Archives de catégorie : Rapport de gestion mensuel

Rapport de gestion – Septembre 2017

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible.

Régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons chaque mois un extrait du « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles. Extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille et quelques réflexions liées à l’actualité.

— Bien évidemment, ce rapport ne fera en principe pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonné(e)s. —

RAPPORT DE GESTION – Septembre 2017

Que c’est facile la bourse !

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Rapport de gestion – Août 2017

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible.

Régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons chaque mois un extrait du « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles. Extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille et quelques réflexions liées à l’actualité.

— Bien évidemment, ce rapport ne fera en principe pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonné(e)s. —

RAPPORT DE GESTION – Août 2017

Ecouter les « sachants », oui, mais avec un regard critique

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Rapport de gestion – Juillet 2017

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible.

Régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons chaque mois un extrait du « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles. Extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille.

— Bien évidemment, ce rapport ne fera en principe pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonné(e)s. —

RAPPORT DE GESTION – Juillet 2017

Prudence avant tout : consignes de sécurité avant de monter à bord

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Rapport de gestion – Juin 2017

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons chaque mois un extrait du « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles. Extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille.

— Bien évidemment, ce rapport ne fera en principe pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés. —

RAPPORT DE GESTION – Juin 2017

Un été qui démarre sur les chapeaux de roues !

Alors que le temps caniculaire appelle à lever le pied et à préparer ses valises direction « les vacances », votre équipe a au contraire redoublé d’efforts pour installer son nouveau laboratoire et mettre en place une nouvelle expérience : le portefeuille virtuel « Pépites PEA daubasses ».

Bien sûr, comme toute expérience, la notre comprendra son lot de risques, de réussites, de peurs, d’espoirs, d’échecs et autres heureuses joyeusetés imprévisibles. C’est le risque que prennent ceux qui entreprennent, ceux qui essaient des choses nouvelles. Et nous pensons être de cette trempe : ceux qui essaient d’avancer en partageant nos découvertes.

Comme nous l’expliquions sur notre blog lors de son lancement il y a quelques jours, ce portefeuille pourra apporter des idées à vous, cher(e)s abonné(e)s, si vous souhaitez investir sur des petites valeurs européennes autres que des sociétés 100% daubasses qui offrent des décotes sur leur valeur patrimoniale. Et cette nouvelle approche conviendra particulièrement aux français qui souhaitent investir avec leur PEA pour profiter d’avantages fiscaux ou qui souhaitent profiter d’une approche complémentaire dans les idées (nouvelles sociétés) comme dans la logique (valorisation également des bénéfices par exemple plutôt que de ne considérer uniquement les actifs dans les objectifs de cours). Bref, il y en aura pour tout le monde. Et surtout… c’est gratuit !

Vous avez été nombreux à nous envoyer bon nombres de commentaires enthousiastes pour nous remercier de ce lancement. C’était vraisemblablement une attente forte de la part de nos abonné(e)s ! Vous nous voyer ravis d’avoir comblé ce manque !

Alors, oui, les questions n’ont pas manqué. Elles sont toutes légitimes. Nous allons tenter ci-dessous de faire un peu de prévention en répondant aux questions et remarques reçues, et aussi, à celles que nous n’avons pas encore reçues…

C’est parti !

  1. Votre portefeuille ne comprend que quelques valeurs et n’est pas suffisamment diversifié pour être reproduit intégralement par un investisseur particulier !

Oui cher(e) abonné(e), vous avez totalement raison. Comme nous aimons à le répéter, nous disons ce que nous faisons, pourquoi nous le faisons, mais pas ce que vous devez faire.

Aussi, comme pour notre portefeuille 100% pur jus daubasses, nous n’avons jamais indiqué ce qu’il faut acheter ou vendre. Ce qui est fourni, c’est une caisse à outils qui correspond à des critères strictes de décote sur actifs (pour les daubasses historiques) ou à des anomalies de marché plus ou moins ponctuelles pour les « pépites PEA daubasses » qui permettent d’obtenir un excellent ratio asymétrique risque / potentiel. Aussi, nous avons commencé le portefeuille PEA le 30 juin 2017 avec 5 valeurs et avons déjà, au bout de 2 semaines, intégré une nouvelle valeur. Ce sont donc aujourd’hui 6 valeurs. Le but étant d’investir pleinement les 10 000 EUR originels au fur et à mesure en privilégiant la qualité, l’identification des risques et du potentiel à la quantité.

L’idée sous-jacente n’est donc pas de fournir un portefeuille clef en mains à répliquer, mais de fournir de nouvelles pistes d’investissement qui peuvent être utilisées par l’investisseur, comme vous qui nous lisez, en complément des traditionnelles daubasses « net-net » et autres « net-estates ».

Il nous semble important de garder en tête que nous partons pour une longue balade d’au moins 5 ans et qu’il sera alors bon de critiquer l’expérience à l’issue de cette période. Si rien de valable ne sort de nos tubes à essai, nous ne manquerons de faire appel à José Bové pour un démontage du laboratoire en bonne et due forme !

  1. Les titres que vous avez dans ce nouveau portefeuille PEA sont peu liquides, est-ce davantage de risques ?

Clairement, oui, investir en actions est risqué. Surtout quand les titres sont peu liquides. C’est ce que nous faisons, et ce que nous défendons depuis désormais plus de 8 car nous estimons qu’acheter des actifs via des actions des plus petites sociétés (et donc des plus petites capitalisations boursière) est un avantage pour les « petits » investisseurs comme nous qui n’ont pas plusieurs dizaines de millions d’euros ou plus à gérer. (cf. notre article de 2010 : « Small is beautifull » ou « tout ce qui est petit est gentil »). Contrairement à de nombreux institutionnellement qui légalement ou statutairement ne peuvent acheter ces titres – car pas assez liquides -, c’est un avantage pour nous, « les petits ». Nous avons ainsi une palette d’investissements beaucoup plus large et qui permet d’aller chercher des inefficiences de marché plus évidentes car, sur les titres moins liquides, le marché met plus de temps à rétablir la réelle valeur… Et c’est tant mieux ! Autant profiter au maximum du peu d’avantage que les plus petits investisseurs ont sur les banques d’investissement et autres professionnels de l’industrie financière.

  1. Vous allez profiter de votre « effet » lié aux publications pour générer de super rendements et ainsi profiter d’une sorte d’auto-promotion liés à l’emballement des cours sur les titres achetés…

Ce pourrait être le cas… si nous n’avions aucune déontologie et si nous avions comme seul objectif le profit immédiat ! Notre objectif est de créer de la valeur en surperformant nos indices de référence sur le long terme en respectant une ligne directrice en toute transparence, un défi intellectuel sur le long terme qui se joue psychologiquement au quotidien. Si nous étions motivés uniquement par l’appât du gain, nous proposerions certainement un abonnement plus onéreux que les moins de 10 EUR / mois actuels que coûte un abonnement (109 EUR / an = 9,08 EUR TTC / mois).

Par ailleurs, vous noterez que depuis 2008, nous gardons nos titres en portefeuille en moyenne plus de 3 ans. Dans ce contexte, est difficile de nous reprocher de vouloir « jouer » un effet publication sur le court terme.

Après, si une de nos analyses peut mettre en lumière une action / une société complètement délaissée par la communauté financière, nous considérons que c’est clairement un avantage pour tous les actionnaires.

Enfin, nous avons démontré, chiffres à l’appui, que sur 35 sociétés que nous avions achetées entre le 28 avril 2011 et le 26 août 2013 pour notre portefeuille (en pleine phase de marché haussier), sur une période de 30 jours suite nos achats, qu’il était possible pour nos abonnés sur 24 de ces 35 sociétés (soit un taux de 69%) d’acheter en moyenne à un cours -5,5% moins élevé que nous (cf. l’édito de la Lettre Mensuelle numéro 30 d’octobre 2013). Des statistiques sur une période relativement (30 jours) qui prouvent que l’effet « daubasses » n’est pas systématique et qu’il n’y a aucune martingale.

  1. N’avez-vous pas peur que sans process cadré votre portefeuille « Pépites PEA daubasses » parte un peu dans tous les sens ?

Vous tapez encore une fois dans le mille cher(e) abonné(e) ! C’est le risque numéro 1. Contrairement au process de notre portefeuille originel 100% daubasses qui est normé par la valeur des actifs et qui fait abstraction de tout élément psychologique, avec une gestion plus « souple », il est tout à fait légitime de se poser la question du « où va-t-on ? ». Pour vous répondre le plus simplement possible, si nous avons une opportunité dans le viseur qui a un meilleur potentiel et qui présente un risque perçu comme identique à une action déjà détenue en portefeuille, nous n’hésiterons pas, argumentaire l’appui – bien entendu – de céder le titre à moindre potentiel au profit du second. Ainsi, il est possible que le taux de rotation au sein de ce portefeuille soit relativement élevé en comparaison avec notre portefeuille réelle daubasses où chaque action n’est vendu uniquement lorsque le marché valorise le titre à sa Valeur d’Actif Net Tangible (VANT).

  1. Pourquoi l’objectif de vente est-il calculé différemment des Daubasses classiques pour les Pépites PEA daubasses ? Est ce que vous pensez que cette méthode est plus adaptée au marché français / européen ?

C’est, encore une fois, une très bonne question. L’objectif de cours est différent puisque l’approche est différente. Dans le cas de Daubasses (liées aux seules marges de sécurité sur actifs tangibles) est seulement pris en compte un objectif de cours basé sur la valeur des actifs avec une très grande marge de sécurité. Dans les valeurs sélectionnées pour les « Pépites PEA daubasses »,  il est possible – du moins, c’est que nous essayons de faire – de prendre en compte une certaine « qualité » de l’entreprise ainsi qu’une capacité bénéficiaire plus ou moins identifiée. C’est donc une approche complètement différente et que nous estimons intéressante pour nos abonné(e)s, car elle est vraiment complémentaire à notre approche historique basée uniquement sur la décote patrimoniale.

  1. Est-il réaliste de ne retenir que 2 € de frais bancaires sur des actions cotées à Londres ?

Veuillez noter, cher(e)  abonné(e), et peut être devons-nous insister sur ce point, qu’il s’agit d’un portefeuille virtuel (contrairement au portefeuille 100% daubasses qui est un portefeuille réel et qui prend donc en compte toutes les charges). Les sommes en jeu sont très modestes dans cette expérience : environ 1 000 EUR par ligne. Donc, 2 EUR est un montant théorique qui nous semble plausible au vue de ces montants.

Peut être que pour Londres, c’est peu. En effet. Le but est tout de même de surperformer largement à long terme l’indice de référence (le CAC mid & small) et de lancer une expérience simple à suivre. C’est plus par principe de simplification, même s’il est vrai que sur ce point précis ce n’est pas 100% réaliste. Mais nous préférons ne pas consacrer trop d’importances à ces petits éléments, qui, sur le long terme n’auront que peu d’incidences.

Notez par d’ailleurs que dans le calcul des indices, il n’y a aucun calcul de frais.

Maintenant que nous avons répondu à vos questions, passons au portefeuille et à sa composition. Dans chaque lettre, vous retrouverez une rubrique consacrée aux Pépites PEA daubasses. Et vous y trouverez toute l’actualité : les derniers mouvements, des analyses, le potentiel du portefeuille et les nouvelles susceptibles d’avoir un impact sur les titres détenues dans le portefeuille.

*****

Avant de clôturer cet édito, puisqu’une bonne nouvelle ne vient jamais seule, voici encore une nouveauté. Et oui, ce n’est pas fini !

En tant qu’abonné(e), vous recevez un mail dès que nous effectuons une opération, achat ou vente, avec un lien vers l’analyse s’il s’agit d’un achat (que vous retrouvez ensuite dans votre Lettre Mensuelle) et une explication directement dans le corps du mail s’il s’agit d’une vente.

Désormais, vous recevrez aussi un mail en cas d’opportunité à saisir, comme ce fut le cas en juin avec l’opération vente d’options PUT sur l’action **** (Big Cap pétrolière US) (cf. analyse ci-dessous p.20) pour profiter de la volatilité des cours du pétrole et tenter d’acquérir à bon compte une major pétrolière à un prix défiant toute concurrence (ou alors de capter la prime). Dans le cas d’opportunités à fenêtre de tir limité où il faut être réactif, vous recevrez donc bien un mail, afin que vous puissiez saisir une occasion « momentanée ».

Mais ce n’est pas fini… chaque information de ce type, en plus des mouvements d’achats ou de ventes, sera annoncée via des « alertes » sur le blog et sur notre nouveau compte Twitter, auquel nous vous invitons à vous abonner.

Ainsi, nous espérons gagner en rapidité et en visibilité en utilisant plusieurs canaux de communication : vous ne pourrez plus passer à côté d’une information grâce aux alertes par email, sur le blog ou via Twitter !

N’hésitez pas à revenir vers nous pour nous faire part de vos impressions et suggestions d’améliorations.

Bonne lecture et bon été à tous !

Compte-rendu mensuel

La valeur liquidative de notre portefeuille est de 10,31 € en hausse de +2,15% sur le mois de juin signant sur l’année 2017 la performance est de +9,77%.

Notre benchmark, le tracker MSCI World dividende réinvesti, a baissé de -0,90% sur le mois. Sur l’année 2017 sa performance est de +2,11%.

En juin, 8 sociétés du portefeuille affichent une performance à 2 chiffres, 6 en zone positive et 2 en zone négative. Ces sociétés sont les suivantes  :

(…) cf. Lettre Mensuelle de juin

Mouvements mensuels

Deux opérations en juin.

La première a eu lieu le mercredi 14 juin avec l’achat de la société *****, une société active dans [réservé aux abonné(e)] pour de nombreux secteurs comme l’agroalimentaire, la papeterie, la pharmacie, la chimie et la pétrochimie. Nous avions analysé cette société en novembre 2014, mais la société était à l’époque peu liquide et nous jugions le potentiel de 120% plutôt moyen. Nous avions donc décidé de passer notre tour en attendant mieux pour rassasier notre gourmandise des prix cassés !

Il y a quelques jours la société se rappelait à nos bons souvenirs avec une solvabilité en net amélioration passant de 53% à 76%. Et surtout un potentiel estimé qui a presque doublé puisqu’il est lors de notre achat à +232%. Au moment de notre analyse de 2014, nous avions compris que c’était la devise nationale qui avait créée la principale difficulté de la société avec son appréciation face à l’euro (problème récurrent de toutes les entreprises du pays que nous avons actuellement en portefeuille !). Résultat, le cours a baissé de -35% depuis notre analyse. Pourtant, la société a continué à générer des EBITDA positifs et s’est restructuré pour faire face à ces difficultés.

Mieux, en 2 ans elle s’est massivement désendettée (-22 M CHF) et présente désormais une trésorerie nette > 2 M CHF. La direction, qui avait décidé de restructurer la société, a dès lors terminé ce travail et va maintenant se consacrer à améliorer son outil de production et la rentabilité. Nous avons donc acheté xx actions de la société pour la somme de x xxx€ représentant 1% du portefeuille.

Une opportunité rare dans ces marchés qui grimpent, qui grimpent… mais cette trouvaille montre qu’il est toujours possible de faire quelque chose.

C’est notre 3ème investissement dans ce pays en moins de 12 mois.

La seconde opération a eu lieu le lendemain soit le jeudi 15 juin où nous avons renforcé la société US ***** en achetant xxxx actions supplémentaires pour la somme de x xxx€ soit 1% du portefeuille.

Nous avions acheté un premier lot d’actions le 2 février 2017 pour la somme de x xxxx€ qui représentait aussi 1% du portefeuille de l’époque. Nous possédons donc après cette opération de renforcement x xxx actions pour la somme de x xxxx€. Nous avons avec cette opération réduit notre prix d’achat unitaire frais inclus en USD de -22%, qui est donc passé de xxx$ à xxx$. *****, qui vend [réservé aux abonné(e)] sur l’ensemble du territoire américain, est confrontée à plusieurs difficultés. La première est le biais négatif des investisseurs sur le retail physique US qui a, selon les spécialistes, une montagne de pain noir à déguster devant lui du fait de la concurrence et au développement accru des ventes par Internet (Amazon par exemple).

Second point, la société faisait encore peu partie intégrante de la galaxie Sears Holding dirigée par un « futur Buffett », Eddie Lampert, aujourd’hui devenu bras cassé, à la tête et CEO d’une vraie daubasse, trop endettée. Depuis plusieurs années en plein naufrage, au point que l’on évoque sans cesse sa faillite prochaine… vous pouvez lire ici ce que nous pensons de cette société et ainsi nous éviter de nombreux mails. Les investisseurs semblent ne pas encore faire la différence entre « Sears Holding » et ***** autrefois imbriquée et fort dépendante de Sears Holding mais qui est devenu une entité indépendante !

Dernier point, les difficultés propres de notre société au niveau opérationnel comme financier. Mais ce que nous retenons surtout, c’est qu’à un cours de xxx$, cours de notre renforcement hors frais, le marché nous a permis d’acheter a ce prix des actifs d’une valeur de plus du triple ! Ce qui peut être qualifié sans retenue de fort belle occasion en ces temps de vache maigre avec un potentiel estimé de +274%, sans toutefois présager de la réussite ou de l’échec de cet investissement, comme d’ailleurs de tout investissement en général.

Extrait de l’email qui vous a été envoyé pour se remettre dans l’ambiance quand on a appuyé sur le bouton « achat » :

En fait, comme à notre habitude, nous respectons à la lettre les règles de l’anti-manuel boursier qui stipule clairement de toujours ramasser à pleines mains un couteau qui tombe, surtout si la décote sur les actifs augmente.

Pour ce qui est de ****, le cours a baissé de -36% depuis notre achat le 2 février dernier alors que le potentiel sur les actifs nets tangible est passé dans le même temps de +265% à +345% à xxx USD, avec le dernier bilan (avril 2017).

Si nous sommes conscients que tout n’est pas rose pour le business de ****, nous sommes également conscients de toute la morosité environnante à la société et au titre en bourse. Alors que les ponts avec Sears (l’ex maison mère) ont été coupés depuis bien longtemps.

Quoiqu’il en soit, nous ne nous posons pas trop de questions et suivons notre process qui nous dicte de faire fi des « on dit » et d’investir une louche supplémentaire (1% de notre portefeuille) sur cette décote d’actifs. Espérons que ce soit pour le meilleur.

 

Le portefeuille, quelques détails supplémentaires

Sur le mois
Nous avons acheté pour la somme totale de 8 790.91 €
Nous avons vendu pour la somme totale de 0 €

Sur l’année 2017
Nous avons acheté pour la somme totale de 32 576.93 €
Nous avons vendu pour la somme totale de 46 147.10 €

Les liquidités pèsent en fin de mois 24,26% du portefeuille et sont en baisse  de -1,37 points par rapport à fin mai.

Pépites PEA

Description de chaque société et définition de l’objectif de cours.

Le portefeuille entièrement dévoilé avec mise-à-jour hebdomadaire à l’adresse :

http://www.daubasses.com/zone-premium/projet-portefeuille-pepites-pea-daubasses
(fichier en bas de page)

Rapport de gestion – Mai 2017

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons chaque mois un extrait du « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles. Extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille.

— Bien évidemment, ce rapport ne fera en principe pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés. —

RAPPORT DE GESTION – Mai 2017
Les Romains de la décadence, de Thomas Couture (1847), huile sur toile, 4,72 m x 7,72 m, musée d’Orsay (Paris)

Les jeux du cirque romain version moderne

Dans cette nouvelle arène que sont les marchés financiers, où les traders ont remplacé les gladiateurs de jadis, c’est désormais poker menteur et bataille de chiffres. Nous sommes loin des boucheries d’antan où le sang coulait à flot.

Les banques centrales abondent les marchés financiers de liquidités avec de l’argent gratuite (taux presque nuls) et les bourses occidentales volent de record en record – surtout à Wall Street. Comme d’habitude, l’effet moutonnier joue à plein. Et le troupeau emmène tout sur son passage. Tout. Nous sommes presque las de participer à cette fête qui n’en finit pas. Et nous nous demandons quand les joyeuses hostilités vont-elles réellement commencer ?

Car nous nous ennuyons fermement. Nous avons beau retourner rapports annuels après rapports annuels, les récoltes sont maigres. Mais une chose est sûre : il ne faut pas plonger dans le délire unanime et qui fleure bon du « nouveau paradigme ». C’est nouveau, bien sûr ! Nouvelle version d’un marché haussier qui ne fait que commencer… depuis 2008. Et qui, au dire des experts, est sur une bonne lancée. On connaît la chanson d’un marché qui ne voit plus que des bonnes nouvelles.

Heureusement, notre process est stricte et ne permet aucun écart. Peu de chances que les investisseurs dans la valeur les plus orthodoxes se ravissent à la table des festins des hausses interminables. Les liquidités abondent avec encore deux nouvelles ventes ce mois de mai avec Natuzzi et Global Sources (qui nous permettent de réaliser des gains respectifs net de frais et de toutes taxes et impôts en euros de +15% et +265%, bagger 3,7x !) pour un seul achat en face. Le cash représente désormais 26% du portefeuille, un niveau rarement atteint.

Nous affutons nos flèches sans relâche, et attendons patiemment que les choses se fassent. Inutile de tirer des flèches dans le vent. Même si c’est tentant… et que nombreux sont les malins qui moqueront notre faible activité acheteuse. Certes. Mais un process bien établi et respecté à la lettre permet justement d’éviter le gros de l’effet de foule. Alors, oui, à court terme, il est possible que nous passions à côté d’une hausse moutonnière. Mais à long terme, ce « faux coût d’opportunité » sera, nous l’espérons, largement compensé par un ramassage de bonnes daubasses juteuses.

On a moqué la folie des années internet des années 2000 avec des valorisations délirantes, mais aujourd’hui, on trouve cela normal d’acquérir des entreprises avec des ratios tels que cela ne peut s’expliquer que par deux événements conjoints :

1/ une liquidité surabondante sur le marché qui masque la vue des investisseurs et oriente la monnaie vers des actifs qui n’auraient attirés aucun regard si l’argent n’était pas aussi bon marché. Merci les banques centrales et les taux d’intérêt au tapis ;

2/ des « dossiers » intéressants – sous-entendu des grosses décotes évidentes – qui se raréfient puisque le marché a déjà tout acheté. Ce qui pousse donc les actifs type actions, même parfois peu rentable ou en devenir, à atteindre des valorisations bullesques.

Ce n’est pas notre métier, mais l’acquisition de 90% du capital de la société FastMatch par Euronext pour 153 M USD (soit une valorisation de 170 M USD), pour une entreprise qui a réalisé un chiffre d’affaires de 12,7 M USD et un EBITDA de 3,8 M USD en 2016, nous semble quelque peu cher. Bien sûr, il y a de la croissance, de la très forte croissance. Même si on annualise l’EBITDA du T1 2017, on obtiendrait pour 2017 un EBITDA de 9,6 M USD. Ce qui correspond à un multiple de 17,7x l’EBITDA pour une valorisation de 170 M USD. A ce prix, la croissance rentable DOIT être au rendez-vous.

En attendant des jours meilleurs, nous continuons à traquer la valeur pour optimiser notre asymétrie statistique de rendement / risque sur quelques trouvailles essaimées là, ou là. Derrière un incident industriel ou un désamour brusque d’une entreprise ou de tout un secteur, il est toujours possible de gratter un peu les bilans et de dénicher quelques belles daubasses prometteuses sur les dossiers les moins regardés par la communauté financière.

Dans l’humeur du temps, cet esprit à la fête où l’argent coule à flot, en pleine orgie néo greco-romaine, nous vous présentons une société suivie par aucun analyste et qui correspond bien aux temps actuels : xxx, spécialiste du divertissement en tout genre.

Bon début d’été à tous.

Compte-rendu mensuel

La valeur liquidative de notre portefeuille est de 10,09 € en réduction de -0,28% sur le mois de mai signant ainsi l’arrêt à 14 mois consécutif de performance positive. Sur l’année 2017 la performance est de +7,46%. (Une coquille s’était glissée dans la lettre du mois passée, la VL au 30 avril était de 10,12€ et non 9,99€).

Notre benchmark, le tracker MSCI World dividende réinvesti, a baissé de -1,29 sur le mois. Sur l’année 2017 sa performance est de +3,04.

En mai, 15 sociétés du portefeuille affichent une performance à 2 chiffres, 7 en zone positive et 8 en zone négative. Ces sociétés sont les suivantes :

(…) cf. Lettre Mensuelle de mai

Mouvements mensuels

Trois opérations en mai.

Le 19 mai 2017, nous vendions les actions de Natuzzi, notre marchand de salon italien et de meuble design  dont le siège social est situé dans un petit bled de la province de Barri en Italie juste au dessus du début du talon de la  botte : Santeramo in Colle. Fondé en 1959 par Pasquale Natuzzi, la société possède 5 usines en Italie, 4 dans la province de Barri et 1 à Naples. Provincial ce business ? Pas du tout, la société exporte sur les 5 continents et dans 123 pays  dont le Brésil, la Chine, l’Inde, la Russie, les USA, le Japon, le Benelux, la France, l’Allemagne, la Suisse… Elle emploie plus de 5 500 personnes en Italie et est cotée exclusivement sur la bourse de New York en dollars !

Nous ramassons un premier lot de cette Daubasse » cicciolinesque » en 2011. Le 19 Janvier, nous achetons 1 575 actions pour la somme de 3 793.11€ à un cours de 3.24 USD. Nous renforçons Le 15 aout 2012 en prenant un second lot de 880 actions supplémentaires pour la somme de 15 63.23€ à un cours de 2.15 $. Et nous renforçons une seconde fois le 30 Septembre 2013 en achetant 1 435 actions pour 2016.29€ à une cours de 1.88 USD.

Rattraper dans ce cas un couteau qui tombe est une bénédiction boursière qui n’existe pas dans les affaires non cotées, en dehors des « marchés ». De notre point de vue, c’est le cours en continu qui torpille le bon sens humain et toute rationalité. Certains investisseurs vont prendre peur car le cours baisse et vont vendre à n’importe quel prix sans tenir compte du moindre critère de valeur, d’autres vont se ruer sur le cours qui baisse pour se renforcer mais sans autre raison que… le cours qui baisse. Et d’autres, enfin, qui chassent la daubasse et investissent sur les actifs décotés, vont trier entre les sociétés dont le cours baisse mais qui n’ont pas d’actifs tangibles derrière – à oublier – et les sociétés dont le cours baisse mais qui possèdent des actifs tangibles dont la valeur se maintient (ou mieux, progressent) mais qui ne sont plus pris en compte par la marché pour une raison quelconque. Et vous aurez compris que c’est simplement ce que nous faisons et que nous continuerons de faire.

Revenons à Natuzzi, nous avons donc acheté au final après nos deux renforcements 3 890 actions pour la somme de 7 372.63€ frais inclus et à un cours moyen de 2.51$. Et le 19 Mai 2017, nous avons vendu toutes nos actions de la société et encaissé 8 497€, à un cours de 2.52$. Nous avons donc réalisé une plus-value de 15.26% en 5 ans et 4 mois.

Cette transaction nous laisse un gout d’amertume car le hasard contre lequel on ne peut pas grand chose a joué contre nous et déjoué notre système de stop. Petit rappel de ce système de stop. Ces stop sont calculés sur les plus hauts du jour, une fois le cours supérieur la VANT de la société, et sont systématiquement remontés si ces plus hauts sont dépassés. Il y a trois niveau de stop : le premier est un stop mental quand le cours le brise par le bas, nous passons alors à un stop écrit sur notre broker Keytrade quelques pour cent plus bas et nous agrémentons ce stop d’une limite au-delà de laquelle nous ne sommes plus vendeurs. Tout c’est bien passé dans un premier temps et le cours a affiché un plus haut de 3.30$, le 24 Avril. Valeur a ce stade +/- 12 000€  et une plus-value virtuel de +/- 60%. Ensuite, il y a une stagnation avec de légers hauts et de légers bas avec un cours qui se maintient au-dessus de 3$.

Le 17 mai, le cours clôture à 2.93$ et nous continuons à suivre notre process sur le stop qui est écrit sur Keytrade depuis le 24 Avril. Le 18 mai à l’ouverture, le cours passe en 30 minutes de 2.90$ à 2.58$. Et pour la première fois de l’histoire du portefeuille, la limite au-delà de laquelle nous n’achetons plus, a fait sauter automatiquement notre ordre. La chute du cours a donc été tellement brutale (-12%) et rapide (en 30 minutes) que lorsque le cours a brisé notre stop, il n’y avait aucun acheteur qui a répondu à notre offre de vente. Nous avons ensuite appris que la raison de cette chute était due à la plainte de deux ex-employés de la société auxquels un tribunal italien a donné raison. Les provisions passées par la société concernant ce procès ne semblent pas suffisante pour couvrir l’amende importante que devra payer la société aux deux ex-employés. Si la somme n’a pas été avancée le communiqué dit quelle sera  considérable. Sans plus. D’où la réaction instantanée du marché.

Si vous vous rappelez du prix unitaire d’achat frais inclus de 2.51$ et du prix unitaire de vente de Natuzzi frais déduit, soit 2.52$, cela signifie que nous avons seulement gagné sur le change EUR/ USD nos +15.26% de plus-value. Les leçons à tirer de cette histoire au gout amer sont aux nombres de trois. Si vous regardiez le plus haut de 3.30$, nos trois achats étaient gagnants.

Premier point : il faut donc toujours avoir en tête qu’en bourse, vous ne pouvez pas lutter contre le hasard, aussi performant que soit votre process.

Secondo : si nous n’avions pas renforcé 2 fois, nous aurions perdu de l’argent alors que nous sommes quand même parvenus à en gagner seulement en essayant d’attraper un couteau qui tombe voire à acheter des actifs à des prix de plus en plus attractifs.

Et troisième point : nous allons prendre le temps de réfléchir à ce stop loss qui, il est vrai, a capté pour notre portefeuille les plus gros baggers les Netlist (x15), Zoom Telephonics (x8), Value Vision Media (x7), … mais nous a aussi fait perdre / manquer à gagner sur les plus hauts de nombreuses petites sommes. La question difficile est donc de savoir si les  gros gains captés par le stop avec les grands baggers sont plus importants que les stops qui nous ont fait perdre des petites sommes, voire ont généré un manque à gagner sur de nombreuses autres sociétés.

Le 23 mai, nous avons renforcé notre position sur la chaine de prêt-à-porter US xxx. Nous avons acheté un lot supplémentaire de xxx actions pour la somme de 4 246,97€ soit 1% du portefeuille. Nous possédons désormais 135 actions de la société au prix d’achat frais inclus de 7 539.23€ soit 1.76% du portefeuille. Nous avons fait passer notre prix de revient unitaire en USD de 92.96$ à 62.69$. Cerise sur le gâteau, la société fait toujours des profits, tout en continuant de racheter ses propres actions sur le marché pour les annuler, et notre renforcement a été effectué sur un potentiel estimé RAPP de +286%.

La plus belle opération du mois est sans conteste l’OPA (Offre Publique d’Achat) sur notre RAPP chinoise de Hong Kong : Global Source LTD dont le cours a bondit a l’annonce de l’OPA de 50%. Opération en capital que nous pressentions déjà comme nous l’avions formulé dans la lettre d’avril 2016 :

« Ce que nous retiendrons du mois de mars (2016) sont des éléments liés à la gouvernance de l’entreprise. Alors que ces dernières années la société n’a cessé de racheter ses propres titres sur le marché par des Offres Publiques de Retrait (OPR), nous apprenons que le CEO a décidé de partir en retraite, tout comme 2 administrateurs indépendants. Si on ajoute à ces éléments l’âge du capitaine (le fondateur et premier actionnaire de la société) Merle Allan Hinrichs (71 ans), nous avons beaucoup d’ingrédient réunis pour une opération sur le capital de la société… »

Le cours est donc passé de 12$ le 22 mai à 17.88$ le 23 mai, l’offre annoncée étant de 18$ par action. 3 jours plus tard, le 25 mai, une autre société a surenchéri en offrant 20$ et le cours a bondi à 21.45$ en clôture. Nous avons alors décidé de ne pas attendre la suite des événements qui auraient pu nous être défavorables et nous avons placé un ordre à 21.45$ qui a été exécuté le 26 mai. Nous avions donc acheté des actions de cette société Chinoise de Hong Kong le 25 mars 2015 pour la sommes frais inclus de 3 582.97€ et nous avons revendu le 26 mai et encaissé la somme de 12 990.31€ net de frais. Une plus-value de 262.56% en 791 jours, ou encore notre 46ième baggers (premier bagger RAPP!) qui a multiplié notre mise par 3,62X  en 2 ans et 2 mois.

Le portefeuille, quelques détails supplémentaires

Sur le mois
Nous avons acheté pour la somme total de 4 246.97 €
Nous avons vendu pour la somme total de21 487.31 €

Sur l’année 2017
Nous avons acheté pour la somme total de 23 786.02 €
Nous avons vendu pour la somme total de 46 147.10 €

Les liquidités pèsent en fin de mois 25,63% du portefeuille, et sont en hausse de +3,87 points par rapport à fin avril.

Rapport de gestion – Avril 2017

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons chaque mois un extrait du « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles. Extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille.

— Bien évidemment, ce rapport ne fera en principe pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés. —

RAPPORT DE GESTION – Avril 2017

La VL de notre portefeuille est de 10,12€ en progression de 0,22% sur le mois d’avril. Sur l’année 2017 la performance est de +6.40%.

Sur le mois d’avril notre portefeuille a profité d’un change défavorable de -0.47 %.

Notre benchmark, le tracker MSCI World dividende réinvesti a baissé de -0.56% au mois d’avril. Sur l’année 2017 sa performance est de +4.50%.

C’est le Printemps et les idées les plus loufoques, pour ne pas dire les plus folles, bourgeonnent. Alors que votre fidèle équipe retourne pierres après pierres (comprendre : « rapports financiers après rapports financiers ») à la recherche de décotes patrimoniales sur les marchés boursiers pour acquérir des actifs au rabais, certains investisseurs usent de moyens moins orthodoxes…

Retour au 11 avril dernier.

Le bus de l’équipe allemande de football du Borussia Dortmund, avant le match européen contre Monaco, est la cible de plusieurs explosions de bombes. Dans un premier temps, les médias ont propagé l’idée d’une attaque probablement terroriste à l’encontre du bus de l’équipe…

L’épilogue est finalement tombé sur les téléscripteurs. Les conclusions sont toutes autres : « l’homme qui a perpétré une attaque à l’explosif contre le bus de l’équipe de football allemande aurait spéculé sur une baisse du prix de l’action du club. »(1) Indignation. Etonnement.

En effet, à l’image de bons nombres de clubs de foot européens, le Borussia Dortmund est une société cotée en bourse. L’auteur, qui avait placé trois bombes sur le trajet du bus de l’équipe sportive, avait en effet spéculé fortement à la baisse du titre du club. L’objectif était de faire chuter fortement l’action suite à un événement dramatique dont il aurait été l’initiateur. Avec, selon les calculs du terroriste boursier, un gain potentiel en ligne de mire de 1 million d’euros pour une mise initiale de 10 000 euros !

Nous invitons tous nos abonné(e)s qui cherchent à réaliser des gains de ne pas être tentés par des gains trop gros, trop rapidement (même si nous sommes ravis quand cela se produit… en toute légalité !). Comme aimait à le rappeler le père de l’investissement dans la valeur et mentor de Warren Buffett, le bien connu Benjamin Graham : « À la bourse tu as deux choix : t’enrichir lentement ou t’appauvrir rapidement. »

Et vous aurez compris, cher(e) abonné(e), que nous avons choisi la moins spectaculaire et plus pacifique seconde option, l’enrichissement à long terme. Il existe des moyens légaux d’investir rationnellement afin de réaliser de belles plus-values ! Certes, nous avons conscience que la quantité de travail que nécessite notre style d’investissement est peu attrayante et plutôt laborieuse. Mais c’est une approche qui correspond à notre tempérament tout en constituant aussi du fait de son faible attrait, indéniablement, un avantage concurrentiel majeur par rapport aux autres intervenants des marchés financiers.

C’est dans cette optique que nous vous proposons une nouvelle société originale ce mois-ci avec l’immobilière européenne ***** éligible au PEA (pour les français). A priori, rien de folichon. Mais en creusant un peu les chiffres, l’investisseur averti y trouvera le moyen d’acquérir des immeubles et terrains en Belgique et au Luxembourg à un prix défiant toute concurrence (moins de 400 EUR net le mètre carré).

Également, malgré un contexte de marchés « chers », votre équipe vous a tout de même déniché une daubasse 100% du crû. C’est une « bis ». La daubasse américaine ***** a en effet déjà connu un passé glorieux au sein de notre portefeuille, entre 2009 et 2014, en nous procurant une performance de plus de 150%.

Bonne Lecture.

(1) http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/04/21/l-auteur-presume-de-l-attaque-de-dortmund-a-ete-arrete_5114714_3214.html

Mouvements mensuels

Un seul mouvement en avril.

Le 28 avril 2017, Nous avons acquis des titres de la société américaine ****, un fournisseur de service technologique industriel. Nous avions déjà acheté des actions de cette société au début de l’histoire daubasse et revendu en 2014 avec une plus-value supérieure à 150% Cette société fait donc partie de nos 45 baggers actuels et nous espérons répéter la performance ! Comme nous l’achetons pour la seconde fois, nous l’intitulerons **** (bis). Nous avons donc acheté xxx actions de la société pour la somme totale frais inclus de xxxx € représentant 1% du portefeuille. Le prix unitaire frais inclus est de xxx USD. A ce prix, la société cotait à 70% de sa valeur net-estate  de xxx USD et avec une valeur d’actif net tangible de xxx USD. Son potentiel estimé est de +144%.

De notre point de vue c’est une belle occasion par les temps qui courent d’autant plus que la société génère toujours des profits. Comment se retrouve-t-elle  alors dans la catégorie « Daubasses » ? L’analyse de la société (que vous pourrez relire ci-dessous pour les abonnés) nous a permis de comprendre que le marché était déçu par les profits du dernier trimestre et des 9 premiers mois de l’année, en comparaison à la même période un an auparavant. Sur le dernier trimestre les profits sont de +0.33$ par action au lieu de +1.00$, et sur les derniers neufs mois, les profits sont de +0.59$ par action au lieu de +3.83$. Contrairement à nous qui investissons sur des actifs décotés, le gros du marché continue à scruter les seuls profits. Et nous ne nous en plaignons pas, au contraire, cela nous arrange vraiment !

Lors de notre premier achat de cette société, en 2009, notre futur bagger nous montrait dans le rapport similaire de 2009 une perte de -0.07$ sur le troisième trimestre et un gain de 0.47$ sur les 9 premiers mois de l’année !  Vous aurez donc compris que des gains en chute libre, voire même des pertes, ne sont jamais un obstacle pour un futur bagger. En fait c’est juste ce que nous avons pu observer depuis 2008 dans notre portefeuille. Et l’histoire semble se répéter inlassablement… pour notre plus grand bonheur !

Le portefeuille, quelques détails supplémentaires

Sur le mois
Nous avons acheté pour la somme total de 4 401.33 €
Nous avons vendu pour la somme total de 0.00 €

Sur l’année 2017
Nous avons acheté pour la somme total de 19 539.05 €
Nous avons vendu pour la somme total de 24 679.59 €

Les liquidités pèsent en fin de mois 21.76% du portefeuille, et sont en baisse  de -1,15 points par rapport à fin mars.

Rapport de gestion – Mars 2017

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons chaque mois un extrait du « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles. Extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille. L’idée principale est de vous proposer un maximum de réflexions sur le sujet.

— Bien évidemment, ce rapport ne fera, en principe, pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés. —

RAPPORT DE GESTION – Mars 2017

La VL de notre portefeuille est de 10.098€ en progression de +1.14% sur le mois de Mars. Sur l’année 2017 la performance est de +7.52%.

Sur le mois de Mars notre portefeuille a profité d’un change défavorable de -0.47 %.

C’est notre 13ème mois de performance positive consécutive, un nouveau record.

Notre benchmark, le tracker MSCI World dividende réinvesti a progressé de +0.49% au mois de mars. Sur l’année 2017, sa performance est de 4.98%.

L’annonce de la remontée des taux américains, n’a pas effrayé le marché. Tout le monde se demandait s’il y avait encore du carburant (liquidité) dans la fusée « marchés mondiaux » et force est de constater que la réponse est oui, même si les trois premières semaines de mars ont joué sur l’incertitude. Le baril de pétrole tombé en début de mois à 47.09$ a clôturé le mois de mars à 50.60$, c’est une progression de +7.45%. Nos parapétrolières qui avaient bien dégusté lors de la chute du cours, ont profité du rebond mais de manière inégale.

Même si nous pensons que la performance du mois s’explique par des faits propres à chaque société, nous remarquons que parmi les 8 performances à deux chiffres qui se détachent du portefeuille, 6 sont européennes (et donc éligible au PEA).

Est-ce un reflet du mieux européen évoqué au cours du mois par les spécialistes ou une simple coïncidence ? Nous avons déjà opté pour la seconde hypothèse.

En Mars, 11 sociétés du portefeuille affichent une performance à 2 chiffres, 8 en zone positive et 3 en zone négative.

Mouvements mensuels

Quatre mouvements ont eu lieu au mois de Mars.

Le 17 Mars 2017, nous débusquons une net-net parapétrolière du nom de « xxx » qui cote à 37% de sa valeur net-net et dont les actifs sont principalement composés de liquidité avec un potentiel devenu rarissime de plus de +350% ! L’analyse montre bien que cet investissement n’est pas exempt de risques avec notamment son changement d’activité sur le forage en mer avec l’achat de plusieurs bateaux. Comme le prix du baril tournait autour de 48$ au moment de l’achat et qu’au mois de février nous avions vendu notre holding Norvégien « énergie », donc « pétrole », nous étions prêt à en acheter une pleine fournée…

Mais notre process nous a rapidement fait revenir à plus de discipline. A un cours se situant entre 40.39$ et 53.86$ le baril, nous n’étions autorisés à acheter l’équivalent de 3.33% du portefeuille. Ce qui, après la déduction des autres positions, équivaut à  un total de 2 221.23€ pesant un peu plus de 0,5% pourcent du portefeuille. Pas grand chose donc. Mais sous un cours de 40.39$ le baril, le process nous autorisera à acheter pour un peu plus de quatorze mille euros supplémentaires de parapétrolières. Ce petit épisode nous rappelle que le process est avant tout le nettoyeur d’illusions, le casseur de convictions, l’exterminateur de feeling. Ce « gars », le process, a l’air peu commode, voire méchant, mais il est en fait là pour vous protéger de vos propres élucubrations et de vos délires qui apparaissent toujours comme des idées formidables.

Le 29 Mars 2017, nous vendons la société canadienne Jemtec pour la somme de 1 199.07€ à laquelle il faut ajouter 875.04€ de dividende net de double taxation versé le 2 Octobre 2014. Nous avions acheté la société le 25 janvier 2011 pour la somme de 2 354.19€ et avons donc encaissé ce 29 mars : 2 074.11€. C’est donc une perte de -11.90% que nous subissons. Et pourtant, le marché nous a offert la possibilité de sortir gagnant avec son boost de 150% à 0.91 CAD le 29 mars… alors que nous avons vendu notre dernier lot à 0.51 CAD. Repassons-nous le fondu enchaîné du déroulement de l’action.

Tout d’abord, il est important de préciser qu’au moment de l’achat, notre règle sur un minimum de liquidité de l’action, n’est pas encore en vigueur. Ce titre est donc peu liquide et cela ne nous dérange nullement à l’époque. Fin 2016, en voyant le cours s’approcher de la VANT, mais aussi en tenant compte du peu de liquidité et encore du fait que la VANT s’est érodée au fil du temps, nous décidons donc de placer un ordre à la VANT car notre stop suiveur n’est pas réaliste, vu la volatilité due à la liquidité réduite. Et c’est ce que nous mettons en place le 25 Octobre 2016. Et nous serons exécutés partiellement sur 1 000 actions à 0.41CAD (VANT), sur un léger boost suivi d’une retombée du soufflet le 18 janvier 2017. Après m-à-j. du bilan, la VANT est à 0.47 CAD et nous remontons notre stop le 21 février 2017. Le 29 mars, nos 2 725 actions restantes sont donc vendues à 0.51 CAD. Et le cours clôture la séance à 0.91$ ! Pfffffffff…

Le hasard a mal fait les choses, mais nous n’y pouvons rien. Nous avons donc plutôt agi avec bon sens, vu les contraintes auxquelles nous étions confrontées, plutôt qu’aller imaginer un hypothétique +150%. Et pourtant, c’est le +150% qui a eu lieu ! Et malgré cela, face une situation similaire dans le futur, nous agirions exactement pareil, avec bon sens et en vendant à la VANT (0.51 CAD) plutôt qu’à un boost hypothétique de 0.91 CAD. Car il est plus important de primer avec constance le bon sens que le rêve. Bien sûr, cette situation ne se répètera pas dans ces conditions exactes, puisqu’une société aussi peu liquide et si « petite » n’est désormais plus acceptable pour le portefeuille de notre club, mais cette vente reste instructive pour nous.

Le 31 Mars 2017, nous vendons notre holding luxembourgeois Luxempart. Dans le cadre de notre idée de diversification dans la valeur via des holdings décotés, nous avions acheté 140 actions du holding Luxempart le 28 juin 2011 a 24.75€ et nous avons revendu ce 31 mars à 43.61€ et encaissé, dividendes inclus et net de double taxation, la somme totale de 6 409.86€. C’est une plus-value de +84.97% en 2 103 jours ou encore une performance annualisée de +11.48%. Ceci, avec une prise de risque limitée. La raison de la vente est très simple. Notre valorisation des holdings est essentiellement calculée par la somme des parties cotées. Hors, plus le temps passe, plus le holding a augmenté ses participations qui sont non cotées, ne nous permettant plus à un certain niveau d’en calculer la valeur.

Le 31 Mars 2017, nous vendons le « second pilier » de nos minières or : Argonaut Gold. Après mise à jour avec le dernier bilan, nous constatons que le cours est bien supérieur à notre estimation de juste valeur. Nous avions acheté une première fois 650 actions le 18 Septembre 2013 et renforcé avec un lot de 625 actions le 12 mai 2014, pour la somme totale de 4 548.85€. Et nous avons vendu ce 31 mars et encaissé 2 026.01€. C’est donc une perte de -55.46% que nous prenons.

Nous avons à ce stade, et au-delà d’un achat précipité abordé à de nombreuses reprises, le sentiment que le marché haussier a eu raison de notre idée sur l’or, qui aurait pu être payante sur un recul des marchés de 20-30% voire plus. Elle l’a d’ailleurs prouvé sur des reculs moindres et rapides. Mais au lieu de cela, les coûts d’extractions ont augmenté petit à petit, ce qui est logique sur la durée sans que le cours de l’or ne bouge beaucoup après une chute importante. L’effet ciseau imprévisible et négatif aura eu raison de nos positions aurifères.

Nous avons désormais une vision plus large d’un investissement lié à une matière première et pour tous ceux qui ont suivi nos investissements et réflexions sur le sujet “or” à travers nos mines juniors, nous pourrions résumer de cette manière : il est essentiel d’investir par étape avec des cours de plus en plus bas (principale enseignement de notre investissement transformé en process écrit). Cela dit, même avec ce process, il y aurait eu une réduction de perte, mais pas de gain, car le facteur temps joue contre vous.

Le portefeuille, quelques détails supplémentaires

Sur le mois
Nous avons acheté pour la somme total de 2 221.23 €
Nous avons vendu pour la somme total de 10 509.98 €

Sur l’année 2017
Nous avons acheté pour la somme total de 15 137.72 €
Nous avons vendu pour la somme total de 24 679.59 €

Les liquidités représentent en fin de mois 22.91% du portefeuille et sont en augmentation de +10.90% par rapport au mois de Février.

Rapport de gestion – Février 2017

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est un peu dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons, chaque mois, un extrait « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles, extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille. L’idée principale sera de vous proposer un maximum de réflexions sur le sujet.

Bien évidemment, ce rapport ne fera, en principe, pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés.

RAPPORT DE GESTION – Février 2017

La VL de notre portefeuille est de 9.98€, en progression de +1.15% sur le mois de février. Sur l’année 2017, la performance est de +6.31%.

Sur le mois, notre portefeuille a subi un change défavorable de +0.89%.

C’est notre 12ème mois de performance positive consécutive, un record.

Notre portefeuille a généré 32.43%, du mois de mars 2016 à fin février 2017. Et pendant ce temps, le marché a retourné 22.35% avec 10 mois en positif et 2 mois de performance négative.

Notre benchmark, le tracker MSCI World dividendes réinvestis, a boosté au cours du mois de février de +5.02% et a ainsi comblé son retard. Sur l’année 2017 sa performance est de +4.46%.
Ce mois de février a été assez plat au niveau de la performance. Aucun secteur ne s’illustre particulièrement et aucun résultat explosif pouvant faire booster le cours d’une société n’est à signaler. Nous avons par contre été un peu plus actifs qu’en décembre et en janvier, avec 6 mouvements dans le portefeuille en ce mois de février.

Les marchés ont fait preuve de fébrilité les derniers jours du mois de février dans l’attente du premier discours devant le congrès du nouveau président américain où il serait entre autre question de direction économique des USA. Il se dit aussi que la banque centrale américaine pourrait remonter les taux début mars. Difficile, pour ne pas dire impossible, de tirer des enseignements nous permettant d’investir avec ces informations. Nous avons perçu durant le mois, après que les indices US ont battu des records, pas mal d’enthousiasme dans la presse spécialisée et chez certains investisseurs. C’est évidemment de la perception pure sans la moindre importance. Mais cela permet de nous redire à voix haute que si la fête sur le marché mérite d’être observée, il vaut mieux ne pas y participer.

En février, 8 sociétés du portefeuille affichent une performance à 2 chiffres, 3 en zone positive et 5 en zone négative.

Mouvements mensuels

Six mouvements ont eu lieu au mois de février.

Le 1er février 2017, nous achetons des actions d’une société de tourisme de luxe « anglaise » pour 1% du portefeuille. Il y a parfois des investissements en Daubasses où l’on doit clairement se forcer, car « oui » il y a de la décote sur les actifs, « oui » la solvabilité est dans les clous et « oui » le potentiel estimé est de plus de deux fois le potentiel moyen du portefeuille. « Arrête de regarder ton bol de soupe, commence à manger ! ».

En fait, la « soupe » que propose cette société ne donne pas envie pour des questions de géographie de ses actifs situés au cœur de plusieurs problèmes, économiques et politiques. La Grèce est en faillite et la Turquie est de-venue une dictature. Chypre et Panama, sans oublier le siège social de la société installée aux Îles Vierges, sont catalogués comme paradis fiscaux au niveau international. Seules la Croatie et la République Dominicaine sauvent les meubles. Si la société avait eu l’ensemble de ses hôtels de luxe dans les deux derniers pays cités et son siège à Waterloo (Belgique), il est fort à parier que nous ne l’aurions pas retrouvée dans le container à Daubasses et donc sans doute jamais dans notre portefeuille. Tout ceci pour expliquer qu’il est facile de comprendre la décote de cette société et son potentiel. Et pour se rappeler une nouvelle fois que le process n’est pas là pour donner libre cours à une analyse fantaisiste du futur dont on ne sait de toute manière rien. Comme toujours et sans exception, nous ne savons pas si cet investissement générera des plus-values ou des pertes. Nous savons juste que si cela tourne mal, nous pouvons perdre 1% de notre portefeuille et que si cela tourne bien, un nouveau bagger pourrait voir le jour.

Le 2 février 2017, nous investissons une net-net américaine active dans le retail pour 1% de notre portefeuille. La première fois que nous avons entendu parler de cette société, l’Équipe des Daubasses n’existait pas encore, chaque membre échangeait des idées d’investissement sur le forum « Analyse Fondamentale » ou « Sicav » de Boursorama. Cela se passait autour des années 2003-2004-2005. Et nous nous rappelons que certains inter-venants pensaient que le ‘sieur Lampert serait à coup sûr le prochain Warren Buffett. Quatorze ans plus tard, c’est dans le container à Daubasses que nous trouvons un déchet de la « galaxie » Sears que nous décidons de mettre en pleine lumière dans notre portefeuille.

Cela doit être humiliant pour les fans du prochain Buffett de retrouver cette société américaine cotant à 33% de sa valeur net-net et à 28% de sa valeur net-estate en 2017, mais pas pour nous, l’Équipe des Daubasses, ex fans de Buffett. Rappelons-le quand même, car depuis 2007 nous avons appris à ne pas tenir compte des paroles des directions de bras cassés et du futur, mais seulement des actes traduits dans les chiffres du présent, de la valeur des actifs tangibles et de la décote sur ces actifs. Et nous serons éternellement reconnaissants à Benjamin Graham pour cette idée simple et anti-fragile qui nous a permis de nous remettre en question et d’avancer. Pour revenir à notre société, nous avions déjà émis deux fois des options Put le 17 avril et le 3 août 2015 dans l’espoir d’obtenir un meilleur prix que proposé par le marché, mais nous n’avons jamais été exercés (encaissant au passage de belles primes !)… Et le 2 février, nous avons enfin obtenu un excellent prix au regard de la valeur des actifs estimés.

Le 3 février 2017 est la date de notre première vente de l’année : le 24 mai 2016, nous avions acheté 400 actions de la société Apollo Education Group pour la somme de 3 330.23€ et nous avons apporté nos actions au prix proposé par l’OPA 255 jours plus tard, ce 3 février 2017. Nous avons encaissé la somme nette de frais de 3 700.03€, soit une plus-value de 11.10% en un peu plus de 7 mois. C’est en fait une opération d’arbitrage sur une RAPP (pour Rentabilité A Petit Prix) que nous venons d’évoquer. En mai 2016, le consortium The Vistria Group décide de racheter Apollo et offre 10$ par action. Et nous observons que le marché ne semble pas croire que l’affaire se fera car le cours qui aurait dû atteindre en un éclair 10$, oscille doucement entre 9.20$ et 9.28$. Il y a donc théoriquement de 0.70 à 0.80 USD à gagner par action si la société est rachetée comme proposé, à 10$ l’action. Nous parvenons donc à acheter 400 actions à 9.18$ brut ce qui fait 9.2796$ nets frais inclus, et le change du jour est à 1.1146 € / 1$. Cela a son importance car une partie de la plus-value est aussi due au change.

Ce n’est évidemment pas un rendement extraordinaire, mais nous pensons qu’il n’y a pas de petit profit, juste des profits à engranger, méthodiquement, et ceci d’autant plus que le risque était quand même limité, puisque la société – une classée RAPP – faisait forcément des profits et a continué à en faire après l’OPA. C’est avec ce type d’exemple que l’on comprend difficilement le marché, à tel point que l’on se demande souvent s’il n’y a pas anguille sous roche, voire si on a bien tout compris ! Sans tomber dans l’excès de pédanterie du « je suis plus malin que le marché, quoi qu’il se passe », il est aussi important pour tout investisseur d’acquérir un minimum de confiance en soi pour maintenir objectivement son idée, après avoir inventorié tous les éléments dont il dispose. Sans jamais oublier que l’on peut se tromper et que l’on doit rester en mesure de le reconnaître au plus vite quand c’est le cas. Chercher le juste équilibre en soi, n’est pas facile, mais d’une importance majeure.

Le 17 février 2017, c’est la mort dans l’âme que nous vendons notre mine « fétiche » aux coûts les moins chers du monde : Dundee Precious Metals. C’est la société que nous aurons le plus renforcé de toute l’histoire du portefeuille : 7 fois. Cette société active dans les mines d’or, « junior » et sa fonderie, devait nous protéger d’un éventuel krach boursier. Et au lieu de cela, elle nous a fait perdre de l’argent.
Avant d’entrer plus avant dans le détail, nous vous proposons le tableau de nos 7 achats qui permet de bien comprendre visuellement notre erreur.

Comme vous avez pu l’observer, ce tableau montre que 4 achats sur les 7 ont été réalisés en 2013 : c’est l’erreur majeure. Tous les montants sont en Euros. Et vous pourrez constater qu’aucun de nos 7 achats ne s’est soldé par un gain, même avec un change favorable. Bien sûr nous n’avons pas attendu la semaine passée pour réfléchir à notre erreur et nous avons discuté longuement durant l’année 2015 et avons élaboré un process simple pour le renforcement de sociétés liées directement et indirectement à une matière première. Nos abonnés ont eu droit en premier à nos réflexions dans un dossier PDF que nous avons ensuite publié en 2 parties sur notre blog :

Process pour les investissements liés aux matières premières – Partie I

Process pour les investissements liés aux matières premières – Partie II

Voici ci-dessous comment nous avons énoncé les règles pour toute société liée directement ou indirectement à une matière première, après l’ensemble de nos réflexions (pour ceux qui ne voudraient pas relire le tout). C’est un copié-collé de notre forum privé et nous englobons aussi le pétrole.

Re : Process : complément

17 Août 2015, 13:17

Investissement dépendant d’une matière première

1° La première société correspondant à nos critères qui est achetée joue comme référence, pour la date d’achat et le prix de la matière première à cette date.

2° A cette date de référence et au prix de référence nous pouvons acheter pour 3.33% du portefeuille

3° Ensuite il faudra attendre que le cours de la matière première ait perdu -25% pour investir et nous pourrons investir 2 fois sur deux recul de -25%

4° La seconde fois que nous pourrons investir sera limitée à 3.33% du portefeuille et ne dépassera pas au total 6.66% du portefeuille. Ces 6.66% seront comptabilisés au prix d’achat de toutes les sociétés achetées et aussi vendues.

5° La troisième fois que nous pourrons investir sera limitée à 3.33% du portefeuille et ne dépassera pas au total 9.99% du portefeuille. Ces 9.99% seront comptabilisés au prix d’achat de toutes les sociétés achetées et aussi vendues.

OR

14 octobre 2011 – Achat de Dundee Precious Metals
Cours de référence : 1 682$ (Maximum 3.33% du portefeuille au prix d’achat)
Palier 1 (-25%) : 1 261$ (Maximum 3.33% du portefeuille au prix d’achat et au total maximum 6.66% du portefeuille au prix d’achat)
Palier 2 (-25% ) : 946$ (Maximum 3.33% du portefeuille au prix d’achat et au total maximum 9.99% du portefeuille au prix d’achat)

Pétrole – WTI

3 février 2015 – Achat de *** (net-net active dans le secteur parapétrolier)
Cours de référence : 53.86$ ( Maximum 3.33% du portefeuille au prix d’achat)
Palier 1 (-25%) : 40.39$ (Maximum 3.33% du portefeuille au prix d’achat et au total maximum 6.66% du portefeuille au prix d’achat)
Palier 2 (-25% ) : 30.29$ (Maximum 3.33% du portefeuille au prix d’achat et au total maximum 9.99% du portefeuille au prix d’achat)

Pour être complet, nous avions acheté 7 lots d’actions de Dundee Precious Metals pour une valeur de 10 715.60€ entre le 14 Octobre 2011 et le 20 janvier 2014, pour la somme totale de 10 715.60€ frais inclus. Nous avons revendu ce 17 février 2017 et encaissé 6 393.24€ nets de frais. C’est une perte de -4 322.36€ ou de -40.34%.
Pourquoi avons-nous vendu ? Pour la simple raison que la valeur estimée avec le bilan du 4ème trimestre 2016 est tombée à 1.69 CAD alors que le cours était supérieur à 3 CAD.

Nous ne pouvons pas refaire le monde, mais nous sommes certains que nous aurions perdu moins sur Dundee si nous avions appliqué le process que nous avons mis au point lorsque nous nous sommes rendus compte d’un problème. Mais il n’est pas certain que nous aurions gagné, vu la volatilité de l’action liée aux cours de l’or.

Nous pensons donc avoir été en mesure de comprendre notre erreur, et après avoir essayé d’en analyser les causes, de mettre en œuvre un ajout au process important. Mais il nous reste encore des minières de métaux précieux en portefeuille et nous n’avons donc pas l’ensemble des éléments pour poser une conclusion ferme sur le sujet ou comme protection d’un portefeuille diversifié.

Le 23 février 2017, nous avons vendu la société norvégienne Bonheur ASA, un holding assez bien diversifié énergie, de l’extraction pétrolière off-shore à l’éolien. L’histoire commence le 24 mai 2015 où nous achetons 440 actions de Bonheur pour la somme de 3 644.04€, net de frais. En mai, le baril est toujours à 60$ et on peut penser qu’il va enfin rebondir, après un saut rectiligne d’un niveau supérieur de 100$. Mais ce n’est qu’un espoir vite gommé par une chute du cours qui reprend de la vitesse et dont personne ne peut prédire où cela va s’arrêter. Nous avions acheté à 69.36 NOK et le plus bas du baril de pétrole a eu lieu le 11 février 2016 à 26.30$, pour ensuite rebondir. Et de belle manière.

Bonheur est quant à lui resté au tapis avec un cours fin juillet 2016 de 44.80 NOK, soit -38% depuis notre achat et sans comprendre pourquoi. Nous sommes seulement revenus à notre prix de revient début janvier 2017 et le cours n’a cessé de grimper ensuite. Nous avons placé un stop suiveur dès l’objectif de cours dépassé, soit 67,62 NOK. Le cours a enfin atteint 92 NOK avant de redescendre et de toucher notre stop à 79,86 NOK, ce qui nous a permis de gratter quelques euros supplémentaires. Nous avons donc une fois la vente réalisée, encaissé 4 056.54 euros nets de frais, dont 123€ de dividendes nets de double taxation. L’histoire se termine donc positivement, mais sans bonheur réel. C’était à prévoir et relaté par Peter Lynch dans son bouquin « Et si vous en saviez assez pour gagner en bourse », le nom de la société était trop beau et faisait rêver d’avance. La prochaine fois nous privilégierons des trucs plus foireux style : Sticky Oil corp – Ticker SO !

Le 28 février 2017 nous avons émis des options Put sur un retailer US que nous avions déjà en portefeuille (toutes les caractéristiques de l’opération ont été envoyées par mail à nos abonnés).

Quand un secteur est massacré, jouer les assureurs, en encaissant par avance une prime (généreuse ?) pour prendre un risque (limité ?), nous va bien. Vous vous rappelez ? En tant que pionniers, nous étions les premiers à avoir vendu des PUT sur le pétrolier BP en 2010 lors de l’explosion de leur plateforme pétrolière ! Cet investissement nous avait généré un rendement de 11% en 4 mois. Nous avions ensuite répété ce système d’assurance à 11 reprises.

En suivant ce lien, vous trouverez plus d’explications techniques sur la manière dont nous envisageons les émissions d’options dans l’optique de l’investissement en « bon père de famille ».

Cette fois, c’est le secteur du retail US qui semble être dans l’œil du cyclone. Alors que le dernier rapport financier de *** indique, certes un ralentissement de l’activité, mais des bénéfices toujours présents avec une hausse du dividende (+10% !) et un programme de rachat d’actions toujours actif.

Ainsi, nous avons décidé d’en profiter pour placer nos plantureuses liquidités – qui dépassent largement 20% de notre portefeuille – à un taux de 12% annualisé. En contrepartie de ce rendement, nous nous engageons à acquérir 100 actions de *** à un cours de *** USD le 19 janvier 2018, si le cours de l’action est inférieur à *** USD.

Le portefeuille, quelques détails supplémentaires

Sur le mois
Nous avons acheté pour la somme totale de 8 750,60 €
Nous avons vendu pour la somme totale de 14 149,81 €

Sur l’année 2017
Nous avons acheté pour la somme totale de 12 916,49 €
Nous avons vendu pour la somme totale de 14 149,81 €

Les liquidités pèsent en fin de mois 21.08% du portefeuille, et sont en augmentation de +0,89% par rapport au mois de janvier.

Rapport de gestion – Janvier 2017

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est un peu dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons, chaque mois, un extrait « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles, extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille. L’idée principale sera de vous proposer un maximum de réflexions sur le sujet.

Bien évidemment, ce rapport ne fera, en principe, pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés.

RAPPORT DE GESTION – Janvier 2017

La VL de notre portefeuille est de 9.87€, en progression de +5.10% sur le mois de janvier.
Sur le mois, notre portefeuille a subi un change défavorable de -0.90%.

performance portefeuille Daubasse au 31 janvier 2017

C’est aussi le 11ème mois de performance positive consécutive : mars 2016 – janvier 2017. Et le potentiel estimé, pondéré, de notre portefeuille cours / VANT atteint un plus bas historique à 78.9%. Le plus bas potentiel cours / VANT précédent était de 83.8% en juin 2014.

La performance du mois a été construite par nos parapétrolières et nos holdings liées au pétrole ainsi qu’à la remontée de l’or propulsant nos minières. Et également grâce à de bonnes nouvelles ponctuelles sur 2 de nos daubasses, une française qui a publiée de bons résultats et l’autre américaine qui propose de racheter une part significative des titres en circulation

Historiquement, le mois de janvier (tout comme février) est un bon mois pour le portefeuille de notre club et ce mois-ci ne fait donc pas exception. Le seul challenge pour nous, dans ce marché « décoiffant », qui fait passer de plus en plus les fins spécialistes des cataclysmes qui n’ont pas lieu, pour de hauts stratèges « Monopoly », sera de trouver de la décote. Et nous savons déjà que cela ne sera pas un challenge facile à relever… Et pourtant, c’est la même chanson depuis fin 2013 et nous y sommes parvenus. Et nous nous sommes dotés entre-temps d’outils supplémentaires, comme nos fichiers archives. En fait, nous gardons depuis plus d’un an une liste de toutes les sociétés qui ne correspondent plus à nos critères. Nous allons actualiser touts les titres de cette liste et également intensifier les chasses pour être certains que rien ne puisse nous échapper.

Il nous semble de plus en plus important de rester concentrés sur la recherche de la décote et de ne pas transiger sur le fait de devoir impérativement investir chaque euro sur des actifs décotés. C’est un moment paradoxal pour tous les investisseurs dans la valeur dans le style « Daubasses » car d’un côté, il y a de la joie et du bonheur de voir les actifs sur lesquels on a investi se réaliser de plus en plus et créer ainsi de la performance pour le portefeuille, et de l’autre, le moment est extrêmement difficile car il demande un travail considérable pour trouver des actifs décotés sur le marché, car ils sont de plus en plus rares. Il est nécessaire de bien cloisonner les deux situations, pour par exemple que la joie de la performance ne vous pousse pas à prendre des largesses avec la décote et l’ensemble du process.

En janvier, 21 sociétés du portefeuille affichent une performance à 2 chiffres, 15 en zone positive et 6 en zone négative.

Mouvements mensuels

Un seul mouvement a eu lieu au mois de janvier.

Nous avons acheté 127 actions de la société  RAPP a le 12 janvier. Pour une somme totale de 4 165.39€ équivalent à 1% de notre portefeuille. L’analyse que nous avons présentée montre clairement une bonne gestion et une création de valeur pour l’actionnaire. Mais l’énergie solaire, tout comme l’ensemble du secteur des énergies renouvelables, reste très volatile depuis qu’il est coté en bourse. Sa complexité interne hautement technologique avec des risques disruptifs, couplée à un tas de facteurs externes comme le prix des autres énergies, les aides étatiques et le prix des composants, en font des entités fragiles et bien sûr impossibles à comprendre selon l’expérience que nous avons de l’investissement. C’est pour cette raison qu’il nous semble pertinent de réfléchir avec du basique et de l’objectif. Et les chiffres, dans une grille de lecture prédéfinie comme nous le présentons, nous semblent le meilleur moyen pour se faire une opinion objective sans se soucier par exemple du fait que cette RAPP soit un des leaders du secteur solaire, une société intégrée verticalement, qu’ils ont installé et gèrent de part le monde 10 gigawatts d’électricité via ses panneaux et que la famille Walton (Walmart) est actionnaire et au conseil d’administration depuis 2012… Tout ceci est bien entendu positif, mais ne permet pas de se forger une opinion réelle sur la société. Et vous aurez donc compris que seuls les 15 points chiffrés que nous vous présentons dans l’analyse nous importent réellement. Car au final, ils nous permettent de dire que la société a un bilan solide, est gérée de manière sérieuse et que le prix proposé par le marché est suffisamment attractif par rapport aux risques futurs. L’angle basique de l’analyse chiffrée offre à notre jugement un degré de probabilité suffisamment élevé. Ce n’est pas un gage absolu de réussite, mais juste une base qui fait sens pour prendre la décision d’investir ou de s’abstenir.

Nous notons aussi l’expiration de notre option Put sur Apollo Education le 20 janvier qui nous a donc permis de garder la prime de 236.47€ (prime en dollars de 252.05$ du 16 septembre 2016 convertie au taux de change € / $ du 20 janvier). Nous avons donc réalisé un gain de 8.26% en euros sur 126 jours.

Rappel des modalités et du contexte de cette opération datée du 17 septembre 2016 :

Nous avions émis 400 options put à échéance janvier 2017 à un prix d’exercice de 8 USD.

Dans ce cas de figure, nous nous retrouvions en quelques sorte dans la peau d’un assureur puisque nous assurions à la contrepartie qui nous a acheté les options que si le cours d’Apollo Education au 17 janvier 2017 est inférieur à 8 USD, nous aurions dû racheter leurs actions précisément à ce prix et ce, quel que soit le cours auquel cotera le titre ce jour-là.

En contrepartie de cette assurance, nous avons reçu directement une prime de 0,68 USD par action assurée, soit 8,5 % brut en dollars des montants sur les-quels nous sommes engagés.

Le 17 janvier, deux scénarios étaient envisageables :

– Soit le cours d’Apollo est inférieur à 8 USD et nous sommes obligés de payer 8 USD pour les acquérir. En retirant la prime encaissée, notre prix de revient aurait été donc de 7,32 USD (8 – 0,68). Ce prix de revient se situe 21 % sous le cours auquel nous avons procédé à notre achat d’actions initial.

– Soit le cours d’Apollo est supérieur à 8 USD. Dans ce cas, il ne se passe rien. Nous conservons la prime de 0,68 USD que nous avons encaissée et les capitaux que nous avons dû immobiliser en garantie de notre investissement nous procurent un rendement de 8,5 % en 4 mois, soit, annualisés, un taux de 25,5 %.

Cette opération nous avait semblé relativement intéressante en terme de rendement / risque puisque nous connaissions déjà la société en qualité d’actionnaire et qu’elle faisait déjà l’objet d’une OPA à 10 USD.

En suivant ce lien, vous trouverez plus d’explications techniques sur la manière dont nous envisageons les émissions d’options dans l’optique de l’investisse-ment en « bon père de famille ».

Le portefeuille, quelques détails supplémentaires

Sur le mois
Nous avons acheté pour la somme totale de 4 165,89 €
Nous avons vendu pour la somme totale de 0 €

Sur l’année 2017
Nous avons acheté pour la somme totale de 4 165,89 €
Nous avons vendu pour la somme totale de 0 €

Les liquidités pèsent en fin de mois 20.27% du portefeuille, et sont en très légère diminution par rapport au mois décembre 2016.

Rapport de gestion – Décembre 2016

Au cours de ces années, ami(e) lecteur(trice), nous avons toujours eu la volonté de vous proposer notre parcours d’investisseurs avec autant de transparence que possible.

De plus, régulièrement, nous avons alimenté vos réflexions par des statistiques issues des constatations que nous avons faites du portefeuille de notre club d’investissement. Ces statistiques nous ont permis d’améliorer notre propre process mais aussi, nous l’espérons, le vôtre.

C’est un peu dans cette double optique de transparence et d’observation statistique que nous vous proposons, chaque mois, un extrait « rapport de gestion » publié dans nos lettres mensuelles, extrait dans lequel nous retraçons les grandes lignes de l’évolution de notre portefeuille. L’idée principale sera de vous proposer un maximum de réflexions sur le sujet.

Bien évidemment, ce rapport ne fera, en principe, pas mention de sociétés individuelles, ce privilège étant réservé à nos abonnés.

RAPPORT DE GESTION – Décembre 2016

La VL de notre portefeuille est de 9.3909€, en progression de +2.59% sur le mois de Décembre. Sur l’année 2016, notre performance est de +19.20%.

Sur le mois de décembre, notre portefeuille a profité d’un change très légère-ment favorable de +0.06%. Sur l’année 2016 le change nous a été très légère-ment défavorable (-0.67%), la chute de la Livre Sterling surclassant largement la hausse du Dollar US, même si nos sociétés cotées en Livres Sterling pèsent 13.75%, contre 39.54% pour celles cotées en USD.

Notre benchmark, le tracker MSCI World dividendes réinvestis, a progressé sur le mois de décembre de +2.31%. Sur l’année 2016, sa performance est de +9.43%.

performance portefeuille Daubasses Décembre 2016

Un mois de décembre relativement calme (en terme de mouvement pas de hausse !), mais qui nous permet de terminer l’année largement en avance sur notre indice de référence tout en ayant été relativement peu investi. En moyenne, nous avons eu largement plus de 20% de liquidité en portefeuille sur l’exercice 2016. Nous continuons à fouiller le marché pour détecter les rares anomalies de marché qui subsistent dans un marché historiquement relativement cher ( que ce soit les multiples de résultats, de fonds propres, cash-flows, …) que l’effet Trump semble transcender. Mais, vous connaissez votre équipe, nous faisons le maximum pour augmenter le potentiel de notre portefeuille tout en restant dans le respect de nos critères extrêmement stricts de décote/ Comme nous le faisons depuis plus de 8 ans !

En décembre, 13 sociétés de notre portefeuille affichent une performance à 2 chiffres, 9 en zone positive et 4 en zone négative.

Mouvements mensuels

Un seul mouvement a eu lieu au mois de décembre.

Nous avons vendu CDI Corp le 2 décembre 2016. Nous avions acheté 776 actions de la société, le 20 janvier 2016 pour la somme de 3 349.93€ frais inclus. Suite à la vente, nous avons encaissé 5 339.30€ nets de frais, soit +60.01% en 327 jours. C’est le type même de société qui n’intéresse pas 95% des investisseurs dès la lecture des premières lignes de leur activité : agence de placement de consultants. Et dès le compte de résultats survolé, ils décideront rapidement de passer à autre chose. Et on ne peut franchement que les encourager à pour-suivre dans cette voie en laissant aux chasseurs de daubasses la possibilité de se servir en premier et comme ils l’entendent.

Le portefeuille, quelques détails supplémentaires

Sur le mois
Nous avons acheté pour la somme totale de 0 €
Nous avons vendu pour la somme totale de 5 359.30 €

Sur l’année 2016
Nous avons acheté pour la somme totale de 77 906.16€
Nous avons vendu pour la somme totale de 107 189.28€

Ces quelques données démontrent bien qu’en suivant aveuglément notre process, nous accompagnons la vague haussière du marché en vendant plus que nous achetons. C’est relativement cohérent vu les niveaux de marché actuels. Mais… cela ne veut pas dire que nous n’allons pas nous jeter sur les occaz’ que nous croiserons sûrement dans les prochains mois !

En fin de mois, les liquidités pèsent 22.22% du portefeuille, et sont en très lé-gère augmentation par rapport au mois de novembre. Depuis le 31 décembre 2015, les liquidités sont en augmentation de 54.75%.