusions : la Société Fermière du casino Municipal de Cannes présente un bilan sain.

III. Croissance

(nous examinons ici la croissance passée de la société)

  1. Bénéfice par action
2014 62,22
2013 43,97
2012 52,08
2011 48,98
2010 22,80
2009 113,93
2008 -15,51
2007 20,89

 

La tendance du bénéfice semble être haussière avec un retour à la stabilité et la récurrence des bénéfices depuis 2010.

  1. Chiffre d’affaires par action
2014 597,85
2013 578,99
2012 588,65
2011 567,99
2010 489,72
2009 412,49
2008 421,58
2007 512,36

 

Le management réussit avec succès à surfer sur la renommée du luxe à la française. A noter que nous avons pris pour nos calculs le CA retraité des prélèvements liés à l’activité de casino.

  1. Free cash-flow par action
2014 69,76
2013 78,66
2012 111,15
2011 60,27
2010 -139,22
2009 139,49
2008 -80,28
2007 -122,42

 

Le free cash-flow (FCF) représente le cash qu’une société peut générer après avoir dépensé l’argent nécessaire à l’entretien ou au développement de son actif. Le calcul du niveau de ce flux de trésorerie disponible est important car il permet de mesurer la capacité de l’entreprise de pouvoir saisir des opportunités d’investissement et créer de la valeur pour les actionnaires

 Le FCF de SFCMC (!) est très dépendant des investissements, parfois majeurs et non récurrents. Par exemple, en 2010, la société a refait tout une aile de l’hôtel Majestic. Et les investissements sur cet exercice se sont montés à plus de 20 M EUR. Idem, en 2007, la société a investit plus de 30 M EUR.

  1. Dividende par action
2014 5,71
2013 0,00
2012 44,47
2011 15,00
2010 8,21
2009 97,25
2008 0,00
2007 0,00

 

La politique de distribution dividende est récente, puisque de 1974 à 2009 (soit, 35 ans tout de même) aucun dividende n’a été distribué. Pour l’exercice 2009, il est bon de noter que la distribution de dividende porte sur un dividende liée au résultat pour 40,15 EUR + un dividende prélevé sur la prime d’émission et les réserves pour 57,10 EUR. Il est rappelé dans tous les rapports annuels que « la politique de distribution de dividendes est définie annuellement au cas par cas ».

  1. Marge d’exploitation
2014 24,88%
2013 23,51%
2012 23,98%
2011 24,05%
2010 18,18%
2009 11,08%
2008 9,05%
2007 16,24%

 

Ce ratio se calcule en divisant le résultat d’exploitation par le chiffre d’affaires généré.  Il est important car il permet de mesurer la capacité de l’entreprise à imposer ses prix et à maîtriser ses coûts de production.

 Le taux de marge opérationnel est d’un très bon niveau et d’une récurrence rare. Ceci s’explique par le fait que l’activité de casinotier est réglementée en France et offre donc une réelle franchise à la société. Nous remarquons que depuis 2011, il dépasse les 20% et avoisine désormais les 25%.

Conclusions : A l’observation des chiffres comptables, la société nous semble générer des profits récurrents de niveau correct, mais sans réelle croissance. L’activité spécifique de l’entreprise dans l’hôtellerie et la restauration de luxe l’oblige à des investissements plus ou moins lourds selon les exercices pour maintenir la qualité des actifs à des niveaux d’excellence.

IV. Rentabilité

(nous mesurons ici la capacité de l’entreprise à dégager de la rentabilité)

  1. ROE
2014 5,70%
2013 4,26%
2012 5,05%
2011 4,91%
2010 2,38%
2009 11,69%
2008 -2,20%
2007 2,89%

 

Le Return On Equity compare le bénéfice net au fonds propres Il mesure donc le taux de rentabilité de l’argent des actionnaires. On considère souvent qu’un ROE supérieur à 15 % est satisfaisant.

En moyenne, sur 8 ans, le rendement des fonds propres de SFCMC a été de 4,3%. C’est un niveau en absolue faible. Mais… encore une fois, il est faussé par des actifs indirectement productifs qui sont importants dans le bilan (et donc les fonds propres) de la société cannoise.

  1. Rapport free cash flow/dividende
n-1 NSP
n-2 NSP
n-3 NSP
n-4 NSP
n-5 NSP
n-6 NSP
n-7 NSP
n-8 NSP

 

On obtient ce ratio en comparant les excédents de cash générés par la société à ses dividendes. Il permet de mesurer la « marge de sécurité »  dont dispose la société pour maintenir son dividende en période difficile.

 Du fait de la non régularité des dividendes, il ne nous parait pas pertinent de calculer cet élément. D’ailleurs, la société a annoncé que sa politique de dividende était révisée chaque année. Pour simplifier, on peut dire qu’un dividende est versé quand les caisses le permettent. Entendons par là, quand la génération de trésorerie est importante et non engloutie dans des investissements couteux (hôtels notamment).

Conclusions : Notre hôtelier-casinotier de luxe ne semble pas présenter une rentabilité hors-norme… quand il est ramené aux capitaux employés. Loin de là. Et pour cause, il faut tenir compte du fait que la société détient tous les murs de ses hôtels, qui ne sont pas des actifs très productifs – par ailleurs, facilement externalisables au passage… mais chuuut !

V. Valorisation

(nous donnons ici quelques éléments de valorisation de la société)

  1. PER 2014 : 20,7 (PER moyen des 8 dernières années : 27,4)
  2. Rendement dividende : 0,44 %
  3. Price-to-book 2014 : 1,2 (price-to-book moyen des 8 dernières années : 1,27)
  4. Price Net cash ratio : -20,46 (c’est le rapport entre le cours et la trésorerie nette telle que présentée ci-dessus)
  5. Objectif de cours de l’équipe des daubasses (c’est la principale mesure qui nous permet de prendre nos décisions d’achat et de vente. Elle est basée sur une formule « maison » patiemment élaborée après plusieurs mois de recherche et de débat. Les éléments permettant d’aboutir à cette valorisation sont le niveau de la capacité bénéficiaire de la société et sa rentabilité. Le calcul est purement quantitatif. Il tient compte des derniers rapports financiers disponibles mais absolument pas des perspectives) : notre juste prix pour SFCMC s’établit à 2 708,89 euros.

VI Conclusions 

Au cours actuel de 1 290 EUR, il est possible d’acquérir une société pérenne et rentable avec d’énormes cerises sur le gâteau. Les plus curieux iront fouiller la valorisation du patrimoine immobilier dans les comptes (terrains et constructions).

Il est valorisé en valeur d’acquisition et amorti à 68% pour les constructions et le terrain n’est pas amorti. Ces seuls actifs éléments dépassent largement la capitalisation boursière.

Notre vision sur cette société est qu’elle est largement rentable et que ses immeubles ne sont nullement valorisés par Mr Le Marché. En valeur historique d’acquisition, ils sont inscrits pour 394,7 M EUR dans les comptes (versus une capitalisation de 226,0 M EUR). La seule cession d’un hôtel dans des conditions normales de marché permettrait de révéler la valeur « enfouie dans les bilans » au grand jour. En effet, nous pensons qu’il y a de bonnes chances pour que l’immobilier ait plutôt pris de la valeur, alors que les comptes déprécient ces actifs, années après années.

L’autre point positif en faveur de ce titre réside dans le fait que la société exerce une activité de casino en plus de ses hôtels, bars et restaurants. Or, en France, c’est une activité extrêmement réglementée. Ce qui signifie non seulement que la concurrence ne peut pas se développer à outrance ; et également, autre point positif, que ses actifs – nous pensons ici notamment à son immobilier – se valorisent et continueront à se valoriser parce que des casinos sont exploités dans leurs locaux, ou à leur proximité.

Notre enthousiasme est tout de même modéré par deux éléments.

Premièrement, le flottant est extrêmement faible, puisqu’il représente 6,33% des actions. Les minoritaires sont donc totalement tributaires du bon vouloir de la famille Desseigne-Barrière sur l’obtention d’une quelconque rémunération (sous la forme d’un dividende ou de rachats d’actions).

Par ailleurs, en plus d’un flottant faible, la valeur faciale de l’action, bien au-delà des 1 000 EUR (1 290 EUR actuellement), n’arrange rien à une liquidité plus que réduite, avec seulement quelques unités échangés par jour.

Un investissement dans ce titre appelle donc une très grande prudence, et s’il est envisagé, de préférence dans le cadre d’un portefeuille diversifié.

Rapport de gestion – Février 2017

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est un peu dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons, chaque mois, un extrait « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles, extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille. L’idée principale sera de vous proposer un maximum de réflexions sur le sujet.

Bien évidemment, ce rapport ne fera, en principe, pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés.

RAPPORT DE GESTION – Février 2017

La VL de notre portefeuille est de 9.98€, en progression de +1.15% sur le mois de février. Sur l’année 2017, la performance est de +6.31%.

Sur le mois, notre portefeuille a subi un change défavorable de +0.89%.

C’est notre 12ème mois de performance positive consécutive, un record.

Notre portefeuille a généré 32.43%, du mois de mars 2016 à fin février 2017. Et pendant ce temps, le marché a retourné 22.35% avec 10 mois en positif et 2 mois de performance négative.

Notre benchmark, le tracker MSCI World dividendes réinvestis, a boosté au cours du mois de février de +5.02% et a ainsi comblé son retard. Sur l’année 2017 sa performance est de +4.46%.
Ce mois de février a été assez plat au niveau de la performance. Aucun secteur ne s’illustre particulièrement et aucun résultat explosif pouvant faire booster le cours d’une société n’est à signaler. Nous avons par contre été un peu plus actifs qu’en décembre et en janvier, avec 6 mouvements dans le portefeuille en ce mois de février.

Les marchés ont fait preuve de fébrilité les derniers jours du mois de février dans l’attente du premier discours devant le congrès du nouveau président américain où il serait entre autre question de direction économique des USA. Il se dit aussi que la banque centrale américaine pourrait remonter les taux début mars. Difficile, pour ne pas dire impossible, de tirer des enseignements nous permettant d’investir avec ces informations. Nous avons perçu durant le mois, après que les indices US ont battu des records, pas mal d’enthousiasme dans la presse spécialisée et chez certains investisseurs. C’est évidemment de la perception pure sans la moindre importance. Mais cela permet de nous redire à voix haute que si la fête sur le marché mérite d’être observée, il vaut mieux ne pas y participer.

En février, 8 sociétés du portefeuille affichent une performance à 2 chiffres, 3 en zone positive et 5 en zone négative.

Mouvements mensuels

Six mouvements ont eu lieu au mois de février.

Le 1er février 2017, nous achetons des actions d’une société de tourisme de luxe « anglaise » pour 1% du portefeuille. Il y a parfois des investissements en Daubasses où l’on doit clairement se forcer, car « oui » il y a de la décote sur les actifs, « oui » la solvabilité est dans les clous et « oui » le potentiel estimé est de plus de deux fois le potentiel moyen du portefeuille. « Arrête de regarder ton bol de soupe, commence à manger ! ».

En fait, la « soupe » que propose cette société ne donne pas envie pour des questions de géographie de ses actifs situés au cœur de plusieurs problèmes, économiques et politiques. La Grèce est en faillite et la Turquie est de-venue une dictature. Chypre et Panama, sans oublier le siège social de la société installée aux Îles Vierges, sont catalogués comme paradis fiscaux au niveau international. Seules la Croatie et la République Dominicaine sauvent les meubles. Si la société avait eu l’ensemble de ses hôtels de luxe dans les deux derniers pays cités et son siège à Waterloo (Belgique), il est fort à parier que nous ne l’aurions pas retrouvée dans le container à Daubasses et donc sans doute jamais dans notre portefeuille. Tout ceci pour expliquer qu’il est facile de comprendre la décote de cette société et son potentiel. Et pour se rappeler une nouvelle fois que le process n’est pas là pour donner libre cours à une analyse fantaisiste du futur dont on ne sait de toute manière rien. Comme toujours et sans exception, nous ne savons pas si cet investissement générera des plus-values ou des pertes. Nous savons juste que si cela tourne mal, nous pouvons perdre 1% de notre portefeuille et que si cela tourne bien, un nouveau bagger pourrait voir le jour.

Le 2 février 2017, nous investissons une net-net américaine active dans le retail pour 1% de notre portefeuille. La première fois que nous avons entendu parler de cette société, l’Équipe des Daubasses n’existait pas encore, chaque membre échangeait des idées d’investissement sur le forum « Analyse Fondamentale » ou « Sicav » de Boursorama. Cela se passait autour des années 2003-2004-2005. Et nous nous rappelons que certains inter-venants pensaient que le ‘sieur Lampert serait à coup sûr le prochain Warren Buffett. Quatorze ans plus tard, c’est dans le container à Daubasses que nous trouvons un déchet de la « galaxie » Sears que nous décidons de mettre en pleine lumière dans notre portefeuille.

Cela doit être humiliant pour les fans du prochain Buffett de retrouver cette société américaine cotant à 33% de sa valeur net-net et à 28% de sa valeur net-estate en 2017, mais pas pour nous, l’Équipe des Daubasses, ex fans de Buffett. Rappelons-le quand même, car depuis 2007 nous avons appris à ne pas tenir compte des paroles des directions de bras cassés et du futur, mais seulement des actes traduits dans les chiffres du présent, de la valeur des actifs tangibles et de la décote sur ces actifs. Et nous serons éternellement reconnaissants à Benjamin Graham pour cette idée simple et anti-fragile qui nous a permis de nous remettre en question et d’avancer. Pour revenir à notre société, nous avions déjà émis deux fois des options Put le 17 avril et le 3 août 2015 dans l’espoir d’obtenir un meilleur prix que proposé par le marché, mais nous n’avons jamais été exercés (encaissant au passage de belles primes !)… Et le 2 février, nous avons enfin obtenu un excellent prix au regard de la valeur des actifs estimés.

Le 3 février 2017 est la date de notre première vente de l’année : le 24 mai 2016, nous avions acheté 400 actions de la société Apollo Education Group pour la somme de 3 330.23€ et nous avons apporté nos actions au prix proposé par l’OPA 255 jours plus tard, ce 3 février 2017. Nous avons encaissé la somme nette de frais de 3 700.03€, soit une plus-value de 11.10% en un peu plus de 7 mois. C’est en fait une opération d’arbitrage sur une RAPP (pour Rentabilité A Petit Prix) que nous venons d’évoquer. En mai 2016, le consortium The Vistria Group décide de racheter Apollo et offre 10$ par action. Et nous observons que le marché ne semble pas croire que l’affaire se fera car le cours qui aurait dû atteindre en un éclair 10$, oscille doucement entre 9.20$ et 9.28$. Il y a donc théoriquement de 0.70 à 0.80 USD à gagner par action si la société est rachetée comme proposé, à 10$ l’action. Nous parvenons donc à acheter 400 actions à 9.18$ brut ce qui fait 9.2796$ nets frais inclus, et le change du jour est à 1.1146 € / 1$. Cela a son importance car une partie de la plus-value est aussi due au change.

Ce n’est évidemment pas un rendement extraordinaire, mais nous pensons qu’il n’y a pas de petit profit, juste des profits à engranger, méthodiquement, et ceci d’autant plus que le risque était quand même limité, puisque la société – une classée RAPP – faisait forcément des profits et a continué à en faire après l’OPA. C’est avec ce type d’exemple que l’on comprend difficilement le marché, à tel point que l’on se demande souvent s’il n’y a pas anguille sous roche, voire si on a bien tout compris ! Sans tomber dans l’excès de pédanterie du « je suis plus malin que le marché, quoi qu’il se passe », il est aussi important pour tout investisseur d’acquérir un minimum de confiance en soi pour maintenir objectivement son idée, après avoir inventorié tous les éléments dont il dispose. Sans jamais oublier que l’on peut se tromper et que l’on doit rester en mesure de le reconnaître au plus vite quand c’est le cas. Chercher le juste équilibre en soi, n’est pas facile, mais d’une importance majeure.

Le 17 février 2017, c’est la mort dans l’âme que nous vendons notre mine « fétiche » aux coûts les moins chers du monde : Dundee Precious Metals. C’est la société que nous aurons le plus renforcé de toute l’histoire du portefeuille : 7 fois. Cette société active dans les mines d’or, « junior » et sa fonderie, devait nous protéger d’un éventuel krach boursier. Et au lieu de cela, elle nous a fait perdre de l’argent.
Avant d’entrer plus avant dans le détail, nous vous proposons le tableau de nos 7 achats qui permet de bien comprendre visuellement notre erreur.

Comme vous avez pu l’observer, ce tableau montre que 4 achats sur les 7 ont été réalisés en 2013 : c’est l’erreur majeure. Tous les montants sont en Euros. Et vous pourrez constater qu’aucun de nos 7 achats ne s’est soldé par un gain, même avec un change favorable. Bien sûr nous n’avons pas attendu la semaine passée pour réfléchir à notre erreur et nous avons discuté longuement durant l’année 2015 et avons élaboré un process simple pour le renforcement de sociétés liées directement et indirectement à une matière première. Nos abonnés ont eu droit en premier à nos réflexions dans un dossier PDF que nous avons ensuite publié en 2 parties sur notre blog :

Process pour les investissements liés aux matières premières – Partie I

Process pour les investissements liés aux matières premières – Partie II

Voici ci-dessous comment nous avons énoncé les règles pour toute société liée directement ou indirectement à une matière première, après l’ensemble de nos réflexions (pour ceux qui ne voudraient pas relire le tout). C’est un copié-collé de notre forum privé et nous englobons aussi le pétrole.

Re : Process : complément

17 Août 2015, 13:17

Investissement dépendant d’une matière première

1° La première société correspondant à nos critères qui est achetée joue comme référence, pour la date d’achat et le prix de la matière première à cette date.

2° A cette date de référence et au prix de référence nous pouvons acheter pour 3.33% du portefeuille

3° Ensuite il faudra attendre que le cours de la matière première ait perdu -25% pour investir et nous pourrons investir 2 fois sur deux recul de -25%

4° La seconde fois que nous pourrons investir sera limitée à 3.33% du portefeuille et ne dépassera pas au total 6.66% du portefeuille. Ces 6.66% seront comptabilisés au prix d’achat de toutes les sociétés achetées et aussi vendues.

5° La troisième fois que nous pourrons investir sera limitée à 3.33% du portefeuille et ne dépassera pas au total 9.99% du portefeuille. Ces 9.99% seront comptabilisés au prix d’achat de toutes les sociétés achetées et aussi vendues.

OR

14 octobre 2011 – Achat de Dundee Precious Metals
Cours de référence : 1 682$ (Maximum 3.33% du portefeuille au prix d’achat)
Palier 1 (-25%) : 1 261$ (Maximum 3.33% du portefeuille au prix d’achat et au total maximum 6.66% du portefeuille au prix d’achat)
Palier 2 (-25% ) : 946$ (Maximum 3.33% du portefeuille au prix d’achat et au total maximum 9.99% du portefeuille au prix d’achat)

Pétrole – WTI

3 février 2015 – Achat de *** (net-net active dans le secteur parapétrolier)
Cours de référence : 53.86$ ( Maximum 3.33% du portefeuille au prix d’achat)
Palier 1 (-25%) : 40.39$ (Maximum 3.33% du portefeuille au prix d’achat et au total maximum 6.66% du portefeuille au prix d’achat)
Palier 2 (-25% ) : 30.29$ (Maximum 3.33% du portefeuille au prix d’achat et au total maximum 9.99% du portefeuille au prix d’achat)

Pour être complet, nous avions acheté 7 lots d’actions de Dundee Precious Metals pour une valeur de 10 715.60€ entre le 14 Octobre 2011 et le 20 janvier 2014, pour la somme totale de 10 715.60€ frais inclus. Nous avons revendu ce 17 février 2017 et encaissé 6 393.24€ nets de frais. C’est une perte de -4 322.36€ ou de -40.34%.
Pourquoi avons-nous vendu ? Pour la simple raison que la valeur estimée avec le bilan du 4ème trimestre 2016 est tombée à 1.69 CAD alors que le cours était supérieur à 3 CAD.

Nous ne pouvons pas refaire le monde, mais nous sommes certains que nous aurions perdu moins sur Dundee si nous avions appliqué le process que nous avons mis au point lorsque nous nous sommes rendus compte d’un problème. Mais il n’est pas certain que nous aurions gagné, vu la volatilité de l’action liée aux cours de l’or.

Nous pensons donc avoir été en mesure de comprendre notre erreur, et après avoir essayé d’en analyser les causes, de mettre en œuvre un ajout au process important. Mais il nous reste encore des minières de métaux précieux en portefeuille et nous n’avons donc pas l’ensemble des éléments pour poser une conclusion ferme sur le sujet ou comme protection d’un portefeuille diversifié.

Le 23 février 2017, nous avons vendu la société norvégienne Bonheur ASA, un holding assez bien diversifié énergie, de l’extraction pétrolière off-shore à l’éolien. L’histoire commence le 24 mai 2015 où nous achetons 440 actions de Bonheur pour la somme de 3 644.04€, net de frais. En mai, le baril est toujours à 60$ et on peut penser qu’il va enfin rebondir, après un saut rectiligne d’un niveau supérieur de 100$. Mais ce n’est qu’un espoir vite gommé par une chute du cours qui reprend de la vitesse et dont personne ne peut prédire où cela va s’arrêter. Nous avions acheté à 69.36 NOK et le plus bas du baril de pétrole a eu lieu le 11 février 2016 à 26.30$, pour ensuite rebondir. Et de belle manière.

Bonheur est quant à lui resté au tapis avec un cours fin juillet 2016 de 44.80 NOK, soit -38% depuis notre achat et sans comprendre pourquoi. Nous sommes seulement revenus à notre prix de revient début janvier 2017 et le cours n’a cessé de grimper ensuite. Nous avons placé un stop suiveur dès l’objectif de cours dépassé, soit 67,62 NOK. Le cours a enfin atteint 92 NOK avant de redescendre et de toucher notre stop à 79,86 NOK, ce qui nous a permis de gratter quelques euros supplémentaires. Nous avons donc une fois la vente réalisée, encaissé 4 056.54 euros nets de frais, dont 123€ de dividendes nets de double taxation. L’histoire se termine donc positivement, mais sans bonheur réel. C’était à prévoir et relaté par Peter Lynch dans son bouquin « Et si vous en saviez assez pour gagner en bourse », le nom de la société était trop beau et faisait rêver d’avance. La prochaine fois nous privilégierons des trucs plus foireux style : Sticky Oil corp – Ticker SO !

Le 28 février 2017 nous avons émis des options Put sur un retailer US que nous avions déjà en portefeuille (toutes les caractéristiques de l’opération ont été envoyées par mail à nos abonnés).

Quand un secteur est massacré, jouer les assureurs, en encaissant par avance une prime (généreuse ?) pour prendre un risque (limité ?), nous va bien. Vous vous rappelez ? En tant que pionniers, nous étions les premiers à avoir vendu des PUT sur le pétrolier BP en 2010 lors de l’explosion de leur plateforme pétrolière ! Cet investissement nous avait généré un rendement de 11% en 4 mois. Nous avions ensuite répété ce système d’assurance à 11 reprises.

En suivant ce lien, vous trouverez plus d’explications techniques sur la manière dont nous envisageons les émissions d’options dans l’optique de l’investissement en « bon père de famille ».

Cette fois, c’est le secteur du retail US qui semble être dans l’œil du cyclone. Alors que le dernier rapport financier de *** indique, certes un ralentissement de l’activité, mais des bénéfices toujours présents avec une hausse du dividende (+10% !) et un programme de rachat d’actions toujours actif.

Ainsi, nous avons décidé d’en profiter pour placer nos plantureuses liquidités – qui dépassent largement 20% de notre portefeuille – à un taux de 12% annualisé. En contrepartie de ce rendement, nous nous engageons à acquérir 100 actions de *** à un cours de *** USD le 19 janvier 2018, si le cours de l’action est inférieur à *** USD.

Le portefeuille, quelques détails supplémentaires

Sur le mois
Nous avons acheté pour la somme totale de 8 750,60 €
Nous avons vendu pour la somme totale de 14 149,81 €

Sur l’année 2017
Nous avons acheté pour la somme totale de 12 916,49 €
Nous avons vendu pour la somme totale de 14 149,81 €

Les liquidités pèsent en fin de mois 21.08% du portefeuille, et sont en augmentation de +0,89% par rapport au mois de janvier.

Défense des actionnaires minoritaires – Graines Voltz


Chère lectrice, cher lecteur,

C’est une grande première pour l’équipe des Daubasses.

Alors que traditionnellement, depuis maintenant plus de 8 ans, nous nous « contentons » d’acheter des actifs bradés et d’attendre que le marché se rende compte de son erreur pour nous les racheter à un juste prix, nous avons décidé, cette fois, de remonter les manches.

En tant qu’actionnaires, nous sommes en effet partie prenante à l’actuelle action de défense des intérêts des actionnaires minoritaires de la société Graines Voltz. Ce regroupement d’actionnaires fédère déjà près de 1,5% du capital (soit plus de 10% du flottant).

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