L’équipe des Daubasses sur le grill de la « Finance Comportementale » (introduction)

Conceptual image - meditations over the finance

Nous allons vous présenter dans les semaines à venir une série de 11 réflexions  sur la psychologie de l’investisseur que certains appellent un peu prétentieusement, selon nous, « la finance comportementale » ou en anglais « behavioral finance« .

Ceux qui nous lisent depuis un certain temps savent tout l’intérêt que nous portons à la psychologie en investissement car nous pensons depuis longtemps qu’agir ou réagir avec bon sens pèse au moins pour 50% dans la réussite d’une performance au-dessus de la moyenne. Les 30% suivants sont, selon nous, générés par la capacité de travail de l’investisseur et les derniers 20% par le « process » choisi.

Par expérience mais aussi grâce aux nombreuses discussions que nous avons eu avec pas mal d’investisseurs, amis, connaissances, abonnés à nos lettres ou simple lecteurs de notre blog, les 30% pris en charge par la capacité de travail et les 20% pris en charge par le process sont souvent bien intégrés et compris tandis que la manière d’agir ou de réagir entièrement liée a la psychologie de chaque investisseur est souvent  laissée à la marge, voire tout simplement oubliée.

Nous n’avons pas vraiment la possibilité de savoir pourquoi un aussi grand nombre d’investisseurs sont prêts à travailler avec acharnement puis à choisir et à élaborer un process  tout en délaissant la partie qui va téléguider ce travail vers la réussite…..C’est un peu comme si vous vous entraîniez d’enfer pour une course de 1000 mètres, que vous élaboriez une belle stratégie pour le départ, le milieu de course et les derniers 200 mètres avec des variantes tenant compte des qualités et des faiblesses de vos adversaires… mais que le jour de la course,  à deux heures du départ, vous mangiez un copieux repas bien arrosé qui va mettre à sac tous vos efforts d’entraînement et ne vous permettra pas d’appliquer l’entièreté de votre stratégie.

La base de notre réflexion sur ces 11 points de la psychologie de l’investisseur est tirée d’un fascicule  dont nous ne révèlerons pas le nom des auteurs dans un premier temps mais seulement la bibliographie de laquelle ils se sont inspirés. Bien entendu, nous vous révèlerons leur identité dans notre conclusion car il sera intéressant de remettre en perspective les détails de ces 11 points par rapport  à leur interprétation des textes.

Bibliographie
Bibliographie

Nous voulons aussi, avec cette  » mini-série », dépasser le tout  théorique. Nous avons souvent remarqué, dans tout ce que nous avons lu sur le sujet, que la théorie parle de biais, d’excès, d’illusions … avec justesse et souvent illustrée d’exemples choc et surprenants qui vous laissent coi et  tellement évident que l’on n’y a même jamais pensé. S’il est clair que l’on adhère  sans compter à ce qui est expliqué, nous n’avons jamais trouvé un exemple pratique relié à ces théories.

En fait, nous ne pensons pas que l’homme puisse changer sa nature profonde et l’ensemble de ses réflexes après la lecture d’un livre théorique sur sa psychologie……pour aborder l’investissement. Mais doit plutôt s’imposer un apprentissage qui pourrait s’apparenter à un dressage de fauve. La métaphore avec le dressage de fauve nous semble pertinente dans le sens où l’homme ne peut pas changer sa nature profonde d’un claquement de doigts mais peut modeler ses réactions, sa manière de penser, d’agir et de réagir dans des moments précis et bien définis.Un peu comme le tigre du Bengale, un fauves parmi les plus impressionnants du monde qui écoute le dresseur au doigt et à la baguette lors d’une représentation de cirque … Quand ce tigre entre dans sa cage circulaire, sous les projecteurs et sous le regard à la fois ébloui et anxieux des spectateurs, il est mis par le dresseur dans une situation spéciale et précise dans laquelle chacun de ses gestes et de ses attitudes ont été apprises. Le dresseur peut donc, dans cette situation et avec un risque mesuré, faire un gros bisous sur le nez de son tigre. C’est la magie du cirque.  Et pourtant, n’allons pas croire que la nature profonde du tigre a changé pour autant … car une fois rentré dans sa cage après la représentation, un gros bisou sur le  nez du tigre signifierait, pour le dompteur, … la mort.

Si nous avons intitulé cette série « L’équipe des Daubasses sur le grill de la « Finance Comportementale » », c’est que nous allons tenter de vous montrer au travers de certains exemples que les quatre membres de l’équipe ne sont pas différents de tout un chacun sur le fond… mais que nous avons appris  à agir différemment quand nous parlons investissements.

Et surtout, nous allons tenter de vous expliquer pourquoi. Les réponses que nous apporterons à certaines questions posées par les théories de la psychologie de l’investisseur seront faites soit de manière individuelle, soit collective.

Nous espérons aussi en traitant ce sujet important de manière sérieuse, ne pas louper l’anecdotique et le biais humoristique qui nous est cher.

Nous espérons surtout vous faire comprendre que chaque investisseur individuel a la possibilité, en s’auto disciplinant psychologiquement,  de se créer de toute pièce et à coût zéro, un avantage important par rapport à d’autres investisseurs pour lesquels ce sujet compterait « pour du beurre »…..!

finance comportementale

 

 

 

2 réflexions au sujet de « L’équipe des Daubasses sur le grill de la « Finance Comportementale » (introduction) »

  1. On retrouve un petit peu les « 3M » d’Alexander Elder pour connaitre la reussite avec ses investissements: le mental, la méthode et le money management.

    Puisque vous êtes 4 investisseurs derrière les Daubasses, vous partagez certainement la même méthode et le même money management. Mais la différence doit se faire au niveau du mental qui couvre la gestion des émotions, la perception de ce qu’il se passe sur les marchés ou dans une entreprise, et la discipline personnelle.

    J’attends la suite avec impatience!

    Ben

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