Archives de catégorie : Notre Philosophie d’Investissement

Pile je gagne un peu, face je gagne beaucoup

Voilà cher lecteur, le genre de situation dans laquelle les dés sont « pipés » dès le départ puisque le joueur, en l’occurence ici l’investisseur « value », gagne à tous les coups.

C’est exactement ce qui s’est passé avec Netlist. Nous avons acheté quelques actions de cette société le 20 mai 2009 à un prix de revient, frais de courtage inclus de 0,308 usd.

Dans l’analyse que nous vous avions présentée, nous expliquions tout d’abord que notre risque de perte était réduit puisque notre calcul de la valeur de la société en cas de liquidation volontaire était de 0,90 usd (la marge de sécurité par rapport à notre prix d’achat était donc très confortable).

Mais nous expliquions également :  » … si nous restons concentrés sur ses actifs, nous pensons que la société garde un potentiel intéressant par rapport à ses collatéraux d’autant qu’il existe probablement un actif que nous n’avons cependant pas pris en compte faute de pouvoir l’évaluer ou même, plus simplement, de vérifier son existence : il s’agit du « know how » de la société. Ainsi, au cours des 4 dernières années, la société a dépensé plus de 0,90 usd par action en frais de recherche et développement (soit autant que la valeur total d’actif net que nous avons calculée). On peut supposer que ces frais de R&D ont permis à Netlist d’acquérir un savoir-faire qui pourrait intéresser un concurrent. Néanmoins, faute de n’avoir pas encore pu réellement rentabiliser ce savoir faire, nous pensons qu’il ne faut le considérer que comme une « éventuelle cerise sur le gâteau ».  » Continuer la lecture de Pile je gagne un peu, face je gagne beaucoup

Faire de la croissance de valeur … avec des sociétés en décroissance !

Souvenez-vous cher lecteur. Lorsque nous avions constitué notre portefeuille, nous nous étions lancé dans un calcul nous permettant de déterminer quel serait l’objectif d’appréciation de notre portefeuille.

Nous étions parti du postulat, tout théorique, que la valeur d’actif net tangible pourrait constituer, pour des sociétés « daubasses » un juste prix de vente.

A l’époque, nous avions donc calculé la valeur d’actif net tangible pondérée globale du portefeuille et avions appliqué deux décotes : une première de 10 % en partant du principe que 10 % des sociétés détenues allaient connaître la faillite et une deuxième, également de 10 %, en imaginant que la crise que nous connaissons éroderait globalement la valeur d’actif des sociétés « survivantes ». Continuer la lecture de Faire de la croissance de valeur … avec des sociétés en décroissance !

Ouvrez les V.A.N.E. …

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Lorsque nous achetons des actions d’une société, nous souhaitons posséder des actifs bien tangibles en garantie de notre acquisition.

Il existe plusieurs manière de prendre en compte ces actifs :

– nous vous avons déjà parlé de l’actif net : le total de l’actif moins les dettes

– nous vous avons déjà parlé de l’actif net tangible : le total de l’actif amputé des immobilisations incorporelles et du goodwill moins les dettes

– nous vous avons déjà parlé de l’actif net net : le total de l’actif courant moins les dettes

– nous vous avons même touché un mot de l’actif net net net (ou triple net) : la trésorerie disponible moins les dettes

Mais nous ne vous avons jamais parlé de la « Valeur d’Actif Net Estate » (appellation d’origine « daubasses » contrôlée).
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Ce concept est parti du questionnement suivant : quels sont les postes de l’actif qui sont les plus aisément négociables et identifiables en cas de mise en liquidation d’une société ?

Il y a évidemment l’actif net net « inventé » par Maître Graham … mais nous pensons aussi que le patrimoine immobilier de certaines entreprises n’est pas à dédaigner.
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Pourquoi n’y a-t-il pas de titres connus dans notre portefeuille ?

« Sur le marché d’actions, vous payez un prix élevé pour un consensus favorable » Warren Buffett, 1979

 

Dans un précédent article, nous expliquions qu’il était difficile pour un investisseur amateur de déterminer la capacité d’une entreprise à maintenir intact, voire à augmenter ses profits dans le temps.

Cependant il est certaines entreprises dont il semble que la qualité de gestion soit connue et reconnue. Est-ce à dire qu’il s’agit de bons investissements ?Nous allons tenter de répondre à cette question avec toute la subjectivité qui nous caractérise …

Qu’ont en commun ces 10 sociétés ?

GENERAL ELECTRIC
FEDEX
SOUTHWEST AIRLINE
PROCTER AND GAMBLE
STARBUCKS
JOHNSON AND JOHNSON
BERKSHIRE HATAWAY
DELL
TOYOTA
MICROSOFT

…. aucune idée ? réfléchissez encore… vous jetez l’éponge ? Continuer la lecture de Pourquoi n’y a-t-il pas de titres connus dans notre portefeuille ?

Pourquoi nous n’utilisons jamais le PER comme indicateur de valeur pour une entreprise …

Le PER (Price Earning Ratio) est le ratio le plus couramment utilisé dans le petit monde de la bourse. Il représente le rapport entre le bénéfice réalisé par la société et sa valeur de marché. Plus le PER est faible, plus la société est bon marché.

Jusque là, aucun problème …

Si ce n’est que le PER n’est relevant que si le bénéfice est maintenu voir augmenté dans le temps. Et comment le boursicoteur du dimanche peut-il s’assurer de cela ? Continuer la lecture de Pourquoi nous n’utilisons jamais le PER comme indicateur de valeur pour une entreprise …

Pourquoi nous investissons dans des daubasses (bis)

 Souvenez-vous cher lecteur : dans notre article du 12 mai dernier (2009) nous écrivions : « un grand nombre d’études a démontré que, lorsqu’un investisseur achète des actions bon marché d’une société négligée par les marchés , il en sera mieux rémunéré pour le risque (apparent) qu’il prend qu’un investisseur qui achète les actions d’une société performante qui faisait déjà partie de celles que tous les investisseurs s’arrachent ».

Reconnaissons que cette affirmation que nous assénions avec force manquait un peu d’arguments concrets.

Cependant, la bande des daubasses ne voudrait pas lancer pareille assertion sans au moins vous apporter un début de preuve. Continuer la lecture de Pourquoi nous investissons dans des daubasses (bis)

Pourquoi nous privilégions l’approche bottom up …

C’est kwaa « bottom up » ? L’approche “bottom up” consiste à sélectionner des titres sans attacher une grande importance à l’examen d’un secteur industriel ou à l’étude de la conjoncture économique.
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Au contraire, l’approche « top down » commence par l’étude de l’économie à l’échelle nationale ou internationale pour poursuivre l’examen d’un secteur indus­triel en particulier et terminer en sélectionnant une ou plusieurs entreprises au sein de ce secteur.
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En parcourant hier l’excellent blog de notre ami Lupus, nous sommes tombés sur un article dans lequel David Loggia, gérant de fonds de la réputée maison Carmignac Gestion prévoit une inflation relativement forte pour les 5 années à venir. Continuer la lecture de Pourquoi nous privilégions l’approche bottom up …

Quelques lectures recommandées

Chers amis lecteurs,

Les informations que vous pouvez trouver sur ce blog, nous ne les avons pas « pondues » nous-mêmes : nous ne sommes pas superpondeuse loin de là. Ces informations et la philosophie que nous tentons d’appliquer sont la synthèse et la « substantifique moelle » d’un grand nombre de lectures parmi les plus pointues dans le domaine de l’investissement dans la valeur. En voici un aperçu.

Tout d’abord, toujours d’actualité et, contrairement à ce qu’on dit, pas du tout démodées : les trois oeuvres magistrale de notre maître absolu Benjamin Graham. Elles constituent ce qu’on pourrait appeler « L’ancien testament :

L’investisseur intelligent. Un livre de conseils pratiques

L’interprétation des Etats financiers : Version originale

Security Analysis 3RD Edition Continuer la lecture de Quelques lectures recommandées

Chasser la Daubasse, c’est quoi au juste….. ?

Pour chasser la Daubasse, vous avez en fait juste besoin d’une pioche et d’une barre de fer… !

L’important étant de retourner le plus de pierres possible, comme dirait Anthony Bolton de Fidelity. Par pierre, il faut bien entendu comprendre société, voir ce qui se cache dans le bilan d’une société.

Donc en fait, il est fortement conseillé d’emporter dans la chasse aux « Daubasses », pas mal d’huile d’index (entre 0.30 cl et 0.75cl, selon l’entraînement du chasseur) pour être en mesure de cliquer d’un rythme alerte sur votre souris….

 Huile d’index Bio produite par Archer Daniels Midland Company

Un chasseur de « Daubasses » choisira toujours une souris noire de préférence, pour ses pérégrinations….Les souris grises par exemple perdent leur poil trop vite et laissent des traces sur leur petit dos, a force de mouvements. Même les souris génétiquement adaptées Logitech, souris de top, n’y échappent pas…. !!! Continuer la lecture de Chasser la Daubasse, c’est quoi au juste….. ?

Sur le désintérêt des investisseurs pour l’investissement « dans la valeur »

Notre approche « daubasses » peut sans conteste être qualifiée de « value ». Mais au fait, c’est quoi « investissement value » ?

Un investissement « value » consiste à acheter des actifs peu cher, voire très bon marché par rapport à leur valeur intrinsèque. Il peut s’agir évidemment d’actions mais aussi d’autres supports évaluables comme les obligations ou l’immobilier par exemple.

Comme vous le savez, nous avons, dans l’équipe des daubasses, une préférence pour l’investissement en actions même si nous n’excluons pas nécessairement et de manière automatique les autres formes d’investissement.

Cher lecteur, savez-vous pourquoi nous avons, nous aussi, opté pour l’investissement « value » ? Et bien par cupidité tout simplement. Car un grand nombre d’études a démontré que, lorsqu’un investisseur achète des actions bon marché d’une société négligée par les marchés, il en sera mieux rémunéré pour le risque (apparent) qu’il prend qu’un investisseur qui achète les actions d’une société performante qui faisait déjà partie de celles que tous les investisseurs s’arrachent. Continuer la lecture de Sur le désintérêt des investisseurs pour l’investissement « dans la valeur »