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Rapport de gestion – Mai 2017

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons chaque mois un extrait du « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles. Extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille.

— Bien évidemment, ce rapport ne fera en principe pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés. —

RAPPORT DE GESTION – Mai 2017
Les Romains de la décadence, de Thomas Couture (1847), huile sur toile, 4,72 m x 7,72 m, musée d’Orsay (Paris)

Les jeux du cirque romain version moderne

Dans cette nouvelle arène que sont les marchés financiers, où les traders ont remplacé les gladiateurs de jadis, c’est désormais poker menteur et bataille de chiffres. Nous sommes loin des boucheries d’antan où le sang coulait à flot.

Les banques centrales abondent les marchés financiers de liquidités avec de l’argent gratuite (taux presque nuls) et les bourses occidentales volent de record en record – surtout à Wall Street. Comme d’habitude, l’effet moutonnier joue à plein. Et le troupeau emmène tout sur son passage. Tout. Nous sommes presque las de participer à cette fête qui n’en finit pas. Et nous nous demandons quand les joyeuses hostilités vont-elles réellement commencer ?

Car nous nous ennuyons fermement. Nous avons beau retourner rapports annuels après rapports annuels, les récoltes sont maigres. Mais une chose est sûre : il ne faut pas plonger dans le délire unanime et qui fleure bon du « nouveau paradigme ». C’est nouveau, bien sûr ! Nouvelle version d’un marché haussier qui ne fait que commencer… depuis 2008. Et qui, au dire des experts, est sur une bonne lancée. On connaît la chanson d’un marché qui ne voit plus que des bonnes nouvelles.

Heureusement, notre process est stricte et ne permet aucun écart. Peu de chances que les investisseurs dans la valeur les plus orthodoxes se ravissent à la table des festins des hausses interminables. Les liquidités abondent avec encore deux nouvelles ventes ce mois de mai avec Natuzzi et Global Sources (qui nous permettent de réaliser des gains respectifs net de frais et de toutes taxes et impôts en euros de +15% et +265%, bagger 3,7x !) pour un seul achat en face. Le cash représente désormais 26% du portefeuille, un niveau rarement atteint.

Nous affutons nos flèches sans relâche, et attendons patiemment que les choses se fassent. Inutile de tirer des flèches dans le vent. Même si c’est tentant… et que nombreux sont les malins qui moqueront notre faible activité acheteuse. Certes. Mais un process bien établi et respecté à la lettre permet justement d’éviter le gros de l’effet de foule. Alors, oui, à court terme, il est possible que nous passions à côté d’une hausse moutonnière. Mais à long terme, ce « faux coût d’opportunité » sera, nous l’espérons, largement compensé par un ramassage de bonnes daubasses juteuses.

On a moqué la folie des années internet des années 2000 avec des valorisations délirantes, mais aujourd’hui, on trouve cela normal d’acquérir des entreprises avec des ratios tels que cela ne peut s’expliquer que par deux événements conjoints :

1/ une liquidité surabondante sur le marché qui masque la vue des investisseurs et oriente la monnaie vers des actifs qui n’auraient attirés aucun regard si l’argent n’était pas aussi bon marché. Merci les banques centrales et les taux d’intérêt au tapis ;

2/ des « dossiers » intéressants – sous-entendu des grosses décotes évidentes – qui se raréfient puisque le marché a déjà tout acheté. Ce qui pousse donc les actifs type actions, même parfois peu rentable ou en devenir, à atteindre des valorisations bullesques.

Ce n’est pas notre métier, mais l’acquisition de 90% du capital de la société FastMatch par Euronext pour 153 M USD (soit une valorisation de 170 M USD), pour une entreprise qui a réalisé un chiffre d’affaires de 12,7 M USD et un EBITDA de 3,8 M USD en 2016, nous semble quelque peu cher. Bien sûr, il y a de la croissance, de la très forte croissance. Même si on annualise l’EBITDA du T1 2017, on obtiendrait pour 2017 un EBITDA de 9,6 M USD. Ce qui correspond à un multiple de 17,7x l’EBITDA pour une valorisation de 170 M USD. A ce prix, la croissance rentable DOIT être au rendez-vous.

En attendant des jours meilleurs, nous continuons à traquer la valeur pour optimiser notre asymétrie statistique de rendement / risque sur quelques trouvailles essaimées là, ou là. Derrière un incident industriel ou un désamour brusque d’une entreprise ou de tout un secteur, il est toujours possible de gratter un peu les bilans et de dénicher quelques belles daubasses prometteuses sur les dossiers les moins regardés par la communauté financière.

Dans l’humeur du temps, cet esprit à la fête où l’argent coule à flot, en pleine orgie néo greco-romaine, nous vous présentons une société suivie par aucun analyste et qui correspond bien aux temps actuels : xxx, spécialiste du divertissement en tout genre.

Bon début d’été à tous.

Compte-rendu mensuel

La valeur liquidative de notre portefeuille est de 10,09 € en réduction de -0,28% sur le mois de mai signant ainsi l’arrêt à 14 mois consécutif de performance positive. Sur l’année 2017 la performance est de +7,46%. (Une coquille s’était glissée dans la lettre du mois passée, la VL au 30 avril était de 10,12€ et non 9,99€).

Notre benchmark, le tracker MSCI World dividende réinvesti, a baissé de -1,29 sur le mois. Sur l’année 2017 sa performance est de +3,04.

En mai, 15 sociétés du portefeuille affichent une performance à 2 chiffres, 7 en zone positive et 8 en zone négative. Ces sociétés sont les suivantes :

(…) cf. Lettre Mensuelle de mai

Mouvements mensuels

Trois opérations en mai.

Le 19 mai 2017, nous vendions les actions de Natuzzi, notre marchand de salon italien et de meuble design  dont le siège social est situé dans un petit bled de la province de Barri en Italie juste au dessus du début du talon de la  botte : Santeramo in Colle. Fondé en 1959 par Pasquale Natuzzi, la société possède 5 usines en Italie, 4 dans la province de Barri et 1 à Naples. Provincial ce business ? Pas du tout, la société exporte sur les 5 continents et dans 123 pays  dont le Brésil, la Chine, l’Inde, la Russie, les USA, le Japon, le Benelux, la France, l’Allemagne, la Suisse… Elle emploie plus de 5 500 personnes en Italie et est cotée exclusivement sur la bourse de New York en dollars !

Nous ramassons un premier lot de cette Daubasse » cicciolinesque » en 2011. Le 19 Janvier, nous achetons 1 575 actions pour la somme de 3 793.11€ à un cours de 3.24 USD. Nous renforçons Le 15 aout 2012 en prenant un second lot de 880 actions supplémentaires pour la somme de 15 63.23€ à un cours de 2.15 $. Et nous renforçons une seconde fois le 30 Septembre 2013 en achetant 1 435 actions pour 2016.29€ à une cours de 1.88 USD.

Rattraper dans ce cas un couteau qui tombe est une bénédiction boursière qui n’existe pas dans les affaires non cotées, en dehors des « marchés ». De notre point de vue, c’est le cours en continu qui torpille le bon sens humain et toute rationalité. Certains investisseurs vont prendre peur car le cours baisse et vont vendre à n’importe quel prix sans tenir compte du moindre critère de valeur, d’autres vont se ruer sur le cours qui baisse pour se renforcer mais sans autre raison que… le cours qui baisse. Et d’autres, enfin, qui chassent la daubasse et investissent sur les actifs décotés, vont trier entre les sociétés dont le cours baisse mais qui n’ont pas d’actifs tangibles derrière – à oublier – et les sociétés dont le cours baisse mais qui possèdent des actifs tangibles dont la valeur se maintient (ou mieux, progressent) mais qui ne sont plus pris en compte par la marché pour une raison quelconque. Et vous aurez compris que c’est simplement ce que nous faisons et que nous continuerons de faire.

Revenons à Natuzzi, nous avons donc acheté au final après nos deux renforcements 3 890 actions pour la somme de 7 372.63€ frais inclus et à un cours moyen de 2.51$. Et le 19 Mai 2017, nous avons vendu toutes nos actions de la société et encaissé 8 497€, à un cours de 2.52$. Nous avons donc réalisé une plus-value de 15.26% en 5 ans et 4 mois.

Cette transaction nous laisse un gout d’amertume car le hasard contre lequel on ne peut pas grand chose a joué contre nous et déjoué notre système de stop. Petit rappel de ce système de stop. Ces stop sont calculés sur les plus hauts du jour, une fois le cours supérieur la VANT de la société, et sont systématiquement remontés si ces plus hauts sont dépassés. Il y a trois niveau de stop : le premier est un stop mental quand le cours le brise par le bas, nous passons alors à un stop écrit sur notre broker Keytrade quelques pour cent plus bas et nous agrémentons ce stop d’une limite au-delà de laquelle nous ne sommes plus vendeurs. Tout c’est bien passé dans un premier temps et le cours a affiché un plus haut de 3.30$, le 24 Avril. Valeur a ce stade +/- 12 000€  et une plus-value virtuel de +/- 60%. Ensuite, il y a une stagnation avec de légers hauts et de légers bas avec un cours qui se maintient au-dessus de 3$.

Le 17 mai, le cours clôture à 2.93$ et nous continuons à suivre notre process sur le stop qui est écrit sur Keytrade depuis le 24 Avril. Le 18 mai à l’ouverture, le cours passe en 30 minutes de 2.90$ à 2.58$. Et pour la première fois de l’histoire du portefeuille, la limite au-delà de laquelle nous n’achetons plus, a fait sauter automatiquement notre ordre. La chute du cours a donc été tellement brutale (-12%) et rapide (en 30 minutes) que lorsque le cours a brisé notre stop, il n’y avait aucun acheteur qui a répondu à notre offre de vente. Nous avons ensuite appris que la raison de cette chute était due à la plainte de deux ex-employés de la société auxquels un tribunal italien a donné raison. Les provisions passées par la société concernant ce procès ne semblent pas suffisante pour couvrir l’amende importante que devra payer la société aux deux ex-employés. Si la somme n’a pas été avancée le communiqué dit quelle sera  considérable. Sans plus. D’où la réaction instantanée du marché.

Si vous vous rappelez du prix unitaire d’achat frais inclus de 2.51$ et du prix unitaire de vente de Natuzzi frais déduit, soit 2.52$, cela signifie que nous avons seulement gagné sur le change EUR/ USD nos +15.26% de plus-value. Les leçons à tirer de cette histoire au gout amer sont aux nombres de trois. Si vous regardiez le plus haut de 3.30$, nos trois achats étaient gagnants.

Premier point : il faut donc toujours avoir en tête qu’en bourse, vous ne pouvez pas lutter contre le hasard, aussi performant que soit votre process.

Secondo : si nous n’avions pas renforcé 2 fois, nous aurions perdu de l’argent alors que nous sommes quand même parvenus à en gagner seulement en essayant d’attraper un couteau qui tombe voire à acheter des actifs à des prix de plus en plus attractifs.

Et troisième point : nous allons prendre le temps de réfléchir à ce stop loss qui, il est vrai, a capté pour notre portefeuille les plus gros baggers les Netlist (x15), Zoom Telephonics (x8), Value Vision Media (x7), … mais nous a aussi fait perdre / manquer à gagner sur les plus hauts de nombreuses petites sommes. La question difficile est donc de savoir si les  gros gains captés par le stop avec les grands baggers sont plus importants que les stops qui nous ont fait perdre des petites sommes, voire ont généré un manque à gagner sur de nombreuses autres sociétés.

Le 23 mai, nous avons renforcé notre position sur la chaine de prêt-à-porter US xxx. Nous avons acheté un lot supplémentaire de xxx actions pour la somme de 4 246,97€ soit 1% du portefeuille. Nous possédons désormais 135 actions de la société au prix d’achat frais inclus de 7 539.23€ soit 1.76% du portefeuille. Nous avons fait passer notre prix de revient unitaire en USD de 92.96$ à 62.69$. Cerise sur le gâteau, la société fait toujours des profits, tout en continuant de racheter ses propres actions sur le marché pour les annuler, et notre renforcement a été effectué sur un potentiel estimé RAPP de +286%.

La plus belle opération du mois est sans conteste l’OPA (Offre Publique d’Achat) sur notre RAPP chinoise de Hong Kong : Global Source LTD dont le cours a bondit a l’annonce de l’OPA de 50%. Opération en capital que nous pressentions déjà comme nous l’avions formulé dans la lettre d’avril 2016 :

« Ce que nous retiendrons du mois de mars (2016) sont des éléments liés à la gouvernance de l’entreprise. Alors que ces dernières années la société n’a cessé de racheter ses propres titres sur le marché par des Offres Publiques de Retrait (OPR), nous apprenons que le CEO a décidé de partir en retraite, tout comme 2 administrateurs indépendants. Si on ajoute à ces éléments l’âge du capitaine (le fondateur et premier actionnaire de la société) Merle Allan Hinrichs (71 ans), nous avons beaucoup d’ingrédient réunis pour une opération sur le capital de la société… »

Le cours est donc passé de 12$ le 22 mai à 17.88$ le 23 mai, l’offre annoncée étant de 18$ par action. 3 jours plus tard, le 25 mai, une autre société a surenchéri en offrant 20$ et le cours a bondi à 21.45$ en clôture. Nous avons alors décidé de ne pas attendre la suite des événements qui auraient pu nous être défavorables et nous avons placé un ordre à 21.45$ qui a été exécuté le 26 mai. Nous avions donc acheté des actions de cette société Chinoise de Hong Kong le 25 mars 2015 pour la sommes frais inclus de 3 582.97€ et nous avons revendu le 26 mai et encaissé la somme de 12 990.31€ net de frais. Une plus-value de 262.56% en 791 jours, ou encore notre 46ième baggers (premier bagger RAPP!) qui a multiplié notre mise par 3,62X  en 2 ans et 2 mois.

Le portefeuille, quelques détails supplémentaires

Sur le mois
Nous avons acheté pour la somme total de 4 246.97 €
Nous avons vendu pour la somme total de21 487.31 €

Sur l’année 2017
Nous avons acheté pour la somme total de 23 786.02 €
Nous avons vendu pour la somme total de 46 147.10 €

Les liquidités pèsent en fin de mois 25,63% du portefeuille, et sont en hausse de +3,87 points par rapport à fin avril.

Bas les masques – Hyduke Energy Services (bis)

Le 20 octobre 2016, le cours du pétrole nous fait sortir de notre léthargie automnale, où l’on commençait à se demander si nous n’allions pas entrer en hibernation en récitant en boucle un poème de Verlaine.

Et on râle quand notre stop-loss est exécuté sur la société Hyduke Energy Services (bis), « grâce » à un baril de pétrole WTI qui rechute et nous gâche ainsi un « bis » (terme pour définir une société que nous avons déjà acquise auparavant pour notre portefeuille) qui aurait pu être une première assez amusante. Mais ne boudons le plaisir de réaliser une plus-value de 58,20% net de frais en moins de 1 an et 2 mois. Continuer la lecture de Bas les masques – Hyduke Energy Services (bis)

Notre portefeuille franchit le x10 !!

Ça y est, peut-être aviez-vous déjà remarqué l’événement. Lequel ?

Un événement intergalactique !

Notre portefeuille a franchi le 14 avril dernier le niveau des +900% de performance (+903,27% pour être précis), soit une multiplication par 10 de notre mise initiale. Une performance dont nous ne sommes pas peu fiers en moins de 8 ans 1/2. Soit moins de 10 ans. Continuer la lecture de Notre portefeuille franchit le x10 !!

Rapport de gestion – Avril 2017

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons chaque mois un extrait du « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles. Extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille.

— Bien évidemment, ce rapport ne fera en principe pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés. —

RAPPORT DE GESTION – Avril 2017

La VL de notre portefeuille est de 10,12€ en progression de 0,22% sur le mois d’avril. Sur l’année 2017 la performance est de +6.40%.

Sur le mois d’avril notre portefeuille a profité d’un change défavorable de -0.47 %.

Notre benchmark, le tracker MSCI World dividende réinvesti a baissé de -0.56% au mois d’avril. Sur l’année 2017 sa performance est de +4.50%.

C’est le Printemps et les idées les plus loufoques, pour ne pas dire les plus folles, bourgeonnent. Alors que votre fidèle équipe retourne pierres après pierres (comprendre : « rapports financiers après rapports financiers ») à la recherche de décotes patrimoniales sur les marchés boursiers pour acquérir des actifs au rabais, certains investisseurs usent de moyens moins orthodoxes…

Retour au 11 avril dernier.

Le bus de l’équipe allemande de football du Borussia Dortmund, avant le match européen contre Monaco, est la cible de plusieurs explosions de bombes. Dans un premier temps, les médias ont propagé l’idée d’une attaque probablement terroriste à l’encontre du bus de l’équipe…

L’épilogue est finalement tombé sur les téléscripteurs. Les conclusions sont toutes autres : « l’homme qui a perpétré une attaque à l’explosif contre le bus de l’équipe de football allemande aurait spéculé sur une baisse du prix de l’action du club. »(1) Indignation. Etonnement.

En effet, à l’image de bons nombres de clubs de foot européens, le Borussia Dortmund est une société cotée en bourse. L’auteur, qui avait placé trois bombes sur le trajet du bus de l’équipe sportive, avait en effet spéculé fortement à la baisse du titre du club. L’objectif était de faire chuter fortement l’action suite à un événement dramatique dont il aurait été l’initiateur. Avec, selon les calculs du terroriste boursier, un gain potentiel en ligne de mire de 1 million d’euros pour une mise initiale de 10 000 euros !

Nous invitons tous nos abonné(e)s qui cherchent à réaliser des gains de ne pas être tentés par des gains trop gros, trop rapidement (même si nous sommes ravis quand cela se produit… en toute légalité !). Comme aimait à le rappeler le père de l’investissement dans la valeur et mentor de Warren Buffett, le bien connu Benjamin Graham : « À la bourse tu as deux choix : t’enrichir lentement ou t’appauvrir rapidement. »

Et vous aurez compris, cher(e) abonné(e), que nous avons choisi la moins spectaculaire et plus pacifique seconde option, l’enrichissement à long terme. Il existe des moyens légaux d’investir rationnellement afin de réaliser de belles plus-values ! Certes, nous avons conscience que la quantité de travail que nécessite notre style d’investissement est peu attrayante et plutôt laborieuse. Mais c’est une approche qui correspond à notre tempérament tout en constituant aussi du fait de son faible attrait, indéniablement, un avantage concurrentiel majeur par rapport aux autres intervenants des marchés financiers.

C’est dans cette optique que nous vous proposons une nouvelle société originale ce mois-ci avec l’immobilière européenne ***** éligible au PEA (pour les français). A priori, rien de folichon. Mais en creusant un peu les chiffres, l’investisseur averti y trouvera le moyen d’acquérir des immeubles et terrains en Belgique et au Luxembourg à un prix défiant toute concurrence (moins de 400 EUR net le mètre carré).

Également, malgré un contexte de marchés « chers », votre équipe vous a tout de même déniché une daubasse 100% du crû. C’est une « bis ». La daubasse américaine ***** a en effet déjà connu un passé glorieux au sein de notre portefeuille, entre 2009 et 2014, en nous procurant une performance de plus de 150%.

Bonne Lecture.

(1) http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/04/21/l-auteur-presume-de-l-attaque-de-dortmund-a-ete-arrete_5114714_3214.html

Mouvements mensuels

Un seul mouvement en avril.

Le 28 avril 2017, Nous avons acquis des titres de la société américaine ****, un fournisseur de service technologique industriel. Nous avions déjà acheté des actions de cette société au début de l’histoire daubasse et revendu en 2014 avec une plus-value supérieure à 150% Cette société fait donc partie de nos 45 baggers actuels et nous espérons répéter la performance ! Comme nous l’achetons pour la seconde fois, nous l’intitulerons **** (bis). Nous avons donc acheté xxx actions de la société pour la somme totale frais inclus de xxxx € représentant 1% du portefeuille. Le prix unitaire frais inclus est de xxx USD. A ce prix, la société cotait à 70% de sa valeur net-estate  de xxx USD et avec une valeur d’actif net tangible de xxx USD. Son potentiel estimé est de +144%.

De notre point de vue c’est une belle occasion par les temps qui courent d’autant plus que la société génère toujours des profits. Comment se retrouve-t-elle  alors dans la catégorie « Daubasses » ? L’analyse de la société (que vous pourrez relire ci-dessous pour les abonnés) nous a permis de comprendre que le marché était déçu par les profits du dernier trimestre et des 9 premiers mois de l’année, en comparaison à la même période un an auparavant. Sur le dernier trimestre les profits sont de +0.33$ par action au lieu de +1.00$, et sur les derniers neufs mois, les profits sont de +0.59$ par action au lieu de +3.83$. Contrairement à nous qui investissons sur des actifs décotés, le gros du marché continue à scruter les seuls profits. Et nous ne nous en plaignons pas, au contraire, cela nous arrange vraiment !

Lors de notre premier achat de cette société, en 2009, notre futur bagger nous montrait dans le rapport similaire de 2009 une perte de -0.07$ sur le troisième trimestre et un gain de 0.47$ sur les 9 premiers mois de l’année !  Vous aurez donc compris que des gains en chute libre, voire même des pertes, ne sont jamais un obstacle pour un futur bagger. En fait c’est juste ce que nous avons pu observer depuis 2008 dans notre portefeuille. Et l’histoire semble se répéter inlassablement… pour notre plus grand bonheur !

Le portefeuille, quelques détails supplémentaires

Sur le mois
Nous avons acheté pour la somme total de 4 401.33 €
Nous avons vendu pour la somme total de 0.00 €

Sur l’année 2017
Nous avons acheté pour la somme total de 19 539.05 €
Nous avons vendu pour la somme total de 24 679.59 €

Les liquidités pèsent en fin de mois 21.76% du portefeuille, et sont en baisse  de -1,15 points par rapport à fin mars.

Question des lecteurs : Oui, il est possible d’acheter en bourse de l’immobilier au rabais !

Nous avons reçu il y a quelques semaines cette question :

« (…) par ailleurs j’ai parcouru votre blog, n’ai pas eu le temps de regarder en profondeur mais j’ai vu que vous parliez de value investing appliqué à l’immobilier : je serai intéressé d’en savoir plus ! J’ai souvent pensé que c’était une différence dans notre métier : trouver un actif de valeur fortement décôté est compliqué, le facteur psychologique s’applique moins me semble-t-il à un actif concret comme la pierre.

Voici notre réponse. Continuer la lecture de Question des lecteurs : Oui, il est possible d’acheter en bourse de l’immobilier au rabais !

Bas les masques – Gravity Corp

Remontons au 31 Octobre 2016.

Après une partie extrêmement disputée et « violente » de « Rag… narok » (un des jeux développé par la société), les membres de l’équipe des Daubasses déguisés en lutteurs sumo, nourris exclusivement au délicieux jambon d’Ardennes et à la douce Orval pendant 1 022 jours, mettent KO notre adversaire qui nous crache toutes ses dents sur le tapis et 95% de plus-value !

Cette histoire coréenne n’a pas été de tout repos. Continuer la lecture de Bas les masques – Gravity Corp

Question des lecteurs : pourquoi achetez-vous si cher ? 2/2

Cet article est la deuxième partie de la réponse à la question de Dov.  Retrouvez ici : la première partie.

Reprenons quelques chiffres

Voici donc quelques chiffre pour mieux visualiser ce que nous venons d’expliquer sur l’évolution du marché et le potentiel ou la décote sur la Valeur d’Actif Net Tangible VANT moyenne pondérée de notre portefeuille. Nous allons vous présenter les plus hauts potentiels par rapport à la VANT moyenne pondérée et les plus bas pour expliciter le tangage, entre les ventes et les achats, et entre les avancées et les reculs de marché.

Continuer la lecture de Question des lecteurs : pourquoi achetez-vous si cher ? 2/2

Question des lecteurs : pourquoi achetez-vous si cher ? 1/2

Contactés par mail, un abonné, dubitatif sur nos prix d’achats, nous a posé une question que nous avons résumée par un : « Pourquoi achetez-vous si cher ? ».

Comme il n’y a pas de mauvaises questions… nous avons décidé de partager avec nos lecteurs la réflexion qui a suivi cette question/remarque et notre réponse complète.

Voici la question telle que nous l’avons reçue :

Continuer la lecture de Question des lecteurs : pourquoi achetez-vous si cher ? 1/2

Rapport de gestion – Mars 2017

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons chaque mois un extrait du « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles. Extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille. L’idée principale est de vous proposer un maximum de réflexions sur le sujet.

— Bien évidemment, ce rapport ne fera, en principe, pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés. —

RAPPORT DE GESTION – Mars 2017

La VL de notre portefeuille est de 10.098€ en progression de +1.14% sur le mois de Mars. Sur l’année 2017 la performance est de +7.52%.

Sur le mois de Mars notre portefeuille a profité d’un change défavorable de -0.47 %.

C’est notre 13ème mois de performance positive consécutive, un nouveau record.

Notre benchmark, le tracker MSCI World dividende réinvesti a progressé de +0.49% au mois de mars. Sur l’année 2017, sa performance est de 4.98%.

L’annonce de la remontée des taux américains, n’a pas effrayé le marché. Tout le monde se demandait s’il y avait encore du carburant (liquidité) dans la fusée « marchés mondiaux » et force est de constater que la réponse est oui, même si les trois premières semaines de mars ont joué sur l’incertitude. Le baril de pétrole tombé en début de mois à 47.09$ a clôturé le mois de mars à 50.60$, c’est une progression de +7.45%. Nos parapétrolières qui avaient bien dégusté lors de la chute du cours, ont profité du rebond mais de manière inégale.

Même si nous pensons que la performance du mois s’explique par des faits propres à chaque société, nous remarquons que parmi les 8 performances à deux chiffres qui se détachent du portefeuille, 6 sont européennes (et donc éligible au PEA).

Est-ce un reflet du mieux européen évoqué au cours du mois par les spécialistes ou une simple coïncidence ? Nous avons déjà opté pour la seconde hypothèse.

En Mars, 11 sociétés du portefeuille affichent une performance à 2 chiffres, 8 en zone positive et 3 en zone négative.

Mouvements mensuels

Quatre mouvements ont eu lieu au mois de Mars.

Le 17 Mars 2017, nous débusquons une net-net parapétrolière du nom de « xxx » qui cote à 37% de sa valeur net-net et dont les actifs sont principalement composés de liquidité avec un potentiel devenu rarissime de plus de +350% ! L’analyse montre bien que cet investissement n’est pas exempt de risques avec notamment son changement d’activité sur le forage en mer avec l’achat de plusieurs bateaux. Comme le prix du baril tournait autour de 48$ au moment de l’achat et qu’au mois de février nous avions vendu notre holding Norvégien « énergie », donc « pétrole », nous étions prêt à en acheter une pleine fournée…

Mais notre process nous a rapidement fait revenir à plus de discipline. A un cours se situant entre 40.39$ et 53.86$ le baril, nous n’étions autorisés à acheter l’équivalent de 3.33% du portefeuille. Ce qui, après la déduction des autres positions, équivaut à  un total de 2 221.23€ pesant un peu plus de 0,5% pourcent du portefeuille. Pas grand chose donc. Mais sous un cours de 40.39$ le baril, le process nous autorisera à acheter pour un peu plus de quatorze mille euros supplémentaires de parapétrolières. Ce petit épisode nous rappelle que le process est avant tout le nettoyeur d’illusions, le casseur de convictions, l’exterminateur de feeling. Ce « gars », le process, a l’air peu commode, voire méchant, mais il est en fait là pour vous protéger de vos propres élucubrations et de vos délires qui apparaissent toujours comme des idées formidables.

Le 29 Mars 2017, nous vendons la société canadienne Jemtec pour la somme de 1 199.07€ à laquelle il faut ajouter 875.04€ de dividende net de double taxation versé le 2 Octobre 2014. Nous avions acheté la société le 25 janvier 2011 pour la somme de 2 354.19€ et avons donc encaissé ce 29 mars : 2 074.11€. C’est donc une perte de -11.90% que nous subissons. Et pourtant, le marché nous a offert la possibilité de sortir gagnant avec son boost de 150% à 0.91 CAD le 29 mars… alors que nous avons vendu notre dernier lot à 0.51 CAD. Repassons-nous le fondu enchaîné du déroulement de l’action.

Tout d’abord, il est important de préciser qu’au moment de l’achat, notre règle sur un minimum de liquidité de l’action, n’est pas encore en vigueur. Ce titre est donc peu liquide et cela ne nous dérange nullement à l’époque. Fin 2016, en voyant le cours s’approcher de la VANT, mais aussi en tenant compte du peu de liquidité et encore du fait que la VANT s’est érodée au fil du temps, nous décidons donc de placer un ordre à la VANT car notre stop suiveur n’est pas réaliste, vu la volatilité due à la liquidité réduite. Et c’est ce que nous mettons en place le 25 Octobre 2016. Et nous serons exécutés partiellement sur 1 000 actions à 0.41CAD (VANT), sur un léger boost suivi d’une retombée du soufflet le 18 janvier 2017. Après m-à-j. du bilan, la VANT est à 0.47 CAD et nous remontons notre stop le 21 février 2017. Le 29 mars, nos 2 725 actions restantes sont donc vendues à 0.51 CAD. Et le cours clôture la séance à 0.91$ ! Pfffffffff…

Le hasard a mal fait les choses, mais nous n’y pouvons rien. Nous avons donc plutôt agi avec bon sens, vu les contraintes auxquelles nous étions confrontées, plutôt qu’aller imaginer un hypothétique +150%. Et pourtant, c’est le +150% qui a eu lieu ! Et malgré cela, face une situation similaire dans le futur, nous agirions exactement pareil, avec bon sens et en vendant à la VANT (0.51 CAD) plutôt qu’à un boost hypothétique de 0.91 CAD. Car il est plus important de primer avec constance le bon sens que le rêve. Bien sûr, cette situation ne se répètera pas dans ces conditions exactes, puisqu’une société aussi peu liquide et si « petite » n’est désormais plus acceptable pour le portefeuille de notre club, mais cette vente reste instructive pour nous.

Le 31 Mars 2017, nous vendons notre holding luxembourgeois Luxempart. Dans le cadre de notre idée de diversification dans la valeur via des holdings décotés, nous avions acheté 140 actions du holding Luxempart le 28 juin 2011 a 24.75€ et nous avons revendu ce 31 mars à 43.61€ et encaissé, dividendes inclus et net de double taxation, la somme totale de 6 409.86€. C’est une plus-value de +84.97% en 2 103 jours ou encore une performance annualisée de +11.48%. Ceci, avec une prise de risque limitée. La raison de la vente est très simple. Notre valorisation des holdings est essentiellement calculée par la somme des parties cotées. Hors, plus le temps passe, plus le holding a augmenté ses participations qui sont non cotées, ne nous permettant plus à un certain niveau d’en calculer la valeur.

Le 31 Mars 2017, nous vendons le « second pilier » de nos minières or : Argonaut Gold. Après mise à jour avec le dernier bilan, nous constatons que le cours est bien supérieur à notre estimation de juste valeur. Nous avions acheté une première fois 650 actions le 18 Septembre 2013 et renforcé avec un lot de 625 actions le 12 mai 2014, pour la somme totale de 4 548.85€. Et nous avons vendu ce 31 mars et encaissé 2 026.01€. C’est donc une perte de -55.46% que nous prenons.

Nous avons à ce stade, et au-delà d’un achat précipité abordé à de nombreuses reprises, le sentiment que le marché haussier a eu raison de notre idée sur l’or, qui aurait pu être payante sur un recul des marchés de 20-30% voire plus. Elle l’a d’ailleurs prouvé sur des reculs moindres et rapides. Mais au lieu de cela, les coûts d’extractions ont augmenté petit à petit, ce qui est logique sur la durée sans que le cours de l’or ne bouge beaucoup après une chute importante. L’effet ciseau imprévisible et négatif aura eu raison de nos positions aurifères.

Nous avons désormais une vision plus large d’un investissement lié à une matière première et pour tous ceux qui ont suivi nos investissements et réflexions sur le sujet “or” à travers nos mines juniors, nous pourrions résumer de cette manière : il est essentiel d’investir par étape avec des cours de plus en plus bas (principale enseignement de notre investissement transformé en process écrit). Cela dit, même avec ce process, il y aurait eu une réduction de perte, mais pas de gain, car le facteur temps joue contre vous.

Le portefeuille, quelques détails supplémentaires

Sur le mois
Nous avons acheté pour la somme total de 2 221.23 €
Nous avons vendu pour la somme total de 10 509.98 €

Sur l’année 2017
Nous avons acheté pour la somme total de 15 137.72 €
Nous avons vendu pour la somme total de 24 679.59 €

Les liquidités représentent en fin de mois 22.91% du portefeuille et sont en augmentation de +10.90% par rapport au mois de Février.