La bourse aujourd’hui

Voici un très beau texte, tout-à-fait dans l’optique avec laquelle nous investissons dans le portefeuille du club.

Nous remercions Azetoz, un forumeur de Boursorama qui nous a donné l’autorisation de reproduire son texte.

« La bourse aujourd’hui c’est la valorisation d’une société, non pas sur sa valeur intrinsèque, mais sur sa rentabilité à un instant T.

Prenons monsieur Michel, agriculteur, qui fait des confitures d’abricots.

Année 1 : Il a acheté 10 hectares de terrain pour 100.000 euros et pour 100.000 euros d’équipements : machine à faire les confitures, tracteur… Il a pris un crédit de 200.000 à 5% sur 20 ans. La première année il n’a pas de revenu, il s’installe. Il crée sa boite et se verse un salaire. La valeur de sa société est de 200.000 euros. Par simplification, l’inflation est de 0%. Continuer la lecture de La bourse aujourd’hui

Annecdote sur les Actifs Incorporels, par deux "élèves" de Ben..!

Michael Price :

Au printemps de 1975, j’ai commencé ma carrière au fond commun de placement Mutuel Share Fund. Max Heine m’a demandé d’analyser une petite brasserie : F & M Schaefer Brewing Company. Je n’oublierai jamais en examinant le bilan avoir repéré une valeur net de + / – 40 millions de Dollars. J’ai dit à Max, «Cela semble bon marché ». La société se négocie bien en dessous de sa valeur nette …. J’avais le sentiment d’avoir débusqué un grand classique de la valeur, dès le début, et j’étais enthousiaste ! Mais « Max m’a dit : » Regarde de plus près. ‘?’

J’ai regardé dans les notes et relu plusieurs fois le bilan, mais je n’ai rien trouvé sur les actifs incorporels qui valaient + / – 40 millions de Dollars . J’ai du me résoudre à appelé le comptable de Schaefer et je lui ai dit: «Je suis occupé à analyser votre bilan. Dites-moi, qu’est-ce que vos 40 millions de dollars d’ actifs incorporels représentent au juste ? « Il me répondit: » Vous ne connaissez pas notre jingle ! « Schaefer : la bière parfaite quand vous êtes à plus d’un. » ? »

Cela a été ma première analyse d’un actif incorporel.. ! Nous n’avons pas acheté la société !

Analyses financières adaptées aux daubasses (7)

La valorisation des actifs courants par le contrôle de la rotation des postes de l’actif courant

Dans notre club, lorsque nous investissons, nous achetons des stocks, des créances et du cash plutôt que des entreprises proprement dites : cela nous l’avons déjà expliqué.

Cependant, il existe un risque que les stocks et les créances que nous acquérons soient finalement réalisés à un prix inférieur à la valeur inscrite au bilan.

Pour tenter de minimiser ce risque, il existe deux possibilités :

– la décote automatique de ces postes que nous avons abordée dans un précédent billet
– le contrôle de la rotation de ces postes

La semaine dernière, nous avons abordé la décote automatique.

Pourtant, si cette méthode est défendable, elle n’apporte, comme nous le suggérons en fin d’article, qu’une marge de sécurité théorique. L’investisseur qui souhaite investir de manière plus réfléchie et en connaissance de cause n’a finalement aucune certitude que la valorisation donnée par les comptes aux différents postes de l’actif courant est fiable. Simplement, il décide de payer moins cher les postes supposés être les plus « à risque ».

Dès lors la question se pose : comment, nous, petits boursicoteurs européens, pouvons-nous vérifier la fiabilité de la valeur des stocks d’un fabricant de semi conducteurs américain ou des créances détenues par un prestataire de services télécom chinois ?
Impossible direz-vous … Pas tout-à-fait répondons-nous …

Si la certitude n’est pas de ce monde boursier, les rapports de gestion peuvent nous être d’une certaine utilité pour tenter de détecter certains signaux d’alerte. Et finalement, mieux vaut de « l’à peu près juste » à du « tout-à-fait à côté de la plaque ».

C’est pourquoi nous vous proposons aujoud’hui d’aborder la deuxième méthode : le contrôle de la rotation des postes de l’actif courant.

1. Contrôle de la rotation des stocks

Pour vérifier la pertinence de la valeur des stocks nous sommes partis du raisonnement suivant : un stock qui perd de sa valeur doit avoir de plus en plus de difficultés à être écoulé.
Partant de ce constat, nous pensons qu’un stock qui « tourne » de moins en moins vite se vend de moins en moins bien. Et qu’un stock qui se vend de moins en moins bien perd de sa valeur.

Dans la pratique, nous calculons la rotation des stocks des 4-5 derniers exercices comptables.
Pour calculer la rotation des stocks, nous divisons le montant des stocks de l’exercice par la rubrique « coût des ventes » et multiplions par 365. Nous obtenons ainsi le nombre de jour moyen pendant lequel une marchandise ou une matière première reste dans le stock.
En comparant l’évolution de cette durée de détention en stock sur les 4 ou 5 derniers exercices, nous pouvons déjà constater si la tendance est à la hausse.
Pour notre part, nous préférons calculer la durée moyenne de détention en stock de ces derniers exercices et la comparer avec la durée de détention du dernier exercice. Si le dernier ratio calculé est supérieur à la moyenne des 5 derniers exercices, un petit signal d’alerte doit tinter dans un petit coin de notre cerveau.

2. Les créances

Pour les créances, nous procédons avec le même raisonnement que pour les stocks : des créances payées de plus en plus tard sont, par la force des choses, de plus en plus difficilement réalisables.

Dans cette optique, nous comparons donc le délai de paiement moyen des clients du dernier exercice avec la moyenne des 4 ou 5 derniers exercices.

Ici, pour calculer le délai moyen de paiement des clients, nous divisons le montant des créances commerciales par le chiffre d’affaires et multiplions par 365.

Nous aurions aimé appliqué une deuxième option pour les créances : effectuer la comparaison entre les provisions pour créances douteuses actées par la direction et les pertes réellement encourues sur créances. Mais nous nous sommes rendu compte malheureusement que si les sociétés publiaient quasiment toute le détail des réductions de valeur sur créances, rares étaient celles qui détaillaient les pertes réelles …

Phoenix Footwear

Le 26 Novembre 2008

http://www.phoenixfootwear.com/

Nous avons acheté, Phoenix Footwear , Ticker Yahoo : PXG
Le 10 Décembre 2008

A un prix net de frais de : 0.6008 USD
Au 30 Juin 2008 : Son actif Net-Net s’élevait à 1.8870 USD
Le Ratio Net-Net est donc de : 0.3183
Au 30 Juin 2008 : son ratio de solvabilité s’élevait à : 57.41%

Présentation de la société

La société Phoenix Footwear à été fondée en 1882, sous le nom de Daniel Green, ce n’est qu’en 2002 qu’elle sera rebaptisée Phoenix Footwear. Son siège est situé à Carlsbad en Californie. Cette société commercialise principalement des chaussures, mais aussi des accessoires comme de la bonneterie ou des ceintures et également des vêtements, pour homme, femme et enfant.

Ses marques principales sont Trotters, SoftWalk, HS Trask, et Tommy Bahama.

Phoenix Footwear commercialise ses produits principalement par le biais des grands magasins, des détaillants spécialisés indépendants, ainsi que directement aux consommateurs par le biais de ses sites Internet.

Qu’avons-nous acheté dans cette société ?

Nous avons principalement acheté des liquidités pour 0.13$ par actions, un stock pour 2.18$ par action et des créances commerciales pour 1.71$ par action

En fait un actif courant pour une valeur de 4.66 $ par action duquel nous avons déduit l’ensemble des dettes de 2.77 $ par action, soit un actif Net-Net de 1.88$ par action que nous avons payé 0.60$ par action.

Nous remarquons ici que le marché évalue, les stock à 50% de leur valeur inscrite au bilan, ce qui nous permet d’acheter la société avec une marge de sécurité importante.

Son Ratio de solvabilité était de 57.41% au 30 Juin 2008 et sa valeur d’Actif Tangible était de 2.22 $.

Nu Horizons Electronic

 

Le 26 Novembre 2008 

http://www.nuhorizons.com/ 

Nous avons acheté, Nu Horizons Electronic , Ticker Yahoo : NUHC
Le 26 Novembre 2008 

A un prix net de frais de : 1.7105 USD
Au 30 Juin 2008 : Son actif Net-Net s’élevait à 7.1387 USD
Le Ratio Net-Net est donc de : 0.2479
Au 30 Juin 2008 : son ratio de solvabilité s’élevait à : 51.09% 

Présentation de la société. 

La société Nu Horizons Electronic a été fondée en 1982 à Melville, New-York. La société et ses filiales distribuent des pièces électroniques principalement pour les fabricants de produits électroniques semi-conducteurs, tels que les puces mémoires, microprocesseurs, circuits numériques et linéaires, micro-ondes, RF et composants à fibres optiques, les transistors et diodes, des cartes à puce et des condensateurs, les résistances, et des réseaux.

Ses produits sont utilisés dans la fabrication de produits électroniques, tels que l’instrumentation industrielle des ordinateurs et équipements périphériques, l’électronique, le téléphone et l’équipement de télécommunication, communications par satellite, équipement, matériel de communications cellulaires, appareils médicaux, l’électronique automobile, audio et vidéo et du matériel électronique.

La société offre également des services liés à son domaine d’activité. 

Elle est active en Amérique du Nord, en Europe, en Australie et en Asie. 

Qu’avons-nous acheté dans cette société ? 

Nous avons principalement acheté des liquidités pour 0.49$ par actions, un stock pour 7.47$ par action et des créances commerciales pour 7.86$ par action 

En fait un actif courant pour une valeur de 16.29 $ par action du quel nous avons déduit l’ensemble des dettes de 8.96 $ par action, soit un actif Net-Net de 7.13$ par action que nous avons payé 1.71$ par action. 

Nous remarquons ici que le marché évalue, les stock à seulement 23% de leur valeur inscrite au bilan, ce qui nous permet d’acheter la société avec une marge de sécurité importante. 

Son Ratio de solvabilité était de 51.09% au 30 Juin 2008

Quelques calculs savants pour augmenter la marge de sécurité

 

Lorsque nous achetons une action pour notre portefeuille de daubasses, nous achetons, non pas une entreprise, mais des actifs et même des actifs courants. Mais il nous semble que nous vous avons déjà expliqué tout ça. 

Volontairement, nous avons opté pour une analyse relativement superficielle des sociétés que nous avons acquises doublée d’une forte diversification. 

Cependant, certains d’entre nous, pour leur portefeuille personnel, ont acheté l’une ou l’autre action déjà présente au sein du portefeuille du club. 

Dans ce cas, à défaut de forte diversification comme « protection contre l’ignorance », il est indispensable d’approfondir un peu plus l’analyse et surtout, de vérifier la qualité des actifs courants qui ont été achetés. 

Il y a trois grands types d’actifs courants : la trésorerie et les placements de trésorerie, les créances et les stocks. 

Une méthode « automatique » permet d’augmenter la marge de sécurité en fonction du risque de non valeur de l’actif : ainsi, Ben Graham suggérait d’appliquer automatiquement une décote de 50 % sur la valeur des stocks reprise dans les comptes, 25 % sur la valeur des créances et aucune décote sur la trésorerie. 

En appliquant ces rabais complémentaires aux actions détenues par notre club, la décote globale que nous avons obtenue lors de nos achats par rapport à la « valeur-du-fonds-de-roulement-net-corrigée-des-décotes-standard » est de 35 %, ce qui nous semble tout-à-fait excellent. 

Ainsi, sur nos 32 sociétés, 

– 4 présentent une valeur nette nette négative après applications des décotes
– 6 ont été acquises à un cours supérieur à la valeur nette nette corrigée
– 5 ont été acquises avec une décote variant entre 0 et 30 % par rapport à la valeur nette nette corrigée
– 17 ont été acquises avec une décote supérieure à 30 % 

Cependant, il nous semble que celui qui désire un portefeuille moins diversifié devrait approfondir un minimum l’analyse de ces trois postes. 

Un simple exemple : est-il normal d’appliquer la même décote de sécurité de 50 % sur le stock d’immeubles de Barrat que sur le stock de vêtements de Vet’Affaires ? 

Nous pensons que non et, dans une prochaine rubrique, nous expliquerons comment, selon nous et de manière relativement simple, nous pouvons vérifier la pertinence de la valeur des actifs courants repris dans les comptes des sociétés « cotant sous leur fonds de roulement net ».

Heelys

Le 20 Janvier 2009

http://www.heelys.com/

Nous avons acheté, Heelys , Ticker Yahoo : HLYS
Le 20 Janvier 2009

A un prix net de frais de : 2.17 USD
Au 30 Juin 2008 : Son actif Net-Net s’élevait à 3.1190 USD
Le Ratio Net-Net est donc de : 0.6252
Au 30 Juin 2008 : son ratio de solvabilité s’élevait à : 297.55%

Présentation de la société

La société Heelys à été fondée en 2000 a Carrollton au Texas sous le nom de Heeling pour devenir Heelys en 2006. Elle crée, commercialise et distribue des articles de sport pour les jeunes, aux USA et à l’international.

Heelys est par exemple l’inventeur d’une chaussure qui intègre des roulettes dans le talon, ce qui permet à l’utilisateur de passer de la marche au patinage en déplaçant son poids sur le talon. Elle commercialise également une gamme de produits de protection pour les amateurs de Skate Board, des vêtements et des chaussures de sport.

Qu’avons-nous acheté dans cette société ?

Nous avons principalement acheté des liquidités pour 3.57$ par action, un stock pour 0.71$ par action et des créances commerciales pour 0.30$ par action.

En fait, un actif courant pour une valeur de 4.81 $ par action duquel nous avons déduit l’ensemble des dettes de 0.68 $ par action, mais également 1.01$ pour un écart de rotation des stock au-dessus de nos critères, soit un actif Net-Net de 3.11$ par action que nous avons payé 2.17$ par action.

Nous remarquons ici que le marché évalue, non seulement les stocks et les créances à zéro, mais aussi ne prend en compte que 75% des liquidités après avoir déduit l’ensemble des dettes de la société , ce qui nous permet d’acheter la société avec une marge de sécurité très importante.

Son Ratio de solvabilité était de … 296.95% (!) au 30 Juin 2008 et sa valeur d’Actif Tangible était de 3.75$

Le marché peut-il aller plus bas ?

Nous n’en savons rien …

Tout ce que nous pouvons dire, c’est que le marché nous semble bel et bien sous évalué (cfr notre article de fin 2008) mais nous sommes dans l’impossibilité d’émettre quelque avis que ce soit sur le sens du marché dans les 18 mois qui viennent.

Malgré tout, nous venons de nous replonger dans nos petits tableaux contenant les données du S&P 500 depuis 1925.

Pour le moment, concernant cet indice, nous ne sommes pas encore dans le marché baissier le plus long : dividendes réinvestis, l’investisseur qui avait acheté le S&P en janvier 1929 a du attendre fin 1942 pour retrouver sa mise, soit 14 ans.

A l’heure actuelle, sur le même indice, l’investisseur qui se trouve aujourd’hui sur le S&P 500 a du investir avant mars 1998 pour récupérer sa mise (à condition d’avoir réinvesti ses dividendes) soit 10 ans et 2 mois.

Par contre, si on tient compte de l’inflation, nous nous trouvons bel et bien dans le plus long marché baissier depuis 1925 :

Celui qui a investi fin septembre 1929 a du attendre novembre 1936 pour récupérer son investissement en dollar constant, soit 7 ans et 3 mois

Celui qui a investi en janvier 1974 a du attendre janvier 1985 pour récupérer son investissement en dollar constant, soit 11 ans et 1 mois.

Et celui qui est investi fin janvier sur le S&P 500 a du investir avant avril 1997 pour conserver son pouvoir d’achat en dollar, soit 11 ans et 9 mois.

Notre conclusion : à défaut de connaître l’euphorie et la liesse d’un superbe bull market, nous vivons une expérience unique, riche d’enseignements pour notre avenir d’investisseur. Et nous pourrons dire à nos petits-enfants : « j’y étais » …

Ikanos Communication

Le 26 Novembre 2008

http://www.ikanos.com/

Nous avons acheté, Ikanos Communication , Ticker Yahoo : IIKAN
Le 26 Novembre 2008

A un prix net de frais de : 1.1949 USD
Au 30 Juin 2008 : Son actif Net-Net s’élevait à 2.6211 USD
Le Ratio Net-Net est donc de : 0.4558
Au 30 Juin 2008 : son ratio de solvabilité s’élevait à : 166.28%

Présentation de la société.

La société Ikanos Communication à été fondée en 1999 à Fremont en Californie. La société commercialise des semi-conducteurs de haute performance et des logiciels. Ces clients sont principalement des fabricant d’équipement de réseau et les fournisseur de service numérique.

Elle est présente en Chine, France, Inde, Japon, Corée et Singapour

Qu’avons-nous acheté dans cette société ?

Nous avons principalement acheté des liquidités pour 2.41$ par actions, un stock pour 0.44$ par action et des créances commerciales pour 0.51$ par action

En fait un actif courant pour une valeur de 3.45 $ par action du quel nous avons déduit l’ensemble des dettes de 0.83 $ par action, soit un actif Net-Net de 2.62$ par action que nous avons payé 1.19$ par action.

Nous remarquons ici les liquidités très importante de la société qui couvre à elle seul 3 fois l’endettement total de la société……Le marché évalue donc nom seulement les stocks et les créances à 0 et ne semble même pas tenir compte à notre prix d’achat de 0.30$ de liquidité…..Ce qui nous permet de penser que nous avons acheté cette société à un prix hors concurrence.

Son Ratio de solvabilité était de 166.28% au 30 Juin 2008 et sa valeur d’Actif Tangible de 3.34 $

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