Archives par mot-clé : gourou

A vous la parole : Weight Watchers

Dans cette rubrique, nous vous laissons la parole, à vous, ami(e) lecteur(trice). Cette rubrique est la vôtre : n’hésitez pas à nous proposer des textes de votre choix traitant de l’investissement au sens large.

Aujourd’hui, c’est notre ami Tanguy qui prend la plume.

Chers lecteurs,

Tout d’abord je voudrais remercier l’équipe des Daubasses de me faire confiance pour publier cet article. Je suis investisseur et auteur du blog Investir et devenir libre. Et comme vous lecteur de ce blog (et abonné aux bons conseils de la newsletter).Je ne suis pas un spécialiste des mégots de cigares, pour cela je fais confiance au blog des Daubasses, j’ai un univers d’investissement plus large (immobilier aux USA, matières premières mais aussi les actions bien sûr). Je recherche surtout des situations spéciales où des actifs sont sous-valorisés par le marché. Mes mentors en la matière sont Jim Rogers, Warren Buffett et Peter Lynch (autant prendre ce qu’il y a de meilleur n’est-ce pas ?).

acheter des actions weight watchersAujourd’hui, je voudrais partager une analyse d’une société en retournement que Mr le Marché a décidé de solder : il s’agit de Weight Watchers. Quelle est la situation et peut-il s’agir d’un investissement ? Continuer la lecture de A vous la parole : Weight Watchers

Bill Gross et La Stratégie « Daubasses » …

… est le titre que nous avons choisi pour vous proposer une petite réflexion provoquée par un des meilleurs articles que nous avons lus ces cinq dernières années. Cet article a été pêché sur le blog de Lupus.

Bill Gross, le meilleur gérant obligataire du monde
Bill Gross, le meilleur gérant obligataire du monde

Mais nous aurions pu également l’intituler  » l’incommensurable modestie des plus grands investisseurs » ou encore  » Le doute perpétuel, la seule obsession salutaire d’un investisseur » ou tout simplement reprendre une phrase de cette multi-réflexion extrêmement brillante, signée Bill Gross : « C’est peut-être l’époque qui construit l’homme et pas l’inverse » ou enfin « Qu’adviendrait-il si l’avenir exigeait d’un investisseur – portant le label d’excellence – qu’il change son fusil d’épaule ou, au moins, qu’il apprenne de nouveaux tours ? « .  Plutôt que de citer des passages de l’article qui ne rendraient pas entièrement la profondeur des idées de son auteur et pour vous permettre également de mieux suivre le cheminement de notre petite réflexion, nous vous proposons donc ci-dessous une traduction  de cet article original paru sur le site de Pimco, la maison de gestion de Bill Gross. Continuer la lecture de Bill Gross et La Stratégie « Daubasses » …

L’élève de l’élève devenu maître

Nous aimons vous présenter les grands investisseurs « value » que nous respectons … nous devrions dire les grands investisseurs « deep value », ceux qui, comme nous, traquent la daubasse.

Ces investisseurs sont intéressants pour nous à deux titres :

– Tout d’abord, ils nous offrent des enseignements intéressants pour nos propres politiques d’investissement

– Ensuite, par leur réussite, ils nous permettent d’avoir la confirmation concrète et tangible (vous savez que nous adorons le tangible) que l’achat de mégots de cigare, de rebus de poubelle, de ferrailles, de vieux débris, … bref de daubasses, ça peut rapporter. Continuer la lecture de L’élève de l’élève devenu maître

Le rachat d’action, l’ami de l’actionnaire

Dans sa lettre annuelle relative à l’année 2011, Warren Buffet nous fait part de ses succès et de ses échecs. Pour résumer, il est très content de ses investissements dans ses 5 grosses entreprises que sont BNSF, Iscar, Lubrizol, Marmon Group and MidAmerican Energy. C’est également le cas pour ses achats de titres de grosses compagnies comme IBM, American Express, Coca-Cola et Wells Fargo. Clairement, il préfère avant tout acheter des entreprises entières ou des parts dans des entreprises pérennes qui vont assurer à Berkshire Hathaway un retour sur investissement croissant dans un objectif à long terme.

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Question des lecteurs : pouvez-vous me prouver votre performance ?

Voici un extrait d’un mail que nous avons reçu d’un abonné de fraîche date.

« J’ai bien vu les fichiers disponibles reprenant l’ensemble des extraits de compte du compte-titres de votre club sur le lien que vous m’indiquez. Il y a une trace de chaque ordre d’achat ou de vente.

Mais avec ces fichiers, l’abonné Sprint ou Premium (qui n’est pas abonné depuis le tout début de votre portefeuille et ses belles performances) n’a pas de vision sur le caractère exhaustif de ces ordres d’achats/ventes qui sont présentés sur votre site par rapport à ceux réalisés sur votre compte titres depuis son ouverture.

Je vous demande donc de m’indiquer à quel endroit il est possible de télécharger le relevé (pour chaque mois) de tous les mouvements effectués sur votre compte (espèces et actions). Car avec seulement les relevés présentés actuellement, les mauvaises langues pourraient dire que vous avez pu sélectionner les achats/ventes à présenter au lecteur du forum, en omettant de présenter certaines mauvaises affaires. »

Cette question nous a interpelés venant d’un abonné, certes de fraîche date. En effet, nous pensons que le lecteur qui décide à un moment ou à un autre de franchir le cap, le fait parce qu’il adhère à notre philosophie et non pour vérifier la réalité ou non de la performance affichée par notre portefeuille.

Le rendement de 380 % réalisé en un peu plus de trois ans nous appartient et n’est absolument d’aucune utilité à nos abonnés et nos lecteurs puisqu’ils n’en ont pas directement profité. Ce rendement peut éventuellement servir de baromètre permettant de constater que l’approche que nous prônons peut bel et bien générer du rendement mais le plus important n’est pas la réalité ou non du rendement que nous affichons mais bien le fait que le lecteur ou l’abonné comprenne notre approche et y adhère parce qu’elle convient à ses objectifs, son tempérament et ses compétences… Bref, qu’elle est conforme à son style.

Sur notre blog, nous offrons une multitude d’explications et d’illustrations sur notre philosophie d’investissement. A nos abonnés, nous disons ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons. Et nous pensons que ce sont ces points qui sont importants et pas le rendement que nous avons réalisé : qu’il soit de 100 % ou de 500 % importe peu : selon nous, ce qui importe, c’est qu’il ait été obtenu en application de notre méthode et que les raisonnements que nous avons tenu aient été globalement « justes ». 

Ceci dit, nous vous confirmons que le rendement affiché sur notre blog correspond bien au rendement réel, en euros, dividendes et frais de courtage inclus, du portefeuille de notre club d’investissement. Nous allons même faire mieux ! Nous allons mettre à la disposition de tous les premiers extraits de compte du club, jusqu’à la date du 30/06/2009. En effet, toutes les sociétés acquises à cette date ont été soit revendues, soit démasquées sur le blog. Ceci permettra aux lecteurs récents de vérifier « l’exhaustivité des informations » contenues sur notre blog, du moins au cours des 7 premiers mois de son existence. Nos abonnés ont, quant à eux, accès à l’ensemble des extraits de comptes jusqu’aux dernières opérations réalisées. Ceux qui souhaitent « auditer » nos comptes pourrons donc trouver cette « preuve » ici.

Mais de grâce, ami(e) lecteur (trice), nous vous en supplions : ne nous « gouroutisez » pas pour un rendement passé qui, selon la formule consacrée, ne préjuge absolument des performances futures mais adhérez à l’approche que nous préconisons pour nous-mêmes parce que vous la comprenez, qu’elle s’accorde à vos objectifs et vos compétences et que vous avez la conviction qu’avec elle, vous passerez des nuits sereines même lorsque vous traverserez des « tsunamis boursiers ».

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Le processus comparé au résultat

Nous vous présentons le premier volet d’une série de 3 petites réflexions sur la psychologie de l’investisseur. A partir de fragments de textes choisis au hasard de nos lectures.

« Dans bien trop de cas, les investisseurs ne s’intéressent qu’aux résultats sans tenir compte du processus à engager. Cette fascination pour le résultat peut, d’une certaine manière, se comprendre. Après tout, ce sont bien les résultats, les pertes et les profits qui comptent finalement. Et, en règle générale, les résultats sont plus faciles à appréhender et certainement plus objectifs à évaluer que le processus qui a permis d’y aboutir. Mais trop souvent les investisseurs font l’erreur grave de penser que les bons résultats sont les conséquences d’une bonne manière de faire et que les mauvais résultats sont à mettre au débit d’un mauvais processus de prise de décision. Face à cela, il est surprenant de voir que les meilleurs exécutants dans n’importe quel domaine probabilistique, que ce soit l’investissement, les sports d’équipe ou le pari mutuel, attachent plus d’importance au processus, autrement dit au moyen qu’à la fin »

Michael Mauboussin et Kristent Bartholdson (Process and Outcome in investiss.ing. The Consilient Observer, Volume 2 N°19)

 

Michael Mauboussin, Chief Investment Strategist pour Legg Mason Capital Management Inc et professeur de finances à la Columbia Business School

 

La première impression que nous avons eu après la lecture de ce texte, c’est qu’il était d’une banalité déconcertante, voire qu’il enfonçait des portes ouvertes malgré tout le respect que nous avons pour le professeur Michael Mauboussin et l’ensemble de ses écrits sur la psychologie de l’investisseur.

En fait, après plusieurs relectures, c’est la dernière phrase du texte qui nous a fait prendre conscience que nous nous trompions sur notre première impression pour la simple raison que nous avions en fait lu ce texte avec l’œil des exécutants qui attachent plus d’importance au processus, autrement dit au moyen qu’à la fin, ce qui nous semble évidemment logique et qui semblera aussi logique à la majorité de nos lecteurs et abonnés. Logique donc car comment voulez-vous, sans moyen ou sans processus, atteindre le but ou la fin.

Et pourtant, une large majorité d’investisseurs est littéralement « aimantée » par la fin, le résultat. Il suffit de parcourir quelques forums ou blogs boursiers pour comprendre la véritable fascination du résultat et la versatilité que cela produit sur le comportement de l’investisseur.

L’exemple du fond commun de placement ou du holding au « track record » largement au-dessus de sa catégorie et de son indice de référence à long terme suscite de réelles ruées vers « l’or » après une période de belle performance. Évidemment, c’est toujours après. Dès que ces performances ralentissent, voir sont nettement moins bonnes que dans la phase précédente, la majorité des investisseurs s’impatientent.. Et au fur et à mesure que la période de sous performance s’allonge, la majorité des investisseurs qui ne juraient que par ce fonds et ses résultats exceptionnels vont commencer à l’enterrer. L’argument souvent avancé, c’est que le fond a enregistré une performance négative alors que le marché s’est apprécié… sur la semaine ou le mois écoulé.

Hormis les investisseurs qui ont investi sur le fonds ou la holding en question, depuis plusieurs années, pour le processus « transcrit » dans la performance à long terme, vous verrez rarement un investisseur de la dernière heure se poser des questions sur le processus.

L’exemple des gourous est encore plus parlant, dans le sens où le gourou devient gourou par un véritable coup d’éclat sur le résultat. Sa performance tranche réellement dans le paysage. Une nouvelle vague d’investisseurs « aimantés », commence à le copier ou à investir par rapport à ce qu’il dit.

Et pourtant, quand on prend un peu de recul, en jetant un œil sur le passé, on observe que chaque cycle de marché a son gourou, souvent ses gourous. Mais jamais deux cycles différents de marchés n’ont les mêmes gourous.

En fait l’erreur du gourou, c’est qu’il pense que son processus d’investissement va fonctionner dans tous les cycles de marché… ce qui n’est pas le cas évidemment, sinon les gourous, seraient… gouroutisés à long terme.

Comme le gourou a raison lorsque son coup d’éclat est réalisé, on comprend dès lors les dégâts que cela peut-engendrer pour les suiveurs… lorsque le gourou n’a plus raison. Mais vous savez déjà, cher(e) lecteur(trice) ce que nous pensons des gourous.

En fait le message de Michael Mauboussin est des plus clairs : si votre processus d’investissement est doté d’une forte probabilité de réussite, avec comme base, la logique, le bon sens et une notion du risque bien contrôlé, vous avez toutes les chances de produire un résultats au-dessus de la moyenne à long terme. Ce qui signifie aussi que des périodes de sous-performance succèderons à des périodes de sur-performance.

Et vous ne générerez aucun résultat si vous ne vous dotez pas du moyen de le générer.

Pour conclure un petit tableau visuellement parlant, proposé par deux professeurs de la « Warthon School » spécialistes de la prise de décision, qui vont dans le même sens que Michael Mauboussin. Il s’agit de Edward Russo et Paul Schoemaker.

Ce petit tableau est extrait de leur livre « Winning Decisions: Getting It Right the First Time »

 

                                              Processus utilisé pour aboutir a la décision

 

Bon

Mauvais

Résultat : Bon

Succès Mérité

Coup de Chance

Résultat : Mauvais

Pas de Chance

Échec Mérité

 

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Arrêtez de nous prendre pour des Gourous… !!!!

                                                                                                                                                                           

Nous sommes conscients, cher lecteur, que cela sonne un peu comme une chanson paillarde en plein milieu d’une sonate pour clavecin de Jean-Sébastien Bach. Le pire, si l’on peut dire, c’est que pour une fois, nous ne nous adressons pas à l’ensemble de nos lecteurs avec ce petit texte, mais à une petit frange particulière qui semble vouloir nous transformer en géométridé phosphorescent capable de transformer d’un battement d’aile un petit rêve anodin en un gigantesque « Dance Floor » boosté à la lumière stroboscopique d’une pompe à Euros !

 Nous avons tant bien que mal essayé de voir si nous pouvions nous encadrer dans la grille géante offerte par le marché financier en matière de « gouroutisation ». Voici donc ce que propose le marché.

Les Gourous « lapins »

Ce type de gourou se reproduit à la vitesse de la lumière sans la moindre copulation. Ce gourou est principalement issu de la culture internet. On en rencontre généralement un, voire deux et même trois sur chaque forum boursier dédié à une société ou à un support particulier.

Il est très simple de devenir un « gourou lapin » : il vous suffit de prédire, par exemple, au centième près, le cours de clôture du CAC ou de l’or trois fois sur le même mois ou encore de faire un graphique AT hermétique que personne ne comprend  et d’y décrire des « spectres » du genre Clé de sol, Queue de pigeon, Sale Traînée … certains font même appel aux bougies d’Asie avec du wasabi rouge et vert entrelacé d’ombres érotiques et douloureuses !

 C’est un gourou que l’on admire en général sur une UT  (Unité de Temps) très limitée car il fini par s’emmêler les pinceaux puis il est insulté et roulé dans la fange. Mais ensuite et très rapidement, un autre gourou émerge … séduit et s’impose, avant de subir l’inévitable et même sort.

Ce type de « gourou lapin » est en fait à la fois interchangeable et immortel, ses deux principales qualités.

Les gourous « Pampers »

Vous reconnaîtrez très facilement les gourous « Pampers » à leur odeur d’ours mal lavé et à leur humeur de Grizzli. Pour eux c’est le « No futur » permanent. Quand tout va bien cela finira par aller mal et quand tout va mal, cela ne pourra aller qu’encore plus mal !

Bien entendu et parfois en plus de leur diplôme de docteur en macro économie ou de leur fonction universitaire, ils vous enfoncent à coup de marteau et 10 ans s’il le faut qu’ils sont juste réalistes sur une situation qu’ils ont compris bien avant les autres.

La notion de temps ou timing chez les gourous « Pampers » est empruntée directement au Navajo. Nous nous sommes longtemps demandés quelle était la raison de l’appellation « Pampers » chez ce type de gourou.  En fait ceci est lié étroitement à leur notion du temps. Comme ils recadrent semaine après semaine sur leur blog ou dans des articles des catastrophes imminentes voir même la fin du monde financier, leurs fans finissent par devenir incontinents.

Le schéma mental du gourou « Pampers », c’est un peu comme dans une blague où l’on fait semblant d’être terrassé par un infarctus du myocarde en tombant de sa chaise : l’assemblée frissonne de peur la première fois.  La seconde fois, l’assemblée frissonne de peur sur l’effet de surprise mais se rappelle aussitôt que la fois précédente, c’était une bonne blague qui avait bien fait peur.  La troisième fois et les fois suivantes, tout le monde sait que c’est une blague et y fait à peine attention ! Le problème c’est que si le farceur avait une vrai attaque du cardiaque, tout le monde penserait que c’est une X ième blague sans importance alors que ce serait fatal…

Et c’est exactement ce qui se produit avec le gourou « Pampers » : à force de répétition, personne ne le prend plus au sérieux quand l’un ou l’autre problème devient réalité.

Ce qui trompe finalement les fans, c’est l’impression d’auto-réalisation à un moment ou un autre. C’est à ce moment-là que le gourou « Pampers » se glorifie de son réalisme et parfois même de son instinct prédictif, sans la moindre faille…même s’il oublie qu’un Touareg du Sahara qui répèterait chaque jour  « il va pleuvoir demain » possède le même réalisme et un instinct prédictif aussi pointu que lui.

De notre point de vue, c’est le type de gourou à l’appellation d’origine la plus incontrôlée qu’il soit et d’une inutilité béante bien qu’il parvienne à faire illusion une fois ou deux dans sa vie.

Les gourous « Magiques »

Là, tout devient beaucoup plus sérieux. Car ces gourous sont  très forts, dans le sens où ils peuvent même être millionnaires en dollars, ce qui n’est pas le cas dans les deux catégories précédentes.  Et c’est évidemment avec cela qu’ils gonflent leur réputation comme une cornemuse imbibée au single malt !

Le problème avec ces gourous « magiques », c’est surtout l’épais brouillard qu’ils entretiennent, à tous les niveaux.  Quand vous voulez entrer dans le détail de leurs performances, c’est le hammam : jamais vous ne trouverez noir sur blanc leur rendement annualisé à très long terme.

Quand ils écrivent un bouquin sur leur méthode dans le but charitable d’aider le quidam, ils parlent d’alchimie, de fiole mathématique d’où s’échappent les plans fumeux de la route du Graal.

Vous vous demanderez peut-être à ce stade comment devient-on gourou « magique », si le black out est à l’honneur sur les performances et si l’on est incapable d’expliquer un tant soit peu ce que l’on fait.

En fait, il y a trois axes principaux.

Le premier est d’organiser une vaste « rave party », basses à donf avec snifette et Cristal  Roederer à volonté, à chaque fois que vous gagnez. L’exemple qui nous vient à l’esprit : vous gagnez en pariant à la baisse sur la livre Sterling. Et lors de la « rave party », vous expliquez en long et en large, sur un rythme techno que vous avez fait trembler à vous tous seul la banque d’Angleterre.

Le principal n’est ni votre gain, ni ce que vous débitez. Le principal, c’est que cela reste dans les esprits un minimum de 25 ans … A partir de là vous préparez le second axe qui fera de vous un gourou « Magique ».

Ce second axe est lié à la croyance.  Comme vous mettez soigneusement en avant vos gains et simulez une rage de dents quand on vous interroge sur vos pertes, vous parvenez à construire des dogmes puissants que vos admirateurs gobent avec gourmandise.  Un gourou « magique » doit revêtir la toge de l’éternel gagnant … et donc faire en sorte que l’on ne se pose aucune question à son sujet, qu’il ait perdu, ou que la Place Rouge l’ai fait trembler autant qu’il avait fait trembler seul la banque d’Angleterre ne change rien.  Pour contrer tout non croyant, vous avez aussi la possibilité de lancer vos millions en pâture, cela vous assure une aura difficilement contestable même si vous avez été condamné pour délit d’initiés et même si vous avez été initié sans être condamné.

Le troisième axe est le plus simple à construire si vous avez bien construit les deux premiers, mais c’est le plus important car c’est lui qui vous permet de passer de temps à autre à la caisse. Tout ce que vous dites doit être pris au sérieux que vous le disiez parce que vous avez pris position à la hausse ou à la baisse pour votre propre compte, alimente votre compte d’abord.  Le reste n’a pas la moindre importance.

Si en plus vous êtes charitable ou ronger de remords, c’est pareil, ce sera parfait, pour amuser l’immense galerie.

Le problème, cher lecteur, c’est que ces gourous « magiques » ne respectent pas la moindre règle, dans aucun domaine, alors que tout investisseur lambda doit en respecter. De notre point de vue, hormis alimenter une conversation dans un cocktail Sangria, le gourou « magique » ne vous aidera jamais à prendre une bonne décision dans un investissement, tout simplement parce qu’il roule seulement pour lui.

Voilà, cher lecteur, un petit extrait du journal « Tranche de gourou » sur les  trois types de gourous que propose le monde financier. Il va sans dire qu’avec la meilleure volonté du monde nous ne nous encadrons dans aucun type.

Les questions qui nous taraudent finalement le plus à défaut de pouvoir nous encadrer dans une des trois catégories, c’est : « A quoi sert un gourou ? » et « Pourquoi une certaine catégorie d’investisseur a-t-elle besoin d’un gourou pour investir ? »

A quoi sert donc un gourou et pourquoi une certaine catégorie d’investisseur a-t-elle besoin d’un gourou pour investir ?

Nous pensons qu’un Gourou sert surtout à faire perdre de l’argent même si 95% des investisseurs seraient prêts à penser le contraire.

La meilleure manière de perdre de l’argent, c’est en fait de ne pas réfléchir par soi même à une méthode d’investissement que vous comprenez bien et que vous pouvez appliquer avec un maximum de discipline.

Attention tout de même au point principal qui est de bien comprendre et de pouvoir appliquer avec discipline car une certaine tranche d’investisseurs amateurs et professionnels, au lieu de s’inspirer et d’aménager une méthode d’investissement à partir de certaines explications claires et précises, sont incapables de juger leur niveau de compréhension et de discipline.

Ce type d’investisseur « gouroutise » alors inconsciemment. Et nous avons deux exemples précis à vous proposer.

Le premier c’est Warren Buffett. Moins gourou que Warren Buffett, en rapport avec sa réussite, selon nous, tu meurs. Et pourtant Warren est « gouroutisé » à toutes les sauces. Et c’est principalement dû au fait qu’il a expliqué en long et en large 95% de sa méthode d’investissement.

« Gouroutiser » Warren Buffett, c’est investir à long terme en ayant compris à moitié, et nous sommes aimables car c’est souvent à moins de 5%, la société dans laquelle on investit.  Nous sommes souvent sidérés quand on examine les noms des sociétés qui figurent dans des portefeuilles de fans de Buffett … sidérés surtout par un niveau de compréhension qui dépasse de très loin celui de Warren en personne.  Il n’est pas rare de voir des sociétés aux produits extrêmement complexes figurer dans ce genre de portefeuille, des biotechs  ou des nanotechs côtoient parfois des sociétés aux activités plus simple à comprendre mais qui demandent pas mal d’efforts (pas mal d’efforts c’est plusieurs années !)

Le second exemple est assez éloigné de l’univers « value » des Daubasses mais il nous semble assez parlant sur la manière de « gouroutiser » une méthode de trader.

Il s’agit de la publication détaillée de la méthode du groupe de traders appelé « The Turtles ».  Les tortues, en français, qui ont sévi et gagné des millions de dollars dans les années 80.

Nous  passons sur les détails de leur histoire que vous pourrez facilement trouver sur le net.  Mais en gros, c’est l’histoire de Richard Dennis et William Eckhardt, les fondateurs de ce groupe de Trader, qui se mettent en tête de mettre au point une stratégie de trading … jusque là rien de bien original. Mais surtout de la faire appliquer par 15-20 personnes, avec succès. Ce qui a effectivement été réalisé.  Mais comment ?

….R.D……………………………..……………………………….…..W.E……………………………………………………………

Et bien seulement en suivant la méthode mise au point avec discipline.  C’est aussi simple que cela.

La méthode était expliquée au trader qui devait l’appliquer dans  les moindres détails. Et une solution écrite était à disposition dans toutes les situations possibles.  Laissant donc une place infime aux émotions et aux décisions personnelles.

L’expérience des « Turtles » montre surtout que si ces traders n’avaient pas été encadrés par Richard Dennis et William Eckhardt, ils auraient sans doute échoués. Plusieurs traders ont d’ailleurs été exclus pour ne pas avoir suivi à la lettre le process ou encore pour avoir laissé leur émotion prendre le dessus sur une des deux solutions proposées.

William Eckhardt dit d’ailleurs à la fin de la longue explication de sa méthode qu’il est persuadé que peu de monde, même avec toutes les clés en main, aura la discipline de l’appliquer à la lettre et que sans cette discipline il n’y a pas le moindre espoir de gain.

Ces deux petits exemples, chers lecteurs, pour que vous compreniez bien les pièges de la « gouroutisation » facile et des éventuels problèmes que cela pourrait vous créer. Sans compréhension réelle et sans discipline, vous ne réussirez jamais à devenir un investisseur qui gagne de l’argent.

La gouroutisation est un manque de lucidité absolue sur soi-même, une béquille intellectuelle. Au lieu de vous poser des questions essentielles et des réponses qui peuvent faire mal à première vue mais qui vous seront au combien bénéfique à plus long terme, vous vous posez des questions essentielles sans doute mais vous apportez des réponses complaisantes envers vous même.

Nous vous conseillons de lire la réflexion introspective éblouissante de notre ami Phil sur  la lucidité d’un investisseur, comme départ à vos réflexions. http://www.entrepreneurboursier.com/2010/05/01/je-suis-un-speculateur/

Un gourou, vous l’aurez compris chers lecteurs, sert principalement à vous apporter le petit déjeuner au lit, après 13H30.  Il vous débarbouille aussi le nez puis vous sort de votre torpeur en vous branchant sur votre radio préférée.  Vous n’avez pas besoin de réfléchir, il le fait pour vous.

Nous avons en fait eu l’idée de ce petit texte après la lecture, au hasard d’un forum, d’un post, véridique, à notre sujet, qui dépassait l’entendement et surtout qui n’avait rien à voir avec notre idée de départ sur l’investissement selon Benjamin Graham.  Voici en gros ce que disait ce forumeur que nous ne voulons en aucun cas froisser mais juste lui dire avec humour et réalisme qu’il est a côté de ses pompes comme sont à côté de leurs pompes tous nos lecteurs qui ne font pas l’effort de comprendre notre approche alors que nous l’avons détaillée sur plusieurs dizaine de pages tout au long de ce blog.

Voici donc ce que disait notre ami P240, sur un forum……

– Vous avez vu GEPY, les gars, je crois que Les Daubasses viennent de rentrer dessus ! vu leur perf 2009 , il est tentant de les suivre …

– Ah bon, et comment tu sais qu’ils ont acheté ?

– Ben regarde sur leur blog la société 13 qui est masquée est aussi à 0.65$…..

– T’es bien sûr ?

– Je vais entrer en contact avec eux pour qu’ils me le confirment

– IN … en espérant que les daubasses sont bien rentrées dessus.

Cher ami, nous vous confirmons bien que nous n’avons pas acheté cette société dont vous parlez … et que même si nous l’avions achetée, ce ne serait en aucun cas une raison suffisante pour que vous l’achetiez.

Il faut surtout que vous compreniez que les + 463.06% depuis le 24 Novembre 2008 nous appartiennent mais ne vous sont d’aucune utilité pour gagner de l’argent si vous êtes intéressé par l’approche de Ben Graham.

Par contre, nous vous donnons, sur notre blog, une multitude d’explications et d’illustrations sur notre manière d’appliquer cette approche qui peuvent  vous servir à gagner de l’argent et ces explications vous sont offertes gratuitement.

Cette idée de faire partager notre méthode était un des axes principaux de notre idée de faire un blog au départ de l’aventure. Nous fournissons en plus un petit service à nos abonnés en leur faisant bénéficier de listes grâce auxquelles ils peuvent commencer rapidement à travailler car toutes les sociétés qui y figurent correspondent à nos critères.

Nous avons répondu également et depuis le début à d’innombrable questions techniques et comptables pour lesquelles il subsiste des zones d’ombres et d’incompréhension afin de vous permettre d’investir selon Ben Graham en comprenant bien tout les détails que vous soyez abonné ou pas et ce, même si notre temps disponible n’est pas extensible à l’infini !

Nous répétons à longueur de mail ou de réponse sur notre blog que nous vous expliquons volontiers ce que nous faisons mais en aucun cas ce que vous devez faire. Car nous ne sommes ni dans votre situation, ni en mesure de réfléchir à votre place sur ce qui vous convient le mieux en matière d’investissement.

Vous nous gouroutisez parce que notre compteur est à +463.06%, en 18 mois, nous ne saurons pas l’empêcher forcément !  Mais nous éprouvons nettement plus de plaisir à partager avec vous des réflexions sur l’investissement, voire à vous fournir quelques noms de sociétés pour vous faire gagner du temps et, nous l’espérons, de l’argent.

C’est pourquoi aujourd’hui, pour paraphraser l’immortel Daniel Balavoine, nous voudrions crier : « NOUS N’SOMMES PAS DES GOUROUS »

Tant que nous en sommes à évoquer ce qu’on dit de nous sur la toile, vous pourrez trouver un petit florilège de commentaires au sujet de notre travail, la plupart aimables et encourageants et d’autres plus critiques.  Enfin, certains qui démontrent que leurs auteurs n’ont peut-être pas pris la peine, tout comme notre ami P240, de lire notre blog en profondeur.

Trouver son style !

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Pensez-vous que Walter Schloss investirait, tout comme Warren Buffett dans Coca Cola ?
Est-ce que Warren Buffett investirait dans Toyota comme Marthy Whitman ?
Et Marthy achèterait-il des actions de Horlogic comme Irving Kahn ?

Peter Lynch a détenu jusqu’à 1 400 lignes en portefeuille là où Walter Schloss en détenait une centaine et Phil Fischer rarement plus de 7 ou 8.

Philip Fischer mettait l’entretien avec la direction au centre de sa décision d’investissement alors que Peter Lynch dénichait ses idées dans la vie de tous les jours et que Walter Schloss avouait ne presque jamais quitter son bureau.

Tous ces investisseurs sont catalogués « value » et considérés comme parmi les meilleurs de leur génération et pourtant, le type d’actions en portefeuille, leur taux de rotation ou leur nombre de lignes sont totalement différents.

Tout simplement parce que chacun d’entre eux a son propre style.

Si nous pouvons tirer un grand nombre d’enseignements en observant ces grands investisseurs, il est inutile de tenter de les copier.

Chacun aimerait investir comme Warren Buffett. Quoi de plus normal : c’est le plus grand et le meilleur d’entre nous, les investisseurs « dans la valeur ». Et pourtant, l’oracle d’Omaha lui-même a mis un certain temps à trouver son style. Il paraît qu’il s’est même essayé un certain temps au chartisme.

Le problème est que Warren est unique, qu’il a toujours un coup d’avance sur nous, qu’il a une expérience de l’investissement de près de 60 ans et, quoi qu’il s’en défende, une intelligence très au dessus de la moyenne. De plus, il dispose de moyens financiers que nous, petits boursicoteurs du dimanche, n’avons pas.

Autrement dit : seul Buffett peut faire du Buffett et vouloir le copier revient à tenter l’escalade de l’Everest avec une paire de tong …

Cependant, nous avons, chacun d’entre nous, des qualités qui nous sont propres et qui peuvent nous être utiles afin d’optimiser nos activités d’investisseur. Le plus important est de les découvrir et d’adapter sa politique d’investissement à ces qualités. Bref, il faut TROUVER SON STYLE.

Ce n’est certes pas une chose facile dans notre société faite d’un savant mélange de « star system », de crainte du « qu’en-dira-t-on » et de narcissisme. Et pourtant cette démarche nous semble très importante pour réussir ses investissements : faire sa propre introspection et sentir ce que l’on aime faire, ne pas écouter le troupeau des brebis bêlantes et la meute des loups hurlants, ignorer les medias, les pubs et pseudos gourous. Bref s’assumer …

Sagesse boursière


“Le doute est le commencement de la sagesse” Aristote.

Depuis l’ouverture de notre blog, nous avons agrémenté celui-ci de citations, souvent d’illustres investisseurs, rarement d’investisseurs carrément inconnus.

Nous vous proposons ci-dessous une compilation des citations qui nous servent de guide dans notre politique d’investissement en daubasses et qui résument parfaitement les préceptes que nous nous efforçons d’appliquer. Vous pourrez en réciter l’une ou l’autre au prochain cocktail dînatoire offert par votre banquier : vous verrez, cela fait très « chic » … Mais tout d’abord, nous tenons à remercier leurs auteurs :

– Benjamin Graham, père de l’analyse financière, fondateur de l’investissement dans la valeur et inventeur de la méthode des « net net ».

– Warren Buffett, considéré comme le meilleur investisseur de tous les temps, ancien collaborateur de Benjamin Graham et patron de Berkshire Hataway

– Walter Schloss, désigné par notre club comme le meilleur chasseur de daubasses de tous les temps qui a surclassé le S&P 500 de 5 % par an de 1956 à 2002, ancien collaborateur de Benjamin Graham

– Irving Kahn, dernier investisseur en vie à avoir connu la grande dépression en tant qu’investisseur actif, ancien collaborateur de Benjamin Graham, son fond a surperformé le S&P 500 de 4 % depuis 1994.

– Martin Whitman, gérants du Third Avenue Value Fund qui a surperformé le S&P 500 de 3 % par an depuis sa création en 1990.

– Rémy Morel et Patrick Thénière, investigateurs financiers

– Peter Lynch, gérant du fond Magellan de 1977 à 1990 qui a généré une performance annuelle de 29 %

– John Neff, gérant du fond Windsor de 1964 à 1995 qui a dégagé une surperformance de 3 % par rapport au S&P 500

– Azetoz, forumeur de Boursorama

Sur l’intérêt d’acheter des actions sous évaluées et l’attention à porter au prix payé :

 

« Si une entreprise vaut un dollar et que je peux l’acheter pour 40 cents, quelque chose de bien pourrait m’arriver. » Walter Schloss

« Le prix est ce qu’on paie. La valeur est ce qu’on a » Warren Buffet

« Je préfère acheter une Opel Corsa au prix d’une bicyclette qu’une audi A6 au prix d’une audi A4. » Un membre du club

 

Sur l’intérêt d’adopter une attitude de « contrarian » :

« Nous voyons deux sources essentielles de sous-évaluation pour un titre : des résultats courants décevants ou une impopularité prolongée. «  Benjamin Graham

« les vrais investisseurs « value »sont heureux quand les marchés sont en baisse. » Irving Kahn

« S’il existe une action à éviter, ce sera la plus grande favorite du secteur le plus en vogue » Peter Lynch

  « J’ai un avantage, car les gens avec qui je suis en concurrence ne cherchent pas de bonnes raisons pour acheter. Il cherchent de bonnes raisons pour éviter d’acheter. » Peter Lynch

« Le succès en bourse ne nécessite pas des actions « glamour » ou des marchés haussiers. Pour nous les actions affreuses étaient souvent magnifiques. Si notre portefeuille avait fière allure c’est que nous avions mal fait notre travail. » John Neff

« L’investisseur perspicace est celui qui achète dans un marché baissier quand tout le monde vend et qui vend dans un marché haussier alors que tout le monde achète. » Benjamin Graham

« Soyez avide quand les autres sont craintifs, et méfiants quand les autres sont euphoriques » Warren Buffett

 « Il faut faire les fondations de son portefeuille sur la peur, louer sur la monotonie et vendre quand votre boulangère veut acheter votre immeuble. » Azetoz

Sur l’importance à accorder aux actifs d’une entreprise plutôt qu’à ses bénéfices :

« Les sociétés sûres et bon marché ont souvent des problèmes de rendements des capitaux propres trop faibles à cause d’une concentration d’actifs sous-utilisés et positionnés de façon trop conventionnelle … Quand des bilans ultra conservateurs rencontrent des dirigeants capables et opportunistes, bien des sociétés affichant de faibles rendements des capitaux propres sont devenues des placements sur lesquels j’ai multiplié mon argent par 10 ou 20. » Martin Whitman

« Tout comme les banques, nous aimons rechercher des titres qui offrent une certaine garantie, ou un plan B en cas de revirement. Et plus le prix est bas, plus le risque est exponentiellement plus bas lorsqu’un certain collatéral est présent. » Patrick Thénière et Remy Morel

« Essayez d’acheter des actifs avec décote plutôt que des bénéfices. Les bénéfices peuvent changer significativement sur un laps de temps très court. Les actifs, eux, sont plus stables. On doit en connaître nettement plus sur une entreprise si on base sa décision d’achat sur les bénéfices. » Walter Schloss

« Je mets l’accent sur les actifs. Si vous n’avez pas beaucoup de dettes, cela vaut quelque chose. » Walter Schloss



Sur l’intérêt de ne pas accorder une importance démesurée aux résultats passés :

 

« Dans la vie, le rétroviseur est toujours plus clair que le pare-brise » Warren Buffett

« La bourse aujourd’hui c’est la valorisation d’une société, non pas sur sa valeur intrinsèque, mais sur sa rentabilité a un instant T. » Azetoz

« L’investisseur d’aujourd’hui ne profite pas de la croissance d’hier » Warren Buffett

« Si le passé était tout ce qui comptait, les personnes les plus riches seraient les bibliothécaires » Warren Buffett



Sur l’intérêt de raisonner par soi-même sans suivre la foule :

 

 

« Investir avec succès pendant toute une vie, cela ne demande pas un quotient intellectuel exceptionnel, ni d’avoir la bosse des affaires, ni même d’obtenir des informations privilégiées. Ce dont on a besoin, c’est d’un cadre intellectuel raisonné, pour prendre des décisions, et il faut empêcher les émotions de déranger la raison. » Warren Buffett

« Il suffit qu’un chien aboie après quelque chose pour que tous les autres chiens en fassent autant » Proverbe chinois

« Si les marchés étaient efficients, je serais un clochard dans la rue » Warren Buffett

Sur l’importance de la marge de sécurité :

 

«S’il fallait révéler le secret pour bien investir en seulement trois mots, nous irions pour : Marge de sécurité.» Warren Buffett

« L’idée de la marge de sécurité, c’est de trouver d’abord comment on pourrait perdre de l’argent. » Patrick Thénière et Remy Morel
 

  « J’ai un avantage, car les gens avec qui je suis en concurrence ne cherchent pas de bonnes raisons pour acheter. Il cherchent de bonnes raisons pour éviter d’acheter. » Peter Lynch

« Le succès en bourse ne nécessite pas des actions « glamour » ou des marchés haussiers. Pour nous les actions affreuses étaient souvent magnifiques. Si notre portefeuille avait fière allure c’est que nous avions mal fait notre travail. » John Neff

   « L’investisseur perspicace est celui qui achète dans un marché baissier quand tout le monde vend et qui vend dans un marché haussier alors que tout le monde achète. » Benjamin Graham

« Soyez avide quand les autres sont craintifs, et méfiants quand les autres sont euphoriques » Warren Buffett

« Il faut faire les fondations de son portefeuille sur la peur, louer sur la monotonie et vendre quand votre boulangère veut acheter votre immeuble. » Azetoz

 
   

 Sur l’inutilité de faire du « market timing » :

 

   «Nous sommes convaincus que si l’investisseur intelligent s’efforce de faire du timing de marché, il finira dans la peau d’un spéculateur et aura des résultats de spéculateur» Benjamin Graham

«N’essayez pas de deviner les mouvements boursiers. Analysez tout simplement une compagnie que vous pouvez comprendre, et concentrez-y vous.» Warren Buffett  

« Quand on parvient à acheter des actifs de bonne qualité pour pas cher, c’est parce que les perspectives à court terme sont franchement mauvaises. » Martin Whitman