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Bas les masques : Cofigeo

Une de nos daubasses « mystère », la société n°6 de la dernière situation hebdomadaire, a connu depuis son achat en décembre 2009, une hausse de son cours de près de 65 %.  Voici donc le moment venu de dévoiler, pour vous, cher lecteur, le nom de cette société.

Il s’agit de la société Cofigéo dont nous avions acheté des titres en décembre 2009 au cours de 179 euros.  Evidemment, comme d’habitude, nos abonnés ont été tenus au courant, en temps réel, des détails de cette opération et des raisons qui nous ont poussés à acheter.

Cofigéo est une société agro alimentaire spécialisée dans les plats préparés et les sauces appertisées dont les marques-phares sont Roquelaure et Zapetti.  Il s’agit d’une société française et, par conséquent, éligible au PEA (ben oui, on trouve aussi des perles délaissées en Europe).

Lors de notre achat, nous avions payé bien plus cher que la VANN de la société (1,4 fois la VANN pour être précis) mais le patrimoine immobilier de la société avait attiré notre attention.  En effet, en valeur d’acquisition, l’immobilier d’exploitation représentait 321 euros par action, soit deux fois notre cours d’achat !

En prenant une marge de sécurité de 20 % sur cette valeur d’acquisition, en incluant les immeubles mis en location qui représentent  21 euros par action ainsi que la VANN de la société, nous obtenions une valeur patrimoniale tangible de 403 euros par action en ne payant que 179 euros … et en sus tout le portefeuille de marques et les outils de production  gratuitement !

Depuis, la société a connu le retour aux bénéfices et le cours s’est apprécié.  Mais il y a mieux : Monsieur Bindschelder, membre du directoire et patron d’une société d’emballage, achète régulièrement des actions de Cofigeo.  Peut-être une manière « larvée » d’en prendre le contrôle total et de créer ainsi une jolie structure à intégration verticale.

Au cours actuel de 300 euros, nous conservons plus que jamais l’action car le chemin jusqu’à la Valeur d’Actif Net Tangible qui constitue notre juste prix est encore long : elle s’établit en effet à 553 euros.

Question des lecteurs : Ne serait-il pas préférable d’investir dans des entreprises plus proches de votre horizon géographique d’investissement comme la Belgique ou la France afin d’acheter ce que vous connaissez le mieux ?

Voilà une excellente question, cher lecteur et vous rejoignez en cela le légendaire Peter Lynch qui, dans son livre « Et si vous en saviez assez pour gagner en Bourse », ne préconise rien d’autre.

Morceau choisi : « En gardant un oeil ouvert, vous trouverez des sociétés exceptionnelles  depuis votre bureau ou dans votre centre commercial, bien avant que Wall Street ne les découvre. Il est impossible d’être un consommateur américain avec une carte de crédit sans avoir fait de l’analyse fondamentale sur des douzaines de sociétés – et si vous travaillez dans l’industrie c’est encore mieux. C’est là que vous découvrirez les « 10-baggers ». De mon perchoir à Fidelity, j’en ai eu la preuve des dizaines de fois. »

Ou encore : « On raconte cette fameuse histoire d’un pompier de Nouvelle Angleterre. Vraisemblablement dans les années cinquante, il remarqua l’étonnante expansion d’une usine locale de Tambrands (qui s’appelait alors Tampax). Il songea que c’était là un signe de prospérité, et sur cette supposition, investit avec sa famille 2 000 dollars. Mieux encore, chaque année pendant cinq ans, ils investirent 2 000 dollars supplémentaires. En 1972, le pompier était millionnaire. »

Si nous partageons à 100 % l’opinion de l’ancien gérant « star » de Fidelity, nous devons cependant dire aussi que le point fort de notre approche, c’est qu’elle autorise à l’investisseur d’être « moins connaisseur » de l’activité de la société.  Walter Schloss ne disait d’ailleurs pas autre chose : « On doit en connaître nettement plus sur une entreprise si on base sa décision d’achat sur les bénéfices. ».

 

Statutairement, notre club se doit d’investir dans les sociétés les plus sous évaluées quelle que soit leur origine géographique et il se fait que la majorité de celles-ci ne sont ni françaises ni belges.

 

Néanmoins, il se pourrait, qu’en raison de nos connaissances limitées des aspects légaux et fiscaux d’outre atlantique ainsi que de la langue de Shakespeare, l’impact de l’un ou l’autre « petit caractère » d’un rapport de gestion nous échappe.  C’est une des raisons pour lesquelles nous diversifions autant notre portefeuille.

 

C’est aussi pour cela que, dans le cadre de nos portefeuilles personnels, nous achetons, non seulement des sociétés déjà présentes dans nos portefeuilles d’investissement mais aussi quelques sociétés francophones pour lesquelles nous pouvons nous forger des convictions un peu plus fortes en raison de leur environnement qui nous est plus familier.

Outre LNC dont nous avons déjà traité, nous sommes investis sur une poignée de ces « daubasses de proximité », trop peu sous évaluée que pour être achetée par notre club mais suffisamment pour intégrer nos portefeuilles personnels.  Nos abonnés peuvent d’ailleurs prendre connaissance de ces entreprises éligibles au PEA directement dans la Zone Premium de notre site.

Ceci, cher lecteur, devrait donc répondre à votre question : oui, il est préférable d’investir dans ce que l’on connait le mieux … à condition que ce soit suffisamment sous évalué. Nous pensons aussi qu’une grande marge de sécurité sur une valeur d’actif tangible protège correctement l’investisseur contre une éventuelle méconnaissance.  Mais nous avons la conviction que la meilleure protection pour un patrimoine consiste à obtenir une très grande marge de sécurité sur un actif tangible … que l’on connait bien.

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Salamine, Amsterdam : les vertus du brainstorming dans une flotte de daubasses

2e guerre médique, 480 avant JC, quartier général des forces navales grecques

 

Malgré la belle résistance de Léonidas dans le défilé des Thermopyles qui a permis à l’armée grecque de s’organiser, la Perse vole de victoire en victoire : conquête de la Boétie, rédition de Thèbes et prise d’Athènes.

Les troupes grecques, inférieures en nombre, se replient vers le sud.

Nous sommes dans le QG des forces navales grecques et le débat bat son plein …

 

Eurybiade (Lacédémonien et commandant en chef des forces navales) : bon les gars, on est mal barrés là … nos troupes à terre sont en déroute et la flotte perse fonce vers nous toutes voiles dehors.  Ils ont 600 navires et nous en avons 350.  Je propose qu’on envoi notre flotte le long des côtes pour combiner nos forces terrestres et maritimes.

Adimontos (Corinthien et adjoint d’Eurybiade) : Ca me plait bien votre idée chef !  De toute manière on n’a aucune chance face à une telle puissance navale.

Aristide (Athénien et conseiller militaire) : Hé les gars, vous vous la faites pas un peu « poule mouillée » ?  Vous oubliez la vaillance de Léonidas aux Thermopyles ?  Déjà que vous n’avez pas été très courageux à l’Artémission …

Adimantos : ben quoi, on a gagné à l’Artémisson

Aristide : mouais … vous avez livré bataille parce que vous n’aviez pas le choix : les perses vous avaient coincés dans le mouillage des Aphètes

Thémistocle (Athénien et stratège) : c’est en tout cas bien la preuve que, dans certaines circonstances, on peut les battre ces perses. Personnellement, je pense qu’on devrait au contraire détruire leur flotte pour couper leur armée de leur source de ravitaillement.  Il faut l’affamer cette armée.

Eurybiade : D’accord avec toi Thémis mais le problème n’est pas évacué pour autant.  Je te rappelle qu’ils sont bien plus nombreux que nous ! 

Thémistocle : En fait, je propose de leur rejouer le coup de Léonidas mais sur mer cette fois.  On se replie sur Salamine et on les combats dans le détroit entre l’île et le Pirée.  Comme aux Thermopyles, ils ne pourront déployer toutes leurs forces d’un seul coup.

Aristide : Pas mal ton idée Thémis.

Eurybiade : Encore faudrait-il que Xerxès accepte de livrer bataille à cet endroit précis.

Adimontos : Il faudrait lui faire croire que nous sommes en total déroute et que c’est là qu’’il peut nous donner le coup de grâce.

Thémistocle : on va lui envoyer un messager lui faisant parvenir une fausse info.

Aristide : mon vieux pote Sicinnos fera ça très bien.  Et en plus, on pourrait ajouter que nous voulons fuir par le nord de Salamine.

Eurybiade : super idée Aristide ! comme je connais ce renard de Xerxès, il coupera sa flotte en deux pour nous couper la route en contournant l’île.  On ne devra donc affronter qu’une partie des forces perses.

Adimontos : Attention tout de même aux civils qui ont fuit Athènes et qui se trouvent sans défense  sur la côte.

Aristide : je me charge de les  protéger avec mes troupes au sol.

Eurybiade : il faudra attirer les perses entre les îles de Pharmakousse à l’endroit où le passage est le plus étroit.

Adimontos : il suffira qu’à l’entrée du détroit, notre flotte fasse semblant de fuir afin d’entraîner les perses plus avant.

Thémistocle : OK mais ne reculez pas trop parce que ce passage est court et il ne faudrait pas que la flotte adverse puisse se déployer derrière les Pharmakousses. Je propose aussi que nous laissions des navires planqués dans la baie d’Abelaki pour prendre les perses à revers lorsqu’ils seront engagés dans le détroit.

Eurybidade : super bon plan Thémis ! Je prendrai le commandement de ces navires.  Quant à toi, tu dirigeras le gros des troupes.

 

Le brain storming que nous avons imaginé ici mené par les principaux chefs grecs a permis une victoire éclatante pour eux dans cette bataille qui constitua un tournant décisif dans cette deuxième guerre médique.

Guerre « merdique » contre le tracker msci world dividendes réinvestis, 2010 après JC, quartier général de l’équipe des daubasses  

 24 Novembre 2008 : 16h GMT

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Ce jour là, dans le port d’Amsterdam, le vent est glacial et les nuages sont d’un gris de misère éternelle. Les bourrasques font  trembler les lampadaires qui viennent déjà de s’allumer. Des cris métalliques se mêlent aux bruits sourds des trombes d’eau qui flagellent le béton. Et comme si cela ne suffisait  pas, une pluie microscopique commence à  emplir l’atmosphère. Avec les vagues de lumière pisseuse des lampadaires et la force du vent, les gouttes ressemblent à des nuages d’insectes en cristal….Une race transgénique de fin du monde !

Cher lecteur, chère lectrice, n’allez pas imaginer que nous sommes dans un décor de Cinecitta, que les pompiers arrosent par intermittence, une bande de béton gris et que des réacteurs d’avion simulent la tempête, et que c’est donc du pur cinoche, non, non, nous sommes bien dans le port d’Amsterdam, le temps est épouvantable et trois gaillards à la mine patibulaire, arpentent les quais déserts.

 

Ils sont tous les trois vêtus d’impers bon marché de couleur déconcertante, mastique noir et neige. Le gaillard à l’impair noir tient dans sa main droite un GPS qu’il tente de protéger de sa main gauche. Les mots qu’ils échangent, écartelés par le vent, sont vociférés, parfois ânonnés. La conversation spasmatique qui se déroule, pourrait sans le moindre problème illustrer un cours de psychiatrie.

– Je t’avais dit de prendre la carte !

– Quelle carte ?

– Celle avec le filet de Gouda Babybel que les autorités portuaires nous ont remis avec les badges à  l’entrée.

– Arrêter vous allez me donnez faim, bordel.

-………………plastifiée.

– Qu’est-ce que tu dis ?

– Si la carte n’était pas plastifiée, je ne vois pas ce que nous aurions pu en faire, avec ce temps de m…..  M……. j’ai failli lâcher le GPS…. !!!!!

– C’est marrant, il te donne du Gouda qui est plastifié, mais qui ne t’est d’aucune utilité dans ce dédale de quais et la carte qui ne l’est pas, n’est d’aucune utilité par ce temps…….Du Laurel et Hardy, heureux qu’on est trois.

– Combien de temps reste-t-il ?

– 1 minute…

– Le…..s…. Kilo…..Mètres, bon dieu ?

– 830.

– Mètres je suppose.

– Oui mètres.

– Un peu plus ou un peu…… détrempé, ne change rien.

– 1 minute, c’est pas…..POSSIBLE !

– Ces machins ne se trompent jamais.

– Qu’est-ce que tu lui as demandé ?

– Quai des vices, 37.

– C’est ce que le gars de l’entrée a dit.

– Oui évidemment.

– J’espère qu’il n’y aura pas trop de putes pour nous accueillir.

– Vice, c’est pas ce que t’imagine…

– J’imagine rien, je demande à voir.

– Sacré, Louuuuuuuuuis, toujours aussi pervers.

– « Vice », c’est ……….V.I.S.

– Il aurait pu mettre « quais des boulons », la confusion, n’aurait pas été possible.

– Bon les gars, en Néerlandais « Vis », signifie « poisson ». Je vous avais bien dit de ne pas entamer les Orval, après les 12 Chimay.

–  Evidement, dans le port d’Amsterdam, 37 quai des Poissons, ça se tient.

–  Espérons quand même qu’il n’y aura pas trop de morues.

– T’aimes pas le poisson, Pierre ?

– Il faut que je reprogramme, j’avais écrit V.I.C.E., numéro 37, non d’une pipe, une minute les gars, juste une petite minute.

– On s’avait que tu n’étais pas fort en orthographe, mais là, c’est la totale.

– Je vous dis qu’ 1 minute ce n’est pas possible.

– 759 mètres et le machin indique encore 1 minute…

– Il a pris l’eau !

– 1 minute, 830 mètres….c’est 50 kilomètre à l’heure les gars !

– 759, je viens de reprogrammer.

– Et nous là, on est à 1 kilomètre à l’heure peut-être moins.

– Qu’est-ce que tu proposes ? Qu’on appelle un taxi ?

– T’exagères, on est au moins à 3 Kilomètres à l’heure.

– Ca fait plus de 50 minutes à marcher.

– Ton machin qui ne se trompe jamais à pris la vitesse du panneau d’entrée et c’est la vitesse pour voiture pas à pied.

– 50 minutes non inclus les arrêts pipi…..

– Avec ce que vous avez bu avant de partir.

– ATTENTION…. !!!!!

Une trombe d’eau bondit brutalement sur le quai et fauche nos trois gaillards. Il se relèvent péniblement hagards et détrempés…et reprennent leur route à travers le dédale de quais de plus en plus étroits, tout d’abord en silence, puis la conversation reprend.

– Là, je me les gèle vraiment….

– Le 24 Novembre, je ne pense pas que c’était une bonne idée.

– Ils annoncent une tempête qui durera 5-6 ans….

– Certain parlent de 15-20 ans.

– Ceux-là sont nettement plus imbibés que nous.

– Les gars, je vois le drapeau d’arrivée.

– Quelle couleur ?

– Je vous dis qu’on arrive, 20 mètres….

– Fois 60, 120 mètres….

– Oh non……. !!!!

– C’est quand même pas cela que nous avons acheté, réveille moi Louis.

– Hé oui… !!!!

– Ces rafiots-là n’arriveront même pas à la sortie du port…. !!!

 

Nos trois amis restent ensuite prostrés à l’entrée du quai des vices … heu vis, pendant un long moment. Devant eux, un indescriptible tas de ferrailles gorgées d’étincelles tangue et ondule. Plus de 250 bateaux, sont amarrés en pagaille le long des quais. Pour la plupart des rafiots de pêcheurs minuscules dans un état lamentable et quelques coques plus importantes. Malgré le chaos palpable, des hommes de tous âges et de toutes nationalités s’affairent sur le quai et sur les pontons. Il y a quelque chose de Pearl Harbor, dans cette vision et en plus sans le moindre Kamikaze… !!!

– Allez les gars, les commandants nous attendent là-bas…. !

– T’as vu les chinois, ils larguent l’eau de la cale avec des bols de riz…. !

– Hello sir, my name is Furt Freudenberg, je suis le commandant du « Nu Horizon ».

– Salut Kurt.

– Furt, Pierre.

– Vous partez dans 30 minutes, Furt.

– Impossible sir, tous mes hommes souffrent de dysenterie, la quille du bateau est ondulée, on a accroché des rochers près de Gibraltar, au mois de mai de l’année passée et no money pour réparer….Et vous avez vu le temps….Aucun marin digne de ce nom ne peut prendre la see…

– Vous démarrez dans 30 minutes Furt désolé.

– Nos 30 rafiots ont encore l’air bien pire que la moyenne.

– Tu veux dire plus amochés.

– Oui, Louis, c’étaient les moins chers, donc les plus pourris.

– C’est logique, mais ça fout la trouille.

– Pierre, tu pourrais sortir la liste.

– Voilà.

– How do you do, Donald Jewel, du “Sport Halley”.

– Salut Donald prêt à démarrer ?

– Non sir, les rats sont partis depuis longtemps, les vivres sont à moitié pourries et les tricots sont mangés de mites….Impossible d’affronter la mer….

– Excuse me, notre moteur fait des « Okay » et la coque est red de rouille sur le flanc gauche.

– Vous êtes sur quel rafiot ?

– Le « Ditech », Simpson, Todd Simpson….

– Vous allez vous y faire Todd, j’en suis sûr.

– C’est juste une question de perception, si vous parvenez à oublier ce que vous voyez devant vous, le premier round de la bataille est gagné.

– Remy Lesguer, commandant du « Vet’ Affaire », mon équipage est complètement bourré, ils ont menacé de me balancer par dessus bord si je n’augmentais pas la paie de 150%…

– Donnez leur du Coca zero commandant et dites leur de manière diplomatique qu’ils appareillent dans 10 minutes.

– Bonne idée Louis.

– S’ils vous balancent par dessus bord on fera appel au commandant Gallois, ne stressez pas mon vieux cela sert à rien en pareil situation.

– Pierre tu peux cocher sur la liste les 30 bateaux prêts à partir ?

– Yes, sir….Heu, Yes, Louis.

– Please, please, impossible, de larguer les amarres avec le « Adams Golf », la cale s’est transformée en piscine. Et les maboules qui font office d’équipage s’amusent avec deux poissons rouges, au lieu de servir de leur sceau pour vider l’eau.

– Capitaine Adams ?

– Commandant Adams !

– Laissez couler commandant, y a pas le feu. Ils peuvent s’amuser, jusqu’au détroit d’Ormuz.

– Hic, Hic… commandant  Han Daquing .

– Vous êtes notre seul Chinois, bonjour Han.

– C’est le commandant du « Telestone ».

– Oui Pierre, tu peux cocher.

– Prêt à partir commandant Daquing ?

– Oui monsieur.

– Bizarre, il ne semble pas avoir de problèmes …

– Avez-vous des problèmes à nous exposer avant d’appareiller : problèmes d’équipage, de moteur, de rouille…… ?

– Juste problème de Saké, j’ai écrit un Haiku pour moi pas pleurer : Nususbito ni tori nokosareshi mado no tsuki.

– Louis, on dirait que Han parle le Japonais.

– J’ai plutôt l’impression qu’il est chargé au Saké.

– Commandant Han que voulez vous dire avec ce Haiku ?

– Le voleur parti n’a oublié qu’une chose – la lune à la fenêtre.

– Cela me rappelle quelque chose….

– Qu’est-ce que tu veux que cela te rappelle ?

– Pas de problème avec l’équipage ?

– Je suis à peu prêt certain que ce cher Han a tout pompé des 99 Haiku de Ryokan, j’ai le bouquin dans ma bibliothèque.

– Je seul à bord, Losenone Samouraî….. !!!! pas Saké depuis des mois.

– Il n’a pas assez Saké….Je rêve ou il nous parle aussi de sa vie sexuelle.

– Pierre, il parle d’alcool.

– M….. il est seul !

– Poésie, poésie….

– Sir Hic, sir….femme, moi quitter pour toujours….plus pouvoir Saké….Appliquer code du Samouraî…..Hara….. HA Ha schtoum… !!!!! qui rit…..Sur le 69ième parallèle….

– tu vois bien qu’il ne parle pas d’alcool, il essaie de nous expliquer ses problèmes de nana !

– Je croyais que vous étiez chinois ?

– Arrière grand father Jap….Sale Jap….Nankin… !!

– Pierre, j’ai l’impression qu’il est prêt à te raconter sa vie….Et on a plus le temps.

– Ok Han, à votre retour on discutera poésie et nana.

Le gaillard à l’imperméable mastique s’est retourné sur celui à l’imperméable neige qui a sorti un immense mégaphone rouge de son sac en bandoulière. Un immense larsen a dérapé dans l’air humide dès qu’il a ouvert son espèce de trombone à piles.

– Chers commandants, chers équipages, vous appareillez dans 5 minutes exactement. Toute l’équipe des Daubasse est présente sur ce quai pour vous souhaiter bonne chance dans la dur tâche qui vous attend. Nous sommes certains que vous arriverez à battre l’armée des Zinzins et sa flotte géante de MSCI world. Ne vous fiez pas aux apparences car vous avez plus d’avantages que vous ne le pensez pour voler de victoire en victoire. Ne vous laissez pas impressionner par les cuirassés « General Electric » et « Pfizer » ou le porte-avion  « Walmart » car nous savons que leurs équipages sont bien plus bourrés que les vôtres, qu’ils sont en manque de carburant et n’ont plus « saké » depuis longtemps. Avec pas mal d’ingéniosités, vous parviendrez à les battre dans des endroits bien précis que nous vous dévoilerons au fur et à mesure … Au besoin, nous vous enverrons aussi du renfort … « Gode bless you »…..

– Louis, j’ai l’impression que tu as mal prononcé.

– Qu’est-ce que j’ai mal prononcé Louis ?

– Ce n’est pas “Gode Bless You”, mais “God bless you”.

– Ce n’est pas grave, j’ai juste voulu donner à mon discours  une touche US finale, tous ces gars ou presque sont Américains et c’est ce que les Amerloques ajoutent toujours à la fin de leurs discours.

Les trente bateaux de la flotte Daubasse ont largué les amarres et se sont dirigés vers la sortie du port d’Amsterdam….Pierre et les deux Louis, ont regardé s’éloigner doucement la cohue de bateaux éclopés. Ils étaient tout les trois bouche bée, tout comme des vaches sous Tranxène attendant un hypothétique train fantôme dans un pré empli de smog à tailler au couteau.

– Les gars, vous avez vu la belle allure du « Barrat », sous pavillon Anglais ?

– Le « Dane Elec », me plaît pas mal. Et le « Kindy » fait plutôt pirate avec son immense chaussette au bout du mat….

– J’ai quand même le sentiment que le « Coast Distribution » et le « Tuesday Morning » ne reverront plus le soleil :  on dirait des barges tellement le tirant d’eau est haut …

– Allez on y va, je grelotte de froid.

Nos trois Daubasses on reprit le chemin en sens inverse, celui de la sortie de Port d’Amsterdam. La conversation a repris de plus belle.

– Je trouve que l’on pourrait conceptualiser notre stratégie en faisant un parallèle avec les guerres médiques : ça risque d’impressionner.

– N’est-ce pas un peu trop intellectuel  ?

– Au contraire je trouve que cela fait très « stratège ». Et ça met en confiance.

– Il faudrait déjà commencer par gagner une première bataille.

– Oui mais on peut déjà réfléchir au parallèle avant la première victoire.

– Pourquoi pas.

– On pourrait prendre l’exemple des Thermopyles où le biais d’euphorie a bien failli coûter la bataille à Xerses.

– Je pense que Xerses doit sa victoire à une trahison et sur le coup, pas à son cerveau.

– Si l’on se met du côté de Leonidas, on peut dire que l’endroit était l’axe central de la stratégie : choisir le terrain est finalement plus important que les moyens à disposition.

– On pourrait mettre l’accent sur le fait que plusieurs généraux ont plus d’objectivité et de faculté d’analyse qu’une seule personne aussi intelligente et talentueuse qu’elle puisse paraître.

– Attention les gars… à condition de rester critique entre eux !

– Nous allons être critiques comme ces généraux grecs.

– Finalement, ils ont retenu l’idée de Léonidas et l’ont appliqué sur la mer.

– Exact Pierre, mais j’aimerais que l’on mette l’accent sur la concertation comme arme supplémentaire et pas seulement sur le papier.

– Attendons quand même de voir les gars car la flotte des Daubasse m’a paru bien fragile.

– Oui Louis, il ne faut pas être un vieux Loup de mer pour comprendre que certain ne reviendront pas.

– Ah voir les gars …

7 mois plus tard … 30 Juin 2009 QG d’Amsterdam : 4 Heure GMT

Email sur les transcripteurs Daubasse.com

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Victoire total au large du pacifique……Blitz attaque sur une mer calme, pendant la nuit…..Les Zinzins perdent plus de 50 de leur bâtiments…..La tactique de la tortue des légions romaines appliquée avec succès….Dans une version aquatique, bien entendu.

Le « WPT Entreprise » a quitté la flotte depuis le 12 juin et le capitaine du  « Telestone » Han Daquing nous signale qu’il veut s’arrêter définitivement à Hawaï pour « Saké »  la vahinée.

12 mois plus tard…..30 Novembre 2009 QG d’Amsterdam : 18 Heure GMT

Email sur les transcripteurs Daubasse.com

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Victoire sans appel dans le dédale des îles Pink Sheet……Le « Lehman Brother » repose par 600 mètres de fond ainsi que 150 autres frégates bancaires de tous les continents.

Nous avons besoin de renfort. Pour nous diriger vers le détroit d’Estate.

20 mois plus tard…..20 Août 2010 QG d’Amsterdam : 18 Heure GMT

Email sur les transcripteurs Daubasse.com

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Les premiers combats dans le détroit d’Estate se soldent par une première victoire…..le « AH Bello », le « Bodisen » et le « Blonder Tongue » en sont les principaux artisans.

La flotte Daubasse compte 36 rafiots et deux vedettes rapides baptisées « Option Put » qui ont servi à dynamiter tout au long de la bataille….

Ce jour là, les trois Daubasses se retrouvent sur le quai des vices … heu des vis dans le port d’Amsterdam, au Bar Emmanuelle numéro 40.

Ils vont écluser des pintes jusqu’au petit matin pour fêter l’arrivée d’un nouveau général Greco – Français dans l’équipe….Les nanas du bar l’appelle déjà Francki et pourtant son nom réel est Charles – Andreas  Markopoulos de Neuilly…

Il se joint à l’équipe pour mener à bien, la prochaine bataille des VANTRE dans l’océan indien et amener un peu de sang neuf dans les cerveaux irrigués par trop de bières. Pour cette troisième guerre merdique, les Daubasses ne seront donc plus trois mais quatre comme les mousquetaires.

Derrière le comptoir du bar Emmanuelle, une carte postale est épinglée montre l’ancien commandant du « Telestone », ce cher Han Daquing, en compagnie de deux beautés des îles.  « Saké OK », au gros marqueur indélébile barre sa chemise fleurie au bas de la carte et il exhibe un large sourire.

Enfin, le quai des vis a vu son nombre de toursite  augmenter de manière exponentielle ces derniers temps. Certains prétendent être historiens et d’autres investisseurs !

Dans le port d’Amsterdam, il y a bien plus que des marins qui chantent …

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Bas les masques – Gévelot

Voici venu le moment, cher lecteur, de vous dévoiler le nom de la société masquée n°8 de notre portefeuille. Certains parmi vous l’avaient deviné : il s’agit de Gevelot. Nous vous proposons ci-dessous l’analyse que nous avions mis à disposition de nos abonnés au moment de notre achat. Attention, elle date du mois de novembre et doit donc être adaptée en fonction des évènements survenu depuis lors et notamment un deuxième semestre qui a surpris agréablement.

 

Gevelot a été fondée en 1820. A l’orgine, l’entreprise produisait des amorces, des cartouches de chasse et des munitions de guerre. Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, cette activité a laissé place à une diversification dans le domaine de la mécanique de précision.

Aujourd’hui, le Groupe Gevelot compte environ 1600 personnes et 8 sites de production au service de trois secteurs d’activité :

–         extrusion à froid et usinage

–         pompes et technologie des fluides

–         mécaniquement et équipement des moteurs

La société est extrêmement cyclique notamment en raison du fait qu’une bonne part de son chiffre d’affaires est liée au marché automobile.

Nous avons acheté des actions de Gevelot le 9 décembre 2009, profitant d’un important ordre de vente « ATP » à un cours, frais de courtage inclus, de 19,25 euros.

I.                  La valeur d’actif net net (VANN)

Au 30 juin, la société possédait un actif courant de 93,13 euros par action. Nous avons déduit les dettes de 85,15 euros ainsi que les intérêts des minoritaires (0,03 euros) et établi la VANN de Gevelot à 7,94 euros par action. A notre coût d’achat de 19,25 euros, nous n’avons donc aucune marge de sécurité sur cette valeur.

II.               La valeur d’actif net estate (VANE)

 

 

Nous remarquons que la société détient un important parc immobilier, acquis pour une somme globale de 41,51 euros par action. Nous amputons ce montant de notre traditionnelle marge de sécurité de 20 %, l’ajoutons à la VANN et obtenons une « valeur d’actif net estate » de 41,15 euros par action. A notre coût d’achat de 19,25 euros, nous avons donc obtenu une marge de sécurité de 53,2 % sur cette valeur.

III.           La valeur en cas de mise en liquidation volontaire (VMLV)

Nous allons tout d’abord revenir sur les actifs courants.

Le poste plus important est celui des stocks.  Ils représentent 35,87 euros par action.  Au 30/06, ils représentent 79 jours d’activité, ce qui nous semblent cohérent avec des activités nécessitant un long cycle de production. Nous constatons aussi que la vitesse de rotation du stock n’est guère affectée par la crise : 79 jours d’activités couvertes au 30/06 contre 73 en moyenne en 2007. Malheureusement, nous ne trouvons pas dans ces comptes semestriels, la répartition des stocks en fonction de l’avancement des provisions ni la part des réductions de valeur qui ont été opérés par la direction.

Pour ce faire, nous devons nous référer au rapport de gestion du 31/12/08. Nous pouvons y lire que les matières premières représentent 39,2 % du total des stocks, les en cours de production 19,5 % et les produits finis 41,3 %. Nous apprenons également que la direction avait acté des réductions de valeur pour 7,1 %.

Nous allons supposer que cette répartition est restée identique au 30/06 et décidons de reprendre les matières premières pour 90 % de leur valeur brutes, les en-cours pour 50 % et les produits finis pour 75 % de leur valeur. Nous allons donc appliquer une marge de sécurité sur les stocks de 8,61 euros par action.

Les créances commerciales représentent 35,11 euros par action. Le délai moyen de paiement des clients est de l’ordre de 80 jours (dans les habitudes du secteur) et nous ne constatons pas, ici non plus, de dégradation significative : fin 2007, le délai moyen était de 79 jours.  Malheureusement, le rapport semestriel ne nous donne pas plus que pour les stocks beaucoup d’information sur ce poste qui constitue pourtant une part importante de la valeur patrimoniale de la société. Tout ce que nous pouvons constater, c’est que fin 2008, la direction avait procédé à des provisions pour créances douteuses pour 3,9 % du total des créances et que durant cet exercice, la société avait encouru des pertes réelles d’une valeur de 0,04 % de l’encours au 31/12. Nous avons donc l’impression que ce poste est bien suivi et géré et décidons donc de n’appliquer que 15 % de marge de sécurité sur ce poste. Nous déduisons donc 5,27 euros à la VANE.

Un poste « autres débiteurs » est essentiellement composé de créances sur l’état ou des collectivités. Nous pensons qu’il n’appelle aucune correction pas plus d’ailleurs que les autres postes de l’actif courant composé essentiellement de trésorerie et de placements de trésorerie.

 

Nous passons à présent aux différentes rubriques de l’actif immobilisé.

Nous allons d’abord revenir sur les immeubles que nous avions abordés dans la VANE.  L’intérêt du rapport de gestion de Gevelot, c’est qu’il nous permet de distinguer les immeubles de bureau des immeubles industriels. Nous pensons qu’il s’agit là d’un intérêt indéniable dans l’établissement de la « juste valeur ». Nous allons donc « ventiler » la marge de sécurité en fonction de ces deux critères : nous appliquerons une marge de sécurité de 10 % sur les immeubles de bureau et de 30 % sur les immeubles industriels.  De cette manière, ce que nous estimons être la « juste valeur » de l’immobilier de Gevelot s’établit à 31,04 euros alors que la marge de sécurité « générale » de 20 % sur l’ensemble de l’immobilier nous donnait une valeur de 33,21 euros. Nous déduisons donc la somme de 2,17 euros à la VANE.

La société détient aussi d’autres importants actifs tangibles, essentiellement des installations et des machines. Ces installations ont été acquises pour la somme de 199,25 euros et sont amorties pour 69 % de ce coût d’achat. Comme souvent, nous sommes très prudents avec ce genre de poste et le reprenons pour 20 % de sa valeur APRES amortissements soit 12,19 euros.

Gevelot détient également des participations non consolidées dans des sociétés associées (en réalité, une canadienne et une chinoise).  Nous reprenons ces participations pour la quote part de Gevelot dans leur fonds propres diminuées d’une marge de sécurité de 30 %.  Nous les valorisons donc à 5,01 euros.

Comme vous en avez l’habitude à présent, nous signalons que nous considérons, dans une optique de mise en liquidation volontaire, que les goodwill et incorporelles valent 0.

Il n’y a aucune « stock option » en circulation ni d’autres risques de dilution.

Nous n’avons trouver aucune trace de risque hors bilan ou de litiges non provisionnés si ce n’est un « aval, caution et garantie » pour un somme de pour une somme de 0,96.

Nous pouvons donc établir la valeur de Gevelot en cas de mise en liquidation volontaire à :

VANE : 41,15

Marge de sécurité sur stocks : – 8,61

Marge de sécurité sur créances : -5,27

Marge de sécurité supplémentaire sur immobilier : -2,17

Installations, machines et outillages : 12,19

Participations non consolidées : 5,01

Hors bilan : -0,96

Soit une VMLV de 41,34 euros sur laquelle nous avons, en fonction de notre prix d’achat, une marge de sécurité de 53,4 %.

IV.            La valeur de la capacité bénéficiaire (VCB)


L’étude des comptes de Gevelot nous a tout d’abord donné l’impression qu’il s’agissait d’une entreprise « bien gérée », génératrice de gros cash flow qui, même au cours de ce très mauvais premier semestre, a pu maintenir son Ebitda à l’équilibre.

Nous avons une conviction raisonnable, qu’en cas de reprise économique, la direction sera à nouveau capable de générer les profits d’antan. Nous allons poser les hypothèses suivantes pour calculer la VCB de Gevelot :

–         Résultat net moyen des prochaines années égale au résultat net des années 2005-2006-2007-2008 et 2009 amputé d’une marge de sécurité de 30 %

–         Résultat 2009 déficitaire pour 9,60 euros

–         Taux d’actualisation de 9,5 % (taux sans risque de 4 % augmenté de 2,5 % pour le risque de hausse de taux, de 1 % pour le risque « corporate », de 1 %  pour la cyclicité de l’entreprise, de 1 % pour l’absence de franchise évidente)

Sur base de ces hypothèses, nous établissons la VCB de Gevelot à 21,07 euros.

V.               Conclusions

A notre coût d’achat, nous avons obtenu une marge de sécurité de :

53,2 % sur la VANE

53,4 % sur la VMLV

8,6 % sur la VCB

Selon nous, nous avons, avec Gevelot, l’exemple même d’une crise de maniaco dépressivité de Mr Market : il suffit actuellement qu’une entreprise soit liée au secteur de l’automobile, même partiellement, pour que le troupeau des investisseurs se détourne de ses actions. Et pourtant, cette société semble être un des exemples les plus flagrants même de l’entreprise « hyper cyclique » qu’on peut cueillir en période de déprime profonde.

Barratt Developments PLC

Nous avons acheté, Barratt Developments PLC, Ticker Yahoo : BDEV.L le 26 Novembre 2008

A un prix net de frais de : 50.08
Au 30 Juin 2008 : Son actif Net-Net s’élevait à 516.38 pences

Le Ratio Net-Net est donc de : 0.0970
Au 30 juin 2008 : son ratio de solvabilité s’élevait à : 47.36%

Présentation de la société.

Barratt Developments PLC est une société de construction anglaise qui a été fondée en 1958 à Newcastle. En 1968 elle était côté pour la première fois sur le London Stock Exchange.

Barratt Developments PLC déroule aujourd’hui son activité, sur la totalité du territoire anglais. Elle emploie 5 200 personnes et compte 26 divisions.

Barratt Developments PLC développe 4 types de construction : la maison traditionnelle anglaise, la villa familiale, les appartements de luxe et le commerciale

http://www.barrattdevelopments.co.uk/aboutus/

Qu’avons-nous acheté dans cette société ?

Principalement des terrains et des bâtiments en construction, pour une valeur estimée par la direction de 1 393 pences par action. Décomposée comme suis : 900 pences de terrain à Bâtir et 453 pences de bâtiments en construction.

Mais aussi du cash et des paiements à recevoir pour 38 pences par action…..

Nous avons donc acheté des actifs courant pour 1437 pences par action desquels nous avons déduits l’ensemble des dettes soit 921 pences par action, ce qui correspond a un actif Net-Net de 516 Pence par action, au prix de 50.08 pences. Soit avec une marge de sécurité de 90%.

Barratt Developments PLC est aussi le seul constructeur de notre liste à avoir passé le filtre de solvabilité, avec un ratio de 47.36%. Qui le place donc dans ce secteur de la construction dans la meilleure position pour affronter la crise…..D’autres constructeurs comme l’anglais « Taylor Wimpey PLC » affiche un ratio de Solvabilité de 36% quant aux Français « Les Nouveaux Constructeur » et « Capelli », le ratio de solvabilité est de 26%.

Si nous ne pouvons pas exclure la faillite de Barratt Developments PLC, nous constatons également que la société présente actuellement un des plus important potentiel de la liste.

Nous avons vendu nos titres le 13 juin 2013 en multipliant notre mise par 6,28x (bagger) en 1 660 jours.

Vet’Affaires : condamnée au tribunal !

Est-ce grave docteur ?

En réalité, oui et non.

Oui parce que ce jugement (cfr ci-dessous) remet en cause le modèle économique « low cost » de l’entreprise.

Non parce que nous rappelons que nous n’avons pas acheté une entreprise mais essentiellement des stocks de vêtements.

D’ailleurs, le cours n’a que peu baissé compte tenu de l’impact que pourrait avoir la nouvelle.

Pourquoi ? Parce que si l’entreprise pourrait effectivement perdre de sa capacité bénéficiaire future suite à ce jugement, la valeur des vêtements en stock ne subira, quant à elle, que peu d’impact.

Ceci démontre l’intérêt d’investir dans des sociétés très fortement sous évaluées et que Mr Market considère dores et déjà comme « à fuir » : les mauvaises nouvelles supplémentaires sont déjà intégrées dans le cours et la forte marge de sécurité qui en découle joue à plein son rôle de parachute…

« Les frères Rémy et Patrice Lesguer ont écopé hier de huit mois de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende chacun. Il était reproché aux fondateurs de la chaîne de hard discount textile, née aux Sorinières, de faire passer les responsables de leurs magasins pour des « commerçants indépendants », alors qu’ils étaient en fait salariés. Ce qui les exonérait de charges salariales et leur permettait, par exemple, de les faire travailler le dimanche »