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Chasser la Daubasse, c’est quoi au juste….. ?

Pour chasser la Daubasse, vous avez en fait juste besoin d’une pioche et d’une barre de fer… !

L’important étant de retourner le plus de pierres possible, comme dirait Anthony Bolton de Fidelity. Par pierre, il faut bien entendu comprendre société, voir ce qui se cache dans le bilan d’une société.   

Donc en fait, il est fortement conseillé d’emporter dans la chasse aux « Daubasses », pas mal d’huile d’index (entre 0.30 cl et 0.75cl, selon l’entraînement du chasseur) pour être en mesure de cliquer d’un rythme alerte sur votre souris….

 Huile d’index Bio produite par Archer Daniels Midland Company

Un chasseur de « Daubasses » choisira toujours une souris noire de préférence, pour ses pérégrinations….Les souris grises par exemple perdent leur poil trop vite et laissent des traces sur leur petit dos, a force de mouvements. Même les souris génétiquement adaptées Logitech, souris de top, n’y échappent pas…. !!!

Le chasseur de Daubasse, boit volontiers avec ses rabatteurs, jusqu’à plus soif, mais ne fait confiance qu’a ce qu’il a vu et calculé, calculé de mémoire d’abord, avec sa calculette ensuite, au-delà de 50-60 « pierres » levées, surtout quand les milliards d’actifs se mêlent aux millions d’actions, ou quand la livre Streling du bilan est en traduction automatique Google en Pound ou Pence sur le cours …..Une vrai Daubasse, finit invariablement chez Microsoft, sur un petit tableur Excel, mis au point en son temps par notre ami Marc de V&C…..Et est passé au crible de quelques formules….

 Rabateurs 

Au début, le chasseur de Daubasses, chasse avec un permis entièrement gratuit, sur la toile, allez, le Net, pour les branchés de la chasse !!! il fait sa petite cuisine, seul comme un grand…. ce sont ses premiers rabatteurs, Yahoo et les sites des bourses qui renseignent les proies, tombées en l’honneur de la crise … !!!…..Mais au fur et à mesure qu’il trouve des Daubasses, il devient plus exigeant et veux allonger sa liste, sur ses petits tableurs…….Le chasseur de Daubasse, se met à rêver à des rabatteurs plus performants, tout en continuant son dur labeur, comme dans la parabole du Laboureur…..Ou l’homme de la terre, se met à penser que ses deux Brabançons ( Belge… !!! Oui nous y croyons encore), pourrait être remplacés par un tracteur Ferrari….. !!!!! Non l’homme de la terre n’est pas sénile, Ferrari sous marque Goldoni, produit de superbes tracteurs…..L’homme n’a que 48 ans, ce n’est pas l’age de la sénilité voyons… !!!!!  

Notre chasseur de Daubasse, plein de rêves donc et de toujours plus, pense alors aux rabatteurs payants. Jean-Paul Nav Ben, Eric Asset Graham…..De gros producteurs de Daubasses sans le moindre labeur, pense-il, des screeners murmure-t-on dans les milieux autorisés…..Et il fait le pas difficile de la main à l’escarcelle… !!! Pour s’offrir deux rabatteurs qui vont à la fois le faire réduire sa consommation d’huile d’index et épargner le petit dos rond de sa souris grise Logitech, déjà tout râpé…. !

    Jean-Paul Nav Ben, Eric Asset Graham et leur secrétaire

Le chasseur de Daubasse est déçu….par les faux signaux sans labeur de ces deux rabatteurs coûteux que sont Jean-Paul Nav Ben et Eric Asset Graham….qui roulent en Ferrari –Goldoni.

       

Chasseur de Daubasse à Jeun

  Un chasseur de Daubasse, à jeun, doit se rendre compte que pour 1000 pierres levées, il ne trouvera que 50 daubasses réelles, s’il contrôle bilan après bilan, et qu’il soit laché dans la nature avec ses deux brabançons, sa pioche et sa barre de fer ou qu’il ait engagé Jean-Paul Nav Ben et Eric Asset Graham, pour chercher à sa place ne change rien. C’est 5%, dans tous les cas de figure et s’il bosse dur.

 Nos premières 452,536 pierres retounées, à l’avant plan les millième de pierre, du gravillons en fait..!!!

Oui, sur ce blog incontournable et décalé, « Les Daubasse selon Benjamin Graham » nous avons sans doute dû lever plus de 4000 pierres, avec nos deux Brabançons, notre souris grise et Screener Jo Inc……, pour avoir dans nos petits tableurs Excel, 200 Belles Daubasses, boudées massacrées par le marché, que tout le monde rejette…..….Les idées instillées dans la presse, comme la fin du capitalisme, nous ont beaucoup aidé, nous devons vous l’avouer sincèrement…. !!!!

 Ce travail de chasse de 8 mois, s’il semble payant aujourd’hui, nous laisse aussi froid qu’un Cobra dans le désert de Mojave regardant débarquer les premiers chercheurs d’or autour de 1870 après Jésus-Christ. Car un chasseur de Daubasses, n’est pas là pour encaisser 60-70%, mais pour multiplier sa mise par 3 ou 4 au minimum….C’est ensuite qu’il prend une douche et rase sa barbe à la Walt Whitman….Et écrit un poème brut de décoffrage, pour l’occasion….. !!!

 

« Daubasses, enlassées dans un éther de strass « 

Je vous ai chassé au péril de mes bourses, dans le désert du NYSE, au bord de l’AMEX, à la frontière de L’Euronext dans le vent, la poussière et la caillasse.

J’y ai laissé Logitech, ma souris grise, ma flèche pur sang, pour une sans nom, au poil terne, noir, made in Shangai…., limace, va !

J’ai affronté serpent, cactus, pistoleros au yeux hagards, près à vous dézinguez dans le petit matin lumineux des poker d’as.

J’ai chevauché le vide sidéral de vos bilans, pour compiler vos chiffres sans sourires sur vos lèvres salaces.

 Espace au bord du naufrage, jonché de cloaques ou de femmes fatales,  surprise douce amer ou sans retour, vous avez  incrusté une mine d’or dans ma rétine  de guerrier  Thrace….!

De Blade Runner de palace, de chasseur de Daubasse…….

 « Daubasse Hunter’s »      

En fait, nous voulions simplement vous dire que si l’équipe, des « Daubasse selon Benjamin Graham » est incontournable et décalée, il y a derrière ces élucubrations et performances solides et trébuchantes, un sacré travail de fond, mis au point après des mois de discussions et réflexions….

  Travail de fond avec notre collaboratrice principale….!!!!

Nous sommes également conscient que la chasse à la daubasse, est une chasse d’une saison qui ne peut pas s’éterniser et que si nous avons eu le bon réflexe de nous inscrire au club Benjamin Graham dans la petite localité de Doddsville, notre travail d’investisseur est plus important que notre talent sur ce coup fourré de MMMMister le Market…en pleine maniaco dépression .. !!!!! Allez, ne rigolez pas, tout les diagnostics, l’on diagnostiqué….. !!!!

Mais nous travaillons déjà, pour l’après Daubasse avec les leçons de « Big Walt » Schloss, dans la main droite et celles de Ben dans la main gauche, pour tenter de vous prouver que si nous savons travailler parfois très dur dans une occasion unique de ce genre, nous avons aussi du talent….Pour une analyse d’actif tout en finesse… Qui sera la suite….L’épisode 2°, oui, c’est bien cela !

 

  Bon, l’épisode 1° n’est pas terminé….S’il vous intéresse….. !!!!  =

 

 

 

Sur le désintérêt des investisseurs pour l’investissement « dans la valeur » …

Notre approche « daubasses » peut sans conteste être qualifiée de « value ». Mais au fait, c’est quoi « investissement value » ? 

Un investissement « value » consiste à acheter des actifs peu cher, voir très bon marché par rapport à leur valeur intrinsèque. Il peut s’agir évidemment d’actions mais aussi d’autres supports évaluables comme les obligations ou l’immobilier par exemple. 

Comme vous le savez, nous avons, dans l’équipe des daubasses, une préférence pour l’investissement en actions (dans un prochain article, nous vous dirons pourquoi) même si nous n’excluons pas nécessairement et de manière automatique les autres formes d’investissement. 

Cher lecteur, savez-vous pourquoi nous avons, nous aussi, opté pour l’investissement « value » ? Et bien par cupidité tout simplement. Car un grand nombre d’études a démontré que, lorsqu’un investisseur achète des actions bon marché d’une société négligée par les marchés , il en sera mieux rémunéré pour le risque (apparent) qu’il prend qu’un investisseur qui achète les actions d’une société performante qui faisait déjà partie de celles que tous les investisseurs s’arrachent. 

Cela semble logique : il y a plus de risque à investir dans une action dont le cours a été poussé à la hausse en raison d’excellentes perspectives futures qu’il n’y en a à investir dans une société dont le cours a été tellement « matraqué » qu’il ne reflète même plus la valeur de ce qu’elle possède. 

Mais alors, pourquoi diable tout le monde n’investit-il pas dans des actions « value », ce qui leur enlèverait leur aspect « value » et donnerait raison à tous ceux qui affirment que les marchés sont efficients ? 

– Parce que l’instinct « moutonnier » des investisseurs les conduit à prendre des décisions d’une autre manière qu’en suivant leur raisonnement personnel 

– Parce que les médias et les « spécialistes » mettent en avant des sociétés que des évènements à court terme mettent sur le devant de la scène. Selon Warren Buffett : « on paie cher un consensus généralisé ». 

– Parce que l’investissement « dans la valeur » nécessite du temps et du travail et que peu d’investisseurs sont prêts à faire les efforts nécessaires à son application : c’est moins astreignant d’étudier la position des chandeliers japonnais ou le modèle économique de Martin Armstrong que de s’abîmer les yeux dans des dizaines de rapports de gestion. 

– Parce que les investisseurs reçoivent régulièrement des communications de leur gestionnaire de portefeuille et qu’ils ont toutes les informations financières à portée de la main, ils ne peuvent pas ignorer une mauvaise performance ponctuelle de leur portefeuille. Pour y remédier, ils seront tentés de s’orienter vers des stratégies d’investissement plus rentables à court terme. Or, l’investissement dans la valeur nécessite du temps pour donner la pleine mesure de son potentiel. 

– Parce que certains investisseurs sont frappés de snobisme : ça fait plus « classe » d’être actionnaire de Coca Cola que de Vet’Affaires. 

Pour toutes ces raisons, l’investissement « value » conserve de belles perspectives à long terme et permet à l’Investisseur Intelligent cher à notre maître Graham de profiter des aubaines et inefficiences des marchés.

Investissez avec nous dans les Daubasses !

La situation que nous vivons depuis les débuts de notre club d’investissement, fin novembre 2008, est tout simplement sensationnelle et probablement exceptionnelle. Nous vivons une période nous permettant d’acquérir des actions à des valorisations que nous n’avons jamais connues dans notre vie d’investisseur … et que nous ne connaîtrons peut-être plus d’ici quelques mois, voir quelques années.

C’est en prenant conscience de ce phénomène que notre club a été créé. Pouvoir acheter un si grand nombre de sociétés aussi solvables en payant moins que la valeur de leur fond de roulement net nous a paru être une opportunité unique.

Profiter de cette opportunité était la première raison d’être de notre club. Tester la méthode de l’actif net net a été la deuxième.

Après 5 mois et une surperformance de 50 % par rapport à son indice de référence (le tracker Lyxor© MSCI World, dividendes inclus), nous avons la conviction d’avoir pris la bonne voie. Cette performance, réalisée sur un portefeuille réel, vous avez pu la vivre avec nous : chacune de nos opérations a été détaillée depuis ses débuts (vous pouvez d’ailleurs reconstituer tous nos mouvements en utilisant les archives de notre blog).

Certes, 5 mois est une trop courte période pour tirer des conclusions définitives mais le fait que notre portefeuille était investi sur 32 lignes différentes tend à écarter, au moins en partie, le facteur « chance ».

Ainsi donc, les illustres maîtres Graham, Schloss et consorts avaient raison : les net net, ça marche !

Suite aux très nombreux mails de nos lecteurs, nous voulons donner la possibilité, à tout ceux qui ont subit le « 1929 » du 21ième siècle, en 2008, de profiter des aubaines offertes par Mr Market, en pleine déprime de la subprime.

Comment ? Rejoignez notre nouveau site : nous vous y faisons une proposition des plus alléchantes.

Notre portefeuille est très volatile. Est-ce grave docteur ?

Si vous suivez les actions de notre portefeuille depuis son démarrage, vous avez pu constater la forte volatilité de celui-ci. Des lignes à + 30 % ou – 20 % en un seul jour sont monnaies courantes.

Est-ce à dire que notre portefeuille est risqué ?

Pour des spéculateurs qui ne maîtriseraient pas la vraie valeur des sociétés qu’il a acquises, cette volatilité constituerait effectivement un danger. Le spéculateur cherche à suivre des tendances. Si la tendance ne va pas dans le sens espéré, le spéculateur se « coupe un bras » et n’hésite pas à vendre à perte surtout s’il a investi en instruments dérivés à levier car dans ce cas, le temps joue en plus contre lui.

Pour des investisseurs dans la valeur comme nous, cette volatilité n’est pas vraiment un problème : nous avons une conviction raisonnable que nos sociétés valent plus que le prix que nous avons payé. La forte volatilité nous permet même de profiter des moments « d’hyper-dépression » de Mr Market et d’acheter à très bon compte. En réalité, la volatilité est même notre amie puisqu’elle nous permet de profiter de la formidable inefficience actuelle des marchés.

Prenons Tuesday Morning : 3 mois et demi après notre achat, l’action avait perdu plus de 50 % par rapport au prix que nous avions payé pour l’acquérir.

Ca, c’est de la volatilité ! Avons-nous souffert d’insomnie pour autant ? Absolument pas car la valeur des actifs tangibles de la société est 5 X supérieure à notre prix d’achat.

D’ailleurs, celui qui a acheté au plus bas a pu acquérir l’action en payant … 10 % de la valeur des actifs tangibles.

Et vendredi dernier, Tuesday Morning cotait … 130 % au dessus de notre cours d’achat.

C’est pourquoi cher lecteur, nous consacrons toute notre énergie à gérer la performance à long terme de notre portefeuille sans nous disperser à tenter de minimiser sa volatilité.

Enfin, pour ceux qui s’intéressent à la psychologie de la foule, il n’est pas inintéressant de se pencher sur l’indice Vix qui mesure la volatilité du marché.

Vous pouvez le consulter ici .

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Vous constaterez que chaque fois que cet indice a marqué un sommet dans la volatilité des marchés, il s’agissait d’un excellent moment pour investir. La volatilité, amie des investisseurs vous disions-nous …

Sagesse boursière


“Le doute est le commencement de la sagesse” Aristote.

Depuis l’ouverture de notre blog, nous avons agrémenté celui-ci de citations, souvent d’illustres investisseurs, rarement d’investisseurs carrément inconnus.

Nous vous proposons ci-dessous une compilation des citations qui nous servent de guide dans notre politique d’investissement en daubasses et qui résument parfaitement les préceptes que nous nous efforçons d’appliquer. Vous pourrez en réciter l’une ou l’autre au prochain cocktail dînatoire offert par votre banquier : vous verrez, cela fait très « chic » … Mais tout d’abord, nous tenons à remercier leurs auteurs :

– Benjamin Graham, père de l’analyse financière, fondateur de l’investissement dans la valeur et inventeur de la méthode des « net net ».

– Warren Buffett, considéré comme le meilleur investisseur de tous les temps, ancien collaborateur de Benjamin Graham et patron de Berkshire Hataway

– Walter Schloss, désigné par notre club comme le meilleur chasseur de daubasses de tous les temps qui a surclassé le S&P 500 de 5 % par an de 1956 à 2002, ancien collaborateur de Benjamin Graham

– Irving Kahn, dernier investisseur en vie à avoir connu la grande dépression en tant qu’investisseur actif, ancien collaborateur de Benjamin Graham, son fond a surperformé le S&P 500 de 4 % depuis 1994.

– Martin Whitman, gérants du Third Avenue Value Fund qui a surperformé le S&P 500 de 3 % par an depuis sa création en 1990.

– Rémy Morel et Patrick Thénière, investigateurs financiers

– Peter Lynch, gérant du fond Magellan de 1977 à 1990 qui a généré une performance annuelle de 29 %

– John Neff, gérant du fond Windsor de 1964 à 1995 qui a dégagé une surperformance de 3 % par rapport au S&P 500

– Azetoz, forumeur de Boursorama

Sur l’intérêt d’acheter des actions sous évaluées et l’attention à porter au prix payé :

 

« Si une entreprise vaut un dollar et que je peux l’acheter pour 40 cents, quelque chose de bien pourrait m’arriver. » Walter Schloss

« Le prix est ce qu’on paie. La valeur est ce qu’on a » Warren Buffet

« Je préfère acheter une Opel Corsa au prix d’une bicyclette qu’une audi A6 au prix d’une audi A4. » Un membre du club

 

Sur l’intérêt d’adopter une attitude de « contrarian » :

« Nous voyons deux sources essentielles de sous-évaluation pour un titre : des résultats courants décevants ou une impopularité prolongée. «  Benjamin Graham

« les vrais investisseurs « value »sont heureux quand les marchés sont en baisse. » Irving Kahn

« S’il existe une action à éviter, ce sera la plus grande favorite du secteur le plus en vogue » Peter Lynch

  « J’ai un avantage, car les gens avec qui je suis en concurrence ne cherchent pas de bonnes raisons pour acheter. Il cherchent de bonnes raisons pour éviter d’acheter. » Peter Lynch

« Le succès en bourse ne nécessite pas des actions « glamour » ou des marchés haussiers. Pour nous les actions affreuses étaient souvent magnifiques. Si notre portefeuille avait fière allure c’est que nous avions mal fait notre travail. » John Neff

« L’investisseur perspicace est celui qui achète dans un marché baissier quand tout le monde vend et qui vend dans un marché haussier alors que tout le monde achète. » Benjamin Graham

« Soyez avide quand les autres sont craintifs, et méfiants quand les autres sont euphoriques » Warren Buffett

 « Il faut faire les fondations de son portefeuille sur la peur, louer sur la monotonie et vendre quand votre boulangère veut acheter votre immeuble. » Azetoz

Sur l’importance à accorder aux actifs d’une entreprise plutôt qu’à ses bénéfices :

« Les sociétés sûres et bon marché ont souvent des problèmes de rendements des capitaux propres trop faibles à cause d’une concentration d’actifs sous-utilisés et positionnés de façon trop conventionnelle … Quand des bilans ultra conservateurs rencontrent des dirigeants capables et opportunistes, bien des sociétés affichant de faibles rendements des capitaux propres sont devenues des placements sur lesquels j’ai multiplié mon argent par 10 ou 20. » Martin Whitman

« Tout comme les banques, nous aimons rechercher des titres qui offrent une certaine garantie, ou un plan B en cas de revirement. Et plus le prix est bas, plus le risque est exponentiellement plus bas lorsqu’un certain collatéral est présent. » Patrick Thénière et Remy Morel

« Essayez d’acheter des actifs avec décote plutôt que des bénéfices. Les bénéfices peuvent changer significativement sur un laps de temps très court. Les actifs, eux, sont plus stables. On doit en connaître nettement plus sur une entreprise si on base sa décision d’achat sur les bénéfices. » Walter Schloss

« Je mets l’accent sur les actifs. Si vous n’avez pas beaucoup de dettes, cela vaut quelque chose. » Walter Schloss



Sur l’intérêt de ne pas accorder une importance démesurée aux résultats passés :

 

« Dans la vie, le rétroviseur est toujours plus clair que le pare-brise » Warren Buffett

« La bourse aujourd’hui c’est la valorisation d’une société, non pas sur sa valeur intrinsèque, mais sur sa rentabilité a un instant T. » Azetoz

« L’investisseur d’aujourd’hui ne profite pas de la croissance d’hier » Warren Buffett

« Si le passé était tout ce qui comptait, les personnes les plus riches seraient les bibliothécaires » Warren Buffett



Sur l’intérêt de raisonner par soi-même sans suivre la foule :

 

 

« Investir avec succès pendant toute une vie, cela ne demande pas un quotient intellectuel exceptionnel, ni d’avoir la bosse des affaires, ni même d’obtenir des informations privilégiées. Ce dont on a besoin, c’est d’un cadre intellectuel raisonné, pour prendre des décisions, et il faut empêcher les émotions de déranger la raison. » Warren Buffett

« Il suffit qu’un chien aboie après quelque chose pour que tous les autres chiens en fassent autant » Proverbe chinois

« Si les marchés étaient efficients, je serais un clochard dans la rue » Warren Buffett

Sur l’importance de la marge de sécurité :

 

«S’il fallait révéler le secret pour bien investir en seulement trois mots, nous irions pour : Marge de sécurité.» Warren Buffett

« L’idée de la marge de sécurité, c’est de trouver d’abord comment on pourrait perdre de l’argent. » Patrick Thénière et Remy Morel
 

  « J’ai un avantage, car les gens avec qui je suis en concurrence ne cherchent pas de bonnes raisons pour acheter. Il cherchent de bonnes raisons pour éviter d’acheter. » Peter Lynch

« Le succès en bourse ne nécessite pas des actions « glamour » ou des marchés haussiers. Pour nous les actions affreuses étaient souvent magnifiques. Si notre portefeuille avait fière allure c’est que nous avions mal fait notre travail. » John Neff

   « L’investisseur perspicace est celui qui achète dans un marché baissier quand tout le monde vend et qui vend dans un marché haussier alors que tout le monde achète. » Benjamin Graham

« Soyez avide quand les autres sont craintifs, et méfiants quand les autres sont euphoriques » Warren Buffett

« Il faut faire les fondations de son portefeuille sur la peur, louer sur la monotonie et vendre quand votre boulangère veut acheter votre immeuble. » Azetoz

 
   

 Sur l’inutilité de faire du « market timing » :

 

   «Nous sommes convaincus que si l’investisseur intelligent s’efforce de faire du timing de marché, il finira dans la peau d’un spéculateur et aura des résultats de spéculateur» Benjamin Graham

«N’essayez pas de deviner les mouvements boursiers. Analysez tout simplement une compagnie que vous pouvez comprendre, et concentrez-y vous.» Warren Buffett  

« Quand on parvient à acheter des actifs de bonne qualité pour pas cher, c’est parce que les perspectives à court terme sont franchement mauvaises. » Martin Whitman

 

J’ai fait un rêve …

Hier soir, épuisé par plusieurs heures de chasse à la daubasse, je me suis endormi sur mon bureau ….

Et ensuite, miracle ! je pouvais enfin dialoguer avec le maître. C’était d’autant plus réjouissant qu’il s’exprimait en français, m’évitant ainsi de baragouiner un anglais que d’ailleurs je ne maîtrise pas.

– Bonjour Maître Graham, si vous saviez comme je suis heureux de vous rencontrer …

– Bonjour Petit Scarabée

– Pourquoi m’appelez-vous « Petit Scarabée » ?

– Vieille plaisanterie que nous aimons faire Maître Po et moi (NDLR : pour ceux qui aurait un « trou » dans leur culture télévisuelle http://kung-fu.serieslive.com/). Lui-même appelle à présent tous ses moines Shaolin « Warren ». Va savoir pourquoi …

– J’imagine qu’on vous demande souvent si l’année 2009 sera une bonne année boursière ? D’ailleurs, je me pose moi-même la question.

– As-tu lu mes écrits Petit Scarabée ?

– Bien sûr Maitre.

– Alors souviens-toi de ce passage Petit Scarabée : «Nous sommes convaincus que si l’investisseur intelligent s’efforce de faire du timing de marché, il finira dans la peau d’un spéculateur et aura des résultats de spéculateur»

– C’est vrai Maître mais il faut reconnaître que vos enseignements, s’ils paraissent simples au premier abord, sont difficiles à appliquer, surtout dans les conditions actuelles. C’est vrai que j’aurais dû vous demander plutôt si les actions présentaient des valorisations suffisamment faibles pour justifier un investissement.

– Petit Scarabée, tu es presqu’aussi dissipé que ne l’était ce galopin de Warren. Relis « The Intelligent Investor ». La réponse à ton interrogation est dedans …

Je me réveillais alors en sueur, triste d’avoir déçu le maître … heu pardon, ce n’était qu’un rêve et cette canaille de Ben à mieux à faire que s’intéresser au sort d’un petit boursicoteur amateur comme moi.

N’empêche, je me jetai sur « The Intelligent Investor » à la recherche des éléments permettant de déterminer à quel niveau de valorisation se situe aujourd’hui le marché des actions. Finalement, je compris que la recommandation de Graham est de comparer le ratio bénéfices/cours inversé des actions avec le rendement des obligations. La comparaison entre les deux rendements devrait permettre de déterminer lequel des deux supports est le plus attrayant pour l’investisseur.

Il ne me restait plus qu’à m’emparer de ma calculette et rechercher quelques bases de données sur le net.

Voici donc le résultat de mes élucubrations

De 1961 à fin novembre de cette année, le S&P500 a procuré un rendement, dividendes réinvestis de 9,1 %. Bon ça c’est un point mais ça ne m’avance guère.

Sur cette période, le price earning ratio moyen du S&P500 a été de 17,8. Pour cette année, au niveau actuel, il est de 18. Est-ce à dire que le marché est toujours légèrement sur évalué ?

J’ai décidé de comparer le per inversé (c’est-à-dire en divisant 100 par le per) avec le rendement des emprunts d’état US à 10 ans.

Surprise : sur la période de 1961 à ce jour, la moyenne des rendements des t-bond 10 ans et le per inversé sont presque similaires : 6,61 % pour le per inversé et 6,75 % pour les obligations. Autrement dit, durant ces 47 dernières années, en moyenne, les actions ont été valorisées sans marge de sécurité par rapport aux placements sans risque.

Et aujourd’hui ? Aujourd’hui, l’écart entre le taux des obligations sans risque à 10 ans et le per inversé est de 3,41 %. Au cours de ces 47 dernières années, il n’y eut que 4 années qui se sont terminées avec une marge de sécurité supérieure à celle que nous connaissons actuellement : 1974 (5,57 %), 1978 (3,69%), 1977 (3,67 %) et 1979 (3,44 %). Et en moyenne, l’année qui a suivi a procuré aux actionnaires un rendement, dividendes inclus, de 23,6 %.

Si je prends comme base de calcul le consensus pour 2009, la marge de sécurité par rapport aux obligations tombe à 2,73 % suite aux prévisions de bénéfice en baisse. Et malgré cette révision, cela reste dans le top 5 des plus grands écarts positifs enregistrés depuis 1961.

J’en conclus que les actions semblent bel et bien sous évaluées et que, sur base statistique, l’année 2009 s’annonce prometteuse. Voilà pourquoi à la question posée par notre collègue de Québec Bourse à propos de l’évolution du S&P500 en 2009, j’ai répondu « Progression supérieure à 10% ».

Mais une autre maxime, pas de Graham cette fois, souvent utilisée par les gestionnaires de fonds me revient en mémoire : « les performances passées ne sont pas garantes des performances futures ».

Bon ben me voilà bien avancé …

Dores et déjà, nous souhaitons une excellente année 2009 à tous nos lecteurs …