Archives de catégorie : Notre Philosophie d’Investissement

Ouvrez les V.A.N.E. …

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Lorsque nous achetons des actions d’une société, nous souhaitons posséder des actifs bien tangibles en garantie de notre acquisition.

Il existe plusieurs manière de prendre en compte ces actifs :
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– nous vous avons déjà parlé de l’actif net : le total de l’actif moins les dettes
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– nous vous avons déjà parlé de l’actif net tangible : le total de l’actif amputé des immobilisations incorporelles et du goodwill moins les dettes
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– nous vous avons déjà parlé de l’actif net net : le total de l’actif courant moins les dettes
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– nous vous avons même touché un mot de l’actif net net net : la trésorerie disponible moins les dettes
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Mais nous ne vous avons jamais parlé de la « Valeur d’Actif Net Estate » (appellation d’origine « daubasses » contrôlée).
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Ce concept est parti du questionnement suivant : quels sont les postes de l’actif qui sont les plus aisément négociables et identifiables en cas de mise en liquidation d’une société ?

Il y a évidemment l’actif net net « inventé » par Maître Graham … mais nous pensons aussi que le patrimoine immobilier de certaines entreprises n’est pas à dédaigner.
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Prenons un exemple : AC Moore and Craft que nous avons en portefeuille.
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Cette société est un détaillant d’articles décoratifs comme des produits liés à la couture, au crochet et à l’art floral ainsi que des perles pour enfants et des produits personnalisés pour la maison.

Au 30 juin 2009, nous constatons que l’actif net net de la société est de 3,75 usd par action. Cet actif net net est essentiellement composé de cash sur les comptes en banque (pour environ 30 % du total) et d’un stock de marchandises (pour environ 65 % du total).
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Si les liquidités ne doivent, à priori, pas susciter la méfiance des chasseurs de daubasses, le stock, principal poste de l’actif courant doit faire l’objet de toute notre attention d’autant qu’il est composé de produits finis dont la plupart sont soumis aux modes et certains sont périssables.

Nous avons d’ailleurs vu comment nous tentions de vérifier la pertinence de la valeur des stocks.

AC Moore dispose cependant d’une « richesse » qui nous semble presque aussi liquide et tout autant identifiable que ses stocks mais qui ne fait pas partie de l’actif courant (et qui par conséquent n’est pas compris dans le calcul de l’actif net net) : c’est son parc immobilier.

Il nous semble téméraire de considérer que l’ensemble de l’actif de la société présente une valeur en cas d’arrêt volontaire des activités.

Des postes comme le goodwill, des brevets, des aménagements, des installations, des machines ou des actifs d’impôts différés peuvent très bien ne plus rien valoir lorsqu’une entreprise arrête ses activités.

Par contre, nous pensons que les immeubles gardent bel et bien une valeur. Et la question qui s’est posée à nous fut de savoir comment des boursicoteurs du dimanche pouvaient, en restant confortablement installés derrière leur écran de PC, évaluer un patrimoine immobilier.

Les immeubles qu’une société acquiert pour les besoins de son exploitation sont, comme la plupart des actifs immobilisés, « amortis » c’est-à-dire que l’on diminue leur valeur d’actif chaque année d’un montant censé représenté son « usure ». Suivant le type d’immeuble, ceux-ci sont amortis selon des durées pouvant varier entre 15 (pour des halls industriels par exemple) à 30 ans (pour des bureaux par exemple).
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Ce qui signifie que les bureaux qu’une société auraient acquis il y a trente ans seraient repris au bilan de celle-ci pour … 0 alors que d’autres, acquis en plein sommet de bulle immobilière il y a trois ans vaudrait 90 % de leur prix d’achat. Pas très normal tout ça …

Nous avons donc pensé que la meilleure valeur que nous pourrions prendre serait celle de la valeur d’acquisition des immeubles. Ainsi, les bureaux, vieux de 30 ans, sont sans doute vétustes mais le prix ayant été payé il y a 30 ans, on peut supposer que leur valeur actuelle, compte tenu de l’inflation, compense cette vétusté.
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Et, par prudence et pour compenser le fait que certains immeubles peuvent avoir été payés trop chèrement, nous diminuons cette valeur d’acquisition d’une marge de sécurité forfaitaire de 20 %.
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En ajoutant cette valeur à la valeur du fond de roulement net que nous calculons déjà, nous pensons que nous obtenons une excellente image des actifs qui présentent une valeur identifiable.

La Valeur d’Actif Net Estate est née. Nous calculons donc la VANE de cette manière : actif courant rectifié en cas de mauvaise rotation des stocks ou des créances + valeur d’acquisition des immeubles non amortis amputée d’une marge de sécurité de 20 % – dettes.
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Nous pensons surtout qu’avec cette VANE, nous allons pouvoir découvrir d’autres perles tout aussi décotées que les « net net » que nous avons traquées jusqu’ici mais à coté desquelles nous sommes passés jusqu’à présent en raison du manque d’attention que nous accordions aux immeubles. Bien évidemment, ces « net net » restent notre gibier favori d’autant que plusieurs études ont conforté cette approche.

Mais nous pensons qu’acheter de l’immobilier avec grosse décote cadre également à notre approche « daubasses ».

Et vous, qu’en pensez-vous ?
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Pourquoi n’y a-t-il pas de titres connus dans notre portefeuille ?

« Sur le marché d’actions, vous payez un prix élevé pour un consensus favorable » Warren Buffett 1979

 

Dans un précédent article, nous expliquions qu’il était difficile pour un investisseur amateur de déterminer la capacité d’une entreprise à maintenir intact, voir à augmenter ses profits dans le temps.

Cependant il est certaines entreprises dont il semble que la qualité de gestion soit connue et reconnue. Est-ce à dire qu’il s’agit de bons investissements ? Nous allons tenter de répondre à cette question avec toute la subjectivité qui nous caractérise …

Qu’ont en commun ces 10 sociétés ?

GENERAL ELECTRIC
FEDEX
SOUTHWEST AIRLINE
PROCTER AND GAMBLE
STARBUCKS
JOHNSON AND JOHNSON
BERKSHIRE HATAWAY
DELL
TOYOTA
MICROSOFT

…. aucune idée ? réfléchissez encore …………….vous jetez l’éponge ?….

Et bien, selon une étude de Forbes, il s’agit des 10 sociétés les plus admirées par les américains en 2006. L’étude est menée parmi un panel de plus de 10 000 analystes financiers et dirigeants de sociétés. Les critères pris en compte sont, entre autres, la solidité financière, la qualité de la direction et des produits, le sens de l’innovation et la capacité d’attirer un personnel de qualité.

Reconnaissons qu’un portefeuille constitué à l’époque de ces 10 sociétés aurait eu fort belle allure.

Malheureusement, pour des chasseurs de daubasses, le fait que, justement, ces sociétés soient connues et reconnues les rend dangereuses. En effet, le marché tient compte de cet aspect et il y a beaucoup plus de chances que ces sociétés soient surévaluées que sous évaluées.

De plus, le fait que le cours de ces sociétés présente une faible volatilité donne une impression de « fausse » sécurité à l’investisseur. Pourquoi « fausse » ? Parce que, en cas de problème, le prix élevé payé par l’investisseur pour les actions de ces sociétés fait qu’il n’existe aucun « collatéral » comme protection : en effet, à l’époque, toutes ces sociétés se traitaient largement au dessus de leur actif net.

Mais revenons à cette « dream team » de l’année 2006 …

Au cours des 3 dernières années, un portefeuille composé de ces 10 sociétés aurait procuré, à l’actionnaire, un rendement négatif, dividende inclus, de 37 % alors que sur la même période, le S&P 500 ne générait un rendement négatif « que » de 20,5 %. Etonnant non ? alors que les turbulences boursières auraient, en principe, dû être favorables aux sociétés les plus solides …

Pourquoi nous n’utilisons jamais le PER comme indicateur de valeur pour une entreprise …

Le PER (Price Earning Ratio) est le ratio le plus couramment utilisé dans le petit monde de la bourse. Il représente le rapport entre le bénéfice réalisé par la société et sa valeur de marché. Plus le PER est faible, plus la société est bon marché.

Jusque là, aucun problème …

Si ce n’est que le PERn’est relevant que si le bénéfice est maintenu voir augmenté dans le temps. Et comment le boursicoteur du dimanche peut-il s’assurer de cela ? Continuer la lecture de Pourquoi nous n’utilisons jamais le PER comme indicateur de valeur pour une entreprise …

Pourquoi nous investissons dans des daubasses (bis)

 Souvenez-vous cher lecteur : dans notre article du 12 mai dernier (2009) nous écrivions : « un grand nombre d’études a démontré que, lorsqu’un investisseur achète des actions bon marché d’une société négligée par les marchés , il en sera mieux rémunéré pour le risque (apparent) qu’il prend qu’un investisseur qui achète les actions d’une société performante qui faisait déjà partie de celles que tous les investisseurs s’arrachent ».

Reconnaissons que cette affirmation que nous assénions avec force manquait un peu d’arguments concrets.

Cependant, la bande des daubasses ne voudrait pas lancer pareille assertion sans au moins vous apporter un début de preuve. Continuer la lecture de Pourquoi nous investissons dans des daubasses (bis)

Pourquoi nous privilégions l’approche bottom up …

C’est kwaa « bottom up » ? L’approche “bottom up” consiste à sélectionner des titres sans attacher une grande importance à l’examen d’un secteur industriel ou à l’étude de la conjoncture économique.
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Au contraire, l’approche « top down » commence par l’étude de l’économie à l’échelle nationale ou internationale pour poursuivre l’examen d’un secteur indus­triel en particulier et terminer en sélectionnant une ou plusieurs entreprises au sein de ce secteur.
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En parcourant hier l’excellent blog de notre ami Lupus, nous sommes tombés sur un article dans lequel David Loggia, gérant de fond de la réputée maison Carmignac Gestion prévoit une inflation relativement forte pour les 5 années à venir.
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Quelques clics et sites plus loin, nous tombons sur un autre article, sur le site de Reuter celui-là, dans lequel Vincent Chaigneau, stratégiste change et taux pour la Société Générale nous annonce un grand risque de déflation pour les années qui viennent.
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Hum … deux interlocuteurs sérieux et dignes de foi, deux articles présentant chacun des arguments cohérents, rationnels et convaincants et pourtant … deux prévisions totalement opposées …

Sur base du premier article, l’investisseur aura tendance à investir dans les actions et les matières premières ainsi que l’or physique.

Dans le deuxième article, on arrive plutôt à la conclusion qu’il convient de se positionner sur des obligations en USD.

Une chose est certaine en tout cas : un de ces deux illustres intervenants se trompe lourdement et d’ailleurs, ce sont peut-être les deux qui sont dans l’erreur.

Ce petit exemple démontre qu’il est très difficile, même pour des spécialistes, d’effectuer de bonnes prévisions conjoncturelles.

Et nous, qui ne sommes pas économistes et ne disposons pas du bataillon de diplômés de la Société Générale ou de Carmignac Gestion pour nous épauler, comment pourrions-nous prévoir l’avenir macro économique et en tirer des conclusions pertinentes pour nos investissements ? Et bien, c’est bien simple cher lecteur : nous ne le pouvons pas.

C’est la raison pour laquelle nous pensons qu’il n’y a que deux manières d’investir :

– Soit on achète des sociétés tellement solides, présentant une barrière contre la concurrence tellement infranchissable que, quelque soit l’avenir de l’économie mondiale, les résultats de celles-ci n’en seront pas affecté. A notre avis, des sociétés cotées comme cela, il doit y en avoir mais pas tant que cela. Et de plus, Mr Market nous en réclamera un bon prix.

– Soit on achète des sociétés tellement sous évaluées que, quelque soit la conjoncture mondiale des prochaines années, la valorisation tellement faible de ces société nous protège contre le pire.

N’allez pas déduire cher lecteur que nous rejetons en bloc toute analyse ou tout avis macro économique, loin de là. La preuve en est que nous avons lu avec un certain intérêt et dans leur entièreté les deux articles précités.

Mais nous pensons, tout comme Benjamin Graham, qu’il est préférable pour les investisseurs intelligents que nous tentons de devenir de se concentrer en priorité sur les entreprises elles-mêmes, tout le reste venant en sus.
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Bref, investissez dans des daubasses.
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Quelques lectures recommandées

Chers amis lecteurs,

Les informations que vous pouvez trouver sur ce blog, nous ne les avons pas « pondues » nous-mêmes : nous ne sommes pas superpondeuse loin de là. Ces informations et la philosophie que nous tentons d’appliquer sont la synthèse et la « substantifique moelle » d’un grand nombre de lectures parmi les plus pointues dans le domaine de l’investissement dans la valeur. En voici un aperçu.

Tout d’abord, toujours d’actualité et, contrairement à ce qu’on dit, pas du tout démodées : les trois oeuvres magistrale de notre maître absolu Benjamin Graham. Elles constituent ce qu’on pourrait appeler « L’ancien testament :

L’investisseur intelligent. Un livre de conseils pratiques

L’interprétation des Etats financiers : Version originale

Security Analysis 3RD Edition

Plus moderne et adaptant à merveille les enseignements de Graham à l’environnement moderne, le livre de Bruce Greenwald et de ses petits copains, le nouveau testament de l’investisseur « value » en quelques sortes. Selon nous, le meilleur livre traitant de l’investissement dans la valeur : Investir dans la valeur : De Benjamin Graham à Warren Buffett et au-delà

Pour ceux qui veulent les éléments leur permettant de creuser en profondeur les comptes annuels des entreprises, voici un joli trio assez intéressant :

L’essentiel de l’Analyse financière

Exercices d’analyse financière : Avec corrigés détaillés

Analyse financière et reporting avec Excel

Et enfin, trois grands classiques de l’investissement dans la valeur, même si leur philosophie est un peu plus éloignée de notre approche « daubasse » :

Et si vous en saviez assez pour gagner en Bourse

Le portefeuille de Warren Buffett

Le Petit Livre qui bat le marché

Nous vous souhaitons d’excellentes lectures !

Chasser la Daubasse, c’est quoi au juste….. ?

Pour chasser la Daubasse, vous avez en fait juste besoin d’une pioche et d’une barre de fer… !

L’important étant de retourner le plus de pierres possible, comme dirait Anthony Bolton de Fidelity. Par pierre, il faut bien entendu comprendre société, voir ce qui se cache dans le bilan d’une société.   

Donc en fait, il est fortement conseillé d’emporter dans la chasse aux « Daubasses », pas mal d’huile d’index (entre 0.30 cl et 0.75cl, selon l’entraînement du chasseur) pour être en mesure de cliquer d’un rythme alerte sur votre souris….

 Huile d’index Bio produite par Archer Daniels Midland Company

Un chasseur de « Daubasses » choisira toujours une souris noire de préférence, pour ses pérégrinations….Les souris grises par exemple perdent leur poil trop vite et laissent des traces sur leur petit dos, a force de mouvements. Même les souris génétiquement adaptées Logitech, souris de top, n’y échappent pas…. !!!

Le chasseur de Daubasse, boit volontiers avec ses rabatteurs, jusqu’à plus soif, mais ne fait confiance qu’a ce qu’il a vu et calculé, calculé de mémoire d’abord, avec sa calculette ensuite, au-delà de 50-60 « pierres » levées, surtout quand les milliards d’actifs se mêlent aux millions d’actions, ou quand la livre Streling du bilan est en traduction automatique Google en Pound ou Pence sur le cours …..Une vrai Daubasse, finit invariablement chez Microsoft, sur un petit tableur Excel, mis au point en son temps par notre ami Marc de V&C…..Et est passé au crible de quelques formules….

 Rabateurs 

Au début, le chasseur de Daubasses, chasse avec un permis entièrement gratuit, sur la toile, allez, le Net, pour les branchés de la chasse !!! il fait sa petite cuisine, seul comme un grand…. ce sont ses premiers rabatteurs, Yahoo et les sites des bourses qui renseignent les proies, tombées en l’honneur de la crise … !!!…..Mais au fur et à mesure qu’il trouve des Daubasses, il devient plus exigeant et veux allonger sa liste, sur ses petits tableurs…….Le chasseur de Daubasse, se met à rêver à des rabatteurs plus performants, tout en continuant son dur labeur, comme dans la parabole du Laboureur…..Ou l’homme de la terre, se met à penser que ses deux Brabançons ( Belge… !!! Oui nous y croyons encore), pourrait être remplacés par un tracteur Ferrari….. !!!!! Non l’homme de la terre n’est pas sénile, Ferrari sous marque Goldoni, produit de superbes tracteurs…..L’homme n’a que 48 ans, ce n’est pas l’age de la sénilité voyons… !!!!!  

Notre chasseur de Daubasse, plein de rêves donc et de toujours plus, pense alors aux rabatteurs payants. Jean-Paul Nav Ben, Eric Asset Graham…..De gros producteurs de Daubasses sans le moindre labeur, pense-il, des screeners murmure-t-on dans les milieux autorisés…..Et il fait le pas difficile de la main à l’escarcelle… !!! Pour s’offrir deux rabatteurs qui vont à la fois le faire réduire sa consommation d’huile d’index et épargner le petit dos rond de sa souris grise Logitech, déjà tout râpé…. !

    Jean-Paul Nav Ben, Eric Asset Graham et leur secrétaire

Le chasseur de Daubasse est déçu….par les faux signaux sans labeur de ces deux rabatteurs coûteux que sont Jean-Paul Nav Ben et Eric Asset Graham….qui roulent en Ferrari –Goldoni.

       

Chasseur de Daubasse à Jeun

  Un chasseur de Daubasse, à jeun, doit se rendre compte que pour 1000 pierres levées, il ne trouvera que 50 daubasses réelles, s’il contrôle bilan après bilan, et qu’il soit laché dans la nature avec ses deux brabançons, sa pioche et sa barre de fer ou qu’il ait engagé Jean-Paul Nav Ben et Eric Asset Graham, pour chercher à sa place ne change rien. C’est 5%, dans tous les cas de figure et s’il bosse dur.

 Nos premières 452,536 pierres retounées, à l’avant plan les millième de pierre, du gravillons en fait..!!!

Oui, sur ce blog incontournable et décalé, « Les Daubasse selon Benjamin Graham » nous avons sans doute dû lever plus de 4000 pierres, avec nos deux Brabançons, notre souris grise et Screener Jo Inc……, pour avoir dans nos petits tableurs Excel, 200 Belles Daubasses, boudées massacrées par le marché, que tout le monde rejette…..….Les idées instillées dans la presse, comme la fin du capitalisme, nous ont beaucoup aidé, nous devons vous l’avouer sincèrement…. !!!!

 Ce travail de chasse de 8 mois, s’il semble payant aujourd’hui, nous laisse aussi froid qu’un Cobra dans le désert de Mojave regardant débarquer les premiers chercheurs d’or autour de 1870 après Jésus-Christ. Car un chasseur de Daubasses, n’est pas là pour encaisser 60-70%, mais pour multiplier sa mise par 3 ou 4 au minimum….C’est ensuite qu’il prend une douche et rase sa barbe à la Walt Whitman….Et écrit un poème brut de décoffrage, pour l’occasion….. !!!

 

« Daubasses, enlassées dans un éther de strass « 

Je vous ai chassé au péril de mes bourses, dans le désert du NYSE, au bord de l’AMEX, à la frontière de L’Euronext dans le vent, la poussière et la caillasse.

J’y ai laissé Logitech, ma souris grise, ma flèche pur sang, pour une sans nom, au poil terne, noir, made in Shangai…., limace, va !

J’ai affronté serpent, cactus, pistoleros au yeux hagards, près à vous dézinguez dans le petit matin lumineux des poker d’as.

J’ai chevauché le vide sidéral de vos bilans, pour compiler vos chiffres sans sourires sur vos lèvres salaces.

 Espace au bord du naufrage, jonché de cloaques ou de femmes fatales,  surprise douce amer ou sans retour, vous avez  incrusté une mine d’or dans ma rétine  de guerrier  Thrace….!

De Blade Runner de palace, de chasseur de Daubasse…….

 « Daubasse Hunter’s »      

En fait, nous voulions simplement vous dire que si l’équipe, des « Daubasse selon Benjamin Graham » est incontournable et décalée, il y a derrière ces élucubrations et performances solides et trébuchantes, un sacré travail de fond, mis au point après des mois de discussions et réflexions….

  Travail de fond avec notre collaboratrice principale….!!!!

Nous sommes également conscient que la chasse à la daubasse, est une chasse d’une saison qui ne peut pas s’éterniser et que si nous avons eu le bon réflexe de nous inscrire au club Benjamin Graham dans la petite localité de Doddsville, notre travail d’investisseur est plus important que notre talent sur ce coup fourré de MMMMister le Market…en pleine maniaco dépression .. !!!!! Allez, ne rigolez pas, tout les diagnostics, l’on diagnostiqué….. !!!!

Mais nous travaillons déjà, pour l’après Daubasse avec les leçons de « Big Walt » Schloss, dans la main droite et celles de Ben dans la main gauche, pour tenter de vous prouver que si nous savons travailler parfois très dur dans une occasion unique de ce genre, nous avons aussi du talent….Pour une analyse d’actif tout en finesse… Qui sera la suite….L’épisode 2°, oui, c’est bien cela !

 

  Bon, l’épisode 1° n’est pas terminé….S’il vous intéresse….. !!!!  =

 

 

 

Sur le désintérêt des investisseurs pour l’investissement « dans la valeur »

Notre approche « daubasses » peut sans conteste être qualifiée de « value ». Mais au fait, c’est quoi « investissement value » ?

Un investissement « value » consiste à acheter des actifs peu cher, voir très bon marché par rapport à leur valeur intrinsèque. Il peut s’agir évidemment d’actions mais aussi d’autres supports évaluables comme les obligations ou l’immobilier par exemple.

Comme vous le savez, nous avons, dans l’équipe des daubasses, une préférence pour l’investissement en actions (dans un prochain article, nous vous dirons pourquoi) même si nous n’excluons pas nécessairement et de manière automatique les autres formes d’investissement.

Cher lecteur, savez-vous pourquoi nous avons, nous aussi, opté pour l’investissement « value » ? Et bien par cupidité tout simplement. Car un grand nombre d’études a démontré que, lorsqu’un investisseur achète des actions bon marché d’une société négligée par les marchés , il en sera mieux rémunéré pour le risque (apparent) qu’il prend qu’un investisseur qui achète les actions d’une société performante qui faisait déjà partie de celles que tous les investisseurs s’arrachent.

Cela semble logique : il y a plus de risque à investir dans une action dont le cours a été poussé à la hausse en raison d’excellentes perspectives futures qu’il n’y en a à investir dans une société dont le cours a été tellement « matraqué » qu’il ne reflète même plus la valeur de ce qu’elle possède.

Mais alors, pourquoi diable tout le monde n’investit-il pas dans des actions « value », ce qui leur enlèverait leur aspect « value » et donnerait raison à tous ceux qui affirment que les marchés sont efficients ?

– Parce que l’instinct « moutonnier » des investisseurs les conduit à prendre des décisions d’une autre manière qu’en suivant leur raisonnement personnel

– Parce que les médias et les « spécialistes » mettent en avant des sociétés que des évènements à court terme mettent sur le devant de la scène. Selon Warren Buffett : « on paie cher un consensus généralisé ».

– Parce que l’investissement « dans la valeur » nécessite du temps et du travail et que peu d’investisseurs sont prêts à faire les efforts nécessaires à son application : c’est moins astreignant d’étudier la position des chandeliers japonnais ou le modèle économique de Martin Armstrong que de s’abîmer les yeux dans des dizaines de rapports de gestion.

– Parce que les investisseurs reçoivent régulièrement des communications de leur gestionnaire de portefeuille et qu’ils ont toutes les informations financières à portée de la main, ils ne peuvent pas ignorer une mauvaise performance ponctuelle de leur portefeuille. Pour y remédier, ils seront tentés de s’orienter vers des stratégies d’investissement plus rentables à court terme. Or, l’investissement dans la valeur nécessite du temps pour donner la pleine mesure de son potentiel.

– Parce que certains investisseurs sont frappés de snobisme : ça fait plus « classe » d’être actionnaire de Coca Cola que de Vet’Affaires.

Pour toutes ces raisons, l’investissement « value » conserve de belles perspectives à long terme et permet à l’Investisseur Intelligent cher à notre maître Graham de profiter des aubaines et inefficiences des marchés.

Notre portefeuille est très volatile. Est-ce grave docteur ?

Si vous suivez les actions de notre portefeuille depuis son démarrage, vous avez pu constater la forte volatilité de celui-ci. Des lignes à + 30 % ou – 20 % en un seul jour sont monnaies courantes.

Est-ce à dire que notre portefeuille est risqué ?

Pour des spéculateurs qui ne maîtriseraient pas la vraie valeur des sociétés qu’il a acquises, cette volatilité constituerait effectivement un danger. Le spéculateur cherche à suivre des tendances. Continuer la lecture de Notre portefeuille est très volatile. Est-ce grave docteur ?

Sagesse boursière


“Le doute est le commencement de la sagesse” Aristote.

Depuis l’ouverture de notre blog, nous avons agrémenté celui-ci de citations, souvent d’illustres investisseurs, rarement d’investisseurs carrément inconnus.

Nous vous proposons ci-dessous une compilation des citations qui nous servent de guide dans notre politique d’investissement en daubasses et qui résument parfaitement les préceptes que nous nous efforçons d’appliquer. Vous pourrez en réciter l’une ou l’autre au prochain cocktail dînatoire offert par votre banquier : vous verrez, cela fait très « chic » … Mais tout d’abord, nous tenons à remercier leurs auteurs :

– Benjamin Graham, père de l’analyse financière, fondateur de l’investissement dans la valeur et inventeur de la méthode des « net net ».

– Warren Buffett, considéré comme le meilleur investisseur de tous les temps, ancien collaborateur de Benjamin Graham et patron de Berkshire Hataway

– Walter Schloss, désigné par notre club comme le meilleur chasseur de daubasses de tous les temps qui a surclassé le S&P 500 de 5 % par an de 1956 à 2002, ancien collaborateur de Benjamin Graham

– Irving Kahn, dernier investisseur en vie à avoir connu la grande dépression en tant qu’investisseur actif, ancien collaborateur de Benjamin Graham, son fond a surperformé le S&P 500 de 4 % depuis 1994.

– Martin Whitman, gérants du Third Avenue Value Fund qui a surperformé le S&P 500 de 3 % par an depuis sa création en 1990.

– Rémy Morel et Patrick Thénière, investigateurs financiers

– Peter Lynch, gérant du fond Magellan de 1977 à 1990 qui a généré une performance annuelle de 29 %

– John Neff, gérant du fond Windsor de 1964 à 1995 qui a dégagé une surperformance de 3 % par rapport au S&P 500

– Azetoz, forumeur de Boursorama

Sur l’intérêt d’acheter des actions sous évaluées et l’attention à porter au prix payé :

 

« Si une entreprise vaut un dollar et que je peux l’acheter pour 40 cents, quelque chose de bien pourrait m’arriver. » Walter Schloss

« Le prix est ce qu’on paie. La valeur est ce qu’on a » Warren Buffet

« Je préfère acheter une Opel Corsa au prix d’une bicyclette qu’une audi A6 au prix d’une audi A4. » Un membre du club

 

Sur l’intérêt d’adopter une attitude de « contrarian » :

« Nous voyons deux sources essentielles de sous-évaluation pour un titre : des résultats courants décevants ou une impopularité prolongée. «  Benjamin Graham

« les vrais investisseurs « value »sont heureux quand les marchés sont en baisse. » Irving Kahn

« S’il existe une action à éviter, ce sera la plus grande favorite du secteur le plus en vogue » Peter Lynch

  « J’ai un avantage, car les gens avec qui je suis en concurrence ne cherchent pas de bonnes raisons pour acheter. Il cherchent de bonnes raisons pour éviter d’acheter. » Peter Lynch

« Le succès en bourse ne nécessite pas des actions « glamour » ou des marchés haussiers. Pour nous les actions affreuses étaient souvent magnifiques. Si notre portefeuille avait fière allure c’est que nous avions mal fait notre travail. » John Neff

« L’investisseur perspicace est celui qui achète dans un marché baissier quand tout le monde vend et qui vend dans un marché haussier alors que tout le monde achète. » Benjamin Graham

« Soyez avide quand les autres sont craintifs, et méfiants quand les autres sont euphoriques » Warren Buffett

 « Il faut faire les fondations de son portefeuille sur la peur, louer sur la monotonie et vendre quand votre boulangère veut acheter votre immeuble. » Azetoz

Sur l’importance à accorder aux actifs d’une entreprise plutôt qu’à ses bénéfices :

« Les sociétés sûres et bon marché ont souvent des problèmes de rendements des capitaux propres trop faibles à cause d’une concentration d’actifs sous-utilisés et positionnés de façon trop conventionnelle … Quand des bilans ultra conservateurs rencontrent des dirigeants capables et opportunistes, bien des sociétés affichant de faibles rendements des capitaux propres sont devenues des placements sur lesquels j’ai multiplié mon argent par 10 ou 20. » Martin Whitman

« Tout comme les banques, nous aimons rechercher des titres qui offrent une certaine garantie, ou un plan B en cas de revirement. Et plus le prix est bas, plus le risque est exponentiellement plus bas lorsqu’un certain collatéral est présent. » Patrick Thénière et Remy Morel

« Essayez d’acheter des actifs avec décote plutôt que des bénéfices. Les bénéfices peuvent changer significativement sur un laps de temps très court. Les actifs, eux, sont plus stables. On doit en connaître nettement plus sur une entreprise si on base sa décision d’achat sur les bénéfices. » Walter Schloss

« Je mets l’accent sur les actifs. Si vous n’avez pas beaucoup de dettes, cela vaut quelque chose. » Walter Schloss



Sur l’intérêt de ne pas accorder une importance démesurée aux résultats passés :

 

« Dans la vie, le rétroviseur est toujours plus clair que le pare-brise » Warren Buffett

« La bourse aujourd’hui c’est la valorisation d’une société, non pas sur sa valeur intrinsèque, mais sur sa rentabilité a un instant T. » Azetoz

« L’investisseur d’aujourd’hui ne profite pas de la croissance d’hier » Warren Buffett

« Si le passé était tout ce qui comptait, les personnes les plus riches seraient les bibliothécaires » Warren Buffett



Sur l’intérêt de raisonner par soi-même sans suivre la foule :

 

 

« Investir avec succès pendant toute une vie, cela ne demande pas un quotient intellectuel exceptionnel, ni d’avoir la bosse des affaires, ni même d’obtenir des informations privilégiées. Ce dont on a besoin, c’est d’un cadre intellectuel raisonné, pour prendre des décisions, et il faut empêcher les émotions de déranger la raison. » Warren Buffett

« Il suffit qu’un chien aboie après quelque chose pour que tous les autres chiens en fassent autant » Proverbe chinois

« Si les marchés étaient efficients, je serais un clochard dans la rue » Warren Buffett

Sur l’importance de la marge de sécurité :

 

«S’il fallait révéler le secret pour bien investir en seulement trois mots, nous irions pour : Marge de sécurité.» Warren Buffett

« L’idée de la marge de sécurité, c’est de trouver d’abord comment on pourrait perdre de l’argent. » Patrick Thénière et Remy Morel
 

  « J’ai un avantage, car les gens avec qui je suis en concurrence ne cherchent pas de bonnes raisons pour acheter. Il cherchent de bonnes raisons pour éviter d’acheter. » Peter Lynch

« Le succès en bourse ne nécessite pas des actions « glamour » ou des marchés haussiers. Pour nous les actions affreuses étaient souvent magnifiques. Si notre portefeuille avait fière allure c’est que nous avions mal fait notre travail. » John Neff

   « L’investisseur perspicace est celui qui achète dans un marché baissier quand tout le monde vend et qui vend dans un marché haussier alors que tout le monde achète. » Benjamin Graham

« Soyez avide quand les autres sont craintifs, et méfiants quand les autres sont euphoriques » Warren Buffett

« Il faut faire les fondations de son portefeuille sur la peur, louer sur la monotonie et vendre quand votre boulangère veut acheter votre immeuble. » Azetoz

 
   

 Sur l’inutilité de faire du « market timing » :

 

   «Nous sommes convaincus que si l’investisseur intelligent s’efforce de faire du timing de marché, il finira dans la peau d’un spéculateur et aura des résultats de spéculateur» Benjamin Graham

«N’essayez pas de deviner les mouvements boursiers. Analysez tout simplement une compagnie que vous pouvez comprendre, et concentrez-y vous.» Warren Buffett  

« Quand on parvient à acheter des actifs de bonne qualité pour pas cher, c’est parce que les perspectives à court terme sont franchement mauvaises. » Martin Whitman