Bye Bye Passat

C’est avec nostalgie que nous avons vu Passat quitter notre portefeuille hier. Nous nous étions attachés à cette petite incomprise de Mr Market.

Mais il semblerait que celui-ci lui ait enfin découvert quelques vertus et se soit enfin intéressé à son cas. Notre spécialiste de la vente assistée par vidéo n’ayant plus vraiment besoin de notre soutien, c’est avec un sentiment de fierté et de regret que nous la regardons prendre son indépendance et quitter notre portefeuille, non sans qu’elle ne nous ait apporté la satisfaction d’une jolie plus-value de plus de 100 % en moins de 7 mois.

Pour le moment, nous sommes toujours à l’achat sur deux actions cotées aux pink sheet afin d’utiliser au mieux les liquidités à notre disposition. Les volumes étant réduits sur ces deux sociétés et surtout, notre volonté de réaliser de bonnes affaires, nous oblige à faire preuve d’énormément de patience, à l’affût et le doigt sur la gâchette.

Analyse financière adaptée aux daubasses : attention à la « fausse » trésorerie nette !


Comme vous le savez à présent cher lecteur, nous sélectionnons nos daubasses sur base de la valeur du « fond de roulement net ». Nous vous avons, en son temps, expliqué en quoi consistait ce fameux fond de roulement.

Une autre notion, le pendant du fond de roulement, est le « besoin en fond de roulement ».

En quoi consiste ce besoin en fond de roulement ?

Il s’agit de la différence entre les besoins de trésorerie à court terme d’une entreprise et ses ressources à court terme.

Nous savons qu’une entreprise doit financer toute une série d’actif courant pour assurer son cycle d’exploitation. En gros, il s’agit des stocks et des créances. Pour assurer ce financement, l’entreprise dispose d’une arme : le crédit fournisseur. La différence entre les stocks et les créances d’une part et les dettes vis-à-vis des fournisseurs (et vis-à-vis d’autres tiers qui ne sont pas des banques) d’autre part, c’est le besoin en fond de roulement.

Si ce besoin en fond de roulement est positif, cela signifie que les dettes non financières ne sont pas suffisantes pour assurer le financement des actifs courants nécessaires à l’exploitation de l’entreprise et celle-ci devra obtenir d’autres ressources (financements bancaires, fonds propres, …)

Si le besoin en fond de roulement est négatif, cela signifie que la société dispose d’un excédent de ressources (ou de trésorerie) pour assurer le financement de ses actifs courants d’exploitation.

Le besoin en fond de roulement permet donc de mesurer le rapport de force entre la société analysée d’une part et ses clients et fournisseurs d’autre part. Parmi les secteurs présentant des BFR négatifs, on peut citer la grande distribution ou les BTP.

Evidement, dans le cadre d’une évaluation de l’entreprise sur base de sa capacité bénéficiaire, un BFR négatif est un élément intéressant car il démontre que l’entreprise peut générer des profits élevés en utilisant peu de ressources extérieures.

Cependant, un chasseur de daubasses rusé prendra le contrepied de cette approche et se méfiera justement des sociétés en position de force par rapport aux tiers, c’est-à-dire présentant un besoin en fond de roulement négatif.

En effet, ce phénomène de BFR négatif a pour conséquence de gonfler la trésorerie des entreprises. Or, cette trésorerie n’appartient à l’entreprise proprement dite : elle est la résultante d’un endettement opérationnel élevé.

Ainsi, en cas de mise en liquidation volontaire de la société, si le BFR est positif, les dettes d’exploitation de la société peuvent être remboursées grâce à la réalisation des stocks et des créances et le cash disponible sur les comptes peut effectivement revenir aux actionnaires.

Alors que dans le cas inverse, les actifs courant d’exploitation ne suffisent pas à rembourser les dettes et il faudra prélever sur les comptes bancaires pour désintéresser les créanciers.

Dans ce dernier cas, si la société présente bel et bien un ratio de trésorerie nette positif, il pourrait bien s’agir de « fausse » trésorerie.

Bas les masques ! – T-Bay holding

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Comme nous l’avons déjà signalé, depuis quelques semaines, nous taisons le nom des sociétés que nous acquérons afin de permettre à nos abonnés de les acquérir tranquillement.Et il se fait qu’une de ces sociétés vient de réaliser un « boost » très impressionnant. Il s’agit de la « petite chinoise » que nous avions acquis pour remplacer Zhone Technology. En moins d’un mois, son cours a gagné 188 % !

Présente dans la plupart des listes de 25 sociétés que nous avons envoyées à nos clients premium et l’achat pour notre portefeuille ayant été annoncé à tous nos abonnés premium et top 5, nous espérons que ceux-ci ont eu largement le temps de « charger » la barque.
Pour vous tous chers lecteurs, il est temps de tomber le masque : cette société s’appelle T-Bay holding et nous vous présentons sa fiche technique ci-dessous.

T-Bay Holding Inc.

http://www.sunpluschina.com.cn/

Nous avons acheté, T-Bay Holding Inc , Ticker Yahoo : TBYH
Le 18 Mai 2009

A un prix net de frais de : 0.3393 USD
Au 31 Décembre 2009 : Son actif Net-Net s’élevait à 1.6291 USD
Le Ratio Net-Net est donc de : 0.2083
Au 31 Décembre 2009 : son ratio de solvabilité s’élevait à : 132.24%

Présentation de la société.

La société T-Bay Holding Inc a été fondée à Shangaï en Chine.

Par l’intermédiaire de ses filiales, la société offre une large gamme de produits et services liés aux téléphones mobiles et à d’autres secteurs. Cela va de la conception de composants au design.

Ses principaux produits et services sont le design de Téléphone Mobile, le design industriel et mécanique, la conception de matériel, de logiciels, la conception de systèmes pour le chemin de fer, et d’autres services de conception, y compris les GPS, et le désign pour la fréquence radio .

 

La société fabrique également des composants, tels que cartes pour les circuits imprimés et assemble de circuits imprimés, et l’ensemble des téléphones portables. La société assure aussi des services après vente et des services d’entretien.

T-Bay Holdings a des partenariats stratégiques comme VIA Technologie Inc , Mediatek Inc Ltd , Anyka Inc , Infineon Inc, et Skyworks Inc

Qu’avons-nous acheté dans cette société ?

Nous avons principalement acheté des liquidités pour 0.88$ par actions, un stock pour 0.003$ par action et des créances commerciales pour 0.48$ par action

En fait un actif courant pour une valeur de 2.09 $ par action du quel nous avons déduit l’ensemble des dettes de 0.37$ par action et la part des intérêts minoritaires de 0.09$, soit un actif Net-Net de 1.62$ par action que nous avons payé 0.3393$ par action.

Nous remarquons tout d’abord que les liquidités de la société couvrent 2.37 X l’ensemble des dettes de la société.

Nous nous réjouissons qu’au prix payé lors de notre achat, le marché nous ait offert une nouvelle fois gratuitement 0.17$ de liquidités, l’ensemble des stock de la société d’une valeur de 0.48$ et des actifs immobilisés d’une valeur de 0.09$ par action. Soit un total de 0.74$ de valeur gratuite. Merci monsieur la marché, nous apprécions vraiment votre côté dépressif !

Nous observons enfin dans le compte de résultat que la société a enregistré des profits de 0.03$ par action au 31 Décembre 2008. Ceci après avoir acté une provision sur créance de 0.14$ par action et des dépréciations de 0.02$ par action.
Nous remarquons enfin que la société a également acté une dépréciation sur des actifs long terme destinés à la titrisation de 0.10$ par action… Dépréciation non récurrente, bien entendu.

En conclusion, nous pensons avoir acheté avec T-Bay Holding, une société ayant une excellente solidité financière, générant des profits, en pleine crise et gérée de manière assez conservatrice notamment sur les dépréciations. Nous notons enfin que les clients de T-Bay Holding, sont des sociétés connues comme Infineon Inc et que le risque de mauvaise surprises sur les créances clients reste à notre sens très limité.

Et si une bonne part du potentiel de l’action s’est déjà exprimé, nous pensons qu’au cours actuelle, notre belle orientale ne nous a pas encore offert tous ce qu’elle a à nous offrir.

Nouvelle vente, nouveaux achats

Nous sommes emportés dans un véritable tourbillon au sein de notre portefeuille.

Tout d’abord la nouvelle vente : nous venons de céder notre participation dans la société organisatrice d’évènements dans les casinos et de tournoi de poker : WPT Enterprise.

Cher lecteur, nous vous épargnerons les traditionnelles bouteilles de champagne et feux d’artifice car nous supposons que vous commencez à connaître la musique : la société a été vendue à un cours qui représente plus de 4 fois notre coût d’achat d’il y a 6 mois et demi.

Les achats à présent :

Pour employer le solde des liquidités dégagées par la vente de Medialink, nous avons acheté hier une deuxième société, américaine elle aussi, présentant un ratio net net de 0,30 et une valeur d’actif net tangible de 5,89. Sa solvabilité est de 93 %. Nos abonnés vont pouvoir prendre connaissance par mail du nom de cette société.

Un deuxième achat a été réalisé « à l’insu du plein gré » de votre serviteur. En voulant réinvestir la trésorerie dégagée par la vente de WPT, nous avons acheté par erreur une société déjà présente dans notre portefeuille, en réalité celle achetée mardi qui constituait déjà un remplacement partiel de Medialink. Comme vous le voyez, nous ne vous épargnons aucun détail même nos erreurs les plus idiotes. Nous allons discuter entre nous sur la suite à donner à cette bévue : vente ou conservation des actions achetées en trop ? Et renvoi immédiat du fautif 🙂

Pourquoi nous investissons dans des daubasses (bis)

 Souvenez-vous cher lecteur : dans notre article du 12 mai dernier (2009) nous écrivions : « un grand nombre d’études a démontré que, lorsqu’un investisseur achète des actions bon marché d’une société négligée par les marchés , il en sera mieux rémunéré pour le risque (apparent) qu’il prend qu’un investisseur qui achète les actions d’une société performante qui faisait déjà partie de celles que tous les investisseurs s’arrachent ».

Reconnaissons que cette affirmation que nous assénions avec force manquait un peu d’arguments concrets.

Cependant, la bande des daubasses ne voudrait pas lancer pareille assertion sans au moins vous apporter un début de preuve. Continuer la lecture de Pourquoi nous investissons dans des daubasses (bis)

Les remplaçants de Medialink

Nous cherchons activement des successeurs à Medialink : une daubasse remise au goût du jour par Mr Market. 

Nous avons cherché ici … 

 

et ici … 

 

 … pour finalement dénicher une jolie petite daubasse américaine cotant à 0,17 fois son fond de roulement net et présentant un rapport actif net tangible/cours de 660 % . Malgré sa relativement faible solvabilité de 51 %, nous avons été séduit par le potentiel de hausse. 

Nous envoyons à nos fidèles abonnés un mail pour leur dévoiler le nom de cette société.

Et nous sommes à l’affut pour tenter de pêcher à bon prix une deuxième daubasse. Nous vous tiendrons évidemment au courant.

Bas les masques ! – Axcelis

Comme nous l’avons déjà signalé, depuis quelques semaines, nous taisons le nom des sociétés que nous acquérons afin de permettre à nos abonnés de les acquérir tranquillement.

Une de ces sociétés, acquise il y a trois semaines, a déjà vu son cours s’apprécier de 37 %.

Elle a d’ailleurs été considérée comme la « Super daubasse » pendant plusieurs semaines et classée en bonne position dans la liste « top 5 » que nos abonnés « premium » reçoivent chaque semaine.

Pour vous tous chers lecteurs, il est temps de tomber le masque : cette société s’appelle Axcellis et nous vous présentons sa fiche technique ci-dessous.

Le 18 Mai 2009

Axcellis Technologies

http://www.axcelis.com/

Nous avons acheté, Axcellis Technologies , Ticker Yahoo : ACLS
Le 18 Mai 2009

A un prix net de frais de : 0.4112 USD
Au 31 Mars 2009 : Son actif Net-Net s’élevait à 1.9384 USD
Le Ratio Net-Net est donc de : 0.2064
Au 31 Mars 2009 : son ratio de solvabilité s’élevait à : 110.11%

Présentation de la société

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La société Axcellis technologies a été fondée en 1995 à Beverly, Massachusetts.

Elle fabrique des implantations d’ions et divers équipements utilisés dans la fabrication de semi-conducteurs aux États-Unis, en Europe et en Asie.

Ses produits comprennent une ligne de haute tension pour diverses applications, et une ligne de plaquettes connue sous le nom de plate-forme Optima, qui comprend les Optima HD, l’Optima XE, Optima et le MD.

Elle fournit également des services, pièces de rechange, mise à niveau du matériel, entretien et formation client.

La société vend ses équipements et services par le biais de ventes directes et de distributeurs.

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Qu’avons-nous acheté dans cette société ?

Nous avons principalement acheté des liquidités pour 0.77$ par actions, un stock pour 1.36$ par action et des créances commerciales pour 0.20$ par action

En fait un actif courant pour une valeur de 2.48 $ par action du quel nous avons déduit l’ensemble des dettes de 0.54$ par action, soit un actif Net-Net de 1.94$ par action que nous avons payé 0.4112$ par action.

Nous remarquons tout d’abord que les liquidités de la société couvrent 1.4 X l’ensemble des dettes de la société, ce qui lui offre une solidité financière importante. Nous remarquons également qu’au prix payé pour acquérir des parts de cette société, que le marché nous offre une nouvelle fois l’ensemble des stocks gratuitement. Des stocks au 31 mars qui était constitués de 64% de matières premières, 24% de produits semi finis et 13% de produits finis……Cette ventilation nous laisse penser que la valeur du stock inscrite au bilan est conforme à la réalité et ne réservera pas de mauvaise surprise….

Le marché nous offre également en plus de ces stocks gratuits l’ensemble de l’immobilier de la société qui, en valeur d’acquisition, représente 0,77 $ par action.
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Durant l’année 2008, la société a généré une perte d’exploitation de 1,82 usd par action. C’est énoooorme nous direz-vous. Pas tant que cela si on se penche sur ce qui a entraîné cette perte. Ainsi, le rapport de gestion nous apprend que la société a supporté des coûts de restructuration (c’est-à-dire des coûts ponctuels destinés à améliorer la rentabilité future) pour 0,07 usd par action, des réductions de valeur sur des incorporelles et du goodwill de 0,89 usd par action (c’est frais sont en principe « one shot » et surtout constituent des charges non décaissées par la société) et enfin des frais de R&D (qui constituent plutôt des investissements destinés à assurer le futur de la société) pour 0,62 usd par action. Autrement dit, de la perte d’exploitation de 1,82, seuls 0,24 peuvent apparaître comme préoccupants.

En conclusion, nous estimons que les pertes d’Axcelis peuvent être couvertes par un collatéral très important. Et, finalement, les risques de mauvaise surprise nous semblent très limités.

Nous avons finalement vendu ce titre en mai 2010, en multipliant notre mise de départ par 5,39x (bagger).

Medialink : un vrai feu d’artifice

Et c’est au tour de Medialink de nous quitter pour cause de disparition de marge de sécurité. Dans ce cas, il ne s’agit pas d’une diminution de valeur patrimoniale ou d’une acquisition nébuleuse mais bien d’une formidable plus value.

Medialink vient de générer une plus value de 390 % après déduction des frais, soit un cours presque quintuplé par rapport au PRU et ce, en un peu plus de 6 mois.

Nous allons évaluer les successeurs potentiels à cette cendrillon redevenue princesse aux yeux de Mr Market et passerons probablement à l’action dès lundi. Les candidats ne manquent pas dans nos différentes watching list.
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Bye Bye Ikanos

 

A la clôture de la bourse américaine hier, nous avons vendu Ikanos. 

Comme nous l’avait fait remarqué notre ami Franck, Ikanos va acquérir une société présentant des fonds propres négatifs. Sur le plan strictement de la valeur patrimoniale, l’opération est apparue comme négative de notre point de vue : tout le cash d’Ikanos s’envole en fumée, un énorme goodwill va apparaître à l’actif et il va falloir absorber les dettes de la société acquise. 

Nous aurons donc mécaniquement une forte baisse de valeur patrimoniale que ce soit sur base du fond de roulement net ou de la valeur d’actif net tangible. 

Pourtant, il est probable que les deux entités fusionnées recellent pas mal de trésors cachés : les frais de R&D déboursés au cours d’une seule année par les deux entités sont largement supérieurs à leur capitalisation boursière cumulée. 

Cependant, nous devons nous demander si nous avons les compétences pour déterminer quelles sont ces valeurs cachées. Après débat entre nous, la réponse est clairement négative et c’est la raison pour laquelle nous nous voyons contraints de nous séparer d’Ikanos. 

La vente s’est donc effectuée hier soir, sans trop de douleur grâce à une plus value d’une vingtaine de pourcents après déduction des frais de change et de courtage. 

Dans la foulée, avec le cash dégagé, nous avons acquis une société américaine présentant un ratio net net de 0,21, une solvabilité de 85 % et un rapport valeur d’actif net tangible/cours de 606 %. 

Comme nous en avons pris l’habitude depuis quelques semaines, nous ne dévoilons plus sur ce blog tout de suite le nom des sociétés nouvellement acquises, préférant réserver l’exclusivité à nos abonnés « premium » et « top 5 ». A leur intention, nous leur signalons que la société acquise est la 2e classée sur la liste premium du 1er juin 2009. Nous allons d’ailleurs leur préciser le nom de ce challenger par mail.

Pourquoi nous privilégions l’approche bottom up …

C’est kwaa « bottom up » ? L’approche “bottom up” consiste à sélectionner des titres sans attacher une grande importance à l’examen d’un secteur industriel ou à l’étude de la conjoncture économique.
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Au contraire, l’approche « top down » commence par l’étude de l’économie à l’échelle nationale ou internationale pour poursuivre l’examen d’un secteur indus­triel en particulier et terminer en sélectionnant une ou plusieurs entreprises au sein de ce secteur.
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En parcourant hier l’excellent blog de notre ami Lupus, nous sommes tombés sur un article dans lequel David Loggia, gérant de fond de la réputée maison Carmignac Gestion prévoit une inflation relativement forte pour les 5 années à venir.
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Quelques clics et sites plus loin, nous tombons sur un autre article, sur le site de Reuter celui-là, dans lequel Vincent Chaigneau, stratégiste change et taux pour la Société Générale nous annonce un grand risque de déflation pour les années qui viennent.
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Hum … deux interlocuteurs sérieux et dignes de foi, deux articles présentant chacun des arguments cohérents, rationnels et convaincants et pourtant … deux prévisions totalement opposées …

Sur base du premier article, l’investisseur aura tendance à investir dans les actions et les matières premières ainsi que l’or physique.

Dans le deuxième article, on arrive plutôt à la conclusion qu’il convient de se positionner sur des obligations en USD.

Une chose est certaine en tout cas : un de ces deux illustres intervenants se trompe lourdement et d’ailleurs, ce sont peut-être les deux qui sont dans l’erreur.

Ce petit exemple démontre qu’il est très difficile, même pour des spécialistes, d’effectuer de bonnes prévisions conjoncturelles.

Et nous, qui ne sommes pas économistes et ne disposons pas du bataillon de diplômés de la Société Générale ou de Carmignac Gestion pour nous épauler, comment pourrions-nous prévoir l’avenir macro économique et en tirer des conclusions pertinentes pour nos investissements ? Et bien, c’est bien simple cher lecteur : nous ne le pouvons pas.

C’est la raison pour laquelle nous pensons qu’il n’y a que deux manières d’investir :

– Soit on achète des sociétés tellement solides, présentant une barrière contre la concurrence tellement infranchissable que, quelque soit l’avenir de l’économie mondiale, les résultats de celles-ci n’en seront pas affecté. A notre avis, des sociétés cotées comme cela, il doit y en avoir mais pas tant que cela. Et de plus, Mr Market nous en réclamera un bon prix.

– Soit on achète des sociétés tellement sous évaluées que, quelque soit la conjoncture mondiale des prochaines années, la valorisation tellement faible de ces société nous protège contre le pire.

N’allez pas déduire cher lecteur que nous rejetons en bloc toute analyse ou tout avis macro économique, loin de là. La preuve en est que nous avons lu avec un certain intérêt et dans leur entièreté les deux articles précités.

Mais nous pensons, tout comme Benjamin Graham, qu’il est préférable pour les investisseurs intelligents que nous tentons de devenir de se concentrer en priorité sur les entreprises elles-mêmes, tout le reste venant en sus.
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Bref, investissez dans des daubasses.
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