Pierre Louis² Franck Daubasse : 2 ans déjà… !!!!

Cher lecteur, cher lectrice, que le temps passe vite ! Notre petit Pierre Louis² Franck Daubasse fête déjà ses deux ans aujourd’hui et nous en sommes toujours très fiers, même si les problèmes se multiplient et confirment le dicton : petits enfants, petits problèmes, grands enfants, grands problèmes.

Nous voulons à cette occasion, vous faire partager un moment intime de cette aventure, un moment qui a suscité débats entre nous, arguments, contre-arguments, beuveries et réflexions : la rentrée scolaire de Pierre Louis² Franck.

Fidèles à nos habitudes d’anticipations, c’est dès le mois de mars que nous avons discuté de l’école maternelle que nous allions choisir pour Pierre Louis² Franck. Comme tous parents dignes de ce nom, nous rêvions évidemment d’une école qui n’existe pas et d’un instituteur, ou d’une institutrice, qui inoculerait à notre bambin aussi bien la joie de vivre, que la profondeur du savoir, qui affinerait son éducation et lui apprendrait à vivre en harmonie avec d’autres garnements du même âge. En gros vous l’aurez compris, un instituteur ou une institutrice que seuls les studios Pixar sont capables de faire vivre dans la salle obscure de notre inconscient… Du virtuel qui exige des lunettes…

C’est en fait le premier Avril que le plus petit des deux Louis s’est évertué à faire des confettis, avec notre beau film en 3D. Attablé autour de quelques blondes de Leffe, dans un bistrot du cimetière d’Ixelles et occupé à bavarder sur l’impérieuse importance du sans concession dans la gestion de patrimoine. Ce sacré Louis Arimont a refroidit l’ambiance bon enfant de la réunion mensuelle en piétinant, d’une petite phrase, les lunettes qui nous empêchaient de regarder l’idiotie du réel dans le blanc des yeux : « dans quelle école inscrivons-nous Pierre Louis² Franck, en septembre prochain ? », a-t-il lancé.

 

Pour tenter de détendre l’atmosphère, le plus grand des deux Louis a éclusé coup sur coup deux blondes de Leffe, avant de déclarer que ce type de débat était ingérable au niveau réflexion avec des blondes. Les brunes, selon lui, s’imposaient. J’ai donc commandé 12 brunes de Leffe, pour ne pas déranger la serveuse à tout bout de champ. Ce qui m’a valu une réflexion en cœur des Louis, sur le fait que je ne semblais pas trop apprécier les rousses aux formes généreuses. Je n’ai pas relevé pour ne pas faire déraper dans de la grivoiserie « low cost » un débat qui s’annonçait ardu.

J’ai aussitôt lancé la première idée, en expliquant que je voulais à la fois une école qui proposait un enseignement pointu mais posé dans un cadre où l’environnement social était apte à créer une expérience de vie riche et variée. Le plus grand des Louis a de suite répliqué que cela lui semblait antinomique. Quand le plus petit des Louis m’a demandé s’il ne serait pas plus opportun de se concentrer sur l’enseignement uniquement, j’ai compris que ma première idée n’était pas aussi brillante que je ne le pensais. Ce qui ne m’a pas empêché de continuer à la défendre.

Le plus grand des Louis a enchaîné, en expliquant qu’il fallait trouver une école qui n’ait pas peur d’enseigner les langues étrangères aux enfants en bas-âge. Cela me semble normal et entre dans ce que je voulais sous-entendre avec mon « enseignement pointu », « nous sommes en phase ! », ai-je ajouté. « On oublie donc le cadre ! », a ajouté le plus petit des deux Louis. « Si vous voulez, mais je pensais qu’un cadre varié permettait aussi de sortir des sentiers battus des grandes langues internationales comme l’anglais ou l’espagnol. Apprendre le Turc, le Vietnamien ou le Luxembourgeois, en mangeant son « dix heures » ou en jouant au chat, à la récré, ne me semble pas dénué de sens ».

Le plus petit des deux Louis est revenu à la charge avec son idée de nous concentrer sur la qualité de l’enseignement, avant de se pencher sur la périphérie qu’est la cour de récré, où m’a-t-il dit, « on risque plus d’apprendre insultes, gros mots et autre langage SMS que des chose sérieuses, en jouant à la marelle ou en se tirant la langue ». Avant de laisser tomber, j’ai répliqué que si j’étais pédagogue, c’est par les gros mots que je commencerais à apprendre une langue étrangère, car cela amuse vraiment les enfants plus que le début qui est toujours :

–         « Je m’appelle Piet. Bonjour. Et toi tu t’appelles comment ?

–          Moi, je m’appelle Kurt. J’ai 5 ans. J’aime bien aller à l’école en Bus.

–          Moi c’est mon père qui me conduit à l’école dans sa belle voiture noire, une Mercedes SLK…

–         Tu en a de la chance. Mes parents, ils roulent en Micra… »

« OK », les gars ai-je dit, on se concentre d’abord sur l’enseignement.

« Je voudrais aussi, a dit le plus petit des deux Louis, qu’il y ait des leçons de gestions, de commerce et d’économie ». « Tu ne penses pas que c’est  un peu trop ardu pour notre jeune tête blonde », a demandé le plus grand des deux Louis au plus petit des deux Louis. « J’ai toujours eu une préférence pour les têtes bien pleines et plus on commence à les remplir tôt, plus il y a de chance qu’elles se remplissent réellement….. !!! Je charrie un peu, ne faites pas cette tête ! », a dit le plus petit des deux Louis, en voyant nos tête s’allonger, « je voulais parler des premières notions et adaptées à l’âge de notre chérubin ». « Tu nous rassures » ai-je dit…..

Je vous épargne, cher lecteur, la suite et la fin de ce dialogue, qui nous éloignait chaque seconde un peu plus des images de synthèses flamboyantes et des dialogues Flashs, des productions Disney. Evidement, la deuxième douzaine de brunes de Leffe a fini par rendre encore plus erratique ce dialogue, d’une conformité qui me faisait de plus en plus mal aux oreilles.

En marchant vers nos voitures respectives garées devant le cimetière d’Ixelles, je n’ai pas pu m’empêcher de dire aux deux Louis titubants, que j’avais l’impression que nous jouions dans ce navet cinématographique qui avait pour nom : « Trois hommes et un couffin », où trois manchots du ciboulot faisaient semblant de ne pas savoir s’occuper d’un bébé, ce qui n’avait jamais été notre cas, jusqu’à présent… Ils m’ont répondu par un hoquet mat qui semblait ne pas avoir réussi à émerger du paquet de mousse qui tapissait leur estomac.

Pendant plusieurs semaines, voire deux mois, les échanges sur le sujet sont restés aussi arides que le désert de Gobi… Le plus grand des deux Louis a juste proposé un covoiturage… qui ne nous a pas enthousiasmé outre mesure vu les distances qui nous séparaient ! D’autant plus que la question principale était loin d’être réglée.

C’est en fait, fin juillet, que la question a refait surface et devinez où ? A Amsterdam, au bar Emmanuelle, 40 quai des « Vis » lors de la beuverie démentielle qui nous a permis de fêter l’arrivée du quatrième membre de l’équipe, à savoir notre ami Franck.

Imbibés de pinte, de gin et de vodka, la question n’a pas été creusée, bien que Franck, sur le coup, ait parlé de mosaïques romaines et de gladiateurs étrusques, si je me souviens bien… « C’est comme un poème et c’était gravé  sur la plaque funéraire de la tombe du gladiateur », nous avait-il dit avant de psalmodier, mort de rire : « Actius le Mirmillon, 30 combats, 25 victoires, 4 fois graciés, âgé de 31 ans, repose ici. Que la terre lui soit légère. A celui d’entre vous qui a demandé ma mort, que les dieux fassent de lui aussi et pour toujours un vivant et un mort !« .

Aucun d’entre-nous n’avait compris le fond de la pensée de Franck, mais sur le coup, je me suis dit que nous laissions peut-être définitivement dernière nous nos rôles de barjots et du couffin.

Quelques jours plus tard, lors de la réunion mensuelle qui s’est déroulée pour la première fois à quatre dans un pub anglais d’Ostende, Franck a précisé sa pensée sur la rentrée des classes de Pierre Louis² Franck. Nous avions juste pris place autour de la table et pas encore passé commande, que Franck nous  expliquait déjà avec conviction, qu’il pensait que l’investissement était un combat quotidien et que pour apprendre à gagner ce combat, il fallait se doter de points de vue multiples. « Nous sommes désormais 4, je propose donc d’inscrire notre Pierre Louis² Franck, dans 4 écoles différentes. Chacun choisit une école de son choix près de son domicile. Et Pierre Louis² Franck changera toutes les semaines ! C’est pour moi la seule manière de se doter d’un point de vue multiple, en se concentrant sur des critères communs. Langue étrangère, cours de commerce, gestion, économie politique, finance… Multitudes de copains, 4 instits et des voyages, en veux-tu en voilà ! ».

Les deux Louis et moi-même sommes restés scotchés quelques secondes, par la proposition percutante de Franck. « Excellent Franck ! » a lancé le plus grand des deux Louis. « Prodigieux Franck ! » a surenchéri le plus petit des deux Louis. « C’était simple et nous n’y avions pas pensé… », ai-je conclu.

Nous avons ensuite passé commande : deux scotchs pour les deux Louis, une Guiness pour moi et une margarita pour Franck. La serveuse, une grande brune aux cheveux courts et aux yeux clairs ultra tatouée sur les deux avant-bras, a jeté en direction de Franck, un regard sombre. Franck nous a demandé pourquoi elle le regardait de cette manière. Nous avons tous ironisé sur le fait que la serveuse ne trouvait peut-être pas assez viril la margarita, voire qu’elle était peut-être nationaliste et considérait la margarita comme une boisson qui n’avait rien à faire dans un pub anglais.

Le plus petit des deux Louis a ensuite demandé comment nous nous organisions au niveau des écoles  pour Pierre Louis² Franck. « Avant d’entrer dans le vif du sujet, ai-je dit, ne faudrait-il pas que je choisisse, en plus de l’école en Roumanie, une école de réserve en Belgique ? ». J’ai surtout pensé au fait que Pierre Louis² Franck pourrait être à un moment ou à un autre fatigué par ces changements hebdomadaires et que lui imposer un trajet en avion ne serait peut-être pas la meilleur idée, sans parler de l’hiver.

Les deux Louis et Franck sont tombés d’accord sur le fait que cette école de réserve en Belgique s’imposait.

« Je propose que l’on se donne rendez-vous à Paris dans 15 jours au « Pré Catelan » », a dit Franck. « Je vous invite tous à déjeuner. Chacun exposera aux autres les caractéristiques de l’école qu’il aura trouvée, programme, cadre et logistique. » « Qu’entends-tu par logistique ? », a demandé le plus grand des deux Louis. Tout ce qui a trait au transport, au menu de la cantine et aux activités extra scolaires. Nous sommes tombés tous d’accord sur la proposition de Franck, d’autant plus qu’il nous invitait dans un restaurant gastronomique trois étoiles.

Nous avons ensuite éclusé quelques bières supplémentaires en bavardant sur les opportunités présentes dans notre « Watching list ». Ce n’est qu’à la quatrième tournée que Franck est parvenu à arracher un joli sourire à la serveuse en commandant une Pale Ale.

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(à suivre…)

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6 réflexions au sujet de « Pierre Louis² Franck Daubasse : 2 ans déjà… !!!! »

    1. Bonjour Palinca,

      Effectivement, je suis investi en Roumanie depuis pas mal de temps… Puisque j’ai eu la chance d’assister à la réouverture de la Bourse de Bucarest début 95, après 40 ans de communisme… De vivre une période assez difficile du point de vue économique de 95 à 99, puis a un décollage fulgurant de 2000 à 2007… Puis une nouvelle période difficile de 2008 à ce jour…

      Ce n’est pas un beau pays , mais un très beau pays, trop peu connu et pas assez apprécié à l’Ouest, sans parler des Roumains qui pour la grande majorité sont des personnes formidables et en aucun cas des sous fifres, incultes, comme on le voit trop souvent dans les reportages, voire comme on le lit trop souvent dans la presse.

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