Vet’Affaires : vêtements et action à prix « hard discount »

Souvenez-vous cher lecteur, il y a quelques mois, nous vous avions raconté la passionnante relation « amour-haine » entre Mr Market et Vet’Affaires.

Vet’Affaires est une chaîne de distribution de vêtements active dans le « hard discount ». Elle repose sur un modèle assez original : chaque magasin appartient pour 25 % à ses gérants, le solde étant propriété de Vet’Affaires. Cette structure permet une compression des frais et une grande souplesse dans les heures d’ouvertures des magasins. Créé en 1987, le groupe comptait, au 31/12, 86 magasins situés en France.

Depuis notre première présentation, outre la clôture des comptes annuels, deux évènements marquants nous semblent dignes d’être relevés. Nous vous rappelons la décision de justice à l’encontre des frères Lesguer qui remet en cause le modèle économique même de Vet’Affaires.

Un deuxième évènement est la décision prise par la société de racheter plus de 20 % de ses actions en circulation à un cours de 13 euros. Cet évènement est selon nous très positif pour les actionnaires que nous sommes. Nous soupçonnons d’ailleurs que l’idée a du être soufflé à l’oreille de la direction par les gérants de quelques fonds value qui représentent dans le capital, ensemble, un poids beaucoup plus important que la direction. En effet, on retrouve au capital de Vet’Affaires, deux très bons gérants « dans la valeur » français que sont Didier Lemenestrel (Financière de l’Echiquier) et François Badelon (Amiral Gestion) qui détiennent ensemble plus de 21 % du capital de Vet’Affaires mais aussi et surtout Francisco Parames (Bestinver) considéré comme le « Buffett espagnol » (il se dit d’ailleurs que l’oracle d’Omaha a déjà pris conseil auprès du gérant de Bestinfond concernant d’éventuels investissements en Espagne). Bestinver détient 9,3 % de Vet’Affaires.

Nous allons, comme pour Passat, tenter de déterminer l’importance des marges de sécurité calculées sur les trois valorisations du groupe. Nous tenterons également de calculer l’impact de l’opération « rachat d’actions propres » sur chacune de ces trois valorisations.

1. Tout d’abord, la valeur de l’actif net net : celui-ci s’établissait à 20,13 euros le 30/06/08. Et fin 2008, qu’en est-il ? Que du bon cher lecteur, jugez vous-même : grâce à un travail en profondeur sur le stock, celui-ci s’est réduit de près de 6 mio d’euros. Et où retrouve-t-on ces 6 mio d’euros ? Ben oui forcément : dans la trésorerie qui augmente mécaniquement de 4 mio d’euros et dans la diminution de l’endettement aussi pour 4 mio d’euros. Résultat des courses : l’actif net net s’élève donc au 31/12/2008 à 21,32 euros en hausse de 6 % par rapport à la clôture semestrielle.

Et l’opération de rachat d’action propre alors ? Un instant cher lecteur, ne soyez pas impatient comme la jeune vierge à la veille de sa lune de miel … L’opération aura un double impact : diminution de la trésorerie et donc de l’actif net pour 4 550 000 euros … mais, dans le même temps, une diminution du nombre d’actions en circulation de 20,7 %. Au final, le fond de roulement net par action devrait s’élever à 23,49 euros par action, soit une hausse supplémentaire de 10 %.

Au cours actuel de 13 euros, la marge de sécurité sur l’actif net net est donc toujours de 44 % malgré la hausse de 73 % du cours depuis notre achat.

2. La deuxième marge de sécurité, nous la calculons sur la valeur de l’actif net de la société en cas de liquidation volontaire de celle-ci. Parcourons ensemble les différents postes de l’actif.

– Les immobilisations incorporelles : il s’agit, pour leur grande majorité, de « droit au bail ». En gros, le droit au bail, s’exerce quand l’espace est cédé à un autre commerçant. Le cédant demande a l’entrant, un petit plus, qui peut-être justifié, par un loyer inférieur (du au loyer fixé dans le bail antérieur) en rapport au prix actuel des loyers.

Nous pensons que ces droits au bail ont présente surtout de la valeur quand l’immobilier est en croissance et surtout, il ne vaut que pour autant que le bail perdure encore un certain temps. Dans cette optique, il nous semble qu’il convient de se montrer extrêmement prudent avec cette valeur et décidons de la reprendre pour 25 % de sa valeur nette d’amortissements soit 0,52 euros par action.

– Les immobilisations corporelles : deux grands postes dans cette rubrique. D’une part, des immeubles qui ont été acquis pour un prix équivalent à 2,79 euros par action. Nous décidons de conserver cette valeur. Ensuite, des aménagements et des installations techniques que nous estimons devoir valoriser pour une somme nulle : il est probable que dans le cas théorique d’arrêt volontaire des activités que nous imaginons ici, ces aménagements de magasin ne vaudront rien.

– Les autres actifs financiers sont en réalité, les garanties locatives déposées. Nous les reprenons pour leur valeur aux comptes soit 1,02 euros par action.

– Dans une optique d’arrêt des activités, nous reprenons le montant des impôts différés pour 0.

– Les stocks représentent le poste principal de l’actif : 48 % du total de bilan. Il est donc primordial de tenter d’être le plus précis possible concernant la valorisation de ce poste. Nous vérifions tout d’abord sa rotation : en 2008, le stock de marchandise a « tourné » 1,25 X, ce qui peut sembler peu. Cependant, si on calcule la rotation moyenne des exercices 2005-2006-2007, nous constatons qu’elle fut de 1,22. Autrement dit, le stock a tourné un peu plus rapidement durant l’année 2008 que la moyenne des 3 exercices comptables qui l‘ont précédé.

La direction a également acté des réductions de valeur de 0,6 % de la valeur totale de ce poste, ce qui nous semble peu.

Nous notons enfin l’énorme marge brute qui existe entre le prix d’achat des marchandises et leur prix de vente : en moyenne sur l’année et soldes comprises, une marchandise achetée à 100 euros est revendue à 208 euros. Cette marge brute très élevée procure une marge de sécurité appréciable sur la valeur du stock de vêtements qui est valorisé, rappelons le, au prix d’achat.

Nous n’avons évidemment pas l’ambition de déterminer, rien qu’à la lecture des rapports de gestion de Vet’Affaires, quelle est la valeur réelle des stocks de vêtements. Mais nous pouvons penser que ceux-ci sont raisonnablement évalués. Néanmoins, en cas d’arrêt des activités, il nous a semblé utile de prendre une marge de sécurité supplémentaire sur la valeur aux livres et avons décidé d’appliquer une décote de 10 % sur le montant de cette importante rubrique. La valeur que nous décidons de retenir pour le stock s’élève donc à 18,59 euros.

– Nous constatons que, sur l’ensemble des créances courantes, la société a acté des réductions de valeur pour 4 %. Nous pensons que ce montant peut correspondre à une certaine réalité et décidons de reprendre l’ensemble des créances à court terme pour leur valeur aux comptes soit 4,32 euros par actions.

– Enfin, les liquidités détenues par la société n’appellent aucun commentaire. Elles représentent 7,06 euros par actions.

– Nous déduisons évidemment de cet actif l’ensemble des dettes ainsi que les intérêts des actionnaires minoritaires des filiales dans les fonds propres. Ceci représente 10,71 euros par action

– Dans l’optique d’une mise en liquidation de la société, il existe encore un engagement, non repris au bilan, que la société devrait honorer : il s’agit de l’ensemble des loyers restant à courir sur les baux en cours. Ceux-ci représentent 12,5 millions d’euros. Evidemment, il serait probablement possible de sous louer ou de trouver un repreneur pour une partie de ces baux mais on peut néanmoins penser que Vet’Affaires devrait assurer elle-même une partie de ces coûts. Nous allons décider, de manière arbitraire (mais comment faire autrement ?) que notre hard discounter de la fringue devrait supporter un coût équivalent à 30 % des baux en cours soit une somme de 2,22 euros par action.

La valeur de l’actif net de Vet’Affaires dans une optique d’arrêt volontaire des activités s’élève donc à :

– droit au bail : 0,52 euros
– immeubles : 2,79 euros
– garanties locatives : 1,02 euros
– stocks : 18,59 euros
– créances : 4,32 euros
– liquidités : 7,06 euros
– dettes et intérêts des minoritaires : – 10,71 euros
– engagement de payer les baux en cours : – 2,22 euros

soit un total de 21,37 euros par action. Et devançons ici notre lecteur en estimant l’impact du rachat des actions propres si l’opération réussit : avec 4 550 000 de trésorerie en moins et 20,7 % d’actions en moins, la valeur d’actif net par action s’élèverait à 23,55 euros. Ce qui représente une décote de 44 % par rapport à son cours actuel de 13 euros.

3. Il nous reste à calculer la valeur de la capacité bénéficiaire de Vet’Affaires. Comme souvent, il s’agit du calcul le plus difficile. Divers éléments doivent être pris en compte : le risque que comporte la décision de justice concernant les statuts d’indépendant des gérants, la qualité de la direction qui ne nous semble pas avoir fait preuve de beaucoup de constance dans sa politique publicitaire ou encore le déclin constant des ventes à périmètre comparable.

A contrario, nous devons aussi tenir compte de l’amélioration constante de la marge brute et du peu de capitaux qui sont nécessaires à l’ouverture de nouveaux points de vente. Nous notons aussi que Vet’Affaires étant importateur en dollar, la société bénéficie d’un dollar faible. De là à dire que la société constitue une couverture pour notre portefeuille très orienté dollar, il y a un pas que nous ne franchirons évidement pas.

Comme vous l’avez certainement compris si vous nous lisez depuis quelques temps, nous accordons dans notre démarche, une importance prépondérante au patrimoine des entreprises que nous acquérons. Néanmoins, nous sommes encore plus heureux si celles-ci présentent une capacité bénéficiaire intéressante.

Selon nous, la capacité bénéficiaire d’une entreprise consiste en l’excédent de cash qu’elle génère après avoir payé ses frais et ses investissements de maintien.

L’année 2008 fut une année très correct pour Vet’Affaires qui semble enfin entamer sa recovery attendue depuis de longues années par ses actionnaires fidèles. Un dividende plantureux leur sera même versé en remerciement de leur longue attente. Cependant, les éléments que nous avons cités ci-dessus nous rendent assez méfiant vis-à-vis de la société et nous préférons nous baser sur les chiffres de l’exercice 2007, moins favorable, pour estimer le cash qui sera généré annuellement au profit des actionnaires dans le futur.

Nous prenons donc comme point de départ le résultat d’exploitation 2007 soit 3 728. Nous déduisons un montant forfaitaire de 35 % censé représenté l’impôt futur à payer en moyenne sur ce résultat. Nous y ajoutons les amortissements sur les immeubles puisqu’une fois amortis, ceux-ci ne devront pas nécessairement être remplacés. Après ces (peu) savants calculs, nous estimons donc le cash qui sera généré à l’avenir au profit des actionnaires à 2 736,2 ou 1,62 euros par action.

Ce montant, nous l’actualisons au taux des emprunts en euros sans risque (4,5 %) augmenté de 2,5 % pour le risque de hausse des taux d’intérêt, 1 % pour le risque « corporate », 1 % pour l’absence de barrière contre la concurrence et 1 % pour le fait que la direction ne nous semble pas exceptionnelle. La valeur de la capacité bénéficiaire de Vet’Affaires est donc établie à 1,62 / 10 % soit 16,20 euros par action. A cette valeur, il reste à ajouter les capitaux excédentaires de fin 2008, non nécessaires à l’exploitation de la société : nous prenons évidemment le cash et les liquidités soit 7,06 euro, nous déduisons une somme forfaitaire égale à 2 % du chiffre d’affaires, sensée représenter le « fond de caisse » nécessaire à Vet’affaires pour son exploitation soit 1,09 euro par action. Nous déduisons également les intérêts des minoritaires 0,49 euro ainsi que les dettes financières (3,87 euro). Il nous reste donc 1,61 euro par action de capitaux excédentaires que nous ajoutons à la valeur de capacité bénéficiaire de Vet’Affaires, ce qui la fixe à 17,81 euros par action. Quant à l’impact de l’opération de rachat d’actions propres, il serait, comme déjà énoncé plus haut, en cas de réussite, très positif : les capitaux excédentaires seraient certes amputés de 2,69 euros par action mais la capacité serait à répartir entre un nombre d’actions réduit. Au finale, celle-ci s’élèverait à 19,32 euros.

Finalement et malgré la hausse du cours depuis son acquisition, les différentes marges de sécurité sur ce super bradeur de chaussettes nous semblent toujours intéressantes. Jugez-en plutôt :

Décote sur la valeur du fond de roulement net : 39 %
Décote sur la valeur du fond de roulement net en cas de réussite de l’OPRA : 44 %

Décote sur la valeur de l’actif net : 39 %
Décote sur la valeur de l’actif net en cas de réussite de l’OPRA : 44 %

Décote sur la valeur de la capacité bénéficiaire : 27 %
Décote sur la valeur de la capacité bénéficiaire en cas de réussite de l’OPRA : 32 %

Et nous pouvons conclure notre analyse de la même manière que nous avions conclu celle de Passat : « Malgré sa hausse relativement sympathique, au cours actuel de 13 euros, Vet’Affaires n’a, selon nous, pas encore tout-à-fait épuisé son potentiel. »

Ikanos : Que s’est-il passé depuis notre achat ?

Le 26 Novembre 2008

Ikanos Communications

http://www.ikanos.com

Nous avons acheté, Ikanos Communications , Ticker Yahoo : IIKAN
Le 26 Novembre 2008

A un prix net de frais de : 1.1949 USD

Au 30 Juin 2008
Son actif Net-Net s’élevait à :2.6211 USD
Son Ratio Net-Net était de : 0.4558
Son Ratio de Solvabilité était de : 166.28%
Sa valeur d’Actif Tangible s’élevait à : 3.3487$

Au 31 décembre 2008 Son actif Net-Net s’élevait à : 2.4761 USD
Son Ratio de Solvabilité était de : 203.01%
Sa valeur d’Actif Tangible s’élevait à : 2.8616 $

Nous observons avec cette première mise à jour que la société Ikanos a vu son actif Net-Net diminuer de 5.53%, sa solvabilité a augmenté de 36.73%. Et son Actif Tangible Net a diminué de 14.54%.

Les raisons principales de cette diminution de l’Actif Tangible Net sont dues à la perte sur résultat de 1.41$ par action….Nous notons toutefois qu’une charge pour dépréciation d’actifs (une société achetée récemment par Ikanos et évaluée au prix du marché) a été actée pour 0.43$ par action….ainsi qu’une charge sur les investissements de la société comptabilisée au prix du marché pour 0,21 usd. Nous remarquons également la forte part de dépenses récurrentes en frais de recherche et développement de 1,49 usd par action. Autrement dit, le total des charges exceptionnelles et des « investissements dans l’avenir de la société » représentent 2,13 usd par action … alors que la perte nette de 2008 est de 1,41 usd par action.

Nous notons enfin que la société à dépensé 5.2 millions de liquidité pour racheter ces propres action, soit 0.17$ par action.

Présentation de la société.

La société Ikanos Communications a été fondée en 1999 à Fremont en Californie. La société commercialise des semi-conducteurs de haute performance et des logiciels. Ses clients sont principalement des fabricants d’équipement de réseau et les fournisseurs de services numériques.

Elle est présente en Chine, France, Inde, Japon, Corée et Singapour

Qu’avons-nous acheté dans cette société ?

Nous avons principalement acheté des liquidités pour 2.41$ par actions, un stock pour 0.44$ par action et des créances commerciales pour 0.51$ par action.

En fait un actif courant pour une valeur de 3.45 $ par action du quel nous avons déduit l’ensemble des dettes de 0.83 $ par action, soit un actif Net-Net de 2.62$ par action que nous avons payé 1.19$ par action.

Nous remarquons ici les liquidités très importantes de la société qui couvrent à elles seules 3 fois l’endettement total de la société. Le marché évalue donc nom seulement les stocks et les créances à 0 et ne semble même pas tenir compte à notre prix d’achat de 0.30$ de liquidités. Ce qui nous permet de penser que nous avons acheté cette société à un prix hors concurrence.

Au 31 décembre 2008

Nous constatons que les liquidités sont passées de 2.41$ à 2.18$ par action. Le stock est passé de 0.44$ à 0.43$ et les créances commerciales sont passées de 0.51$ à 0.42$ par action.

L’endettement total de la société est passé de 0.83$ à 0.62$ par action. Et nous remarquons que les liquidités de la société couvre plus de trois fois l’endettement total.

Nous estimons donc après cette première mise à jour que la société Ikanos, n’a pas subi de bouleversement majeur dans son bilan… au contraire elle renforce même substantiellement sa solvabilité.

Quelques lectures recommandées

Chers amis lecteurs,

Les informations que vous pouvez trouver sur ce blog, nous ne les avons pas « pondues » nous-mêmes : nous ne sommes pas superpondeuse loin de là. Ces informations et la philosophie que nous tentons d’appliquer sont la synthèse et la « substantifique moelle » d’un grand nombre de lectures parmi les plus pointues dans le domaine de l’investissement dans la valeur. En voici un aperçu.

Tout d’abord, toujours d’actualité et, contrairement à ce qu’on dit, pas du tout démodées : les trois oeuvres magistrale de notre maître absolu Benjamin Graham. Elles constituent ce qu’on pourrait appeler « L’ancien testament :

L’investisseur intelligent. Un livre de conseils pratiques

L’interprétation des Etats financiers : Version originale

Security Analysis 3RD Edition

Plus moderne et adaptant à merveille les enseignements de Graham à l’environnement moderne, le livre de Bruce Greenwald et de ses petits copains, le nouveau testament de l’investisseur « value » en quelques sortes. Selon nous, le meilleur livre traitant de l’investissement dans la valeur : Investir dans la valeur : De Benjamin Graham à Warren Buffett et au-delà

Pour ceux qui veulent les éléments leur permettant de creuser en profondeur les comptes annuels des entreprises, voici un joli trio assez intéressant :

L’essentiel de l’Analyse financière

Exercices d’analyse financière : Avec corrigés détaillés

Analyse financière et reporting avec Excel

Et enfin, trois grands classiques de l’investissement dans la valeur, même si leur philosophie est un peu plus éloignée de notre approche « daubasse » :

Et si vous en saviez assez pour gagner en Bourse

Le portefeuille de Warren Buffett

Le Petit Livre qui bat le marché

Nous vous souhaitons d’excellentes lectures !

Retractable Technologies – que s’est-il passé depuis notre achat ?

Retractable Technologies

http://www.vanishpoint.com/

Nous avons acheté, Retractable Technologies , Ticker Yahoo : RVP
Le 20 Janvier 2009

A un prix net de frais de : 0. 6264 USD

Au 30 Juin 2008
Son actif Net-Net s’élevait à : 1.4993 USD
Son Ratio Net-Net était de : 04802
Son Ratio de Solvabilité était de : 208.54%
Sa valeur d’Actif Tangible s’élevait à : 2.0201$

Au 31 décembre 2008
Son actif Net-Net s’élevait à : 1.1432 USD
Son Ratio de Solvabilité était de : 167.12%
Sa valeur d’Actif Tangible s’élevait à : 1.7540 $

Nous observons avec cette première mise à jour annuel que la valeur d’Actif Net-Net de la société Rétractable Technologies a diminué de 23.75% que la solvabilité a diminué de 41.42% et que la valeur d’Actif Tangible Net à diminué de 13.17%.

Les causes de cette diminution de l’actif net tangible sont les pertes récurrentes de la société (la société n’a quasiment jamais généré de bénéfice au cours des 10 dernières années).

Le paiement d’une créance fiscale représentant 0,1 usd par action a permis de maintenir le niveau de trésorerie à un bon niveau mais n’a pas empêché un léger tassement de la solvabilité.

Présentation de la société.

La société Retractable Technologies a été fondée en 1994 à Little Elm au Texas. La société développe et commercialise des produits médicaux axés sur la sécurité pour l’industrie de la santé aux Etats Unis et à l’international.

Les produits de la société sont conçus pour éviter et prévenir les blessures par piqûre d’aiguille et aussi pour éviter la contamination. Elle développe donc différents types de seringues y comprit pour les soins dentaires, des tubes de prélèvement sanguin, un adaptateur pour les cathéters.

Ces principaux clients sont les hôpitaux, cabinets médicaux particuliers, les forces armées, les prisons….

Qu’avons-nous acheté dans cette société ?

Nous avons principalement acheté des liquidités pour 1.48$ par actions, un stock pour 0.31$ par action et des créances commerciales pour 0.12$ par action

En fait un actif courant pour une valeur de 1.93 $ par action du quel nous avons déduit l’ensemble des dettes de 0.43 $ par action, soit un actif Net-Net de 1.49$ par action que nous avons payé 0.62$ par action.

Nous remarquons ici que le marché évalue, non seulement les stock et les créances à zéro, mais aussi ne prend en compte que 60% des liquidités après y avoir retranché l’ensemble des dettes de la société , ce qui nous permet d’acheter la société avec une marge de sécurité très importante.

Au 31 décembre 2008

Nous constatons que les liquidités sont passées de 1.48$ à1.40$ par action que les stocks, sont passé de 0.31$ à 0.27$ par action et que les créances commerciales sont passée de 0.12$ à 0.14$ par action. La rotation des créances commerciales dépassant la moyenne de rotation de 20% des trois derniers exercices a fait l’objet d’un léger redressement, impactant la valeur D’actif Net-Net de 0.018$ par action.

La dette total de la société est quand à elle passée de 0.43$ à 0.69$ par action.

Nous estimons que l’impact de la crise est bien présent dans le bilan de la société Retractable Technologies et qu’il y a eu détérioration de plusieurs points depuis notre achat et l’analyse du bilan de Juin 2008.

Toutefois, les liquidité de la sociétés restent très importantes et représentent encore aujourd’hui 2 Fois l’ensemble des dettes… Et par conséquent la société présente une solvabilité nettement supérieure à la moyenne des société présentes dans notre portefeuille…

Nous notons aussi que la société est propriétaire d’immeubles dont la valeur d’acquisition représente 0,24 euros par action, ce qui représente une marge de sécurité supplémentaire.

Tout ceci devrait permettre, selon notre point de vue, à Retractable Technology de traverser la crise de manière satisfaisante.

Nous avons vendu nos titres Retractable Technologies 1er septembre 2009, avec une plus-value nette de +148%.

24 Novembre 2008 – 24 Mai 2009 : Notre Nourrisson, Pierre-Louis « Daubasse » a soufflé hier Dimanche sa première demi-Bougie…. !!!!!


« Pierre Louis a fêté ses 6 mois aux Fruits Frais »

Nous vous proposons donc après 6 mois d’existence de rendre public son carnet de santé.

Origines ou Répartition au 24 Mai 2009

65,65% Américaine
11.25% Chinoise
9.77% Anglaise
9.61% Française
3.72% Canadienne

Si son carnet de santé est libellé à hauteur de 80.62 % en Dollar US , 9.77% en Livre Sterling et 9.61% en Euro, la répartition par pays est assez différente comme vous pouvez le constater.

Concours mensuel de Beauté ou sur performance global au 24 Mai

Nous n’avons pas pu nous empêcher au cours des mois écoulés de comparer notre Nourrisson « Pierre-Louis Daubasse » à d’autres nouveaux-nés.


« Pierre-Louis péparé pour son concours du 31 janvier 2009 se soldant par 21 points d’avance sur Charles-Antoine à l’unanimité du jury »

Voici donc le résultat des 7 concours de beauté auquel « Pierre-Louis » a participé opposé au poupon désigné, « Charles-Antoine » Tracker MSCI World.

Comme vous pouvez le constater sur le graphique que vous pouvez agrandir en cliquant « Pierre-Louis » a remporté 6 concours sur les 7 concours de beauté organisés, fin de mois. En décembre, légèrement enrhumé, Charles-Antoine est parvenu à le devancer malgré tout de quelques points, même s’il saignait légèrement du nez quand il s’est présenté devant le jury. Le temps n’était pas au beau fixe.

La performance de Pierre-Louis en 2009 et sa performance totale depuis le 24 Mai, ne laisse aucun doute, sur celle de Charles Antoine…..Toutefois quelques jeunes mamans laissant transparaître une pointe de jalousie, bien normale, nous ont demandé de comparer également le nourrisson dénommé « Jack » Tracker Russell 2000 », aux « petites » origines 100% américaines….Si la comparaison d’un nourrisson « Small cap » 100% Américain, ne nous semble pas pertinente, nous avons malgré tout accepté de bon cœur la comparaison….

 

 De haut en bas : Pierre-Louis , Charles-Antoine et Jack

La performance de ces trois nourrissons de 6 mois est exprimée en Euro et avec dividende réinvesti.

En 2009

Pierre-Louis « Daubasse » ————————– + 66.66%
Charles-Antoine « Tracker MSCI World » ——— +5.50%
Jack « Tracker Russell 2000 »————————- -3.55%

Depuis le 24 Novembre, soit sur 6 Mois

Pierre-Louis « Daubasse » ——————— + 60.50%
Jack « Tracker Russell 2000 »—————– +2.78%
Charles-Antoine « Tracker MSCI World—— +2.27%

Nous n’avons pas de commentaire sur ce résultat, les chiffres parlant d’eux même. Nous ne voudrions pas envenimer la jalousie de jeunes mamans à l’égard de Pierre-Louis…!!! Mais nous ne pouvons pas nous empêcher d’attirer votre attention sur le regard des 3 nourissons…..Et en déduire que le regard de Pierre-Louis est d’une détermination trempée dans l’acier…..

Les vaccins et maladies ou les bagger’s et faillites au 24 Mai

Sur le carnet de santé de Pierre-Louis « Daubasses » , nous comptons aujourd’hui 9 vaccins. En fait, il n’a pas versé une seule larme lors des piqûres, au contraire à chaque fois, il a semblé joyeux, en regardant le distributeur agité par le docteur….Ce distributeur à l’effigie de Ted Williams, le plus grand joueur de Base-Ball de tout les temps….envoie des petites pastilles « M&M’s », d’un coup de batte, directement dans la bouche, avant et après la piqûre….C’est amusant, mais nous nous sommes quand même demandés comment le docteur arrivait a seulement se procurer des pastilles de couleur Rouge, Orange ou Jaune et jamais aucune verte, bleu ou grise…..

Le nom et l’adresse du docteur au cas ou vous en auriez besoin : Karl « Hitter » , 450 Boulevard Graham, à Dodsville.

Les bagger’s de « Pierre-Louis », en Euro au 24 Mai 2009


Zhone Technologies – 4,00 Bagger’s – en 175 jours (vendu le 18 Mai 2009)
Tuesday Morning – 3,34 Bagger’s – en 177 jours (vendu le 20 Mai 2009)
Barrat Developement PLC – 2,90 Bagger’s – (Actuellement en portefeuille)
Moore Art & Craft – 2,79 Bagger’s – (Actuellement en portefeuille)
Neurometrix – 2,55 Bagger’s – en 144 jours (vendu le 17 Avril 2009)
Telestone Technologie – 2,43 Bagger’s – (Actuellement en portefeuille)
WPT Entreprise – 2,43 Bagger’s – (Actuellement en portefeuille)
Coast distribution Systems – 2,19 Bagger’s – (Actuellement en portefeuille)
Westell Technologies – 2,13 Bagger’s – (Actuellement en portefeuille)

Théoriquement ces 9 Bagger’s, nous permettraient de faire face à 15 faillites, sur les 28 sociétés restantes du portefeuille……Mais comme cela reste théorique donc, nous pensons juste que Pierre-Louis a acquis une excellente immunité au cours de ces 6 premiers mois d’existence et pourra affronter sans mal, mauvais temps et autre virus qui flottent toujours dans l’air malgré l’arrivée du printemps .

Les faillites de « Pierre-Louis », en Euro au 24 Mai 2009

Toujours pas de jour d’hôpital et de visite à la morgue à signaler, pour Pierre – Louis.

C’est vrai que nous relevons quand même une super grippe sur Phoenix Footwear qui à été éradiquée avec une perte de poids de Pierre-Louis de –56%, le 22 Avril 2009 le jour de la vente urgente de cette société….

Et également des transferts forcés ou volontaires, dans le centre « Rose » de rééducation après léger accident de la route : des sociétés Airspan et Sport Halley étant passé du Nasdaq au Pink Sheet.

Mais comme voici 6 mois, nous n’excluons toujours pas l’une ou l’autre faillite et donc visite à la morgue de Pierre-Louis…..Dans les prochains mois.

Aucun faillite a signaler au 24 Mai 2009….!!!!

En conclusion comme tous les pères comblés par leur progéniture, nous sommes plutôt fiers de notre Nourrisson, mais nous aimerions le voir
grandir, avec les mêmes qualités qu’aujourd’hui. Nous savons donc en Papa responsable que le bout du chemin n’est pas encore à l’ordre du jour et nous sommes réalistes également sur le fait que l’un ou l’autre accident voir gros accident de parcours peut survenir à tout moment. Notre trousse premiers soins pour gros Bobo, reste donc à portée de main…..!!!!

Ah, oui, j’oubliais, il est aussi toujours possible de faire partie de la famille de Pierre-Louis « Daubasse », en cliquant ici….!!!!

Nous, on aime les actions !

Dans un article précédent, nous vous avions expliqué que l’investissement « value » pouvait s’appliquer sur n’importe quel support «évaluable » comme les immeubles, les obligations ou les actions.

Nous-mêmes dans nos portefeuilles personnels appliquons la « valeur » sur ces différents supports.

Cependant, nous avons une préférence assez marquée pour l’investissement en actions.

Mais pourquoi une telle exclusive allez-vous nous demander ?

Parce qu’il s’agit, selon nous, du support d’investissement procurant le meilleur rendement, ce qui, en soit, est une raison largement suffisante pour y investir.

Les actions sont tout d’abord le support à meilleur potentiel en fonction de la période que nous vivons actuellement.

– Nous ne sommes pas capables de déterminer si le marché a touché le fond en mars ou si un ou plusieurs autres « coups de tabac » doivent encore se produire.

– Nous ne savons pas si la reprise économique est pour fin 2009, 2010 ou plus tard.

– Nous ignorons si une « crise finale » ponctuée par la faillite des états dont certains économistes se font les oracles se produira ou non.

– Et même, nous sommes dans l’incapacité de déterminer si Warren Buffett, le meilleur d’entre nous tous, gagnera ou pas le pari qu’il a fait en émettant des options put sur le S&P 500 avec échéance 2019 (même si, en général, l’avenir finit toujours par donner raison à Warren).

Par contre, nous avons une forte conviction que les actions sont, aujourd’hui, fortement sous évaluées. Et qu’il s’agit d’un support d’investissement avec lequel nous obtenons la plus forte marge de sécurité.

Mais les actions sont aussi de manières plus générales attrayantes sur le long terme mais aussi plus sûr  pour autant qu’on investisse … à long terme, le plus sûr …

Oui oui vous avez bien lu cher lecteur, nous osons écrire qu’avec un horizon d’investissement de 20 ans, les actions constituent un investissement moins risqué que les obligations … et nous vous assurons que nous n’avons pas abusé du champagne que nous avons sablé lors de nos dernières plus-values.

Pour asséner avec force une telle affirmation, nous nous basons sur une étude, assez célèbre, de Jérémie Siegel de l’université de Pennsylvanie. Monsieur Siegel a étudié les rendements obtenus en actions et en obligations entre 1802 et 1992. Ce rendement, il l’a calculé en tenant compte à la fois des dividendes distribués mais aussi de l’inflation afin d’obtenir un rendement « réel ».
Jérémie Siegel a mesuré, entre autre, le rendement réel obtenu durant toutes les périodes de 20 années glissantes. Et c’est là que la surprise est totale : pour les actions, la meilleure période de 20 ans a généré un rendement réel de 12 % et la moins bonne un rendement réel de 1 %. Par contre, pour les obligations, la meilleure période procura aux obligataires un rendement de 9 % et la moins bonne de … – 3 %.
.


Autrement dit, contrairement aux obligations, les actions ont toujours procuré un rendement réel positif et, de plus, l’écart entre la meilleure performance et la moins bonne performance est moindre en actions qu’en obligations. Les actions sont donc moins risquées que les obligations … sur des périodes de 20 ans. CQFD …

Nous avons, avec les maigres données à disposition de « petits boursicoteurs du dimanche » que nous sommes, voulu vérifier la fiabilité des thèses de Jérémie Siegel.

Nous avons analysé 3 bear markets :

Celui qui commence en octobre 1929
Celui qui commence en janvier 1974
Celui qui commence en mars 2000

En tenant compte de l’inflation et des dividendes, l’investisseur qui a acheté « l’indice S&P 500 » en octobre 1929 a du attendre juillet 1936 pour récupérer son capital en dollar constant.

« Bizarre alors que l’histoire veut que la bourse américaine a du attendre plus de 20 ans pour retrouver son niveau.  »

Exact cher lecteur mais cette histoire ne tient souvent pas compte des dividendes et surtout, oublie que les années 30 furent marquées par une déflation terrible et que de 1929 à 1936, le taux d’inflation fut négatif de plus de 3 % par an. Autrement dit, sur cette période, les actions ont constitué une bonne protection contre la déflation.

Par contre, l’investisseur qui a acheté l’indice S&P 500 en janvier 1974 a du attendre un peu plus longtemps pour récupérer son investissement en dollar constant, 8 ans et 10 mois exactement mais, effectivement, largement moins que les 20 ans prônés par Monsieur Siegel.

Enfin, celui qui a investi en mars 2000 a obtenu en avril 2009, soit 9 ans et 1 mois plus tard, un rendement négatif de 6,29 % par an. Ceci tend à confirmer que nous nous trouvons peut-être dans le plus grand marché bear de l’histoire.

Pour conclure cher lecteur, rappelons que cette étude a été menée sur des indices. Or, l’investisseur « value » n’achète pas des indices mais bien des entreprises. Les résultats obtenus peuvent donc être tout autre. Quant à nous, modestes chasseurs de daubasses, nous n’achetons même pas des entreprises mais des stocks, des créances et du cash offerts à bon prix par Mr Market. Alors, est-ce que finalement nous sommes concernés par cette étude de Jérémie Sigel ?

Passat est bien mieux que passable …

— nous avons finalement vendu cette société en juin 2009 en réalisant une plus-value de +100% en 7 mois

 

Souvenez-vous cher lecteur … il y a un peu plus de deux mois, alors que seuls les comptes S1 de notre spécialiste du corner video étaient disponibles, nous nous étions lancés dans le calcul de trois valorisations différentes permettant de déterminer trois marges de sécurité différentes.

Depuis cette analyse, le cours de Passat s’est apprécié de plus de 40 %. Est-ce à dire que nos trois marges de sécurité sont épuisées ?

C’est ce que nous allons tenter de déterminer en nous penchant sur les comptes annuels de 2008, enfin disponibles.

D’abord un petit rappel : c’est quoi Passat ? Une bagnole ? Mais non cher lecteur vous n’y êtes pas. Passat est le leader européen du « video corner » c’est-à-dire la vente assistée par l’image. Passat propose ses produits, implantés dans des espaces de ventes agrémentés par des animations vidéo. La société utilise également les canaux du téléachat et de la vente par correspondance pour écouler ses produits. Ses produits se retrouvent dans les domaines de l’outillage, du bricolage, du jardinage, des produits ménagers et électroménagers, des loisirs ou encore de la forme. La société est active essentiellement en France, en Espagne, au Portugal et aux Etats-Unis.

Mais que sont devenues les 3 marges de sécurité ?

La première marge de sécurité était calculée sur la base, classique pour les chasseurs de daubasses que nous sommes, du fond de roulement net. Celui-ci s’établissait à 3,85 euros par action sur base des comptes du premier semestre 2008. Et au 31/12/2008, que constatons-nous ? Nous constatons qu’essentiellement grâce à une diminution de l’endettement (résultant du bénéfice de l’exercice et de la vente enfin réalisé de l’entrepôt espagnol inutilisé depuis la mi 2007), nous constatons disions-nous une augmentation de cette « valeur d’actif net net ». En effet, celle-ci passe en 6 mois de 3,85 euros à 4,47 euros. Ce qui porte la marge de sécurité à 53 % par rapport à notre prix d’achat et 31 % par rapport au cours du jour de 3,10 euros.

La deuxième marge de sécurité que nous vérifions est calculée sur l’ensemble des actifs de l’entreprise. Nous allons parcourir poste par poste le bilan de la société et entamer une comparaison avec ces mêmes postes 6 mois plus tôt.

– nous voyons d’abord des immobilisations incorporelles : il s’agit d’une part de licence de logiciel informatique et d’autre part de brevet pour la commercialisation de bûche de ramonage. De plus, courant 2008, la société a acquis un brevet supplémentaire pour la commercialisation du gant anti chaleur. En cas de mise en liquidation de la société, il est clair que les licences informatiques ne vaudraient pas « tripettes ». Nous considérons qu’elles vallent 0. Par contre, on peut supposer que les 2 brevets de commercialisation pourraient effectivement se négocier. Par prudence, reprenons les pour la ½ de sa valeur nette d’amortissements soit 0,15 euros par action.

– Deuxième postes de l’actif : les écarts d’acquisition. Il s’agit de la différence entre le prix payé pour acquérir une société et la valeur de ses fonds propres. Très clairement, une telle différence se justifie par une rentabilité élevée de la filiale acquise. En cas de mise en liquidation de Passat, il est plus que probable que ces écarts d’acquisition ou « goodwill » ne vaudront rien.

– Viennent ensuite les immobilisations corporelles composées d’immeubles, d’aménagements ou de matériel audio-visuel. Ici aussi, nous pensons qu’il convient de nous montrer prudent en cas de scénario d’arrêt des activités : le matériel vidéo a une durée de vie très courte et les aménagements et agencements ne vaudront rien. Reste l’immobilier. En réalité, deux entrepôts situés en France pour une surface totale de 7 100 m². Le coût d’acquisition de ces deux bâtiments, avant amortissements, est de 0,31 euros par action. Nous pensons pouvoir retenir cette valeur prudente.

– Nous reprenons également les actifs d’impôt différés pour 0 dans une optique de cessation des activités.

– Quant aux immobilisations financières, nous n’avons pas vraiment d’explications suffisantes pour nous forger une idée sur leur valeur reprise au bilan. De plus, leur montant est vraiment insignifiant. Nous décidons donc de les reprendre pour la moitié de leur valeur inscrite, soit 0,02 euro par action.

– Concernant l’actif, il nous reste à vérifier que les stocks et les créances sont effectivement bien « réalisables » dans des conditions « normales ». Le calcul du délai moyen de paiement client au 31/12/08 nous démontre que celui-ci est de 111 jours. « C’est long » nous direz-vous … exact mais on constate que la moyenne des trois exercices précédents était de 126 jours. On peut donc considérer qu’il n’y a pas eu de dégradation dans la qualité des crédits accordés aux clients.

– De même, nous calculons la rotation des stocks au 31/12/08 à 3,22 alors que la moyenne des 3 derniers exercices est de … 2,13. Ici aussi, on peut raisonnablement considérer que les stocks sont évalués à leur juste valeur.

– Il nous reste un dernier point à vérifier avant d’établir la marge de sécurité maximum dont nous disposons pour Passat : existe-t-il des engagements hors bilan ? Nous trouvons essentiellement des cautions de la maison-mère au profit des filiales qu’il n’est pas utile de prendre en compte étant donné que ces engagements se situent à l’intérieur du groupe. Par contre, il existe un engagement d’attribution gratuite d’actions aux managers pour 104 700 titres. Au cours actuel de 3,10 euros, cela représente une somme de 0,08 euros par action.

En résumé, nous établissons le « collatéral » (pour reprendre le terme utilisé par nos amis « Les investigateurs financiers« ) de Passat au 31/12/2008 à :

 – fond de roulement net : 4,47 (3,85 au 30/06)

– brevet commerciaux : 0,15 (0,08 au 30/06)

– immeubles : 0,31 (0,31 au 30/06)

– actifs financiers : 0,02 (0,01 au 30/06)

– entrepôt espagnol : vendu (0,05 au 30/06)

– engagement d’attribution d’actions gratuites aux dirigeants : – 0,08

soit un actif prudent en cas de cessation d’activités de 4,87 euros , en hausse de 14 % par rapport au 30/06/08. « ma petite entreprise … connaît pas la crise » comme l’aurait chanté le très regretté Alain Bashung. La marge de sécurité s’élève donc à 56 % par rapport à notre prix d’achat et 36 % par rapport au cours actuel.

Comme vous l’avez certainement compris si vous nous lisez depuis quelques temps, nous accordons dans notre démarche, une importance prépondérante au patrimoine des entreprises que nous acquérons. Néanmoins, nous sommes encore plus heureux si celles-ci présentent une capacité bénéficiaire intéressante.Pour Passat, nous nous attendons à des exercices 2009 et 2010 difficiles sur ce point. Mais à long terme, nous ne voyons pas pourquoi la société ne pourrait pas générer une capacité bénéficiaire équivalente à celle générée en 2007. Considérer que la capacité bénéficiaire 2007 serait la capacité bénéficiaire moyenne générée dans le futur par Passat nous semble prudent : ce fût une très mauvaise année pour l’entreprise et la capacité bénéficiaire générée en 2008 fut de 74 % supérieure à 2007.

 

Selon nous, la capacité bénéficiaire d’une entreprise consiste en l’excédent de cash qu’elle génère après avoir payé ses frais et ses investissements de maintien. Nous sommes partis du résultat d’exploitation soit 2 212.Nous y avons ajouté les amortissements sur les immeubles (car nous considérons qu’une fois amortis, ils ne devront pas être remplacés) soit 80. Nous avons calculé un impôt moyen sur le résultat opérationnel de 35 % soit 774. Nous considérons donc qu’à long terme, Passat générera un excédent de cash annuel moyen de 1 512 ou 0,36 euros par an.

Ce montant, nous l’actualisons au taux des emprunts en euros sans risque (4,5 %) augmenté de 2,5 % pour le risque de hausse des taux d’intérêt, 1 % pour le risque « corporate », 1 % pour la cyclicité de l’activité, 1 % pour l’absence de barrière contre la concurrence et 1 % pour le fait que la direction ne nous semble pas exceptionnelle. La valeur de la capacité bénéficiaire de Passat est donc établie à 0,36 / 11 % soit 3,28 euros par action. A cette valeur, il reste à ajouter les capitaux excédentairesde fin 2008, non nécessaires à l’exploitation de la société : nous prenons évidemment le cash et les liquidités soit 1,95 euro, nous déduisons une somme forfaitaire égale à 1 % du chiffre d’affaires, sensée représenter le « fond de caisse » nécessaire à Passat pour son exploitation soit 0,1 euro par action. Nous déduisons également les intérêts des minoritaires 0,1 euro ainsi que les dettes financières (0,51 euro). Il nous reste donc 1,34 euro par action de capitaux excédentaires que nous ajoutons à la valeur de capacité bénéficiaire de Passat, ce qui la fixe à 4,62 euros par action.

L’analyse des comptes 2008 de Passat nous semble tout-à-fait concluante :

Alors que le cours s’est apprécié de 40 % depuis notre première analyse, nous constatons :

– une hausse de 16 % de la valeur du fond de roulement net à 4,47 eur
– une hausse de 14 % de la valeur de l’actif en cas de cessation volontaire des activités à 4,87 eur
– une hausse de 28 % de la valeur de capacité bénéficiaire à 4,62 eur

Tout ceci nous amène à la conclusion que, malgré sa hausse relativement sympathique, au cours actuel de 3,10 euros, Passat n’a, selon nous, pas encore tout-à-fait épuisé son potentiel.

Tuesday Morning : merci et bon vent !

Nous poursuivons nos opérations d’arbitrage en vue d’améliorer les ratios de notre portefeuille. Ce soir, c’est au tour de Tuesday Morning : en nous octroyant une plus value de plus de 230 % après déduction des frais de courtage et de change en moins de 6 mois, cette daubasse peut nous quitter le coeur léger, sa mission accomplie. Certes, nous pensons que ce distributeur d’articles cadeaux n’avait pas encore donné tout ce qu’il avait à nous donner mais face à l’importance de la sous évaluation de plusieurs des actions de notre watching list, nous avons préféré prendre notre plus value et nous replacer sur des supports nettement moins honéreux.

Pour la remplacer, deux challengers qui vont avoir fort à faire pour soutenir la comparaison.

Il s’agit de deux sociétés américaines, l’une a été achetée à un ratio « net net » de 0,27 et un ratio « actif net tangible/cours » de 407,8 %. Sa solvabilité est de 153 %. Pour l’accompagner, nous avons déniché une autre daubasse présentant une sous évaluation presque similaire : ratio net net de 0,25, VAT/cours de 343 % et solvabilité de 98 %.

Comme nos deux précédents achats, nous ne dévoilerons pas tout de suite les noms de ces deux daubasses à la beauté cachée et ce, afin de permettre à nos abonnés de se positionner.

A leur attention, nous leur signalons toutefois qu’une de ces sociétés est la 3e de la liste « top 5 » du 18 mai. L’autre se trouve sur la liste « premium » et nous les avertirons par mail du nom de celle-ci.

Quoi qu’il en soit, les deux arbitrages que nous venons de réaliser devraient, nous l’espérons, améliorer le potentiel global de notre porfefeuille.

A toutes fins utiles, nous rappelons que vous pouvez, vous aussi, bénéficier de la primeur de ces infos. Pour tout renseignement, rien de plus simple : cliquez ici

Chasser la Daubasse, c’est quoi au juste….. ?

Pour chasser la Daubasse, vous avez en fait juste besoin d’une pioche et d’une barre de fer… !

L’important étant de retourner le plus de pierres possible, comme dirait Anthony Bolton de Fidelity. Par pierre, il faut bien entendu comprendre société, voir ce qui se cache dans le bilan d’une société.   

Donc en fait, il est fortement conseillé d’emporter dans la chasse aux « Daubasses », pas mal d’huile d’index (entre 0.30 cl et 0.75cl, selon l’entraînement du chasseur) pour être en mesure de cliquer d’un rythme alerte sur votre souris….

 Huile d’index Bio produite par Archer Daniels Midland Company

Un chasseur de « Daubasses » choisira toujours une souris noire de préférence, pour ses pérégrinations….Les souris grises par exemple perdent leur poil trop vite et laissent des traces sur leur petit dos, a force de mouvements. Même les souris génétiquement adaptées Logitech, souris de top, n’y échappent pas…. !!!

Le chasseur de Daubasse, boit volontiers avec ses rabatteurs, jusqu’à plus soif, mais ne fait confiance qu’a ce qu’il a vu et calculé, calculé de mémoire d’abord, avec sa calculette ensuite, au-delà de 50-60 « pierres » levées, surtout quand les milliards d’actifs se mêlent aux millions d’actions, ou quand la livre Streling du bilan est en traduction automatique Google en Pound ou Pence sur le cours …..Une vrai Daubasse, finit invariablement chez Microsoft, sur un petit tableur Excel, mis au point en son temps par notre ami Marc de V&C…..Et est passé au crible de quelques formules….

 Rabateurs 

Au début, le chasseur de Daubasses, chasse avec un permis entièrement gratuit, sur la toile, allez, le Net, pour les branchés de la chasse !!! il fait sa petite cuisine, seul comme un grand…. ce sont ses premiers rabatteurs, Yahoo et les sites des bourses qui renseignent les proies, tombées en l’honneur de la crise … !!!…..Mais au fur et à mesure qu’il trouve des Daubasses, il devient plus exigeant et veux allonger sa liste, sur ses petits tableurs…….Le chasseur de Daubasse, se met à rêver à des rabatteurs plus performants, tout en continuant son dur labeur, comme dans la parabole du Laboureur…..Ou l’homme de la terre, se met à penser que ses deux Brabançons ( Belge… !!! Oui nous y croyons encore), pourrait être remplacés par un tracteur Ferrari….. !!!!! Non l’homme de la terre n’est pas sénile, Ferrari sous marque Goldoni, produit de superbes tracteurs…..L’homme n’a que 48 ans, ce n’est pas l’age de la sénilité voyons… !!!!!  

Notre chasseur de Daubasse, plein de rêves donc et de toujours plus, pense alors aux rabatteurs payants. Jean-Paul Nav Ben, Eric Asset Graham…..De gros producteurs de Daubasses sans le moindre labeur, pense-il, des screeners murmure-t-on dans les milieux autorisés…..Et il fait le pas difficile de la main à l’escarcelle… !!! Pour s’offrir deux rabatteurs qui vont à la fois le faire réduire sa consommation d’huile d’index et épargner le petit dos rond de sa souris grise Logitech, déjà tout râpé…. !

    Jean-Paul Nav Ben, Eric Asset Graham et leur secrétaire

Le chasseur de Daubasse est déçu….par les faux signaux sans labeur de ces deux rabatteurs coûteux que sont Jean-Paul Nav Ben et Eric Asset Graham….qui roulent en Ferrari –Goldoni.

       

Chasseur de Daubasse à Jeun

  Un chasseur de Daubasse, à jeun, doit se rendre compte que pour 1000 pierres levées, il ne trouvera que 50 daubasses réelles, s’il contrôle bilan après bilan, et qu’il soit laché dans la nature avec ses deux brabançons, sa pioche et sa barre de fer ou qu’il ait engagé Jean-Paul Nav Ben et Eric Asset Graham, pour chercher à sa place ne change rien. C’est 5%, dans tous les cas de figure et s’il bosse dur.

 Nos premières 452,536 pierres retounées, à l’avant plan les millième de pierre, du gravillons en fait..!!!

Oui, sur ce blog incontournable et décalé, « Les Daubasse selon Benjamin Graham » nous avons sans doute dû lever plus de 4000 pierres, avec nos deux Brabançons, notre souris grise et Screener Jo Inc……, pour avoir dans nos petits tableurs Excel, 200 Belles Daubasses, boudées massacrées par le marché, que tout le monde rejette…..….Les idées instillées dans la presse, comme la fin du capitalisme, nous ont beaucoup aidé, nous devons vous l’avouer sincèrement…. !!!!

 Ce travail de chasse de 8 mois, s’il semble payant aujourd’hui, nous laisse aussi froid qu’un Cobra dans le désert de Mojave regardant débarquer les premiers chercheurs d’or autour de 1870 après Jésus-Christ. Car un chasseur de Daubasses, n’est pas là pour encaisser 60-70%, mais pour multiplier sa mise par 3 ou 4 au minimum….C’est ensuite qu’il prend une douche et rase sa barbe à la Walt Whitman….Et écrit un poème brut de décoffrage, pour l’occasion….. !!!

 

« Daubasses, enlassées dans un éther de strass « 

Je vous ai chassé au péril de mes bourses, dans le désert du NYSE, au bord de l’AMEX, à la frontière de L’Euronext dans le vent, la poussière et la caillasse.

J’y ai laissé Logitech, ma souris grise, ma flèche pur sang, pour une sans nom, au poil terne, noir, made in Shangai…., limace, va !

J’ai affronté serpent, cactus, pistoleros au yeux hagards, près à vous dézinguez dans le petit matin lumineux des poker d’as.

J’ai chevauché le vide sidéral de vos bilans, pour compiler vos chiffres sans sourires sur vos lèvres salaces.

 Espace au bord du naufrage, jonché de cloaques ou de femmes fatales,  surprise douce amer ou sans retour, vous avez  incrusté une mine d’or dans ma rétine  de guerrier  Thrace….!

De Blade Runner de palace, de chasseur de Daubasse…….

 « Daubasse Hunter’s »      

En fait, nous voulions simplement vous dire que si l’équipe, des « Daubasse selon Benjamin Graham » est incontournable et décalée, il y a derrière ces élucubrations et performances solides et trébuchantes, un sacré travail de fond, mis au point après des mois de discussions et réflexions….

  Travail de fond avec notre collaboratrice principale….!!!!

Nous sommes également conscient que la chasse à la daubasse, est une chasse d’une saison qui ne peut pas s’éterniser et que si nous avons eu le bon réflexe de nous inscrire au club Benjamin Graham dans la petite localité de Doddsville, notre travail d’investisseur est plus important que notre talent sur ce coup fourré de MMMMister le Market…en pleine maniaco dépression .. !!!!! Allez, ne rigolez pas, tout les diagnostics, l’on diagnostiqué….. !!!!

Mais nous travaillons déjà, pour l’après Daubasse avec les leçons de « Big Walt » Schloss, dans la main droite et celles de Ben dans la main gauche, pour tenter de vous prouver que si nous savons travailler parfois très dur dans une occasion unique de ce genre, nous avons aussi du talent….Pour une analyse d’actif tout en finesse… Qui sera la suite….L’épisode 2°, oui, c’est bien cela !

 

  Bon, l’épisode 1° n’est pas terminé….S’il vous intéresse….. !!!!  =

 

 

 

Zhone Technology : yessss !

 

Après Neurometrix, voici la deuxième occasion de « faire pêter le champagne ».

Aujourd’hui même, nous avons vendu notre position en Zhone Technology. Une plus value, après déduction des frais de courtage et de change, de plus de 300 % en moins de 6 mois, c’est vraiment pas pour nous déplaire … Deux raisons à cette vente : la première, c’est tout simplement que la hausse du cours a fortement réduit notre marge de sécurité sur ce titre. La deuxième, c’est que nous souhaitons profiter du haut potentiel des sociétés que nous détenons en watching list.

Ainsi nous avons remplacé Zhone Technology par deux nouvelles sociétés :

– une société américaine pour laquelle nous avons payé 0,196 fois la valeur « net net » et présentant une solvabilité de 110 % ainsi qu’un ratio « valeur d’actif net tangible/cours » de 551 %

– une société chinoise pour laquelle nous avons payé 0,2026 fois la valeur « net net » et présentant une solvabilité de 132 % ainsi qu’un ratio « valeur d’actif net tangible/cours » de 421 %.

Contrairement à ce que nous pratiquions jusqu’à présent, nous ne dévoilerons pas tout de suite le nom de ces deux « perles » : nous voulons permettre à nos abonnés « premium » et « top 5 » de se positionner à leur aise sur ces deux positions. A leur intention, nous précisons qu’il s’agit des positions 1 et 2 de la liste « top 5 » envoyée le 18/05. Nos lecteurs non membres qui seraient éventuellement intéressés peuvent se renseigner ici.

Cet arbitrage nous permet donc d’augmenter globalement à la fois la marge de sécurité et le potentiel de notre portefeuille et y introduit une diversification supplémentaire.