Exclusion !

 

Le 20 mai, nous avions constitué 2 nouvelles lignes avec les liquidités dégagées par la vente de Tuesday Morning.

Une de ces sociétés est Castel Brands (ROX). 

La semaine dernière, nous apprenions que la société avait opéré une augmentation de capital par conversion de dettes : le nombre d’actions s’est retrouvé multiplié par 6 et les actionnaires en place fortement dillués … et c’est un euphémisme.

Il ne s’agit pas vraiment d’une faillite mais reconnaissons que la destruction de valeur est pour le moins impressionnante. Dans ces conditions et sans état d’âme, nous indiquons la porte de sortie de cette « daubasse des daubasses » et l’avons vendue ce jour avec une moins value de +/- 25 %. 

Bien évidemment, fidèles à nos habitudes et en raison des valorisations actuelles de quelques actions de notre watching list, nous avons immédiatement réemployé le cash ainsi dégagé. Et comme d’habitude, nos abonnés vont recevoir, en exclusivité, le nom de cette nouvelle élue.

News sur Vet’Affaires

 

Une petite news à propos de Vet’Affaires que nous suivons d’un peu plus près que nos autres participations (les portefeuilles personnels de certains d’entre nous en sont garnis).

 

Nous apprenons donc que Mitiska, société à portefeuille belge, vient d’acquérir 9,64 % du capital de Vet’Affaires.

 

Cette société, spécialisée dans l’acquisition d’entreprises « retail » est bien connue en Belgique notamment en raison des jolies plus values réalisées lors de la cession de ses participations en Brantano et AS Adventure. Mitiska investit généralement dans l’optique de belles plus values à long terme et est un vrai connaisseur du commerce de détail non food.

De notre point de vue, la présence dans le capital de Mitiska renforce la position des actionnaires « value » professionnels aux côtés de François Badelon (Amiral Gestion), Francisco Parames (Bestinfond)et Didier Lemenestrel (Financière de l’Echiquier).

 

Aux côtés d’une telle « dream team », nous sommes assurés que les intérêts des actionnaires seront respectés.

Nouvel arbitrage

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Précédemment, nous vous avions avoué, honteux et confus, une erreur de … clavier : nous avions acheté par erreur deux fois la même ligne. Cette action achetée deux fois, c’est Trans World Entertainement .

Le cours de cette société s’étant apprécié depuis notre achat et surtout, son profil de risque étant supérieur à la moyenne des sociétés de notre portefeuille, nous avons décidé d’alléger la ligne un peu trop lourde à notre goût en vendant 1 000 des 2350 titres en notre possession. L’opération se solde par une petite plus value de +/- 30 % en moins de 3 semaines … permettant au fautif de pousser un « ouf » de soulagement et de conserver son emploi de « négociant en actions » au sein de l’équipe.

Les grosses marges de sécurité ont du bon : non seulement, elles tolèrent une ou l’autre erreur d’analyse mais elles permettent de compenser les maladresses de manipulation.

Pourquoi n’y a-t-il pas de titres connus dans notre portefeuille ?

« Sur le marché d’actions, vous payez un prix élevé pour un consensus favorable » Warren Buffett 1979

 

Dans un précédent article, nous expliquions qu’il était difficile pour un investisseur amateur de déterminer la capacité d’une entreprise à maintenir intact, voire à augmenter ses profits dans le temps.

Cependant il est certaines entreprises dont il semble que la qualité de gestion soit connue et reconnue. Est-ce à dire qu’il s’agit de bons investissements ?Nous allons tenter de répondre à cette question avec toute la subjectivité qui nous caractérise …

Qu’ont en commun ces 10 sociétés ?

GENERAL ELECTRIC
FEDEX
SOUTHWEST AIRLINE
PROCTER AND GAMBLE
STARBUCKS
JOHNSON AND JOHNSON
BERKSHIRE HATAWAY
DELL
TOYOTA
MICROSOFT

…. aucune idée ? réfléchissez encore… vous jetez l’éponge ?

Et bien, selon une étude de Forbes, il s’agit des 10 sociétés les plus admirées par les américains en 2006. L’étude est menée parmi un panel de plus de 10 000 analystes financiers et dirigeants de sociétés. Les critères pris en compte sont, entre autres, la solidité financière, la qualité de la direction et des produits, le sens de l’innovation et la capacité d’attirer un personnel de qualité.

Reconnaissons qu’un portefeuille constitué à l’époque de ces 10 sociétés aurait eu fort belle allure.

Malheureusement, pour des chasseurs de daubasses, le fait que, justement, ces sociétés soient connues et reconnues les rend dangereuses. En effet, le marché tient compte de cet aspect et il y a beaucoup plus de chances que ces sociétés soient surévaluées que sous évaluées.

De plus, le fait que le cours de ces sociétés présente une faible volatilité donne une impression de « fausse » sécurité à l’investisseur. Pourquoi « fausse » ? Parce que, en cas de problème, le prix élevé payé par l’investisseur pour les actions de ces sociétés fait qu’il n’existe aucun « collatéral » comme protection : en effet, à l’époque, toutes ces sociétés se traitaient largement au dessus de leur actif net.

Mais revenons à cette « dream team » de l’année 2006 …

Au cours des 3 dernières années, un portefeuille composé de ces 10 sociétés aurait procuré à l’actionnaire un rendement négatif, dividendes inclus, de 3-7% alors que sur la même période le S&P 500 ne générait un rendement négatif « que » de -20,5%. Etonnant non ? Alors que les turbulences boursières auraient, en principe, dû être favorables aux sociétés les « plus solides » …

Un petit concours pour nos lecteurs

Michel, bravo, vous avez donné la bonne réponse à la question.

Il s’agissait en fait d’une « parenthèse » de Warren Buffett dans un discours prononcé à l’Université de Columbia et datant de 1984 pour commémorer le cinquantième anniversaire de la parution du livre « Security Analysis », écrit par Benjamin Graham et David L. Dodd….Discours intitulé : « Le super-investisseur de Graham-and-Doddsville…

L’équipe des « Daubasses selon Graham » à décidé à l’unanimité, d’organisé deux fois par mois, un petit « concours » de ce type qui permettra à un de nos lecteurs non abonné de connaître le nom de la société que nous considérons, recélé à la fois le plus de potentiel d’appréciation tout en possédant une solvabilité de minimum 80% et que nous avons baptisé : la « Super Daubasse ».

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Nous proposons à tout nos lecteurs, hormis nos abonnés de participer à ce petit concours.
Quel est l’auteur de cette « parenthèse » ? Nous enverrons par mail au premier d’entre vous qui répondra correctement à la question , dans la rubrique commentaire, la « Super Daubasse » de la semaine 22-26 Juin. Toutefois, seule les réponses comportant un seul nom seront prises en compte

« Ouvrons ici une parenthèse : j’ai toujours été surpris que l’idée consistant à acheter un billet d’un dollar pour 40 cents, arrive à prendre immédiatement chez les gens ou pas du tout. C’est comme une inoculation. Si elle ne prend pas tout de suite, vous avez beau faire tout les efforts et montrer toutes sortes de preuves, elle ne prendra jamais. Il semble que certains n’arrivent tout simplement pas à appréhender le concept. Un confrère comme Rick Guerin, qui n’a aucune instruction financière, comprend tout de suite une approche orientée sur la valeur et peut l’appliquer en cinq minutes. Je n’ai jamais connu personne qui se soit converti progressivement à cette approche. Et il semblerait que cela n’ait rien à voir avec le quotient intellectuel ou le niveau d’instruction universitaire. C’est instantané ou ce n’est pas. »

Bas les masques ! – Trans World Entertainment

Comme nous l’avons déjà signalé, depuis quelques semaines, nous taisons le nom des sociétés que nous acquérons afin de permettre à nos abonnés de les acquérir tranquillement.Et il se fait qu’une de ces sociétés vient de réaliser un « boost » intéressant. En moins d ’un mois, son cours a gagné 40 % !

Présente dans la plupart des listes de 25 sociétés que nous avons envoyées à nos clients premium et l’achat pour notre portefeuille ayant été annoncé à tous nos abonnés premium et top 5, nous espérons que ceux-ci ont eu largement le temps de « charger » la barque…

Pour vous tous chers lecteurs, il est temps de tomber le masque : cette société s’appelle Trans World Entertainment et nous vous présentons sa fiche technique ci-dessous.

Trans World Entertainment

http://www.twec.com/

Nous avons acheté, Trans World Entairtenment , Ticker Yahoo : TWMC
Le 8 Juin 2009

A un prix net de frais de : 0.9310 USD
Au 31 Mars 2009 : Son actif Net-Net s’élevait à 5.6881 USD
Le Ratio Net-Net est donc de : 0.1637
Au 31 Mars 2009 : son ratio de solvabilité s’élevait à : 51.43%

Présentation de la société.

Trans World Entertainment a été fondée en 1972 et son siège social est situé à Albany, New York.

C’est un détaillant commercialisant des logiciels de divertissements, de la musique, des vidéos, des jeux vidéo et des produits électroniques. Ses chaînes de magasins les plus connues s’appellent SunCoast et Motion Pictures.

Au 31 Janvier 2009 la société comptait 712 magasins principalement répartis au Etats Unis, à Porto Rico et sur les Îles vierges Américaines.

Elle exploite également 4 sites de commerces Electronique : fye.com, wherehouse.com, secondspin.com, et suncoast.com

Qu’avons-nous acheté dans cette société ?

A partir du rapport annuel du 31 décembre 2008

Nous avons principalement acheté des liquidités pour 0.96$ par actions, un stock pour 12.11$ par action et des créances commerciales pour 0.24$ par action

En fait un actif courant pour une valeur de 13.76 $ par action du quel nous avons déduit l’ensemble des dettes de 8.07$ par action, soit un actif Net-Net de 5.68$ par action que nous avons payé 0.93$ par action.

Nous remarquons tout d’abord que le marché évalue le stock à 64% de sa valeur. Et nous offre gratuitement des actifs immobilisés d’une valeur de 1.61$ par action.

Durant l’exercice 2008, la société a enregistré une perte de 2.21$ par action. Sont cependant incluses dans cette perte, des charges non décaissées de 1,23 usd par action notamment des dépréciations d’actifs. Il est à noter aussi que la direction de la société semble « prendre le taureau par les cornes » : durant les années 2007 et 2008, pas moins de 280 magasins non rentables ont été fermés sans qu’aucune réouverture ne viennent compenser ces fermetures, la stratégie consistant à se repositionner sur les meilleurs emplacements commerciaux.

Nous avons également relevé dans le bilan un collatéral immobilier de 0.55$ au prix d’acquisition. Ce qui représente 60% de notre prix d’achat.

Nous pensons enfin que cette investissement dans Trans World Entertainment, peut réserver des surprises désagréables principalement au niveau de la valorisation des stocks, dans un secteur ou le changement et les nouveautés sont permanentes, même si la direction les valorise à leur coût d’acquisition, dans la formule globale de coût moyen et même si la marge brut de l’exercice 2008 était de 33%.

Cette action recèle incontestablement plus de risques que la moyenne de notre portefeuille. Tout l’enjeu consiste à savoir si la direction pourra achever et parfaire sa restructuration avant que les moyens financiers de la société ne soient épuisés. Il n’empêche que si la « recovery » réussit, nous pensons que le rendement potentiel est très important.

Et hop ! une nouvelle prise …

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Notre patience de pêcheur dans ce mileu encore vierge, hostile et inhospitalier que sont les « pink sheet » se voit récompensée. Nous pouvons remonter notre épuisette garnie d’une autre daubasse bien sous évaluée comme nous les aimons.
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Il s’agit encore et toujours d’une société américaine cotant à 0,19 fois son fond de roulement net et un rapport valeur d’actif net tangible/cours de 432 %. Mais le meilleur de l’histoire, c’est que cette société a pu être acquise presque 5 fois moins cher que l’ensemble du cash disponible sur ses comptes bancaires amputé de toutes ses dettes !
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Comme toujours, nos fidèles abonnés vont recevoir un mail dévoilant le nom de cette nouvelle méprisée par Mr Market.
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Encore une petite statistique …

En relisant le document de Tweedy Browne dont nous vous avons déjà parlé, nous tombons sur une autre statistique démontrant la supériorité de l’investissement basé sur l’acquisition d’actifs bons marchés.

Il s’agit d’une étude de Roger Ibbotson, professeur de finance et patron d’une société de consultance en finance.

L’étude porte sur la période 1967-1984. Le 31 décembre de chaque année, ce brave Roger classait les actions cotées sur le Nyse de la plus sous évalué par rapport à sa valeur d’actif net à la plus sur évaluée. Il divisait ensuite la liste obtenue en 10 groupes ou déciles, le 1er décile reprenant les sociétés au rapport price to book le plus faible et le dernier le rapport price to book le plus élevé.

Il a ainsi observé le rendement de chacun de ces groupes au cours de la période de 17 ans évoquées ci-dessus et voici le tableau qu’il a obtenu :

La conclusion ? Elle semble évidente et rejoins les conclusions des deux études que nous vous avons déjà présentées : acheter des actifs bons marchés, ça rapporte !

Nous avons commencé à racler les grands fonds …

Comme nous vous l’avons précisé, nous avons commencé à traquer la daubasse la plus sous évaluée qui soit, celle qui se cache dans des mileux en apparence hostiles à l’investisseur comme l’OTC ou les pink sheet.

Certaines actions de ces marchés sont très illiquides et leurs cotations sont assez erratiques.

 Ainsi, nous tentons d’acquérir deux sociétés très peu liquides cotées sur l’OTC et ce, depuis une dizaine de jours. Un de ces ordres vient enfin d’être exécuté complètement : il s’agit d’une société américaine présentant un ratio net net de 0,23 et un rapport valeur d’actif net tangible/cours de 471 %. Son ratio de solvabilité est de 68 %. Nos abonnés vont incessament recevoir un mail leur précisant le nom de cette société.

Nous nous permettons de tenter d’acheter des sociétés de ce type car notre portefeuille est déjà investi à plus de 95 %. Nous pouvons donc nous permettre de nous montrer exigeants quant au prix payé tout en acceptant une faible négociabilité.

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Pourquoi nous n’utilisons jamais le PER comme indicateur de valeur pour une entreprise …

Le PER (Price Earning Ratio) est le ratio le plus couramment utilisé dans le petit monde de la bourse. Il représente le rapport entre le bénéfice réalisé par la société et sa valeur de marché. Plus le PER est faible, plus la société est bon marché.

Jusque là, aucun problème …

Si ce n’est que le PER n’est relevant que si le bénéfice est maintenu voir augmenté dans le temps. Et comment le boursicoteur du dimanche peut-il s’assurer de cela ? Continuer la lecture de Pourquoi nous n’utilisons jamais le PER comme indicateur de valeur pour une entreprise …

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