Analyse financière adaptée aux daubasses (4)

 

La solvabilité et l’effet de levier

Nous avons vu que la solvabilité minimum que nous attendons de nos daubasses est de 40 %.

Mais pourquoi exigeons-nous un tel niveau de solvabilité ?

Pour deux raisons :

– nous avons vu que notre ratio de solvabilité nous permet de calculer l’autonomie de la société vis-à-vis des tiers et donc sa capacité de négociation vis-à-vis des banques, des fournisseurs, des obligataires,… Cet avantage nous semble primordial dans un contexte de crise économique et de resserrement du crédit.

– La deuxième raison a trait à l’effet de levier que constitue l’endettement. Imaginons deux sociétés présentant les bilans suivants :


Nous constatons que « Grosse Daubasse » et « Petite Daubasse » présentent chacune un actif net de 50. Elles ont donc une valeur comptable identique. Cependant, en creusant un peu, nous calculons un ratio de solvabilité de 33,3 % pour « Grosse Daubasse » et de 66,6 % pour « Petite Daubasse ».

Nous allons supposer que « Grosse Daubasse » et « Petite Daubasse » doivent, en raison d’une grave crise dans leur secteur d’activité, acter des réductions de valeur pour 10 % de la totalité de leur actif.

Voyons quel sera l’impact de ces RV sur la valeur d’actif net de chacune des sociétés. « Grosse Daubasse » verra sa valeur d’actif net diminuer de 15 (10 % de 130+20) soit de 30 % de 50. Par contre, « Petite Daubasse » verra sa valeur d’actif net diminuer de 7,5 (10 % de 10+65) soit 15 % de 50. Et si nous imaginons cette même réduction de valeur de 10 % sur l’ensemble de nos daubasses (qui pour rappel, présentent globalement un ratio de solvabilité de 86 %), la valeur d’actif net de notre portefeuille sera amputée de 11,6 %.

Autrement dit, un haut ratio de solvabilité nous protège contre les pertes de valeur que pourraient subir les actifs de nos entreprises.

6 réflexions au sujet de « Analyse financière adaptée aux daubasses (4) »

  1. BonsoirJe parcours votre blog depuis près de deux heures et demi et je constate ici deux erreurs de calcul :10%*(10+65)=0.1*75=7.5 et non pas 8.5, ce qui fait par conséquent 15% de 50 et non pas 17%.=)P.S: j'adore votre blog !

  2. Bonsoir !

    Pouvez vous développer :

    « capacité de négociation vis-à-vis des banques, des fournisseurs, des obligataires,…  »

    concrètement cela veut dire quoi ?

    1. Bonjour Nicolas,

      C’est l’illustration même de la maxime « on ne prête qu’aux riches ». Une société peu endettée, pouvant proposer un gros collatéral en garantie des dettes octroyées par son banquier ou ayant la capacité de payer ses fournisseurs cash sera toujours plus fort pour négocier qu’une société croulant sous les dettes.

      Autrement dit, une société solvable résitera mieux en cas de mauvaise passe parce qu’elle devrait avoir plus de facilité à obtenir des petites rallonges de crédit le temps de traverser « une mauvaise passe. »

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