Archives de catégorie : Rapport de gestion mensuel

Rapport de gestion – Janvier 2017

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est un peu dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons, chaque mois, un extrait « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles, extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille. L’idée principale sera de vous proposer un maximum de réflexions sur le sujet.

Bien évidemment, ce rapport ne fera, en principe, pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés.

RAPPORT DE GESTION – Janvier 2017

La VL de notre portefeuille est de 9.87€, en progression de +5.10% sur le mois de janvier.
Sur le mois, notre portefeuille a subi un change défavorable de -0.90%.

performance portefeuille Daubasse au 31 janvier 2017

C’est aussi le 11ème mois de performance positive consécutive : mars 2016 – janvier 2017. Et le potentiel estimé, pondéré, de notre portefeuille cours / VANT atteint un plus bas historique à 78.9%. Le plus bas potentiel cours / VANT précédent était de 83.8% en juin 2014.

La performance du mois a été construite par nos parapétrolières et nos holdings liées au pétrole ainsi qu’à la remontée de l’or propulsant nos minières. Et également grâce à de bonnes nouvelles ponctuelles sur 2 de nos daubasses, une française qui a publiée de bons résultats et l’autre américaine qui propose de racheter une part significative des titres en circulation

Historiquement, le mois de janvier (tout comme février) est un bon mois pour le portefeuille de notre club et ce mois-ci ne fait donc pas exception. Le seul challenge pour nous, dans ce marché « décoiffant », qui fait passer de plus en plus les fins spécialistes des cataclysmes qui n’ont pas lieu, pour de hauts stratèges « Monopoly », sera de trouver de la décote. Et nous savons déjà que cela ne sera pas un challenge facile à relever… Et pourtant, c’est la même chanson depuis fin 2013 et nous y sommes parvenus. Et nous nous sommes dotés entre-temps d’outils supplémentaires, comme nos fichiers archives. En fait, nous gardons depuis plus d’un an une liste de toutes les sociétés qui ne correspondent plus à nos critères. Nous allons actualiser touts les titres de cette liste et également intensifier les chasses pour être certains que rien ne puisse nous échapper.

Il nous semble de plus en plus important de rester concentrés sur la recherche de la décote et de ne pas transiger sur le fait de devoir impérativement investir chaque euro sur des actifs décotés. C’est un moment paradoxal pour tous les investisseurs dans la valeur dans le style « Daubasses » car d’un côté, il y a de la joie et du bonheur de voir les actifs sur lesquels on a investi se réaliser de plus en plus et créer ainsi de la performance pour le portefeuille, et de l’autre, le moment est extrêmement difficile car il demande un travail considérable pour trouver des actifs décotés sur le marché, car ils sont de plus en plus rares. Il est nécessaire de bien cloisonner les deux situations, pour par exemple que la joie de la performance ne vous pousse pas à prendre des largesses avec la décote et l’ensemble du process.

En janvier, 21 sociétés du portefeuille affichent une performance à 2 chiffres, 15 en zone positive et 6 en zone négative.

Mouvements mensuels

Un seul mouvement a eu lieu au mois de janvier.

Nous avons acheté 127 actions de la société  RAPP a le 12 janvier. Pour une somme totale de 4 165.39€ équivalent à 1% de notre portefeuille. L’analyse que nous avons présentée montre clairement une bonne gestion et une création de valeur pour l’actionnaire. Mais l’énergie solaire, tout comme l’ensemble du secteur des énergies renouvelables, reste très volatile depuis qu’il est coté en bourse. Sa complexité interne hautement technologique avec des risques disruptifs, couplée à un tas de facteurs externes comme le prix des autres énergies, les aides étatiques et le prix des composants, en font des entités fragiles et bien sûr impossibles à comprendre selon l’expérience que nous avons de l’investissement. C’est pour cette raison qu’il nous semble pertinent de réfléchir avec du basique et de l’objectif. Et les chiffres, dans une grille de lecture prédéfinie comme nous le présentons, nous semblent le meilleur moyen pour se faire une opinion objective sans se soucier par exemple du fait que cette RAPP soit un des leaders du secteur solaire, une société intégrée verticalement, qu’ils ont installé et gèrent de part le monde 10 gigawatts d’électricité via ses panneaux et que la famille Walton (Walmart) est actionnaire et au conseil d’administration depuis 2012… Tout ceci est bien entendu positif, mais ne permet pas de se forger une opinion réelle sur la société. Et vous aurez donc compris que seuls les 15 points chiffrés que nous vous présentons dans l’analyse nous importent réellement. Car au final, ils nous permettent de dire que la société a un bilan solide, est gérée de manière sérieuse et que le prix proposé par le marché est suffisamment attractif par rapport aux risques futurs. L’angle basique de l’analyse chiffrée offre à notre jugement un degré de probabilité suffisamment élevé. Ce n’est pas un gage absolu de réussite, mais juste une base qui fait sens pour prendre la décision d’investir ou de s’abstenir.

Nous notons aussi l’expiration de notre option Put sur Apollo Education le 20 janvier qui nous a donc permis de garder la prime de 236.47€ (prime en dollars de 252.05$ du 16 septembre 2016 convertie au taux de change € / $ du 20 janvier). Nous avons donc réalisé un gain de 8.26% en euros sur 126 jours.

Rappel des modalités et du contexte de cette opération datée du 17 septembre 2016 :

Nous avions émis 400 options put à échéance janvier 2017 à un prix d’exercice de 8 USD.

Dans ce cas de figure, nous nous retrouvions en quelques sorte dans la peau d’un assureur puisque nous assurions à la contrepartie qui nous a acheté les options que si le cours d’Apollo Education au 17 janvier 2017 est inférieur à 8 USD, nous aurions dû racheter leurs actions précisément à ce prix et ce, quel que soit le cours auquel cotera le titre ce jour-là.

En contrepartie de cette assurance, nous avons reçu directement une prime de 0,68 USD par action assurée, soit 8,5 % brut en dollars des montants sur les-quels nous sommes engagés.

Le 17 janvier, deux scénarios étaient envisageables :

– Soit le cours d’Apollo est inférieur à 8 USD et nous sommes obligés de payer 8 USD pour les acquérir. En retirant la prime encaissée, notre prix de revient aurait été donc de 7,32 USD (8 – 0,68). Ce prix de revient se situe 21 % sous le cours auquel nous avons procédé à notre achat d’actions initial.

– Soit le cours d’Apollo est supérieur à 8 USD. Dans ce cas, il ne se passe rien. Nous conservons la prime de 0,68 USD que nous avons encaissée et les capitaux que nous avons dû immobiliser en garantie de notre investissement nous procurent un rendement de 8,5 % en 4 mois, soit, annualisés, un taux de 25,5 %.

Cette opération nous avait semblé relativement intéressante en terme de rendement / risque puisque nous connaissions déjà la société en qualité d’actionnaire et qu’elle faisait déjà l’objet d’une OPA à 10 USD.

En suivant ce lien, vous trouverez plus d’explications techniques sur la manière dont nous envisageons les émissions d’options dans l’optique de l’investisse-ment en « bon père de famille ».

Le portefeuille, quelques détails supplémentaires

Sur le mois
Nous avons acheté pour la somme totale de 4 165,89 €
Nous avons vendu pour la somme totale de 0 €

Sur l’année 2017
Nous avons acheté pour la somme totale de 4 165,89 €
Nous avons vendu pour la somme totale de 0 €

Les liquidités pèsent en fin de mois 20.27% du portefeuille, et sont en très légère diminution par rapport au mois décembre 2016.

Rapport de gestion – Décembre 2016

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est un peu dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons, chaque mois, un extrait « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles, extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille. L’idée principale sera de vous proposer un maximum de réflexions sur le sujet.

Bien évidemment, ce rapport ne fera, en principe, pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés.

RAPPORT DE GESTION – Décembre 2016

La VL de notre portefeuille est de 9.3909€, en progression de +2.59% sur le mois de Décembre. Sur l’année 2016, notre performance est de +19.20%.

Sur le mois de décembre, notre portefeuille a profité d’un change très légère-ment favorable de +0.06%. Sur l’année 2016 le change nous a été très légère-ment défavorable (-0.67%), la chute de la Livre Sterling surclassant largement la hausse du Dollar US, même si nos sociétés cotées en Livres Sterling pèsent 13.75%, contre 39.54% pour celles cotées en USD.

Notre benchmark, le tracker MSCI World dividendes réinvestis, a progressé sur le mois de décembre de +2.31%. Sur l’année 2016, sa performance est de +9.43%.

performance portefeuille Daubasses Décembre 2016

Un mois de décembre relativement calme (en terme de mouvement pas de hausse !), mais qui nous permet de terminer l’année largement en avance sur notre indice de référence tout en ayant été relativement peu investi. En moyenne, nous avons eu largement plus de 20% de liquidité en portefeuille sur l’exercice 2016. Nous continuons à fouiller le marché pour détecter les rares anomalies de marché qui subsistent dans un marché historiquement relativement cher ( que ce soit les multiples de résultats, de fonds propres, cash-flows, …) que l’effet Trump semble transcender. Mais, vous connaissez votre équipe, nous faisons le maximum pour augmenter le potentiel de notre portefeuille tout en restant dans le respect de nos critères extrêmement stricts de décote/ Comme nous le faisons depuis plus de 8 ans !

En décembre, 13 sociétés de notre portefeuille affichent une performance à 2 chiffres, 9 en zone positive et 4 en zone négative.

Mouvements mensuels

Un seul mouvement a eu lieu au mois de décembre.

Nous avons vendu CDI Corp le 2 décembre 2016. Nous avions acheté 776 actions de la société, le 20 janvier 2016 pour la somme de 3 349.93€ frais inclus. Suite à la vente, nous avons encaissé 5 339.30€ nets de frais, soit +60.01% en 327 jours. C’est le type même de société qui n’intéresse pas 95% des investisseurs dès la lecture des premières lignes de leur activité : agence de placement de consultants. Et dès le compte de résultats survolé, ils décideront rapidement de passer à autre chose. Et on ne peut franchement que les encourager à pour-suivre dans cette voie en laissant aux chasseurs de daubasses la possibilité de se servir en premier et comme ils l’entendent.

Le portefeuille, quelques détails supplémentaires

Sur le mois
Nous avons acheté pour la somme totale de 0 €
Nous avons vendu pour la somme totale de 5 359.30 €

Sur l’année 2016
Nous avons acheté pour la somme totale de 77 906.16€
Nous avons vendu pour la somme totale de 107 189.28€

Ces quelques données démontrent bien qu’en suivant aveuglément notre process, nous accompagnons la vague haussière du marché en vendant plus que nous achetons. C’est relativement cohérent vu les niveaux de marché actuels. Mais… cela ne veut pas dire que nous n’allons pas nous jeter sur les occaz’ que nous croiserons sûrement dans les prochains mois !

En fin de mois, les liquidités pèsent 22.22% du portefeuille, et sont en très lé-gère augmentation par rapport au mois de novembre. Depuis le 31 décembre 2015, les liquidités sont en augmentation de 54.75%.

Rapport de gestion – Novembre 2016

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est un peu dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons, chaque mois, un extrait « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles, extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille. L’idée principale sera de vous proposer un maximum de réflexions sur le sujet.

Bien évidemment, ce rapport ne fera, en principe, pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés.

RAPPORT DE GESTION – Novembre 2016

La VL de notre portefeuille est de 9.15€, en progression de +3.18% sur le mois de novembre. Sur l’année 2016, après 11 mois, notre performance est de +16.19%.

Sur le mois de novembre notre portefeuille a profité d’un change favorable de +2.27%. Et sur l’année 2016 notre portefeuille supporte toujours un change défavorable de -0.67%, à cause de la chute de la Livre Sterling.

Notre benchmark, le tracker MSCI World dividendes réinvestis, a progressé de +5.35% sur le mois de novembre. Sur l’année 2016, sa performance est de +6.96%.

performance portefeuille Daubasses Novembre 2016
performance portefeuille Daubasses Novembre 2016

A l’occasion du 8ème anniversaire de notre portefeuille (le 24 novembre 2016), nous avons dépassé la barre des 800% de performance. C’est aussi un neuvième mois consécutif de performance positive, qui égale notre précédent record ayant eu lieu de juillet 2013 à avril 2014.

Nous pouvons dire sans problème que la performance est principalement due à des éléments pour la plupart externes au portefeuille, jugés positifs par « monsieur le marché”, comme l’élection de Donald Trump à la présidence des USA, les ventes du Black Friday en pour la vente au détail aux USA, et enfin l’accord des pays de l’OPEP pour réduire la production pétrolière. Nous sommes positionnés à différents degrés sur ces points jugés comme positifs par le marché. Notre portefeuille est investi à +/- 40% sur le marché US. Notre catégorie RAPP, avec nos 2 sociétés actives dans le retail aux Etats-Unis (double point positif), tirent la performance du portefeuille vers le haut avec leur progression mensuelle à 2 chiffres. Et puis, bien sûr, le pétrole, où nous profitons comme il se doit d’un accord qu’on disait imminent et probablement positif depuis plusieurs semaine, et d’un prix qui est passé de 43$ le baril à 50$ en quelques heures quand il a été rendu public le 30 novembre en matinée. Toutes nos sociétés en portefeuille liées au pétrole ont enregistré des performances positives, avec la palme d’or décernée à une de nos Net-Esate parapétrolière US et son boost de +68.14% sur le mois de novembre !

Quand « monsieur le marché » est optimiste et est à la fête, les valeurs refuges tirent la tête et c’est bien sûr le cas de l’or qui, en recul, n’intéresse plus grand monde quand la fête bat son plein… et notre portefeuille n’y échappe pas non plus. Le cours de nos minières recule parfois de -20% et plus. La performance aurait donc pu être encore plus élevée sans ces minières. Oui, mais le beurre, l’argent du beurre, toutes les vaches et le pré en plus, cela n’existe que dans les rêves. A +16.19% sur 11 mois, et en prenant un peu de distance sur la gestion, nous jugeons ce recul de nos minières assez indolore mais surtout nous place dans une situation dans laquelle nous sommes prêts pour une contre-attaque si “monsieur le marché” venait à déprimer…

Cela dit, nous tenons quand-même à préciser que la fête et le marché en délire nous indiffèrent au plus haut point. Nous aimons certes l’observer et voir les profits s’engranger grâce aux investisseurs qui prennent ces éléments au sérieux, mais il n’a aucun poids sur notre manière d’investir. La preuve par 4 : aucun mouvement d’achat en ce mois de novembre, une première sur 8 ans. Et plus de 20% de notre portefeuille en liquidités disponibles à tout moment. Les flons-flons et trompettes ne sont pas en mesure de nous détourner de notre objectif : acheter de l’actif tangible décoté dont personne ou presque ne veut et ceci sans la moindre concession. D’autant plus que nous avons devant nous une inexorable remontée des taux US que l’on annonce depuis 3 ans au moins. Aura-t-elle lieu en décembre comme annoncé ou sera-t-elle pour la Xème fois reportée ? Qui vivra verra. Le mieux, de notre point de vue, étant de rester concentrés sur la recherche d’actifs tangibles bons marchés.

En novembre, ce n’est pas moins de 15 sociétés de notre portefeuille qui affichent une performance à 2 chiffres, 10 en zone positive et 5 en zone négative. Ces sociétés sont les suivantes :

VANE A : +68.14%
net-net A : +28.46%
RAPP A: +25.27%
RAPP B : +23.04%
RAPP C : +16.66%
VANE B: +16.13%
VANE C : +14.47%
RAPP D +14.06%
VANE D : +12.50%
RAPP E +11.11%

Minière 1 : -25.18%
Minière 2 : -23.66%
VANE E : -21.15%
net-net B : -17.42
net-net C : -16.06%

Mouvements mensuels

Une première depuis que le portefeuille existe, un mois sans mouvement: ni achat, ni vente. 45 mouvements ont déjà été réalisés en 2016, alors que l’on comptait 42 mouvements en 2015.

Le portefeuille, quelques détails supplémentaires

Sur le mois
Nous avons acheté pour la somme totale de 0 €
Nous avons vendu pour la somme totale de 0 €

Sur l’année 2016
Nous avons acheté pour la somme totale de 77 906.16€
Nous avons vendu pour la somme totale de 101 829.98€

En fin de mois, les liquidités pèsent 21.33% du portefeuille, et sont en augmentation par rapport au mois d’octobre. Depuis le 31 décembre 2015, les liquidités sont en augmentation de +44.82%.

Rapport de gestion – octobre 2016

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est un peu dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons, chaque mois, un extrait « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles, extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille. L’idée principale sera de vous proposer un maximum de réflexions sur le sujet.

Bien évidemment, ce rapport ne fera, en principe, pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés.

RAPPORT DE GESTION – Octobre 2016

La VL de notre portefeuille est de 8.87€, en progression de +3.65% sur le mois d’octobre. Sur l’année 2016, après 10 mois notre performance est de +12.61%.

Sur le mois d’octobre, notre portefeuille a profité d’un change favorable de +0.47%. Et sur l’année 2016, notre
portefeuille supporte toujours un change défavorable de -2.96%.
Notre benchmark, le tracker MSCI World dividendes réinvestis, a progressé de +0.46% sur le mois d’octobre. Sur l’année 2016, sa performance est de +1.53%.

performance-octobre-2016

En ce mois d’octobre, le portefeuille signe sa meilleur performance mensuelle de l’année grâce à une nouvelle série de bonnes nouvelles sur plusieurs sociétés, notamment notre arbitrage sur les RAPP et Gévelot qui ont réalisé un beau trimestre et notre vendeur de cassettes VHS préféré qui achète une société avec son cash.
Ce qui a fait le plus souffrir notre portefeuille ce mois-ci, c’est la chute de l’or qui est passé d’un plus haut de 1 350$ l’once en septembre et qui a signé un plus bas de 1249$ en octobre, soit un recul de -7.50%. Nos deux principales minières ont vu leur cours dégringoler de respectivement -15% et -21%.

Paradoxalement, le cours du pétrole (Brut US) qui a reculé d’un peu plus de -10% sur le mois et qui est donc passé d’un plus haut de 51.93$ à un plus bas de 46.63$, n’a eu qu’une incidence limitée sur nos parapétrolières. Outre le fait que notre stop loss a été touché sur notre parapétrolière canadienne, l’autre parapétrolier US dans notre portefeuille n’est en recul que de -0.88% sur le mois, alors qu’un de nos parapétrolier UK est en progression de +7% et l’autre parapétrolier anglais est également en progression de +6.25%.

Nous observons donc une divergence assez importante entre le cours du pétrole et le cours des sociétés liées indirectement à celui-ci, mais directement à l’activité pétrolière. Comme nos sociétés sont dans différents secteurs (la parapétrolière US étant dans le logement logistique autour des champs pétroliers, la parapétrolière UK 1 dans la prospection et la parapétrolière UK 2 dans le matériel de forage), et sans pour autant présager de l’avenir, nous avons le sentiment que ces sociétés parapétrolières décotées sur leurs actifs net tangibles et qui font partie de notre portefeuille, ont sans doute mangé leur pain noir, voire une grande partie de celui-ci et que quelque chose de bien pourrait se produire sur la prochaine vague de hausse du pétrole.

A ce stade, nous pensons que la situation de notre portefeuille est assez intéressante. D’une part, il profite pleinement de la forte amélioration du bilan de plusieurs sociétés qui amortissent complètement le recul important de nos minières liées au cours de l’or, et d’autre part, il démontre leur levier lié au cours (double, voire triple) même si c’est négatif en octobre par exemple. Le recul du baril de pétrole a une incidence plus que limitée, voire aucune incidence sur notre portefeuille, du moins, pour le moment.

Nous progressons donc nettement plus vite que le marché, toujours investi au-tour de 80%, tandis que nous disposons d’un levier important sur l’or et le pétrole, nos « ceintures de sécurité » en cas de coup dur, sans oublier que notre process nous permet d’engranger des liquidités, le nerf de la guerre boursière.

En octobre, 10 sociétés de notre portefeuille affichent des performances à 2 chiffres, 8 en zone positive et 2 en zone négative. Ces sociétés sont les suivantes :

net-net 1: +87.23%
VANE 1 : + 45.30%
Gevelot : +19.64%
net-net 2 : +13.04%
minière 1 : +11.62%
Exacompta Clairefontaine : +10.67%
RAPP (OPA en cours) : +10.57%
Holding décoté : +10.48%

Minière 2 : -15.43%
Minière 3 : -21.45%

Mouvements mensuels

Un mois à 5 mouvements, même si c’est réellement 4 mouvements et seulement sur les 10 derniers jours !

Le 20 octobre 2016, le cours du pétrole nous fait sortir de notre léthargie automnale, où l’on commençait à se demander si nous n’allions pas entrer en hibernation en récitant en boucle ce poème de Verlaine :

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte

Et on râle quand notre stop loss est exécuté sur parapétrolière canadienne (bis), « grâce » à un baril de pétrole WTI qui rechute et nous gâche ainsi un bis qui aurait pu être une première assez amusante.

Reprenons tout de manière plus concrète, pour que cela soit intelligible pour le plus grand nombre possible qui n’a pas forcément tout suivi. Le 24 août 2015, en pleine déroute du baril de pétrole qui n’en finit pas de chuter, passant de 140$ en 2008 à 40$ en cet été 2015 (nous ne revenons plus sur le commentaire des spécialistes qui plutôt qu’un baril à 40$ le voyaient à 200$…) nous ramassons, comme à notre habitude, tout ce qui est bradé en achetant 20 500 actions de la société au prix de xxx CAD. Et ce n’est pas une première, c’est même un bis, puisque déjà en avril 2014 nous avions acheté 10 000 actions de la société et revendu le 12 janvier 2015 au double du prix. Nous avons donc réalisé à cette occasion un vrai « bagger OVNI ».

Mais pourquoi OVNI ? Tout simplement par le fait que pendant que nous doublions notre prix d’achat, le cours du pétrole était divisé par 2 ! Et c’est comme un mystère que nous n’avons toujours pas su élucider : le pétrole perd 50% et la parapétrolière fait x2. Et quelques jours avant le 20 octobre 2016, notre second investissement dans cette société(bis) était un bagger… juste avant le nouveau plongeon du baril.

Pour résumer cette transaction, le 24 août 2015, nous achetons 20 500 actions de la société à xxx CAD, soit pour x xxxx Euros frais inclus que nous revendons le 20 octobre 2016, soit 423 jours plus tard, et encaissons 4 508.84 Euros net de frais. Ce qui nous fait une plus-value de +58.20% en Euros net de frais.

Le 21 octobre 2016, nous achetons 1 400 actions de la deuxième VANE suisse de notre portefeuille pour la somme de x xxx euros frais inclus, équivalent à 1% du portefeuille. Cet investissement est une réelle satisfaction à plusieurs niveaux : tout d’abord, cette société suisse c’est un peu l’aiguille dans la meule à Daubasses. Notre dernière chasse ne nous a pas permis de regarnir nos listes, juste d’ajouter quelques sociétés hors critères à surveiller. Cette société suisse était donc l’exception, puisqu’elle correspondait à tous nos critères, offrait une décote et, après analyse, ne recelait pas le moindre “gros” problème. Ensuite, le fait de rechercher des sociétés en examinant rapport après rapport montre avec cette trouvaille que notre travail, en cas de raréfaction des occasions, est de loin le plus performant et aucun screener ne pourra nous surclasser, car cette trouvaille n’apparaîtra jamais sur le moindre screener comme Net-Estate… c’est-à-dire avec un patrimoine immobilier datant de l’an 1880 (!) et déjà bien amorti au bilan.

C’est une vrai satisfaction de pouvoir y investir nos propres deniers, mais c’est aussi une vrai satisfaction de pouvoir la proposer à nos abonné(e)s. Enfin, le problème de cette société a quand-même pu être clairement identifié et présenté dans l’analyse : il s’agit d’un manque de compétitivité dû au coût des produits, généré par la cherté du franc suisse. Nous ne disons pas que c’est un problème facile à résoudre, mais cela ne remet pas en cause la qualité des machines fabriquées par la société et qui s’adresse à des secteurs comme l’automobile, la micro-mécanique, l’électronique, le médical et dentaire, et ceci dans le monde entier. « La Daubasse suisse » est aussi un leader sur son marché de niche. Avouons que nous avons vu pire dans le label Daubasse. Ce qui ne veut pas dire non plus que cet investissement se soldera à coup sûr par une plus-value. Mais nous devons avouer que le couple risque / potentiel nous a semblé digne d’intérêt.

Toujours ce 21 octobre 2016, nous vous en avions parlé le mois passé, nous retirons la société canadienne BFS Entertainment&Multimédia du portefeuille pour la mettre dans notre tableau statistique. La perte totale due à la faillite de la société était déjà prise en compte depuis des semaines. Nous avions acheté la société le 25 janvier 2011 pour une somme totale, frais inclus, de 3 743.97 Euros et nous avons acté la faillite 2 096 jours plus tard en reprenant comme montant 0 Euros, soit une perte de 100%. C’est la troisième faillite du portefeuille en presque 8 ans d’existence et sur 136 opérations clôturées (achats et ventes). C’est donc 2.20% de l’ensemble des opérations.

Lorsque, le 24 novembre 2008, nous avons constitué notre portefeuille, si un investisseur éclairé nous avait dit que nous subirions moins de 3% de faillite après 8 ans d’existence, nous ne l’aurions tout simplement pas cru et on aurait sans doute dit : « il rêve ce gars et ne mesure pas le risque de manière réaliste ! » Cela dit, l’autopsie que nous avons menée voici quelques jours sur le cas de ce distributeur de films canadiens ne nous a pas révélé grand chose et rien que nous aurions pu faire pour éviter l’accident. Cette faillite ne nous aidera donc pas à améliorer notre process et restera dans notre cuisine pour toujours, dans le rayon grosse casserole, en bas à gauche !

Le 28 octobre 2016, sur activation de notre stop loss, nous vendons une de nos net-nete UK qui a réussi à changer d’activité en un peu plus de 5 ans et a atteint sa valeur d’actif net tangible depuis plusieurs semaines. C’est le 5 juillet 2011 que nous avions acheté 25 000 actions à 8.68 Gbx, pour une somme de 2 419.76 Euros frais inclus et 1 942 jours plus tard, nous avons encaissé net de frais 3 907.93 Euros. C’est une plus-value de 61.50%. Nous notons aussi avec regret que le Brexit nous a fauché 20% de plus-value en quelques jours avec le naufrage de la Livre Sterling, transformant une performance acceptable, sans plus, à relativement banal, soit 9.43% annualisé. Nous tenons toutefois à saluer l’équipe de management anglaise qui est parvenue à transformer une société de distribution de matériel ménager et électronique, mal en point, quand nous l’avons achetée, en une société active dans le « jardin et loisir » et le « divertissement à domicile » à partir de 2013 ! Après avoir signé des pertes récurrentes et nous avoir laissé plusieurs fois penser que nous allions devoir endurer une nouvelle faillite, cette équipe est parvenue à générer des profits sur le premier semestre 2016. Si vous désirez revivre le film en entier, nous vous invitons à relire les 26 news publiées au fil des lettres et disponibles dans la zone premium de notre site web.

Le 31 Octobre 2016, après une partie extrêmement disputée et « violente » de « Ragnarok », les membres de l’équipe des Daubasses déguisés en lutteurs sumo, nourris exclusivement au délicieux jambon d’Ardennes et à la douce Orval pendant 1 022 jours, mettent KO notre adversaire qui nous crache toutes ses dents sur le tapis et 95% de plus-value ! Cette histoire coréenne n’a pas été de tout repos. Elle a pour nom daubasse coréenne 1 et elle commence le 13 janvier 2014 quand nous achetons 4 350 actions à xxx$, sur la bourse Nasdaq aux USA. Et comme le couteau tombe, et que nous aimons ce qu’il ne faut pas faire selon les manuels boursiers, nous renforçons le jour de la Saint-Nicolas 2014, soit le 6 décembre, avec 7 450 actions supplémentaires à xxx$. Nous sommes donc parés pour la Noël 2014 car en possession de 11 800 actions à un prix de revient de 0.72$ pour une somme totale de 6 545.08 Euros… Avec le recul, ce renforcement de la Saint-Nicolas 2014 peut paraître complètement idiot, la société est déjà sous les 1$ (« pam papapam pam… » fredonne le possible délistement du mois de juin qui annonce que la société a jusqu’à novembre pour se mettre en ordre). En fait, en 2014, la société coréenne est une triple net, que l’on ne rencontrait qu’à l’époque 2008-2009…

Mais qu’est-ce qu’une triple net ? C’est une société dont le cours est inférieur à ses seules liquidités l’ensemble de ses dettes. Quand vous achetez ce genre de société, vous recevez en échange un peu de liquidité et tout le reste de l’entreprise entièrement gratuitement : autres actifs comme les stocks, créances clients, les équipements, et parfois de l’immobilier, en plus de l’activité et des potentiels bénéfices opérationnels futurs ! Oui les gars, mais le cash, cela peut s’évaporer rapidement ! Ben oui, on y a réfléchi, mais la situation nous a fait penser au fait que la société ferait durer son cash pas mal de temps… En deux mots, la situation était la suivante: la société avait inventé un jeu pour PC qui avait fait un tabac en Asie, le « Ragnarok ». Mais comme tout jeu, il a fini par lasser. Alors a été lancé le « Ragnarok 2 » , mais cela n’a pas relancé la machine et l’activité a commencé à décliner et c’est sur ce déclin que la société est devenue une triple net. Mais ce déclin des recettes lié au Ragnarok 2, ajouté à d’autres essais de jeux en ligne pour PC, puis pour mobile, ont finalement toujours généré des revenus de moins en moins importants, certes, mais suffisants pour couvrir une partie des dépenses et surtout permettre de ne pas devoir piocher abondamment dans les liquidités. Et cela s’est vérifié ensuite dans tous les rapports financiers, le matelas de cash est resté important, toujours bien au delà de la valorisation boursière.

Ensuite il y a eu le reverse split à 1:8 au mois de mai 2015 qui est arrivé comme un grand « ouf ! », évacuant définitivement un problème : le délistement. Puis au fil des mois, des annonces, une collaboration avec une société chinoise, des lancements de jeux pour mobile dans toutes l’Asie, … Mais rien ne s’est traduit dans les chiffres et vu les noms changeant des jeux et des annonces, c’était très compliqué à suivre pour des vieux sumos dans notre genre !
Bon, et enfin, qu’est-ce qui s’est passé pour que le cours bondisse de +145% à son plus haut en séance de vendredi 28 octobre 2016 ? Nous avons envie de dire presque rien. Mais c’est aussi cela l’essence même d’une Daubasse, d’une net-net ou net-estate : il ne faut pas vraiment qu’il se passe un truc extraordinaire pour que cela flambe. Dans le cas de la société coréenne, il y a juste eu de minuscules profits opérationnels sur 3 mois, donc un très léger mieux, que personne ne prendrait au sérieux sans une décote sur la valeur net-net puisque sur les 9 premiers mois de l’année, la société est toujours en perte.

Nous n’avons pas été en mesure de vendre au plus haut car la volatilité était infernale. Nous avons vendu à xxx$. Donc si l’on tient compte du reverse split 1:8, nous détenions 1 475 actions à un prix moyen net de frais de 5.75$, pour la somme totale de 6 545.08 Euros. Ces deux lots, comme précisé plus haut, ont été achetés le 14 janvier 2014 et le 5 décembre 2014. Et le 31 octobre nous avons encaissé 12 732.32 Euros net de frais, soit une plus-value de +94.53% net de frais en 1022 jours ou encore 26.83% de rendement annualisé. Nous pouvons tirer un enseignement précieux : sans le renforcement, cet investissement n’aurait généré aucun résultat.

Si vous désirez relire tout ce cheminement dans le détail, nous vous invitons à relire les news disponibles dans la zone premium de notre site.

Le portefeuille, quelques détails supplémentaires

Sur le mois
Nous avons acheté pour la somme totale de 7 419.51 €
Nous avons vendu pour la somme totale de 21 149.09 €

Sur l’année 2016
Nous avons acheté pour la somme totale de 77 906.16€
Nous avons vendu pour la somme totale de 101 829.98€

En fin de mois, les liquidités pèsent 21.89% du portefeuille, et sont en augmentation par rapport au mois de septembre. Depuis le 31 décembre 2015, les liquidités sont en augmentation de +44.16%.

Rapport de gestion – septembre 2016

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est un peu dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons, chaque mois, un extrait « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles, extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille. L’idée principale sera de vous proposer un maximum de réflexions sur le sujet.

Bien évidemment, ce rapport ne fera, en principe, pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés.

 

RAPPORT DE GESTION – SEPTEMBRE 2016

 

La VL de notre portefeuille est de 8.56€, en progression de +2.39% sur le mois de septembre. Sur l’année 2016, après 9 mois, notre performance est de +8.64%.

Sur le mois de septembre, notre portefeuille a subi un change défavorable de -0.45%. Et sur l’année 2016 notre portefeuille subit également un change défavorable de -3.54%.

Notre benchmark, le tracker MSCI World dividendes réinvestis, a progressé sur le mois de septembre de +0.04%. Sur l’année 2016, sa performance est de +1.06%.

2016-09-30-graph-performance-daubasses

Durant ce mois où il ne s’est pas passé grand chose, puisque madame Yellen a reporté une n-ième fois le relevé des taux US pour raison électorale évidente et où les marchés sont au point mort depuis le mois d’août (+0.26%) et le confirment en septembre (+0.04%), notre portefeuille signe un plus haut historique avec une VL par part de 8.5593€, dépassant la VL de 8.3153€ de fin avril 2015. Nous notons aussi, à titre anecdotique, que notre portefeuille signe en septembre son 7ème mois de performance positive consécutive, le précédent record de performance positive consécutive est de 9 mois et cela s’était produit de juillet 2012 à février 2013.

Ce n’est cette fois pas un secteur, comme nos mines de métaux précieux ou les pétrolières, qui poussent la performance à la hausse, mais des sociétés de différents secteurs, ce qui est le cas de figure typique d’un portefeuille diversifié cotant globalement sous les actifs nets tangibles. Et qui sur une petite concentration d’événements positifs sur quelques sociétés en particulier est capable de se décorréler positivement des marchés. Les raisons sont différentes et variées. Cela peut-être dû à un résultat positif qui inverse définitivement la perspective future de la société, comme la simple annonce d’un reverse split après la menace de délistement, voire encore d’un résultat moins mauvais qu’attendu…
Sur le mois, nous ne notons pas moins de 6 sociétés réalisant une performance positive à 2 chiffres, contre seulement 2 sociétés réalisant une performance négative à 2 chiffres. Ces sociétés sont les suivantes :

Daubasse a  : + 41.21%
Daubasses b : +39.12%
Daubasse c : + 20.01%
Minière a : +15.72%
Daubasse d : 13.64%
Daubasse e : +11.14%

Daubasse f : -14.72%
RAPP a : -10.47%

Au 30 septembre, nous avons également acté la faillite de l’une de nos daubasses canadienne en reprenant sa valeur pour 0€. En faillite depuis le mois d’avril, nous espérions encore encaisser quelque chose de la liquidation de la société. Cinq mois plus tard, les probabilités se sont réduites à presque zéro.

Après une belle performance de septembre ou une surperformance de plus de 7.50% par rapport à notre benchmark (le MSCI World) sur l’année 2016, voire encore nos 747.18% depuis le début en cette fin de mois, la faillite de cette daubasses rappelle à l’équipe des Daubasses, et pourrait rappeler à n’importe quel investisseur subissant la faillite d’une daubasse, voire une perte importante sur un investissement, que ce n’est pas la peine de se prendre pour le « King », pas la peine de s’imaginer en cachalot de la finance et laisser sous-entendre que votre cerveau de 8 kilos met à disposition de votre portefeuille 7 kilos et demi de matière grise éructant de la certitude infaillible !

Non, pour nous, la modestie est toujours de mise et le restera toujours, car nous savons juste que nous avons un avantage statistique important avec le process que nous avons mis en place et que nous appliquons le plus strictement possible. Mais cet avantage statistique nous explique aussi pour le moment que sur 3 investissements, 1 sera en perte et 2 seront gagnants. Et que, dans ces investissements en perte, les faillites ne sont pas à exclure.

L’investissement est une composition disparate de moments jubilatoires qui vous incitent à vous prendre pour autre chose que ce que vous êtes : une star de la finance ; de moments difficiles qui vous font croire que vous êtes le dernier des minables. Et de moments où il ne se passe pas grand chose et où vous n’y comprenez plus rien. Ces trois moments ne sont que des émotions que tout investisseur rencontre et vit. L’important étant de comprendre que ces émotions ne vous sont d’aucune utilité pour investir. La seule chose utile est un process, d’autres diront une stratégie d’investissement qui vous offre un avantage statistique important et que vous devez vous efforcer à suivre le plus strictement possible. Et c’est déjà suffisamment difficile à mettre en pratique contrairement à ce que pensent beaucoup d’investisseurs, qui investissent avec des convictions, à l’instinct, avec de l’à peu près et beaucoup croyances… surtout en leur capacité à comprendre et connaître, un tas de paramètres régis le plus souvent en grande partie par le hasard.

Mouvements mensuels

Le 16 septembre 2016, nous avons vendu une option put sur une de nos RAPP américaines et effectué en quelques sorte un renforcement sur ce qui a été au départ une opération d’arbitrage, démarrée avec un premier achat le 24 mai de 400 actions à xxx$. Cette société fait l’objet d’une OPA à xx$ approuvée par les actionnaires. Notre gain sur cette première opération, si l’OPA se réalise, serait donc de 7.88% en USD. Nous avons observé au fil du temps que le marché ne prenait pas au sérieux cette OPA, puisque le cours est même passé sous x$ à xxx$ en clôture le 14 septembre, soit 15% sous le prix de notre premier achat. La raison ? Un marché qui massacre tout le secteur suite à la faillite d’un concurrent coté qui ne survit pas à une modification des allocations des subventions publiques.

Nous avons donc décidé, si l’OPA ne devait pas avoir lieu, d’abaisser simplement notre prix d’achat avec une option put à un strike de xx$. L’idée est donc simple: si l’OPA n’a pas lieu ou si au 20 janvier 2017 le cours est sous xx$, nous recevrons 400 actions à un coût de revient approximatif de xxx$ (xx$ – la prime de xxx$). Nous doublons donc notre position et le prix moyen de nos actions serait alors de +/- xxx$ l’action, sur un potentiel estimé par nos soins de xxx $, ce qui représente plus de 300%. En revanche, si l’OPA a lieu (qui est le scénario que nous privilégions), le gain global tournerait autour de 7.80% en dollars, puisque nous avons encaissé une prime de 7.88% en USD de notre émission d’options put.

Le 28 septembre 2016, nous renforçons également une de nos daubasses américaines. Une nouvelle importante vient de tomber : la direction va proposer à l’assemblée générale un reverse split de 1:2 ou de 1:5… et nous renforçons donc notre premier achat avec 5 900 actions à un prix de revient inclus de xxx$, pour la somme de xxx $ représentant 1% du portefeuille. L’histoire d’un délistement déroule souvent le même scénario, à savoir une exagération du marché qui largue à n’importe quel prix pour ne pas prendre le risque de voir la société cotée sur un marché non réglementé comme l’OTC. Certains fonds n’ont d’ailleurs pas le droit de détenir des actions sur un marché non réglementé. Ou encore, certains investisseurs n’ont parfois pas accès à ces marchés. D’autres n’apprécient pas du tout les marchés non cotés pour le manque de liquidité qui s’amplifie parfois, pour la possibilité du manque d’information financière et statistique. Nous nous sommes déjà penchés sur la question : un pourcentage élevé de sociétés délistées font faillite rapidement, une fois exclue d’un marché réglementé ! C’est donc pour toutes ces raisons qu’une exagération à la baisse se produit toujours sur le cours, les investisseurs anticipant le pire, en excluant souvent la possibilité d’une proposition de type reverse-split par la direction qui est quand même relativement courante.
Le scénario de notre daubasse n’échappe pas au scénario habituel. En novembre 2014, la société cote à xxx$ et nous achetons notre premier lot à xxx$ le 1er octobre 2015 (20% moins cher). A partir de janvier 2016, la société cote sous les 1$. Ensuite la chute va s’accélérer et s’amplifier avec l’annonce du délistement le mois suivant fixant celui-ci au mois d’août. Le cours va alors perdre pratiquement 50% en 6 mois, soit en août 2016, date butoire du délistement.
Ce qui est exagéré, c’est que dans le rapport de mars 2016 (le dernier rapport alors disponible), la valeur d’actif net tangible était de 5x le cours d’août 2016 ! Vous nous direz que cela peut descendre, bien sûr. Mais à la louche et a minima, une société propriétaire d’un parc immobilier au coût d’acquisition d’environ 2$ par action et avec un passif total inférieur à 1$, ne devrait rationnellement pas coter sous 1$. Nous n’avons pas la moindre certitude pour la suite, mais à notre prix de revient sous les 1$ (premier achat + renforcement), nous jugeons que le risque est limité grâce au collatéral immobilier pour un potentiel estimé de x3,14 ou de 214%. Le rapport risque / potentiel nous semble très intéressant dans un marché qui n’en finit de monter et où la rareté des occasions est devenue la norme. Après cette opération, nous détenons 8 980 actions, pour la somme de 7 068.96€, pesant 1.92% du portefeuille.

Le portefeuille, quelques détails supplémentaires

Sur le mois

Nous avons acheté pour la somme totale de 3 753.81 €
Nous avons vendu pour la somme totale de 225.75 € (cette somme est en fait la prime nette de taxe en € que nous avons encaissé pour l’émission d’option put sur notre RAPP américaine).

Sur l’année 2016

Nous avons acheté pour la somme totale de 70 486.65€
Nous avons vendu pour la somme totale de 81 043.19€

Les liquidités pèsent en fin de mois 19.05% du portefeuille, et sont en très légère diminution par rapport au mois d’août. Par rapport au 31 décembre 2016, les liquidités sont en augmentation de 20,91%.

Voici à présent la performance par catégorie sur l’année 2016 jusqu’au mois de septembre :

1° Diversification Value = +30.03% (sur le dernier mois = +3.82%)
2° Net Estate = +12.59% (sur le dernier mois = +8.15%)
3° Net Net = +4.31% (sur le dernier mois = -2.06%)
4° RAPP = +2.94% (sur le dernier mois = +0.06%)

Rapport de gestion – août 2016

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours sur les traces de Benjamin Graham avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est un peu dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons, chaque mois,  un extrait « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles, extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille. L’idée principale sera de vous proposer un maximum de réflexions sur le sujet.

Bien évidemment, ce rapport ne fera, en principe, pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés.

RAPPORT DE GESTION – AOÛT 2016

 

Petit à petit, dans la douceur estivale, les vacances ont pris fin. Les exploits olympiques des Teddy Riner, Penny Oleksiak, Nafissatou Thiam ou Fabian Cancellara ne sont déjà plus qu’un doux souvenir.

Voici donc le retour à la réalité … et à l’actualité financière. Qui, finalement, nous revient avec exactement le même thème qu’il y a deux mois, à savoir : les interventions des banques centrales sur les marchés.

Les agitations de ces dernières semblent, globalement, tarder à montrer leurs effets dans l’économie réelle comme nous pouvons, par exemple, le constater avec le tableau ci-dessous reprenant l’évolution des bénéfices réalisés par les entreprises du S&P500 et qui démontrent un tassement certain des profits réalisés par les 500 plus grosses sociétés américaines cotées.

benefice-des-societes-du-sp500

Néanmoins, ces politiques (très) accommodantes auront un impact à court et à long terme sur la marche d’un grand nombre d’entreprises. Ainsi, nous apprenons que Munich Re va stocker, dans ses propres coffres, de l’argent liquide ou que certaines grosses sociétés se voient appliquer d’ores et déjà un taux négatif sur leurs dépôts bancaires.

Comme dans chaque situation macro-économique, il y a des gagnants et des perdants. Les perdants ont souvent été cités dans la presse financière : ce sont les assureurs (surtout les branches « vie » qui doivent octroyer un taux garanti) et les banques qui ont quelques difficultés à maintenir leurs marges bénéficiaires. Mais il y a aussi des gagnants.  Nous pensons par exemple aux fabricants de coffre-fort qui voient leur demande exploser ou aux consultants informatiques qui sont appelés par les institutions financières pour adapter leurs systèmes au nouvel environnement.

Et puis, il y a les investisseurs évidemment …

« Les investisseurs ? Comment cela ? »

Eh bien, ami( e) lecteur(trice), à partir du moment où on considère que l’application d’un taux d’intérêt sur un capital est destiné à compenser l’inflation et l’incertitude du futur, on peut aussi considérer que les taux négatifs signifient que d’une part, il n’y a plus d’inflation et d’autre part que le futur est plus certain que le présent …

« Et ensuite … ? »

Un futur sans inflation et sans incertitude, n’est-ce pas le rêve de tout investisseur ?

« Vous vous moquez de moi là ? »

Pas vraiment cher( e) lecteur (trice), il s’agit surtout pour nous de démontrer le caractère très particulier de la situation que nous vivons.

En attendant, ces taux négatifs ont au moins un avantage pour certaines sociétés de notre portefeuille : il rend plus intéressant certains actifs ne produisant pas de flux de trésorerie puisqu’ils sont moins pénalisés que les actifs en produisant, la baisse des taux ramenant le montant des flux à portion congrue.

C’est ainsi que depuis le début de cette année, tant l’or que le pétrole ont gagné 25 %, surperformant une bonne partie des autres classes d’actifs.

Et pendant ce temps-là, la VL de notre portefeuille a progressé de 6,11 % pour s’établir à 8,36 + 1,17 % sur le mois d’août).

evolution-du-portefeuille

Au cours du mois écoulé, le portefeuille a subi un change défavorable de -0.17 %. Depuis le début de l’année, il a également subi un change défavorable de -3.12 %.

Notre benchmark, le tracker MSCI World dividende réinvesti a progressé sur le mois d’août de +0.26 %. Sur l’année 2016, sa performance est de +1.02 %.

Mouvements mensuels

Nous avons effectué 2 mouvements sur le mois d’Août : une vente et un achat

La vente de Vianini Industria, le 3 août 2016, a été pénible et stressante.

Pénible car l’information sur le changement de statut de la société et l’offre de rachat, n’a pas été clairement communiquée tant et si bien que pas mal d’organismes financiers, dont celui avec lequel nous travaillons d’habitude, n’ont pas signalé à leurs clients l’opération de rachat lancée par la direction et ne semblaient d’ailleurs pas au courant…

Stressante parce que nous avions 3.33% du portefeuille en jeu, soit autour de 9 000€ investis et que nous ne voulions pas prendre de risque en conservant cette ligne : au cours des 2115 jours de détention soit 5 ans et 10 mois, la direction n’a pas créé la moindre valeur et nous n’avions pas la moindre information détaillée sur la nouvelle entité. Une nouvelle fois,  le risque de perte nous a semblé plus important que les gains potentiels et c’est avec un véritable soulagement que nous avons finalement « largué » cette société de notre portefeuille.

Nous avions acheté un premier lot d’actions de la société le 19 octobre 2010 et ensuite renforcé à trois reprises : le 12 décembre 2011, le 22 juillet 2013 et le 24 Mars 2014 pour un investissement total frais inclus de 9 604.19€. Et nous avons encaissé au cours de ces 5 ans et 10 mois un dividende net de double taxation de 335.72€ qui ajouté à la vente de nos 7 550 actions nous a permis d’encaisser 9 241.89 € et d’acter une perte de -3.77% après déduction des taxes, impôts et frais, sur cette « vraie » daubasse.

Les achats de sociétés actives de près ou de loin dans l’immobilier se sont faits rares ces derniers mois, en tous cas, bien plus rares qu’au lancement de notre club d’investissement. Nous pensions que, malgré quelques sociétés qui « traînaient » encore dans nos listes souvent bien au-dessus de nos critères, nous ne serions plus être en mesure d’acheter ce type d’entreprise avant longtemps. Et pourtant … le 16 août 2016, nous avons acheté des actions d’une REIT US pour 1% de notre portefeuille.

Cette foncière présente une décote d’un peu moins de 50 % sur sa valeur d’actif net tangible et une solvabilité de pratiquement 200%. Plusieurs éléments intéressants de notre point de vue en font une REIT hybride, une REIT sortant des sentiers battus … et comme nous  aimons toujours le « hors sentiers », nous sommes servis.

Le portefeuille en détail    

Durant le mois d’août,

Nous avons acheté pour la somme totale de 3 623.51 €

Nous avons vendu pour la somme totale de 9 604.19 €

Depuis le début de l’année 2016

Nous avons acheté pour la somme totale de 66 732.84€

Nous avons vendu pour la somme totale de 80 817.44€

La catégorie VANN pèse 20,99 %, la catégorie VANE 37,70 %, la catégorie RAPP 9,59 % et la diversification « Value » 11,77 %.  Au sein de cette dernière catégorie, on retrouve les mines d’or qui représentent 3,38 % du portefeuille. Le solde est constitué de holdings et de fonds fermés.

Les liquidités pèsent en fin de mois 19.94 % du portefeuille et sont en augmentation par rapport au mois de Juillet.

22 lignes sur un total de 59 sont composées de sociétés issues de l’Espace Economique Européen et donc, en principe, éligibles au PEA.

Voici à présent la performance par catégorie sur l’année 2016, au mois Août :

1°Diversification Value = +26.21 % (sur le mois =  – 6.77%)

2°Net Estate = +7.56 % (sur le mois =  +3.70 %)

3° Net Net = +6.37 % (sur le mois = +4.43 %)

4° RAPP = +2.18 % (sur le mois =  -0.13 %)

Au cours de ce mois, ce sont les « daubasses classiques », c’est-à-dire les « net net » et les « net estate », qui nous ont apporté le plus de satisfaction.

Net-Net

Cette catégorie nous a donc procuré un rendement de 4,43 % sur le seul mois d’août et 6,37 % depuis le début de l’année.

Net Estate

Globalement les « net estate » n’ont pas particulièrement brillé au cours de ce mois … et pourtant la catégorie gagne 3,70 % !  En réalité, elle profite presqu’exclusivement de la vente d’un actif avec plus-value réalisée par une de nos plus grosses positions.  Suite à cette annonce, la société en question a vu son cours s’apprécier de 84 %, portant à elle seule la rentabilité de l’ensemble des « net estate ».

RAPP

Un mois « plat » pour les sociétés achetées pour leur rentabilité bon marché avec un rendement de – 0,13 % (et + 2,18 % depuis le début de l’année).

Diversification Value

Après nous avoir apporté de belles satisfactions depuis le début de l’année, les actions de « diversification value » sont les mauvais élèves de cette veille de rentrée scolaire : – 6,77 % sur le mois. La cause principale en est évidemment la consolidation des cours de l’or durant ce mois qui ont entrainé dans un bel ensemble nos 3 mines d’or vers le bas : celles-ci subissent effectivement une baisse de leur cours comprise entre 11 et 18 %.

 

 

Rapport de gestion – juillet

Au cours de ces années, ami(e) lecteur( trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours sur les traces de Benjamin Graham avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est un peu dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons, chaque mois, ce que nous pourrions pompeusement appeler un « rapport de gestion », rapport dans lequel nous retracerons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille. L’idée principale sera de vous proposer un maximum de réflexions sur le sujet.

Bien évidemment, ce rapport ne fera, en principe, pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés.

Rapport de gestion – Juillet 2016

 

La VL de notre portefeuille est de 8.26€ en progression de +2.95% sur le mois de juillet. Sur l’année 2016, après 7 mois, notre performance est de +4.88%.

Sur le mois de juillet notre portefeuille a subi un change défavorable de -0.53%. Sur l’année 2016 notre portefeuille subit également un change défavorable de -2.81%.

Notre benchmark, le tracker MSCI World dividendes réinvestis, a progressé sur le mois de Juillet de +3.48%. Avec un dividende inclus payé en juillet et pesant 1.64% dans la performance.

Sur l’année 2016, sa performance redevient positive à +0.76%.

Evolution du portefeuille du club dinvestissement1

C’est donc le 5ème mois consécutif de performance positive que notre portefeuille signe en ce mois de juillet.

Ce premier mois de vacance se clôture dans une certaine euphorie, tout va beaucoup mieux. L’horrible brexit ne sera définitivement pas cataclysmique, malgré les analyses des spécialistes allant tous dans ce sens le mois passé, ouf. Les banques italiennes vont devoir être renflouées… Par qui ? On trouvera, pas d’inquiétude. L’Espagne et le Portugal ne seront pas sanctionnés pour leurs déficits publics. Logique puisque aucun état européen ne respecte cette règle de déficit qu’ils ont seulement illustré d’une signature du ministre de passage de l’époque. Le Japon s’apprête à lancer un Xème plan de relance économique. Les Pokémons du monde entier y croient déjà très forts… Le pays du soleil couchant va redevenir très vite celui du soleil levant. Et enfin, les taux négatifs ne font plus peur à personne, c’est enfin entré dans les moeurs économiques. Et plus le moindre spécialiste pour qui le futur n’a pas de secret, n’est prêt à perdre son temps pour expliquer en langage simple et compréhensible sur quoi débouchera le délire onirique à haute toxicité d’une banque centrale et de ces poissons-pilotes !

En fait, d’après les quelques analystes sérieux que nous lisons de temps à autres, tout ira pour le mieux, dans le meilleur des mondes, même en marchant sur la tête tant que les banques centrales alimenteront la fête avec plein de confettis. Ce qui est déjà synonyme dans le jargon économique avancé, de billet de banque, du papier léger pour les canons à soufflerie des chars à confettis du prochain carnaval… et des bonnes grosses bières aux petites bulles tellement agréables quand il fait chaud, qu’il est certain qu’elles deviendront un jour de très grosses et très méchantes bulles, dont l’éclatement ne fera pas que des heureux.

En attendant, on ne va pas poursuivre dans ce dédale glauque si féroce et sans la moindre pitié que certains appellent « l’implacable réalité ».

Nous avons donc décidé de ne pas vous gâcher la seconde partie de vos vacances avec un futur aussi peu radieux. Parlons donc de notre performance positive du mois. Et pour que la fête continue sans stress, que la mer se retire ou pas : mettez des brettelles à votre maillot !

Malgré une once d’or qui n’a pas réussi à dépasser 1 400$, nos minières juniores tirent une nouvelle fois notre portefeuille vers le haut mais, comme toujours, en dehors de ce secteur, quelques valeurs individuelles portent également la hausse.

Côté pétrole, le cours du baril de brut WTI est passé sur le mois de 48$ à 41$ soit un recul de -15%. Parmi nos parapétrolières, une seule est en recul de -24%. Les trois autres s’apprécient respectivement de +11%, +5% et +15%… Nous pouvons donc dire que ce mini choc pétrolier du mois est vraiment contenu et finalement indolore pour ce segment.

Mouvements mensuels

Nous avons effectué 4 mouvements sur le mois de juillet : 3 ventes et 1 achat. Très exactement l’inverse du mois précédent.

Le premier mouvement a lieu le 5 juillet avec la vente de SnoozeBox Holding Plc, une chaîne hôtelière mobile anglaise. Après la mise à jour de la fiche de suivi en fonction du dernier rapport financier, nous constatons que la solvabilité est de 16% et donc largement sous les 40% exigés. Notre process nous oblige donc à vendre, nous administrant une véritable gifle après seulement 124 jours de détention et avec en plus l’impression d’avoir réussi sans sourciller à manger notre pain noir avec le recul de plus de 50% du cours et la perspective de l’été avec ses festivals, ses grands prix de formule 1 et ses évènements auxquels la société s’apprêtait à participer activement en proposant ses logements modulaires. Nous avions donc acheté, le 3 mars 2016, 100 000 actions de la société pour la somme total de 3 489.62€ frais inclus et revendu le 5 juillet en encaissant 748.14€ net de frais. Soit une perte de -78.56%. C’était un achat « bis », le premier achat s’était un peu mieux terminé pour nous.

Le second mouvement est la vente de Avalon, le 11 juillet. Nous détenons cette société en portefeuille depuis 2009, soit depuis un peu moins de 7 ans. Après avoir épluché une petite trentaine de rapports financiers, nous étions parvenus à comprendre que la direction n’avait pas la moindre envie de créer de la valeur pour l’actionnaire. Pour ceux qui se souviennent de Taitron, le cas est similaire. Des beau salaires pour la direction et une alternance de bilans en léger mieux puis en léger moins biens. 2 504 jours après notre achats, la performance en USD était encore légèrement négative sur cette vrai Daubasse, la seule catégorie qui nous fait horreur. En fait nous privilégions toujours la fausse Daubasse, celle qui fait peur mais qui s’en tire presque toujours. Comme notre process nous autorise à vendre une société détenue depuis plus de 5 ans en portefeuille à n’importe quel moment et pour n’importe quelle raison, nous profitons d’une change Euro / USD favorable pour larguer cette « croûte » et nous en tirer à très bon compte. Nous avions donc achetée Avalon le 2 septembre 2009 pour la somme de 3 616.50€ frais inclus et nous l’avons revendue le 11 juillet et encaissé 4 398.18€ net de frais, c’est donc une miraculeuse plus-value de +21.61% due au change que nous dégageons sur cette vraie Daubasse.

Le troisième mouvement qui a eu lieu le 14 juillet est redevable à la chasse intense que nous avons menée en début de 28ème semaine de ce mois de juillet. Une chasse où nous pensions trouver un tas de gibiers brexités au calibre 12, éclopés, prêts à être ramassés sans même devoir courber l’échine, vendus à la hâte par l’ensemble des pros continentaux, soldés en quatrième vague, par les zinzins de tous les pays de la zone euro transis de peur et ayant déjà enfilé leurs Pampers Kimberly Clark, l’original ! Oui cher(e) lecteur(trice), nous pensions sincèrement avant de commencer que nous allions pouvoir faire un remake en mieux d’ « A nous les petites anglaises ». Mais rien ne s’est passé comme prévu… et comme dirait le chasseur d’ours des Carpates Orientales, cela s’est soldé par un simple « Tchou, tchou ».

En gros, nimic ou rien, voire presque rien. Dans ce paysage désertique fait de sable fin et de soleil accablant, une seule société était ce presque rien et elle nous est apparue comme un OVNI. En fait au début elle nous est apparue comme un mirage, trop beau pour être vrai… Car c’est une « fausse » Anglaise qui réalise seulement 16% de son chiffre d’affaires au Royaume – Uni et le reste dans le monde entier, Asie, USA, Europe, … Fait des profits qui la désigne comme un produit de premier choix pour notre catégorie RAPP et qui possède une grande quantité de biens immobiliers en actifs collatéraux, du rarement vu dans les 36 derniers mois. Sans compter que plus la Livre Sterling se krache (ce qui est finalement le seul signe que le Brexit ait laissé pour le moment), plus cela joue en faveur de notre investissement dont les devises étrangères feront gonfler un chiffre d’affaires converti en Livres Sterlings. Que demander de mieux ? Evidemment, nos abonnés ont été avertis en temps réel de cet achat et ont pu prendre connaissance du nom de cette société et du détail des raisons qui nous ont poussés à procéder à l’opération.

Le quatrième et dernier mouvement du mois a lieu le 27 juillet. Et nous devons bien avouer que nous ne l’avons pas encore bien digéré, ni entièrement compris. Il s’agit donc de le vente de la société française Encres Dubuit, où nous nous sommes rendus compte, avec cette troisième annonce de report du rapport annuel, que depuis notre achat du 14 août 2013, aucun rapport n’a été publié en temps et en heure, les rapports annuels ont systématiquement été publiés avec plus de 10 mois de retard et les rapports semestriels aussi. Une information financière entièrement obsolète quand elle est publiée… Depuis 3 ans, nous, soit 4 investisseurs, avons donc accepté cette absence d’information financière en contradiction complète avec notre process. N’ayons pas peur des mots : nous n’avons pas suivi notre process sur ce coup-là, cher(e) lecteur(trice). Comment pouvons-nous comprendre cela ?

Peu après notre achat, nous comprenons que la société a un problème avec sa branche brésilienne, une raison au retard de publication, mais qui dure. Un premier rapport annuel un an après… Nous nous énervons le plus de ce retard, la première fois. L’année suivante, même problème. La cause du retard : la filiale brésilienne. Le rapport annuel arrive avec 1 an de retard. Et en guise de rapport trimestriel, en retard lui aussi, nous avons un communiqué de presse… Ces rapports sont de plus en plus positifs, les chiffres d’affaires sont en hausse et les perspectives semblent meilleures que nous le pensions. Ce qui nous fait sans doute oublier avec un an de retard que ces chiffres sont obsolètes. Et nous nous réveillons finalement, voici quelques jours, quand la société annonce qu’elle publiera son rapport annuel 2015 sans doute en Septembre de cette année. Nous somme en 2016, donc comme à l’habitude avec un gros retard de 10 mois cette fois et comme à l’habitude le rapport semestriel de Mars, n’est pas à l’ordre du jour. Mais un communiqué via Reuters annonce une bonne nouvelle : des profits qui ont doublé et un EBIT qui a fait x8 grâce aux activités en Chine mais qui ne seront pas nécessairement les mêmes à l’avenir. C’est la seconde fois que nous prenons connaissance de ce genre de communiqué qui nous donne une nouvelle positive mais nous explique dans le même temps que ce ne sera pas pareil à l’avenir. Comprendra qui pourra…

Sur cette nouvelle, le cours bondit de plus de 30% et nous nous rendons compte que, depuis 3 ans, il n’y a pas eu la moindre publication financière publiée dans un délai normal. Nous nous demandons aujourd’hui si nous aurions eu autant de patience avec une société américaine par exemple. Pas certain.

Nous pensons donc avoir été influencés par 3 éléments. 1° La cause du retard (le problème de la filiale brésilienne) qui nous explique que patienter est cohérent. 2° Le fait que la société communique dans notre langue, le français, qui met sans doute plus en confiance. 3° Les nouvelles positives par communiqué ou rapport annuel même un an après. Le tout lié à une position en gain (une position en grosse perte n’aurait peut-être pas généré autant de patience). Nous pensons aussi que si ces 3 éléments sont acceptables, il n’est par contre pas acceptable que cela se répète à l’identique ou presque 3 ans de suite dont cette année encore. Car il est clair que l’information financière dont nous avons disposé au cours de ces 3 ans était à chaque fois obsolète. Nous vous invitons à relire les news d’Encres Dubuit de la zone premium pour que vous vous fassiez une idée plus juste de la chronologie des évènements.

Nous avions acheté Encres Dubuit, le 14 août 2013 pour la somme de 6 377.91€ frais inclus et nous avons vendu la société ce 27 juillet 2016. Nous avons encaissé net de frais la somme de 11 124.02€ et donc réalisé une plus-value de +74.41% en 1 078 jours.

Le portefeuille en détail

Sur le mois

Nous avons acheté pour la somme totale de 3 557.87 €

Nous avons vendu pour la somme totale de 16 270.34 €

Sur l’année 2016

Nous avons acheté pour la somme totale de 63 109.33€

Nous avons vendu pour la somme totale de 71 2013.25€

La catégorie VANN pèse 21,97 %, la catégorie VANE 36,83 %, la catégorie RAPP 9,72 % et la diversification « Value » 12,55 %.  Au sein de cette dernière catégorie, on retrouve les mines d’or qui représentent 4,90 % du portefeuille. Le solde est constitué de holdings et de fonds fermés.

Les liquidités pèsent en fin de mois 18,93 % du portefeuille et sont en augmentation par rapport au mois de juin.

La performance par catégorie sur l’année 2016

1° Diversification Value = +32.98% (sur le mois = +8.25%)

2° Net Estate = +3.86% (sur le mois = +2.40%)

3° RAPP = +2.31% (sur le mois = +1.51%)

4° Net-Net = +1.94% (sur le mois = +0.36%)

Netnet

Comme à peu près à chaque fois que le marché progresse, la catégorie n’est pas trop concernée et nous le vérifions une nouvelle fois en ce mois de juillet où les net-net ne progressent que de +0.36% et signent la performance la plus faible et sur le mois de juillet et sur l’année 2016…

Net Estate

La catégorie net-estate profite bien des ventes du mois, globalement positives, et de la très belle progression de 5 sociétés.

RAPP

La catégorie RAPP reprend enfin du poil de la bête. Ce qui semble logique dans un marché en progression et met fin à 4 mois de performance mensuelle négative.

Diversification Value

C’est une nouvelle performance de taille +8.25% sur le mois que nous offre la catégorie. Nos minières sont bien entendu au cœur de cette performance mais nos holdings ne sont pas en reste.

 

Rapport de gestion – juin

Au cours de ces années, ami(e) lecteur( trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours sur les traces de Benjamin Graham avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est un peu dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons, chaque mois, ce que nous pourrions pompeusement appeler un « rapport de gestion », rapport dans lequel nous retracerons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille. L’idée principale sera de vous proposer un maximum de réflexions sur le sujet.

Bien évidemment, ce rapport ne fera, en principe, pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés.

Rapport de gestion – Juin 2016

 

La VL de notre portefeuille est de 8.0260€, en progression de +0.86% sur le mois de juin. Sur l’année 2016, après les 6 premiers mois de l’année, notre performance est de +1.87%.

Au cours du mois de juin, notre portefeuille a bénéficié d’un change défavorable de -0.92%. Sur l’année 2016, après 6 mois, notre portefeuille a subi un change défavorable de -2.15%

Notre benchmark, le tracker MSCI World dividendes réinvestis, a reculé sur le mois de juin de -1.14%. Et sur l’année 2016, sa performance est négative à -2.65%.

Evolution du portefeuille du club dinvestissement

L’évènement du mois, vous l’aurez deviné, a été le Brexit …

Nous n’allons pas ajouter une analyse détaillée au déluge d’analyses et de délires qui a sévit et sévit d’ailleurs toujours.

Tout au plus allons nous nous contenter d’un simple constat … celui portant sur le fait que les prédictions à l’aide de marc de café, de boule de cristal, de foie de poulet ou encore de sondages reste une spécialité de fête foraine. Nous avons même pu lire quelques jours avant le résultat que les marchés savaient déjà, eux, puisqu’il montaient !

Nous sommes à peu près certains que ce pauvre journaliste avait une connaissance limitée des marchés. Car il est bien connu que si l’on veux gagner un peu d’argent sur les marchés, il faut le plus souvent faire l’inverse de ce qu’ils semblent suggérer… et ce Brexit n’échappe pas à cette règle informelle !

Si nous nous en tenons au marché, et à nos observations sur le mois de juin, nous ne voyons pas la moindre trace de cataclysme boursier à l’échelle mondiale, comme annoncé. Notre benchmark, qui est un tracker Monde libellé en euros, est en recul de seulement 1.14%.

Nous pouvons juste dire qu’effectivement il y a eu un creux de marché les 24 et 27 juin, d’une dizaine de pourcents, plus particulièrement sur les indices européens, et ensuite une remontée de plus de 7-8% sur les 3 derniers jours du mois.

Le principal impact sur notre portefeuille est lié au change Euro/GBP puisque le poids des sociétés britanniques représentaient 14.30% du portefeuille en euros avant le Brexit.

La livre sterling ayant baissé de +/- 9% face à l’Euro, notre portefeuille a été impacté de -1.12% sur le mois de juin, ce qui n’est jamais amusant mais pas dramatique non plus.

Ce mois-ci, nous devons une nouvelle fois notre performance à nos minières or ainsi qu’à quelques boost individuels comme ce retailer britannique en restructuration ou encore un promoteur immobilier brésilien.

« Et pour la suite, vous en pensez quoi ? »

Fidèles aux enseignements value de nos maîtres Benjamin Graham et Walter Schloss, nous avons catégoriquement refusé toute participation à l’institut des hautes études futurologiques de Francfort, nous considérant ignares en la matière et le claironnant sans la moindre honte ou remord.

Car nous ne savons toujours pas si le prochain cataclysme sera pour la semaine prochaine ou pour la prochaine décennie. Nous nous contentons simplement d’acheter et de détenir en portefeuille des actifs tangibles soldés par le marché, pour généralement de bonnes raisons à court terme, mais qui valent souvent bien plus à moyen terme. Et nous n’avons pas d’autres idées plus pertinentes que celles-là, en matière d’investissement.

Mouvements mensuels

Nous avons effectué 4 mouvements au mois de juin : 1 vente et 3 achats.

Le 8 juin, nous décidons de vendre la société anglaise Norcon Plc après l’annonce d’un retrait de la cote et d’un rachat partiel des actions en circulation par les actionnaires majoritaires. Pour remettre les choses dans leur contexte, voici une partie de l’email que nous avions envoyé à nos abonnés juste après avoir procédé à l’opération  :

La direction a proposé de retirer la société de la cote après avoir soupesé les avantages et les inconvénients d’être une société cotée pour les actionnaires historiques. Ces derniers ont alors proposé de racheter 8 millions d’actions à un prix de 19 Gbx. Et cette résolution sera soumise à un vote à l’assemblée générale extraordinaire convoquée le 29 juin prochain.

Pourquoi avons-nous vendu à 18.62Gbx et pas simplement attendu le vote de la résolution pour apporter nos actions à l’offre de 19 Gbx ? Tout simplement parce que nous avons identifié 2 risques potentiels.

Le premier, c’est qu’avec une somme de 8 millions de rachat d’actions à 19 Gbx, tout le monde ne sera pas servi.

Deuxièmement, le 23 juin aura lieu le référendum pour le Brexit. Sans en connaître l’issue, une chute sévère de la livre sterling reste de l’ordre du possible. De 18.62 Gbx à 19 Gbx il y a exactement 2% de différence que nous comparons à une possible perte de change et / ou le fait de se retrouver avec des actions non cotées en portefeuille.

Nous avons donc tout naturellement jugé que nous avions beaucoup plus à perdre qu’à gagner en conservant.

L’explication de cette vente n’est pas destinée à dire que nous sommes les plus forts et avons pris la meilleure décision. Mais plutôt à vous expliquer la difficulté de prendre une décision rationnelle, car oui, cher(e) lecteur(trice), il y avait plusieurs éléments qui interféraient et poussaient à garder la société en portefeuille jusqu’au 29 juin.

Le premier élément faisant partie des vents « contre-rationnels », c’est à l’annonce de la nouvelle et plus précisément le prix d’achat proposé par les actionnaires majoritaires, soit 19 Gbx. Avec une valeur d’actif net tangible de 27 Gbx, le prix proposé ressemble vraiment à une proposition malhonnête qui nous énerve au plus haut point pour nous qui suivons la valeur depuis presque 3 ans et avons tenté de relater, au travers des news de suivi de nos lettres mensuelles, les haut et les bas, du début de la restructuration de fin 2013 à la sortie de l’ornière à partir d’octobre 2015.

La frustration engendrée par le prix proposé vient du fait que nous pensons que votre prise de risque n’a pas été récompensée comme il se doit, car nous avons certes un investissement gagnant mais, en fait, nous aurions dû avoir un nouveau bagger. Comme nous n’avons pas le moindre pouvoir pour changer les choses, nous allons devoir composer avec la réalité et cette réalité nous propose 19 Gbx par action après une assemblée générale extraordinaire qui aura lieu le 29 juin.

Le second élément, c’est que le manque à gagner entre la proposition et la VANT nous pousse à attendre le 29 juin et les 19 Gbx proposés, car une vente dans cette attente nous fera encore perdre un peu, puisque non seulement le cours est sous 19 Gbx mais il y aura en plus le « spread », différentiel de prix entre les offres de vente et d’achat, qui nous grignotera encore quelques pences. Et puis il y a les frais, plus réduits quand on apporte ses actions à une offre de rachat. Et donc encore quelques pences d’ envolés si l’on vend avant…

Le troisième et dernier élément des vents contraires, c’est que notre portefeuille n’a pas le moindre besoin de liquidités supplémentaires, vendre donc sous 19 Gbx ne fait pas sens.

Est-ce que ces trois points vous semblent rationnels ? Bien entendu qu’ils sont rationnels et c’est cela le piège qui se déroule devant vous.

Et c’est pour cette raison qu’il faut toujours terminer par quelques questions sur le risque et les probabilités de réalisation dans un contexte plus large pour tenir compte de tout les éléments : qu’est-ce que je gagne et qu’est-ce que je perd si cela se passe d’une manière favorable, qu’est-ce que je gagne ou je perd si cela se passe de manière défavorable ? Qu’elles sont les probabilités les plus élevées : un scénario positif ou négatif ?

La décision doit donc reposer sur tous les éléments à prendre en compte et la situation doit être jugée seulement a l’aulne du risque et des probabilités. Et la seule décision rationnelle est celle où vous prenez le moins de risques possible et où les probabilités sont réellement en votre faveur.

Il est alors facile de comprendre dans le cas de Norcon Plc que le gain de 2% sur le cours en plus de la plus-value face à la perte possible, présente une asymétrie en notre défaveur, puisque notre gain est limité à 2% et notre perte inconnue, mais a de très fortes probabilités d’être supérieur à 2% si Brexit et si nous ne parvenons pas à vendre nos actions (scénario à deux composantes le plus défavorable).

Voici donc le cheminement de notre prise de décision sur ce cas précis. Nous avions acheté la société Norcon Plc le 9 juillet 2013 pour la somme de 4 252.03€ frais inclus et nous avons revendu la société le 8 juin 2016 et encaissé net de frais 6 797.75€, soit une plus value de 59.87% en 1065 jours (soit 3 ans moins 1 mois).

Le lendemain, le 9 juin 2016, nous renforçons pour la troisième fois  notre promoteur immobilier brésilien.

Depuis notre premier investissement dans cette société, la présidente brésilienne Dilma Rousseff a été destituée pour corruption et remplacée par Michel Temer, contesté lui aussi. Même si ce dernier semble sur le papier plus business friendly, ce n’est pas un simple changement de personne à la tête de l’Etat qui sera en mesure de changer la situation difficile du Brésil en quelques mois. Les prochains JO qui débutent dans quelques jours vont sans doute amener de la devise et un peu d’air frais dans l’économie du pays, sans générer trop de dépenses puisque les infrastructures de la Coupe du Monde de football de 2014 vont servir une seconde fois.

Cet investissement renforcé à deux reprises et qui a atteint les 3% du portefeuille à l’achat reste un investissement risqué, principalement parce que le pays est émergent, l’état corrompu et mal géré. Ceci est compensé par le potentiel et le secteur immobilier qui offre des actifs tangibles en retour.

Toujours ce 9 juin 2016, nous achetons notre 7ème RAPP, une néerlandaise techno-industrielle.

Enfin, le 16 juin 2016, c’est une net-estate industrielle suisse que nous achetons.

Le portefeuille en détail

Sur le mois

Nous avons acheté pour la somme totale de 10 530.31 €

Nous avons vendu pour la somme totale de 6 797.75 €

Sur l’année 2016

Nous avons acheté pour la somme totale de 59 551.46€

Nous avons vendu pour la somme totale de 54 942.91€

En fin de mois, les liquidités pèsent 15.68% du portefeuille, et sont en diminution par rapport au mois précédent. D’autant plus que nous avons dû répondre pour la première fois à un retrait d’argent d’un membre de notre club. La date de référence pour la VL de ce mouvement a été fixée au 17 juin et la VL d’une part du portefeuille était à cette date de 8.0020€. Nous avons donc retourné à l’un de nos membres 7 001.75€, équivalent à 875 parts du club.

La catégorie VANN pèse 22,54 %, la catégorie VANE 40,85 %, la catégorie RAPP 8,81 % et la diversification « Value » 12,12 %.  Au sein de cette dernière catégorie, on retrouve les mines d’or qui représentent 3,64 % du portefeuille. Le solde est constitué de holdings et de fonds fermés.

Performance par catégorie sur l’année 2016, et en ce mois juin :

1° Diversification Value =  +24.73% (sur le mois =  +5.84%)

2° Net Net = +1.58% (sur le mois =  -0.32%)

3° Net Estate =  +1.46% (sur le mois =  -0.41)

4° RAPP =  +0.80% (sur le mois =  -0.05%)

Petite précision due a la chute de la livre sterling qui fausse quelque peu la lecture du suivi de la performance de ce mois de juin: quand nous présentons la performance par catégorie, le calcul est toujours en euros. Par contre, la performance individuelle des sociétés, sur le mois, est comptabilisée dans la devise, par facilité de calcul mais aussi par le fait que sur un mois la variation du change Euro / devise étrangère, est souvent insignifiante, voire n’a qu’une incidence limitée sur la performance de la société. Une société qui fait +19% dans la devise sur le mois, avec une différence de change de + ou – 0.65%, ne remet pas en cause la performance autour de 20% sur le mois. Mais si la différence de change est de -9%, comme c’est le cas avec la livre sterling, un performance de 19% est réduite à 10% en Euros et dans ce cas la différence de près de 50% due au change ne donne plus une valeur proche de la performance de la société sur le mois. Comme ce cas est plutôt rare, nous allons continuer à présenter la performance par catégorie en Euros et les performances individuelles en devise étrangère. Mais nous tenions quand-même à le préciser, pour ce que cela soit plus clair.

Net-Net

La dévaluation de la livre sterling a pas mal pesé sur la catégorie qui compte trois sociétés britanniques, pesant 23%. Malgré cela, sur le mois et converti en euro, le recul de cette catégorie reste inférieur à celui du marché dans son ensemble.

Net Estate

Les 4 sociétés anglaises de la catégorie net-estate pèsent 18%. Et ici aussi, cette catégorie présente un recul inférieur à celui de l’ensemble du marché.

RAPP

Il n’y a pas grande étincelle dans la catégorie Rapp qui est à l’équilibre, face à l’incertitude du moment. Il n’y a pas de société britannique dans la catégorie.

Diversification Value

Une seule société britannique dans cette catégorie et ce pour un poids assez léger (4 % du total de la catégorie). Nos minières aurifères continuent à rythmer le bal.

Excellentes vacances à tous.

été boursier

 

Rapport de gestion – mai 2016

Au cours de ces années, ami(e) lecteur( trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours sur les traces de Benjamin Graham avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est un peu dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons, chaque mois, ce que nous pourrions pompeusement appeler un « rapport de gestion », rapport dans lequel nous retracerons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille. L’idée principale sera de vous proposer un maximum de réflexions sur le sujet.

Bien évidemment, ce rapport ne fera, en principe, pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés.

Rapport de gestion – Mai 2016

 

La Valeur Liquidative de notre portefeuille est de 7.9574€, en progression de +1.84% sur le mois de mai. Sur l’année 2016, après les 5 premiers mois, notre performance est de +1.00%.

Sur le mois de mai, notre portefeuille a bénéficié d’un change favorable de +1.19%. Sur l’année 2016, après 5 mois, notre portefeuille a subi un change défavorable de -1.28%.

Notre benchmark, le tracker MSCI World dividendes réinvestis a progressé sur le mois de mai de +4.02%. Et sur l’année 2016, la performance du MSCI World reste négative à -1.50%.

Avec ce rattrapage de plus de 4%, le marché met fin à une surperformance de notre portefeuille de 5 mois consécutifs, surperformance qui durait donc depuis décembre 2015, une première depuis novembre 2008, mais le benchmark ne parvient toujours pas à nous surclasser sur l’année 2016.

Evolution du portefeuille

Mouvements mensuels

Nous avons effectué 4 mouvements au mois de mai, comme le mois passé : 2 achats et 2 ventes.

Comme le mois passé aussi, nous démarrons le mois par une perte. Le 12 mai 2016, nous vendons la société luxembourgeoise Socfinaf active dans la production d’huile de palme et le caoutchouc, et enregistrons une moins value de -22.19%. Nous avions acheté cette société en tant que diversification dans la valeur le 19 mai 2014 pour une somme frais inclus de 3 662.39€, et nous avons encaissé net de frais 2 842.22€ ce 12 mai. Nous avons vendu pour la simple raison que la valeur d’actif net tangible de la société est passée sous le cours après une perte sévère. Comme toujours, nous avons essayé de scanner cet échec par un débat entre nous, afin d’essayer de mieux comprendre le “pourquoi” et aussi de voir s’il sera possible à l’avenir d’éviter une perte. Si parfois le débat tourne court car nous n’arrivons pas à extraire la moindre explication tangible, ce ne fut pas le cas avec Socfinaf.

Voici donc les grandes lignes du débat :

La première chose, quand nous achetons Socfinaf, c’est bien sûr en fonction de sa décote sur sa valeur d’actif net tangible et donc conformément au process.

En second, simple considération, nous aimons les entreprises agricoles, car elle nous semblent, d’un point  de vue patrimonial, résistantes avec leur collatéral immobilier et plus précisément leurs terrains.

Nous n’avions pas d’avis sur l’huile de palme et le caoutchouc, les deux produits principaux des plantations de la société. Et c’est sans doute notre principale erreur, car nous n’avons pas compris la corrélation directe du prix de l’huile de palme et du caoutchouc au prix du pétrole.

L’huile de palme entre dans la composition de bio-carburant et le caoutchouc est en concurrence directe avec les monomères et autres produits plastifiant dérivés du pétrole, en un mot le caoutchouc synthétique. Et donc si le pétrole est bon marché, les deux produits agricoles sont impactés négativement. Le nœud du problème nous semble être assez clair.

Par contre, comment aborder ce genre d’investissement à l’avenir n’est pas aussi facile que prévu. Considérer cette société agricole comme une parapétrolière, vu sa dépendance directe au prix du pétrole, nous avait semblé être une bonne idée. Mais quand on la creuse, on en est moins certain. Tout d’abord, sur la comparaison en elle même avec une vrai parapétrolière. La parapétrolière qui fournit un service aux compagnies pétrolières, voire du matériel, propose un schéma de dépendance qui nous semble plus clair sans doute parce que plus direct, le prix du pétrole redémarre à la hausse, la prospection et les nouveaux puits font directement redémarrer l’activité des parapétrolières. Cela ne semble pas aussi clair avec une société agricole où par exemple le caoutchouc synthétique a gagné des parts de marchés au dépend du caoutchouc naturel. Bien évidement que si les prix du pétrole repartent à la hausse, le caoutchouc naturel redevient attractif. Mais peut-il regagner d’un seul coup ou très rapidement des parts de marché ? Ensuite, à quel prix du baril de pétrole, le caoutchouc naturel redevient-il attractif ? Redevient-il attractif au même prix pour tous les secteurs qui emploient du caoutchouc ?

Vous l’aurez compris cher lecteur, nous n’avons pas réponse à tout …

Il n’est pas question pour nous “de nous la jouer”, car nous pensons qu’il faut être un expert non seulement du pétrole et de ses produits dérivés, mais aussi de nombreux secteurs qui emploient le caoutchouc pour commencer à pouvoir essayer de comprendre, et nous ne parlons même pas d’avancer une réponse.

Comme nous sommes donc conscients qu’il ne nous sera pas possible de sauter l’obstacle, nous essayons de le contourner. Et nous nous posons la question suivante qui dépasse le cadre de Socfinaf : comment déterminer de manière objective la dépendance d’une société à une matière première qui influe directement sur son activité et sur le prix de ses produits ? L’idée était donc de formuler une règle nous permettant de dire a minima si la dépendance est importante, moyenne ou presque nulle. Mais ce n’est pas parce que vous êtes parvenu à contourner un problème que tout est résolu… au contraire !

Le nouveau problème que pose cette nouvelle question c’est que finalement toute activité est liée à une matière première, ce qui ouvre un champ immense où les compétences exigées sont encore plus importantes.

La seule idée que nous avons retenue pour le moment et que nous jugeons à ce stade intéressante, c’est que la dépendance à la matière première n’est peut-être pas aussi importante que prévu. Ce sont en fait les écarts de prix de cette matière première ou encore la volatilité des prix qui sont importants, une matière première qui a un écart de prix de 10% sur 5 ans ne posera pas les mêmes problèmes qu’une autre matière première ayant des variations de prix de 50% sur 5 ans. C’est sur cette idée que nous sommes pour le moment restés… ayant pour l’instant épuisé nos différentes idées.

Le 20 mai 2016 nous devenons actionnaires d’une société française active dans un secteur « bien ringard » … comme nous les aimons.

Ce que nous avons trouvé intéressant dans cette société, hormis sa valorisation attractive, se compte sur 3 doigts.

Le premier : nous comprenons le problème actuel de la société et donc le fait que le marché offre un prix égal aux fonds propres ou à 6 fois les profits. Ce n’est pas forcément parce que l’on comprend mieux le problème d’une société que l’investissement sera un gros gagnant. Nous nous le répétons à chaque fois, la complexité d’une société ne permet pas que l’on ait des certitudes… tout au plus quelques probabilités élevées de ne pas perdre grand chose. Et cela nous semble être le cas ici, avec une belle croissance et une bonne gestion globale sur plusieurs années. Mais des yeux qui commencent à être plus gros que le ventre au niveau acquisition, fragilisant de plus en plus l’édifice sont apparus.

Le second : l’analyse que nous vous présentons fait ressortir, du point de vue des 3 membres de l’équipe au regard critique (celui ayant rédigé l’analyse n’ayant pas assez de recul pour donner son avis) une bonne qualité de la direction.

Et troisièmement, nous avons une société diversifiée sur le plan international active dans 47 pays en Europe, Afrique et Moyen-Orient.

Le 24 mai 2016, nous lançons une opération d’arbitrage sur une RAPP américaine. Une OPA, validée par les actionnaires, a été lancée sur  cette société et l’écart entre notre coût d’acquisition et le prix proposé est de 7,8 % (taxes et frais déduits).  Ce n’est pas sur ce genre de coup que nous deviendrons tous millionnaires, mais pourquoi se priver de quelques % de plus value sans grand risque et en quelques mois quand on possède plus de 15% de liquidités qui roupillent sur un livret en attente de prix bradés ?

La dernière opération du mois a lieu le 31 mai 2016, lorsque nous vendons la société STR Holding avec une perte de -47.78%. Voici comment nous avions rédigé les news du mois avant de décider de vendre la société pour non respect de notre process : avec ce premier bilan de l’année clôturé au 31 mars 2016, c’est le troisième bilan que nous observons depuis le rachat de la société par les chinois de Zhenfa. Et nous constatons que pour la troisième fois, le chiffre d’affaires est inférieur aux coûts de produits, donc pour la troisième fois nous observons une perte brute qui est plutôt rare. Mais surtout, aucune réaction pour remédier à ce problème sur une période de 9 mois. Nous constatons aussi que depuis ce rachat, la valeur patrimoniale a reculé de 25% et des actifs immobiliers ont été vendus en Malaisie sans trop de détail. Et enfin que la direction chinoise n’a pas réagit à la menace de délistement et a donc laissé la société passer d’un marché réglementé à un marché non réglementé… Porte ouverte s’il en est, à toute les dérives possibles.

Toute cette histoire est en fait une première, puisque le 5 août 2014, quand nous achetons STR Holding, nous achetons une société américaine active dans l’énergie solaire et dont le patrimoine immobilier en fait une belle net-estate (la société a été fondée en 1944) et est dirigée par des américains collaborant avec des sociétés chinoises depuis début 2014. Vers la fin 2014, cette société américaine fusionne avec leurs collaborateurs chinois. A cette occasion, les actionnaires dont nous faisons partie, reçoivent une prime de 0.85 $ par action après un split de 1:3. Ce n’est qu’ensuite que la détérioration du bilan s’accélère.

Quelle est donc notre erreur ? Pourquoi n’avons-nous pas vendu plus tôt ? Quand la société a annoncé sa fusion avec les chinois par exemple…

Nous pensons avoir tout simplement fait preuve de naïveté et de crédulité, en pensant que cette fusion, comme l’expliquait le CEO US, allait renforcer la société.

Et nous n’avons pas cru que cette acquisition par les chinois changerait à ce point la donne. Ce n’est donc que trois rapports plus tard, quand la détérioration du bilan a été visible, que nous nous sommes dit que cette société avait glissé en dehors de notre process par le simple fait que sa direction était désormais chinoise.

En fait, à la question “Achèterions-nous cette société aujourd’hui ?”, nous avons répondu “non”. La raison : notre process ne nous permet pas d’acheter des sociétés chinoises continentales, voire n’importe quelle société enregistrée en dehors de Chine mais dirigée par des chinois continentaux. Nous nous autorisons seulement à acheter les sociétés chinoises de Hong Kong, Taiwan et Macao, et toutes sociétés dirigées par des chinois de ces îles bénéficiant d’une tradition et d’une culture capitaliste. Nous espérons que cela changera dans le futur.

La leçon générée par cette perte sera donc très facile à éviter à l’avenir.

Nous avions acheté STR Holding le 5 août 2014 pour la sommes de 1 689.62€ frais inclus et nous avons encaissé ce 31 mai 77.47€, qu’il faut ajouter aux 804.43€ nets de frais et d’impôts encaissés lors de la fusion le 8 janvier 2015, plus l’arrondi en espèce de 0.46€, soit un total de 882.36€

Le portefeuille en détail

Sur le mois :

Nous avons acheté pour la somme totale de 6 637.55 €

Nous avons vendu pour la somme totale de 3 732.08 €

Sur l’année 2016 :

Nous avons acheté pour la somme totale de 49 021.15€

Nous avons vendu pour la somme totale de 48 145.16€

Au 31/05/2015 :

Les liquidités représentent 18,03 % du portefeuille et sont en légère diminution par rapport au mois précédent. La catégorie VANN pèse 24,34 %, la catégorie VANE 38,50 %, la catégorie RAPP 7,67 % et la diversification « Value » 11,45 %.  Au sein de cette dernière catégorie, on retrouve les mines d’or qui représentent 3,0 % du portefeuille. Le solde est constitué de holding et de fonds fermés.

Le portefeuille est composé de 60 lignes dont 23 sont éligibles au PEA.

Performance par catégorie sur l’année 2016 et sur le mois de mai entre parenthèses :

1° Diversification Value =  +19.25% (sur le mois =  +1.30%)

2° Net Net = +1.90% (sur le mois =  +4.18%)

3° Net Estate =  +1.87% (sur le mois =  +3.26%)

4° RAPP =  +0.84% (sur le mois =  -1.65%)

Net-Net

Après une remontée de 4.25% en avril, la catégorie net-net progresse de 4.18% ce mois-ci, effaçant non seulement sont retard de début d’année (-6.53% en mars), mais passant aussi en zone positive sur l’année et s’installant enfin à la seconde place, derrière la diversification dans la valeur.

Net Estate

La catégorie net-net repasse aussi en zone positive et signe en ce mois de mai sa plus belle progression mensuelle avec +3.26%.

RAPP

La catégorie signe la plus mauvaise performance du mois, avec un recul de -1.65%.  Depuis fin 2015, le secteurs du retail US (sur lequel est investi une partie de cette poche) semble souffrir et nous aurions même l’impression que cela va en s’amplifiant, car nous avons d’autres acteurs du secteurs dans nos listes. Ce qui nous rassure surtout avec ce secteur du retail US c’est son collatéral immobilier.

Nous noterons enfin qu’avec nos deux derniers achats, la catégorie RAPP commence à prendre du poids au sein de notre portefeuille avec +7.67% et plus de 25 000 euros investis sur 8 sociétés.

Diversification Value

Malgré le recul des minières, la catégorie Diversification progresse de 1.30% et reste loin devant avec ses +19.25% depuis le début de l’année.  Les mines d’or sont dans le rouge mais de manière inégale.

Rapport de gestion : avril 2015

rapport de gestion de nos investissements en actions cotées en bourseAu cours de ces années, ami(e) lecteur( trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours sur les traces de Benjamin Graham avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est un peu dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous allons vous proposer, chaque mois, ce que nous pourrions pompeusement appeler un « rapport de gestion », rapport dans lequel nous retracerons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille. L’idée principale sera de vous proposer un maximum de réflexions sur le sujet.

Bien évidemment, ce rapport ne fera, en principe, pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés.

 

Rapport de gestion – Avril 2016

 

Compte-rendu mensuel

La Valeur Liquidative (« VL », dans la suite du texte) d’une part de notre portefeuille est de 7.8139€ en progression de +1.56% sur le mois d’avril. Pour les 4 premiers mois de l’année 2016, notre performance est de -0.82%.

Au cours du mois d’avril, notre portefeuille a bénéficié d’un change favorable de +0.19%. Pour l’ensemble de l’année 2016, le change a eu un effet défavorable sur le rendement du portefeuille de -2.42%.

Durant ce mois d’avril, notre benchmark, le tracker MSCI World en euros dividendes réinvestis, a progressé de +0.18%. Et pour l’année 2016, sa performance est négative à -5.31%.

Le rebond qui a commencé en février s’est poursuivi durant les 3 premières semaines du mois d’avril. La semaine passée, clôturée au 22 avril, a vu le portefeuille revenir en zone positive sur l’année 2016, à +0.30%, pendant que notre benchmark nous rattrapait en douceur avant le recul de la dernière semaine d’avril.

Nous pouvons dire que nous avons bénéficié de la progression des cours de l’or et du pétrole dans la performance du mois, mais pas seulement.

rendement du portefeuille daubasses

 

Mouvements mensuels

Nous avons effectué 4 mouvements au mois d’avril, 2 achats et 2 ventes.

Le 5 avril 2016, nous apportons nos actions à l’OPA de Vtech sur notre société LeapFrog Entreprise Inc. et actons une moins value de -34.97% sur cette aventure qui a mal tourné, même si a posteriori, nous pensons aussi que cela aurait pu être bien pire en valant tout simplement 0$.

Revenons sur ce court métrage douloureux : le 18 juin 2015, nous achetons des actions Leapfrog pour la somme de 3 568.26 € frais inclus, ou encore a 1.53$ par action frais inclus. La valeur d’actifs tangibles de la société est de 2.55$. Leapfrog est l’un des leaders mondiaux du jeux multimédia pour enfants en bas âge et dans l’analyse que nous avions présenté à nos abonnés dans la lettre n°51 de juillet 2015, un manque de renouvellement des produits générant une perte importante était la principale raison pour retrouver la société dans la catégorie Daubasses.

Nous pensions donc avoir acheté une société à bon prix et surtout capable de redresser la barre en lançant l’un ou l’autre nouveau produit. Si nous n’imaginions pas d’autre scénario à court terme, qu’un bateau qui continue à prendre l’eau, avec un chiffre d’affaires qui reculerait encore pendant quelques trimestres, nous étions loin d’imaginer que la situation se dégraderait aussi fort et aussi vite, les VANT passant au fil des rapports de 2.55$ à 2.21$, puis à 2.06$.

En février 2016, la société concurrente Vtech, dont le siège est situé à Hong Kong, lance une offre de rachat à 1$ par action. Nous pensons que c’est vraiment peu cher payé et que ces chinois sont de vrais radins et les actionnaires de plus longue date aussi, puisqu’ils lancent une class action contre la direction. Dans le dernier rapport que nous lirons, celui de mars 2016, en calculant la nouvelle VANT de 1.45$, soit un peu plus de 25% plus bas que la précédente, nous nous dirons finalement que la société de Hong Kong n’est pas si radine que cela, voire moins radine que nous, puisque nous avions acheté la société avec 40% de décote sur la VANT et que Vtech offre un prix qui lui permet d’avoir une marge de sécurité de 31% sur la dernière VANT.

C’est donc l’histoire d’une direction américaine qui avait en main une société performante et qui a tout foiré, les premiers manchots croisés dans le Groenland auraient pu arriver au même résultat sans trop se forcer ! Nous avons donc finalement encaissé net de frais la somme de 2 320.42€… et toute cette histoire s’est déroulée sur 292 jours.

Toujours ce 5 avril, nous vendons l’une de nos 4 minières, à savoir Alamos Gold, avec une moins-value de -35.05%. C’est une journée énervante pour l’Equipe des Daubasses. Après un timing qui n’a pas fait l’objet de réflexions aussi rapidement qu’il aurait fallu, les paramètres changent. Après Silver Standard Ressources, c’est au tour d’Alamos Gold et cette fois c’est une fusion qui vient tout bouleverser en détruisant de la valeur et en nous obligeant à ajuster la VANT à 0.32 CAD, soit très largement sous le cours de 5.26 USD par action. L’or est en train de décoller et notre process nous dit clairement qu’il faut vendre cette minière. Nous vous avons expliqué dans de nombreux articles, sur la finance comportementale notamment, que la difficulté principale d’un process c’est de l’appliquer à la lettre.

Et cela semble toujours facile, énoncé dans un bel article théorique. Mais nous vous confirmons avec la vente d’Alamos que la pratique est 100 fois plus difficile en ressenti que la théorie, dont le ressenti est  de 0 sur l’échelle de « aiiiie ouiiiiille arrête de pincer « .

Comme toujours après un échec, l’Equipe est en ébullition et nous essayons tous d’y voir plus clair sur ce que nous avons fait et qui appartient déjà au passé amèrement irréversible, et ce que nous allons faire dans le futur, à savoir la seul chose qui compte réellement et que nous voulons pleine de bon sens et avec le moins d’émotion possible.

La réponse à cette nième âpre discussion sur l’opportunité d’investir ou pas sur des minières en guise de protection de notre portefeuille, sera expliquée ci-dessous dans la troisième transaction du mois. En attendant, nous avions acheté la société Alamos Gold le 5 mars 2014 et nous avions déboursé 3 458.22€ frais inclus. Nous avons revendu ce 5 avril 2016 et encaissé net de frais 2 245.96€. Cette perte a été actée après 762 jours de détention en portefeuille. Ce gâchis porte le numéro 40, notre 40ème perte depuis novembre 2008 !

Le 20 avril 2016, nous renforçons une autre mine d’or.

Cet achat est un peu l’aboutissement de notre discussion, sur le bien-fondé ou pas de nos achats miniers en guise de protection. Comme vous nous l’expliquions quelques lignes plus haut, un scénario qui tourne mal en mars avec Silver Standard et en avril avec Alamos, fait ressurgir immanquablement les émotions. Les émotions, c’est dans ce cas l’addition d’impressions d’un gros gâchis.

Tout d’abord, sur le fait que depuis 2011 le mécanisme de protection n’a fonctionné qu’à de quelques rares occasions de baisse de marché, la plus importante s’étant produite en début d’année 2016, soit 5 ans plus tard, mais insuffisamment de toutes manière.

Ensuite, nous avons constaté que les valorisations de nos minières s’effritaient au fil des ans, plus précisément à mesure que s’effritait le cours de l’or, et cela contre notre idée centrale des coûts d’extractions les plus faibles et de nos marges de sécurité maison. Enfin, la vente de Alamos et de Silver Standard, coup sur coup, font comme déborder le vase.

Nos plus anciens abonnés et lecteurs savent très bien que la marque de fabrique des Daubasses est un questionnement en direct, sans la moindre forme d’excuse. Car nous pensons depuis le début de l’aventure, que c’est en comprenant et en collant à une juste perception de la réalité que l’investisseur progresse. Et nous espérons modestement qu’en vous faisant partager nos doutes, nos questionnements et nos décisions, cela pourra vous aider un peu à devenir de meilleurs investisseurs, ce que nous recherchons nous même en permanence.

Ce que nous avons donc appelé nos émotions en rapport à une impression de gâchis sur nos investissements miniers va être ramené à plus de bon sens, en faisant appel, comme d’habitude, à la réalité des chiffres.

Que nous disent-ils ?

D’une part, que nous comptabilisons 2 pertes sur Oceana Gold (2401.52€) et Alamos (1212.26€) pour un total de 3 613.78€.

D’autre part, que nous comptabilisons deux gains sur Silver Standard (275.47€) et sur Kinross Gold (434.17€), soit un gain total de 709.64€. La balance pertes/gains est donc de 2904.14€ comme l’indique le tableau récapitulatif ci-dessous.

rentabilité des investissements en mines d'or

 

C’est en prenant connaissance de ce tableau que nous avons pris conscience de notre biais négatif. De quel gâchis avions-nous parlé dans nos premières discussions ? La perte sur nos minières vendues de 2 904.14$, représente 0.85% du poids du portefeuille. Bien sûr, il y a le manque à gagner sur ces investissements depuis 2011 et les pertes non actées sur les investissements en cours faisant en sorte que le bilan n’est pas positif mais bien négatif. Mais il est très loin du gâchis que nous avions fantasmé.

Enfin, le 28 avril 2016, nous achetions une société anglaise active dans un secteur bien « ringard », une belle daubasse, une VANN comme nous les aimons détenant en sus quelques immeubles et présentant un potentiel théorique de 146 %, chose assez rare dans les conditions actuelles de marché.

Le portefeuille en détail

Sur le mois:

Nous avons acheté pour la somme totale de 6 903.92 €

Nous avons vendu pour la somme totale de 4 566.38 €

Sur l’année 2016:

Nous avons acheté pour la somme totale de 42 383.60€

Nous avons vendu pour la somme totale de 44 413.08€

Au 30/04,

Les liquidités représentent 19.55% du portefeuille et sont en légère diminution par rapport au mois précédent. La catégorie VANN pèse 23,77 %, la catégorie VANE 38,21 %, la catégorie RAPP 5,94 % et la diversification « Value » 12,52 %.  Au sein de cette dernière catégorie, on retrouve les mines d’or qui représentent 3,2 % du portefeuille. Le solde est constitué de holding et de fonds fermés.

Le portefeuille est composé de 60 lignes dont 22 sont éligibles au PEA.

Performance par catégorie sur l’année 2016 et sur le mois d’avril entre parenthèses :

1° Diversification Value = +17.95% (sur le mois =  +6.36%)

2° RAPP = +2.49% (sur le mois =  -0.59%)

3° Net Estate = -1.39% (sur le mois =  -1.19%)

4° Net Net = -2.28% (sur le mois = +4.25%)

VANN

Sur l’année 2016, la catégorie net-net signe la plus mauvaise performance avec un recul de -2.28%.

Mais sur le mois, la catégorie bondit de +4.25% et essuie une bonne partie de son retard.

VANE

Historiquement, nous avons constaté que le comportement de la catégorie net-estate est souvent satisfaisant dans un marché haussier mais ça n’a pas été le cas ce mois-ci avec le recul le plus important soit -1.19%.

Sur l’année, la catégorie accuse un recul de -1.39%.

RAPP

La catégorie est en très léger recul sur le mois mais signe par rapport à notre benchmark une belle performance sur l’année 2016, avec +2.49% soit presque 8% de surperformance.

Diversification Value

Alors que l’once d’or s’est appréciée sur le mois d’avril de +4.60%, nos minières aurifères continuent leur progression et tirent la VL vers le haut.