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Question des lecteurs : la pertinence de notre process

investir-avec-un-petit-capitalNous remercions tout d’abord Nizar, Paul et Yannick pour leurs réflexions que nous vous invitons à relire ici et auxquels nous allons tenter d’apporter quelques réponses supplémentaires.

Nous commencerons par la pertinence de notre process mis en question par Nizar avec comme principal argument les petites sommes engagées en 2008 qui nous auraient permis de « faire n’importe quoi » et donc, quel que soit le process, de ne pas subir de pression psychologique. Continuer la lecture de Question des lecteurs : la pertinence de notre process

Peut-on garder une Daubasse à vie ? Le point

Voici un mois, le 15 septembre, nous vous proposions de participer avec nous à une réflexion sur le sujet : « Peut-on garder une daubasse a vie ? » Et nous vous proposions également de participer à un petit sondage qui proposait trois réponses à la question :

Oui, si elle correspond à tous les critères de bases

Non, il faut fixer une limite de temps

Non, il faut fixer une limite selon la macro-économie ou le potentiel

Nous tenons d’abord à remercier chaleureusement tous ceux qui ont participé au débat en développant de très belles pistes de réflexions et également tout ceux qui ont participé au petit sondage.

Commençons par les résultats du sondage où 98 participants ont exprimé leur opinion.

 

Comme vous pouvez le constater dans le tableau ci-dessus, la réponse 1 arrive en tête « Oui, si elle correspond à tous les critères de bases » avec 42 votes qui représentent 43% des participants.

En seconde position la réponse 3 ° Non, il faut fixer une limite selon la macro-économie ou le potentiel. Avec  38 votes qui représentent 39% des participants.

En troisième et dernière position, la réponse Non, il faut fixer une limite de temps. Avec  18 votes qui représentent 18% des participants.

Nous observons donc avec ces résultats qu’aucune des réponses n’obtient la majorité ce qui reflète assez bien l’ensemble du débat ouvert et riche en arguments.

Nous notons également à la relecture de toutes les interventions, qu’aucun investisseur n’a développé d’idée de se débarrasser d’une « Daubasse » à partir d’un point macro-économique.

Pour le reste, nous ne voulons en aucun cas porter un jugement de valeur sur les différentes positions : le but de cette petite réflexion était avant tout de permettre à ceux qui le désiraient de s’exprimer pleinement sur le sujet et surtout de permettre a chacun de se forger leur propre opinion, avec un maximum d’idée et d’arguments n’allant pas forcément dans le même sens.

C’est donc pour cette raison que la réponse que l’équipe des « Daubasse » a apporté à cette question n’a ni plus ni moins de sens qu’une réponse différente … par exemple la vôtre. C’est juste notre réponse, une réponse qui convient aux 4 membres de l’équipe qui n’étaient pas forcément du même avis au départ. Une réponse également jugée acceptable par rapport à la gestion de notre portefeuille et à toutes ses particularités qui ne sont pas forcément les vôtres.

Nous aimons souvent rappeler que c’est avec plaisir que nous expliquons ce que nous faisons, comment nous le faisons, pourquoi nous le faisons, mais en aucun cas ce que vous devez faire. Et c’est très facile à comprendre, car cela relève pour nous de la simple honnêteté dictée par la réalité.

Personne ne peut  vous dire ce que vous devez faire en matière d’investissement car tous les investisseurs sont différents, que ce soit au niveau patrimonial, au temps consacré à s’occuper d’investissement, à la faculté de comprendre, à sa résistance psychologique dans les moments difficiles … Il n’existe donc pas une seule solution pour tous, mais autant de solutions qu’il existe d’investisseurs. Et la meilleure solution ou stratégie, c’est celle qui vous convient le mieux, celle que vous avez construite tranquillement au fil des ans, parce que vous en avez bien compris tous les tenants et les aboutissants et que vous vous sentez détendus en l’appliquant…Tout le reste est du blabla.

Pour paraphraser Marc Faber, cela pourrait se résumé de cette manière : « trouvez la partition qui vous convient le mieux et jouez là avec modestie ».

Pour revenir à nos moutons, l’équipe des « Daubasses » a finalement opté pour une solution « hybride » mais il ne pouvait pas en être autrement, vu les petites divergences de départ. Nous avons en fait pratiquement combiné toutes les réponses. La voici, cette « solution » :

1. Après 5 ans en portefeuille, nous examinons la situation.

2. Si nous trouvons une société dont le potentiel est supérieur, nous arbitrons en faveur de cette société.

3. Si nous ne trouvons pas de société dont le potentiel est supérieur, nous gardons cette société en portefeuille.

Cette règle sera applicable pour notre portefeuille à partir du 24  novembre 2013, date à laquelle il se pourrait que certaines sociétés soient depuis 5 ans en portefeuille.

Processus de sélection de titres à l’achat

La philosophie de départ de l’approche « net net » consiste donc à considérer que celui qui achète des actions décotées par rapport à la valeur de son fond de roulement achète tout d’abord des stocks, des créances et du cash sous leur valeur supposée de réalisation … et en sus, il obtient gratuitement une entreprise.

Dans cette optique, nous sommes partis de deux constats : le premier est qu’une analyse approfondie de l’entreprise n’est pas nécessaire étant donné que nous n’achetons pas une entreprise à proprement parler.

Le deuxième est que, puisque des sociétés sont proposées à des prix aussi bas, c’est qu’il y a un problème : soit l’entreprise accumule les pertes, soit elle est très cyclique, soit ses activités sont démodées, soit un peu de tout ça à la fois.

Il n’est donc pas illusoire de considérer que certaines d’entre elles risquent de disparaître. Notre stratégie d’investissement a donc été établie en tenant compte de ces deux éléments.

En résumé, nous achetons des sociétés :

– cotant au moins 30 % sous leur valeur d’actif net net calculée selon la formule suivante : actif circulant (ou actif courant) – dettes – provisions (si celles-ci ne sont pas incluses dans les dettes) – intérêts des minoritaires. Ensuite, si nous constatons au cours du dernier exercice comptable, un ralentissement dans la rotation des stocks ou des créances, nous redressons la valeur du fond de roulement net pour tenir compte de ce paramètre.

– dont le ratio de solvabilité est d’au moins 0,4. On calcule le ratio de solvabilité selon la formule suivante : fonds propres / (dettes + provisions – trésorerie et placement de trésorerie)

Nous excluons automatiquement les sociétés générant un chiffre d’affaires nul ou inférieur à 5 % de la valeur d’actif net net, les sociétés dont la dernière cotation officielle avant le jour d’achat remonte à plus de 5 jours ouvrables, les sociétés faisant partie de certains secteurs que nous avons jugé arbitrairement comme « inadaptés » à la méthode « net net » comme la biotechnologie et le private equity.

Enfin, si le marché ne nous propose aucune société avec une ristourne de 20 % sur la valeur du fond de roulement net, nous resterons liquide.