Bas les masques – Perseus Mining

(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

 

Okavongo avait proposé dans la Lettre de mensuelle d’octobre 2018 une minière aurifère qu’il qualifiait alors de société avec un « profil peu risqué à court terme » avec un beau potentiel lié au démarrage production d’une 3ème mine low-cost.

1 an et 3 mois plus tard on ne peut que constater de la pertinence des propos. Okavongo avait une nouvelle fois vu juste : la mine en question a complétement changé la donne.

Le levier sur le cours de l’or + la réserve de cash de la société faisait de cet investissement un pari finalement peu risqué avec en face un gain potentiel énorme. Mission remplie avec une multiplication par x3 de l’investissement de départ en un peu plus de 1 an !

Retrouvez d’autres idées d’investissements liées aux matières premières dénichées par Okavongo sur le forum des daubasses (réservé aux abonnés) —

 

A lire ci-dessous l’analyse publiée dans la Lettre mensuelle d’octobre 2018. Bonne lecture.


Perseus Mining (PRU)

Risque limité avec un profil de croissance intéressant

 

Nombre actions : 1 034 910 921

Pas de Warrants exerçables vu les cours actuels (130 millions à 0,44 A$)

« Performance rights » (5 millions en 2018) : on n’en tient pas compte vu le nombre limité

Quelques données

Cash (dont un peu d’or physique) net de dette :  4,8 millions de A$ (au 30/06/2018)

Ebitda (ou équivalent) : 138 millions de A$ (en augmentation)

 

Analyse au 15/09/2018

Cours à cette date : 0,35 A$ (0,315 CAD)

Captalisation : 362 millions de A$
EV : 367 millions de A$
EV / Ebitda : 2,7x

Perseus Mining Limited est un producteur d’or qui exploite 2 mines en Afrique de l’Ouest. La mine d’Edikan au Ghana produit 200 000 onces d’or par an. Cette mine à ciel ouvert à des coûts de production élevés (AISC « All In Sustaining Cost » 2018 : 1100 $ l’once). A ce jour, il est prévu d’exploiter la mine pendant 6 ans encore (180 000 onces par an prévus). Les réserves et les conditions d’exploitation viennent d’être revues (elles étaient basées sur 1 800$ l’once, non rentable avec un cours de l’or actuellement d’environ 1 200$ l’once…) et l’accent est mis est sur la profitabilité plutôt que sur les volumes de production. Une nouvelle mine Sissingué, située en Côte d’Ivoire, vient de démarrer.

Son profil low-cost est intéressant (AISC 2018 = 520 $ l’once) mais la production sera plus faible qu’à Edikan. La prochaine mine sera Yaouré, également en Côte d’Ivoire. Nous savons donc où vont passer les futurs cash-flows. Il faudra aussi probablement faire appel au marché via une augmentation de capital et lever de la dette.

Perseus vient de passer en situation de cash net, à une réserve près, son « cash » contient un peu d’or physique. L’EV/Ebitda (ou équivalent) est de 2,7x alors que Sissingué n’a été exploité que 3 ou 4 mois.

Le management signale que les 6 prochains mois à Sissingué pourraient être un peu plus difficiles (météo et roche plus dure) que le démarrage. Mais ça ne modifie pas l’idée générale : Sissingué change la donne pour Perseus avec des cash-flows supplémentaires et un profil moins risqué du fait de coûts d’extraction beaucoup plus faibles (divisés par 2 !).

Important : Perseus couvre une partie de sa production (129 350 onces entre septembre 2018 et septembre 2020 à environ 1 300 $ l’once). Pour le moment le « hedge » est favorable, mais si le cours de l’or monte au-dessus de 1300 $ l’once, Perseus ne profitera pas de toute la hausse. A mes yeux, la situation est acceptable, car il fallait sécuriser à la fois le financement de la construction de Sissingué et l’exploitation « high-cost » d’Edikan.

Pour nos critères « secondaires », il ne faut pas oublier que Perseus évolue en Afrique de l’Ouest avec les risques potentiels que cela implique. Du côté du classement 2017 de l’institut Fraser sur l’industrie minière, les positions sont très différentes entre le Ghana (premier quart) et la Côte d’ivoire (dernier quart).

En résumé, Perseus me semble être une piste intéressante pour son prix (EV / Ebitda faible avec un Ebitda qui devrait croître), son profil peu risqué à court terme (« hedge »), tout en ayant une perspective de développement à plus long terme avec une troisième mine… pour l’investisseur qui se sent l’âme d’investir sur le continent africain.

 

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