Trouver son style !

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Pensez-vous que Walter Schloss investirait, tout comme Warren Buffett dans Coca Cola ?
Est-ce que Warren Buffett investirait dans Toyota comme Marthy Whitman ?
Et Marthy achèterait-il des actions de Horlogic comme Irving Kahn ?

Peter Lynch a détenu jusqu’à 1 400 lignes en portefeuille là où Walter Schloss en détenait une centaine et Phil Fischer rarement plus de 7 ou 8.

Philip Fischer mettait l’entretien avec la direction au centre de sa décision d’investissement alors que Peter Lynch dénichait ses idées dans la vie de tous les jours et que Walter Schloss avouait ne presque jamais quitter son bureau.

Tous ces investisseurs sont catalogués « value » et considérés comme parmi les meilleurs de leur génération et pourtant, le type d’actions en portefeuille, leur taux de rotation ou leur nombre de lignes sont totalement différents.

Tout simplement parce que chacun d’entre eux a son propre style.

Si nous pouvons tirer un grand nombre d’enseignements en observant ces grands investisseurs, il est inutile de tenter de les copier.

Chacun aimerait investir comme Warren Buffett. Quoi de plus normal : c’est le plus grand et le meilleur d’entre nous, les investisseurs « dans la valeur ». Et pourtant, l’oracle d’Omaha lui-même a mis un certain temps à trouver son style. Il paraît qu’il s’est même essayé un certain temps au chartisme.

Le problème est que Warren est unique, qu’il a toujours un coup d’avance sur nous, qu’il a une expérience de l’investissement de près de 60 ans et, quoi qu’il s’en défende, une intelligence très au dessus de la moyenne. De plus, il dispose de moyens financiers que nous, petits boursicoteurs du dimanche, n’avons pas.

Autrement dit : seul Buffett peut faire du Buffett et vouloir le copier revient à tenter l’escalade de l’Everest avec une paire de tong …

Cependant, nous avons, chacun d’entre nous, des qualités qui nous sont propres et qui peuvent nous être utiles afin d’optimiser nos activités d’investisseur. Le plus important est de les découvrir et d’adapter sa politique d’investissement à ces qualités. Bref, il faut TROUVER SON STYLE.

Ce n’est certes pas une chose facile dans notre société faite d’un savant mélange de « star system », de crainte du « qu’en-dira-t-on » et de narcissisme. Et pourtant cette démarche nous semble très importante pour réussir ses investissements : faire sa propre introspection et sentir ce que l’on aime faire, ne pas écouter le troupeau des brebis bêlantes et la meute des loups hurlants, ignorer les medias, les pubs et pseudos gourous. Bref s’assumer …

Parfois, Mr Market n’est pas totalement irrationnel …

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… domage !

Souvenez vous cher lecteur. Vet’Affaires avait lancé une offre de partielle de 350 000 de ses titres au prix de 13 euros (prix qui , reconnaissons le n’était pas le plus généreux qui soit en rapport à la valeur intrinsèque de l’entreprise).

Nous avons appris hier que cette offre avait rencontré un succès … disons … mitigé et c’est un euphémisme ! 5 571 titres ont été déposés soit à peine plus de 0,3 % du capital.

Toutes nos belles évaluations en prévision de la réussite de l’OPRA sont donc à l’eau. Ne reste plus aux pauvres chasseurs de daubasses qu’à se rabattre sur la valeur « normale » de l’entreprise, valeur qui reste tout de même conséquente.

Connaissez-vous les « triple net » ?

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Si vous nous lisez depuis quelques temps, cher lecteur, la notion d’actif net n’a plus de secret pour vous et encore moins la notion d’actif net net. Mais que pensez-vous d’actions cotant sous leur « valeur nette-nette-nette » ?
Reprenons :

Une valeur cotant sous sa valeur d’actif net se paie moins cher que la totalité de son actif diminué de ses dettes.

Une valeur cotant sous sa valeur d’actif net net se paie moins cher que la totalité de son actif courant diminué de ses dettes.

Et une valeur cotant sous sa valeur d’actif net net net (expression « maison » récemment utilisée entre nous) ? Et bien, il s’agit d’entreprise cotant sous la valeur du cash disponible à court terme diminué de l’ensemble des dettes. La logique voudrait que l’acquisition de telles sociétés à ce prix procure à son actionnaire des rendements exceptionnels. Vérifions ensemble …

Lors de la constitution de notre portefeuille initial, cinq actions correspondaient à cette définition. Il s’agissait de Ditech (achetée avec une décote de 18 % par rapport à sa valeur « triple nette »), Endwave (décotée de 19 % par rapport à sa « triple nette » au moment de son achat), Sport Halley (décote de 4,7 %), Westell (décote de 46 %) et Ikanos (payée à sa valeur « triple nette »).

Que sont devenus ces investissements ? Ikanos a été revendue avec une plus value de 21,4 % et les autres sociétés sont toujours détenues : Ditech en est à + 52 %, Endwave à – 20,6 %, Sport Halley à – 17,4 % et Westell à + 187 %.

En moyenne et à ce jour, la plus value n’est « que » de 44 % … soit nettement moins que la moyenne de notre portefeuille.

En « boursicoteur circonspect », nous nous gardons bien de tirer des conclusions définitives sur un échantillon aussi restreint et une période toute aussi courte même si, reconnaissons le, ce constat ne peut que nous étonner.

Quoi qu’il en soit, nous poursuivrons l’expérience en isolant la performance de ces « triple net » d’autant que d’autres se sont ajoutés, par la suite, au gré de nos arbitrages.

Exclusion !

 

Le 20 mai, nous avions constitué 2 nouvelles lignes avec les liquidités dégagées par la vente de Tuesday Morning.

Une de ces sociétés est Castel Brands (ROX). 

La semaine dernière, nous apprenions que la société avait opéré une augmentation de capital par conversion de dettes : le nombre d’actions s’est retrouvé multiplié par 6 et les actionnaires en place fortement dillués … et c’est un euphémisme.

Il ne s’agit pas vraiment d’une faillite mais reconnaissons que la destruction de valeur est pour le moins impressionnante. Dans ces conditions et sans état d’âme, nous indiquons la porte de sortie de cette « daubasse des daubasses » et l’avons vendue ce jour avec une moins value de +/- 25 %. 

Bien évidemment, fidèles à nos habitudes et en raison des valorisations actuelles de quelques actions de notre watching list, nous avons immédiatement réemployé le cash ainsi dégagé. Et comme d’habitude, nos abonnés vont recevoir, en exclusivité, le nom de cette nouvelle élue.

News sur Vet’Affaires

 

Une petite news à propos de Vet’Affaires que nous suivons d’un peu plus près que nos autres participations (les portefeuilles personnels de certains d’entre nous en sont garnis).

 

Nous apprenons donc que Mitiska, société à portefeuille belge, vient d’acquérir 9,64 % du capital de Vet’Affaires.

 

Cette société, spécialisée dans l’acquisition d’entreprises « retail » est bien connue en Belgique notamment en raison des jolies plus values réalisées lors de la cession de ses participations en Brantano et AS Adventure. Mitiska investit généralement dans l’optique de belles plus values à long terme et est un vrai connaisseur du commerce de détail non food.

De notre point de vue, la présence dans le capital de Mitiska renforce la position des actionnaires « value » professionnels aux côtés de François Badelon (Amiral Gestion), Francisco Parames (Bestinfond)et Didier Lemenestrel (Financière de l’Echiquier).

 

Aux côtés d’une telle « dream team », nous sommes assurés que les intérêts des actionnaires seront respectés.

Nouvel arbitrage

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Précédemment, nous vous avions avoué, honteux et confus, une erreur de … clavier : nous avions acheté par erreur deux fois la même ligne. Cette action achetée deux fois, c’est Trans World Entertainement .

Le cours de cette société s’étant apprécié depuis notre achat et surtout, son profil de risque étant supérieur à la moyenne des sociétés de notre portefeuille, nous avons décidé d’alléger la ligne un peu trop lourde à notre goût en vendant 1 000 des 2350 titres en notre possession. L’opération se solde par une petite plus value de +/- 30 % en moins de 3 semaines … permettant au fautif de pousser un « ouf » de soulagement et de conserver son emploi de « négociant en actions » au sein de l’équipe.

Les grosses marges de sécurité ont du bon : non seulement, elles tolèrent une ou l’autre erreur d’analyse mais elles permettent de compenser les maladresses de manipulation.

Pourquoi n’y a-t-il pas de titres connus dans notre portefeuille ?

« Sur le marché d’actions, vous payez un prix élevé pour un consensus favorable » Warren Buffett, 1979

 

Dans un précédent article, nous expliquions qu’il était difficile pour un investisseur amateur de déterminer la capacité d’une entreprise à maintenir intact, voire à augmenter ses profits dans le temps.

Cependant il est certaines entreprises dont il semble que la qualité de gestion soit connue et reconnue. Est-ce à dire qu’il s’agit de bons investissements ?Nous allons tenter de répondre à cette question avec toute la subjectivité qui nous caractérise …

Qu’ont en commun ces 10 sociétés ?

GENERAL ELECTRIC
FEDEX
SOUTHWEST AIRLINE
PROCTER AND GAMBLE
STARBUCKS
JOHNSON AND JOHNSON
BERKSHIRE HATAWAY
DELL
TOYOTA
MICROSOFT

…. aucune idée ? réfléchissez encore… vous jetez l’éponge ? Continuer la lecture de Pourquoi n’y a-t-il pas de titres connus dans notre portefeuille ?

Un petit concours pour nos lecteurs

Michel, bravo, vous avez donné la bonne réponse à la question.

Il s’agissait en fait d’une « parenthèse » de Warren Buffett dans un discours prononcé à l’Université de Columbia et datant de 1984 pour commémorer le cinquantième anniversaire de la parution du livre « Security Analysis », écrit par Benjamin Graham et David L. Dodd….Discours intitulé : « Le super-investisseur de Graham-and-Doddsville…

L’équipe des « Daubasses selon Graham » à décidé à l’unanimité, d’organisé deux fois par mois, un petit « concours » de ce type qui permettra à un de nos lecteurs non abonné de connaître le nom de la société que nous considérons, recélé à la fois le plus de potentiel d’appréciation tout en possédant une solvabilité de minimum 80% et que nous avons baptisé : la « Super Daubasse ».

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Nous proposons à tout nos lecteurs, hormis nos abonnés de participer à ce petit concours.
Quel est l’auteur de cette « parenthèse » ? Nous enverrons par mail au premier d’entre vous qui répondra correctement à la question , dans la rubrique commentaire, la « Super Daubasse » de la semaine 22-26 Juin. Toutefois, seule les réponses comportant un seul nom seront prises en compte

« Ouvrons ici une parenthèse : j’ai toujours été surpris que l’idée consistant à acheter un billet d’un dollar pour 40 cents, arrive à prendre immédiatement chez les gens ou pas du tout. C’est comme une inoculation. Si elle ne prend pas tout de suite, vous avez beau faire tout les efforts et montrer toutes sortes de preuves, elle ne prendra jamais. Il semble que certains n’arrivent tout simplement pas à appréhender le concept. Un confrère comme Rick Guerin, qui n’a aucune instruction financière, comprend tout de suite une approche orientée sur la valeur et peut l’appliquer en cinq minutes. Je n’ai jamais connu personne qui se soit converti progressivement à cette approche. Et il semblerait que cela n’ait rien à voir avec le quotient intellectuel ou le niveau d’instruction universitaire. C’est instantané ou ce n’est pas. »

Bas les masques ! – Trans World Entertainment

Comme nous l’avons déjà signalé, depuis quelques semaines, nous taisons le nom des sociétés que nous acquérons afin de permettre à nos abonnés de les acquérir tranquillement.Et il se fait qu’une de ces sociétés vient de réaliser un « boost » intéressant. En moins d ’un mois, son cours a gagné 40 % !

Présente dans la plupart des listes de 25 sociétés que nous avons envoyées à nos clients premium et l’achat pour notre portefeuille ayant été annoncé à tous nos abonnés premium et top 5, nous espérons que ceux-ci ont eu largement le temps de « charger » la barque…

Pour vous tous chers lecteurs, il est temps de tomber le masque : cette société s’appelle Trans World Entertainment et nous vous présentons sa fiche technique ci-dessous.

Trans World Entertainment

http://www.twec.com/

Nous avons acheté, Trans World Entairtenment , Ticker Yahoo : TWMC
Le 8 Juin 2009

A un prix net de frais de : 0.9310 USD
Au 31 Mars 2009 : Son actif Net-Net s’élevait à 5.6881 USD
Le Ratio Net-Net est donc de : 0.1637
Au 31 Mars 2009 : son ratio de solvabilité s’élevait à : 51.43%

Présentation de la société.

Trans World Entertainment a été fondée en 1972 et son siège social est situé à Albany, New York.

C’est un détaillant commercialisant des logiciels de divertissements, de la musique, des vidéos, des jeux vidéo et des produits électroniques. Ses chaînes de magasins les plus connues s’appellent SunCoast et Motion Pictures.

Au 31 Janvier 2009 la société comptait 712 magasins principalement répartis au Etats Unis, à Porto Rico et sur les Îles vierges Américaines.

Elle exploite également 4 sites de commerces Electronique : fye.com, wherehouse.com, secondspin.com, et suncoast.com

Qu’avons-nous acheté dans cette société ?

A partir du rapport annuel du 31 décembre 2008

Nous avons principalement acheté des liquidités pour 0.96$ par actions, un stock pour 12.11$ par action et des créances commerciales pour 0.24$ par action

En fait un actif courant pour une valeur de 13.76 $ par action du quel nous avons déduit l’ensemble des dettes de 8.07$ par action, soit un actif Net-Net de 5.68$ par action que nous avons payé 0.93$ par action.

Nous remarquons tout d’abord que le marché évalue le stock à 64% de sa valeur. Et nous offre gratuitement des actifs immobilisés d’une valeur de 1.61$ par action.

Durant l’exercice 2008, la société a enregistré une perte de 2.21$ par action. Sont cependant incluses dans cette perte, des charges non décaissées de 1,23 usd par action notamment des dépréciations d’actifs. Il est à noter aussi que la direction de la société semble « prendre le taureau par les cornes » : durant les années 2007 et 2008, pas moins de 280 magasins non rentables ont été fermés sans qu’aucune réouverture ne viennent compenser ces fermetures, la stratégie consistant à se repositionner sur les meilleurs emplacements commerciaux.

Nous avons également relevé dans le bilan un collatéral immobilier de 0.55$ au prix d’acquisition. Ce qui représente 60% de notre prix d’achat.

Nous pensons enfin que cette investissement dans Trans World Entertainment, peut réserver des surprises désagréables principalement au niveau de la valorisation des stocks, dans un secteur ou le changement et les nouveautés sont permanentes, même si la direction les valorise à leur coût d’acquisition, dans la formule globale de coût moyen et même si la marge brut de l’exercice 2008 était de 33%.

Cette action recèle incontestablement plus de risques que la moyenne de notre portefeuille. Tout l’enjeu consiste à savoir si la direction pourra achever et parfaire sa restructuration avant que les moyens financiers de la société ne soient épuisés. Il n’empêche que si la « recovery » réussit, nous pensons que le rendement potentiel est très important.

Et hop ! une nouvelle prise …

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Notre patience de pêcheur dans ce mileu encore vierge, hostile et inhospitalier que sont les « pink sheet » se voit récompensée. Nous pouvons remonter notre épuisette garnie d’une autre daubasse bien sous évaluée comme nous les aimons.
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Il s’agit encore et toujours d’une société américaine cotant à 0,19 fois son fond de roulement net et un rapport valeur d’actif net tangible/cours de 432 %. Mais le meilleur de l’histoire, c’est que cette société a pu être acquise presque 5 fois moins cher que l’ensemble du cash disponible sur ses comptes bancaires amputé de toutes ses dettes !
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Comme toujours, nos fidèles abonnés vont recevoir un mail dévoilant le nom de cette nouvelle méprisée par Mr Market.
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