Walter Schloss, sa philosophie d’investissement

Nous abordons ici le deuxième volet consacré à Walter Schloss, celui que notre jury a élu à l’unanimité « plus grand chasseur de daubasses de tous les temps ».

En fait, si on demande à « Big Walt » d’énoncer sa stratégie d’investissement, il répond invariablement « acheter des titres sous évalués ».

En réalité, les titres qui attirent l’attention de Walter Schloss sont ceux dont le cours est au plus bas sur les 2 ou 3 dernières années. Lui et son fils aiment aussi les titres dont le cours plonge brutalement. Il conseil par exemple d’acheter quand une société réduit ou suspend carrément son dividende.

Les Schloss n’achètent que des actions et aucun produit dérivé. S’il arrivait à « Big Walt » de vendre à découvert au début de sa carrière, il ne le pratique plus, jugeant ces opérations trop stressantes. Il n’a pas non plus un intérêt marqué pour les obligations. Continuer la lecture de Walter Schloss, sa philosophie d’investissement

Value Vision Media

Le 25 Novembre 2008

http://www.shopnbc.com/

Nous avons acheté, Value Vision Media , Ticker Yahoo : VVTV, le 25 Novembre 2008 à un prix net de frais de : 0.4106 USD.
Au 11 Septembre 2008 :

Son actif Net-Net s’élevait à 1.7490 USD
Le Ratio Net-Net est donc de : 0.2348
Au 11 Septembre 2008 : son ratio de solvabilité s’élevait à : 72.79%

Présentation de la société

La société Value Vision Media a été fondée en 1990 à Eden Prairie dans le Minnesota. C’est un détaillant de produits de consommation par le canal du e-commerce et de la Télé-Achat. La société vend des bijoux, des montres, des ordinateurs et autres appareils électroniques, des articles ménagers, des vêtements, des cosmétiques, divers produits de remise en forme physique, articles cadeaux, objets de collection, des articles saisonniers, et d’autres marchandises par l’intermédiaire de son réseau de télévision et d’Internet shopping.

La société a noué plusieurs alliances stratégiques avec NBC Universal, General Electric Commercial Finance, Polo Ralph Lauren, NBCI et CNBC.

Qu’avons-nous acheté dans cette société ?

Nous avons principalement acheté des liquidités pour 1.77$ par actions, un stock pour 1.65$ par action et des créances commerciales pour 1.65$ par action

En fait un actif courant pour une valeur de 5.26 $ par action duquel nous avons déduit l’ensemble des dettes de 3.51$ par action, soit un actif Net-Net de 1.74$ par action que nous avons payé 0.41$ par action.

Nous remarquons ici que le marché évalue les stock à 26% de leur valeur, ce qui nous permet d’acheter la société avec une marge de sécurité importante.

Son Ratio de solvabilité était de 72.79% au 11 Septembre 2008.

Nous avons finalement vendu ce titre en novembre 2009, multipliant notre mise de départ par 7,44x (bagger).

Qui est le plus grand « chasseur de daubasses » de tous les temps ?

Le premier nom qui vient à l’esprit est évidemment Warren Buffet mais celui-ci chasse plutôt le tigre de Sibérie que la daubasse.

Non, pour nous, celui qui a le mieux garni sa gibecière de daubasses, c’est Walter Schloss.

Agé aujourd’hui de 92 ans, Walter Schloss est un personnage décalé à l’image de notre démarche d’investissement et de notre blog.

Nous allons vous parler d’un investisseur atypique, de celui qui, sur la durée et avec une méthode diamétralement opposée, est le véritable dauphin de Warren Buffett.

De 1956 à 2002, le fond géré par lui et son fils (qui l’a rejoint en 1973) a généré un rendement de plus de 15 % là où le S&P 500 générait en moyenne une dizaine de pourcents. Sur la durée, la différence est de taille : un dollar investi sur le S&P durant la période est devenu 93 dollars. Pas mal n’est-ce pas ? Mais un dollar investi par « Big Walt » est devenu … 780 dollars. Continuer la lecture de Qui est le plus grand « chasseur de daubasses » de tous les temps ?

Endwave

Le 24 Novembre 2008

http://www.endwave.com/

Nous avons acheté, Endwave , Ticker Yahoo : ENWV
Le 24 Novembre 2008

A un prix net de frais de : 2.8826 USD
Au 11 Août 2008 : Son actif Net-Net s’élevait à 6.4611 USD
Le Ratio Net-Net est donc de : 0.4461
Au 11 Août 2008 : son ratio de solvabilité s’élevait à : 147.69%

Présentation de la société

La société Endwave à été fondée en 1991 a San José en Californie. Endwave commercialise des modules de transmission , de réception et de traitement, a l’aide plusieurs vecteurs, comme la haute fréquence, les micro Ondes et les signaux millimétriques… Dans trois secteurs principaux : les réseaux de télécommunications sans fil, la défense et les systèmes de sécurité.
La société possède 42 brevets, sur leur technologie.

Qu’avons-nous acheté dans cette société ?

Nous avons principalement acheté des liquidités pour 3.63$ par action, un stock pour 1.64$ par action et des créances commerciales pour 1.17$ par action

En fait un actif courant pour une valeur de 7.57 $ par action duquel nous avons déduit l’ensemble des dettes de 1.11$ par action, soit un actif Net-Net de 6.42$ par action que nous avons payé 2.88$ par action.

Nous remarquons ici que le marché évalue, les stocks à zéro et les créances commerciales à 30% de leur valeur ce qui nous permet d’acheter la société avec une marge de sécurité importante.

Son Ratio de solvabilité était de 147.69% au 11 août 2008, un des meilleurs ratios de notre portefeuille actuel.

Tuesday Morning

Le 26 Novembre 2008

Tuesday Morning

http://www.tuesdaymorning.com/

Nous avons acheté, Tuesday Morning , Ticker Yahoo : Tues
Le 26 Novembre 2008

A un prix net de frais de : 1.0792 USD
Au 30 Juin 2008 : Son actif Net-Net s’élevait à 3.1580 USD
Le Ratio Net-Net est donc de : 0.3417
Au 30 Juin 2008 : son ratio de solvabilité s’élevait à : 56.31%

Présentation de la société

La société Tuesday Morning à été créée en 1976 à Dallas en Californie. C’est en fait un détaillant de mobilier et d’accessoires de haute gamme pour la maison. Elle vend principalement du luminaire, des tapis, des accessoires de cuisine, des petits appareils électroniques, du linge, des bagages, des accessoires de salle de bains et chambre à coucher, des jouets, de la papeterie, et des plantes en soie, ainsi que du cristal de collection, et des couverts en argent .

Les principales marques qu’elle commercialise ont pour nom : Calphalon cuisine, Krups, KitchenAid et les appareils Cuisinart, Sferra draps, les serviettes de toilette Donna Karan, les bagages Samsonite, les couverts Wallace et Gorham, Lenox et Dansk pour la table , Marquis de Cristal, la collection Steinbach et Hummel, Madame Alexander Dolls, Royal Doulton et la porcelaine Wedgwood.

A cette date la société exploite 842 magasins dans 47 États des États-Unis.

Qu’avons-nous acheté dans cette société ?

Nous avons principalement acheté des liquidités pour 0.12$ par action et un stock pour 7.38$ par action.

En fait un actif courant pour une valeur de 8 $ par action duquel nous avons déduit l’ensemble des dettes de 4.40 $ par action, mais aussi 0.44$ pour une augmentation de la rotation des stocks supérieure à nos critères, soit un actif Net-Net de 3.15$ par action que nous avons payé 1.07$ par action.

Nous remarquons ici que le marché évalue, les stock à seulement 35% de leur valeur inscrite au bilan, ce qui nous permet d’acheter la société avec une marge de sécurité importante.

Son Ratio de solvabilité était de 56.31% au 30 Juin 2008 et sa valeur d’actif Net Tangible de 5.51$

Nous avons vendu nos titres Tuesday Mornig le mercredi 20 mai 2009 avec une plus-value supérieure à +230%.

L’aviez-vous remarqué ?

Les deux derniers achats que nous avons effectués ont relevé le ratio de solvabilité tel que nous le calculons à 98,7 %. 

Or, un ratio de solvabilité de 100 % signifie que l’intégralité des dettes du passif quelles soient financières ou non financières est couverte par les liquidités dont dispose la société. 

Nous pouvons donc dire que globablement, à 1,3 % près, le paiement de l’intégralité des dettes des sociétés de notre portefeuille est assuré par le cash dont elles disposent. 

Evidemment, ce ratio de 98,7 % n’est pas homogène : par exemple, une société comme Barrat présente un ratio de solvabilité de 47 % et une société comme Heelys frôle les 300 % . 

Mais le fait d’avoir pu sélectionner un aussi grand nombre de sociétés aussi fortement sous évaluées et présentant une solidité bilantaire globale aussi élevée nous permet de bien dormir la nuit … 

Analyse financière adaptée aux daubasses (5)

5e partie : la trésorerie nette

Pour pourvoir à l’exploitation de ses activités, une société se doit de posséder toute une série d’actifs : terrains, constructions, brevets, licences, stocks, créances,… Pour financer ses actifs, la société dispose de deux ressources :

– les fonds propres qui se composent des apports des actionnaires dans la société ainsi que des bénéfices mis en réserve

– ce qu’on appelle les « dettes d’exploitation » c’est-à-dire les dettes liées au cycle d’exploitation de la société comme les dettes vis-à-vis des fournisseurs ou les dettes fiscales et sociales

Si ces deux ressources sont insuffisantes, l’entreprise peut faire appel à des tiers pour financer ses activités et ses investissements : elle peut contracter des dettes financières (dettes bancaires, obligataires, …)

L’idéal est évidemment que la société ne fasse pas appel à ces tiers afin de conserver toute son indépendance financière.

Parfois, il arrive que l’entreprise, au lieu de devoir faire appel à des tiers pour financer ses activités, enregistre des surplus de trésorerie qui ne sont pas nécessaires à ses activités. Théoriquement, ces surplus pourraient être distribués aux actionnaires sans que les activités de l’entreprise en pâtissent.

Nous calculons ces surplus de trésorerie en additionnant les liquidités et les placements de trésorerie de l’actif et en soustrayant les dettes financières du passif tant courantes que non courantes. Cette formule que nous utilisons est plus stricte que la formule traditionnelle de calcul de la trésorerie nette puisque, pour calculer cette dernière, on ne déduit que les dettes financières courantes.

En appliquant ce petit calcul à chacune des sociétés de notre portefeuille, si nous avons relevé quelques sociétés présentant un excédent de dettes financières par rapport à leur trésorerie disponible, nous avons tout de même relevé un grand nombre d’entreprise présentant une trésorerie largement excédentaire … à tel point que la trésorerie excédentaire représente 68 % du prix d’achat global de notre portefeuille.

Autrement dit et en théorie, nos entreprises pourraient nous attribuer un dividende équivalent à 68 % de notre prix d’achat sans que cela nuise à leur exploitation.

Evidemment, cette vision est toute théorique : un certain nombre de sociétés que nous avons en portefeuille vont générer des pertes pour les exercices comptables à venir et « consommeront » tout ou partie de leur cash disponible. Il n’empêche qu’en période de resserrement du crédit, le fait d’être assis sur une aussi grosse tirelire nous permet de conserver notre sérénité quant à la pérennité globale de notre portefeuille.