Lexique daubasses : tout le vocabulaire expliqué !

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Nombreux sont les lecteurs qui se demandent, et nous demandent, ce qu’il se cache sous les termes utilisés – et parfois créés ! – par les daubasses depuis maintenant de nombreuses années.

Avec ce récapitulatif, vous avez toutes les clefs pour chasser la daubasse dans les meilleurs conditions.

Tous les ratios et les calculs utilisés dans nos analyses n’auront désormais plus de secrets pour vous.


Actifs courants (ou actifs circulants) :

Actifs qui ne sont pas destinés à être conserver, qui doivent « tourner » dans l’entreprise. Il s’agit essentiellement des stocks, des liquidités sur les comptes en banque et des créances commerciales. Ces actifs sont destinés à être liquidé en moins d’une année.

 

Actifs fixes (ou actifs immobilisés) :

Actifs destinés à être conservés « longtemps », c’est-à-dire plusieurs années. Il s’agit des immeubles, des installations, de brevets, de licences, de Goodwill (survaleur ou écart d’acquisition en français), de participations à long terme dans d’autres sociétés, de créances à plus d’un an…

 

Approche Bottom up :

Philosophie de sélection de titres sans attacher une grande importance à l’examen d’un secteur industriel ou à l’étude de la conjoncture économique… comme nous quoi…

 

Capitaux permanents :

Passifs mis à la disposition de l’entreprise pendant plus d’un an comme les fonds propres, des provisions à long terme (par exemple pour obligation de pension pour le personnel) et les dettes exigibles à plus d’un an.

 

Collatéral :

C’est la garantie offerte à l’actionnaire par les actifs de la société au cas où « les choses tournent mal ». Le collatéral qui intéresse les daubasses : des actifs bien tangibles comme du cash, des créances ou de l’immobilier.

 

Délai moyen de paiement des clients :

Des créances payées de plus en plus tard sont, par la force des choses, de plus en plus difficilement réalisables. Pour calculer le délai moyen de paiement des clients, nous divisons le montant des créances commerciales par le chiffre d’affaires et multiplions par 365.

 

Excédent brut d’exploitation (EBE ou EBITDA pour le monde anglosaxon) :

Pour nous, l’intérêt de le calculer, c’est qu’il nous permet de vérifier que la société analysée ne consomme pas, en période de basse conjoncture, trop de cash. en dehors de ses investissements de maintien qu’elle peut éventuellement repousser d’un an ou deux en attendant des jours meilleurs. Cet Excédent Brut d’Exploitation se calcule en ajoutant au résultat d’exploitation, les charges non décaissées c’est-à-dire n’ayant pas donné lieu à une « sortie d‘argent ». Comme son nom l’indique, on le calcule en ajoutant au résultat opérationnel les amortissements et les réductions de valeur sur actif.

 

Fonds de roulement :

Permet de vérifier que l’entreprise analysée finance bien ses actifs à long terme au moyen de ressources à long terme. Pour le calculer, on soustrait la valeur des actifs immobilisés de la valeur des capitaux permanents. Si le fonds de roulement est négatif, cela signifie que l’entreprise finance ses actifs à long terme au moyen de ressources à court terme, ce qui est un signal d’une société plutôt imprudente quant à sa gestion de financière.

 

Franchise :

Avantage compétitif durable détenu par une entreprise. Selon nous, difficile à déterminer et encore plus à valoriser.

 

Goodwill (ou écart d’acquisiton / survaleur) :

Écart entre le prix payé par une société pour en acquérir une autre et la valeur des fonds propres de la société acquise. En résumé… très souvent du vent.

 

Rentabilité A Petit Prix (RAPP) :

Cette valeur s’obtient en fonction d’une formule de calcul standard élaborée par l’équipe des Daubasses. Il s’agit de sociétés à haute rentabilité mais dont la rentabilité n’a, précisément, pas encore été reconnue par le marché. On peut parler d’une rentabilité « cachée ».

Ratio de solvabilité « maison » :

Il permet de vérifier qu’en cas d’arrêt de ses activités, la société pourra bel et bien faire face à ses engagements par la vente de ses actifs. Nous le calculons ainsi : fonds propres consolidés / (total du passif – liquidités et placement de trésorerie). De manière générale, nous exigeons un ratio minimum de 40% pour investir dans une société. Un ratio de solvabilité supérieur à 100% indique que le cash détenu par la société est suffisant pour lui permettre de rembourser immédiatement l’ensemble de ses dettes.

 

Rotation des stocks :

Un stock qui « tourne » de moins en moins vite se vend de moins en moins bien et qu’un stock qui se vend de moins en moins bien perd de sa valeur. Pour calculer la rotation des stocks, nous divisons le montant des stocks de l’exercice par la rubrique « coût des ventes » et multiplions par 365. Nous obtenons ainsi le nombre de jour moyen pendant lequel une marchandise ou une matière première reste dans le stock.

 

Triple net :

Action d’une société cotant sous la valeur de ses liquidités amputées de l’ensemble des dettes. C’est le type de net-net le plus extrême ! … et aussi le plus rare.

 

Valeur d’Actif Net Estate (VANE ou encore « net-estate ») :

Il s’agit de la Valeur d’Actif Net Net augmentée de la valeur des immeubles valorisés à leur coût d’acquisition amputé d’une marge de sécurité de 20%. Cliquez sur ce lien pour plus d’explications sur les VANEs.

 

Valeur d’Actif Net Net (VANN ou encore « net-net ») :

Cette valeur s’obtient en soustrayant des actifs courants l’ensemble des dettes de la société = actifs courants – total du passif (hors capitaux propres). Les sociétés qui cotent 30% en dessous de leur valeur net-net sont les fameuses « net-net » qui constituent la base d’un portefeuille de chasseur de daubasses.

 

Valeur d’Actif Net Tangible (VANT) :

Valeur des actifs « que l’on peut toucher », autrement dit les fonds propres part du groupe amputés des actifs intangibles (immobilisations incorporelles et Goodwill).

 

Valeur de Création d’une Entreprise Équivalente (VCEE) :

Somme que devrait débourser un concurrent pour créer une entreprise équivalente à l’entreprise cible. A notre avis, c’est le prix maximum que l’on pourrait obtenir pour la grosse majorité des entreprises cotées. Cette information peut être obtenue par exemple avec des transaction récentes pour des sociétés du même secteur. Que ce soit par une OPA (société cotée en bourse) ou sur le marché privé (Private Equity, ou non coté en français).

 

Valeur de la Capacité Bénéficiaire (VCB) :

Valeur actualisée des excédents de trésorerie générés par la société dans le cadre de son exploitation augmenté de ses actifs financiers et diminué de ses dettes financières. Détails de son calcul en suivant ce lien.

 

Valeur de Mise en Liquidation Volontaire (VMLV) :

Valeur de l’actif amputé de l’ensemble des dettes du bilan et hors-bilan dans l’hypothèse d’une liquidation volontaire de la société, c’est-à-dire dans l’hypothèse que les liquidateurs disposent de suffisamment de temps pour réaliser au mieux les actifs de l’entreprise en question.

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2 réflexions au sujet de « Lexique daubasses : tout le vocabulaire expliqué ! »

  1. Merci pour cet article qui clarifie beaucoup de choses pour moi. Ayant lu la plupart des livres sur le sujet en anglais, je trouve que cela serait également très intéressant d’avoir l’équivalent anglais de ces termes.

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